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14 novembre 2007 3 14 /11 /novembre /2007 19:16
En 1383, des Franciscains arrivèrent d' Europe pour grossir les rangs des Franciscains dans leur couvent du Mont Sion, en Terre Sainte. l' Ordre des Frères Mineurs est en effet le gardien des Lieux Saints et depuis le Moyen Age jusqu' à nos jours est organisé en Custodie.

Pendant huit ans, ces nouveaux Frères, Nicolas Tavelic, Adéodat Aribert de Rodez, Etienne de Coni et Pierre de Narbonne, vécurent selon la règle de saint François, s' occupant des Chrétiens confiés à leur protection, et s' efforçant de réaliser un apostolat, pratiquement infructeux, au sein des Musulmans.

Le 11 novembre 1391, ils furent convoqués devant le Cadi de Jérusalem pour exposer leur Foi. Ils firent une lecture publique d' un exposé théologique qu' ils avaient préparé avec grand soin. Après une audition attentive de leur présentation, les autorités leur intimèrent de se rétracter. Les Franciscains refusèrent et furent aussitôt condamnés à mort. Enfermés pendant trois jours, ils furent exposés à de cruels sévices.

Le 14 novembre, on leur demanda d' abjurer. Ils refusèrent à nouveau. Ils furent battus à mort, écartelés et brûlés. Leur martyre fut décrit par le Père Gérald Calveti dans une lettre envoyée à son Ordre. Il devait lui-aussi mourir peu de temps après.

tavelic.jpg

Ceux-ci furent toujours honorés chez les Frères Mineurs. En 1889, le Pape Léon XIII confirma la mémoire liturgique du bienheureux Nicolas Tavelic qui était spécialement vénéré en Yougoslavie.

En 1966, le Pape Paul VI confirma la mémoire liturgique des trois autres Franciscains, fixant leur fête au 17 novembre, alors que la mémoire de ces martyrs était fixée au 14 novembre au sein de l' Ordre. Finalement le 21 juin 1970, Paul VI canonisa les quatre Franciscains, fixant leur fête au 14 novembre. Ils sont les premiers saints martyrs de la Custodie de Terre Sainte.

Nicolas Tavelic, Croate,  était originaire de Dalmatie, où il naquit vers 1340. Il entra adolescant chez les Franciscains, et devenu prêtre, évangélisa la Bosnie et prêcha avec le Père Adéodat de Rodez contre la secte des Bogomiles qui niait la nature divine du Christ, et avait une vision manichéenne de l' existence, en définissant un esprit du mal égal à l' esprit du bien. Les Bogomiles ( appelés au Moyen Age, les Bougres ) niaient aussi la Trinité, et refusaient le baptême ainsi que le sacrement de mariage.

Adéodat de Rodez prêcha à partir de 1372 avec le Père Nicolas, avant de se rendre en Palestine avec lui.

Pierre de Narbonne fut envoyé en 1368 en Ombrie par le bienheureux Paul de Foligno ( 1309-1391 ) où il vécut dans la prière et la méditation. En 1381, il partit en mission pour la Palestine.

Etienne de Coni avait vécu à Gênes, puis avait été envoyé par ses supérieurs en Corse. De Corse, il partit en mission pour la Terre Sainte en 1383.
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13 novembre 2007 2 13 /11 /novembre /2007 20:16
djidjov.jpg    Joseph Dijdjov naquit en Bulgarie à Plovdiv, l' ancienne Philippoli, le 19 juillet 1919, au sein d' une famille catholique de rite latin. En 1926, il devint élève du collège des Assomptionnistes. Il aimait les mathématiques et le football. Dès sa prime adolescence, il avait le désir d' être prêtre.
Le 2 février 1938, il entra comme aspirant chez les Assomptionnistes de Nozeroy, en France dans le Jura. Il prit le nom de Paul, comme l' Apôtre des Gentils. Ainsi qu' il était de coutume alors dans cette Congrégation, les nouveaux religieux prenaient un nouveau  nom de religion, comme pour marquer le début d' une nouvelle vie et leur détachement de l' esprit du monde. Il avait 18 ans.

