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  • : le blog ut-pupillam-oculi par : Eric
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  • : Je me propose de partager quelques réflexions, et de voyager avec vous dans l' univers spirituel de personnalités d' exception. Vous pouvez me laissez vos commentaires, afin que je puisse corriger les articles si nécessaire.
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25 novembre 2007 7 25 /11 /novembre /2007 19:55
Cette sainte, extrêmement populaire dans toute l' Europe d' Orient ou d' Occident, puis dans tout le monde chrétien, mourut en novembre 305, décapitée après le supplice de la roue, après avoir refusé le mariage avec Maximin Daïa ( ou Galerius Valerius Maximinus ) qui se proclama empereur en 308 et se suicida en 313.

sainte-catherine-le-greco.jpg

Cette jeune patricienne d' Alexandrie avait confessé publiquement sa Foi au Christ lors des festivités qui marquaient l' arrivée au poste de gouverneur d' Egypte et de Syrie de Maximin Daïa, en 303. Elle refusait de sacrifier aux idoles et invita à cette occasion le nouveau gouverneur à reconnaître le Christ comme Rédempteur de l' humanité. Des controverses philosophiques eurent lieu à l' issue desquelles le gouverneur inaugura une nouvelle période de persécution religieuse et donc politique...
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25 novembre 2007 7 25 /11 /novembre /2007 18:12
 
Dans le Nouvel Ordo, la fête du Christ-Roi est commémorée le dernier dimanche avant l' Avent. Cette fête fut introduite par le pape Pie XI, le 11 décembre 1925, par l' Encyclique " Quas Primas " et couronnée par le Jubilé de l' Année Sainte qui se célébra cette année-là. 

pie-XI-ann--e-sainte-1925.jpg

A peine élevé au trône pontifical en 1922, après avoir été nonce en Pologne, Pie XI condamna explicitement en premier lieu le libéralisme qui s' introduisait dans l' Eglise par son Encyclique " Ubi arcano Dei ". Ce sage pontife se rendait bien compte que les messages du Pape étaient peu diffusés, aussi voulut-il enseigner le peuple chrétien par la liturgie. Telle est l' origine de " Quas primas. "

Il montre dans cette Encyclique que la royauté du Christ implique nécessairement pour les Catholiques le devoir de tout faire pour approcher de l' idéal d' un Etat catholique. L' institution de cette fête est " un remède très efficace contre cette peste qui pervertit la société humaine. La peste de notre époque est ce prétendu laïcisme avec ses erreurs et ses aiguillons impies."
Cette fête, fixée au dernier dimanche d' octobre dans l' ancien calendrier, coïncide dans le nouveau avec le dernier dimanche de l' année liturgique, et indique donc que le Christ est le Seigneur de l' histoire et du temps. Il est le Roi de l' univers.

christ-roi.jpg

Il est l' Alpha et l' Omega, comme le dit l' Apocalypse ( Ap 21, 6 ). Devant Pilate, le Christ a affirmé catégoriquement sa royauté. ( Evangile selon st Jean 18, 37 ). Pie XI n' a fait que souligner que le Christ est véritablement Roi. Pie XII, son successeur, a écrit dans " Ad caeli Reginam ", le 11 octobre 1954, que le Christ dans un sens plein, propre et absolu est Roi.

Mais le règne dont parle Jésus n' est pas de ce monde. Il ne provient pas des hommes, mais de Dieu lui-même. Ce règne se transmet par la force de l' Amour et de la Vérité. Les hommes y entrent, en se préparant par la pénitence, par la Foi et le baptême. Le Christ nous invite à prendre chacun notre croix.
Le règne du Christ, déjà mystérieusement présent, s' accomplira pleinement à la fin des temps, lorsqu' il reviendra juger les vivants et les morts. C' est pour cela que les Chrétiens depuis Jésus disent : " Adveniat regnum tuum."

