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  • : le blog ut-pupillam-oculi par : Eric
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  • : Je me propose de partager quelques réflexions, et de voyager avec vous dans l' univers spirituel de personnalités d' exception. Vous pouvez me laissez vos commentaires, afin que je puisse corriger les articles si nécessaire.
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1 décembre 2007 6 01 /12 /décembre /2007 23:19
Dans dix jours a lieu l' anniversaire de la mort du bienheureux Casimir Sykulski, fusillé le 11 décembre 1941.

bienheureux-casimir-sykulski.jpg
Casimir Sykulski naquit en Pologne à Konskie ( prononcer Konské ), dans une famille de neuf enfants, le 29 décembre 1882. Cette petite ville du centre de la Pologne, près de Lodz; comprenait une majorité de Juifs ( près de 5000 sur 7500  habitants ) qui la nommaient Koinsk, ou Kinsk, en yiddish. Ils furent exterminés en 1942 par les nazis.

Konskie1910.jpg
Son frère aîné Joseph, qui avait douze ans de plus que lui, devint prêtre après avoir étudié au séminaire de Solec-sur-la Vistule, il devint vicaire dans diverses paroisses de la Vistule et à Ostrowiec. Cette partie de la Pologne appartenait alors à l' Empire russe. Lorsque la première guerre mondiale éclata, il fut nommé en Russie dans une paroisse polonaise du gouvernement de Voronej, dans la petite ville de Bogoutchar ( orthographié Boguczar en polonais ), sur un affluent du Don, et à l' indépendance de la Pologne, retourna au pays, où il devint curé de la paroisse de Skarzysko-Kamienna, jusqu' à sa mort en 1956.

Casimir fut influencé par l' exemple de son frère. Il étudia au lycée de Sandomir; où il apprit le grec,le latin, le français, le russe et l' allemand, en plus du polonais ! Ensuite, il entra lui aussi au séminaire. Le cours des études durait six ans. Il devint prêtre en 1905.

Il fut nommé vicaire à Radoszyce, petite ville de la région subcarpathique de la Pologne au Sud, dans le district de Krosno. Il avait gardé des liens avec l' abbé Ryx qui avait été son directeur de séminaire. Celui-ci devint recteur du séminaire catholique de la capitale de l' Empire : l' Académie Impériale Catholique-Romaine de Saint-Pétersbourg, telle était sa désignation officielle. Il voulait en faire un séminaire d' élite. Aussi, en 1908, Casimir Sykulski fut appelé à y étudier pendant trois ans la théologie. Il devint chapelain de la cathédrale catholique de la capitale.

sainte-catherine-de-saint-petersbourg.jpg

Lorsque l' abbé Ryx devint évêque de Sandomir en 1913, il ramena l' abbé Sykulski en Pologne et le nomma à Skarzysko-Bzin, près de Radom. Il ouvrit des écoles.

Mais la première guerre mondiale allait bouleverser la région. La ville de Kamienna ( aujourd' hui Skarzysko-Kamienna, prononcer Skarjisko-Kamenna ), dont dépendait la paroisse, fut évacuée par les Russes et occupée par les Allemands d'août à novembre. C' était une ville modeste dont la population travaillait dans des fabriques métallurgiques. L' abbé Sykulski mit en place un comité, avec Grégoire Smiechowski, pour s' occuper des secours, du ravitaillement et des fonctions communales. Lorsque la ville fut reprise par les Russes et les Alliés occidentaux, l' abbé Sykulski poursuivit ses initiatives dans le domaine de l' organisation communale, les Russes ayant promis une autonomie polonaise à l' issue de la guerre...Mais la ville fut à nouveau envahie en mai 1915, cette fois-ci par les troupes austro-hongroises. Elle dépendait du gouvernorat militaire de Lublin.

kamienna-fabryczna.jpg

Prévoyant aussi l' indépendance, l' abbé Sykulski mit au point un programme de réformes des écoles polonaises du secteur, pendant qu' un Comité Citoyen était créé. Il ouvrit des écoles privées - mixtes - fait rare à l' époque.
L' occupation autrichienne prit fin à l' automne 1918, déjà, surtout depuis la chute du régime impérial russe, une certaine lattitude était donnée aux Polonais. La renaissance de la Pologne intervint peu après.

