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  • : le blog ut-pupillam-oculi par : Eric
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  • : Je me propose de partager quelques réflexions, et de voyager avec vous dans l' univers spirituel de personnalités d' exception. Vous pouvez me laissez vos commentaires, afin que je puisse corriger les articles si nécessaire.
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31 octobre 2008 5 31 /10 /octobre /2008 22:09
Wolfgang naquit en 924 et fut éduqué au monastère bénédictin de Reichenau sur les bords du lac de Constance. Il dirigea ensuite le collège diocésain de Trêves en Rhénanie. En 965, il se retira à l' abbaye d' Einsiedeln et fut ordonné prêtre trois ans plus tard. Il voulait évangéliser les Magyars qui s' étaient sédentarisés en Hongrie ; mais il fut appelé, au bout d' un an de mission en Hongrie, au siège épiscopal de Ratisbonne en Bavière. De Ratisbonne dépendait l' évangélisation de la Bohême. Il fut à l' origine de la création du diocèse de Prague.
En 974, la lutte entre le Duc Henri II de Bavière et l' Empereur Othon II l' obligea à se retirer au monastère de Mondsee, près de Salzbourg. Il fit construire une église dédiée à saint Jean qui lui sera vouée plus tard. Il mourut en 994, lors d' une campagne d' évangélisation en Autriche.
Le Pape Léon IX le canonisa en 1052.
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20 octobre 2008 1 20 /10 /octobre /2008 00:00
   François-Alexandre Kern naquit à Vienne, le 11 avril 1897. Sa mère l ' introduisit très jeune dans la vie paroissiale. Aussi entra-t-il au Séminaire de Hollanbrunn. Il avait une prédilection particulière pour l' adoration du Saint Sacrement et il faisait partie de Confraternité de l' Expiation du Sacré Coeur de Jésus.

Encore séminariste, il dut combattre à partir de 1915 dans l' armée austro-hongroise. Le 11 septembre 1916, il fut gravement blessé ayant le foie et les poumons perforés. Commençaient pour lui ses " Semaines Saintes ", comme il appelait ses souffrances. Réformé, il poursuivit ses études de théologie à Vienne.

A la chute de l' Empire, il pria particulièrement pour la nouvelle Tchécoslovaquie qui venait de se séparer de l' Autriche-Hongrie et qui vit naître une Eglise nationale schismatique...Il prit la décision de se rendre au Monastère des Prémontrés de Strahov, dont l' un des moines, Isidore Zahradnik, s' était mis à la tête de cette contre-église.
Afin de mûrir cete décision, le directeur spirituel de François-Alexandre lui fit passer un an dans l' abbaye de Geras. Cette abbaye près de Vienne, fondée en 1145, appartenait à l' Ordre des Prémontrés. Il y entra en 1920 et prit le nom de Jacob.

Grâce à une dispense papale, il fut ordonné en 1922. La veille de sa première messe, il eut une grave hémorragie. Il fit sa profession solennelle le 20 octobre 1924. Le jour suivant, le 21 octobre, il reçut le viatique...Désormais il contemplait le Seigneur face à face...
Il a été béatifié, le 21 juin 1998, à Vienne par Jean-Paul II.
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11 octobre 2008 6 11 /10 /octobre /2008 14:54
Saint Ménard ( Meinhard ) naquit en Allemagne vers 1136. Il devint moine chez les Chanoines Réguliers du Latran à Segeberg dans le Holstein. Il avait le désir d' être missionnaire ; comme le faisaient les missions sur les traces des marchands dans le Nord Est de l' Europe. Il voulut partir pour la Livonie qui correspond aujourd' hui à une partie de la Lettonie et de l' Estonie .
Il partit du port de Lübeck sur un navire marchand en tant que chapelain. Il débarqua quelques jours plus tard au bord de la Dvina ( ou Düna ) et demanda la permission au prince russe Wladimir de Polotsk d' évangéliser les Lettons païens qui lui payaient tribut. Quant aux Estoniens païens voisins, ils payaient tribut aux Danois qui les avaient conquis sous le roi Cnut.

En 1184, il fit construire la première église d' Uexküll* ( ou Ikskile ) non loin de la Baltique. Deux ans plus tard, l' archevêque de Brême Hartwig de Uthlede le consacra évêque pour les terres de Livonie ; et le Pape Clément III sur les mêmes instances de l' archevêque reconnut le diocèse d' Uexküll **comme suffragant de celui de Brême, le 25 septembre1188. Saint Ménard fit construire une forteresse et des marchands s' installèrent.