Le Christ ne règne pas uniquement sur les Chrétiens, mais sur tous les hommes, même ceux qui sont éloignés de la Foi ( cf Léon XIII " Annum sacrum, 25 mai 1899 ). 
Le Christ est " la source du salut privé et public. "
Loin de lui, des idéologues et des hommes imbus de pouvoir ont créé des systèmes politiques totalitaires niant son règne et sa justice. Au nom d' un faux progrès social, économique et culturel des millions d' hommes ont vécu et vivent sans reconnaissance de leur dignité, et d' autres n' ont eu que le droit de mourir...

pie-XI-copie-1.jpg

Pie XI - aidé du Cardinal Pacelli, futur Pie XII - a toujours rejeté ces systèmes ( " Mit brennender Sorge ", 14 mars 1937 ; " Divini Redemptoris ", 19 mars 1937 ) qu' ils soient national-socialiste ou communiste. Il a aussi été particulièrement affligé par la terrible situation du Mexique, " totalement inféodé à la franc-maçonnerie ", où le gouvernement de l' époque des Etats-Unis a favorisé, au nom de ses intérêts économiques, la naissance d' un Etat violemment anti-chrétien et anti-clérical.Combien de Mexicains sont-ils morts au nom du Christ-Roi et de la Vierge de Guadalupe !
Pie XI a condamné la persécution mexicaine par l' Encyclique " Nos es muy conocida " du 28 mars 1937, reprenant le thème de celle du 18 novembre 1926 " Iniquis afflictisque. "

De même, dès l' Encyclique " Dilectissima nobis " du 3 juin 1933, Pie XI a condamné le gouvernement laïciste espagnol qui avait voulu en 1931 et 1932 réduire l' Eglise à une simple association, chassé les Jésuites, puis d' autres Congrégations, et finalement en voulant laïciser l' Espagne a ouvert les vannes de la violence. 7000 religieux furent assassinés en trois mois, et des dizaines de milliers de laïcs apolitiques, après le soulèvement de 1936... Certains avaient déjà été martyrisés auparavant et cela continua pendant la guerre.

sacr---coeur-gallia-poenitens.jpg

L' Eglise est toujours vigilante pour la défense de ses brebis, qu' elles soient dans ou en-dehors de l' Eglise. Elle est particulièrement attentive à dénoncer les idoles d' aujourd' hui, politiques, économiques, sociales ou pseudo-religieuses. Le Christ-Roi nous appelle à lutter et à prier pour son royaume de justice. C' est un combat personnel - contre les tentations, et social - pour la docrine sociale de l' Eglise. C' est aussi savoir discerner dans la politique d' aujourd' hui ce qui nous coupe de nos racines chrétiennes, pour faire circuler jusqu' à la fin des temps la sève de l' Amour divin.

Lien : http://ut-pupillam-oculi.over-blog.com/article-13390308.html
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Published by Eric - dans réflexions
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24 novembre 2007 6 24 /11 /novembre /2007 10:18
Nérac is a charming little town in Lot-et-Garonne ( South West of France ), near Agen. In the second half of the 18th Century, this nice classical-style Church of St. Nicholas was built. 

n--rac.jpg

The paintings and frescoes are from the second half of the 19th century. Gustave de Lassale-Bordes was the main designer.Paintings of Adam and Eva, the apostles, and biblical stories are typical of the religiosity of that time.

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The stain-glass windows were made by Joseph Villiet from 1853 to 1875. One of them as seen below represents Noah.

n--rac-saint-nicolas-vitrail.jpg
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22 novembre 2007 4 22 /11 /novembre /2007 20:00
esqueda-mexique.jpg  Pierre ( Pedro ) Esqueda Ramirez naquit au Mexique, à San Juan de los Lagos dans l' Etat de Jalisco, le 29 avril 1887. Devenu prêtre diocésain, il se dévoua avec un soin particulier et une véritable passion aux enfants. Il leur enseignait le catéchisme avec rigueur et charité. Il fonda une école et plusieurs centres de catéchisme pour les enfants des familles paysannes.

Lorsqu' il fut incarcéré, à cause des lois Calles, il fut gravement blessé au visage. Le soldat qui l' avait torturé lui cria : " Maintenant tu te repentiras d' être prêtre. "
 " Pas un seul instant "  lui répondit-il " Il m' en manque peu pour voir le Ciel. "


Le 22 novembre 1927, il fut tiré de sa cellule pour une parodie de jugement. Des enfants se trouvaient près du lieu de son supplice. Il leur dit : " N'abandonnez pas le catéchisme, et n' abandonnez jamais, pour quelque motif que ce soit, la doctrine chrétienne ! "
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22 novembre 2007 4 22 /11 /novembre /2007 19:26

François ( Francisco ) Lahoz Moliner naquit à Campos, près de Teruel en Espagne, le 15 octobre 1912. Il fut baptisé le jour suivant. Il désirait entrer chez les Frères de saint Jean-Baptiste de La Salle et devint aspirant à Cambrils le 10 août 1925. Il n' avait pas encore treize ans.