 Mais le nouveau régime bolchévique devint menaçant après la guerre; jusqu' à un conflit armé qui dura jusqu' en 1920. L' abbé Sykulski devint chapelain militaire.

A l' issue de la guerre polono-bolchévique, il fut élu député de l' Assemblée Législative de la République Polonaise. En 1921, il fut nommé à Radom ; mais il continuait à s' occuper des écoles du diocèse et à en ouvrir de nouvelles. Il rendait visite à ses anciennes paroisses et ne ménageait pas ses forces pour la reconstruction de la culture polonaise.

Il fut nommé à cette époque Prélat de Sa Sainteté. Infatigable, il fut curé de différentes paroisses; la dernière étant à Konskie, sa ville natale.

Lorsque la Pologne fut attaquée par l' Allemagne hitlérienne en septembre 1939, la panique s' installa à Konskie. Fort de son expérience d' il y a 25 ans, Casimir Sykulski s' occupa des malades, apporta le Saint-Sacrement à l' hôpital car l' église du XVème siècle avait été bombardée. 
Mais le 8 septembre, les forces d' occupation s' installèrent en ville...Les premières arrestations eurent lieu. Le curé énergique plaida la cause des premiers internés, souvent en vain. Il mit sur pied deux soupes populaires pour les évacués, une à la paroisse Saint-Nicolas, l' autre dans la brasserie principale de la ville. Il organisa aussi des garderies pour les enfants déplacés et leurs mères.

eglise-konskie.jpg

Son activité sociale se déploya dans cette ville aux deux tiers juive, sans discrimination. Il était respecté des deux communautés, même parmi les socialistes du Bund, nombreux dans cette ville de fabriques. Il assura aussi clandestinement l' évacuation de personnes en danger. Une vingtaine de Juifs avaient déjà été fusillés en représailles contre des attentats ayant entraîné la mort de quatre soldats allemands.

Mgr Sykulski fut interrogé le 25 octobre 1939 et détenu quelques jours. Les occupants prévoyaient des arrestations massives en novembre. Elles eurent lieu à partir du 8. Il avait décidé de rester parmi la population. " Là où se trouvent mes brebis, je reste. "
Malgré les déportations et les arrestations, il fallait maintenir la vie de la paroisse. Pourtant, il prévoyait le pire. Il écrivit son testament en août 1940, s' en remettant à la volonté divine. " C' est ici ma place, je me remets entre les mains de Dieu. "

konskie-1.jpg
Il était fort populaire dans la population. A l' été 1941, au moment de l' invasion de l' URSS, le rythme des convois de déportations de Juifs augmenta. Les principaux notables polonais de la ville avaient été arrêtés ou avaient disparu...De nombreuses femmes polonaises étaient déportées dans des usines en Allemagne, et les occupants avaient enfermé les Juifs de la région dans un ghetto de Koinske. 

Mgr Sykulski fit partie du convoi massif qui eut lieu entre le 24 et le 26 octobre 1941 à destination d' Auschwitz. Il fut détenu au bloc numéro 8, puis au bloc numéro 18. Il fut fusillé le 11 décembre 1941, et son cadavre fut brûlé au four crématoire.

Casimir Sykulski fait partie du nombre des béatifiés polonais de la guerre mondiale, par Jean-Paul II, en juin 1999.

kosciol-konskie.jpg
      
        Eglise Saint-Nicolas de Koinske



Illustration : arrestation de Juifs, le 12 septembre 1939 ( archives IPN Warszawa ).



