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  • : le blog ut-pupillam-oculi par : Eric
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  • : Je me propose de partager quelques réflexions, et de voyager avec vous dans l' univers spirituel de personnalités d' exception. Vous pouvez me laissez vos commentaires, afin que je puisse corriger les articles si nécessaire.
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21 décembre 2007 5 21 /12 /décembre /2007 22:30
Extrait de la nouvelle encyclique du Pape, paragraphe 26 :

Ce n' est pas la science qui rachète l' homme.

L' homme est racheté par l' amour. Cela vaut déjà dans le domaine purement humain. Lorsque quelqu' un, dans sa vie, fait l' expérience d' un grand amour, il s' agit d' un moment de  " rédemption " qui donne un sens nouveau à sa vie.
Mais très rapidement, il se rendra compte que l' amour qui lui a été donné ne résout pas, par lui seul, le problème de sa vie. Il s' agit d' un amour qui demeure fragile. Il peut être détruit par la mort.

L' être humain a besoin de l' amour inconditionnel. Il a besoin de la certitude qui lui fait dire :  " Ni la mort, ni la vie, ni les esprits, ni les puissances, ni le présent, ni l' avenir, ni les astres, ni les cieux, ni les abîmes, ni aucune autre créature, rien ne pourra nous séparer de l' amour de Dieu qui est en Jésus Christ. " ( Rm VIII, 38-39 ).

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Si cet amour absolu existe, avec une certitude absolue, alors - et seulement alors - l' homme est  " racheté " , quel que soit ce qui lui arrive dans un cas particulier.

C' est ce que l' on entend lorsque l' on dit : Jésus Christ nous a rachetés. Par lui nous sommes devenus certains de Dieu - d' un Dieu qui ne constitue pas une lointaine " cause première " du monde - parce que son Fils unique s' est fait homme et de lui chacun peut dire :
" Ma vie aujourd' hui dans la condition humaine, je la vis dans la Foi au Fils de Dieu qui m' a aimé et qui s' est livré pour moi. " ( Ga 2, 20 )   

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18 décembre 2007 2 18 /12 /décembre /2007 19:49
Grégoire de Tours, dans son Historia Francorum, raconte que furent envoyés de Rome, en 250, sept évêques pour évangéliser les Gaules. Parmi ceux-ci figurait Turonicis Catianus Episcopas. Catius ou Gatius est le nom en latin de Gatien ou Gratien.

Dans son chapitre consacré à Tours, Grégoire en mentionne les évêques par ordre chronologique. Saint Gatien, le premier, aurait été à la tête du diocèse pendant cinquante ans. Le troisième évêque fut saint Martin, venu de Pannonie, et qui fut consacré en 371 ou 372.
Saint Gatien fut enterré dans les faubourgs de Tours, premier cimetière chrétien. La cathédrale, primitivement consacrée à saint Maurice est vouée depuis 1356 à saint Gatien. Elle est familièrement appelée la Gatianne.

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La première cathédrale avait été édifiée par Lidoire, prédécesseur de saint Martin de 337 à 371. La cathédrale actuelle remplace un ancien édifice roman et a été construite aux XII et XIIIème siècles, et les tours ont été élevées aux XV et XVIème siècles. 

Elle mesure 97 mètres sur 28 mètres et a une hauteur de 29 mètres.
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16 décembre 2007 7 16 /12 /décembre /2007 00:06
sainte-adelaide.jpg  Fille de Rodolphe II de Bourgogne ( 912-937 ), roi Franc de la Bourgogne Transjurane++, et de Berthe de Souabe, Adélaïde naquit en 931 et épousa à Pavie, en 947, Lothaire II, roi d' Italie. Elle eut une fille, Emma, qui épousera Lothaire Ier, roi des Francs. 

Devenue veuve au bout de trois ans, elle fut persécutée par Bérenger II de Frioul qui convoitait le trône d' Italie et mise en prison, dans la forteresse du lac de Garde, pour avoir refusé d' épouser le fils de Bérenger. Libérée par Othon Ier, roi de Germanie+++, elle l' épousa en 951 et eut quatre enfants, dont le futur Othon II et  Mathilde, abbesse de Quedlinburg ( 954-999 ). Othon le Grand se fit reconnaître comme roi d' Italie. L' Italie lombarde et la Germanie s' étaient unies.

En 962, le Pape Jean XII la couronna - ce qui était exceptionnel - comme impératrice à Rome avec Othon Ier, empereur d' Occident. Le Saint Empire Romain Germanique était né. 