Il prit l' habit le 2 février 1929 à seize ans sous le nom de Bertrand-François . Il devint ensuite professeur pour les jeunes apprentis, et ensuite enseigna la catéchèse aux novices. Il était austère de caractère et ferme dans ses décisions. C' était un travailleur infatigable qui ne se ménageait pas. 
Après le soulèvement de juillet 1936, les communautés vécurent dans la clandestinité. En septembre, alors qu' il était chargé de raccompagner chez eux des novices de Valence et d' Aragon, il fut arrêté sans avoir pu gagner l' Aragon. Il fut, avec son confrère le Frère Elie-Julien, emprisonné.

Après une période d' isolement, il fut jugé au camp de Benimaclet et exécuté le 22 novembre à Picadero de Paterna. Il avait seulement 24 ans !
Son corps fut jeté dans une fosse commune du cimetière de Valence.

bertrand.jpg

Julien ( Julian ) Torrijo Sanchez naquit à Torrijo del Campo, près de Teruel en Espagne, le 17 novembre 1900. Il fut baptisé le jour suivant. Comme le Frère Bertrand-François, il devint aspirant à Cambrils, en Catalogne. Il avait 16 ans. Il prit l' habit à Hostalets de Llers sous le nom de Frère Elie-Julien.
Il devint instituteur à Santa Coloma de Farnès en 1920, puis étendit son apostolat au noviciat de Cambrils, à l' internat de Manlleu, en tant qu' administrateur, puis à Saint-Hippolyte de Voltrega, Condal et au Collège de ND du Mont-Carmel à Barcelone.
De santé frangile, il dut retourner à l' infirmerie de Cambrils. C' est là que la guerre civile le surprit.

En septembre, alors que la région était devenue un bastion des " Rouges ", le Frère Bertrand-François et lui-même furent chargés de raccompagner des novices et des élèves du scolasticat dans leurs familles en Aragon. Ils ne purent poursuivre leur chemin, tant le désordre était grand. Ils réussirent à abriter les jeunes novices dans diverses familles amies à Valence, avant pensaient-ils de reprendre le chemin. 
Alors qu' il rendait visite à un groupe d' entre eux, il fut reconnu avec le Frère Bertrand-François comme religieux et arrêté.
Le Frère Elie-Julien avait 35 ans, lorsqu' il fut fusillé à Picadero de Paterna le 22 novembre 1936.

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Les deux Frères furent béatifiés avec trois autres Frères des Ecoles Chrétiennes de Barcelone, le 11 mars 2001, par Jean-Paul II. Il avaient donné leur vie pour la jeunesse laborieuse en apprentissage dans leurs écoles. Leur mémoire liturgique est le 22 septembre.

Lien sur les bienheureux et leur chapelain, assassinés le 23 octobre 1936 : http://ut-pupillam-oculi.over-blog.com/article-13287096.html

165 Frères des Ecoles Chrétiennes trouvèrent la mort en Espagne pendant cette tragique guerre civile. 
58 Frères ont été récemment ( le 28 octobre ) béatifiés à Rome. 44 étaient de Catalogne. Leur mémoire est fixée au 6 novembre.

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22 novembre 2007 4 22 /11 /novembre /2007 19:18
Aujourd' hui, nous fêtons sainte Cécile, martyre et patronne des musiciens. Dès le début du IVème siècle, une basilique lui était consacrée à Rome. Elle fut enterrée dans les catacombes de Saint-Calixte, puis sous le pontificat de Pascal Ier, ses reliques furent transférées dans la basilique du Trastevere.

c--cile.jpg

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21 novembre 2007 3 21 /11 /novembre /2007 21:09
nazareth.jpg   Françoise Siedliska naquit dans une famille de la noblesse polonaise, dans le château de Roszkowa Wala, près de Varsovie, le 12 novembre 1842.
Cette région était unie à l' Empire russe et lui sera totalement intégrée en 1863.

