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  • : le blog ut-pupillam-oculi par : Eric
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5 décembre 2006 2 05 /12 /décembre /2006 17:59

Saint Jean Damascène que nous fêtions hier nous dit :

" Il fut un temps où Dieu, n'ayant ni corps ni forme, ne pouvait être représenté d' aucune façon.

Mais puisque, aujourd' hui Dieu s' est incarné et a vécu parmi nous, je peux représenter ce qui est visible en Dieu.

Je ne révère pas la matière, mais je vénère le Créateur de la matière,

qui s' est fait  matière pour moi, qui a pris la forme de la vie dans la matière

et qui, par le moyen de la matière a réalisé mon salut " .

 

Il est bon de REPRESENTER Notre Seigneur, il est bon de contempler ses images, non pas seulement de regarder, mais de prier pour réaliser que c'est l' image qui ME regarde !

 

Il est bon de figurer les mystères de la Foi, car Dieu s' est incarné, il s' est fait chair, il SE FAIT matière, il se fait image dans ma vie qui me regarde et ME parle.

 

Il est bon de comprendre que le Seigneur a voulu descendre dans ma vie, qu' il partage ma condition humaine, matérielle, figurée tous les jours à chaque instant.

 

Il est bon de comprendre que le Seigneur s' est incarné il y a 2006 ans, et il continue de s' incarner à chaque instant.

 

Il faut chercher son visage, il faut contempler ses yeux, il faut regarder ses plaies.

 

Je n'ai pas peur de regarder le visage figuré de mon Seigneur, je nai pas peur de contempler son corps souffrant, je n'écoute pas les voix de ceux qui veulent cacher son visage et briser sa Croix.

 

C' est tout cela que figurent les images saintes, et les croix de nos églises et de nos cimetières.

La Croix aujourd' hui est plus que jamais un SCANDALE pour nos contemporains:

 

Cet instrument de torture abaisse le Dieu possessif des Juifs,

 

Il rappelle aux hommes l' incarnation et la mort de notre Dieu, le passage avant la Résurrection, scandale pour nos contemporains et pour beaucoup de chrétiens timides.

 

La Croix rappelle que notre Dieu a souffert par amour, pour nous racheter, scandale non seulement pour nos athées contemporains , mais aussi pour les croyants en un Dieu juge clément et miséricordieux. En contemplant le bois de la Croix, je contemple l'arbre d' Adam, l'instrument de torture du Réprouvé, celui qui est et fut moqué, je me laisse aimer par Celui qui meurt pour moi, pour me sauver.

 

Je ne dois pas avoir honte de me laisser aimer par une victime.

 

Au risque de choquer, notre Seigneur n'est pas qu' un Juge, mais il est Victime, victime ! C'est pour cela qu' on renverse les croix, qu' on a honte de porter sa croix et de la montrer.

 

Les chrétiens timides qui détournent les yeux des souffrances du Christ, qui ne veulent pas croiser son regard d'amour, qui rêvent d' un Dieu juge, transcendant, lointain dont on mendie la clémence, les chrétiens qui cachent le sang du Christ, tous ces chrétiens bien élevés se privent de la liberté d' aimer et d' être aimés.

 

 LE SCANDALE POUR LES AUTRES, C' EST QUE NOUS AVONS UN DIEU AMOUR, ET QUE CET AMOUR S' EST MATERIALISE PAR UNE CROIX !

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5 décembre 2006 2 05 /12 /décembre /2006 02:48

" IL N' Y A PAS DE DEVOTION ET DE PIETE, LA OU TOUT N' EST QUE CONTRAINTE "

Paroles de Sainte Crépine que nous fêtons aujourd' hui le 5 décembre.

Tondue puis décapitée, cette riche mère de famille de Numidie ( la Tunisie actuelle) martyrisée au moment des persécutions de Dioclétien en 304 exprime à travers les âges la liberté des femmes chrétiennes. Et plus encore, cette  Nord Africaine lance un cri aux femmes des ces régions !

