Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : le blog ut-pupillam-oculi par : Eric
  •   le blog ut-pupillam-oculi par : Eric
  • : Je me propose de partager quelques réflexions, et de voyager avec vous dans l' univers spirituel de personnalités d' exception. Vous pouvez me laissez vos commentaires, afin que je puisse corriger les articles si nécessaire.
  • Contact

Recherche

19 septembre 2007 3 19 /09 /septembre /2007 20:00
Le XIIIème siècle fut une époque de prospérité pour la Catalogne, qui commerçait avec les pays méditerranéens.

Marie naquit en 1230 à Barcelone dans une famille aisée, les Cervello ( ou Cervellon ). A 18 ans, elle voulut se faire religieuse dans un nouvel Ordre , les Mercédaires, qui avait été fondé récemment par saint Pierre Nolasque, avec l' aide de Pierre Ier d' Aragon. La Catalogne était alors unie - mais non sujette - du Royaume d' Aragon.


Le but de cet Ordre était de racheter les Chrétiens faits prisonniers en mer ou le long des côtes, et emmenés en terre barbaresque ( c' est-à-dire dans l' Afrique du Nord actuelle ), ou dans le Levant turc, pour être vendus comme esclaves.


La Mer Méditerranée était sillonnée par des navires en quêtes d' esclaves et de richesses, et des razzias musulmanes était régulièrement menées sur les côtes, en plus des conflits ponctuels incessants entre différentes puissances.


Cet Ordre était masculin, mais il existait des groupes de femmes qui soutenaient leur action, par la prière et par la levée de fonds, pour rapatrier les captifs...Ces opérations étaient fort coûteuses, et il fallait être convaincant et pragmatique. Il s' agissait d' une ONG avant la lettre !

Marie et sa mère faisaient partie d' un groupe de soutien à Barcelone ; et lorque sa mère mourut, elle donna son héritage à l' Ordre des Mercédaires, ou Ordre de Sainte-Marie-de-la-Merci. En 1275, son groupe de soutien féminin reçut la permission de se transformer en Tiers-Ordre mercédaire, avec habit religieux et élection d' une première prieure : ce fut Marie de Cervellon, qui reçut le nom de Marie du Secours.



Elle prenait en charge, avec son groupe de religieuses, les captifs rapatriés, afin de leur donner une vie digne. On parlerait aujourd' hui de réinsertion.


Lorsqu' elle mourut le 19 septembre 1290 à Barcelone,  un culte spontané se propagea dans toute la région. On se souvenait d' elle, comme la mère de tant d' âmes en peine ! Beaucoup continuèrent à faire appel à son intercession.
Finalement le Pape Innocent XII l' inscrivit au Martyrologe romain en 1697. 

sainte-marie-de-cervellon.jpg

Sainte Marie de Cervellon est enterrée à Barcelone en l' église ND de la Merci ( la Mercedès ). Cette église, comme tant d' autres, fut dévastée pendant la guerre civile ( 1936-1939 ). Beaucoup de tombes, et parmi elles, celles de saints, furent profanées ( notamment celles des Soeurs salésiennes ), mais la tombe de sainte Marie de Cervellon resta intacte...

nti_bug_fck
Repost 0
19 septembre 2007 3 19 /09 /septembre /2007 19:44
   Francisca ( Françoise ) Cuallado Baixauli naquit le 3 décembre 1890 à Valence. Elle fut baptisée le 5 décembre, et fit sa première communion le 11 mai  1911, à l' église paroissiale de Saint-Pierre-de-Masanasa.

Très tôt, elle fut orpheline de père, et s' occupa de sa mère malade. Elle vivait de son travail de couturière, et faisait partie d' un syndicat catholique féminin. Elle s' occupait de pastorale sociale.
Elle communiait quotidiennement, et récitait le rosaire tous les jours. Inscrite à l' Action catholique féminine, elle faisait le catéchisme. Elle se dévouait auprès de familles nécessiteuses, en plus de ses tâches quotidiennes.

A la mi-septembre  1936, elle fut emprisonnée par les Rouges, et subit le martyre, quelques jours plus tard, le 19 septembre à Benifayo...Avant de mourir, elle eut la langue coupée, pour avoir crié : " Vive le Christ-Roi ! "

Cette femme travailleuse, au coeur simple et à la Foi ardente, fut béatifiée le 11 mars 2001 par Jean-Paul II, avec 232 autres martyrs de la guerre civile espagnole, issus de l' archidiocèse de Valence.
Repost 0
19 septembre 2007 3 19 /09 /septembre /2007 19:20
Marie de la Yglesia y Varo naquit à  Cabra le 25 mars 1891, et à huit ans devint élève du tout nouveau collège des Soeurs des Ecoles Pies. Elle fit sa profession religieuse dans cette congrégation, le 11 décembre 1911, au Collège de Carabanchel, où elle fut une enseignante exemplaire.


