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  • : le blog ut-pupillam-oculi par : Eric
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  • : Je me propose de partager quelques réflexions, et de voyager avec vous dans l' univers spirituel de personnalités d' exception. Vous pouvez me laissez vos commentaires, afin que je puisse corriger les articles si nécessaire.
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16 décembre 2009 3 16 /12 /décembre /2009 12:44
Sébastien Maggi, né à Brescia en 1414, est entré à l'âge de quinze ans chez les dominicains. Il devient plus tard prieur du couvent de Brescia et maître en théologie. Il est appelé à diriger plusieurs couvents, celui de Brescia, de Santa Maria delle Grazie à Milan,  de Mantoue, Vérone, Plaisance et Bologne. Il gouverne dans la ligne de la réforme de sainte Catherine de Sienne et du bienheureux Raymond de Capoue. Il est deux fois vicaire général de Lombardie. Il doit empêcher Savonarole de prêcher à Florence, selon la volonté du pape Alexandre VI. Il meurt le 16 décembre 1496.
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Il est enterré au couvent de Santa Maria di Castello à Gênes et sa mémoire a été confirmée par Benoît XIV en 1760. 
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2 juin 2009 2 02 /06 /juin /2009 13:02
Saint Nicolas, dit ''le Pèlerin'', ne doit pas être confondu avec le célèbre saint Nicolas de Bari. Il s'agit d'un jeune pèlerin, venu de Grèce à Trani dans les Pouilles au XIe siècle. Les Eglises d'Orient et d'Occident ne se considéraient alors pas comme séparées.


Le jeune homme, répétait sans cesse ''Kyrie Eleison'' et tenait à la main une croix de bois, pendant son pèlerinage sur les lieux saints de Grèce, de Dalmatie et de la côte adriatique italienne. Il arriva à Trani en provenance de Tarante et réunit comme à son habitude la jeunesse locale à qui il faisait répéter son invocation et lui apprenait à mieux prier. Mais il mourut quelques semaines après son arrivée, en juin 1094. Des miracles, grâce à son intercession, furent attestés, si bien qu'en 1098, l'évêque de Trani l'inscrivit comme Vénérable à cause de sa vie de pénitence en Grèce, telle que la raconta son compagnon Bartholomée, et à cause de ses miracles post-mortem qui furent relatés et retranscris par des témoins oculaires. Urbain II autorisa la canonisation du jeune pèlerin et on édifia à Trani une basilique au bord de la mer qui abrita sa dépouille. Trani en fit son patron. Le Pape Benoît XIV confirma son culte en 1748 et l'inscrivit au martyrologe romain.



 La cathédrale Saint-Nicolas-le-Pèlerin de Trani (San Nicola Pellegrino),magnifique édifice de style roman, construit entre le XIe siècle et le XIIIe siècle.






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26 mai 2009 2 26 /05 /mai /2009 11:42
cf lien : http://ut-pupillam-oculi.over-blog.com/article-10573478.html

Saint Philippe Néri est né à Florence, le 21 juillet 1515. La famille Néri qui avait vécu dans une certaine opulence se trouvait alors dans la gêne. Le père, François, était notaire,mais n'avait plus que quelques clients et la mère, Lucrèce, mourut après avoir donné le jour à son quatrième enfant.

Le père se maria en seconde noces avec Alexandra Lenzi qui sut établir un rapport affectueux avec ses beaux-enfants, et particulièrement avec Philippe. Celui-ci était doté d'un caractère vif,mais aimable et surtout pieux et joyeux. Il fut d'abord éduqué par son père qui lui donna le goût des livres. Toute sa vie saint Philippe Néri fut accompagné de livres et laissa en héritage à sa congrégation une bibliothèque extrêmement volumineuse.

Il poursuivit son éducation chez les Dominicains du couvent Saint-Marc de Florence (ce couvent qui possède les admirables fresques de Fra Angelico). A dix-huit ans, il entra dans le négoce d'un parent, mais ses aspirations étaient autres. Il se rendit à Rome en 1534, où le Florentin Caccia lui offrit l'hospitalité en tant que précepteur de ses fils. en même temps, il suivait des leçons de philosophie et de théologie chez les Augustins de la ville et à la Sapienza. Il avait cependant une attirance pour la vie contemplative, les catacombes des premiers martyrs et les églises solitaires. C'est ainsi qu'une nuit de la Pentecôte 1544, il reçut des grâces spéciales et que son coeur fut animé jusqu'à la fin de ses jours d' un esprit de charité et de don de soi.