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5 décembre 2006 2 05 /12 /décembre /2006 00:34

SAINT SABAS, ou Sabbas ( Savva, Sava dans les langues slaves, Saba dans les langues latines ) est un saint des Eglises d' Orient et de l' Eglise catholique. Fêté le 5 décembre.

           Saint Jean-Baptiste, modèle des ermites et Saint Sabas, art russe XVIème s. Pskov

 

Saint Sabas naquît vers 443 dans une famille chrétienne grecque d'Asie Mineure en Cappadoce qui le fit étudier au monastère Sainte-Flaviane près de Césarée de Cappadoce ( aujourd' hui devenue Kayseri ville turque d' Asie Mineure).

Très tôt il eut la vocation monastique, malgré la tradition militaire de sa famille. A 17 ans, il obtint la bénédiction de son supérieur pour accomplir un pélerinage en Terre Sainte. Il y fréquenta des moines ermites ( anachorètes) qui vivaient dans des grottes ou dans le désert, comme Saint Jean-Baptiste. Il fit la connaissance du vieux moine Saint Euthyme le Grand qui convertissait beaucoup d' Arabes nomades et avait été le conseiller spirituel de l' impératrice Eudoxie, épouse de l' empereur byzantin Théodose II.

Mais dans un premier temps,  le vieux moine qui n'avait pas l' habitude de recevoir de jeunes moines le recommanda à un autre père, Saint Théoctiste qui se chargea de son instruction et l' introduisit dans une vie plus érémitique. Ensuite il revint trouver Saint Euthyme, et ils parcoururent la région du Jourdain et de la Mer Morte. Il recueillit son dernier souffle en 473 et s'ensuivirent plusieurs années de solitude et de contemplation dans les grottes du désert.

 On aperçoit sur la photo la vallée du Cédron, et les grottes des moines.

Finalement s' agrégèrent à lui des ermites qui ne se rassemblaient que lors des vigiles et de la liturgie du dimanche, et  pour prier dans une laure (monastère). Les moines expérimentés vivaient aux alentours de la laure, tandis que les plus jeunes menaient une vie plus communautaire selon la règle de Saint Basile.

Petit à petit Saint Sabas organisa la laure où il fit construire une église et structurer le noviciat, tandis que les plus jeunes moines qui n'avaient pas l'âge adulte étaient envoyés à un autre abbé Saint Théodose.

En 492 Sabas, qui avait été rejoint par de nombreux moines, reçut l'ordination sacerdotale et le patriarche Salluste de Jérusalem le choisit pour remettre de l'ordre dans le monachisme de cette époque. Il fut nommé archimandrite (abbé) exarque de tous les anachorètes de Palestine, tandis que son ami Saint Théodose recevait la responsabilité des moines cénobites ( communautaires).

L' opposition à Saint Sabas fut sévère, car l'archimandrite bousculait les habitudes des plus anciens et recommandait plus d' étude et de discipline. Certains moines eurent raison de lui et il dut partir fonder une nouvelle laure près du lac de Tibériade.

Sur le plan doctrinal, Saint Sabas défendit le CONCILE DE CHALCEDOINE qui avait eu lieu en 451 et qui définissait notamment la personne du Christ et ses deux natures divine et humaine. Au contraire le monophysisme surtout développé en Asie Mineure ( dans l' ancienne Arménie) en Cilicie et en certains endroits d' Egypte rencontrait les faveurs de beaucoup, et de l' empereur byzantin Anastase en particulier. Saint Sabas dut se rendre à Constantinople pour le faire renoncer à son hérésie et ...car un saint est souvent réaliste, lui demander d' alléger les impôts des Palestiniens !

Il revint au monastère de la vallée du Cédron où il vécut très âgé au milieu des chrétiens de Palestine et mourut en 532. 

Ce monastère de Saint-Sabas ou Mar Saba* connut jusqu' à nos jours tribulations et dévastations. Il se situe en Cisjordanie, aujourd'hui administrée par l' Etat d'Israël, toujours entouré de vastes murs donnant sur des grottes vides, car le monastère est devenu depuis longtemps cénobitique. A ses pieds les ruines d' un palais d' Hérode dresse ses colonnes, et au loin Bethléem se profile avec ses minarets et ses églises...