Elle fut ensuite éducatrice à Santa Vitoria et à Madrid. En 1935, lorsqu' elle devint supérieure de la maison de Madrid, elle continua avec abnégation à enseigner, alors que la situation religieuse, depuis plusieurs années, était devenue difficile pour les Congrégations. Elle était d' autant plus courageuse, que sa santé s' était fortement détériorée.
Le 18 juillet 1936, après que l' école fut fermée, elle se réfugia dans un appartement en ville, au 5 de la rue Ferraz ; mais elle fut découverte par les miliciens rouges, et conduite au martyre le 19 septembre 1936.


Dolorès Aguiar-Mella naquit le 29 mars 1897 à Montevideo, en Uruguay, d' un père espagnol et d' une mère uruguayenne. Lorsqu' elle eut deux ans, la famille déménagea en Espagne à Madrid, où son père exerça le métier d' avocat.
Devenue orpheline de mère,  elle entra au Collège des Soeurs des Ecoles Pies à Carabanchel, où elle accomplit toute sa scolarité. En 1918, à 21 ans, elle obtint un emploi au Ministère du Trésor. Elle vivait une vie simple, animée d' une Foi profonde, et gardait des liens étroits avec ses anciennes éducatrices.

Quand le 18 juillet 1936, les Soeurs se réfugièrent dans un appartement  en ville, elle se joignit à elles pour les aider - la Mère Marie de Jésus étant de santé fragile. Elle n' eut pas peur des menaces, et resta ferme  dans sa décision. Elle partagea leur sort jusqu' au bout, lorsqu' elles furent toutes menées aux abords de Madrid pour être fusillées par des miliciens fanatiques le 19 septembre 1936.



Consuelo Aguiar-Mella naquit le 29 mars 1898 à Montevideo, et eut le même parcours que sa soeur aînée. Elle eut , elle aussi, une jeunesse fervente. Lorsque leur père mourut en 1929, elle partit quelques temps pour Tolède. Elle retourna à Madrid, et vécut dans l' appartement paternel, avec ses deux frères* qui étaient déjà mariés. Elle craignait pour la sécurité de sa soeur qui vivait avec les Religieuses. Lorsqu' elle apprit leur arrestation, elle se joignit à elles, et reçut donc, elle aussi, la palme du martyre...


*L 'un deux était vice-consul d' Uruguay.
Repost 0
18 septembre 2007 2 18 /09 /septembre /2007 21:07
Né dans le Pays basque espagnol, le 2 novembre 1884, il était le troisième d' une famille de six enfants au sein d' une famille de paysans profondément religieuse, et animée d' une véritable charité chrétienne. Il vécut une enfance heureuse et simple, rythmée par l' école, les travaux des champs et le service d' enfant de choeur. Il manifesta tôt le désir de devenir Marianiste. Les Marianistes venaient de s' installer à Escoriaza, ayant transformé un ancien établissement balnéaire pour en faire leur maison.



Il entra à 18 ans au noviciat de Vitoria, et fut remarqué par la force de ses dispositions, sa sincérité et sa simplicité d' âme. Il fit ses  premiers voeux en 1903, et se plaça sous la protection de Marie, pour laquelle il avait une grande dévotion. Il devint un instituteur religieux, plein de bonté et de sérieux, plaçant le service du Seigneur et de sa Très Sainte Mère comme unique but de sa vie. Il suivait son chemin avec une piété profonde, et se consacrait de toutes ses forces à son enseignement. Il faisait réciter à ses petits élèves le rosaire, et ne manquait pas de  les stimuler par son exemple à la Messe, avec beaucoup de calme et de charité.