Il dédia alors ses journées à des visites à l'hôpital des incurables et s'intégra à des confraternités comme celle de l'église de la Sainte-Trinité des Pèlerins, dont il fut grâce à son confesseur, le principal animateur. Le Père Rosa qui vivait à Saint-Jérôme de la Charité fut un guide attentif des progrès spirituels du futur saint. Philippe se sentait pourtant indigne du sacerdoce, néanmoins à trente-six ans, le 23 mai 1551, après avoir reçu les Ordres mineurs, Philippe Néri, devint prêtre en l'église de Saint-Thomas in Parione, de Mgr Lunel. Il poursuivit alors l'apostolat intense qu'il avait commencé dans les rues de Rome. Il habitait à la maison de Saint-Jérôme, siège de la confraternité de la Charité qui accueillait un certain nombre de prêtres séculiers. Son ministère principal fut celui de la confession. Il recevait ses premiers pénitents pour des dialogues et des entretiens spirituels et mit au point petit-à-petit les fondements de ce qui allait devenir l'Oratoire. Saint Philippe Néri obtint bientôt de ses confrères un local pour recevoir ses nouvelles âmes zélées, parmi eux César Baronio et François-Marie Tarugi, futurs cardinaux.

La Congrégation de l'Oratoire fut au début une communauté de prêtres qui avaient en partage le goût de l'apostolat, selon des méthodes modernes pour l'époque. Philippe Néri reçut à cette époque la charge de recteur de l'église de Saint-Jean des Florentins qui devint le premier centre de rayonnement des Oratoriens. Ensuite le Pape Grégoire XIII donna à ce groupe de prêtres l'église de Sainte-Marie in Vallicella, située à côté, et par la bulle '' Copiosus in misericordia Deus '' reconnut en 1575 la '' Congregatio presbyterorum saecularium de Oratorio nuncupanda ''.


C'est en cette église et l'habitation de laquelle il se trouvait que le futur saint passa les dernières douze années de sa vie. Il recevait toute sorte de personnes, sans exclusion de milieu, afin de les conduire sur leur chemin spirituel. Elle étaient accueillies avec douceur et prévenance vers la simplicité évangélique, surtout les âmes qui avaient connu auparavant des parcours difficiles.

Il mourut à quatre-vingts ans, le 26 mai 1595 : il avait vécu trente-six ans en tant que laïc, et quarante-quatre ans en tant que prêtre. Florentin d'origine, ce dont il était fier, et Romain d'adoption, il vécut en union particulière avec le Seigneur, et fut toujours animé d'un caractère particulièrement original et joyeux. Certains le jugeaient comme excentrique, mais son apostolat était fécond. Les Oratoriens plus tard furent à la tête de nombreuses maisons d'éducation. Ils existent encore aujourd'hui, malgré la crise des années 1960-1970.

Le peuple de Rome lui attribua le titre d'Apôtre de Rome, ce qui était réservé à saint Pierre et à saint Paul, tant il reconnaissait alors les bienfaits de saint Philippe Néri. Puisse la Cité éternelle s'en souvenir encore, aujourd'hui !...

Il fut particulièrement mentionné, lors de l'Année Sainte 2000, par le précédent pape Jean-Paul II .  
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6 mars 2009 5 06 /03 /mars /2009 18:50
Née dans une famille d'agriculteurs aisés en 1233, Rose de Viterbe entre dans le Tiers-ordre francisain de Viterbe à l'âge de 17 ans. Le pays était secoué par la guerre entre Guelfes et Gibelins. Elle fut exilée et retourna à Viterbe à la mort de Frédéric II, pour continuer ses oeuvres de charité, dans la fidélité au Siège apostolique et mourut peu après.
Benoît XV l'a déclarée patronne de l'Action catholique féminine de la jeunesse. A Viterbe, elle est fêtée le 4 septembre, jour de sa translation.
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21 février 2009 6 21 /02 /février /2009 18:18
  En ce jour où nous nous souvenons de saint Pierre Damien et du bienheureux Noël Pinot (voir article du 21 février 2007) nous nous rappelons aussi la bienheureuse Marie-Henriette Dominici, fêtée en Italie (1829-1894).