A l' intérieur des murs du monastère, la liturgie byzantine en langue grecque continue de se déployer depuis 1600 ans, là où vécut Saint Jean Damascène deux siècles plus tard au temps des invasions qui ne cessèrent jamais alentours !

liens :

http://ut-pupillam-oculi.over-blog.com/article-5210533.html

http://ut-pupillam-oculi.over-blog.com/article-4776022.html

http://ut-pupillam-oculi.over-blog.com/article-5323738.html

*Le monastère connut d' importantes restaurations en 1840 commandées par l' empereur Nicolas Ier de Russie. En 1900, il comptait une cinquantaine de moines, aujourd' hui ils sont une quinzaine. Le monastère est fréquemment visité par les pélerins ( en particulier les jeunes couples ) qui viennent prier Saint Sabas dont le corps est exposé dans une châsse dans la petite chapelle centrale.

En 645 un groupe de moines de Mar Saba fuyant les Arabes se réfugia à Rome, où ils fondèrent le monastère grec de Saint-Sabas ( titulaire actuel le cardinal Medina ) ou Cellae Novae en référence aux cellules des ermites du monastère de Mar Saba. Ses moines jouèrent un rôle diplomatique important en représentant le pape lors de délégations à Constantinople. Ensuite le monastère passa aux bénédictins. L' église reconstruite au Xème et au XIIIème siècles conserve des reliques du saint dans la crypte. Elle est confiée aux Jésuites.

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4 décembre 2006 1 04 /12 /décembre /2006 02:15

La colère est un péché contre le 5ème commandement ( suite ).

Saint Thomas d' Aquin déclare qu' elle est l'inclination que nous avons de punir quelqu' un pour lui infliger ( d' après nous ) une juste vengeance.

Mais elle est parfois prise dans un autre sens lorsqu' elle est soumise à la raison.

Le chrétien ne s' oppose pas à ses passions. Il est impossible de les éteindre car le désir et l' agressivité ( dans un sens positif ) sont un signe de vie; mais il les maîtrise, il les relie à la raison. 

 Comment ?

Les stoïciens et souvent les hommes d' aujourd' hui séduits par une sorte d' indifférence " zen " veulent fermer la porte aux passions, plaçant la vertu uniquement dans le repos de l' esprit, un désert des pulsions...un vide spirituel, une anoréxie affective. Deux maux de notre époque : l' anoréxie autodéstructive et son corollaire la boulimie matérielle !

Les philosophes grecs péripatéticiens disaient déjà que la colère s'introduit dans le sage, mais qu' il la maîtrise.   

Or Jésus s' est irrité contre les marchands du Temple, contre les pharisiens,etc...toute sa vie publique il émit de nombreux propos polémiques, il parla à des foules, et comme il devait élever la voix : c 'était aussi un orateur ! Il savait être doux et rester silencieux dessinant sur le sable, mais il savait aussi hausser le ton, et réprimander ses disciples. Cependant il ne faut pas confondre ses expressions de sainte colère avec la passion qui met l' homme HORS DE LUI, c'est-à-dire qui l' empêche de se ranger sous le jugement de la raison.  

 

Lorsque le motif est juste, que la liberté du chrétien est en cause ainsi que l' honneur de Dieu, le chrétien dans les limites de la raison DOIT s' irriter contre les injustices et appliquer son ZELE à réparer les erreurs de ses ennemis. Ainsi saint Jean Chrysostôme écrit que celui qui par une patience déraisonnable, molle en quelque sorte, " ne se fâche pas lorsqu' il y a lieu, pèche ", surtout lorqu' on est père ou mère de famille. C' est fuir ses responsabilités que de laisser ses enfants se relâcher, et les rendre infirmes à l'Amour véritable. Saint Macaire écrit aussi ( Homélie XV, 51) que le chrétien " doit  S' IRRITER contre les désirs mauvais ".

Aristote repris par saint Thomas d' Aquin disait: " la mansuétude ne consiste pas à ne s' irriter en aucune manière ".

