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  • : le blog ut-pupillam-oculi par : Eric
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  • : Je me propose de partager quelques réflexions, et de voyager avec vous dans l' univers spirituel de personnalités d' exception. Vous pouvez me laissez vos commentaires, afin que je puisse corriger les articles si nécessaire.
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9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 16:29

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Karolina (Caroline) Gerhardinger naît à Stadtamhof, tout près de Ratisbonne, le 20 juin 1797, en des temps troublés par la révolution française, suivis d'années de sécularisation. C'est la fille unique d'un capitaine de marine marchande. Elle est éduquée chez les chanoinesses augustines de Notre-Dame, mais leur couvent et leur école sont confisqués en 1809 par le gouvernement du nouveau royaume de Bavière, allié à Napoléon. La jeune adolescente conserve alors ses valeurs chrétiennes et décide peu à peu de se vouer à Dieu. La liberté religieuse pour les catholiques ne sera rétablie progressivement que dans les années 1820. La jeune femme devient institutrice dans des écoles de campagnes, où elle se rend compte de l'immensité de la tâche. Elle attend son heure pour la fondation d'une oeuvre catholique. C'est en 1828 que sa décision définitive est prise. 

 

Elle est sous la direction spirituelle du futur évêque de Ratisbonne, Georg Michael Wittmann (1760-1833), qui la conseille dans la fondation d'une congrégation enseignante pour l'instruction des filletttes pauvres et aussi des orphelines. Elle prend le nom de Marie-Thérèse de Jésus, en hommage à sainte Thérèse d'Avila, en prononçant ses voeux en 1835, après avoir ouvert son premier modeste couvent en 1833 avec deux autres compagnes. Elle a deux, puis quatre compagnes. Comme le bourgmestre de Stadamhof est hostile à l'ouverture de leur école, sa première fondation a lieu à Neunburg vorn Wald, toujours en Bavière. Par la suite le roi Louis Ier de Bavière offre aux religieuses un ancien couvent de clarisses à Munich, où elles s'installent en 1843, à charge de le rénover. Le bâtiment devient alors leur maison-mère.

 

Les constitutions de l'oeuvre des pauvres soeurs enseignantes de Notre-Dame sont approuvées par le Saint-Siège en 1854, puis définitivement en 1865. Elles sont basées sur la règle des chanoinesses. Les jeunes filles apprennent obligatoirement un métier à la sortie de l'école et reçoivent une formation chrétienne.  Le père Mathias Sigert conseille la fondatrice. Sa devise est: "La prudence évalue, l'amour aime ! "

 

Mère Marie-Thérèse de Jésus meurt à Munich le 9 mai 1879. Elle a été béatifiée par Jean-Paul II en 1985. Sa fête est le 9 mai, date de son entrée au Royaume des Cieux. Sa tombe est à la Jakobskirche de Munich, église de l'institut. 

 

Aujourd'hui les religieuses de Notre-Dame sont présentes au nombre de plus de quatre mille, dans les cinq continents, particulièrement en Amérique. Elles ont suivi les émigrés allemands à partir de 1847 aux Etats-Unis (notamment en Pennsylvanie. La bienheureuse Marie-Thérèse s'y est rendue avec cinq autres religieuses).

 

Leur maison généralice est à Rome.  Après des années difficiles dues aux bouleversements des années 1965-1980, la congrégation stabilise ses vocations. 

 

Lien en allemand et en anglais: http://www.gerhardinger.org

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22 septembre 2009 2 22 /09 /septembre /2009 19:30
Emmeran était natif de Poitiers. Il devient évêque de Ratisbonne en Franconie en 645. il fut assassiné alors qu'il se rendait à Rome en 652. Il est le patron du diocèse de Ratisbonne et d'une abbaye bénédictine réputée, fondée en 739 à Ratisbonne.

Sa fête est le 22 septembre. 


Intérieur de la basilique


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5 janvier 2009 1 05 /01 /janvier /2009 19:59
Saint Astolphe ou Haistulph ( en latin Uistulfus ) était un moine de Wissembourg dont l' abbaye était en lien avec la célèbre abbaye de Fulda, fondée par saint Boniface et centre intellectuel spitiruel de la Germanie du Moyen-Age. Il devint évêque de Mayence, et il donna l' ordination presbytérale au moine Rabanus Maurus ( ou Raban Maur ) , futur abbé de Fulda et auteur du traité encyclopédique " De universo ", ou  " De rerum naturis ", et pense-t- on aussi du " Veni Creator Spiritus ".



