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  • : le blog ut-pupillam-oculi par : Eric
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  • : Je me propose de partager quelques réflexions, et de voyager avec vous dans l' univers spirituel de personnalités d' exception. Vous pouvez me laissez vos commentaires, afin que je puisse corriger les articles si nécessaire.
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19 septembre 2007 3 19 /09 /septembre /2007 19:44
   Francisca ( Françoise ) Cuallado Baixauli naquit le 3 décembre 1890 à Valence. Elle fut baptisée le 5 décembre, et fit sa première communion le 11 mai  1911, à l' église paroissiale de Saint-Pierre-de-Masanasa.

Très tôt, elle fut orpheline de père, et s' occupa de sa mère malade. Elle vivait de son travail de couturière, et faisait partie d' un syndicat catholique féminin. Elle s' occupait de pastorale sociale.
Elle communiait quotidiennement, et récitait le rosaire tous les jours. Inscrite à l' Action catholique féminine, elle faisait le catéchisme. Elle se dévouait auprès de familles nécessiteuses, en plus de ses tâches quotidiennes.

A la mi-septembre  1936, elle fut emprisonnée par les Rouges, et subit le martyre, quelques jours plus tard, le 19 septembre à Benifayo...Avant de mourir, elle eut la langue coupée, pour avoir crié : " Vive le Christ-Roi ! "

Cette femme travailleuse, au coeur simple et à la Foi ardente, fut béatifiée le 11 mars 2001 par Jean-Paul II, avec 232 autres martyrs de la guerre civile espagnole, issus de l' archidiocèse de Valence.
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19 septembre 2007 3 19 /09 /septembre /2007 19:20
Marie de la Yglesia y Varo naquit à  Cabra le 25 mars 1891, et à huit ans devint élève du tout nouveau collège des Soeurs des Ecoles Pies. Elle fit sa profession religieuse dans cette congrégation, le 11 décembre 1911, au Collège de Carabanchel, où elle fut une enseignante exemplaire.


Elle fut ensuite éducatrice à Santa Vitoria et à Madrid. En 1935, lorsqu' elle devint supérieure de la maison de Madrid, elle continua avec abnégation à enseigner, alors que la situation religieuse, depuis plusieurs années, était devenue difficile pour les Congrégations. Elle était d' autant plus courageuse, que sa santé s' était fortement détériorée.
Le 18 juillet 1936, après que l' école fut fermée, elle se réfugia dans un appartement en ville, au 5 de la rue Ferraz ; mais elle fut découverte par les miliciens rouges, et conduite au martyre le 19 septembre 1936.


Dolorès Aguiar-Mella naquit le 29 mars 1897 à Montevideo, en Uruguay, d' un père espagnol et d' une mère uruguayenne. Lorsqu' elle eut deux ans, la famille déménagea en Espagne à Madrid, où son père exerça le métier d' avocat.
Devenue orpheline de mère,  elle entra au Collège des Soeurs des Ecoles Pies à Carabanchel, où elle accomplit toute sa scolarité. En 1918, à 21 ans, elle obtint un emploi au Ministère du Trésor. Elle vivait une vie simple, animée d' une Foi profonde, et gardait des liens étroits avec ses anciennes éducatrices.

Quand le 18 juillet 1936, les Soeurs se réfugièrent dans un appartement  en ville, elle se joignit à elles pour les aider - la Mère Marie de Jésus étant de santé fragile. Elle n' eut pas peur des menaces, et resta ferme  dans sa décision. Elle partagea leur sort jusqu' au bout, lorsqu' elles furent toutes menées aux abords de Madrid pour être fusillées par des miliciens fanatiques le 19 septembre 1936.



Consuelo Aguiar-Mella naquit le 29 mars 1898 à Montevideo, et eut le même parcours que sa soeur aînée. Elle eut , elle aussi, une jeunesse fervente. Lorsque leur père mourut en 1929, elle partit quelques temps pour Tolède. Elle retourna à Madrid, et vécut dans l' appartement paternel, avec ses deux frères* qui étaient déjà mariés. Elle craignait pour la sécurité de sa soeur qui vivait avec les Religieuses. Lorsqu' elle apprit leur arrestation, elle se joignit à elles, et reçut donc, elle aussi, la palme du martyre...