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1 décembre 2007 6 01 /12 /décembre /2007 21:04
En ce jour de la Saint-Eloi, nous nous souvenons aujourd' hui du Père Charles de Jésus, plus connu sous son nom de Charles de Foucauld.

charles-de-foucauld-1-XII-1916.jpg

Né à Strasbourg, dans une famille de noblesse provinciale, il entra en 1876 comme élève officier à Saint-Cyr. Il vivait alors dans un ambiance d' indifférence religieuse et dans une certaine dissipation. Il participa en Algérie, possession française depuis 1830, à la pacification de la région d' Oran. A la fin de la campagne, il prit un congé, pour se consacrer à des explorations et à des recherches géographiques. Il voulait comprendre les peuplades d' Afrique du Nord. Il était frappé par leur sens de l' honneur et de l' obéissance divine. Il sentait, après une déception sentimentale, un grand vide dans sa vie. Il avait perdu la Foi, d' une façon qui lui paraissait évidente.

Il se fixa à Paris en 1886, menant une vie frugale et poursuivant ses recherches spirituelles, conseillé par sa cousine.

" Je compris que s' il y avait un Dieu, je ne pouvais rien faire d' autre que de vivre pour lui. "

Il redécouvrit alors la Foi simple de son enfance. Dirigé par l' abbé Huvelin, qui le confessa à l' église Saint-Augustin, il suivit ses conseils et apprit à aimer Jésus en son sacrement eucharistique. Il décida de se mettre à suivre les commandements de Dieu et de son Eglise. Il entreprit alors une démarche spirituelle de conversion, basée sur la prière et l' humilité.

En 1888, il visita les Lieux Saints et Jérusalem, se faisant passer pour un simple jardinier, en habitant un couvent de religieuses. Ce fut une expérience spirituelle décisive. En janvier 1889; il demanda son admission à la Trappe de Notre-Dame des Neiges, dans le diocèse de Viviers. Il reçut le nom de Frère Albéric-Marie.  

Le 28 octobre de la même année, il partit pour Béni-Abbès, en Algérie, à la frontière marocaine. Puis en 1905, il se fixa en ermite, dans le territoire de Tamanrasset; et ensuite en 1910, un peu plus loin, dans le Hoggar à Aschrem. Il avait construit un petit oratoire et une cellule, pour prier dans la solitude. Cela ne l' empêchait pas de célébrer parfois la messe en présence d' officiers ou de soldats qui se dirigeaient vers le Sahara, alors insoumis. Il écrivait aussi une grammaire et un dictionnaire dans l' un des dialectes berbères de la région. 

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Dès son arrivée à Béni-Abbès, il avait commencé, avec la permission de la Trappe, une nouvelle vie d' ermite sous le nom de Frère Charles de Jésus. Il rêvait de faire connaître la vérité chrétienne aux populations sahariennes et il écrivit de nombreuses méditations. Il travailla aussi à la rédaction d' un " évangile présenté aux pauvres du Sahara " ( 1902 ), et à la fondation d' une Congrégation, les Petits Frères du Sacré-Coeur de Jésus ( 1903 ). Il eut bien un disciple, mais celui-ci, effrayé par les austérités, renonça. 

Il pensait aussi protéger les tribus locales des incursions et des razzias venant de Tripolitaine et des confins marocains.

Mais par dessus tout, il entra dans une relation d' intimité avec Jésus en son Sacré-Coeur, Jésus crucifié qui se donne dans l' Hostie. " La Foi est ce qui nous fait croire au plus profond de notre âme en tous les dogmes de la Religion, en toutes les vérités que la Religion nous enseigne, et par conséquent au contenu de la Sainte Ecriture, et en tous les enseignements de l' Evangile " transmis par l' Eglise.

La vie du Père de Foucauld se conclut de façon tragique, par son assassinat le 1er décembre 1916. " La seule félicité du Seigneur me suffit, et alors rien ne me manque."