Elle grandit dans une atmosphère affectueuse. Ses parents étaient plus préoccupés de sa formation culturelle que de son éducation religieuse. Dans une ambiance imbue d' indifférence religieuse, propre à la philosophie de l' époque, Françoise commença à connaître Dieu grâce à une préceptrice courageuse et cultivée qui lui enseigna aussi à prier. Sa mort cependant la priva de soutien spirituel.

Une de ses tantes la prépara à sa première confession, puis sa mère tomba gravement malade. Françoise eut la force d' implorer Dieu et sa mère fut guérie peu de temps après. Alors qu' elle s' occupait de sa mère hospitalisée à Varsovie, Françoise demeura chez son grand-père. Elle fit la connaissance d' un Capucin lithuanien, le Père Léandre Lendzian, avec qui elle eut des entretiens. Puis elle fit sa première communion en mai 1855.

En 1860, elle vécut un Carême douloureux. Son père voulait la marier, mais elle prenait alors conscience de sa vocation religieuse...

Elle suivit ses parents en villégiature qui décidèrent de parcourir les endroits d' Europe où se retrouvait la grande aristocratie européenne. Ils se rendirent en Suisse, dans le Tyrol, en Allemagne dans les villes d' eau, et à Cannes. Mais brusquement la santé de Françoise déclina. Avait-elle  la tuberculose ? C' était la grande crainte de cette époque.
Sa mère l' accompagna en cure à Merano, en Suisse puis à Cannes. Son père les y retrouva, fuyant l' insurrection polonaise. Il semble que son père, Adolphe Siedliski, soit alors revenu à des sentiments chrétiens.

La famille retourna en Pologne en 1865, où son père allait mourir en 1870.

Le 12 avril 1873 - elle avait 31 ans - le Père Léandre lui fit comprendre que la volonté de Dieu était qu' elle se consacrât à lui. Il lui révéla aussi qu' elle pouvait fonder une nouvelle famille religieuse. Elle était déjà Tertiaire Franciscaine.

Surprise, Françoise n' opposa pas de résistance et se mit aussitôt à l' oeuvre. Sa mère, revenue à Dieu, et deux Tertiaires franciscaines appartenant à une communauté éteinte de Lublin se joignirent à elle. Elle voulut que la nouvelle communauté s' unît à Marie, spécialement à Nazareth, et fût tournée vers l' adoration du Saint-Sacrement.

siedlicka-nazareth.jpg

Parce qu' on ne pouvait alors fonder de nouvelles Congrégations catholiques dans l' Empire russe, Françoise partit pour Rome afin si possible de rencontrer Pie IX.

Elle fut reçue par le Souverain Pontife le 1er octobre 1873. Celui-ci approuva l' idée d' une fondation des Soeurs de la Sainte Famille de Nazareth. Elle se rendit en pélerinage à Lourdes afin de trouver un endroit pour sa maison-mère. En 1874, sur les conseils du Supérieur Général des Résurrectionistes, le Père Semenko, elle acquit une petite maison à Rome, via Merulana, puis s' installa plus tard via Machiavelli. Les trois premières novices polonaises arrivèrent à l' automne 1875. En 1881, elle ouvrit une maison à Cracovie. La spiritualité du nouvel institut était d' imiter la vie cachée de la Sainte Famille à Nazareth.

En 1884, elle fit, ainsi que ses compagnes, sa profession religieuse. Elle prit le nom de Marie de Jésus-Bon-Pasteur.

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Elle voulut étendre l' influence de sa nouvelle Congrégation au sein de l' émigration polonaise, émigration économique de familles démunies. Elle partit donc - évidemment en bâteau - pour de longs voyages aux Etats-Unis, en 1885, 1889 et 1896. Elle ouvrit trois maisons à Chicago. Elle en ouvrit une autre à Paris en 1892 et à Londres en 1895.

Mère Marie de Jésus-Bon-Pasteur préparait aussi des documents spécifiant que les Soeurs devaient instruire les enfants pour le catéchisme et les préparer à la première communion,  ainsi que des adultes venus d' autres religions, afin de leur faire connaître la vérité de Jésus.

Les Constitutions de la Congrégations seront approuvées par Rome en 1923.