La vertu donc consiste à diriger sa colère contre le péché, le péché qui me détruit, le péché qui détruit mon prochain, le péché qui détruit ma liberté d' aimer dans le sens de fermer l'amour divin à ma vie et à celle de mon prochain. Le zèle de la sainte colère alors mobilise mon énergie.

Dernière pensée: toujours pardonner à son offenseur en réparant l' injustice, en rétablissant la vérité. ( Ephésiens IV,32).

 

A ce sujet, Saint Jean Damascène, le saint dont nous faisons mémoire aujourd' hui ( voir mon artice plus bas ) dans ses prédications avait trouvé le remède, celui de la charité. Celle qui m' ouvre à l' autre au lieu de me replier sur mes peurs, sur mon inquiétude.

" Si tu es habité par la colère et l' irascibilité, revets-toi de sympathie ( c'est-à-dire aime dans la souffrance de ton frère ),  et fais-toi le serviteur de tes frères ". 

En un mot : trouver Jésus souffrant dans ses frères pour guérir de la colère.

 

Et notre saint oriental qui devait avoir le sang chaud, et vivait dans une partie du monde aussi agitée qu' aujourd' hui donnait quelques exemples :

 

1°Laver les pieds de ses frères: Aujourd' hui c'est culturellement difficile, d' autant plus qu 'il s' adressait à des moines, mais il faut comme au Jeudi Saint en garder le sens: se faire le serviteur dans une humilité saine. Pratiquement , c'est soigner les blessures psychologiques par des gestes  et des services concrets, et non par des paroles.

 

2°Demander le pardon : ça c'est le plus difficile ! Cela blesse notre orgueil, et plus on se croit adulte, moins on le pratique, car on a peur de retomber en enfance ! Il faut remarquer que saint Jean place la demande de pardon APRES les gestes concrets d' humilité ( signifié par le lavement des pieds).

 

3°Visiter souvent les malades. A l'époque c'était peut-être plus facile qu' aujourd' hui; mais ne puis-je pas rendre visite à quelqu 'un dans la difficulté, téléphoner à un ami seul, à une personne âgée, renouer avec un membre de ma famille ou de mon entourage qui souffre de mon silence, m' intéresser à la vie d' une personne, d' un voisin, d' un collègue dont mon orgueil naturel ne me porte pas à m' intéresser, etc...Le message du saint est aussi de rompre l' isolement moral dans lequel se trouve le colérique qui doit retrouver des relations GUERISSANTES.

4°et enfin chanter les psaumes : comme il est doux de retrouver l' Espérance, de louer Dieu, de reprendre goût à la vie, chanter et retrouver la tendresse de Dieu !

 

Réparation, humilité, charité, louange...

                     Monastère de Saint-Sabas où vécut Saint Jean Damascène.

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4 décembre 2006 1 04 /12 /décembre /2006 02:04

Saint Pierre Chrysologue " aux paroles d' or"( 406-450 ) évêque de Ravenne, Docteur de l' Eglise. Fêté le 4 décembre.

Le Christ est le pain semé dans le sein de la Vierge Marie,

                                      levé dans la chair,

                                      formé dans sa passion,

                                      cuit dans le four du tombeau,

                                      conservé dans les églises,

                                      distribué chaque jour aux fidèles,

                                      placé sur les autels.

 

                               

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4 décembre 2006 1 04 /12 /décembre /2006 00:44

 4 décembre, mémoire de saint Jean Damascène, Docteur de l' Eglise, patron des peintres d' icônes et des étudiants en théologie. Léon XIII avait placé sa fête le 27mars. 

Saint Jean Damascène ( 675-749 ) naquit à Damas en Syrie dans une famille CHRETIENNE ARABE.

Son père Serge Mansour  ( Mansour=Victorieux en arabe ) avait un office de collecteur d'impôts à la cour du calife musulman qui gouvernait de Damas la Syrie et la Palestine récemment soumises aux conquêtes musulmanes venues du Sud. Il donna une éducation de lettré à son fils ( et à un autre garçon qu' il adopta, Côme, qui fut toute sa vie le compagnon de Jean ).