Sa fête est fixée au 5 janvier. Il mourut à Mayence, en 824.
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21 décembre 2008 7 21 /12 /décembre /2008 01:29
  Pierre Friedhofen naquit à Weitersburg, près de Coblence, le 25 février 1819, sixième de sept enfants. L' année suivante son père, qui était fermier, mourut. A neuf ans, ce fut au tour de sa mère...Les enfants furent plongés dans un tel état de pauvreté que la commune de Vallendar, à laquelle appartenait leur village, les prit en charge. Une bonne dame assuma l' éducation des trois plus petits ; mais la gêne matérielle obligea le jeune Pierre  à des absences fréquentes à l' école. A treize ans, il rejoignit son grand frère Jacob qui était ramoneur à Ahrweiler, pour apprendre le métier avec lui. Il fut reçut au sein de la corporation à dix-huit ans et à vingt-trois ans retourna à Vallendar, comme maître-ramoneur de la commune.

Frappé par l' indifférence religieuse des jeunes de sa commune, il commença à former des groupes de filles et des groupes de garçons afin de redonner de l' élan aux sociétés locales d' assistance et d' apostolat, et les réunit sous le patronnage de saint Louis de Gonzague. Il en rédigea même les statuts. A vingt-six ans, il sentit un mal de poitrine - sans doute les prémices de la tuberculose - qui l' obligea à renoncer pour un temps à son métier. Il demanda son admission au noviciat des Rédemptoristes à Wittern en Hollande et il fut marqué pendant son séjour de deux semaines par la ferveur qui y régnait. Mais, le 27 octobre 1845, son frère Jacob mourut, laissant une femme enceinte et une famille nombreuse...Le jeune homme renonça à l' appel de la vie religieuse pour secourir la famille endeuillée. Il se fit nommer comme maître-ramoneur de la ville d' Ahrweiler pour assurer l' entretien de ses neveux et de sa belle-soeur.

Il n' en continuait pas moins son apostolat poussé par l' amour du Christ. Il créa une association, toujours sous le patronnage de saint Louis de Gonzague, pour apprendre à la jeunesse l' entraide et la fréquentation des sacrements. L' évêque de Trèves le reçut le 2 juillet 1847 avec d' autres délégations ; nous étions en pleine époque d' industrialisation et de déracinement des campagnes avec toutes les conséquences qui en découlaient. En même temps, il fit la connaissance de l' abbé Liehs qui était secrétaire de l' évêque. Il en fit son directeur spirituel. Il lui fut d' un grand soutien dans ses projets. Pierre voulait trouver un terrain pour  faire bâtir un hospice. L' année 1848 fut en effet l' année d' une grave épidémie de choléra et de troubles politiques. C' est à cette époque, en mars 1850, qu' il fut conseillé et encouragé par Catherine Kasper, récente fondatrice des Pauvres Servantes de Jésus-Christ.
L' évêque, Mgr Arnoldi ( 1798-1864 ), qui connaissait désormais cet artisan humble et déterminé se dit qu' il avait trouvé son homme pour restaurer dans la région les Frères de la Miséricorde, congrégation de religieux infirmiers, appelés aussi Alexiens ( d' après saint Alexis, titulaire de l' église de leur couvent d' Aix-la-Chapelle ). Il demanda à Pierre et à son ami Charles Marchand de faire une année de noviciat chez les Frères à Aix-la-Chapelle pour apprendre les règles de la vie commune et du métier d' infirmier.

Les Alexiens qui s' appelaient à l' époque Cellites avaient été fondés, sous la règle de saint Augustin, au XIVème siècle dans le duché de Brabant en Flandre, au temps de la peste noire ; mais avait connu une certaine décadence depuis le XVIIIème siècle*.

L' expérience ne fut pas totalement concluante pour Pierre, car il voulait " un nouveau feu, un nouvel esprit, un nouvelle impulsion. Je veux porter assistance aux malades et ainsi m' unir plus intimement à Jésus-Christ et convertir les pécheurs les plus obstinés. " De plus selon la loi, depuis l'administration napoléonienne, les voeux perpétuels étaient interdits dans la région d' Aix-la-Chapelle et la gestion des finances des Frères était soumise à l' approbation du conseil municipal, ainsi que l' admission de nouveaux membres. Les Frères, qui ne pouvaient recevoir de dons collectifs, étaient directement et individuellement payés par les malades, ce qui s' opposait au voeu de pauvreté individuelle. Pierre Friedhofen était donc troublé. Ils quittèrent le noviciat au bout de cinq mois, en ayant toutefois appris de nouvelles règles.
Finalement convaincu, car la congrégation était à l' agonie en partie à cause de la législation, l' évêque fournit de l' aide à Pierre pour s' installer dans une pauvre maisonnette à Weitersburg, son village natal, et aider en novembre 1850, à la formation d' une nouvelle communauté, les Frères de la Miséricorde de Marie-Auxiliatrice. Charles Marchand fit part de ses objections, car il estimait que son compagnon, à cause de son manque d' instruction, n' était pas fait pour en être le Supérieur. Il partit. La joie des débuts se transforma en épreuve. L' évêque fit donc venir un Frère de la Miséricorde d' Aix-la-Chapelle, le Frère Pierre Otten, pour assurer la direction de cette nouvelle congrégation, établie selon la règle de saint Augustin. 