Ensuite il poursuivit ses études de théologie au noviciat des Pères Assomptionnistes, près de Paris à Lormoy. La France entra en guerre peu de temps après. Pendant l' occupation, les vivres vinrent souvent à manquer. Les novices, conduits par le Frère Paul, élevèrent des moutons...Il retourna en Bulgarie en 1942 poursuivre ses études. Il fut ordonné à la fin de la guerre en janvier 1945. Quelques mois plus tard, l' Armée Rouge faisait capituler le régime bulgare satellisé par le IIIème Reich.

Le bienheureux Paul fut envoyé par ses supérieurs à Varna, au bord de la Mer Noire, pour étudier l' économie et la gestion, afin d' améliorer le fonctionnement de sa congrégation en Bulgarie. Il fut un élève attentif et respecté.Il animait aussi le foyer franco-bulgare qui avait été créé avant la guerre par les Assomptionnistes bulgares tous formés par la Congrégation française.

Il ne cachait pas son engagement religieux et son identité de prêtre, bien que vêtu en civil, puisque la Congrégation, par prudence autorisa ses religieux à s' habiller ainsi, pour ne pas attirer l' attention des nouvelles autorités, alliées au pouvoir communiste. Le parti communiste ne gouvernait pas encore seul, mais tenait de plus en plus les rouages socio-économiques du pays et surtout les milieux intellectuels - le Kremlin était le siège de Staline, vainqueur d' Hitler - et de plus en plus les milieux politiques, tant en province qu' à Sofia.

Après son diplôme, il revint au Collège de Plovdiv, pour en devenir l' économe, et ensuite l' économe de tout le Vicariat Oriental des Assomptionnistes. En 1948, la Bulgarie tomba aux mains des communistes. Une loi discriminatoire contre tous les cultes ( nous sommes en pays majoritairement orthodoxe ) fut promulguée en  février 1949.

Déjà quelques mois plus tôt, en août, le collège avait été fermé par les autorités.

La Congrégation des Assomptionnistes de Bulgarie n' a donc dès lors plus les moyens de vivre, et certains pour ne pas être condamnés de parasitisme social prennent des emplois en ville, ou donnent des leçons plus ou moins clandestinement. Le Père Djidjov est constamment surveillé par la police politique. On le suit dans la rue. De nombreux prêtres sont arrêtés, certains disparaissent...

Une violente campagne de presse débuta en 1949 contre l' Eglise catholique. L' Ennemi commence toujours par la diffamation et lance toujours des rumeurs avant les persécutions, pour diviser les Chrétiens et ruiner l' estime de l' Eglise. Il en est bien sûr de même de nos jours. Le pouvoir médiatique est rarement élogieux à l' égard des Catholiques, et toujours suspicieux vis-à-vis de l' Eglise. C' est une constante.
A l' époque, en Europe centrale, de violentes campagnes voulues par Moscou étaient lancées contre les Catholiques. Ils résistèrent en Pologne où ils étaient majoritaires ; mais ils ne purent faire grand chose en Bulgarie, où ils étaient minoritaires.

Le Pape Pie XII était officiellement traité de " chacal moribond ", il était clairement identifié comme l' ennemi des communistes.

pie-XII-1939-1958.jpg

On confisque tous les biens de l' Eglise catholique, ainsi qu' une grande partie de ceux de l' Eglise orthodoxe.

En 1951, le supérieur du collège, le Père Chichkov ( 1884-1952 ), est arrêté.

En juin 1952 dans une lettre de réponse aux Assomptionnistes français qui envoyaient un peu d' argent à leurs Frères sans ressources, le Père Djidjov écrit en commentant l' arrestation de nombreux prêtres, tant catholiques qu' orthodoxes : " que la volonté de Dieu soit faite, nous attendons notre tour ! "

Son tour survint en juillet. La milice communiste vint le chercher le 4 de ce mois, avec son confrère le Père Vitchev ( 1893-1952 ).