Née le 10 octobre 1829 à Carmagnole, près de Turin qui faisait alors partie du royaume de Savoie, dans une famille rurale, elle eut la douleur enfant de perdre son père qui partit de la maison en abandonnant sa femme, ses trois fils (dont un qui deviendra prêtre) et sa fille Catherine. Il iront vivre chez le frère de Mme Dominici qui était chanoine d'un bourg voisin. La jeune fille gardera toujours cet oncle dans son coeur. Elle s'enflamme à la lecture des livres religieux et fait le voeu secret un jour de devenir religieuse à tout prix. Elle s'impose des pénitence et à quinze ans fait partie d'une confraternité chargée d'accompagner les  enterrements. Elle assiste bien sûr à la messe en semaine. Son oncle s'inquiète de son austérité et de sa timidité. Plus tard, lorsqu'elle lui fera part de son désir de devenir religieuse, il s'y opposera. Il lui faudra attendre cinq ans pour  convaincre sa mère, qui craignait de demeurer seule, et son oncle.

Elle entra donc dans une congrégation non cloîtrée, car telle était la volonté de siens contre son désir premier, la Congrégation de Sainte-Anne et de la Providence, fondée quelques  années auparavant, en 1834, par le marquis et la marquise di Barolo. Elle y fut donc reçue en 1850 et prit le nom de soeur Marie-Henriette au couvent de Turin, dans ce qui avait été le palais Barolo. Elle deviendra professe en 1853.

Le couvent de Turin s'occupait en particulier des enfants de la rue que les soeurs soignaient, éduquaient et évangélisaient. Marie-Henriette eut la joie de connaître alors Silvio Pellico qui était le secrétaire de la marquise et qui collabora donc à l'oeuvre.  En 1854, elle fut nommée dans une nouvelle maison, près de Lorette à Castelfidardo. Elle se fit particulièrement aimer de la population lors d'une grave épidémie de choléra, où elle se dépenda sans compter. Elle était cependant atteinte de sécheresse spirituelle. Elle en faisait part à son directeur spirituel, un Jésuite, qui lui conseillait de se priver de tout ce qui n'était pas nécessaire. Elle avait  la ferme volonté de se faire missionnaire et rêvait de partir pour les Indes.

Le 21 février 1857, le bienheureux Pie IX vint en visite à Lorette et  la jeune religieuse eut la grâce de le voir lors d'une audience aux religieuses de la région, à laquelle assistait aussi sainte Madeleine-Sophie Barat. Elle revint à Turin en 1858, s' occuper des novices. En 1861,  la marquise et fondatrice fut déposée par Rome et soeur Marie-Henriette Dominici fut nommée, à seulement 32 ans, à sa place en tant que Supérieure générale. Une grande charge allait lui peser sur les épaules. Elle dut agir avec tact avec la fondatrice qui continuait à vivre au couvent, sans participer à la vie communautaire...

Jusqu'à la fin de ses jours la bienheureuse restera à la tête de la congrégation, lui donnant un élan exceptionnel. Plus de trente maisons de la Providence furent fondées. En 1871, elle eut la joie d'envoyer en mission aux Indes de jeunes religieuses qu'elle ira visiter en 1879. Le 4 juillet 184, elle fut reçue en audience par le Pape Léon XIII. Don Bosco recevra ses conseils pour la rédaction de la Règle de sa propre congrégation et elle lui ""prêtera"" des Soeurs.   
 La bienheureuse, malgré son affabilité, était plutôt taciturne. Dans ses écrits, on perçoit son élan mystique. Elle se sentait toujours portée par l'Amour divin, passait de longs moments devant le tabernacle et cherchait toujours la voie la plus parfaite et la plus charitable pour le bien de son oeuvre et de son divin Maître. Elle était particulièrement dévouée au mystère de la sainte Trinité et considérait que Dieu, étant un véritable Père, savait tout, pouvait tout et aimait pardessus tout . C'est cette confiance de se savoir aimée qui la stimulait.

Elle fut atteinte d'un cancer du sein et elle souffrit d'atroces douleurs à la fin de sa vie, mais voulut toujours demeurer sereine. Elle reçut la visite de la reine Marie-Clotilde de Savoie qui déclara avoir entrevu le paradis dans la chambre de la malade...Elle mourut le 21 février 1894. Ses derniers mots furent : humilité, humilité !

Elle fut béatifiée par Paul VI, le 7 mai 1978.

La congrégation a plus de quatre vingt maisons en Inde aujourd'hui, plus qu'en Europe où elle est présente en Italie et en Suisse. Elle s'est étendue au Cameroun,  et en Amérique latine (Mexique,Argentine, Brésil, Pérou), ainsi qu'aux Etats-Unis et aux Philippines. 