A la mort de son mari, en 973, elle exerça une forte influence politique, mais elle dut subir par la suite l' hostilité de son fils Othon II, influencé par sa femme, princesse byzantine. Elle quitta la Cour, en 978, et se réfugia à Vienne, auprès de son frère Conrad III de Bourgogne ( 937-993 ).

En Bourgogne, elle fut proche du mouvement de la réforme de Cluny mené par saint Mayeul. Ce dernier favorisa la réconciliation familiale : la mère et le fils se rencontrèrent à Pavie, et Othon II, à genoux, implora le pardon maternel.
En signe de reconnaissance, l' impératrice fit des dons à l' abbaye de Saint-Martin de Tours, dont un manteau de l' empereur son fils, à l' exemple du saint lui-même.

Mais de nouveau, en 983, à la mort de son fils, elle dut quitter la Cour à cause de l' inimitié de Théophanie+, la veuve d' Othon II qui exerça la régence pendant la minorité de son fils Othon III. L' enfant fut couronné à Aix-la-Chapelle, après avoir été libéré de la Cour du duc de Bavière Henri le Querelleur ( frère cadet d' Othon Ier ), sur l' intervention d' Adélaïde et de son frère Conrad.
 Elle fut rappelée à la mort de la princesse byzantine en 991, et donna une éducation sage et chrétienne à son petit-fils, aidée par saint Willigise, archevêque de Mayence, primat d' Allemagne et archichancelier de l' Empire ( 940-1011). Othon III atteint sa majorité en 995.

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.
Atentive au sort des indigents, elle protégea l' Eglise, sous les conseils de saint Odilon de Cluny ( 962-1049 ). Ce dernier laissa un récit de la vie de la sainte. Elle fit construire des églises et des monastères, notamment ceux de Payerne ( aujourd' hui dans le canton de Vaud, Peterlingen en allemand ), de Saint-Sauveur de Pavie, et de Seltz ( Selz en allemand ), en Basse-Alsace, où elle se retira à la fin de sa vie.

Pardonnant à ses ennemis, elle désirait vivre dans la paix, dans un Empire italo-germanique qui subissait les assauts de ses ennemis à ses frontières. Elle mourut à Seltz, près de Strasbourg, le 16 décembre 999, et fut canonisée par Urbain II, en 1097. Ses reliques furent détruites à l' époque de la Réforme.

Illustration : le Christ couronnant Othon II et Théophanie, Musée de Cluny, Paris.

+ Théophanie est appelée souvent Théophano dans les documents modernes.

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Illustration : Othon le Grand et le Pape Jean XII, Vatican.

++ La Bourgogne Transjurane, ou Haute-Bourgogne, créée en 888 au moment de la décomposition de l' Empire lotharingien, à ne pas confondre avec la Bourgogne Franque, s' étendait sur les deux versants du Jura, avec, comme limite à l' Ouest, la Saône. Elle s' était placée sous le patronage de saint Maurice, et comprenait l' archidiocèse de Besançon ( dont dépendaient Bâle et Lausanne ), la Tarentaise et Vienne, dont dépendait Genève. Elle était faiblement peuplée d' Alamans et de Burgondes, ainsi que de descendants de Gaulois à l' Ouest.
En 926, elle avait fait hommage au roi de Germanie, par crainte d' être intégrée au royaume des Francs. Elle comprenait alors Besançon, Montbéliard, Salins, le comté de Bâle, Lyon, Vienne, Aix-les-Bains, Neuchâtel, Genève, Lausanne, le Valais,etc... En 934, Rodolphe II intégra la Provence du royaume d' Arles à son royaume. Le comté de Provence deviendra vassal de la Bourgogne, et assimilera une population plutôt latine. En 1018, Rodolphe III remettra sa couronne à l' Empereur Henri II.
Le royaume de Bourgogne Transjurane devenu Royaume des Deux-Bourgognes intégrera en 1032 le Saint Empire Romain Germanique. 

