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  • : le blog ut-pupillam-oculi par : Eric
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  • : Je me propose de partager quelques réflexions, et de voyager avec vous dans l' univers spirituel de personnalités d' exception. Vous pouvez me laissez vos commentaires, afin que je puisse corriger les articles si nécessaire.
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28 janvier 2008 1 28 /01 /janvier /2008 20:14
marie-louise.jpg   Marie-Louise ( Maria Luisa ) Montesinos Orduna naquit le 3 mars 1901 à Valence, en Espagne. Elle fut baptisée deux jours après sa naissance, et reçut le sacrement de confirmation à l' âge de six ans.
Elevée dans une école religieuse, elle reçut une bonne formation générale. Elle ne se maria pas et prit soin de ses parents. Elle était catéchiste, faisait partie de l' Action Catholique et s' occupait de pauvres et de malades.
Elle recevait la communion tous les jours et était spécialement attachée à la Sainte Vierge.

A l' éclatement de la guerre civile, elle fut appelée à verser son sang et à donner sa vie pour défendre sa Foi en Jésus Christ et son Eglise. Avec elle son père, une de ses soeurs, deux de ses frères et une tante furent tués par les ennemis de la Foi.
Elle fut exécutée le 28 janvier 1937 à Picassent, près de Valence.

Elle fait partie des martyrs espagnols béatifiés par Jean-Paul II, le 11 mars 2001. 
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27 janvier 2008 7 27 /01 /janvier /2008 16:12
sainte-d--vote.jpg   Au IIIème siècle, des Chrétiens chassés de Rome par Septime Sévère et Caracalla, s' installèrent en Corse, où les Romains qui envahirent l' île entre 238 et 162 av JC avaient fondé des cités, en particulier la ville de Mariana* au Nord, aujourd' hui Lucciana en Haute-Corse.
Près de la cathédrale de l' Assomption ( la Canonica, bâtie au XIème siècle ), les archéologues ont découvert les vestiges d' une église paléochrétienne et de son baptistère, attestant que le diocèse de Mariana, créé au Vème siècle, était florissant.

La vie de sainte Dévote ( Divota ) se déroula en Corse, province de l' Empire romain, à l' époque de Dioclétien, persécuteur des Chrétiens.

Elle naquit en 283 à Querciu, près de Mariana, et avait voué sa virginité au Seigneur. Lorsque la persécution commença dans l' île, elle se réfugia chez le patricien Eutice, vivant de jeûne et de prière. Dénoncée, elle fut emprisonnée et torturée. Condamnée à la lapidation, elle mourut en 304.

Pour éviter que son corps ne fût brûlé par les autorités, qui craignaient que sa sépulture ne devînt un lieu de culte, des Chrétiens s' emparèrent de sa dépouille qu' ils firent embaumer. Ils la placèrent sur une barque, conduite par Gratien, et mirent le cap vers les côtes africaines, où les Chrétiens étaient nombreux, afin de lui donner une sépulture décente.

Lorsque survint une tempête, la légende raconte qu' une colombe s' éleva au-dessus de la sainte, et indiqua la direction du Nord, vers ce qui est aujourd' hui la Principauté de Monaco. Les pêcheurs enterrèrent la sainte et firent construire une église, sur les lieux de l' église actuelle, près du port.

Les marins se mirent sous sa protection, et les premiers miracles eurent lieu. Lors d' invasions sarrazines, ses reliques furent transférées à l' abbaye de Cimiez. Plus tard, Antoine Ier, seigneur de Monaco, ramena la dépouille et fit restaurer l' église.
Au XVIème siècle, lors d' une nouvelle guerre entre Gênois et Pisans, les Monégasques invoquèrent la sainte, afin de repousser leurs ennemis. Le 15 mars 1507, les Gênois se retirèrent et la forteresse ne tomba pas entre leurs mains. La famille régnante des Grimaldi la choisit dès lors comme patronne.