*L 'un deux était vice-consul d' Uruguay.
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18 septembre 2007 2 18 /09 /septembre /2007 21:07
Né dans le Pays basque espagnol, le 2 novembre 1884, il était le troisième d' une famille de six enfants au sein d' une famille de paysans profondément religieuse, et animée d' une véritable charité chrétienne. Il vécut une enfance heureuse et simple, rythmée par l' école, les travaux des champs et le service d' enfant de choeur. Il manifesta tôt le désir de devenir Marianiste. Les Marianistes venaient de s' installer à Escoriaza, ayant transformé un ancien établissement balnéaire pour en faire leur maison.



Il entra à 18 ans au noviciat de Vitoria, et fut remarqué par la force de ses dispositions, sa sincérité et sa simplicité d' âme. Il fit ses  premiers voeux en 1903, et se plaça sous la protection de Marie, pour laquelle il avait une grande dévotion. Il devint un instituteur religieux, plein de bonté et de sérieux, plaçant le service du Seigneur et de sa Très Sainte Mère comme unique but de sa vie. Il suivait son chemin avec une piété profonde, et se consacrait de toutes ses forces à son enseignement. Il faisait réciter à ses petits élèves le rosaire, et ne manquait pas de  les stimuler par son exemple à la Messe, avec beaucoup de calme et de charité.

Lorsque la guerre civile éclata en 1936, il était directeur des classes primaires du Collège de ND du Pilar à Madrid. Le 24 juillet, les Rouges réquisitionnèrent le collège et la communauté se dispersa. Le Frère Charles fut deux fois arrêté et deux fois libéré dans l' agitation du moment.
La situation s' étant détériorée, il décida de se rendre à Ciudad Real, où l' un de ses anciens élèves se proposait de l' accueillir. Il y arriva le 29 juillet, après un voyage qui faillit lui coûter la vie. La ville venait d' être prise par les Rouges et les Marianistes de la ville s' étaient eux aussi dispersés. Le climat politique était pire qu' à Madrid, et les religieux étaient les principaux accusés du régime en place. " Ma décision sera celle de Dieu " avait-il coutume de dire. " Du reste que veulent-ils de plus de moi, me tuer ? "
Le 6 septembre, il fut arrêté et placé dans une cellule isolée de la maison du peuple. Parfaitement conscient du danger, il passa ses derniers jours dans la sérénité la plus totale, confiant dans les desseins du Seigneur. La veille de sa mort, il manifesta le désir de se confesser, mais il ne fut pas exaucé.

Dans la nuit du 18 septembre, il fut tiré de son cachot avec d' autres compagnons et fusillé près d' Alarcos, et son corps jeté dans un fosse commune.

Il fut béatifié par Jean-Paul II le 1er octobre 1995.
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18 septembre 2007 2 18 /09 /septembre /2007 21:04
 Né à Slawin, en Pologne, le 21 janvier 1905, il fit ses études à Ostrowo et entra au séminaire de Poznan. Il poursuivit sa formation à Gniezno, et devint prêtre du diocèse de Poznan en 1929.


En 1936, il fut nommé curé à la paroisse de Saint-Stanislas à Goscieszyn-sur-Obra. Il fut arrêté par la gestapo en octobre 1941. Il refusa de renoncer à son sacerdoce, comme le lui avait intimé les autorités locales hitlériennes, et mourut à Dachau le 18 septembre 1942.


Il fut béatifié par Jean-Paul II le 13 juin 1999.
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17 septembre 2007 1 17 /09 /septembre /2007 19:59
Hildegarde naquit à Kreuznach, au château de Böckenheim en 1098. Entre 1147 et 1150, près de Bingen, sur les bords du Rhin, elle fonda son premier monastère, et en 1165, le second.
Malgré une santé fragile, elle vécut jusqu' à 81 ans. Elle supporta un long combat spirituel. Personne délicate, et douée d' un grand sens artistique - et en particulier d' un grand don musical -  elle fut une sainte extrêmement originale.

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Douée d' une grande force de caractère et favorisée de visions célestes, elle écrivit de nombreux ouvrages et poèmes. Elle n' hésitait pas à prêcher sur les places publiques.
Elle interpella les grands personnages de son temps : Philippe d' Alsace, L' Empereur Frédéric Barberousse, Eugène III, saint Bernard, etc...

Elle mourut le 17 septembre 1179.

 Bibliographie : Régine Pernoud, Hildegarde de Bingen, Ed du Rocher

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17 septembre 2007 1 17 /09 /septembre /2007 19:07
Depuis hier 16 septembre 2007, l' Eglise compte un nouveau bienheureux !