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10 février 2009 2 10 /02 /février /2009 19:31
Il y eut plusieurs saint Arnaud, parmi eux, saint Arnaud, (né Arnaud Cataneo en 1185, à Padoue)  était abbé bénédictin depuis l'âge de vingt-quatre ans, de  l'abbaye Sainte-Justine de Padoue,  au temps de la lutte entre les Guelfes et les Gibelins. La ville était à l'époque aux mains d'un tyran gibelin, Ezelin, et lorsque l' empereur du saint-Empire romain germanique, Frédéric, vint délivrer la ville, Arnaud sortit de sa cachette où il s'était réfugié et reprit son oeuvre d'évangélisation.
Au retour du tyran, Arnaud fut jeté dans un cachot, où il mourut au bout de huit ans, le 10 février 1255.
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8 février 2009 7 08 /02 /février /2009 00:42
 
Né à Ravenne, Romuald se retira dans la solitude à l'âge de 20 ans. Des disciples étant venus, il fonda l'Ordre des Camaldules dont la vie est semi-érémitique.

Il mourut, le 19 juin 1027, fort âgé. Le 7 février est l'anniversaire de la translation de ses restes, en 1467.

Illustration : détail d'une fresque de Fran Angelico représentant saint Romuald, au Couvent Saint-Marc à Florence.
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30 décembre 2008 2 30 /12 /décembre /2008 16:18
    Eugénie Ravasco naquit à Milan, le 4 janvier 1845, dans une famille de la noblesse ; mais elle devint orpheline et fut élevée par sa tante à Gênes. Elle fut la dirigée, dans sa jeunesse, du futur archevêque de Gênes, Mgr Salvatore Magnasco, puis du Père jésuite Persoglio.
Héritière d' une fortune importante, elle refusa les projets matrimoniaux de sa famille et se consacra au Sacré Coeur. Elle finança des oeuvres hospitalières et à la mort de sa soeur, en 1868, réunit chez elle une communauté qui deviendra les Filles des Sacrés Coeurs de Jésus et Marie. Ces religieuses, au nombre de dix-huit au début,  ouvrirent des écoles et des patronages pour les adolescents, et se tournèrent aussi vers le soin des malades. La bienheureuse fondatrice ouvrit, en 1878, une école normale pour former les institutrices catholiques, à une époque d' hostilité envers l' Eglise.

La congrégation reçut l' approbation canonique en 1882 et l' année suivante fut agrégée à l' Ordre des Capucins. La bienheureuse fondatrice ouvrit d' autres maisons, dont une maison pour jeunes ouvrières à Gênes, en 1892,  et écrivit plus de deux mille lettres, voulant améliorer la condition féminine dans une optique chrétienne.

Elle mourut à Gênes, le 30 décembre 1900 et fut béatifiée par Jean-Paul II, en 2003.

Aujourd' hui sa Congrégation rassemble 500 religieuses en Amérique latine, en Italie, en Suisse,  en Albanie, aux Philippines et en Afrique.
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15 décembre 2008 1 15 /12 /décembre /2008 21:52
   Paola Francesca Di Rosa naquit sixième de neuf enfants, le 6 novembre 1813, à Brescia. Son père était un entrepreneur très fortuné et sa mère, issue de la noblesse de Bergame, mourut lorsque la petite fille était dans sa onzième année. Elle fit ses études chez les Visitandines.
Lorsqu' elle eut dix-sept ans*, son père songea à de bons partis pour sa fille ; mais celle-ci préféra demeurer fidèle à la promesse de virginité qu' elle avait faite au couvent. Pour l' éprouver, son père décida de lui faire diriger le pensionnat - on dirait foyer aujourd' hui - des ouvrières d' une filature de tissus de soie qui lui appartenait. Les vertus familiales étaient fondées sur l' honnêteté, l' amour du travail et l' entreprenariat. Il était hors de question que sa fille se complaise dans l' oisiveté. Et c' est ainsi que, dans le petit bourg d' Acquafredda à côté de Brescia, la jeune fille se retrouva à la tête de plus d' une soixantaine d' ouvrières...
Paola appartenait à une génération et à un milieu de jeunes Catholiques qui s' ouvrirent en Europe à la question du paupérisme, vue sous un angle chrétien. Confrontée à la situation de ses ouvrières, elle ouvrit une infirmerie, assista les malades, fit donner une instruction aux enfants, etc...Elle fit tout cela de sa propre initiative sans soutien quelconque. En 1836, une épidémie de choléra frappa la Lombardie et fit 32 000 morts ! Aidée de quelques jeunes femmes,  et sur les conseils de Mgr Pinzoni, Paola s' occupa des malades et des orphelins. Plus tard, elle ouvrit deux écoles pour sourds-muets...