En 1637 et en 1728, ses reliques furent solennellement exposées en l' église Saint -Ignace des Jésuites à Rome. Les Jésuites furent à l' initiative du renouveau de son culte, comme facteur indentitaire de la Corse. L' île, administrée par les Gênois depuis la défaite des Pisans, était en effet l' objet de convoitise de la part des pays voisins, et en particulier du royaume de France.
En 1731, elle fut déclarée comme protectrice de la Corse, mais le Pape refusa de lui donner le titre de patronne de l' île, à cause des remous politiques. En 1768, l' île fut achetée par Louis XV aux Gênois et devint partie intégrante de la France en 1789.

En 1820, le nouvel évêque regroupa les diocèses de Corse en un seul et fit proclamer par la Congrégation des Rites à Rome les saintes martyres Dévote et Julie comme patronnes principales de la Corse.


* Colonie fondée par Marius en 93 av JC.

27 janvier, fête de la translation de saint Jean Chrysostome et mémoire de saint Domitien de Métilène.
Liens :
http://ut-pupillam-oculi.over-blog.com/article-5411597.html
http://ut-pupillam-oculi.over-blog.com/article-5411936.html






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26 janvier 2008 6 26 /01 /janvier /2008 01:21
Marie de La Dive naquit à Saint-Crespin-sur-Moine ( aujourd' hui dans le Maine-et-Loire ), le 18 mai 1724. Elle était la veuve de M. du Verdier de La Sorinière. Aristocrate, elle fut condamnée à la guillotine d' abord pour sa Foi chrétienne et sa fidélité à l' Eglise.
Elle mourut le 26 janvier 1794 près d' Angers, et fut béatifiée par Jean-Paul II, le 19 février 1984, avec d' autres martyrs d' Angers.
marie-de-la-dive.jpg

Marie de La Dive vivait dans sa propriété de Champ-Blanc, près de Longeron, avec ses deux filles Catherine de La Sorinière, 35 ans, et Marie-Louise de La Sorinière, 28 ans. Sa belle-soeur Rosalie de La Sorinière, 49 ans, religieuse bénédictine du Calvaire d' Angers ( en religion Mère Sainte-Céleste ), avait trouvé refuge chez elle, après la dispersion de sa Communauté par les lois révolutionnaires. Son fils Henri-Charles-Gaspard, qui combattait dans le rang des Vendéens avait été exécuté le 25 octobre 1793.
Elles furent arrêtées, le 19 janvier 1794,  et interrogées par le comité révolutionnaire de Cholet. Ses deux filles furent fusillées le 10 mars avec une servante, Marie Fonteneau. La bienheureuse Mère Sainte-Céleste fut guillotinée le 27 janvier ( mémoire liturgique en ce jour ).
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24 janvier 2008 4 24 /01 /janvier /2008 18:37
poussepin.jpg    Marie Poussepin naquit à Dourdan ( aujourd' hui dans l' Essonne ) en 1653, dans une famille profondément chrétienne et charitable.
En 1691, elle entra dans le Tiers-Ordre de saint Dominique, dont elle appréciait la vie de contemplation et d' apostolat. Elle fut la dirigée du Père Mespolié.
Plus tard elle quitta sa famille pour fonder une communauté féminine non cloîtrée et suivant la spiritualité dominicaine. En 1696, elle s' installa à Sainville, près de Chartres, où l' ignorance religieuse et la pauvreté allaient de pair.
Ce fut le début de l' Institut des Soeurs Dominicaines de la Charité de la Présentation de la Sainte Vierge.

Les Soeurs créèrent des écoles de filles et des centres d' assistance médicale pour les paysans.

Cet Institut eut un grand rayonnement à partir de la moitié du XIXème siècle jusqu' à la moitié du XXème siècle, notamment en Amérique.

Elle mourut le 24 janvier 1744 et fut béatifiée par Jean-Paul II en 1994.
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23 janvier 2008 3 23 /01 /janvier /2008 14:24
Parmi les fidèles qui se rendirent aux funérailles de sainte Agnès*, et qui les jours suivants vinrent prier sur sa tombe, il est fait mémoire de sainte Emérentienne, " Emerentiana, quae fuerat collactanea ejus, virgo sanctissima, licet cathecumena. "
Un groupe de païens fanatisés vint faire un coup de force contre ces Chrétiens. Au lieu de fuir, la jeune fille les apostropha courageusement, ce qui lui valut d' être lapidée par eux. Les parents de sainte Agnès la firent ensevelir dans leur propriété, non loin de la sainte. Une basilique fut contruite sur le lieu de sa sépulture, restaurée au IXème siècle.
agnus-dei-Sainte-Genevieve-du-Bois-Warson-Woods--Missouri.jpg

Elle est aussi figurée dans les mosaïques de Saint-Appolinaire de Ravenne au VIème siècle.
Saint Bède la mentionne dans son martyrologe au VIIIème siècle.