 Jean Papczynski naquit à Podegrodzie, en Pologne, le 18 mai 1631. Il fréquenta l' école paroissiale, puis le collège des Jésuites de Lwow ( ville à l' époque appelée Léopold en français, aujourd' hui en Ukraine ) et celui de Rawa Mazowiecka. A partir de 1654, il entreprit des études philosophie et entra au noviciat des Ecoles Pies de Podoliniec, où il prit le nom de Stanislas de Jésus-Marie. Il déménagea à Varsovie pour sa deuxième année en théologie, et fut ordonné prêtre en 1661.

Il devint à Varsovie un professeur de rhétorique célèbre, mais surtout un prédicateur et un confesseur estimé. Il eut parmi ses pénitents, le cardinal Antonio Pignatelli, nonce apostolique en Pologne, qui deviendra plus tard pape sous le nom d' Innocent XII.


L' Institut des Ecoles Pies de Varsovie était malheureusement divisé en deux factions rivales. Le bienheureux Stanislas de Jésus-Marie n' eut d' autre choix que de démissionner pour pacifier les esprits en 1670. Il décida de fonder un nouvel institut, celui des Clercs Marianistes de l' Immaculée Conception de la BV Marie. 
Les clercs de la nouvelle congrégation reçurent leur habit blanc et se réunirent sous l' impulsion de Stanislas Krajewski, un ermite qui vivait avec plusieurs disciples à Korabiew, aujourd' hui Puszcza Marianskè. Le bienheureux Stanislas de Jésus-Marie fut nommé supérieur de cette nouvelle congrégation par l' évêque Mgr Swiecicki le 24 octobre 1673, date considérée comme celle de la fondation officielle des Marianistes de l' Immaculée Conception.

A la clôture et aux règles strictes de pénitence, la Congrégation ajoutait l' obligation d' aide pastorale, puis en 1676 celle de prier pour les âmes du Purgatoire, en particulier celles des défunts tués à la guerre - les guerres contre les Turcs étaient alors fréquentes - ou celles des victimes de la peste. 
Il ouvrit une nouvelle maison à la Nouvelle Jérusalem qui se situait à Gora Kalwaria ( le Mont du Calvaire ). Lui-même y demeura jusqu' à sa mort, et se tint dans son couvent, contigu à la petite église du Cénacle du Seigneur, où il prêchait souvent.



Il ne reçut l' approbation pontificale qu' en 1699, qui concéda  à la Congrégation la Règle des Dix Vertus de la Bienheureuse Vierge Marie.
Il mourut le 17 septembre 1701, laissant de nombreux écrits spirituels. Les religieux étaient une vingtaine, mais pendant tout le XVIIIème siècle, la Congrégation prit une certaine vigueur, grâce à l' action du Père Casimir Wyszynski qui obtint en 1786 du Pape Pie VI une réforme de la Règle. 

La Pologne fut divisée à cette époque entre la Prusse, l' Autriche et la Russie. En 1908, la Congrégation ne comptait plus qu' un seul membre !  

C' est alors que le bienheureux Georges Matulaitis entra chez les Clercs Marianistes de l' Immaculée Conception et redonna vie à cette congrégation mourante...

Aujourd' hui, elle est présente non seulement en Pologne, mais aussi aux Etats-Unis, en Angleterre, en Allemagne, en Lithuanie, en Lettonie, au Portugal, au Brésil, en Argentine, en Australie, en Italie ( où se trouve sa Maison généralice à Rome ).  

Si sa cause fut introduite en 1751, ce n' est officiellement qu' hier, 16 septembre 2007 qu' il a été béatifié...

Son mémorial est fixé au 17 septembre.





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17 septembre 2007 1 17 /09 /septembre /2007 19:00
  Sigismond ( en polonais Zygmunt ) Sajna naquit à Zurawlowka le 20 janvier 1897. Il fut ordonné prêtre en 1920. Il fit des études de Droit canonique à Rome, puis s' occupa de plusieurs paroisses à Varsovie.

En 1938, il fut nommé à Gora Kalwaria ( le Mont du Calvaire ). Ses sermons patriotiques attirèrent l' attention des occupants allemands. Il fut d' abord consigné à demeure, puis envoyé à la prison de Pawiak.


Il mourut au village de Palmiry le 17 septembre 1940, lieu d' exécution de milliers de membres de l' intelligentsia polonaise. 