Mère Marie fit de nombreux voyages en France, en Angleterre ou en Pologne pour conforter ses filles et soigner celles qui étaient malades. Le 16 octobre 1902, épuisée, on lui conseilla de se reposer chez les Bénédictines de Subiaco à Rome.
Le 15 novembre, elle eut une péritonite et elle mourut le 21 novembre 1902 à soixante ans, entourée et apaisée...

Son appel eut lieu lors d' un voyage mondain, toute sa vie elle parcourut des kilomètres pour établir sa nouvelle famille religieuse.

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  Clématites nommées en son honneur ( Matka Siedliska )

Elle fut béatifiée en 1989.

La Congrégation, qui a réformé ses Constitutions en 1993 d' après les orientations du dernier Concile, compte aujourd' hui près de 1800 membres dans 150 maisons. Elles sont 22 Soeurs en France. La Congrégation s' est ouverte à l' assistance médicale et sociale, en plus de son charisme propre de soutien de la famille. 

Link ( in English, in italiano, en polonais ) : http://www.nazarethfamily.org/nazareth/home






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21 novembre 2007 3 21 /11 /novembre /2007 20:20
Sauveur ( Salvatore ) Lilli naquit à Cappadoce d' Aquilée, dans les Abruzzes, le 19 juin 1853 et prit l' habit chez les Franciscains en 1870 au Couvent de Nazzano à Rome. Il émit sa profession religieuse en 1871.

A cause de la suppression des Ordres religieux par le gouvernement italien franc-maçon de l' époque, le Frère Sauveur de Cappadoce partit en 1873 pour la Terre Sainte, dont les Franciscains étaient ( et sont toujours ) en charge de la garde des Lieux Saints.

La Palestine appartenait alors à l' Empire Ottoman.

Il poursuivit ses études de philosophie au Couvent de Bethléem, études qu' il avait commencées à Castelgandolfo. Le 6 août 1874, il fut transféré au Couvent Saint-Sauveur de Jérusalem, où il étudia la théologie. Il fut ordonné prêtre en 1878, puis il fut attaché aux basiliques des Lieux Saints pendant deux ans.

Ensuite il fut nommé, en tant que missionnaire, à Marasc en Arménie Mineure - qui faisait partie de l' Empire turc. Son oeuvre d' apostolat fut vaste et profonde. Il confessait et distribuait la communion à des foules nombreuses, même les jours non fériés. Il avait de bons rapports avec les différentes communautés et avec leurs représentants éminents, qu' ils fussent turcs, orthodoxes arméniens ou catholiques arméniens. Il inaugura une nouvelle chapelle en 1893. On lui fit même don d' un terrain agricole.

sauveur-de-cappadoce.jpg

Il y avait eu une épidémie de choléra en novembre 1890 ; mais il ne fut pas touché, malgré les soins donnés à la population. 
En 1894, le Père Sauveur fut nommé curé de la paroisse de Mugiuk-Deresi et directeur de l' hospice.

L' année suivante, en 1895, éclatèrent les premiers massacres des Ottomans - aidés des populations Kurdes affidées à l' Empire - contre les Arméniens. Ce fut le début du génocide arménien.

Ses confrères lui conseillèrent de fuir en d' autres endroits de la Turquie, afin de garder la vie sauve. Mais il refusa : " Là où se trouvent les brebis, le pasteur doit y demeurer. "

Il fut blessé par des soldats qu' il avait accueillis. Le 22 novembre 1895, il fut arrêté par la police ottomane, avec douze Arméniens catholiques. Ils furent conduits à Marasc. Pendant le transfert, les soldats leur intimèrent d' abjurer la Foi en Jésus-Christ et de se soumettre à la loi de Mahomet. Ils refusèrent à plusieurs reprises.

A cause de cela, ils furent assassinés avec cruauté et leurs corps furent jetés aux flammes.

Des douze Arméniens, seuls six noms ont été conservés en mémoire : Baldji Ohannès, Khodianin Kadir, Kouradji Tzeroum, Dimbalac Vartavar, Jérémie Boghos, David Oghlou, David Toros...

Leur cause de béatification fut introduite en 1959, et le Pape Jean-Paul II les inscrivit au nombre des bienheureux le 3 octobre 1982. Leur mémoire liturgique est fixée au 22 novembre.  
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21 novembre 2007 3 21 /11 /novembre /2007 20:01
Ce jour est celui de la dédicace de la basilique Sainte-Marie-la-Neuve à Jérusalem en 529. Cette fête devient au VIIème siècle, pour l' Eglise d' Orient, celle de la Présentation de la Sainte Vierge qui est adoptée par Grégoire IX à Avignon en 1372.
Sixte IV l' étendit à toute l' Eglise en 1585.