Une mise en scène est organisée pour que le procès soit un exemple pour les foules. Des articles diffamatoires paraissent dans la presse. On est alerté à l' étranger, mais que faire ? Pendant plusieurs jours les religieux, ainsi que  l' évêque Passionniste Mgr Eugène Bossilkov, font pâle figure : torturés dans leurs cachots, obligés de signer des fausses déclarations, ils se contredisent, épuisés, éclatant souvent en sanglot. Le but était de les ridiculiser auprès de la population. Ils sont condamnés à mort le 3 octobre pour " trahison, en tant qu' espions du Vatican et comploteurs contre la Bulgarie..."

Enfermés dans des cellules individuelles et enchaînés, les condamnés se préparaient à l' autre passage. Un autre condamné, mais non condamné à mort, le Père Kourchev, raconte qu' un jour qu' il était de corvée de ménage dans le couloir, il réussit, en faisant mine de passer la serpillère sur le sol, à donner l' absolution au Père Djidjov qui se tenait derrière la porte de sa cellule...

On apprendra des années plus tard qu' ils furent fusillés dans la nuit du 11 au 12 novembre 1952, à la prison de Sofia.

Radio-Vatican, dès le mois de septembre, avait parlé des honteuses calomnies qui frappaient l' Eglise de Bulgarie et avait dénoncé ce procès inique et préparé de longue date. Mais personne ne sut quand ils moururent, une chape de silence s' était abattue sur la moitié de l' Europe...Comme tant d' autres, ils furent peu à peu oubliés, en dehors de certains milieux ecclésiastiques.



Le procès en béatification, comme un procès réparateur, des martyrs bulgares aboutit le 26 mars 1994. Ils ont poursuivi dans leur chair la Rédemption accomplie par le Seigneur Jésus.



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13 novembre 2007 2 13 /11 /novembre /2007 18:56
 gonga-martinez.jpg  Jean ( Juan )  Gonga Martinez naquit le  25 mars  1912 à Carcagente ( Carcaixent en dialecte valencien ), dans la province de Valence, en Espagne. Cette jolie région située près de la sierra est parsemée de champs d' orangers.
Il fut baptisé le 28 mars de la même année,et reçut le sacrement de confirmation le 13 octobre 1926 à la paroisse de ND de l' Assomption.
Depuis sa première communion, le 25 mai 1922, le jeune Jean commença une vie d' apostolat auprès de ses amis d' école, puis plus tard au sein de la jeunesse de la ville.
Il avait le désir d' être prêtre ; mais une longue maladie qui allait affaiblir sa santé lui interdit de réaliser son voeu.

Il adhéra à l' Action Catholique, au sein de laquelle il fut un apôtre assez actif. Il fasait le catéchisme, et il réussit à obtenir de Dieu la conversion de quelques uns de ses amis. Il devint célèbre dans sa ville pour les oeuvres sociales et charitables dont il se faisait le promoteur. On l' appelait même le petit saint...Il était simple employé de bureau.

 Alors qu' une partie de l' Espagne était entrée depuis une semaine dans l' opposition au régime républicain affaibli, divisé et corrompu et qu' une autre partie de l' Espagne se défendait de l' insurrection armée en prenant comme bouc émissaire l' Eglise, Jean Gonga fut arrêté à la sortie de la messe. Nous étions le 25 juillet 1936. Bientôt le culte allait être interdit et déjà on pourchassait les prêtres, les religieux et les religieuses, ainsi que les fidèles les plus actifs. Le conflit allait se radicaliser. La plupart des Catholiques qui se firent massacrer n' avaient rien à voir avec la politique. Il pratiquaient simplement la Foi de leurs ancêtres...Il est faux de juger l' Eglise comme l' instigatrice des troubles ; elle ne fit que subir un nouveau massacre des innocents. Certes elle se rallia au régime vainqueur pour éviter des purges encore plus sanglantes ; mais elle fit volte-face environ vingt-cinq ans plus tard.

