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Mardi 30 juin 2009
Saint Ladislas (en hongrois Lazslo) naquit en Pologne en 1031. Il était le fils du futur roi Béla Ier le Champion (1016-1063), de la dynastie des Arpad, qui fut roi de Hongrie de 1061 à sa mort et d'une princesse polonaise de la famille souveraine Piast, Rixa. A l'époque de sa naissance, Béla son père s'était réfugié en Pologne, pour fuir la conspiration de Pierre de Hongrie.
Ladislas n'avait pas forcément droit à l'accès au trône, la couronne hongroise étant à l'époque élective. Il succèda à son frère Géza Ier, de la dynastie des Arpad, en 1077, après avoir été duc de Slovaquie et fut couronné en 1081 avec la Sainte Couronne, c'est-à-dire la couronne formée de celle de saint Etienne, offerte par le pape Sylvestre II à ce roi apostolique qui  avait converti les Hongrois au début du siècle, et de la couronne offerte par l'empereur du saint Empire romain d'Orient, le basileus Michel VII.


La région, christianisée par saint Etienne de Hongrie, connaissait l'influence de l'Eglise latine, mais aussi de l'Eglise byzantine qui y envoyait depuis longtemps des moines basiliens. Les deux Eglises n'étaient pas autant séparées qu'elles le furent par la suite.

Ladislas Ier, à peine détint-il les rênes du pouvoir, qu'il poursuivit avec ardeur la christianisation de son pays. Il interdit le chamanisme des Magyars, héritage lointain de leurs steppes orientales, et réforma les coutumes et les lois dans un sens de justice chrétienne à l'instar des pays européens environnants. Le rehaussement de la morale publique qui pénétra toutes les classes sociales fut à l'origine d'un plus grand bien-être social.

Le roi lui-même était chaste et pieux et s'efforçait de vivre les préceptes évangéliques. Il avait épousé la fille du duc de Souabe, Adélaïde, mais n'eut pas de descendant mâle. Sa fille Irène épousera Jean II Comnène, empereur byzantin. Celle-ci est une sainte canonisée par l'Eglise orthodoxe. Ladislas détestait  l'ambition du pouvoir et l'avarice et pour cela fit des dons à l'Eglise hongroise naissante et construire des églises, tout en soulageant ses sujets les plus pauvres . Les courtisans s'étonnaient de sa sobriété et redoutaient aussi son intransigeance impartiale. Le roi fit adopter des lois sévères en faveur du principe de propriété privée mis à mal, punissant parfois le vol de peine de mort. Le pays avait en effet été ravagé et menacé de disparaître, à cause de luttes internes. Ainsi au début de son règne il lutta contre son cousin et rival, le roi Salomon, qui tenait une partie du royaume et le combattait avec l'aide des tribus pétchénègues. Ladislas conquit la Croatie et la Slavonie et en créant l'évêché de Zagreb en 1087 accéda aux rives de l'Adriatique.


De plus, saint Ladislas prit le parti du pape, lors de la Querelle des investitures, contre l'empereur Henri IV. Celui-ci, comme l'on se souvient, dut se soumettre à Canossa. Le beau-père de saint Ladislas avait été aussi un oppposant et rival de l'empereur. Ladislas favorisa la canonisation, le 15 août 1083, de son prédécesseur Etienne Ier et de son fils Emeric, par ce même pape réformateur, Grégoire VII. 

Ladislas voulut faire partie de la première Croisade, alors que les Turcs coupant les Lieux Saints de l'Europe menaçaient les marches de la Chrétienté, mais il mourut avant, le 29 juillet 1095, ou 1096 selon les sources, à Nytria (aujourd'hui Nitra en Slovaquie) au bord du fleuve du même nom s'écoulant des Monts Carpathes. Cette principauté autonome appartenait à la couronne hongroise. Il avait consolidé l'oeuvre du roi saint Etienne Ier et rétabli les moeurs chrétiennes en donnant lui-même l'exemple. Il fut pendant des siècles considéré comme le premier modèle hongrois du preux chevalier. Il est encore populaire en Hongrie, malgré la déchristianisation galopante de ce pays.

Son neveu Coloman le Bibliophile lui succéda contre son avis, mais il créa lui-aussi plusieurs évêchés en consolidant les acquisitions territoriales du royaume.

Saint Ladislas fut enterré à l'abbaye bénédictine de Somogyvar (aujourd'hui détruite) qu'il avait fondée en 1091. Il fut canonisé en 1192. Une partie de ses reliques est conservée à Györ, dans la cathédrale.
Par Eric - Publié dans : Saints - Communauté : Nos amis les saints
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Mardi 30 juin 2009
Dimanche dernier 28 juin 2009, le Saint Père a révélé que les fragments osseux prélevés dans le tombeau en marbre brut de la basilique Saint-Paul-hors-les murs étaient ceux d'une personne ayant vécu au premier siècle de notre ère. '' L'analyse au carbone 14 par des experts qui ignoraient tout de leur provenance confirme de manière scientifique la tradition voulant qu'il s'agisse du Tarse ''. Des fragments d'os et de riche tissu en lin de couleur pourpre bordé de fils d'or aini qu'un tissu de lin de couleur bleue et des fragments d'encens rouge ont été retirés pour analyse grâce à une sonde hors d'un catafalque aux parois de 25 centimètres, sous l'autel papal et le baldaquin monumental qui le surplombe.