Elle réunit ses compagnes en une Union pieuse dont la règle sera approuvée par Mgr Pinzoni. L' adoration au Saint-Sacrement était au centre de leur journée, bien sûr après la Messe, et ensuite les exercices spirituels. La visite aux malades était qualifiée de " pélerinage ". 
Elle s' engageait sous tous les fronts à la fois ; mais petit-à-petit son esprit d' entreprise, sa disponibilité et son expérience furent mis au service de desseins plus importants. Elle était alors déjà entourée d' une trentaine de volontaires. Elle avait déjà plusieurs maisons, lorsque la seconde épidémie de 1848 éclata. En 1849, au moment des troubles contre les autorités autrichiennes, et alors que l' Europe s' enflammait de nouvelles idées pas toujours chrétiennes, elle répondit toujours de la même façon avec ses compagnes : secours, assistance, charité...En 1850, elle fut reçue en audience par le bienheureux pape Pie IX et, en 1851, elle obtint l' approbation ecclésiatique pour sa communauté qui prit le nom de Servantes de la Charité. Plusieurs hôpitaux firent appel aux Servantes de la Charité.

En 1852, Paola prononça ses voeux et devint désormais Mère Marie-Crucifiée ( qui était le nom de religion - Crocifissa en italien - de sa soeur aînée, religieuse Visitandine décédée en 1839 ).
Les religieuses connurent une rapide expansion en Lombardie, appartenant désormais au roi de Sardaigne, et en Vénétie ; mais de retour de Mantoue, où elle avait ouvert une maison, Mère Marie-Crucifiée mourut le 15 décembre 1855, à l' âge de 42 ans, à Brescia.


Elle fut béatifiée en 1940 et canonisée en 1954, par Pie XII.

La Congrégation compte aujourd' hui près de 1200 religieuses dans 102 maisons. Elles sont regroupées en quatre Provinces ( trois en Italie, une en Croatie ) et deux Délégations ( à Rome et au Brésil ). Elles dirigent surtout des écoles ( primaires,secondaires et techniques ) et des oeuvres hospitalières.

* Nous étions à l' époque de l' Europe du Congrès de Vienne ( 1815 ) : Brescia faisait alors partie de la vice-royauté de Lombardo-Vénétie, appartenant à l' Empire d' Autriche.

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13 décembre 2008 6 13 /12 /décembre /2008 22:29
   Antoine ( Antonio ) Grassi naquit le 13 novembre 1592 à Fermo et fut éduqué par les Oratoriens. Il entra dans la Congrégation de l' Oratoire en 1609 et fut ordonné prêtre en 1617. le P. Grassi se distingua par l' amour des enfants qu' il préparait au catéchisme, des malades et des prisonniers dont il s' occupait. Il affirmait que la vocation du prêtre était de compatir, de consoler et de porter assistance.
En 1625, il fit le pélerinage à Rome de l' Année Sainte et ce fut pour lui l' occasion de grâces mystiques. En 1635, il fut élu en tant que Préposé de la Communauté de Fermo, charge qu' il assuma jusqu' à sa mort.

Les Papes Clément X et Innocent XI le tenaient en grande estime ; car ils avaient eu connaissance des bienfaits qu' il prodiguait : Assistance aux pauvres, réconciliations, confessions et direction spirituelle. D' autre maisons de l' Oratoire ouvrirent dans la région et sa réputation de sainteté se répandit. Il aimait prier ND de Lorette. C' était un prêtre de son époque :  humble, mystique et renoncé. De nombreuses grâces lui furent attribuées. Il avait prédit le jour de sa mort qui advint le 13 décembre 1671. On pria pour lui dans tous les Oratoires d' Italie et d' Allemagne et sa cause fut rapidement ouverte par le Cardinal Colloredo qui voyait en lui un authentique modèle de vie. 

Il fut béatifié pendant l' Année Sainte 1900 par Léon XIII, devenant le troisième Oratorien à être ainsi glorifié. Il repose dans l' église de ND du Mont-Carmel à Fermo. Le couvent dans lequel il passa toute sa vie est devenu aujourd' hui un tribunal.
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