Lorsque la guerre civile éclata en 1936, il était directeur des classes primaires du Collège de ND du Pilar à Madrid. Le 24 juillet, les Rouges réquisitionnèrent le collège et la communauté se dispersa. Le Frère Charles fut deux fois arrêté et deux fois libéré dans l' agitation du moment.
La situation s' étant détériorée, il décida de se rendre à Ciudad Real, où l' un de ses anciens élèves se proposait de l' accueillir. Il y arriva le 29 juillet, après un voyage qui faillit lui coûter la vie. La ville venait d' être prise par les Rouges et les Marianistes de la ville s' étaient eux aussi dispersés. Le climat politique était pire qu' à Madrid, et les religieux étaient les principaux accusés du régime en place. " Ma décision sera celle de Dieu " avait-il coutume de dire. " Du reste que veulent-ils de plus de moi, me tuer ? "
Le 6 septembre, il fut arrêté et placé dans une cellule isolée de la maison du peuple. Parfaitement conscient du danger, il passa ses derniers jours dans la sérénité la plus totale, confiant dans les desseins du Seigneur. La veille de sa mort, il manifesta le désir de se confesser, mais il ne fut pas exaucé.

Dans la nuit du 18 septembre, il fut tiré de son cachot avec d' autres compagnons et fusillé près d' Alarcos, et son corps jeté dans un fosse commune.

Il fut béatifié par Jean-Paul II le 1er octobre 1995.
nti_bug_fck
Repost 0
18 septembre 2007 2 18 /09 /septembre /2007 21:04
 Né à Slawin, en Pologne, le 21 janvier 1905, il fit ses études à Ostrowo et entra au séminaire de Poznan. Il poursuivit sa formation à Gniezno, et devint prêtre du diocèse de Poznan en 1929.


En 1936, il fut nommé curé à la paroisse de Saint-Stanislas à Goscieszyn-sur-Obra. Il fut arrêté par la gestapo en octobre 1941. Il refusa de renoncer à son sacerdoce, comme le lui avait intimé les autorités locales hitlériennes, et mourut à Dachau le 18 septembre 1942.


Il fut béatifié par Jean-Paul II le 13 juin 1999.
Repost 0
17 septembre 2007 1 17 /09 /septembre /2007 19:59
Hildegarde naquit à Kreuznach, au château de Böckenheim en 1098. Entre 1147 et 1150, près de Bingen, sur les bords du Rhin, elle fonda son premier monastère, et en 1165, le second.
Malgré une santé fragile, elle vécut jusqu' à 81 ans. Elle supporta un long combat spirituel. Personne délicate, et douée d' un grand sens artistique - et en particulier d' un grand don musical -  elle fut une sainte extrêmement originale.

hildegarde-de-bingen.jpg 

Douée d' une grande force de caractère et favorisée de visions célestes, elle écrivit de nombreux ouvrages et poèmes. Elle n' hésitait pas à prêcher sur les places publiques.
Elle interpella les grands personnages de son temps : Philippe d' Alsace, L' Empereur Frédéric Barberousse, Eugène III, saint Bernard, etc...

Elle mourut le 17 septembre 1179.

 Bibliographie : Régine Pernoud, Hildegarde de Bingen, Ed du Rocher

hildegarde.jpg

Repost 0
17 septembre 2007 1 17 /09 /septembre /2007 19:07
Depuis hier 16 septembre 2007, l' Eglise compte un nouveau bienheureux !

 Jean Papczynski naquit à Podegrodzie, en Pologne, le 18 mai 1631. Il fréquenta l' école paroissiale, puis le collège des Jésuites de Lwow ( ville à l' époque appelée Léopold en français, aujourd' hui en Ukraine ) et celui de Rawa Mazowiecka. A partir de 1654, il entreprit des études philosophie et entra au noviciat des Ecoles Pies de Podoliniec, où il prit le nom de Stanislas de Jésus-Marie. Il déménagea à Varsovie pour sa deuxième année en théologie, et fut ordonné prêtre en 1661.

Il devint à Varsovie un professeur de rhétorique célèbre, mais surtout un prédicateur et un confesseur estimé. Il eut parmi ses pénitents, le cardinal Antonio Pignatelli, nonce apostolique en Pologne, qui deviendra plus tard pape sous le nom d' Innocent XII.


L' Institut des Ecoles Pies de Varsovie était malheureusement divisé en deux factions rivales. Le bienheureux Stanislas de Jésus-Marie n' eut d' autre choix que de démissionner pour pacifier les esprits en 1670. Il décida de fonder un nouvel institut, celui des Clercs Marianistes de l' Immaculée Conception de la BV Marie. 
Les clercs de la nouvelle congrégation reçurent leur habit blanc et se réunirent sous l' impulsion de Stanislas Krajewski, un ermite qui vivait avec plusieurs disciples à Korabiew, aujourd' hui Puszcza Marianskè. Le bienheureux Stanislas de Jésus-Marie fut nommé supérieur de cette nouvelle congrégation par l' évêque Mgr Swiecicki le 24 octobre 1673, date considérée comme celle de la fondation officielle des Marianistes de l' Immaculée Conception.