Mais la population se révolta et le nouveau diocèse risquait de disparaître. Le nouveau Pape Célestin III fit conférer aux colons à la requête de Hartwig les mêmes privilèges spirituels que les Croisés en Terre Sainte. Plus tard, en 1198 sous le règne d' Innocent III, une expédition saxonne de plusieurs centaines de chevaliers marqua le début de la Croisade de Livonie ; mais se solda par la défaite des chevaliers saxons et la mort de Berthold de Hanovre, successeur de saint Ménard. Ce fut le neveu d' Hartwig, Albert de Buxhoevden nommé évêque d' Ueksküll après Berthold, qui réussit avec 500 chevaliers et 23 navires à reconquérir la Livonie. Il fut le fondateur de Riga en 1200. En 1201, ses chevaliers, les chevaliers Porte-Glaive***, obtinrent du Pape les mêmes statuts que ceux des Templiers.

Saint Ménard mourut, le 11 octobre 1196, avant d' avoir vu son oeuvre véritablement consolidée. Contrairement à Hartwig, dont il était pourtant " l' obligé ", il avait privilégié la mission de prédication à celle de colonisation.

Le pouvoir des chevaliers Porte-Glaive ( ou Ordre livonien ) sera définitivement consolidé en 1206, lorsque les Livoniens et leurs alliés russes de Polotsk seront défaits. La contrée sera partagée en différents fiefs et forteresses pour les chevaliers ou pour les chapitres de villes qui s' organiseront en ligues marchandes, selon le droit de Brême, de Lübeck ou de Hambourg, formant la ligue hanséatique. Les Estoniens ou Lettons qui composaient la majorité de la population seront majoritairement attachés à la glèbe.
La contrée restera pendant sept siècles sous l' admistration d' aristocrates germaniques qui firent entre temps allégeance aux Polonais et aux Suédois après la Réforme, puis pendant plus de deux siècles elle fut placée sous administration russe. Elle était majoritairement luthérienne depuis la Réforme. La langue officielle restera l' allemand jusqu' en 1919 !

Au XIVème siècle, les restes de saint Ménard furent transférés à Riga, actuelle capitale de la Lettonie, élevée au rang de ville épiscopale en 1201. Le siège épiscopal disparut en 1563 à la Réforme et sera restauré en 1918.

* Nom venant du finnois " village ".
** Orthographiée aussi Uxkull en français.
*** Ils venaient pour la plupart de Saxe et de Westphalie et portaient un manteau blanc avec une croix rouge. 
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26 septembre 2008 5 26 /09 /septembre /2008 14:01
   Né à Berchtesgaden en Bavière, le 12 janvier 1871, Gaspard Stanggassinger entra à dix ans au petit séminaire de Frising. Il avait déjà la vocation sacerdotale et pour son âge suivait un programme d' étude et d' exercices de piété plutôt rigoureux.
A 16 ans il émit des voeux de chasteté ; à 18 ans, après la guérison d' une maladie grave, il se consacra au Sacré Coeur ; à 21 ans, il reçut la tonsure et les Ordres mineurs.
Pendant l' été 1892, alors qu' il faisait un pélerinage à la Vierge, il se sentit appelé parmi les Rédemptoristes, dont l' un des leurs était son directeur spirituel. Son père s' opposa au début puis donna sa permission. Gaspard entra au noviciat de Gars, près de Münich. Il suivit sa devise : " Je peux, je veux, je dois me faire saint. "

Il fut ordonné prêtre, le 16 juin 1895, ajoutant à son plan de vie cette phrase :  " Tout ce que j' ai, ma vie, mon sang, ma santé, ma voix, je dois le consacrer au salut des âmes jusqu' à ma mort, selon l' enseignement de saint Alphonse de Liguori. "

Il avait le désir d' être missionnaire ; aussi fut-il admis à l' Ecole missionnaire de Dürnberg afin de se préparer à partir pour le Brésil. A l' été 1899, l' école fut transférée à Gars. Malgré son jeune âge, Gaspard en fut nommé le directeur.