Il projetait que son fils poursuive la carrière de haut fonctionnaire de la famille et collabore avec le nouveau pouvoir en place qui ne voulait pas quant à lui s' aliéner les populations chrétiennes encore majoritaires. Ainsi il réussit à convaincre les autorités de ne pas détruire la basilique Saint Jean-Baptiste ( mais elle le fut plus tard...) Le père acheta donc au marché d' esclaves de Damas un moine qui avait été enlevé par les pirates musulmans en Calabre ( extrémité méridionale de la péninsule italienne ) pour s' occuper de l' éducation de ses fils. C' est l' exemple de ce saint moine qui incita Jean et Côme à entreprendre des études de théologie.

A la mort de son père, Jean hérita de sa charge à la cour du calife puis devint ministre et même GRAND VIZIR c'est à dire préfet de la capitale Damas. Le calife appréciait la sagesse de son fonctionnaire.

L' expansion récente de l' islam provoquait des remous jusqu' à Constantinople, où il devint à la mode de ne plus représenter les mystères de la foi par des icônes. Les musulmans interdisent la reproduction des images, et les contacts commerciaux et politiques répandaient  à Constantinople l' idée appuyée aussi par des hérésies anciennes que la figuration était inutile à la prière. L' empereur Léon III embrassa cette hérésie ICONOCLASTE en 726. Il fit brûler les saintes icônes et massacrer un certain nombre de ses propres sujets qui étaient attachés à la liberté de représenter et d' invoquer les images du Dieu fait homme. La question se posait du lien entre l' Incarnation du Dieu des chrétiens et son action poursuivie par la vénération de ses saintes images.

Notre grand vizir théologien écrivit trois traités contre cette hérésie qui menaçait la liberté des chrétiens et faisait le jeu des musulmans; mais étant lui-même sujet du calife il eut la prudence de définir ces controverses uniquement sur le plan doctrinal. Il était appuyé en cela par le pape Grégoire II qui bien qu' éloigné suivait les événements avec inquiétude de Rome. Le patriarche Germain de Jérusalem sentait lui aussi l'étau se resserrer et soutint Jean Damascène.

Cela provoqua évidemment la colère de l' empereur qui envoya une lettre au calife prétendument signée de Jean qui invoquait des motifs politiques à sa controverse. Il s' agissait de le mettre en porte-à-faux vis-à-vis du pouvoir musulman. Jean n' étant plus sujet de l' empereur ( Byzance avait perdu la Syrie, lors des conquêtes des islamistes Omeyyades) ce dernier ne pouvait le faire condamner directement. Bref un BEAU COUP DE BILLARD se préparait, croyait-il ! 

Il n' y a plus de confiance ou d' amitié qui tiennent devant le soupçon de trahison...Le calife décida d' appliquer la loi du talion de l' ancienne loi et de couper la main droite de son vizir !

Priant devant une icône de la Mère-de-Dieu, Jean échappa miraculeusement à l' amputation et finalement crut bon de s' éloigner et d' abandonner la politique et sa charge de haut fonctionnaire. De toute évidence, le calife avait décidé aussi vers cette époque, entre 710 et 723, d' islamiser son administration et d' en chasser la plupart des chrétiens. 

Il s' établit en Palestine avec Côme au monastère de Saint-Sabas ( Mar Saba ), près de Bethléem pour honorer sa promesse faite à l' icône de la Mère-de-Dieu de se vouer à la prière et à la prédication, ce qu' il fit à la basilique du Saint-Sépulcre de Jérusalem. Après un noviciat humiliant, il fut ordonné prêtre en 735.

 Il écrivit de nombreux traités et fut spécialement honoré des Eglises d' Orient. Il est fêté le 4 décembre dans les Eglises grecques et dans l' Eglise russe ( 4 décembre du calendrier julien soit le 17 dans le calendrier civil ). La liturgie orthodoxe lui doit le texte des matines pascales. Il était l' oncle du moine Etienne le Sabaïte.