Le 15 février 1851, Pierre Friedhofen transféra le siège de la communauté à Coblence, sur les conseils du chapelain de la princesse de Wittgenstein, celle-ci assurant un soutien financier pour s' installer. Il y trouva auprès du jeune abbé de Lorenzi, curé de la paroisse Notre-Dame, assistance spirituelle et matérielle. Il les recommanda auprès des médecins et les infirmières commencèrent à les former. Un mois après, Pierre et deux compagnons prirent l' habit dans la sacristie de l' église Notre-Dame et, en 1852, Mgr Arnoldi reconnut canoniquement la communauté. L' abbé de Lorenzi fut nommé en tant que supérieur ecclésiastique. On rédigea une règle de vie stable et ils émirent leurs voeux ; assez rapidement de nouvelles vocations se présentèrent en ces temps de bouleversements sociaux. Des hôpitaux firent appel à eux, des soins à domicile furent organisés. En quelques années, la congrégation s' étendit à Trèves ( 1853 ), Kyllburg ( 1856 ) et au Luxembourg ( 1858 ).

Le 14 mars 1852, Pierre Friedhofen fut finalement reconnu comme Supérieur - la communauté s' installera à la fin de l' année dans la maison-mère de Florinspfaffengasse - et il assuma cette charge jusqu' à sa mort, le 21 décembre 1860. Mais dans les faits, le bienheureux était malade des poumons et, à partir de 1857, le mal s' aggrava. Il rédigeait de nombreuses lettres circulaires à ses Frères en dehors de Coblence, lui qui semble-t-il avait si peu d' instruction et qui avait tout appris, comme on dit " sur le tas "...Ses lettres témoignent d' une grande sensibilité et d' un pragmatisme remarquable, écrites avec bon sens et charité.  Dans les dernières années de sa vie, il s' éleva à une union contemplative de plus en plus intense.

La future impératrice Augusta ( 1811-1890 )+, qui résidait au château de Coblence - d' où son époux le Kronprinz assurait le commandement militaire de la Rhénanie-Westphalie - et qui aidera tant la bienheureuse Françoise Schervier ( cf 14 décembre ) ainsi que d' autres oeuvres, fit ériger une croix sur la tombe de cet ancien ramoneur surnommé " le bon Samaritain " et dont les funérailles furent suivies par des milliers d' anonymes.
                                                                         Couvent de Trèves

Pendant la guerre du Schleswig-Holstein ( 1864 ), six Frères furent envoyés soigner les blessés dans un hôpital de campagne prussien, et deux ans plus tard, les Frères durent lutter contre l' épidémie de choléra de 1866 et soigner les blessés de la guerre austro-prussienne. En 1870, le couvent de Trèves fut transformé en hôpital militaire, pendant la guerre franco-prussienne. Désormais la Congrégation était suffisamment solide pour affronter l' avenir. Elle dut transférer son noviciat pendant le Kulturkampf au Luxembourg ; mais grâce à l' appui de l' impératrice Augusta put conserver ses fondations en Allemagne. Après la période sombre du Kulturkampf, les Frères connurent une rapide extension et la maison-mère fut installée à Trèves. La première guerre mondiale, qui envoya 150 Frères au front dont une vingtaine périrent, éprouva la congrégation ; mais elle se releva et dans les années 1930 participera de l' élan missionnaire de toute l' Eglise d' alors : Elle fut présente en Chine ( jusqu' à la prise de pouvoir des communistes ) et au Japon. Les années 1950 furent celles de l' apogée numérique de la Congrégation avec des fondations en Asie et au Brésil. Les constitutions seront réformées en 1970.

La Congrégation fut approuvée par saint Pie X en 1905 et définitivement en 1926 par Pie XI.

Pierre Friedhofen fut béatifié par Jean-Paul II en 1985. Ses restes reposent en la chapelle de ND du Perpétuel-Secours, dans le jardin de l' hôpital des Frères, à Trèves. 
             Cérémonie de prise d' habit au couvent des Frères à Trêves, en 2008.

A sa mort, les Frères étaient au nombre de quarante-quatre, aujourd' hui sa congrégation de plus de cent Frères est présente en Allemagne, en Suisse, au Luxembourg, à Rome, à Strasbourg ( Couvent Saint-Joseph des Frères de la Charité ), en Malaisie, à Singapour et au Brésil. Les Frères de la Miséricorde de Marie-Auxiliatrice éditent une revue trimestrielle en allemand " Neuer Geist ". Ils s' occupent de maisons de retraite, d' hôpitaux - en particulier psychiatriques - et de nombreuses oeuvres caritatives et de soins. Leur nouveau Supérieur général, depuis un an, est le Frère Peter Berg, 43 ans.