Une péritonite foudroyante mit fin à ses jours terrestres, le 26 septembre 1899. Il avait 28 ans. Comme saint Gérard, célèbre autre Rédemptoriste ( canonisé en 1904 ), il avait donné sa vie au Seigneur, Rédempteur des hommes.
Il fut béatifié par Jean-Paul II, le 24 avril 1988.
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25 juin 2008 3 25 /06 /juin /2008 20:46
La bienheureuse Dorothée naquit le 6 février 1347 à Montau, en Prusse ( aujourd' hui en Pologne ) sur la Vistule. Dès sa jeunesse, elle se mortifiait. Elle se maria à seize ans avec Adalbert, armurier de son état et plus âgé que la jeune femme.
Le ménage vivait fort chrétiennement, malgré les accès de colère passagers d' Adalbert. Ils s' installèrent à Dantzig, grand port de commerce de la Hanse. Dorothée donna naissance à neuf enfants. Seulement une fille atteint l' âge adulte. Elle devint bénédictine et sa mère lui dédia un traité de spiritualité.
A 31 ans, Dorothée connut ses premières extases, un état d' amour languissant pour son Seigneur. Son mari la désapprouva au début., puis ils décidèrent de faire des pélerinages. Lors d' un pélerinage à Rome - cette fois-ci sans Adalbert - celui-ci mourut. C' était en 1390.
Profondément émue, Dorothée se rendit à Marienwerder, où elle rencontra celui qui allait devenir son directeur spirituel :  Jean de Marienwerder ( 1343 à 1417 ). Il avait été théologien à Prague et faisait partie de l' Ordre Teutonique. Sage et avisé, il commença à prendre note des visions de Dorothée et de son enseignement.

A partir de 1393, Dorothée décida de vivre en recluse dans une cellule attenante à la cathédrale. Elle communiait tous les matins, ce qui à l' époque était exceptionnel. Elle édifia de nombreux fidèles...
Elle s' inspirait aussi de sainte Brigitte, dont les reliques avaient voyagé à Dantzig, lorsque Dorothée y vivait. Elle se sentait proche de la spiritualité dominicaine.

Grâce à son confesseur, elle put éditer des traités spirituels et deux " vitae ". De nombreux écrits de Dorothée transcrivent ses visions, son amour de l' Eucharistie, son chemin de pénitence jusqu' à sa transformation dans le Saint-Esprit vers l' union mystique. Cette âme féminine et profondément aimante fait partie des grandes mystiques à redécouvrir !

Elle mourut à Marienweder le 25 juin 1394 et fut dès lors considérée comme l' une des patronnes de la Prusse.
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24 juin 2008 2 24 /06 /juin /2008 13:17
Né en Germanie dans les montagnes de Thuringe, Théodgar ( en danois Thoger ) prêtre missionnaire s' établit en Angleterre, lorsque le roi viking saint Olaf l' envahit.
Ses sermons furent particulièrement appréciés du roi qui en fit son chapelain particulier, lorsque celui-ci retourna en Norvège. Il avait aussi la réputation d' être thaumaturge. Quand Olaf II fut chassé du trône en 1028, Théodgar l' accompagna en Suède et voyagea même jusqu' à Kiev.
Olaf II leva une armée en 1030 pour récupérer son trône ; mais il fut tué à la bataille de Stiklestad, le 29 juillet 1030. Il fut canonisé par la suite.

Saint Théodgar se réfugia alors au Danemark, à Vestervig, sur la côte Ouest à la limite de la Mer du Nord, au Nord du Jutland. Il y construisit la première église et évangélisa les Danois de la côte. On raconte que lorsqu' il se réveilla un beau matin, après une journée de prédication sur la place du marché, une source surgit. Cette source fut longtemps tenue pour miraculeuse par les populations locales, même après le passage des Danois au protestantisme.

Saint Théodgar fit construire une abbaye qui fut un centre de mission particulièrement actif. Il mourut le 24 juin 1067, regretté de tous. Immédiatement après sa mort une délégation vint trouver l' évêque de Viborg pour entamer la procédure de béatification. Le roi Sven II s' y opposa au début car Théodgar avait été proche de saint Olaf, ennemi de la dynastie danoise.
Finalement ses restes furent solenellement remis à l' église de l' abbaye de Vestervig en 1117. La légende raconte que la nuit suivant la translation, Théodgar apparut au prêtre de l' église avec l' os de sa jambe. On rouvrit la tombe du saint et en effet on s' aperçut que l' on y avait oublié l' os d' une de ses deux jambes ! Immédiatement il trouva place dans le reliquaire exposé à la vénération des fidèles !