Il fut béatifié par Jean-Paul II en juin 1999.
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17 septembre 2007 1 17 /09 /septembre /2007 18:56
Au cours d' un jeûne préparatoire à la fête de saint Michel, en septembre 1224, le Poverello, en prière sur le Mont Alverne, vit un séraphin qui imprima sur son corps les cinq plaies du Sauveur, achevant ainsi de le rendre semblable au Crucifié.


Saint  François d' Assise stigmatisé, tableau de Cigoli ( 1559-1613 ) aux Offices à Florence.
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16 septembre 2007 7 16 /09 /septembre /2007 19:23

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Elu pape en 251, mort en exil à Centum-Cellae ( Civita Vecchia ) en juin 253, saint Corneille fit face avec prudence et fermeté aux dangers que courait l' Eglise frappée par la persécution et divisée par le schisme au sujet de la réconciliation des apostats ( relaps ).
Dans cette affaire, il fut soutenu contre Novatien par l' évêque saint Cyprien de Carthage. Celui-ci, né de parents païens vers 210, fut d' abord avocat. Evêque en 249, il soutint la nullité du baptême conféré par les hérétiques, opinion condamnée par le pape. Il échappa à la persécution de Dèce, en 251.
Exilé en 257, puis rappelé à Cathage et mis en demeure de sacrifier aux idoles, il est décapité le 14 septembre 258. A sa sentence de mort, il avait répondu : Deo gratias !
Ses écrits sont d' une grande richesse doctrinale.  

saint-cyprien.jpg

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15 septembre 2007 6 15 /09 /septembre /2007 18:18
   Ladislas ( Wladyslaw en polonais ) Miegon naquit à Sandomir ( Sandomierz ) le 30 septembre 1892 au sein d' une famille aisée, profondément religieuse et patriote. A dix ans, après avoir été éduqué à la maison par des précepteurs, il entra au lycée de Sandomir, et à seize ans au séminaire. Il fut ordonné en 1915 pendant la Première guerre mondiale et exerça son ministère dans diverses paroisses de la ville. 

Sandomir était alors possession russe, après avoir fait partie de l' empire autrichien jusqu' au début du XIXème siècle, et elle fut à nouveau occupée alors par l' armée autrichienne. Il apporta donc son soutien spirituel aux soldats de l' armée autrichienne, et en particulier aux Polonais.

sandomir-copie-1.jpg                                                                               Cathédrale de Sandomir

Lorsque la Pologne recouvrit son indépendance en 1918, il demanda à l' automne de cette année de devenir chapelain militaire. Il en obtint la permission au début de l' année 1919, et devint aumônier d' une unité de marine qui se battait contre les Bolchéviques à Modlin. Il organisa ensuite pendant une année des cours de langue et civilisation polonaises, d' histoire et de mathématiques aux marins à la base de Puck, l' ancienne Putzig en Poméranie.
L' année 1920 fut particulièrement cruelle sur le front polono-bolchévique, et il porta secours aux blessés et aux mourants. Il fut lui-même blessé, et ensuite décoré en 1920 par le Maréchal Pilsudski.

A partir de 1924, la Flotte fut basée à Gdynia sur la Mer Baltique, l' ancienne Gdingen prussienne, et il reprit ses cours, ainsi que l' organisation de pièces de théâtre amateur. La base se situait dans le corridor polonais qui coupait la Prusse en deux, et était devenue polonaise en 1920. La marine polonaise, aidée d' un consortium franco-polonais, fit construire un port moderne pour faire face à Dantzig, ville allemande ( aujourd' hui Gdansk ).

Il avait toujours le désir d' inculquer force spirituelle et amour de la patrie à ses marins. Il partit en 1930 pour Lublin étudier le Droit canonique. Il revint en 1934. ll fit construire une chapelle militaire pour la Flotte à Oksywie, dans les environs de Gdynia, qui fut consacrée en 1939, et il reçut le grade de commandant.
Lorsque les Allemands envahirent la région à l' automne 1939, il fut capturé et emmené sur le tristement célèbre paquebot Wilhelm Gustloff à Flensbourg dans le Schleswig-Holstein. Il fut ensuite enfermé à Buchenwald, puis à Dachau.

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                                 Eglise de Puck ( prononcer Poutsk )


Il mourut du typhus à Dachau le 15 septembre 1942, fête de ND des Douleurs, et son corps fut jeté au four crématoire.

Il fut béatifié par Jean-Paul II le 13 juin 1999 à Varsovie.
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