Lien ( en allemand et en anglais ) :
http://brueder.info



* Les nouvelles constitutions des Alexiens furent acceptées par le bienheureux Pie IX, en 1870.
Aujourd' hui, les 87 Frères sont à l'oeuvre dans différents pays :
Ils s' occupent de maisons de retraite, de soins gériatriques et psychiatriques, ainsi que de malades du SIDA aux Etats-Unis, où ils sont installés depuis 1866.
Ils s'occupent aussi de personnes âgées et de soins psychiatriques en Grande-Bretagne et en Irlande. Ils ont des maisons en Allemagne où se trouvent 25 Frères, dirigés par le provincialat d' Aix-la-Chapelle, et en Belgique et, depuis 1991, une mission en Inde.
En 2001, les Frères américains ouvrent un vaste hôpital sur l' île de Mindanao aux Philippines. Arrivés aussi en 2003 en Hongrie, où ils s' occupent de personnes âgées, ils ont inauguré un nouveau couvent en 2007.

 Le Supérieur général jusqu' en 2010 est le Frère Edward Walsh, cfa.
Leur maison-mère se situe aux Etats-Unis, au milieu d' un vaste centre hospitalier, à Signal Mountain, dans le Tennessee.
Le Frère Bonaventure Thelen ( 1825-1896 ) fut le fondateur à Chicago du premier hôpital des Alexiens aux Etats-Unis.
Lien ( en anglais ) : http://www.alexianbrothers.org
Lien ( en allemand ) : http://www.alexianerkloster.de

+ Fille du grand-duc Charles-Frédéric de Saxe-Weimar-Eisenach et de la grande-duchesse Marie Pavlovna de Russie, Augusta, qui reçut une solide éducation de sa mère, vécut de 1850 à 1858 à Coblence. On critiquait à Berlin le fait qu' Augusta - princesse protestante - ait placé un grand nombre d' oeuvres catholiques sous sa protection. Elle avait une certaine sympathie pour les milieux favorables à une Constitution et sera plus tard l' ennemie de Bismarck ( 1815-1898 ). Malheureuse en ménage, elle fit part à plusieurs reprises de la croix qu' elle devait porter. Son triomphe sera le mariage de son fils Frédéric ( 1831-1888 ) - futur empereur Frédéric III - avec la princesse Victoria, fille de Victoria reine d' Angleterre, premier pas, croyait-elle, vers l' adoption du régime de la monarchie constitutionnelle. La mort prématurée de son fils allait changer la donne.
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18 décembre 2008 4 18 /12 /décembre /2008 12:49
  Saint Wynnebald ( appelé aussi Wunebald ) naquit en 701 dans le Wessex, en Angleterre, dans une famille de l'aristocratie anglo-saxonne. Pendant l' été 721, il partit avec son père saint Richard, sans doute chef des tribus anglo-saxonnes du Wessex,  et son frère saint Willibald ( 700-781 ) faire son pélerinage à Rome, un long et périlleux voyage pour l' époque. Son père mourut à Lucques avant d' arriver. Wynnebald se fixa à Rome jusqu' en 739, pour entreprendre des études de théologie dans un monastère, tandis que Willibald se rendit en Terre Sainte.
En 729-730, saint Wynnebald retourna brièvement en Angleterre et revint à Rome avec un autre de ses frères. C' est à cette époque que leur oncle, saint Boniface ( 680-755 ), évangélisateur des peuples germaniques, qui se trouvait alors à Rome, le convainquit de se joindre à lui dans son entreprise missionnaire. Wynnebald le rejoignit en 739, et reçut de son oncle l'ordination sacerdotale. Il évangélisa la Thuringe, région de montagnes et de forêts aux confins de la Germanie, proche des régions saxonnes de ses ancêtres et aussi des peuples slaves. Il se fixa à Sülzenbrücken, au sud de l' actuelle Erfurt, et rayonna alentour.

Il retrouva son frère saint Willibald qui fut consacré par saint Boniface évêque d' Eichstätt, en 742. Saint Boniface, quant à lui, était archevêque de Mayence, principal siège épiscopal de la Germanie occidentale.
Appelé par le duc Odilon de Bavière en 744, saint Wynnebald concentra son action missionnaire dans le Palatinat. Après trois années intenses, saint Wynnebald retrouva saint Boniface à Mayence ; mais il était attiré par la vie monastique. Aussi avec l' aide de son frère, il acquit un domaine près d' Eichstätt en Franconie. Il fallait défricher, cultiver et coloniser cet endroit. Il fit donc ériger pendant plusieurs années le monastère d' Heidenheim.
Devenu le premier abbé du monastère*, il l'affilia à l' ordre bénédictin en fit un important centre missionnaire. Il était admiré pour son zèle ; mais en même temps craint et honni...
Malgré un état de santé devenu précaire, saint Wynnebald se rendit à Wurzbourg pour rendre visite à l' évêque et fit le pélerinage sur la tombe de son oncle saint Boniface en 755, au monastère de Fulda.
Saint Wynnebald désirait finir ses jours au Mont Cassin ( Montecassino ), l' abbaye fondatrice de l' ordre de saint Benoît, où se trouvait la tombe du patriarche...mais saint Willibald, son frère, l' en dissuada à cause de sa mauvaise santé. Il s' éteignit donc à Heidenheim, le 18 décembre 761.