Vestervig était devenue le siège épiscopal du diocèse de Vendsyssel ( plus tard Borglum ) en 1059, lorsque le diocèse fut créé. Saint Théodgar en fut le patron. Par la suite les chanoines de Saint-Augustin qui construisirent l' abbaye de Borglum au XIIème siècle contribuèrent à faire de leur abbaye l' évêché du diocèse, à la place de Vestervig.

L' abbaye de Vestervig fut démantelée en 1536, lorsque le Danemark passa au luthéranisme, et les moines furent sécularisés. Ceux qui refusèrent d' abjurer se réfugièrent en Allemagne. L' abbaye étant devenue propriété de la couronne, la plupart des terrains furent vendus aux fermiers des environs. Quant à l' abbaye elle-même, elle brûla en grande partie en 1703. L' église de Saint-Théodgar, qu' il avait construite, fut détruite quelques décennies plus tard.
L' imposante église de l' abbaye devint l' église luthérienne du village.

Article sur saint Olaf, cf http://ut-pupillam-oculi.over-blog.com/article-21587899.html
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8 juin 2008 7 08 /06 /juin /2008 21:19

    Marie Droste zu Vischering naquit dans une des plus anciennes familles de l' aristocratie allemande, en Westphalie, le 8 septembre 1863 à Münster.


Dès sa première communion, elle s' engagea sur le chemin de la sainteté. Elle reçut des dons mystiques dans sa jeunesse et fut une apôtre ardente du Sacré Coeur de NSJC. Toute la famille se consacra au Sacré Coeur ainsi que son frère Max. Elle fit une brève expérience religieuse chez les Soeurs de Saint-Joseph de Chambéry, puis se retira au château familal de Darfeld. Finalement, elle entra en 1888 chez les Soeurs du Bon-Pasteur.



Elle devint Supérieure du couvent d' Oporto, au Portugal, où elle mourut le 8 juin 1899, ayant répandu toute sa vie la dévotion au Sacré Coeur.

NB : Lire le commentaire ci-dessous à propos de l' influence de la bienheureuse sur le pontificat de Léon XIII

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19 mai 2008 1 19 /05 /mai /2008 00:34
   Véréna Bütler naquit le 28 mai 1848, en Suisse à Auw dans le canton d' Argovie, au sein d' une famille de paysans pieux. Elle quitta l' école élémentaire à quatorze ans et aida ses parents à la ferme. Jeune fille joyeuse, elle était courtisée et elle tomba bientôt amoureuse d' un jeune homme de son village ; mais subitement elle renonça à cet amour naissant , car elle se sentait attirée par un amour plus grand. Elle fit plusieurs tentatives de vie consacrée, notamment auprès de Soeurs de la Présentation à Zug et finalement à dix-sept ans entra chez les Soeurs de la Sainte-Croix à Menzingen. Elle quitta toutefois le postulat et retourna chez ses parents, car elle ne trouvait pas sa voie.

Le 12 novembre 1867, sur les conseils du Père Sébastien Viliger, elle frappa chez les Capucines du Couvent de Marie-Auxiliatrice à Altstäten, dans le canton de Saint-Gall. Elle y fit sa profession en 1869 et prit le nom de Soeur Marie-Bernarde du Très-Saint-Coeur-de-Marie.
Avant de prononcer ses voeux définitifs, elle sollicita auprès de l' évêque de Saint-Gall avec d' autres jeunes religieuses de son couvent, la permission de suivre une règle plus austère, car ce groupe de religieuses déploraient la règle, à leurs yeux mitigée, de leur couvent...

En 1874, elle fut nommée procuratrice et économe du couvent. Elle s' occupait des réserves et du jardin et suivait avec recueillement la règle, cherchant toujours l' union au Seigneur. Elle s' employa à restaurer la discipline tant et si bien que le couvent retrouva de jeunes vocations. En 1879, elle fut élue maîtresse des novices et de 1880 à 1886 devint supérieure de la communauté.

Les vocations étaient alors suffisamment nombreuses pour que se réalisât enfin son rêve : celui de fonder un couvent en pays de mission. Elle prit conseil auprès de Mgr Schumacher, évêque allemand missionnaire en Equateur.
Le 19 juin 1888, ayant obtenu la permission du Saint-Siège, elle s' embarqua pour l' Amérique du Sud, avec deux soeurs autrichiennes et cinq soeurs suissesses. Elle arriva en Equateur en juillet et d' emblée ouvrit un couvent à Chone avec en annexe une infirmerie et une école de filles. Fidèle à la clôture et à l' esprit de pauvreté, elle dut surmonter de grandes difficultés : oppositions diverses, guerres, maladies...