+++Othon le Grand ( 912-973 ) était le fils de sainte Mathilde et d' Henri l' Oiseleur, le frère de saint Bruno - ou Brunon - de Cologne, et l' oncle d' Hugues Capet. Sainte Adélaïde était sa troisième épouse.
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15 décembre 2007 6 15 /12 /décembre /2007 17:18
Aujourd' hui, nous fêtons sainte Christiane - ou Chrétienne - de Géorgie, appelée aussi, selon des formes hypocoristiques, Ninon, Nina ou Nino.

http://ut-pupillam-oculi.over-blog.com/article-4905067.html

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Monastère de Bobdé, où est enterrée sainte Chrétienne, en Kakhétie.
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15 décembre 2007 6 15 /12 /décembre /2007 16:25
La mesure de l' humanité se détermine essentiellement dans son rapport à la souffrance et à celui qui souffre.

Cela vaut pour chacun comme pour la société. Une société qui ne réussit pas à accepter les souffrances et qui n' est pas capable de contribuer, par la compassion, à faire en sorte que la souffrance soit partagée et portée aussi intérieurement est une société cruelle et inhumaine.

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Cependant la société ne peut accepter ceux qui souffrent et les soutenir dans leur souffrance, si chacun n' est pas lui-même capable de cela et, d' autre part, chacun ne peut accepter la souffrance de l' autre si lui-même personnellement ne réussit pas à trouver un sens à la souffrance, un chemin de purification et de maturation, un chemin d' espérance.

Accepter l' autre qui souffre signifie, en effet, assumer en quelque manière sa souffrance, de façon qu' elle devienne aussi la mienne.

Mais parce que maintenant elle est devenue souffrance partagée, dans laquelle il y a présence d' un autre, cette souffrance est pénétrée par la lumière de l' amour.

La parole latine CONSOLATIO, consolation, l' exprime de manière très belle, sugérant un être-avec dans la solitude. Ou encore la capacité d' accepter la souffrance par amour du bien de la vérité et de la justice est constitutive de la mesure de l' humanité, parce que si en définitive, mon bien-être, mon intégrité sont plus importants que la vérité et la justice, alors la domination du plus fort l' emporte ; alors règnent la violence et le mensonge.

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La vérité et la justice doivent être au-dessus de mon confort et de mon intégrité physique, autrement ma vie elle-même devient mensonge.

Et enfin, le " oui  " à l' amour exige toujours de sortir de mon moi, où je me laisse émonder et blesser.

L' amour ne peut nullement exister sans ce renoncement qui m' est aussi douloureux à moi-même, autrement il devient pur égoïsme et, de fait, il s' annule lui-même comme tel.


  Extrait de l' Encyclique de SS Benoît XVI :
 SPE SALVI, paragraphe 38, 30 novembre 2007.

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13 décembre 2007 4 13 /12 /décembre /2007 18:50
François Marinoni naquit je jour de la Noël 1490, dans une famille de la région de Bergame, qui appartenait alors à la république des Doges de Venise.
Il étudia à Padoue, et reçut l' ordination sacerdotale. Il accomplit son service presbytéral à la Basilique Saint-Marc de Venise.

Le 29 mai 1528 fut pour lui comme une seconde naissance. L' Ordre des Clercs Réguliers l' accueillit à l' âge de 38 ans sous le nom de Jean. Cet ordre venait d' être fondé en 1524 par saint Gaëtan de Thiene ( 1480-1547 ), par Mgr Carafa, évêque de Chieti, et futur pape, sous le nom de Paul IV, ainsi que par d' autres prêtres qui furent connus comme prêtres " Théatins ", du nom de Chieti, ou Theates, en latin. L' Ordre avait d' abord pris comme nom celui d' Oratoire de l' Amour Divin, et participait de ce grand mouvement de renouveau de l' Eglise et d' une spiritualité plus axée sur une relation personnelle de l' homme envers son Seigneur.

L' Ordre des Théatins était né l' année même où Luther défroqua et abandonna son Ordre augustin.

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Les Théatins voulaient renouveler l' Eglise de l' intérieur, sans révolte ni vagues intempestives...Il fallait commencer par les clercs, qui parfois menaient une vie de scandale.
Le bienheureux Jean Marinoni retrouva dans ce nouvel Ordre l' esprit des premières communautés chrétiennes de Jérusalem, décrites dans les Actes des Apôtres.

En 1533, le Pape Clément VII manda Gaëtan de Thiene et Jean Marinoni à Naples, ville du Vice-Roi d' Espagne, où bouillonnaient des ferments réformateurs et parfois anti-romains. Jean succéda à Gaëtan à la tête de l' Ordre en 1547.
Il put mener à bien la formation d' une nouvelle génération de clercs dans la région napolitaine et dans le sud de l' Italie qui appartenaient à la couronne espagnole. Ils répandirent l' usage des sacrements parmi les laïcs. 