Le jeune homme - il avait 24 ans - fut relâché, faute de preuve d' activités politiques anti-républicaines. Il n'était qu' un simple militant de l' Action Catholique qui pratiquait l' apostolat en milieu laïc, c' est-à-dire sur le lieu de travail, à l' usine, au bureau, dans l' exploitation agricole ou bien à l' université. Il n' y avait pas d' imprégnation idéologique. L' Action Catholique, voulue par le Pape Pie XI pour lutter contre la déchristianisation et atteindre les Chrétiens, là où le prêtre ne pouvait se rendre, était un jeune rameau de l' Eglise dont le zèle et la générosité de ses membres insufflèrent un immense renouveau parmi les fidèles, et notamment la jeunesse. Il en fut ainsi dans de nombreux pays catholiques, et en Espagne particulièrement...L' Action Catholique n' avait pas été atteinte par la contagion idéologique qui fut la sienne à partir des années 1960.

Après sa libération, Jean préféra se réfugier, en attendant de meilleurs moments, en dehors de la ville. Personne ne savait combien de temps allaient durer les événements qui au fil des semaines se transformèrent en guerre civile par la radicalisation des deux camps. 
La région de Valence était un bastion républicain, traversé par différents courants socialistes, républicains-bourgeois, anarchistes, anarcho-syndicalistes, marxistes, trotskistes et communistes. Il fallait éliminer les traces de l' Espagne de toujours, l' Espagne qualifiée d' ancienne...Toujours le même processus ! Qui en était son représentant le plus visible ? le catholicisme, ferment d' unité des différentes populations des provinces espagnoles.

simat.jpg  Jean vint rendre visite en cachette à ses parents demeurés à Carcagente. Il fut aussitôt arrêté, et fusillé le 13 novembre 1936 à Simat de Valldignat. Il tenait en ses mains un crucifix et pardonna à haute voix à ses bourreaux.




Il fut béatifié le 11 mars 2001à Rome avec d' autres martyrs de la même persécution.


Illustration : le monastère de Simat.
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12 novembre 2007 1 12 /11 /novembre /2007 00:24
   Margarito Flores Garcia naquit le 22 février 1899 au Mexique, dans le diocèse de Chilapa à Taxco. Sa famile était d' origine humble, aussi, lorsqu' à 14 ans il décida d' entrer au séminaire, ses parents s' y opposèrent, ne pouvant subvenir à ses études. Il avait déjà terminé son école primaire, et gagnait sa vie depuis l'âge de douze ans, comme commis de magasin.

taxco.jpg

Finalement il réussit à les convaincre, et il entra au petit séminaire de Chilapa à l' âge de 15 ans. Pour gagner un peu d' argent et le donner à ses parents, il faisait office de coiffeur, pour les autres séminaristes. Il fut ordonné prêtre dans la chapelle du grand séminaire, le 5 avril 1924.

bienheureux-margarito-flores-garcia.jpg

Il fut nommé vicaire de la paroisse de Chilpancingo, toujours dans l' Etat de Guerrero. Chaque premier vendredi du mois, il redoublait d' activité et attiraient ses paroissiens à la confession.

Lorsque les événements de 1926, qui allaient mener à la guerre civile, intervinrent, il fut nommé à Tecalpulco.
 
Il rendait une visite à un curé de la région, l' abbé Pedro Bustos, lorsqu' il fut arrêté par les troupes fédérales. Libérés, les deux prêtres partirent se réfugier en montagne. De temps en temps, ils descendaient chercher des vivres chez des proches.
L' interdiction du culte catholique par le gouvernement franc-maçon de Calles l' exposait à de grands risques ; néanmoins il partit pour Mexico, afin de prendre contact avec des proches, et de suivre des cours de dessin à l' académie Saint-Charles. C' était une façon pour lui de continuer son apostolat pacifique.
Un jour, il fut interrogé en chemin dans une auberge par des soldats fédéraux qui cherchaient un prêtre, mais il se fit passer pour médecin.