Dans ses écrits, il disait : " Je me propose de garder en moi la volonté de travailler à me transfomer en Marie, dans le but de devenir une autre Marie vivante et opérante. " 

charles-de-foucauld.jpg

" C' est avec sa mort que Jésus a sauvé le monde, et les apôtres ont bâti l' Eglise avec rien. C' est avec la sainteté et le néant des moyens humains que le Ciel se conquiert et que la Foi se propage. "

" Mon Père, je m' abandonne à vous. Faites de moi ce qu' il vous plaira. Quoi que vous fassiez, je vous en rends grâce.
Je suis prêt à tout, j'accepte tout, parce que votre volonté s' accomplit en moi et en toutes vos créatures. 

Je ne désire rien d' autre, ô mon Dieu ! Je remets mon âme entre vos mains. Je vous la donne, mon Dieu, de tout l' amour de mon coeur, parce que je vous aime.
C' est pour moi une exigence d' amour que de me donner à vous, de me confier à vous, entre vos mains, sans mesure et avec une assurance infinie, parce que vous êtes mon Père. "


Plus de cinquante ans après sa mort, le Saint-Siège confirma les règlements de plusieurs Congrégations inspirées de Charles de Jésus ; les Petites Soeurs du Sacré-Coeur de Jésus, la Fraternité des Petites Soeurs de Jésus et des Petits Frères de Jésus, les Petites Soeurs de l' Evangile, l' Union des Nazaréennes du Père de Foucauld, les Petites Soeurs de Nazareth, les Petits Frères de L'Evangile, les Petits Frères de la Croix, etc... 

charles-de-foucauld-b--atification.jpg

Il fut béatifié par Benoît XVI, il ya deux ans, le 13 novembre 2005.

Lien sur Saint Eloi : http://ut-pupillam-oculi.over-blog.com/article-4750796.html
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28 novembre 2007 3 28 /11 /novembre /2007 22:01
louis-campos.JPG  Louis ( Luis ) Campos Gorriz naquit le 30 juin 1905, à Valence. A sept ans, il devint élève des Jésuites, dans leur Collège de Saint-Joseph, à Valence.

En 1921, il s' inscrivit à la faculté de Droit, de Lettres et de Philosophie. Etudiant, il mena une vie apostolique intense, et fit partie d' associations mariales et de l' Association des Propagandistes de l' Action Catholique... Cette association de laïcs avait été créée en 1909 par le Père Ayala, sj. Son premier président fut Angel Herrera.

Il obtint son diplôme en 1926, et en 1930 commença sa carrière d' avocat.
En 1933, il se maria avec Carmen de Arteche. Ils eurent une fille en1935. Le jeune ménage déménagea à Madrid, où Louis devint secrétaire général des Propagandistes de l' Action Catholique.

En 1936, il eut la douleur de perdre sa femme. Il revint dans sa province natale, mais parce que le climat politique était devenu dangereux pour les Catholiques, il s' installa à Torrente, bourgade plus calme. Il ne s' occupait pas de politique, dans ce qui allait devenir une guerre qui sera sanglante des deux côtés, et qui provoquera plus tard une répression de la part des vainqueurs franquistes.


Il fut assassiné le 28 novembre 1936 à Picadero de Paterna, son rosaire à la main. Les miliciens s' étaient bien assurés avant de le tuer qu' il avait été l' un des principaux organisateurs du Congrès de l' Action Catholique à Madrid, avant la guerre.

Il fut béatifié par Jean-Paul II en mars 2001, avec un groupe de Jésuites, dont il avait été l' élève autrefois.

Près d' une centaine de Propagandistes furent tués pendant la guerre civile, soit un sur quatre à Madrid et un sur six en Espagne.
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28 novembre 2007 3 28 /11 /novembre /2007 20:49
Le 28 novembre 1936, dans les environs de Madrid à Paracuellos de Jarama, quatorze Frères Hospitaliers de l' Ordre de Saint-Jean-de-Dieu regroupés autour de leur Maître des Novices, le Père Jean de Jésus, né Mariano Adrados*, furent fusillés. Parmi eux, le Frère Clément Diaz, 75 ans, quatre novices, deux postulants, et cinq Frères...