Il supprima l' usage du bénéfice ecclésiastique, et redonna un esprit plus évangélique à ces nouveaux prêtres. Ils venaient en aide aux pauvres, dans des villes souvent touchées par la misère et les épidémies.
Le Pape Paul IV ( Théatin ) pensa à lui comme archevêque de Naples, mais il refusa, préférant défendre la Foi, comme simple prêtre.

Il mourut du choléra, le 13 décembre 1562. Le Pape Clément XIII le béatifia, en 1762. Ses reliques reposent à Saint-Paul-Majeur de Naples, près de celles de saint Gaëtan de Thiene ( fêté le 7 août ), de saint André Avellino, et du bienheureux Paul Burali. 


C' est aussi aujourd' hui la fête de sainte Odile :  http://ut-pupillam-oculi.over-blog.com/article-4882181.html

et la fête de sainte Lucie : http://ut-pupillam-oculi.over-blog.com/article-4882116.html
 
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12 décembre 2007 3 12 /12 /décembre /2007 19:46
Louis ( Ludwik ) Bartosik naquit en Pologne à Kokanin, le 21août 1909. Son père était cordonnier. Malgré la situation modeste de sa famille, il parvint avec l' aide du curé et d' amis bienfaiteurs à poursuivre ses études au lycée de Kalisz. Le 8 septembre 1927, il émit ses premiers voeux religieux, au sein de l' Ordre des Frères Mineurs Conventuels, où il prit le nom de Frère Pie ( Pius ).

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Il poursuivit ses études au séminaire franciscain de Sanok, puis à Lwow. En 1931, il entreprit des études de philosophie et de théologie au séminaire majeur des Franciscains de Cracovie. Il y reçut l' ordination sacerdotale, en 1935. Sa première destination fut le couvent de Krosno, où il se distingua pour son assiduité au ministère de la confession.
En août 1936, il fut transféré au couvent de Niepokalanow, à la requête explicite du futur saint Maximilien-Marie Kolbe. Niepokalanow, ou Cité de l' Immaculée, était un immense couvent fondé par lui dix ans auparavant. C' était aussi un centre médiatique, dirait-on aujourd' hui, où l' on imprimait et diffusait des revues, des journaux et des brochures catholiques. On lança même une radio en 1938. 

A la veille de la seconde guerre mondiale, Niepokalanow était le plus grand couvent du monde, avec 13 Pères, 18 séminaristes, 527 jeunes moines, 82 novices et 122 garçons dans un petit séminaire ! 

Sensible à ses qualités intellectuelles, en plus de ses qualités spirituelles, le Père Kolbe l' assigna à la tâche de rédacteur de la revue " le Chevalier de l' Immaculée ". Revue missionnaire franciscaine qui connaissait un succès certain dans la nouvelle Pologne de l' époque.
Il travaillait aussi à un ouvrage de mariologie, dont on conserva après sa mort une version dactylographiée. Ses Frères se souviennent de lui comme un Franciscain généreux qui donnait de son temps pour confesser et prodiguer des conseils spirituels.

www.kolbe.pl

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Il fut arrêté par les occupants allemands, le 19 septembre 1939, avec le Père Kolbe et une quarantaine de confrères. Il passa trois mois au camp de Lamsdorf et dans d' autres camps de transit. Il supporta patiemment la faim et les souffrances, répétant : " Nous avons prêché aux autres la patience ; à présent que nous devons supporter nous-mêmes ces souffrances, quelle valeur auraient nos paroles, si cela ne se confirmait par des actes ? "
 Il fut libéré, le jour de l' Immaculée Conception le 8 décembre 1939, et retourna au couvent, vidé d' une grande partie de ses moines, afin de garder le matériel. Le Père Kolbe, libéré lui-aussi, abrita dans la Cité de l' Immaculée, où l' on ne pouvait plus publier, des foules de personnes déplacées, qui venaient en majorité de la région de Poznan. Le jeune Père Bartosik aida à l' organisation de cette nouvelle structure...Il y avait 3000 personnes, parmi lesquelles 2000 Juifs, chassés de chez eux, et dont le pouvoir allemand ne savait que faire pour l' instant...En plus de l' organisation matérielle ( ateliers de réparations et ateliers de couture, pour procurer du travail, etc... ), les Franciscains mirent en place aussi l'adoration perpétuelle à l' église moderne du couvent qui était encore ouverte.