A Mexico, il fut appréhendé par la police, en juin 1927, car on le soupçonnait d' appartenir à la Ligue Nationale de Défense Religieuse. Il fut accusé d' avoir confessé des citoyens mexicains...En prison, il soutenait spirituellement ses codétenus.
Sur l' intervention de la famille Calvillo qu' il connaissait et qui était amie du général de la police, il fut finalement libéré fin juillet ; mais dès lors il redoubla de ferveur et se prépara au sacrifice ultime en se dévouant totalement à son ministère de prêtre. La mort du prêtre David Urribe (1 ), survenue en avril, pour avoir refusé de devenir évêque schismatique d' une Eglise créée par le gouvernement, lui inspira le martyre. Il repartit pour Chilapa en octobre. La veille il offrit sa messe pour le salut du Mexique.

margarito-flores-interieur.jpg

Alors qu' il allait à Atenango del Rio pour secourir des âmes, il fut surpris par des soldats fédéraux. Les mains attachées, en sous-vêtements, et pieds nus, il fut forcé par les soldats qui étaient à cheval de parcourir sous les coups le chemin de Tuliman pour comparaître devant les autorités locales. Il réclamait de l' eau en vain et recevait des coups en échange.

 A l' issue de quelques questions expéditives, il fut condamné par le capitaine Manzo le 12 novembre.
On lui permit cependant de choisir le lieu de son exécution et le jeune prêtre leur désigna le côté arrière de l' église du bourg.

margarito-flores-ojeda.jpg

Il prit quelques minutes pour prier à haute voix le Tout Puissant,et il baisa le sol. Un des soldats du détachement lui demanda pardon et il lui répondit que non seulement il lui pardonnait, mais qu' il le bénissait...Ils le fusillèrent.

Le cadavre du prêtre resta trois heures sur le sol pour l' exemple. Plus tard deux bonnes personnes l' inhumèrent.
Dix-huit ans après son martyre, sont corps fut transféré à Taxco et plus tard enterré dans la chapelle de Notre-Seigneur d' Ojeda, le quartier de Taxco où il vit le jour.

margarito-flores-autel.jpg

Il fut béatifié en 1992 et canonisé par Jean-Paul II, le 21 mai 2000 à Rome.

Il est fêté le 21 mai. 

Lien ( en espagnol ) : http://www.taxcolandia.com

(1) Il fut canonisé le même jour que Margarito Flores.
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12 novembre 2007 1 12 /11 /novembre /2007 00:05
bienheureux-joseph-raymond-medes.jpg  José Ramon ( Joseph-Raymond ) Medes Ferris, fidèle laïc, naquit le 13 janvier 1885 à Algemesi dans la province de Valence. Ses parents étaient paysans, et lui-même était agriculteur.

Il fut baptisé le jour de sa naissance en l' église Saint-Jacques d' Algemesi.
Il menait une vie d' agriculteur conscient de ses devoirs religieux. Il faisait partie du syndicat agricole catholique. Il épousa à 28 ans, le 29 janvier 1913, Marie de la Purification Esteve Martinez.

Il adhéra à l' Action Catholique et fut un excellent catéchiste. Au début de l' insurrection qui allait donner suite à la réaction républicaine et à la persécution religieuse, il donna asile dans sa maison à deux Frères Carmes déchaux et à une religieuse Cistercienne. Ceux-ci furent découverts et arrêtés le 7 novembre 1936.