Les reliques de sainte Emérentienne furent transférées dans la basilique Sainte-Agnès à la fin du IXème siècle. Le Pape Paul V lui fit faire un reliquaire d' argent en 1615. D' autres églises de Rome en conservent des reliques. 
En France, le roi Louis XI fut spécialement dévôt de cette sainte.

Plus tard au XIXème siècle, cette jeune martyre fut particulièrement vénérée pour illustrer la doctrine du baptême de sang, parallèlement à la découverte dans la seconde moitié de ce siècle de nombreuses traces épigraphiques.

* Fêtée le 21 janvier.

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21 janvier 2008 1 21 /01 /janvier /2008 20:27
Aujourd' hui fête de sainte Agnès, nous nous rappelons aussi le martyre, le 21 janvier 1794, de quatorze prêtres à Laval qui furent spécialement guillotinés le jour anniversaire de la mort de Louis XVI, en haine de la Foi.
Le Pape Pie VI exprima sa douleur de la mort du roi par la bulle Quare Lacrymae, le 17 juin 1793.
Les révolutionnaires, acharnés à éradiquer la révolte vendéenne, firent de la mort de ces prêtres un exemple.
Arrêtés pour les premiers en octobre 1792, ils passèrent de longs mois comme otages et bientôt victimes du nouveau régime.
Ils furent béatifiés le 19 juin 1955.

 Le premier à être arrêté dans l' ancien couvent des Clarisses ( le Couvent de la Patience* ), le 12 octobre 1792, fut le Chanoine François Duchêne, né à Laval en 1736, qui menait une vie ascétique.

Deux jours plus tard, d' autres prêtres vinrent le rejoindre :
René-Louis Ambroise, né à Laval en 1720 dans une famille de tendance janséniste. Il desservait la paroisse de la Trinité.
Louis Gastineau, né à Loiron en 1727, qui fut vicaire dans diverses paroisses, et s' était réfugié à Laval chez sa soeur. Il avait été particulièrement actif dans l' apostolat de la jeunesse.
François Migoret-Lamberdière, né à St Fraimbault en 1728, qui fut vicaire à Oisseau, puis recteur d' un collège et curé de Rennes-en-Gronouille. Il était lui aussi animé d' un zèle ardent pour l' éducation de la jeunesse. Il avait prêté serment en 1791 ; mais il s' était vite rétracté, après la condamnation de Pie VI, ce qui lui coûta d' être éloigné de sa paroisse.
Julien Moulé, né au Mans en 1716, s' était aussi heureusement rétracté. Auparavant, il avait été recteur de collège et curé de Saulges.
Joseph Pellé, né à Laval en 1720. Il était l' aumônier des Clarisses de la Patience. Droit et sincèrement pieux, malgré un caractère rude, il avait été un confesseur écouté.
Pierre Thomas, né au Mesnil-Rainfray en 1729. Il était chapelain de l' hôpital de Château-Gontier.  
laval.jpg
A ce premier groupe, les révolutionnaires ajoutèrent, les mois suivants :
Le 2 novembre 1792, Augustin-Emmanuel Philippot, né à Paris en 1716,  qui fut curé à Bazouge pendant cinquante ans ! Il distribuait de larges aumônes et était aimé de ses paroissiens. 
Le 17 décembre 1792, Julien-François Morin de La Girardière, né à St Fraimbaut-de-Prières en 1733. Il avait étudié la théologie à Angers. Après de nombreuses années de ministère, il s' était retiré chez son frère pour s' occuper de l' éducation de ses neveux. Sa générosité était reconnue.
Le 18 décembre 1792, Jean-Marie Gallot, né à Laval en 1747 vicaire à Bazouge et aumônier des religieuses bénédictines de Laval. Il était devenu infirme et avait été secouru par d' anciens paroissiens.  
Le 5 janvier 1792, Jacques André, né à St Pierre-la-Cour en 1743 avait été curé de Rouessé-Vassé. Il avait été arrêté à Laval.
Le même jour, Jean-Baptiste Triquerie né à Laval en 1737. Il était entré dans à seize ans chez les Frères Mineurs Récollets ( Franciscains ) d' Olonne dont il devint le Gardien ( c-à-d Supérieur ). En 1771, les Récollets passèrent à la règle des Frères Mineurs Conventuels. Par la suite, étant d' une grande piété et de stricte observance, il fut le confesseur de divers monastères de Clarisses. Après la suppression du Couvent de Buron, il s' était réfugié chez un cousin à Laval où il fut arrêté. Il s' écria avant de mourir : " Je serai fidèle à Jésus-Christ jusqu' au dernier soupir ! "
 
