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  • : le blog ut-pupillam-oculi par : Eric
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  • : Je me propose de partager quelques réflexions, et de voyager avec vous dans l' univers spirituel de personnalités d' exception. Vous pouvez me laissez vos commentaires, afin que je puisse corriger les articles si nécessaire.
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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 20:37

800px-Ambronay_Notre-Dame_rosace_116.JPGSaint Bernard (ou Barnard) de Vienne naît dans une famille de la noblesse franque de la région lyonnaise vers 778.. Après la mort de ses parents, il quitte son service dans l'armée de Charlemagne et fonde le monastère d'Ambronay dans le Bugey et revêt l'habit bénédictin. Il en est élu abbé en 810, puis devient évêque du Dauphiné à Vienne. Mais il doit affronter l'opposition cléricale. Il est notamment accusé d'avoir consacré l'archevêque de Lyon, alors que le prédecesseur de ce dernier était encore en vie, retiré à l'abbaye Saint-Médard de Soissons. Il doit donc se justifier devant le concile d'Arles de 816.

 

En 815, Louis le Pieux avait divisé son empire en trois pour chacun de ses fils. Pépin reçoit l'Aquitaine, Louis la Bavière et Lothaire l'Italie. Mais le quatrième fils Charles le Chauve s'oppose à ses frères en 823. Saint Bernard de Vienne avait toujours eu de bons rapports avec Louis le Pieux, mais quand le pape Grégoire IV tente une conciliation entre le père et les fils, il prend ainsi que son ami l'archevêque de Lyon, le parti de Lothaire. Cependant à Compiègne, les évêques se prononcent pour Louis qui est rétabli sur le trône. Saint Bernard est déposé. Il retruve son siège en 837 et participe au synode de Quierzy.

 

Il fonde l'abbaye Saint-Séverin-Saint-Exupère-et-Saint-Félicien de Romans (aujourd'hui dans la Drôme), où il finit ses jours et meurt le 22 janvier 842. L'église a été reconstruite par la suite. Elle porte le nom désormais de collégiale Saint-Barnard.

 

 Il est fêté le 23 janvier dans les diocèses de Lyon et de Grenoble.

 

 

Illustration: Rosace de l'ancienne abbatiale Notre-Dame d'Ambronay

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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 15:16

Aujourd'hui l'Eglise fête plusieurs saints et bienheureux qui sont évoqués dans ce blog les années  précédentes, comme sainte Marguerite Bourgeoys, saint Bernard de Corleone, saint Antoine-Marie Pucci, sainte Tatiana (ou Tatienne), saint Aelred de Clairvaux, bienheureux Antoine Fournier, bienheureux Pierre-François Jamet, etc.

 

L'Eglise se souvient également d'un saint de Grenoble mort en ce jour, Ferréol (''Ferreolus'' en latin),  qui est mentionné dans les calendriers liturgiques les plus anciens de Grenoble, comme celui de saint Hugues du Xe siècle. L'évêque martyr a été assassiné près du mont Rachais à La Tronche. Ce crime aurait peut-être été ordonné par Ebroïn, maître de palais de sinistre mémoire, qui se débarrassait ainsi d'un membre influent de l'aristocratie gallo-romaine, pasteur respecté de son troupeau de fidèles et administrateur zélé de son diocèse. Sa mort a lieu le 12 janvier 659. L'église de La Tronche dont il est le patron (sous le nom de saint Ferjus) a longtemps conservé des reliques importantes de saint Ferréol, elle n'en possède aujourd'hui qu'une toute petite.

 

Son culte immémorial a été confirmé par saint Pie X en 1907. Sa fête se célèbre le 16 janvier.

 

Saint Ferréol est le quatorzième évêque de Grenoble (654-659).

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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 22:10

Le 6 janvier est la date du six-centième anniversaire de la naissance de Jeanne d'Arc à Domrémy, en la fête de l'Epiphanie. Cette date va marquer le début de manifestations johanniques tout au long de l'année 2012 en France et ailleurs. Que cette année nous soit riche de grâces, non seulement pour nous, mais pour tous nos compatriotes.

 

Que ceux qui sont proches d'elle soient renforcés, que ceux qui en sont loin soient rapprochés !  Prions pour ses amis d'aujourd'hui pour qu'il puisent du courage à se convertir tous les jours, et prions également pour ses ennemis d'aujourd'hui pour qu'ils se détournent de leurs certitudes.

 

352px-Pyle Howard Joan of Arc in Prison

 

Extrait du cantique de Jeanne d'Arc composé par sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus:

 

Au fond d'un noir cachot, chargée de lourdes chaînes

Le cruel étranger t'abreuva de douleurs

Pas un de tes amis ne prit part à tes peines

Pas un ne s'avança pour essuyer tes pleurs

 

Jeanne, tu m'apparais plus belle

Qu'au sacre de ton roi, dans ta sombre prison.

Ce céleste reflet de la gloire éternelle

Qui donc te l'apporta ? Ce fut la trahison.

 

Ah ! Si le Dieu d'amour en la vallée des larmes

N'était venu chercher la trahison, la mort

La souffrance pour nous aurait été sans charmes

Maintenant nous l'aimons, elle est notre trésor. 