Ce vaste camp fut un lieu d' exécution et de sépulture pour plus de huit mille religieux, laïcs ou simples suspects...( Les chiffres officiels avoisinent six mille tués ).Certains furent fusillés en cet endroit même, d' autres dans les environs. Les exécutions commencèrent le 28 octobre, lorsque les prisons de Madrid et des faubourgs y déversèrent leurs prisonniers, jetés des camions...Elle durèrent pendant 26 jours.

fusilamentos-en-paracuellos-de-jarama.jpg
Il y eut bien des protestations diplomatiques, en particulier de l' ambassadeur du Chili, et du chargé d' affaires de Norvège au début du mois de novembre, qui réclama la présence de la Croix-Rouge ; mais ceci n' eut comme conséquence que de faire cesser les fusillades pendant quelques jours.


A côté des Frères Hospitaliers, furent fusillés entre autres le RP Llop, Provincial des Augustins de Castille avec soixante-deux religieux de son Ordre,  un artiste -peintre Josémaria Angoloti, de 69 ans, et deux jeunes frères de 23 et 24 ans, Diego et Manuel Mac Crohon.

Tous accueillirent leur sacrifice avec calme, en pardonnant aux auteurs de l' exécution.

Le 25 octobre 1992, le Pape Jean-Paul II a béatifié 71 Frères de Saint-Jean-de-Dieu, tombés en divers lieux d' Espagne, pendant l' année 1936, parmi eux les quatorze martyrs de Paracuellos. 97 Frères de Saint-Jean-de-Dieu furent assassinés pour leur Foi pendant la guerre civile.

Lien ( en espagnol ) : http://www.martiresdeparacuellos.com

* Il naquit le 15 août 1878 à Conquezuela ( Soria ).


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28 novembre 2007 3 28 /11 /novembre /2007 20:22
Née à Fain-les-Moutiers ( Côte d' Or ), le 2 mai 1806, Catherine Labouré fut admise au séminaire des Filles de la Charité, à Paris, le 21 avril 1830.

En novembre de la même année, la novice fut favorisée de la manifestation  de ND de la Médaille Miraculeuse ( cf 27 novembre ).

chapelle-medaille-miraculeuse-vierge.jpg

Placée à Reuilly ( Paris : hôpital d' Enghien ), sainte Catherine Labouré  vécut pendant 45 ans, silencieuse et effacée dans ses humbles emplois de Soeur de Saint-Vincent-de-Paul : soin des vieillards, porterie, etc...jusqu' à sa mort, le 31 décembre 1876.

Elle fut canonisée par le Pape Pie XII en 1947.
Son corps repose sous l' autel de la Vierge, dans la chapelle des apparitions, 140 rue du Bac, Paris VIIème.

sainte-catherine-labour--.jpg
Elle est fêtée aujourd' hui dans l' Ancien Ordo, et le 25 novembre dans le Nouvel Ordo.

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27 novembre 2007 2 27 /11 /novembre /2007 22:03
Le samedi 27 novembre 1830, veille du premier dimanche de l' Avent, la Vierge Marie se manifesta à une novice des Filles de la Charité, Soeur Catherine Labouré, dans la chapelle de la rue du Bac à Paris.

La voyante reçut la mission de faire frapper une médaille représentant Notre Dame couronnée d' étoiles, les mains étendues et chargée de rayons, avec l' invocation :


" O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous. "


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Des millions d' exemplaires répandus dans le monde entier ont propagé la dévotion à l' Immaculée Conception, proclamée dogme de Foi le 8 décembre 1854.
Cette médaille est dite miraculeuse, non seulement en raison de l' origine de son inspiration, mais à cause des grâces insignes qui lui sont attribuées.
 