Ensuite deux prêtres qui avaient été arrêtés auparavant furent transférés au Couvent de la Patience, devenu prison. Il s' agit de :
André Duliou, né à St Laurent-des-Mortiers en 1727, qui fut curé de St Fort.
Jean-Baptiste Turpin du Cormier, né en 1732 à Laval, considéré comme la tête du groupe. Il était en effet un modèle des vertus sacerdotales. Il était prêtre à la Sainte-Trinité ( aujourd' hui cathédrale de Laval ).

Lorsqu' en octobre 1793, les Vendéens réussirent à reprendre Laval, les quatorze prêtres furent libérés de la prison de la Patience. Mais peu de temps après, les Bleus envahirent la ville. Ils furent à nouveau incarcérés.

A leur procès, ils furent interrogés par le cruel Clément. Il demanda à l' abbé Turpin du Cormier pourquoi il n' avait pas prêté serment à la Constitution Civile du Clergé ? Celui-ci répondit :  " parce qu' il attaque ma religion et qu' il est contraire à ma conscience. " Le juge répliqua : " donc tu es un fanatique ! " L' abbé avait aussi refusé le serment de 1792 contre les voeux religieux. Les autres prêtres firent de semblables réponses.

Ils se rendirent à l' échafaud en chantant le Salve Regina et le Te Deum. L' abbé Turpin du Cormier fut guillottiné en dernier. Leurs corps furent jetés dans une fosse et, en 1816, ils furent transférés dans la basilique ND d' Avesnières.
Basilique_Avesnieres.jpg


* 400 prêtres y furent incarcérés pendant la révolution. Il abrita ensuite un hôpital militaire. Des messes selon le rite de saint Pie V sont aujourd' hui célébrées dans l' église de l' ancien couvent, ND des Cordeliers.







 
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20 janvier 2008 7 20 /01 /janvier /2008 11:30
bienheureux-basile-moreau.jpg  Basile-Antoine-Marie Moreau naquit le 11 février 1799, près du Mans à Laigné-en-Belin, dans une famille de cultivateurs. Injustement oublié - sa cause ayant été introduite en 1955 - il a été récemment béatifié, au Mans par le Cardinal Jose Saraiva Martins, le 15 septembre 2007.

Il fut ordonné en 1821, comme prêtre diocésain, après avoir fait ses études à Paris au Séminaire de Saint-Sulpice. Il devint professeur au Séminaire du Mans, et en 1835 réunit des prêtres pour prêcher lors de missions rurales. 

Excellent prédicateur, homme d' action et de prière, il fonda deux instituts : la Congrégation de Sainte-Croix *( prêtres et frères spécialisés dans l' enseignement ) en 1837, et les Soeurs Marianites de Sainte-Croix ( religieuses éducatrices et soignantes ) en 1841, réunies autour de Léocadie Gascoin. 

Rapidement les fils spirituels et les filles spirituelles du bienheureux prêtre se répandirent en France et dans le Nouveau Monde. Ils firent des fondations aux Etats-Unis et au Canada ainsi que dans les colonies, et avec succès en Algérie dès 1840, grâce à l' efficace Mgr Dupuch. Les difficultés furent partout nombreuses, mais l' abbé Moreau fut toujours appuyé au début par le bienheureux Pie IX. Il dut néanmoins démissionner de sa charge de Supérieur Général en 1866, à cause de problèmes financiers au sein de la Congrégation. Il accepta cette démission avec humilité et passa ses dernières années à prêcher dans les paroisses de la Sarthe.