 

 

Illustration: Jeanne en prison, par Pyle Howard (1853-1911)

 

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2 août 2011 2 02 /08 /août /2011 15:23

Saint Pierre-Julien Eymard est né dans le diocèse de Grenoble à La Mure, le 4 février 1811, au sein d'une famille modeste et pieuse. Le jeune garçon apprend très vite à connaître et à aimer le Saint-Sacrement dont il sera l'apôtre fervent toute sa vie durant. Il sent très tôt l'appel à la prêtrise, mais son père y est opposé, car il a besoin de bras pour l'aider. De plus le garçon est de santé fragile. Il se place sous la protection de la Vierge, notamment de Notre-Dame du Laus et fréquente le noviciat des Pères maristes. Il accède à la prêtrise en 1834.

  Pierre-Julien_Eymard_-_cathedrale_Grenoble.jpg

Plus tard, à la basilique Notre-Dame de Fourvière, à une époque où la région lyonnaise se distinguait par sa fidélité au catholicisme, le jeune prêtre fonde une congrégation du Très-Saint-Sacrement, afin d'aider les prêtres dans leurs missions de prière, d'adoration et d'évangélisation.

 

Il meurt le 1 er août 1868, épuisé par la tâche, à l'âge de 57 ans.

 

Il a été béatifié par Pie XI en 1925 et canonisé par Jean XXIII en 1962. Il est présenté en 1995 comme apôtre de l'Eucharistie.

 

Les religieux du Saint-Sacrement, après la crise des années 1960-1980, ont stabilisé leur nombre à un millier environ, et la branche féminine à trois cents religieuses.

 

 

Illustration: Statue du saint dans la cathédrale de Grenoble

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23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 13:28
Bossuet disait de lui qu'il était l'évêque le plus sage de son temps. Yves naquit aux environs de 1040 près de Beauvais dans une famille aisée. Il reçut une éducation soignée qu'il poursuivit à Paris et à l'abbaye du Bec en Normandie où il eut comme compagnon d'études saint Anselme de Cantorbéry.

Yves devint chanoine en Picardie à Nesles, puis fut appelé à Beauvais pour diriger les chanoines réguliers de saint-Quentin qui venaient d'être fondés. La réputation de sagesse d'Yves se répandit dans toute la région. Il avait environ cinquante ans, lorsqu'il fut appelé à devenir évêque de Chartres, pour remplacer un ancien évêque accusé de simonie. Il reçut l'approbation du pape Urbain II et du roi de France Philippe, malgré l'opposition de l'archevêque de Sens, Richer.  Il fut donc consacré par le pape en exil à Capoue qui avait dû fuir Rome devant les troupes impériales d'Henri IV (1050-1106).

chartres.jpg

Yves fut un bon gestionnaire de son diocèse et un habile négociateur, toutefois il s'opposa au roi Philippe qui avait une liaison adultère avec Bertrande de Montfort et qui se remaria avec elle sans le consentement de l'Eglise. Yves fut emprisonné pendant quelques mois. Le roi fut finalement excommunié en 1095, année où le pape Urbain II se rendit au concile de Clermont et vint prêcher la première croisade. Yves s 'y rendit, ainsi qu'au concile de Poitiers en 1100.

Finalement le roi se sépara de Bertrande en 1104 et l'excommunication fut levée par le pape Pascal II qui fut reçut en visite à Chartres par Yves en 1107. Saint Yves prit toujours parti pour le pape dans la querelle des investitures qui l'opposait à l'empereur du Saint-Empire.

L'évêque de Chartres nous a laissé trois cents lettres environ qui nous informent sur l'administration de son diocèse mais aussi de ses vues théologiques et des progrès de la réforme grégorienne; vingt-quatre sermons dogmatiques, disciplinaires et liturgiques; et trois ouvrages de droit canonique: la Tripartita, le Decretum et la Panormia.

Il mourut le 23 décembre 1116 à Chartres. Saint Pie V l'inscrit à l'Office des chanoines réguliers du Latran, le 18 décembre 1570.

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10 octobre 2009 6 10 /10 /octobre /2009 16:48
Saint Bernard avec une trentaine de compagnons commence son extraordinaire aventure en 1113 avec Cîteaux. Il y a le comte Hugues de Mâcon parmi eux, jeune homme issu d'une famille extrêmement puissante.

L'abbaye de Pontigny est fondée l'année suivante et Hugues en devient le premier abbé. Il dirige la communauté pendant vingt-deux ans avec sagesse et la fécondité de l'abbaye est nombreuse : fondations et nouvelles vocations abondent. Le nouvel ordre cistercien fonde onze maisons rapidement.

Hugues de Mâcon succède à Hugues de Montaigu sur le siège épiscopal d'Auxerre en 1136. Il doitr lutter contre le pouvoir laïc qui s'était emparé de biens d'Eglise et avait accaparé la direction de nombre de maisons. Hugues va s'appliquer aussi à la réforme des communautés monastiques de son diocèse. Il participen aux conciles de Sens et de Reims qui condamnent les idées hérétiques de l'époque. Il réconcilie aussi d'un point de vue politique le comte de Blois avec le roi Louis VII.