Le pape Léon XIII le déclara Docteur de l' Eglise en 1890.

lien : http://ut-pupillam-oculi.over-blog.com/article-4787961.html 

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3 décembre 2006 7 03 /12 /décembre /2006 23:25

 Sainte Barbara ( ou Barbe ), patronne des étudiants, des artilleurs, des sapeurs, des pompiers, des fusiliers, des mineurs et des architectes. Invoquée pour se protéger des morts violentes. Fêtée le 4 décembre.

Il existe plusieurs versions de la vie de Barbara ( du grec, étrangère) qui mélangent la légende à des faits précis. Certaines la font naître près d' Antioche, d' autres en Egypte ou en Syrie, les sources les plus fréquentes citent Nicomédie et surtout Héliopolis, près de l' actuelle Baalbek . Il semble que sa vie retrace celle de plusieurs jeunes filles chrétiennes qui eurent à souffrir de l' opposition de leur père à leur foi chrétienne.

Celle qui nous intéresse vécut sous le règne de l' empereur Maximien ( 305-311). Elle était une jeune femme lettrée et réservée, qualités que les préjugés de son temps qualifiaient de " barbares ", c'est à dire étrangères à Rome.

Son père Dioscure, haut fonctionnaire de l' empereur, étant veuf, résolut d' établir sa fille unique en lui donnant une éducation poussée, et la confina dans une tour où elle ne fréquentait que des précepteurs et des lettrés.

La légende décrit l' admiration que la jeune fille éprouvait de sa fenêtre à la vue de la nature. Elle s' interrogeait sur l ' origine de la création, et en vint par ses lectures à découvrir l' existence du Créateur.

Elle refusait les riches partis que son père lui proposait, préférant se consacrer à l' étude et à l' approfondissement de sa foi naissante. Furieux de l' opposition de sa fille, son père lui permit dans un premier temps de se confronter au monde dans l' espoir qu' elle renoncerait à ses méditations; mais elle rencontra des paysannes chrétiennes et reçut le baptême.

Il la fit enfermer alors à nouveau, et la légende rapporte que son père lui fit construire une chambre dans une tour avec deux fenêtres, mais la jeune fille fit ouvrir une troisième fenêtre pour méditer sur la Trinité.

Refusant toujours de se marier, son père la dénonça aux autorités de la ville ( le préfet Marcien ), et son procès dura trois jours. Le 2 décembre, elle refusait toujours d' abjurer et la force du credo de Barbara convertit une jeune paysanne du nom de Julienne qui dès lors partagea son sort.

Elle fut condamnée à être décapitée, et son père exécuta lui-même la sentence avec son épée. la légende ajoute que son abominable père fut alors foudroyé !

 

Ce témoignage ( ce martyre ) nous informe que :

1° l' Eglise dès les premiers temps poussaient les femmes à étudier et à s' interroger sur la Création, contre les préjugés des sociétés exagérément patriarcales de l' Orient.

2° L' étude n' est qu'une première étape, la deuxième étant la contemplation qui est aussi accessible àux âmes simples ( Barbara est convertie par des paysannes qui lui avaient fait découvrir la prière).

3° La force de son caractère et la fermeté de sa foi sont un message pour d' autres femmes ( Julienne).

4° Le pouvoir du père qui est dévoyé, puisqu' il s' exerce contre la liberté de sa fille, est anéanti.

C' est ainsi que dès le VIème siècle, l' empereur Justin fit transférer ses reliques à Constantinople et son culte se répandit dans tout l' Orient pour la liberté des femmes. En Occident son culte fut connu vers le VIIIème siècle et surtout répandu avec les premières croisades. Une partie de ses reliques fut transférée en Italie par les Vénitiens, une autre par Barbara la fille de l' empereur byzantin Alexis Comnène ( 1081-1118) qui grâce à son mariage avec le prince russe Michel de Kiev les confia à la cathédrale Saint-Wladimir de Kiev où elles se trouvent toujours.

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3 décembre 2006 7 03 /12 /décembre /2006 02:11

Prière composée d' après saint François Xavier:

 

 

DIEU ETERNEL, Créateur de toutes choses,

Faites  que je n' oublie pas que vous avez créé les âmes des NON-CROYANTS à votre image et à votre ressemblance.