Il mourut au Mans, le 20 janvier 1873.

La Congrégation fut chassée de France en 1903. En 1869 les religieuses Marianites de l' Indiana ( aux Etats-Unis ) acquièrent leur autonomie et deviennent les Soeurs de Sainte-Croix. Elles essaimèrent dans plusieurs pays.
Aujourd' hui les différents membres de la famille de Sainte-Croix sont environ 1600 dans 15 pays.

Le bienheureux Basile Moreau voulait que sa Congrégation fût consacrée à ND des Douleurs; les prêtres étant consacrés au Sacré-Coeur, les religieuses au Coeur de Marie et les frères à saint Joseph.

* Du nom de la localité sarthoise où elle s' était implantée.
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20 janvier 2008 7 20 /01 /janvier /2008 07:18
At the beginning of the 12th century, returning safe from the Holy Land, Crusader Géraud de Graves built an oratory dedicated to the Nativity of Our Lady in the deep forest close to Saint-Macaire ( near Bordeaux ). He lived there as a hermit with a few companions.
In 1160, after the death of Géraud, the lands around were bought by the monks of Grandmont who built a sanctuary to shelter a statue of the Blessed Virgin and a monastery. The monks helped the peasants and worked hard to develop local agriculture.
In 1185 a first miracle occured ( a peasant recovered from blindness ) and pilgrimages began. One of the pilgrims was famous :  King Richard the Lionheart, Duke of Aquitaine, in 1190.
Richard_coeur_de_lion.jpg
During the 14th Century, misery, famine and plague devastated the Duchy, and moreover the war between the king of France and the king of England was endless. So the sanctuary was ruined...

Around 1390 the young and devout Countess Isabelle de Foix, riding in the forest, found under the hoof of her mule the statue of Our Lady ( a copy made in 1300 ) who had been buried by the peasants during the assaults of French troops. Enthusiastic, she decided to reconstruct the chapel and to help the monks. At the entrance of the chapel an inscription was written : " Sic datur electis ad caeli gaudia vinctis gloria pax requies perpetuusque dies ".
ndverdelais.jpg
In 1462, King of France Louis XI came to pray " the glorious Virgin Mary ". It was a period of peace. But soon the civil war between Catholics and Protestants would began. The church was destroyed in 1562 by Huguenots, and the monks were expelled...
In 1583 the war ended. Cardinal François de Sourdis in 1609 founded a confraternity to restore the church, and in 1627 welcomed the austere Order of the Celestines ( founded in 1254 by Pope Celestine V ) to keep the sanctuary. The new church was only achieved in 1666.
 
Louis XIV came there with his mother in 1650 to pray for the kingdom, at the end of the Fronde.

Notre Dame de Verdelais was then the most important pilgrimage sanctuary to Our Lady in Aquitaine. Miracles occured and masses of people came to be protected against desease and frost. Sailors also came to thank Mary. But after the middle of the 18th Century, the ideas of the so-called Enlightments challenged the devotion to the Virgin, the monks had difficulties to recruit. The Celestine Order was suppressed by Pope Pius VI and the monastery  closed in 1779.

When the Revolution blustered, only one priest was in charge of Verdelais...

In July 1790, because of the civil constitution of the clergy, the priest fled away, and a schismatic priest was appointed. The monastery was sold in January 1792. Fortunately the statue was kept by Jean Michel, the ex-sacrist !
Terror began in 1793 : even the schismatic priest had to run away...

The church would open again in 1795, but the buildings of the monastery would be bought by Archbishop d' Aviau, only in 1821.  