Il reçoit aussi plusieurs fois le pape Eugène III, qui était cistercien, et bien évidemment  aussi son ami saint Bernard.

Il s'éteint à Pontiginy, le 12 octobre 1151, où il est enterré. Sa mémoire liturgique est fixée au 10 octobre.

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17 septembre 2009 4 17 /09 /septembre /2009 19:01
 Saint Renault, ou Renaud (Reginaldus), est né en Picardie au XIe siècle. Il entre jeune chez les chanoines réguliers de Saint-Jean des Vignes à Soissons, mais il entend parler d'un groupe d'ermites qui s'était établi en forêt de Craon, sous la direction du bienheureux Robert d'Abrissel, et il se décide à les rejoindre.

Mais les chanoines tentent de le retenir et écrivent à saint Yves de Chartres, afin qu'il le convainque des avantages de la vie cénobitique. Renault répond par une lettre '' De vita monachorum'' et vante les mérites des anachorètes. Lorsque le bienheureux Robert part fonder la future abbaye de Fontevrault, Renault se rend dans la forêt de Mélinais, près de La Flêche, où il construit une petite chapelle dédiée à saint Jean l'Evangéliste, et s'entoure de quelques disciples.

Ayant suivi une vie de pénitence, il meurt le 17 septembre 1104. Il est enterré dans sa chapelle. Plus tard, en 1182, le roi d'Angleterre et comte d'Anjou, Henri II, fait construire une église en 1182 sur sa tombe et une abbaye des chanoines réguliers de saint Augustin.

Après la révolution, ses reliques sont transférées à l'église de Candé-sur-Loire, où elles sont toujours vénérées aujourd'hui.

 
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9 septembre 2009 3 09 /09 /septembre /2009 12:56
  Pierre Bonhomme est né à Gramat dans le diocèse de Cahors, le 4 juillet 1803.  Il fait sa première communion à dix ans et fréquente l'école de Reilhac, puis entre au séminaire et enfin au collège royal de Cahors, dont il sort bachelier ès lettres. Il entre au séminaire majeur de Cahors en 1824, devient sous-diacre en 1827 et ordonné prêtre la même année, le 23 décembre. Il ouvre une école primaire et secondaire à Gramat et une école à Praysac en 1831. L'année suivante il fonde la congrégation Notre-Dame du Calvaire à Gramat, où il est curé, pour l'éducation des jeunes enfants qu'il forme aussi à venir en aide aux anciens et aux malades. La congrégation soigne aussi les handicapés, en particulier les sourds-muets. Pierre Bonhomme fut un infatigable prédicateur dans sa ville de Gramat et n'avait de cesse de démontrer l'urgence de la charité à ses paroissiens.

Il meurt le 9 septembre 1861 à Gramat et est béatifié le 23 mars 2003 par Jean-Paul II.
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12 juin 2009 5 12 /06 /juin /2009 11:19
L'Ordre des Mercédaires fête aujourd'hui le bienheureux Conrad de Maleville, religieux d'origine noble du beau pays de France, qui fut appelé au début du XIVe siècle aux rédemptions (c'est-à-dire au rachat des esclaves chrétiens des pays musulmans) d'Afrique, notamment de l'actuelle Tunisie. Il fit revenir de Tunis 228 esclaves chrétiens. Une autre rédemption l'appela à Alger pour sauver 218 captifs. Il fit ainsi plusieurs fois de tels voyages, avec l'argent des cautions réuni par les couvents de l'Ordre de la Merci, pour libérer les otages.

Il s'éteignit dans la paix au couvent de Sainte-Marie à Avignon en 1310.
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8 mai 2009 5 08 /05 /mai /2009 15:17

L'Ordre de la Merci fête aujourd'hui le bienheureux Raymond de Toulouse, fils du comte de Montfort et cousin du bienheureux Georges de Laurie. Il vécut au XIVe siècle. Alors qu'il passait en Espagne afin de faire un pèlerinage à ND de Montserrat, il décida d'entrer chez les Mercédaires, ordre fondé pour racheter les rançons des esclaves chrétiens captifs des musulmans.


Il prit l'habit au couvent Sainte-Eulalie de Barcelone. Son jeune cousin l'ayant appris, il vint sans délai le rejoindre et ainsi les deux futurs bienheureux se dépensèrent sans compter pour ce que les médias pourraient considérer maintenant comme étant une nouvelle ONG internationale. Pour l'Eglise, il s'agissait d'une oeuvre plus importante évidemment. Raymond de Montfort fut si zélé que le Pape Benoît XII l'appela près de lui à Rome et le nomma cardinal. Il était titulaire de l'église Saint-Etienne. Il permit à de nombreuses vocations de s'épanouir dans l'Ordre, racheta des milliers d'esclaves et convertit quelques Juifs.


Prions pour notre Pape Benoît XVI, un autre Pape Benoît : que le bienheureux Raymond de Toulouse le protège dans le voyage qu'il entreprend aujourd'hui en Terre sainte.

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