Leur soeur, sainte Walburge ou Vaubourg ( 710-779 ; Walburga ou Walpurgis en allemand ), élevée à l' abaye de Wimborne, dans le Dorset actuel, et qui fut abesse des bénédictines d' Heidenheim à proximité, fut appelée par son frère Willibald à diriger le double monastère, l' abbaye des hommes et l' abbaye des femmes. En 776, on fit construire une église plus grande où l' on accueillit dans la crypte les reliques de saint Wynnebald. Celles-ci furent dispersées lors de la réforme protestante au XVIème siècle ; mais certaines furent conservées dans d' autres cités.
                              Tombe de saint Wynnebald à Heidenheim


L' Allemagne conserve la mémoire de cette famille prestigieuse qui donna tant pour elle.

* L' abbaye sera reconstruite au XIIème siècle. Elle passa à la réforme luthérienne au XVIème siècle, et dessert aujourd' hui la communauté évangélique, tout en appartenant à l' Etat de Bavière. Une petite église catholique moderne dédiée à sainte Walburge se trouve à proximité.

Lien ( article du 7 février 2007 ) : http://ut-pupillam-oculi.over-blog.com/article-5554768.html
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15 décembre 2008 1 15 /12 /décembre /2008 20:58
   Charles Steeb naquit au sein d' une famille protestante à Tubingen, dans le Wurtemberg, le 18 décembre 1773. Son père, un homme d' affaires important qui administrait les biens du duc de Wurtemberg, envoya son fils, lorsqu' il eut dix-ans, une année à Paris qui était alors en pleine effervescence révolutionnaire. Ensuite le jeune homme se rendit à Vérone pour apprendre la langue et les pratiques commerciales. Charles était un jeune homme mûr pour son âge, studieux et réservé. Il fut d' emblée fasciné par la vitalité culturelle de Vérone ; il se sentit aussi questionné par l' ambiance catholique... 

Il fréquenta des prêtres et ceci le conduisit à devenir catholique en septembre 1792. Au bout de quatre ans, il sera ordonné prêtre ! Cela provoqua évidemment une grande déception chez son père qui le déshérita*.
Vérone se trouvait alors à l' époque des conquêtes napoléoniennes et de la guerre avec l' Autriche. En 1797, après une révolte anti-française, la région sera disputée entre Autrichiens et Français. Vérone passera officiellement au Congrès de Vienne en 1815, comme toute la Vénétie, aux Habsbourgs. Charles fut pendant ce temps aumônier - et s'il le fallait infirmier - dans des hôpitaux militaires et des infirmeries de campagne.
Il participa à l' oeuvre de Pietro Leonardi qui avait fondé, en 1796, une fraternité hospitalière de prêtres et de laïcs hommes ou femmes, inspirée de l' Evangile, pour lesquels " le seul point d' ancrage [ était ] la paillasse du malade. "
Il contracta le typhus et rédigea son testament. ; mais le P. Bertolini, son directeur spirituel, lui affirma que son heure n' était pas encore arrivée ; car le Seigneur attendait de sa part des choses plus grandes.
Charles Steeb poursuivit alors à Vérone une carrière ecclésiastique essentiellement tournée vers la direction spirituelle et la confession, ainsi que le secours aux malades.

C' est en 1840, que  " son heure " advint. Il fut le cofondateur de l' Institut des Soeurs de la Miséricorde, dédié aux situations les plus difficiles. Grâce au patrimoine de Charles, l' oeuvre put bénéficier au départ d' un soutien conséquent ; mais la volonté de Luisa Poloni - Mère Vincenza - fut déterminante. 

Il mourut, le 15 décembre 1856, à Vérone et fut béatifié par Paul VI à Rome en 1975.

Aujourd' hui, l' Institut est présent en Europe, en Afrique et en Amérique du Sud.


*A la mort de sa soeur Wilhelmine, Charles héritera des biens familiaux.
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14 décembre 2008 7 14 /12 /décembre /2008 16:39
   Françoise ( Franziska ) Schervier naquit, le 8 janvier 1819, à Aix-la-Chapelle en Allemagne. Son père, Johann Heinrich ( 1784-1845 ) industriel aisé, deviendra  vice-maire de la ville. Lorsque la petite Françoise fut baptisée, l' empereur François Ier d' Autriche accepta d' en être le parrain. Sa mère Marie-Louise Migeon ( 1781-1832 ) était française et fille d' un industriel de Charleville. Les Migeon et les Schervier furent associés dans leurs affaires. Elle éleva ses six enfants avec une douce fermeté. Lorsque Marie-Louise mourut de tuberculose, ainsi que plus tard ses deux filles aînées, Françoise se retrouva à la tête de la maisonnée ; elle n' avait que quatorze ans !