Puisque vous avez voulu que la Vierge Marie, vivant sanctuaire du Saint Esprit fût en ce jour présentée dans le Temple, accordez-nous aussi à sa prière de pouvoir être présentés dans le Temple de votre gloire.

Salve Regina !

http://ut-pupillam-oculi.over-blog.com/article-10573504.html

presentation-de-la-vierge-au-temple.jpg

     Le Titien : Présentation de la Vierge au Temple
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20 novembre 2007 2 20 /11 /novembre /2007 19:54
milagros-ortells.jpg  Milagros ( Marie des Miracles ) Ortells naquit à Valence le 29 novembre 1882 dans une famille de commerçants aisés. Elle fut béatifiée par Jean-Paul II en 2001. Elle vécut une enfance profondément chrétienne, et avait même un attrait surprenant à son âge pour la mortification.

Elle entra chez les Capucines de Valence en 1902. Elle fut succesivement infirmière, sacrisitine, en charge du réfectoire, puis maîtresse des novices. Elle emplit ses offices avec fidélité.
Ses Soeurs se souviennent d' elles comme une religieuse reccueillie et serviable, animée d' une grande charité fraternelle. On remarquait sa foi en l' Eucharistie et sa dévotion envers l' Immaculée. Elle s' infligeait aussi de sévères pénitences.

Lorsque les événements, qui allaient conduire à la guerre civile, éclatèrent le 18 juillet 1936, les Soeurs capucines s' étaient déjà dispersées. 
Elle alla vivre chez sa soeur Maria Davalos, née Ortells, son aînée de deux ans. Sa soeur était veuve. Elle avait été quelques temps religieuse salésienne ; mais avant de prononcer ses voeux définitifs, elle avait préféré retourner dans le siècle et se marier. Elle habitait depuis son veuvage dans un petit appartement qui se trouvait dans un immeuble appartenant aux religieuses de la Doctrine Chrétienne. Elle était amie des religieuses, sans être agrégée à leur Congrégation. Elle prenait  plutôt part aux réunions de l' Action Catholique de sa paroisse et faisait partie de diverses associations charitables. 

La Bienheureuse Marie des Miracles y demeura cloîtrée, menant une vie de prières, sans prendre part aux luttes du dehors. Déjà, au début de la 2nde république, elle avait été obligée de vivre quelques temps en dehors du Couvent à cause des persécutions, qui paraissent bénignes, en comparaison de celles qu' elle devait subir désormais. 

Au bout de peu de temps, alors que la ville était devenue le bastion des forces révolutionnaires et anarchistes, elle ne voulut pas compromettre sa soeur, et partit rejoindre le groupe expulsé des religieuses de la Doctrine Chrétienne qui avait trouvé un asile dans un entresol de la rue Chapi ( aujourd' hui 9 rue Almirante ), laissé à sa disposition par Maria Davalos. 
Il ne restait que quinze Soeurs âgées ou sans famille, les autres avaient trouvé refuge dans leur famille respective, ou chez des amis. Ainsi la bienheureuse Capucine et la bonne veuve aidèrent-elles comme elles le purent les quinze religieuses apeurées. Mais ces dernières allaient bientôt, sous la direction de leur Supérieure, se raffermir...Maria Davalos avait des relations chez les républicains de la mairie de Valence, et malgré les continuelles fouilles ou interrogatoires à la milice locale, les religieuses menaient une vie retirée et espéraient-elles, relativement protégée.

Les miliciens firent irruption dans l' entresol, le 20 novembre 1936, et obligèrent les seize religieuses, en majorité âgées, ainsi que la propriétaire Maria  à monter dans un camion. Elles furent torturées, puis fusillées à Picadero de Paterna.

Les restes de la bienheureuse Marie des Miracles et de sa soeur Maria furent inhumés en 1940 au monastère Sainte-Claire des Capucines de Valence.


Les quinze religieuses furent béatifiées en 1995 ( voir article précédent ). Le procès en béatification de Maria Ortells de Davalos est en cours.
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