The pilgrimage got moving again. In 1838, the new archbishop, Mgr Donnet, called  at Verdelais the Fathers of the Society of Mary ( the Marists, founded in 1816 by Father Colin ). It will be a blossoming time for Verdelais. Dozen of miraculous recoveries occured, as it happened to blessed Guillaume-Joseph Chaminade ( 1761-1850 ) during his youth. Famous Father Lacordaire, op, came to preach ; confraternities were founded to restore the church and relaunch the pilgrimage. A new bell-tower was erected in 1854 with a huge ( 3,75m ) statue of the Virgin at its top in 1856 and Cardinal Donnet crowned Our Lady of Verdelais. 
verdelais-copie-1.jpg

But with the laicist regime of the third Republic, the situation of catholicism worsened in France...Between 1901 and 1905 the teaching nuns were expelled from Verdelais, and between 1906 and 1910 the region was troubled by the secularization of Church's buildings and the exile of hundreds of nuns and monks.   The buildings of the Marists were bought in 1910 by Father Giraudin, rector of the Bordeaux Seminary. 

Nevertheless pilgimages never ceased, among pilgrims was author François Mauriac ( 1885-1970, Nobel prize in Literature in 1952 ).

In 1924 ( after the reconciliation in 1921 between Rome and France ), Pope Pius XI elevated Verdelais - sanctuary of Our Lady Consolatrix Afflictorum -  to the honour of Minor Basilica.

In the 80's the Marists left Verdelais. They were replaced in1990 by the Passionists to renew the pilgrimage.
verdelais-vue.jpg

French painter Henri de Toulouse-Lautrec ( 1864-1901 ) is buried in the Verdelais cemetery.

Lire : Philippe de Bercegol " Notre Dame de Verdelais, légendes et réalités ", Editions les Dossiers d' Aquitaine, 2006. 

Liens sur le Cardinal de Sourdis : http://ut-pupillam-oculi.over-blog.com/article-12828183.html 
et sur l' Ordre de Grandmont : http://ut-pupillam-oculi.over-blog.com/article-5570477.html ( article du 08/02/07 ). 

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19 janvier 2008 6 19 /01 /janvier /2008 07:31
Le Pape a adressé un message aux Jésuites qui doivent élire leur Préposé Général. Ils sont réunis à Rome depuis le 7 janvier pour trouver un successeur au P. Kolvenbach, Hollandais et ancien missionnaire au Liban, qui a démissionné.
Les Jésuites sont près de 19000 aujourd' hui, alors qu' ils étaient plus de 30000 en 1964, il gardent toutefois une influence notable. 
jubileusfpetru.jpg

Il est intéressant de remarquer que le Saint Père leur rappelle leur vocation première :
Il leur demande " une adhésion totale "  à la doctrine de la Sainte Eglise. Ce rappel sera-t-il écouté ?

Benoît XVI souhaite que la Congrégation Générale de la Compagnie de Jésus, fondée en 1534 par saint Ignace de Loyola, dégage " une orientation claire " fondée  sur une  " adhésion totale à la doctrine catholique " notamment sur des questions théologiques sensibles, ainsi que sur la morale sexuelle. 

La Compagnie serait-elle suspecte de déviations ? L' année dernière le P. Sobrino, chantre de la théologie de la libération en Amérique Latine, a été rappelé à l' ordre, comme un certain nombre de Pères ces dernières décennies.
Benoît XVI reconnaît la difficulté de l' engagement des Jésuites " dans des contextes culturels et sociaux très divers ", mais en remettant en lumière leur devise " perinde ac cadaver ", le Saint Père leur demande de veiller à la théologie de l' indissolubilité du mariage, et à ne pas se laisser séduire par des théories politiques menaçant la liberté chrétienne.

Prions pour cette élection importante !

Additif :

Les Jésuites ont donc élu samedi le P. Adolfo Nicolas, 71 ans, de nationalité espagnole, à la tête de la Compagnie.
Entré dans la Compagnie en 1953, le P. Nicolas a passé 46 ans au Japon, dont il fut le Provincial de 1993 à 1999. Il a séjourné aussi aux Philippines et en Corée du Sud.
Il a été formé à Madrid, puis à Rome et enfin à Tokyo.
C' est donc un expert de l' Asie du Sud-Est. Il était jusqu' à présent à la tête de la Conférence des Jésuites de l' Asie de l' Est et d' Océanie.