Jeune fille privilégiée par sa position sociale, elle avait conscience de la pauvreté de certaines couches de la population. Elle avait été éduquée à l' école Saint-Léonard, où sous l' impulsion de la convertie Louise Hensel ( 1798-1876 ) les jeunes filles étaient sensibilisées aux questions sociales dans un esprit de charité chrétienne**. Françoise dépensa ainsi une partie de sa dot pour subvenir aux besoins de ceux qui la sollicitaient.

En 1837, le gouvernement prussien emprisonna l' archevêque de Cologne, Mgr Clément-Auguste von Droste-Vischering qui s' était opposé à des mesures limitant la liberté de l' Eglise à propos des mariages inter-confessionnels. Ces événements ( Kölner Wirren ) causèrent un grand émoi en Westphalie et en Rhénanie et provoquèrent un certain renouveau spirituel.
C' est dans ce contexte qu' un groupe de dames de la bourgeoisie d' Aix-la-Chapelle créa des sociétés de charité pour soulager les pauvres. Elles demandèrent au père de Françoise de lui permettre d' y participer. Il donna son accord ; mais bientôt, lorsque Françoise se mit à soigner des malades - notamment du choléra ! - dans la maison paternelle, il fit part de ses réticences. La jeune fille persévéra discrètement...

C' est à cette époque que Françoise fit la connaissance de l' abbé Joseph Istas, curé de la paroisse Saint-Paul, qui avait créé un réseau de soupes populaires. Elle en fut vivement impressionnée et collabora avec enthousiasme à cette oeuvre ; mais la mort prématurée de l' abbé, en 1843,  l' attrista ainsi que la mort de son père deux ans plus tard. Elle partit faire une retraite à Liège, car elle se posait la question de savoir si elle pouvait devenir Trappistine ; mais, conseillée par son amie Gertrude Frank, elle constitua, avec quatre autres jeunes femmes, le noyau de ce qui deviendra une future Congrégation, tournée vers l' assistance aux pauvres et aux malades. Elles s' agrégèrent au Tiers-Ordre franciscain. C' était à la Pentecôte 1845.

Jusqu' en 1848, elles continuèrent à soigner chez elles dans une petite maison les malades et à s' occuper de la soupe populaire. Elles accueillirent aussi des prostituées qu' elles tentèrent de sauver de la rue. Mais les moyens de Françoise et de ses compagnes étaient limités. Certaines " bonnes âmes " critiquèrent l' assistance qu' elles portaient à ces femmes de mauvaise vie, dont beaucoup étaient syphillitiques, et cessèrent de leur fournir des dons...
Après les troubles de 1848 et les pénuries alimentaires qui s' ensuivirent, d' autres jeunes femmes vinrent se joindre à la communauté. Elles se tournèrent vers l' aide à la réinsertion de femmes sortant de prison.

La Congrégation - les Soeurs des Pauvres de Saint-François -  obtint de Mgr Johannes von Geissel une reconnaissance locale de l' Eglise, en 1851. Malgré certaines objections de prudence en ce qui concernait l' exigeance de stricte pauvreté des Soeurs, elles avaient pu émettre leurs premiers voeux en 1850. L' Etat prussien approuva en 1853 cette association de religieuses qui " favorisait la paix sociale ".

Les Soeurs connurent une expansion rapide. En 1858, suivant l' émigration des paysans allemands aux Etats-Unis, elles ouvrirent une maison dans l' Ohio. Mère Françoise Schervier visita sa mission américaine en 1863 et en 1868*. Elle fit à ce propos don d' une somme importante pour l' édification d' un chapelle allemande au Havre qui servit aux nombreux émigrés allemands en partance pour les Etats-Unis. Pendant la guerre civile américaine, la guerre austro-prusienne de 1866 et la guerre franco-prussienne de 1870, les Soeurs s' occuperont d' hôpitaux de campagne pour soigner les soldats blessés.
Mère Françoise Schervier mourut, le 14 décembre 1876 à l' âge de 58 ans, entourée de ses compagnes. A sa mort, plus de 700 religieuses étaient à l' oeuvre. Elle avait reçu le soutien dans ses dernières années de l' impératrice Augusta.
La Congrégation fut définitivement approuvée par saint Pie X, en 1908, et la cause de sa fondatrice introduite en 1912.
Elle fut béatifiée par le Pape Paul VI, le 28 avril 1974. A cette époque, les Soeurs étaient au nombre de 1700, réparties en 121 maisons.