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A nouveau, il fut arrêté par la gestapo, le 17 février 1941, avec le Père Kolbe, le Père Bajewski et deux autres religieux. Les Allemands avaient décidé de vider définitivement le couvent. Ils furent détenus à la prison de la rue Pawiak, et le 4 avril 1941, en pleine Semaine Sainte, il fut déporté avec le Père Bajewski à Auschwitz ( le Père Kolbe y sera déporté le 25 mai ).
Il fut assigné aux travaux forcés, à la construction ; mais malade, il fut finalement destiné à l' hôpital du camp. Il s' efforça de soutenir ses compagnons d' infortune, aussi bien physiquement que moralement. Là aussi, il donna le sacrement de la confession.

Il mourut à l' infirmerie, après avoir reçu les derniers sacrements, dans la nuit du 12 au 13 décembre 1941.

Lien : http://franciszkanie.pl
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11 décembre 2007 2 11 /12 /décembre /2007 20:44
Jérôme ( Girolamo ) Ranuzzi ( ou Ranucci, selon une graphie plus moderne ) naquit en 1410 à Sant' Angelo in Vado, dans une famille de notables qui accèdera plus tard à de hautes fonctions.
Adolescent, il entra au Couvent des Servites de Marie* à S Angelo in Vado, puis il poursuivit ses études de théologie et de philosophie à Bologne. Après avoir reçu son titre de bachelier, il fut ordonné prêtre et retourna dans son couvent d' origine.
Un document daté de 1449 témoigne de sa présence au Couvent en tant que vicaire du Provincial de l' Ordre, lorsqu' il convoqua le chapitre.
Jérôme Ranuzzi fut essentiellement un homme de doctrine. Il était cité à son époque, dans les ouvrages théologiques, comme le célèbre  " bachelier Jérôme ". 
Le duc Frédéric d' Urbin recourut souvent à lui, et lui demanda conseil. Après la mort du bienheureux, le duc vint souvent lui rendre hommage, sur le lieu de sa sépulture.
Les Servites de l' époque se référaient à lui, comme un ascète rigoureux et un conseiller persuasif. Une tradition locale montre la grotte, où il se retirait souvent, en un ermitage, non loin d' un petit édicule dédié à la Vierge.
En 1462, le " Bachelier " fut à l' origine de la fondation d' un couvent de religieuses, le Couvent de Sainte-Marie des Grâces à S Angelo in Vado.
A partir de sa mort en 1468, des foules de plus en plus nombreuses se confièrent à son intercession. Son culte fut confirmé par le Pape Pie VI, qui le déclara bienheureux, en 1775.
 
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*Congrégation fondée par sept laïcs de Florence, en 1233.
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9 décembre 2007 7 09 /12 /décembre /2007 20:59
bienheureux-bernard-de-j--sus.jpgCésar-Pierre Silvestrelli naquit dans une famille de la grande noblesse romaine, le 7 novembre 1831, au Palais Silvestrelli. Il fut élevé par des précepteurs, puis poursuivit ses humanités au célèbre Collège Romain.
Ses parents étaient profondément catholiques et aidaient les nécessiteux de la Cité éternelle.

A 23 ans, après un accident de chasse, il fit une retraite à S. Angelo sul Fogliano, tenu par les Passionnistes ou Pères de la Congrégation de la Passion de Jésus-Christ. Frappé par la spiritualité des Pères, il demanda en 1857 son admission dans leur Ordre, fondé par saint Paul de la Croix, en 1720.

Malgré sa santé fragile, son authentique vocation le garda fidèle dans son choix. Il eut comme compagnon d' études, au noviciat de Morrovalle, François Possenti, le futur saint Gabriel de l' Addolorata ( 1838-1862 ).Il reçut le nom de Bernard de Jésus. Il retrouva la paix intérieure et ses vertus retinrent l' attention de tous.Il fut ordonné prêtre.

Cependant la situation politique, à cette époque du Risorgimento, était préoccupante pour l' Eglise en Italie.

Le bienheureux Pie IX appela le Père Bernard de Jésus, qui était Supérieur de la Maison Généralice des Passionnistes, à gravir à genoux avec lui, le 19 septembre 1870 fête de ND de la Salette, les marches de la Scala Santa, alors que les troupes de la Maison de Savoie allaient assaillir Rome. 

Le jour suivant, la brêche de la Porta Pia permit aux Garibaldiens d' entrer dans la Ville.