La Compagnie connaît une baisse extrêmement préoccupante des vocations en Europe et en Amérique du Nord, alors que de jeunes vocations se lèvent en Asie ; mais celles-ci ne compensent pas la baisse des effectifs.
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16 janvier 2008 3 16 /01 /janvier /2008 13:22
Joseph ( Giuseppe ) Tovini naquit à Cividate Camuno, dans la province de Brescia, le 14 mars 1841, aîné de sept enfants. Il eut une éducation particulièrement austère, teintée de jansénisme, selon les traditions morales et religieuses de son époque et de sa province.

En 1852 à 11 ans, il entra au Collège municipal de Lovere ; mais la situation de sa famille ne lui permit pas de poursuivre ses études après sa dix-septième année et ce fut sur l' intervention d' un oncle prêtre qu' il put entrer dans un collège à Vérone fondé par don Mazza pour les jeunes gens pauvres.

Son père mourut en 1859, et Joseph se retrouva à la tête de sa famille, à dix-huit ans, alors que la situation économique de la famille était désastreuse.

Il abandonna l' idée de devenir missionnaire, et son grand désir d' être prêtre...De 1860 à 1864, il étudia à la faculté de Droit de Padoue. Il trouva du travail chez un avocat, et donna des leçons particulières. Il obtint son diplôme brillamment en 1865 à Pavie.Son succès fut obscurci par la mort de sa mère survenue quelques mois plus tôt.

Devenu professeur au Collège municipal de Lovere, il travailla aussi chez un avocat. Il faisait sa prière à haute voix chaque matin avant la leçon et communiait tous les dimanches. Il déménagea en 1867 à Brescia, où il devint jeune avocat collaborateur d' un cabinet renommé. Il se maria en 1875 avec Emilia Corbolani dont il eut dix enfants. Un de leurs fils devint prêtre, et deux filles religieuses.

Il fut un père attentif et affectueux, inflexible sur les principes moraux.

Toujours conseillé par des prêtres soucieux des problèmes de l' époque, il fut l' un des fondateurs du journal " le citoyen de Brescia " en 1878. La même année il devint président du comité diocésain de l' Oeuvre des Congrès et il fut l' acteur principal de l' organisation matérielle et juridique de 145 comités paroissiaux.

En 1882, il fut élu conseiller municipal de la ville de Brescia : ce fut le début d' une longue carrière de fondateur d' oeuvres pies, d' écoles et de publications et d' institutions caritatives et sociales. Il créa ainsi un institut de crédit pour les personnes nécessiteuses.
tovini.JPGEn 1881, il fonda la Société des Oeuvres Catholiques, préoccupé par la situation des ouvriers de Lombardie. En 1888, il fonda la Banque San Paolo ( Saint-Paul ) à Brescia, et en 1896 la célèbre Banque Ambrosiano ( Ambrosienne ) à Milan.

Il s' occupa aussi des enfants en étant à l' origine de la création des Jardins d' Enfants de Saint-Joseph, du Collège Luzzago, de patronnages d' étudiants en 1889, et de l' Oeuvre pour la Conservation de la Foi dans les Ecoles Italiennes en 1890...Une activité, on le voit, multiple !
Au point de vue intellectuel, il participa à la naissance des Cercles Universitaires Catholiques, et de l' Union Léon XIII ( pour les étudiants de Brescia ), ainsi que de la revue " l' Ecole Moderne Italienne " destinée aux enseignants catholiques.

Il disait : " nos écoles, ce sont nos Indes à nous " signifiant ainsi son activité missionnaire.

Le dynamisme de Joseph Tovini était vraiment surprenant, car il était de constitution fragile et sa santé s' altéra en 1891.

Il fut tertiaire et dévot de la Bienheureuse Vierge Marie. Il communiait fréquemment et sa piété franciscaine simple et féconde lui donnait un sens aigu de l' Eglise.

L' avocat missionnaire mourut le 16 janvier 1897 à  ans.

Ses restes furent transférés quelques années plus tard en l' église Saint-Luc de Brescia, où ils reposent toujours.

Sa cause fut ouverte en 1948 et il fut béatifié en 1998.

Heureuse époque où les laïcs italiens étaient à la pointe de la société !




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