Au coeur de Paris, le sanctuaire des apparitions est un centre de nombreux pélerinages et un foyer d' incessante prière. 

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27 novembre 2007 2 27 /11 /novembre /2007 19:51
kostkowski.jpg  Bronislas ( Bronislaw en polonais ) Kostkowski naquit à Stolp en Prusse le 11 mars 1915. Stolp deviendra Slupsk, en 1945, lorsque la population prussienne sera chassée de Poméranie, et que la région sera intégrée à la Pologne.

Il y avait au milieu d' une population protestante et germanophone à 90% une minorité catholique d' expression polonaise de 3 % dans cette région côtière de la Prusse, et une petite minorité catholique d' expression allemande. Stolp fut la première ville de Poméranie à adopter la Réforme protestante au XVIème siècle.

Des paroisses catholiques avaient été construites depuis le milieu du XIXème siècle, pour regrouper les Catholiques venus d' autres parties de la Prusse plus au sud ou pour les Polonais immigrés travaillant dans les usines prussiennes ou les grandes exploitations agricoles. Il y existait aussi une minorité cachoube ( Slaves poméraniens non-polonais ) dans les campagnes, majoritairement catholiques, avec des groupes devenus évangéliques et en voie de germanisation. Mais la plupart d' entre eux vivaient à l' ouest de Dantzig.

Une plaque rappelle le souvenir du bienheureux Bronislas Kostkowski à l' église paroissiale de Saint-Othon, créée quelques décennies plus tôt.

Déjà en 1918, lorsque l' Empire de Guillaume II s' écroula, Stolp connut quelques mois de troubles violents. Le drapeau rouge flotta sur l' hôtel de ville, le Rathaus. La Poméranie prussienne se laissera ensuite séduire par Hitler dans les années 1930, croyant ainsi se protéger de son voisin soviétique. Ce fut son arrêt de mort, et la disparition totale de la Prusse avec la substitution de population qui eut lieu en 1945. Surtout à partir de 1941, la ville  et la côte furent constamment bombardées et 250 000 enfants de Poméranie furent envoyés à l' Ouest de l' Allemagne en deux ans. Hitler avait ouvert la boîte de Pandore.

stolp-pom--ranie.jpg

Bronislas Kostkowski fit ses études au lycée de Bromberg ( devenue Bydgoszcz ), où sa famille s' était installée plus au Sud. La ville - qui était à 80% allemande à la fin du XIXème siècle - deviendra polonaise en 1920, après référendum organisé par les Occidentaux, et sera à nouveau intégrée à l' Allemagne en 1939.

Bronislas Kostkowski était séminariste à Leslau ( aujourd' hui Wloclawek ) depuis 1936, lorsqu' il fut arrêté le 7 novembre 1939 par les nazis, en tant que membre de l' intelligentsia polonaise et futur prêtre catholique. Il avait été l' élève du bienheureux Henri Kaczorowski, recteur du séminaire, lui aussi martyrisé en 1942.C' était la vengeance d' un régime sûr de lui. Il fut déporté avec ses professeurs d' abord à Sachsenhausen, puis au camp de Dachau, où il mourut victime de tortures, le 27 novembre 1942, ou le 6 août 1942 d' après certaines sources. Son cadavre fut brûlé.


Il fut béatifié par Jean-Paul II, le 13 juin 1999.

Sa mémoire liturgique est fixée au 22 mars, avec 107 autres bienheureux de la même époque.
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26 novembre 2007 1 26 /11 /novembre /2007 00:15
Il y a 96 ans aujourd' hui naissait, le 26 novembre 1911, Alexandre ( Alejandro ) Martinez Somolinos à Guadalajara, en Espagne.
 Après le baccalauréat, il commença des études pour devenir enseignant, et puis finalement entra au séminaire de Tolède, à 19 ans. Il fut ordonné le 6 juin 1936. Un mois après débutait la guerre civile...

martinez-alejandro.jpg

Son père, qui tenait une petite fabrique de savon, venait de mourir en janvier. Aussi Alexandre travaillait pendant cet été-là dans la fabrique et collaborait à la paroisse Saint-Nicolas de Guadalajara. Il attendait une affectation à la rentrée...En attendant, en tant qu' aîné de sept enfants, il fallait penser à l' avenir...