A la clôture et aux règles strictes de pénitence, la Congrégation ajoutait l' obligation d' aide pastorale, puis en 1676 celle de prier pour les âmes du Purgatoire, en particulier celles des défunts tués à la guerre - les guerres contre les Turcs étaient alors fréquentes - ou celles des victimes de la peste. 
Il ouvrit une nouvelle maison à la Nouvelle Jérusalem qui se situait à Gora Kalwaria ( le Mont du Calvaire ). Lui-même y demeura jusqu' à sa mort, et se tint dans son couvent, contigu à la petite église du Cénacle du Seigneur, où il prêchait souvent.



Il ne reçut l' approbation pontificale qu' en 1699, qui concéda  à la Congrégation la Règle des Dix Vertus de la Bienheureuse Vierge Marie.
Il mourut le 17 septembre 1701, laissant de nombreux écrits spirituels. Les religieux étaient une vingtaine, mais pendant tout le XVIIIème siècle, la Congrégation prit une certaine vigueur, grâce à l' action du Père Casimir Wyszynski qui obtint en 1786 du Pape Pie VI une réforme de la Règle. 

La Pologne fut divisée à cette époque entre la Prusse, l' Autriche et la Russie. En 1908, la Congrégation ne comptait plus qu' un seul membre !  

C' est alors que le bienheureux Georges Matulaitis entra chez les Clercs Marianistes de l' Immaculée Conception et redonna vie à cette congrégation mourante...

Aujourd' hui, elle est présente non seulement en Pologne, mais aussi aux Etats-Unis, en Angleterre, en Allemagne, en Lithuanie, en Lettonie, au Portugal, au Brésil, en Argentine, en Australie, en Italie ( où se trouve sa Maison généralice à Rome ).  

Si sa cause fut introduite en 1751, ce n' est officiellement qu' hier, 16 septembre 2007 qu' il a été béatifié...

Son mémorial est fixé au 17 septembre.





Repost 0
17 septembre 2007 1 17 /09 /septembre /2007 19:00
  Sigismond ( en polonais Zygmunt ) Sajna naquit à Zurawlowka le 20 janvier 1897. Il fut ordonné prêtre en 1920. Il fit des études de Droit canonique à Rome, puis s' occupa de plusieurs paroisses à Varsovie.

En 1938, il fut nommé à Gora Kalwaria ( le Mont du Calvaire ). Ses sermons patriotiques attirèrent l' attention des occupants allemands. Il fut d' abord consigné à demeure, puis envoyé à la prison de Pawiak.


Il mourut au village de Palmiry le 17 septembre 1940, lieu d' exécution de milliers de membres de l' intelligentsia polonaise. 

Il fut béatifié par Jean-Paul II en juin 1999.
Repost 0
17 septembre 2007 1 17 /09 /septembre /2007 18:56
Au cours d' un jeûne préparatoire à la fête de saint Michel, en septembre 1224, le Poverello, en prière sur le Mont Alverne, vit un séraphin qui imprima sur son corps les cinq plaies du Sauveur, achevant ainsi de le rendre semblable au Crucifié.


Saint  François d' Assise stigmatisé, tableau de Cigoli ( 1559-1613 ) aux Offices à Florence.
Repost 0
16 septembre 2007 7 16 /09 /septembre /2007 19:23

cornelius.jpg

Elu pape en 251, mort en exil à Centum-Cellae ( Civita Vecchia ) en juin 253, saint Corneille fit face avec prudence et fermeté aux dangers que courait l' Eglise frappée par la persécution et divisée par le schisme au sujet de la réconciliation des apostats ( relaps ).
Dans cette affaire, il fut soutenu contre Novatien par l' évêque saint Cyprien de Carthage. Celui-ci, né de parents païens vers 210, fut d' abord avocat. Evêque en 249, il soutint la nullité du baptême conféré par les hérétiques, opinion condamnée par le pape. Il échappa à la persécution de Dèce, en 251.
Exilé en 257, puis rappelé à Cathage et mis en demeure de sacrifier aux idoles, il est décapité le 14 septembre 258. A sa sentence de mort, il avait répondu : Deo gratias !
Ses écrits sont d' une grande richesse doctrinale.  

saint-cyprien.jpg

Repost 0