Le bienheureux agriculteur fut arrêté le jour suivant et emprisonné. Il subit le martyre, avec ses frères, dans la nuit du 11 au 12 novembre 1936, à Alcudia de Carnet, aux cris de " Vive le Christ-Roi ! Vive le Sacré-Coeur de Jésus ! "

Il a été béatifié avec les autres martyrs de Valence, le 22 mars 2001, par le Pape Jean-Paul II.
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11 novembre 2007 7 11 /11 /novembre /2007 22:48
juan-aguado.jpg    Jean ( Juan ) Aguado naquit près de Tolède, le 18 mars 1901. Il fut ordonné le 14 juin 1924. Au début de la guerre civile, il était curé à Villamuelas, dans le diocèse de Tolède.
Au début d' août 1936, les membres du comité populaire devant qui il avait été jugé lui ordonnèrent de quitter le village. Le 8 août, quatre miliciens montés à cheval encadrèrent l' abbé Aguado et un autre prêtre, l' abbé Escobar Collado qui étaient à pied.
Il furent conduits, sous les quolibets, vers une gare de chemin de fer. Ils les abandonnèrent sur le quai, et les deux prêtres se dissimulèrent en attendant le passage d' un train.

Au moment où les deux prêtres s' apprêtaient à monter dans un train, ils furent découverts par le chef de gare et d' autres membres du personnel de la gare. Ils demandèrent leurs papiers, mais ne purent rien trouver contre eux. Les deux prêtres montèrent dans le train.
Pendant ce temps, le chef de gare téléphona aux autres chefs de gare qui se trouvaient sur le trajet, pour les prévenir qu' il soupçonnait que deux prêtres se cachaient en vêtements civils dans le convoi.

Au premier arrêt, des miliciens montèrent dans le train pour leur demander leurs papiers. L' abbé Aguado fut reconnu comme curé de Villamuelas par l' un deux. Ils décidèrent de les conduire à Madrid.

Mais à l' arrêt suivant, la foule qui avait été alertée réclama qu' on lui livrât les deux hommes de Dieu. Ils furent descendus sur le quai, battus et injuriés, dans une atmosphère de terreur. Finalement, le train qui devait plus ou moins respecter les horaires repartit avec les deux abbés en sang. A l' arrêt suivant, les mêmes scènes se répétèrent...Les miliciens les libérèrent avec peine de leurs bourreaux et ils furent conduits à la gare d' Atocha ( celle qui connut un sinistre attentat le 11 mars 2004 ).

atocha.jpg

Ils furent immédiatement incarcérés au siège de la milice locale du quartier d' Atocha. Le lendemain 9 août, l' abbé Aguado fut fusillé. Il avait 35 ans. L' abbé Marc Escobar Collado et son frère l' abbé Darius Escobar Collado, qui l' avait rejoint auparavant, furent fusillés le 11 novembre 1936.

L' abbé Jean Aguado qui avait explicitement donné sa vie pour le Christ et la Foi, lors de son procès, a été récemment béatifié le 28 octobre 2007.
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11 novembre 2007 7 11 /11 /novembre /2007 21:16
Aujourd' hui, nous nous souvenons de l' anniversaire de naissance d' un nouveau bienheureux espagnol, béatifié le 28 octobre de cette année.

Il naquit le 11 novembre 1899 à Hortezuela de Océn, près de Guadalajara. Il reçut donc le jour de son baptême, le lendemain, en l' église de Saint-Sébastien le nom de Martin, puisque ce saint est fêté le 11 novembre, jour de la naissance de Martin Laina.
Il fut confirmé en cette même paroisse, le 15 mai 1902. En 1919, il entra au séminaire de Sigüenza, puis il étudia la théologie à la Grégorienne à Rome. Il fut ordonné prêtre à Rome le 19 mars 1923, jour de la Saint-Joseph.

martin-laina.jpg

Il revint à Sigüenza pour devenir professeur de latin et chapelain des religieuses enseignantes ursulines. En janvier 1925 il fut nommé vicaire à la paroisse Saint-Pierre de Sigüenza. En 1927, ce jeune prêtre fut nommé chanoine.