Lors de la fête hier de saint Pierre et de saint Paul, les capucins réunis à la basilique se sont réjouis de la nouvelle. Saint Paul fut décapité à Rome en l'an 67 et enterré sur le lieu de son supplice, sur lequel la basilique fut construite. Benoît XVI en ce jour de clôture de l'année paulinienne y voit une révélation historique " qui remplit [son] âme d'une profonde émotion '.
Par Eric
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Jeudi 25 juin 2009
Le diocèse de Fréjus et l'Ordre des Chartreux fête le 25 juin, le bienheureux Jean.

Jean est né en Espagne à Almansa dans la province du Léon. Il arrive en France à l'âge de treize ans pour étudier à Arles, mais il est dirigé par un moine basilien qui discerne en lui une vocation à la solitude. Au bout de près de trois ans, il entre à la chartreuse de Montreux qui dépendait du diocèse de Toulon. Il en sera plus tard le prieur et agrandira les bâtiments, grâce à l'afflux de nouvelles vocations.

Il rédige des ouvrages sur saint Anselme et écrit les constitutions des religieuses césarines qui avaient demandé leur affiliation à l'Ordre. Il doit ensuite quitter Montreux pour la Grande Chartreuse et fonder plus tard une nouvelle chartreuse, le Reposoir, près du lac Léman.

Il meurt à trente-sept ans, après neuf années de priorat, au Reposoir, le 25 juin 1160.


Le neveu et successeur de saint François de Sales, Charles-Auguste, fit ériger une chapelle pour ses reliques, le 8 septembre 1649. Les Chartreux son expulsés à cause des lois anti-catholiques de 1901 et les reliques sont confiées à la chartreuse de Beauregard en 1926.

Jean d'Espagne est fêté le 9 juillet dans le diocèse d'Annecy.
Par Eric - Publié dans : Saints
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Jeudi 18 juin 2009
Au IXe siècle, Potentin, originaire d'Aquitaine, emmena ses deux fils, Félix et Simplice, faire le grand pèlerinage de Terre Sainte, ce qui a cette époque était une entreprise périlleuse. A leur retour, ils s'arrêtèrent près de Trèves en Germanie, accueillis par l'évêque Maximin qui, lui aussi était originaire d'Aquitaine. Il les installa à Karden, sur la Moselle, où vivait un ermite, saint Castor. Ils vécurent dans cet ermitage dans la prière et la solitude jusqu'à la fin de leurs vies.

Les reliques de saint Potentin furent transférées le 3 juin 930 à Steinfeld (aujourd'hui dans l'arrondissement d'Euskirchen en Rhénanie du Nord-Westphalie) dans les collines de l'Eifel, où l'on fit construire une basilique au XIIe siècle en son honneur et un couvent de Prémontrés. Aujourd'hui, il appartient aux Salvatoriens, fondés par le P. François-Marie de la Croix (1848-1918). Le tombeau du mystique prémontré du XIIIe siècle saint Hermann-Joseph de Steinfeld se trouve dans la basilique Saint-Potentin.

Saint Pie X a confirmé leur culte, le 12 août 1908, pour le diocèse de Cologne, fixant leur mémoire immémoriale au 18 juin.

Illustrations: la basilique Saint-Potentin du couvent de Steinfeld en hiver et le sarcophage de saint Hermann-Joseph.
Par Eric - Publié dans : Saints
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Lundi 15 juin 2009
La bienheureuse Albertine (Albertina) Berkenbrock a été béatifiée le 20 octobre 2007. Née le 11 avril 1919 dans une famille pieuse du Brésil, d'origine allemande, à Sao Luis, près d'Imarui, dans le sud du pays (Etat de Santa Catarina), elle reçoit une éducation extrêmement pieuse, connaît dès son jeune âge ses prières et nourrit une relation personnelle et d'amitié avec le Seigneur, tout en se plaçant sous la protection de la Sainte Vierge. 

Cette formation de la jeunesse et surtout de l'enfance qui ne se trouve plus aujourd'hui en Occident que dans des communautés de pensée très minoritaires à cause des bouleversements sociétaux et moraux d'aujourd'hui était alors répandue partout, notamment dans le monde catholique, mais la ferveur de la fillette était particulière, surtout depuis sa première communion qu'elle avait reçue le 16 août 1928.

Un employé du domaine rural de son père tente de la violer en 1931. Elle a douze ans. La fillette se débat pour défendre sa pureté et l'employé, craignant d'être reconnu dans la bagarre, la transperce au coeur d'un coup de canif. Transportée à l'hôpital, elle meurt le 15 juin. Ce meurtre eut un retentissement considérable dans le Brésil d'alors, lorsque la criminalité de ce pays n'atteignait pas les chiffres que notre époque connaît.

Peu après sa mort des grâces nombreuses furent reçues par son intercession. Elle est surnommée la petite Goretti du Brésil. Elle est fort aimée dans son pays et est d'une grande aide pour les jeunes filles désirant mener une conduite droite.
Par Eric - Publié dans : Saints - Communauté : Nos amis les saints
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