Depuis que la Province des Etats-Unis a pris son autonomie, en 1959, les Soeurs se sont divisées en deux branches : :La branche américaine comprend une quarantaine de maisons avec 400 Soeurs ; avec en plus des maisons en Italie, au Sénégal et au Brésil. Elles ont pris le nom de Soeurs Franciscaines des Pauvres et ont leur maison-mère à New-York. 
Elles sont encore à la tête de maisons de retraite acceptant les invalides en état de grande dépendance et d' autres oeuvres répondant aux situations les plus délicates.

La branche allemande autonome, avec sa maison-mère à Aix-la-Chapelle, est plus contemplative. Cette branche de 312 religieuses possède 37 maisons, essentiellement en Allemagne, dont 5 maisons en Belgique, 2 maisons au Danemark et une maison à Omsk en Sibérie qui, par l' intermédiaire de la Caritas, participe à différentes oeuvres sociales et éducatives. Elles ont pris le nom de Pauvres Soeurs de Saint-François. Elles ne connaissent pas de vieillissement de leurs effectifs. Leur Supérieure Générale est la dynamique Sr Katharina-Maria Finken, la Supérieure Provinciale est la Sr Maria-Martha Kruszynski. Elles sont  " attentives aux conséquences néfastes de la mondialisation ".
Cette branche a la particularité - voulue en 1849 par la bienheureuse fondatrice - de posséder un couvent ( à Mechernich-Kommern en Rhénanie ) où prient des religieuses cloîtrées, appartenant à la Congrégation des Pauvres Soeurs de Saint-François.

Les deux branches gardent des liens d' amitié.

Illustration : église du couvent d' Aix-la-Chapelle : 

Bibliographie : ( en anglais ) P.I Jeiler : " The Venerable France Schervier Foundress of the Sisters of the Poor of Saint Francis ". Ed St Louis, Missouri, B. Herder, 1924.
                            ( en allemand ) Petra Fietzek : " Franziska Schervier. Worte allein vermögen nichts. " Ed Matthias Grünewald, Mayence, 2003. Une traduction de cet ouvrage en français est en vente en ligne sur le site des Soeurs :
Lien ( en allemand ) : http://www.schervier-orden.de


*Une branche masculine, approuvée par la bienheureuse Mère Françoise Schervier, fut fondée par Philippe - en religion Jean - Höver ( 1816-1864 ) en 1857 à Aix-la-Chapelle puis en 1868 à Cincinnati aux Etats-Unis, vouée à l' assistance aux orphelins et à l' éducation des garçons des classes pauvres. Cette Congrégation oeuvre aujourd' hui aux Etats-Unis ( où elle possède 11 maisons ), en Allemagne, au Brésil, en Belgique et en Hollande.

** 20 jeunes filles prendront le voile à l' issue des six années d' enseignement de Louise Hensel, quatre seront fondatrices de Congrégations, deux ( dont Françoise ) seront déclarées bienheureuses et une vénérable.
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9 décembre 2008 2 09 /12 /décembre /2008 12:41
  Liboire ( ou Liborius en latin et en allemand ) Wagner naquit, le 5 décembre 1593, à Mühlhausen en Thuringe acquise à la réforme protestante. Il quitta sa région natale à vingt ans pour suivre des études à Leipzig, Gotha et finalement Strasbourg. En 1617, il reçut son diplôme de maître ( magister ).

Revenu dans la maison familiale, il enseigna ; mais il fut pris de doute à la lecture des lettres de Luther qui professait une haine tenace envers Rome et la papauté.

En 1622, afin de trouver des réponses à son questionnement intérieur, il se rendit donc à Wurzbourg en Franconie, pays catholique. Il entra peu après à la faculté de théologie fondée en 1582 par le prince-évêque Julius Echter von Mespelbrunn et tenue par les Jésuites. Il se convertit au Catholicisme et devint prêtre, le 29 mars 1625.


Il fut alors nommé vicaire à Hardheim, dans une région - l' Obenwald - revenue au Catholicisme depuis une quinzaine d' années, puis curé à Altenmünster ( avec le rattachement du village de Sulzdorf resté catholique ), bourgade de Basse-Franconie à majorité protestante. Ce furent des temps difficiles ; car il dû lutter contre la froideur de ses paroissiens ; mais il parvint à obtenir la conversion d' un certain nombre de Protestants.

En 1631, la petite bourgade fut envahie par les troupes suédoises, le pays étant ravagé par la guerre de Trente Ans. Le bienheureux Liboire trouva refuge dans le village de Reichmannhausen, peuplé de Catholiques et distant de 4 kilomètres. Il ne voulait pas trop s' éloigner de ses paroissiens. Trahi par un habitant de la bourgade, il fut découvert en décembre 1631 et enfermé au château de Mainberg, où il fut torturé ; car il refusait d' abjurer. Il déclara : " Ich lebe, leide und sterbe päpstlich-katholisch* ".