Lorsque la république fut proclamée en 1931, il fut transféré à Madrid en tant que chapelain du monastère royal de l' Incarnation ; mais il demeura aussi chanoine de Sigüenza où il faisait de fréquents séjours, et se rendait notamment auprès de la Vierge de Océn, pour laquelle il avait une dévotion particulière.

Le monastère avait été fondé par Marguerite d' Autriche, épouse de Philippe III, au XVIIème siècle et abritait des religieuses augustines récollettes.

incarnation-de-madrid.jpg

Il habitait à Madrid au 128 de la rue Vélasquez. Il était profondément pieux et ses sermons émouvaient les fidèles. Il passait ses matinées au monastère dont il était le chapelain, et l' après-midi travaillait à la rédaction d' une revue religieuse.

incarnation-de-madrid-nef.jpg

Lorsque la guerre éclata en juillet 1936, il abandonna son domicile et se réfugia dans différents appartements d' amis sûrs. Le 15 août 1936, il déménagea avec deux autres religieux, dans un appartement de la rue Guzman el Bueno. 
Le 2 octobre, cinq individus firent irruption chez eux à la recherche de l' abbé Laina.

Il avait déjà pris la décision de s' offrir comme victime expiatoire pour le retour de l' Espagne à la paix, et pour le bien de l' Eglise du Christ. Il avait pris le temps dans ses différents refuges de se tourner vers les profondeurs de son âme.
Il avait déclaré auparavant à ses parents qui s 'inquiétaient de la persécution religieuse : " il serait bon que nous fussions sacrifiés, car ainsi nous serons appelés ses disciples. " Ils avaient envisagé avec lui de donner leur vie pour la Foi.

Son cadavre mutilé fut découvert aux abords de la cité universitaire de Madrid, le 3 octobre 1936. Il fut inhumé le 6 au cimetière de ND de la Almudena.

Lien ( en espagnol ) http://persecucionreligiosa.es
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11 novembre 2007 7 11 /11 /novembre /2007 19:08
saint-seurin-vue.jpg

St. Gregory of Tours ( 5th century ) tells us the story about St. Seurin ( or Severin from latin = Severinus ).

The bishop of Bordeaux St. Amand, around 398, was begging God to give him an auxiliary. Soon afterwards he met Seurin, who was born in Bordeaux, and was then the bishop of Sens. He introduced him into the cathedral and sang the psalms.

An oratory was built on the tombs of the saint bishops outside the ramparts. It was devastated by the Wisigoths in the middle of the 5th century. A cemetery was built around the oratory and then a suburb. It became under the Merovingians ( 508-639 ) " a fortress of Christianity. "
Around 980, the heirs of the Duke of Gascony, Sanche, built a new church under the name of St. Seurin with a roman crypt.
The nave was constructed in the 12th century.

The church was on the way of Santiago de Compostella and the relics were always venerated. The dukes were great benefactors of the sanctuary. The future Pope Clement V was one of the members of its chapter. And also Pierre Ruffi or in the 18th century Joseph Secondat de Montesquieu, brother of the great author.

At the beginning of the 11th century marvellous legends appeared, such as the sword of Roland ( la Chanson de Roland ) which was laid down on the altar of the church and then buried in the cemetery, among Roland' s companions.

saint-seurin-retable.jpg

At the beginning of the 15th century, the charming chapel of Our Lady of the Rose was built. There is a marvellous alabaster retable in it and beautiful stained-glass windows.

Unfortunately the church was in a bad state in the 18th century, so the floor was raised and the pillars were recovered by new stones. In 1828, the western porch was destroyed and a new fasad was erected by Poitevin with sculptures by Maggesi. Afterwards the cloister was demolished... 

saint-seurin.jpg

In the crypt we can admire stone coffins from the 6th century and the relics of saint Fort. ( Fort meaning strong in French ).
The sacristy was built in the 18th century to replace the old one. It shelters an interesting collection of paintings figuring different popes, cardinals, bishops, etc.    