Elle chercha d' autres lieux pour rejoindre les populations les plus nécessiteuses, pour lesquelles elle se fit une mère providentielle. Son caractère ferme et volontaire ne fut pas compris par la Maison-Mère d' Alstäten. Il est vrai qu' elle ne s' embarrassait pas de diplomatie ! Des Soeurs la quittèrent pour fonder une communauté autonome.

C' est alors qu' elle fut obligée de se séparer de sa Congrégation d' origine, et qu' elle se décida à fonder la Congrégation des Franciscaines Missionnaires de Marie-Auxiliatrice. Très vite de nouvelles maisons furent ouvertes. Mais de nouvelles difficulté allaient surgir.
En 1895, un nouveau gouvernement sous influence franc-maçonne entreprit une politique de  persécution religieuse, à la suite de laquelle de nombreux couvents catholiques furent fermés. Avec quinze autres Soeurs, elle dut quitter le pays et se réfugia à Bahia, au Brésil. Les Soeurs n' avaient plus de toit. Elles  furent finalement accueillies par Mgr Biffi, évêque de Carthagène en Colombie.

Elle arrivèrent à Carthagène, en août 1895, trouvant asile à l' Hôpital Obra Pia, joli édifice colonial abandonné que Mère-Marie Bernarde restaura pour en faire un hôpital moderne et le siège de sa Congrégation. Elles en furent chassées par le gouvernement en 1899 et le réintégrèrent en 1903. L' hôpital cessa de fonctionner en 1905 et les Soeurs transformèrent l' édifice en collège : le Collège Biffi. Mère Marie-Bernarde devait y résider jusqu' à la fin de sa vie.
Elle fit aussi ouvrir un noviciat dans le Vorarlberg, en Autriche, tout près de son pays natal. Les jeunes Soeurs de langue allemande s' y formaient avant de partir en mission.
De nombreux hôpitaux et orphelinats furent créés par les Franciscaines Missionnaires en Colombie et au Brésil ainsi que des écoles. L' Oeuvre de la Mère Marie-Bernarde connut un essor remarquable. Pendant toutes ces années elle gouverna en tant que Supérieure générale avec dynamisme, fermeté et charité.

En 1920, ce fut au tour de la Mère Marie-Françoise Hallenstein d' être élue. Elle ne manquait pas de s' inspirer des conseils de la fondatrice.

Mère Marie-Bernarde mourut saintement le 19 mai 1924 à Carthagène, à la Maison-Mère. La ville entière s' associa à ses funérailles.
En 1956, les Soeurs quittèrent leur Maison-Mère qui devint le Collège ND de Lourdes. En 1977 l' édifice fut vendu à une société privée, aujourd' hui c' est un complexe touristique.
 
La Congrégation compte aujourd' hui plus de huit cents religieuses, principalement en Amérique du Sud et en Suisse.
Marie-Bernarde du Très-Saint-Coeur-de-Marie fut déclarée vénérable en 1991 et béatifiée en 1995, par Jean-Paul II.

Sa canonisation est prévue à Rome, par SS Benoît XVI, le dimanche 12 octobre 2008. C' est la première fois depuis 1947 que la canonisation d' un saint originaire de Suisse aura lieu.


Seront canonisés avec elle le bienheureux Gaëtan Errico ( 1791-1806 ), fondateur napolitain, les bienheureuses Anne Muttahudapathu, en religion Soeur Alphonse de l' Immaculée Conception ( 1910-1946 ), Clarisse indienne du Kérala,  et Narcisse de Jésus Martillo Moran ( 1833-1869 ), laïque équatorienne.

Lien ( en allemand ) : http://fmmh.org/V1/ 
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18 mai 2008 7 18 /05 /mai /2008 23:53
  Marie-Madeleine Merten naquit, le 10 juillet 1883, à Düppenweiler dans la Sarre. Elles se distinguait dans sa jeunesse par sa piété et sa gentillesse, qualités qui l' accompagneront toute sa vie.
Elle devint institutrice dans diverses écoles catholiques du diocèse de Trèves. Elle fut surtout charitable envers les enfants pauvres qu' il lui arrivait de nourrir et de vêtir elle-même. Elle fut aussi une institutrice apostolique, guidant ses élèves vers l' Eucharistie et l' amour de Notre Dame.
Désormais certaine de ses choix de vie, elle décida d' entrer chez les Ursulines ( Ordre fondé en 1535 par sainte Angèle Merici ), dans leur Couvent de Calviarenberg, prenant le nom de Soeur Blandine du Sacré Coeur.