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Ce fut la fin du pouvoir temporel du Pape, et l' installation au Palais du Quirinal du roi Victor-Emmanuel II. Le Pape avait déjà quitté ce palais. Il s' était installé au Palais du Vatican, qui était mieux protégé, à son retour d' exil de Gaëte. Passé le moment de stupeur, le Père Bernard de Jésus, qui s' était éloigné de Rome, revint donner du courage à ses confrères, et comprit que l' Eglise devait vivre dans une nouvelle époque.Simbolo-preto-cor.jpg

En 1878, le Chapitre général des Passionnistes l' élut comme Préposé Général de l' Ordre, charge qu' il assuma jusqu' en 1888 et qu' il reprit de 1893 à 1907.
Sous sa gouvernance, la Congrégation se remit à fleurir et accueillit de nombreuses vocations. De sept provinces, elle passa à douze. De 750 religieux, la Congrégation en dix ans allait en comprendre 1490 ! Soit un doublement des effectifs.
Il ouvrit de nouvelles maisons en Italie, mais aussi en Angleterre ( province alors extrêmement active et à la pointe du renouveau catholique chez les Anglais, grâce en particulier à l' action de Newman et du mouvement d' Oxford ), en Australie, en Irlande, aux Etats-Unis, en Espagne, au Mexique, en Argentine, en Belgique, en Hollande et en France.

Il fut très estimé des Papes Léon XIII et saint Pie X, et justement nommé dans les milieux ecclésiastiques, le nouveau saint Paul de la Croix. Il refusa d' être élevé au cardinalat, mais il aida de ses biens personnels, avec l' autorisation pontificale, l' Eglise et sa Congrégation, ainsi que des maisons religieuses dans le besoin.

En 1907, il voulut se retirer dans la solitude du couvent passionniste où il avait reçu la vocation ; mais il préféra finalement en 1911 se retirer à l' ermitage de Morricone, près de Rome. Il mourut accidentellement, en tombant de l' escalier, quelques mois plus tard, le 9 décembre 1911. Ainsi son destin l' avait appelé à soutenir l' Eglise en gravissant la Scala Santa, et désormais un autre escalier lui ouvrait l' Eglise du Ciel...

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Sa dépouille fut transférée à l' église de Moricone, tenue par les Passionnistes, en 1931.

On lui doit aussi la construction du sanctuaire de ND des Grâces, situé à Nettuno, et consacré aujourd' hui à sainte Maria Goretti ; ainsi que le centre d' études près de la Scala Santa.

Il écrivit de nombreux ouvrages de spiritualité et des biographies de Passionnistes.

Sa cause fut ouverte en 1942, et il fut béatifié par Jean-Paul II, en 1988. Les Passionnistes sont environ 2500 aujourd' hui dans le monde ; mais leur nombre en France a toujours été relativement réduit ( moins de quarante religieux ).

Lien sur saint Gabriel de l' Addolorata, fêté le 27 février :
http://ut-pupillam-oculi.over-blog.com/article-5809859.html

Merci au Frère Maximilien-Marie pour ses corrections !
http://leblogdumesnil.unblog.fr






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9 décembre 2007 7 09 /12 /décembre /2007 20:02
Aujourd' hui est l' anniversaire de la mort de Joseph ( José ) Ferrer Esteve, à l' âge de 32 ans le 9 décembre 1936, né le 17 février 1904 à Algemesi.
Il était entré au noviciat des Frères des Ecoles Pies +, le 7 août 1919. Il fut ordonné prêtre en 1926. Il enseigna à Albacete et fut maître des novices à Albarracin. La situation étant devenue périlleuse en juillet 1936, il retourna à Algemesi. Mais il fut arrêté le 9 décembre et fusillé. Ses restes reposent à la chapelle de l' école Saint-Joachim des Frères des Ecoles Pies de Valence.

san-joaquin-iglesia-valencia.jpg

Il fut béatifié avec douze autres confrères, en 1995, par Jean-Paul II. Leur mémoire liturgique est fixée au 22 septembre.
Lien ( en espagnol ) : http://www.sanjoaquin.escolapios.es

saint-joseph-de-calasanz.jpg
+ Ordo Clericorum Regulares Pauperum Matris Dei Scholarum Piarum, fondé par saint Joseph de Calasanz ( 1557-1648 ).
http://ut-pupillam-oculi.over-blog.com/article-12003881.html
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