We also can admire near the choir a beautiful alabaster retable from the 15th century in the English style, and nice 15th-century sculptures. 

saint-seurin-autel.jpg

The Sacred Heart Chapel is from the 19th century.    

saint-seurin-bordeaux-jeanne-darc.jpg

               Joan of Arc

 bordeaux-saint-seurin.jpg
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11 novembre 2007 7 11 /11 /novembre /2007 18:38
Né en Pannonie ( l' actuelle Hongrie ) d' un tribun militaire et incorporé à seize ans dans l' armée, saint Martin était en garnison à Amiens quand il se fit inscrire parmi les catéchumènes.
Un jour d' hiver, il donne son manteau à un pauvre : acte de charité décisif dans sa vie. Le Christ lui apparait pour lui en révéler la portée : en vêtant le pauvre, c' est le Seigneur qu' il a vêtu.

saint-martin.jpg

Baptisé à 22 ans, saint Martin quitte l' armée et se met sous la conduite de saint Hilaire ; il fonde Ligugé, introduisant ainsi la vie monastique en Gaule. Elu évêque de Tours, il fonde près de cette ville Marmoutiers.
Apôtre des campagnes, il détruit les idoles. 
Il mourut, octogénaire, à Candes-lès-Tours, le 9 novembre 397.
Son corps fut reçu solenellement à Tours, le 11 novembre, et son tombeau devint aussitôt le centre d' un grand pélerinage.

Des centaines de villages portent son nom en France.   
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9 novembre 2007 5 09 /11 /novembre /2007 19:27
hlebowicz-henryk.jpg   Henri ( Henryk ) Hlebowicz ( prononcer Glebowitch ) naquit à Grodno, sur le Niémen,  le 1er juin 1904. Grodno se trouvait alors en Russie Blanche, dans l' Empire russe, et se trouve aujourd' hui en Biélorussie. Elle comprenait ( et comprend toujours ) une importante minorité de Polonais.
Il fit ses études à Orienbourg, près de l' Oural, à l' Est de la Russie européenne, où travaillait son père. La révolution russe lui fit connaître de terribles moments.

En 1921, il revint à Grodno, car la ville, après la guerre de la Pologne contre son voisin soviétique et son voisin lithuanien, fit partie de la nouvelle Pologne. Dans ses années de tourmentes, où le pays tentait de se relever, il entra au séminaire de Wilno ( aujourd' hui Vilnius en Lithuanie ). Il fut ordonné en 1927. En 1928, il termina son doctorat de théologie et poursuivit une année de philosophie à l' Angelicum de Rome, où il obtint son doctorat. C' était un jeune théologien érudit et animé d' un vif amour de l' Eglise.

hlebowitz.jpg

De 1930 à 1936, il devint professeur à l' université Etienne Bathory de Wilno et professeur de théologie au séminaire. Il était aussi chapelain modérateur de la Compagnie ( ou Sodalité ) de Marie, pour les étudiants et de la Juventus Christiana, pour les jeunes laïcs.

De 1935 à 1938 il fut vicaire à Troki, dans la banlieue de Wilno. Pendant l' année scolaire 1938-1939, il devint préfet des études au lycée de Rabka ( l' ancienne Bad-Rabka, près de Cracovie ). Il revint à Wilno à l' été 1939, au moment où la Pologne allait être envahie.
Il fut jusqu' en 1941 curé dans diverses paroisses de la région de Minsk qui était réévangélisée depuis le départ des Soviétiques par les prêtres polonais du diocèse de Wilno. 
En novembre 1941, alors que la région avait été évacuée depuis plusieurs mois par les soviétiques, il fut dénoncé par la police biélorusse aux nouvelles autorités occupantes allemandes, comme patriote polonais et catholique.

Il fut fusillé le 9 novembre dans les bois de Borysow, près de Minsk et béatifié par Jean-Paul II en 1999.
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