Elle émit ses voeux, le 4 novembre 1913, et sur les conseils du Père Merk, Jésuite, ajouta celui de l' oblation. Elle devint maîtresse à Sarrebruck ; mais bientôt elle fut atteinte des premiers symptômes de la tuberculose...
Transférée à Trèves, dans le Palatinat au climat plus clément, elle poursuivit son occupation d' institutrice auprès d' orphelines. A partir de l' automne 1916, elle dut cesser son enseignement, et à l' infirmerie débuta son apostolat de la souffrance offerte.
Soeur Blandine rayonnait de joie. La chapelle se situant près de sa chambre, elle avait coutume de dire ( au propre comme au figuré ) : " Jésus et moi sommes si proches ! "
Dans la vigueur de sa volonté de jeune femme, elle avait décidé de se donner totalement à l' amour de Dieu, comme victime.
" Pour moi, tout est Ciel ! Je voudrais vivre sur la terre, comme s' il n' y avait que Dieu et moi ! Je voudrais l' aimer; comme aucune créature ne l' a aimé..."

Alors que Trèves était soumise aux bombardements aériens de la guerre, elle rendit l' âme, le 18 mai 1918. Sa réputation de sainteté et les miracles qui eurent lieu firent rapidement connaître cette jeune religieuse. Le procès diocésain pour l' héroïcité de ses vertus se poursuivit entre 1954 et 1962. Elle fut déclarée vénérable en 1983 et béatifiée par Jean-Paul II, le 1er novembre 1987.
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21 avril 2008 1 21 /04 /avril /2008 01:35
  
Né le 22 décembre 1818 à Venushof de Parzham, près de Passau en Bavière, Jean Birndorfer, dernier d' une fratrie de douze enfants, vécut une jeunesse simple, aimant la nature en aidant ses parents, de pieux cultivateurs bavarois.
Orphelin à seize ans, il tenta par la suite de poursuivre des études au monastère bénédictin de Deggendorf à Metten, participant avec les moines aux travaux agricoles. Il vivait dans un pays qui conservait ses traditions populaires, profondément chrétiennes. Il était robuste et droit.
A 23 ans, il entra dans le Tiers-Ordre franciscain. Il était spécialement dévoué à son rosaire et assistait à la messe quotidienne. Il aurait pu continuer à vivre une vie heureuse et paysanne ; mais à 31 ans refusant le mariage, cet homme distribua sa part d' héritage à ses frères et à diverses institutions religieuses. Il entra chez les Capucins de Sainte-Anne d' Altötting. Il fit son noviciat à Laufen. Ensuite il devint jardinier du couvent et fit sa profession en 1852, sous le nom de Conrad.

Devenu portier du Couvent d' Altötting, toujours calme et patient, le Frère Conrad, heureux de vivre dans ce sanctuaire marial, menait une vie humble et recueillie. Sa dévotion à Notre Dame et ses conseils furent bientôt connus de la population locale qui se pressait aux portes du couvent. Sa réputation dans toute la Basse-Bavière se développa à une époque, où eut lieu un réveil du Catholicisme bavarois. Craignant de perdre son autonomie, face aux puissances protestantes ( la Prusse ), la Bavière puisait aux sources de la tradition catholique, dans un mouvement de charité et de dévotions populaires. Cet élan de piété allait de pair avec une prospérité grandissante. Notre époque, où les richesses matérielles détournent souvent de la Foi, est bien différente de celle du royaume bavarois d' alors...
Mais il existait bien sûr des souffrances matérielles et morales que le Frère Conrad tentait de soulager avec patience et ténacité, sous le regard de la Vierge...Il avait mission de distribuer aux pauvres les produits agricoles et le pain du couvent et bien sûr de la bière, brassée au couvent, qu' il voulait légère. Il accueillait d' incessants groupes de pélerins. De nombreuses conversions eurent lieu aussi.

Il collabora aussi à l' oeuvre du " Liebeswerk " destinée à l' enfance abandonnée.

C' est ainsi que se déroula une vie simple dédiée aux humbles travaux. Le 18 avril 1894, se sentant fatigué, il se coucha pour se préparer dit-il à l' éternité...Il rendit son âme le 21 avril.

Il fut béatifié par Pie XI en 1930 et canonisé quatre ans plus tard.
Maison natale du saint, en Bavière.
   
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