Le jeune prêtre de 24 ans n' eut pas longtemps à se soucier sur terre de sa famille de sang. Le 14 août 1936, il fut arrêté par la milice de la Confédération Nationale du Travail, principale force anarchiste du pays, avec son jeune frère de 20 ans Angel ( en français :  Ange ) qui était commis de magasin et qui aidait aussi à la fabrique. Leur mère demanda de l' aide au dirigeant de la milice locale qui était l' un de leurs voisins ; mais il ne put rien faire, tant la fureur des anarchistes contre les prêtres en général était grande.

angel-martinez.jpg

Ils furent jugés le 26 novembre et fusillés dans la soirée.
Pendant leur incarcération, il s' en remettaient à Dieu et réconfortaient leurs compagnons. Ils étaient l' innocence même.

Les deux frères viennent d' être béatifiés à Rome, le 28 octobre dernier. Leur mémoire liturgique est fixée au 6 novembre.
 
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25 novembre 2007 7 25 /11 /novembre /2007 22:01
meseguer.jpg
  Jacques ( Santiago ) Meseguer Burillo naquit en Aragon, le 1er mai 1885. En 1936, ce Dominicain pouvait croire mériter de vivre, au faîte d' une vie religieuse accomplie dans la fidélité.
Docteur en théologie, Il avait écrit de nombreux ouvrages et articles de théologie. Il avait une chaire à Valence. Sa simplicité de caractère était connue de tous.

Lorsque la guerre éclata, le 18 juillet 1936, il était de passage à Barcelone. Il ne put continuer sa route et trouva refuge dans une famille amie. Il resta dans l' ombre pendant la terreur de l' été.
Il fut finalement dénoncé. Devant ses juges, il affirma qu' il était prêtre, refusant  " d' offenser Dieu en niant sa mission sacerdotale."

Après quelques jours de prison, il fut fusillé le 25 novembre 1936, uniquement préoccupé de sa rencontre avec la majesté de Dieu.
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25 novembre 2007 7 25 /11 /novembre /2007 21:27
 serrano-lopez.jpg  Hyacinthe ( Jacinto ) Serrano Lopez naquit à Urrea de Gaén, près de Teruel en Aragon, le 30 juillet 1901. Il fit des études de chimie, puis entra dans l' Ordre de saint Dominique.
Il avait une grande ténacité et était d' une intelligence remarquable.Il était aussi doué de grandes dispositions musicales et composa de belles oeuvres.

Il écrivait des ouvrages apologétiques et des articles dans des revues dominicaines.
Son courage spartiate le fit rester dans la zone républicaine, lorsque le soulèvement national eut lieu en juillet 1936. Il devait aider ses Frères restés sur place.

Etant donné le fait qu' il avait des papiers officiels ( en tant que chimiste ) qui lui permettaient de se mouvoir facilement dans la zone en question, le Provincial de l' Ordre des Frères Prêcheurs d' Espagne le nomma Vicaire Apostolique des Dominicains qui se trouvaient dans les lieux de persécution.


L' obectif était de prendre soins de ses Frères, tenus à la clandestinité. Pour se faire, il renonça à un poste d' ingénieur chimiste qu' on lui proposait dans une usine. Il aida un certain nombre de ses confrères à passer la frontière. Cela éveilla des soupçons.
Finalement la milice décida de l' emmener dans son bourg natal, afin de faire une enquête sur son passé et d' être jugé.

Mais en arrivant à Puebla de Hijar, les miliciens considérèrent qu' il était suffisemment identifié et le fusillèrent. Il mourut en criant : " Vive le Christ-Roi ! " le 25 novembre 1936.
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