SEIGNEUR, comment est-il possible que les NON-CROYANTS ignorent votre amour, et se trouvent ainsi dans une prison éternelle ?

Faites que je me souvienne que votre Fils Jésus-Christ a répandu et répand son sang gracieusement pour eux.

Faites que je me souvienne qu' iI a souffert et souffre en prenant sur lui leurs tourments et leurs fautes.

Faites que je ne me permette pas de ne pas être inquiété que les NON-CROYANTS vous ignorent.

Oui , par l' action heureuse de votre amour et de votre volonté

        et l' aide de vos saints et de votre Eglise -épouse de votre Fils-

j'espère ne pas oublier votre grâce.

C' est votre grâce qui défait les fausses icônes et les fausses stars d' aujourd' hui et d' hier, c' est votre grâce qui détruit  l' infidélité, c'est votre grâce qui vient à bout de nos esclavages et de nos addictions , c'est votre grâce qui creuse nos âmes.

MERCI de me faire connaître votre Fils MON SEIGNEUR JESUS CHRIST que vous nous avez envoyé, à nous, infidèles comme fidèles, et à moi faible dans ma promesse.

Il n' y a que VOUS mon Seigneur et mon Dieu qui me permettez de vous chanter !

Le Seigneur de ma vie est mon salut et ma résurrection.

C'est par  LUI que je suis sauvé, c'est par LUI que nous sommes sauvés. Il rachète mes fautes et nos fautes.

GLOIRE A LUI POUR L' ETERNITE ! 

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3 décembre 2006 7 03 /12 /décembre /2006 00:40

Saint François Xavier (1506-1552), patron des missions.

CETTE ANNEE NOUS FETONS SON JUBILE !

" Je suis venu apporter le feu sur la terre " St Luc XII, 49

" Allez et embrasez l' univers ! " St Ignace de Loyola

Saint François Xavier fut un des compagnons qui suivirent saint Ignace de Loyola, fondateur de la Société ( ou Compagnie ) de Jésus, les Jésuites.

 Né à Xavier ( Javier en espagnol d'une racine basque signifiant maison neuve) dans le château fortifié de sa famille, en Navarre, il doit le quitter à l'âge de dix ans lorsque les troupes du roi Ferdinand de Castille et d' Aragon viennent réprimer un soulèvement de la province annexée depuis 1512, car son père était fidèle à la famille du roi de Navarre Jean d' Albret.

Ne pouvant donc embrasser la tradition militaire de sa famille, il se destine à la carrière ecclésiastique. Il part dans sa jeunesse pour Paris, où il étudie au collège Sainte-Barbe. Il y fait la connaissance du bienheureux Pierre Favre, savoyard.

Après avoir réussi leur maîtrise, les deux étudiants s' inscrivent en théologie, mais François se dissipe...C' est alors que les deux amis croisent le chemin d'un étudiant plus âgé ( il a 38 ans...) Ignace de Loyola, un noble basque ruiné, récemment converti à une foi plus ferme.

 Ils décident de se consacrer aux pauvres, et de regrouper de nouveaux compagnons. Le 15 août 1534 à Montmartre, ils font voeu d' obéissance au pape, en plus des voeux traditionnels, et de faire un pélerinage en Terre Sainte. C' EST LE DEBUT DE LA COMPAGNIE DE JESUS.

Mais la guerre entre les Vénitiens et les Ottomans les empêchent de se rendre à Jérusalem. Ils sont reçus par le pape Paul III en 1540 et décident de répandre l' Evangile dans le monde. C' est l' époque des grandes découvertes...

François Xavier part pour les Indes en 1541. En 1542 il est à Goa, possession portugaise aux Indes où il évangélise les pêcheurs et les intouchables visite les lépreux, fonde des écoles. Il y reste plusieurs années, séjourne dans le pays tamoul, la côte de Cochin, le cap Comorin, voyage dans les îles ( Sumatra ), jusqu' au Japon où il parcourt les ports et les côtes. Il convertit en dix ans des dizaines et des dizaines de milliers d' âmes. Il meurt en voulant gagner la Chine, au large de Canton sur l' île de Sancian le 3 décembre 1552.