Finalement à bout de forces, on le mena près de Schonungen, où il fut sauvagement abattu à coups d' épée et son corps jeté dans le Main.
Sa dépouille fut repêchée et enterrée, jusqu' à ce que l' évêque de Wurzbourg la fit inhumer, après la fin de l' occupation suédoise, dans l' église Saint-Laurent à Heidenfeld, dans le district de Schweinfurt, où elle repose toujours. Dès lors, l' église fut un lieu de pélerinage.
La cause de ce prêtre courageux fut introduite en 1931 et le Pape Paul VI le béatifia en 1974.

* Je vis, je souffre et je meurs en tant que Catholique fidèle au Pape.
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4 décembre 2008 4 04 /12 /décembre /2008 13:59
   Adolphe ( Adolf ) Kolping naquit près de Cologne à Kerpen, le 8 décembre 1813. Il était le quatrième des cinq enfants de son père Peter et de sa mère Anna-Maria, modestes agriculteurs qui s' étaient sacrifiés pour donner à leurs enfants une meilleure éducation. A treize ans, Adolphe dut gagner sa vie chez un cordonnier de Kerpen, puis il entra dans une fabrique plus importante à Cologne. Il se souviendra plus tard de la misère de l' époque et de l' indifférence religieuse de ses jeunes compagnons de travail.

Malgré cette atmopshère hostile, Adolphe, avec l' aide de prêtres bienfaiteurs, put mûrir sa vocation. Il parvint à suivre des cours dans un lycée de Cologne et à obtenir l' équivalent du baccalauréat à 24 ans. En 1841, il s' inscrivit à la faculté de théologie de Munich, puis à celle de Cologne.
Il fut ordonné prêtre en 1845 à l' âge de 32 ans. Il devint vicaire à la paroisse Saint-Laurent de la ville d' Eleberfeld et s' occupa en particulier du catéchisme. Dans cette ville industrielle, les Catholiques étaient en minorité. L' abbé Kolping y fit la connaissance de la Gesellenverein, société d' entraide des artisans fondée par Johann Gregor Breuer ( 1821-1897 ). Ancien ouvrier artisan lui-même, l' abbé Kolping était parfaitement au courant des problèmes de cette catégorie de population. Il avait conscience de leurs besoins dans le domaine social,culturel et spirituel. Il fut donc à l' origine en 1846 d' une Gesellenverein  tournée vers l' enseignement et l' aide économique.

En 1849, alors qu' il était devenu vicaire à la cathédrale de Cologne, il fonda une fédération des différentes associations artisanales d' entraide, spécialement tournée vers la jeunesse. Il en devint le président. De nombreuses autres associations se fédérèrent par la suite autour de ce noyau.

Le but d' Adolphe Kolping était de favoriser le modèle de l' employé chrétien, conscient de ses devoirs et de ses droits, bon citoyen et futur bon père de famille. Il créa aussi une gazette hebdomadaire, le Rheinische Volksblätter et plus tard le Volkskalender. Il réussit à atteindre et à permettre l' évangélisation d' un vaste public.

Il mourut à seulement 52 ans, le 4 décembre 1865. Il était vicaire, journaliste, patron de presse, président de la fédération des Gesellenverein, et surtout apôtre de son époque.

Il fut béatifié par Jean-Paul II, le 27 octobre 1991.
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6 novembre 2008 4 06 /11 /novembre /2008 13:39

La bienheureuse Christine naquit près de Cologne, à Stommeln, en 1242. A treize ans, elle voulut mener une vie plus religieuse, aussi entra-t-elle au béguinage de Cologne. Les béguines - mouvement apparu dans les pays flamands au XIIème siècle - étaient des femmes qui vivaient de leurs travaux en ville dans de petites maisons et se regroupaient pour une vie communautaire religieuse, faisant les troix voeux habituels de pauvreté, de chasteté, et d' obéissance ; mais ces voeux étaient temporaires et renouvelables. Aussi était-il possible, bien que rare, qu' une béguine après quelques années puisse changer d' état et se marier.

A cause de sa santé fragile, Christine dut quitter la communauté au bout de quelques années. Elle fit connaissance en 1267 à Cologne d' un jeune Dominicain d' origine suédoise, le P. Pierre de Dacie*, qui allait la diriger et entretenir avec elle une longue correspondance.

Christine fut alors favorisée d' extases mystiques et, en 1269, elle reçut les stigmates. Ces stigmates n' étaient apparents qu' à certains moments de l' année elle la firent beaucoup souffrir. Elle s' attachait alors mystiquement à la Croix du Seigneur.

Elle mourut dans une certaine paix, le 6 novembre 1312, à Stommeln où elle était née. Ses reliques furent transférées à Nideggen, puis au XVIème siècle à Jülich.

Saint Pie X confirma le culte rendu à cette grande mystique en 1908. 




* Mort en 1289, il rédigea la vie de la future bienheureuse en 1286.

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