Il est canonisé en 1622 en même temps que son compagnon Ignace. Il est enterré à Goa dans l' église du Bon Jésus qui n' a cessé depuis lors d' être un lieu de pélerinage pour les Indiens chrétiens et pour les catholiques en général. 

J' aime ce grand saint missionnaire qui criait un soir à la Sainte Vierge: " Notre Dame, ne m'aiderez- vous donc pas ? ".  Il plaçait sa volonté dans la confiance, une confiance forte, capable de provoquer.

Tombeau de Saint François Xavier, à Goa ( Inde )

Informations sur l' excellent site : www.jesuites.com

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2 décembre 2006 6 02 /12 /décembre /2006 16:46

La COLERE ( latin : cholera ) est un violent mécontentement à l' égard de quelqu' un ou de quelque chose, un mouvement agressif. Elle provoque des habitudes de violence, des coups ou des paroles provoquantes. Elle peut même installer le colérique dans une haine ou une rancune tenaces.

La colère s' oppose au 5ème commandement : HOMICIDE POINT NE SERAS.

Elle a comme conséquence le désir de vengeance; mais aussi après un affront violent , elle peut se retourner contre son auteur, et aller jusqu' à la tentation du suicide, ou de l' auto-destruction par l' usage de drogues ou l' abus d'alcool. Enfin dans son extrême limite elle peut aller jusqu' au meurtre.

De façon plus insidieuse, elle s' installe par des habitudes de mauvaise humeur, par la grossièrté de langage ou d' attitudes. Elle est issue de frustrations, de désirs inassouvis, de l' intempérance, de  l' inquiétude. Le colérique pense qu' il est en danger, et mobilise son énergie par la violence.

Le colérique instinctivement en danger peut retrouver la quiétude s'il fait confiance d' abord en l' ESPERANCE, appuyée bien sûr sur la Foi et la Charité.

L' Espérance, c'est la vertu qui permet de prier dans les épreuves, d'abandonner l' opinion répandue et distillée à longueur de journée qu' il est impossible de vivre en chrétien aujourd' hui . L ' Espérance c ' est  de comprendre que le SALUT ( c' est à dire la santé de l' âme qui pourra jouir de la pleine vision de l' Amour éternel ) est impérieusement nécessaire à  la vie. La santé du corps ne suffit pas, s' il n ' y a pas santé de l' âme. Le colérique ne respecte pas la santé des corps ( et du sien qu' il détruit symboliquement en détruisant  réellement celui de sa victime ) et des âmes ( de la sienne aussi ).

L' Espérance, c' est lutter contre le matérialisme qui  fait simplement profiter de la vie dans l' irréflexion et l' indifférence.

L' INDIFFERENCE est une variation froide de la colère. C'est son COROLLAIRE.

 Sans aller jusqu' au sentimentalisme, lutter contre la colère me permet de réaliser que le Christ vient toujours vers moi, à moi de l'accueillir, car il est lui-même la victime de la colère de la foule, et de l' indifférence des puissants qui lui est liée. Je ne peux lutter contre la colère par l' indifférence, la fausse quiétude de ceux qui croient que l' extinction des passions dans un détachement de la vie est la solution , car les deux, colère et indifférence sont liées. L' indifférence est la déculpabilisation des passions, la déculpabilisation du matérialisme et des puissants. Le seul remède, c' est l'Amour-charité.  

Je pense à Jésus qui après sa mort sur la Croix descendit aux enfers pour aller à la rencontre de ceux qui s' y trouvaient. Un geste simple est accompli ; prendre un homme par le bras, le relever, l' enlever à la colère, la destruction...

Ensuite au matin de Pâques Il est ressuscité, dans sa gloire Il me montre qu' Il est le Chemin, la Vérité et la Vie.

                                                  Eglise de Joigny, Yonne

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Published by Eric - dans réflexions
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