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  • : le blog ut-pupillam-oculi par : Eric
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  • : Je me propose de partager quelques réflexions, et de voyager avec vous dans l' univers spirituel de personnalités d' exception. Vous pouvez me laissez vos commentaires, afin que je puisse corriger les articles si nécessaire.
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15 mars 2007 4 15 /03 /mars /2007 02:38

 

 ICH  GLAUBE  NICHT  AN  DIE  KIRCHE !

 

 " Je ne crois pas en l' Eglise et en la chrétienté " C' est par ces déclarations tonitruantes et scandaleuses que l' archevêque allemand de Mayence, le cardinal Karl Lehmann, a choqué ses interlocuteurs : un athée, une nonne boudhiste et un journaliste lors d' une émission de télévision de la Südwestrundfunk.

Le débat télévisé a eu lieu au Staatstheater de Mayence au début du mois de mars. Le cardinal a opposé Dieu à l' Eglise et a réitéré son affirmation à la question étonnée de l' animatrice : " Je ne crois pas à l' Eglise, mais seulement en Dieu...L' Eglise n' est qu' un outil, un moyen de connaître ici et maintenant la volonté de Dieu sur nous. Elle est de deuxième ordre par rapport à Dieu. Elle cessera un jour d' exister." 

Certes l' Epouse du Christ a la vocation de nous aider à cheminer sur terre jusqu' à la fin des temps, mais que fait-il de l' Eglise glorieuse qui chante au Ciel éternellement les louanges de Dieu ?

Que signifient ces déclarations haineuses ? Quand sera-t-il temps de dire que ce genre d' évêque a tout simplement perdu la raison ? Le Corps Mystique du Christ souffre par ces déclarations, démontrant que beaucoup de ses membres sont pécheurs ...Le cardinal Lehmann est président de la Conférence des évêques d' Allemagne !


Jeanne d' Arc qui a souffert par l' évêque Cauchon disait : " Il me semble que l' Eglise et le Christ ne font qu' un. "

Saint Albert le Grand : " Le sens des mots, je crois en la Sainte Eglise Catholique, signifie que je crois au Saint Esprit qui sanctifie l' Eglise Catholique. "

Credo de Nicée : Et Unam Sanctam Catholicam et Apostolicam Ecclesiam.

Symbole des apôtres : Credo in Spiritum Sanctum; in Sanctam Ecclesiam Catholicam; in Sanctorum Communionem; in remissionem peccatorum; in carnis resurrectionem; in vitam aeternam; AMEN. 

Lien : http://kreuz.net/article.4822.html 

 

Souhaitons-lui une retraite anticipée et surtout isolée ! Notre époque permet d' identifier très clairement ceux qui sont à l' origine des " fumées de Satan "...Nul doute en plus qu' il a cru bien faire pour s' attirer la bienveillance de ses interlocuteurs. Il n' a fait qu' attirer le mépris. Ces dialogues mondains sont des dialogues de salon, de théâtre, du libertinage au sens plein du terme. 

Prions pour la pauvre Eglise d' Allemagne dont beaucoup de saints prêtres sont condamnés au silence par ce genre de prélats !

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7 mars 2007 3 07 /03 /mars /2007 16:11

L' église d' Arc-sur-Tille en Côte d' Or près de Dijon est menacée de démolition par une municipalité sourde aux raisonnements de nombreux architectes.

Une pétition adressée au ministre de la culture réunit à ce jour 2600 signatures.

Beaucoup d' églises sont en danger. Celle-ci est un cas emblématique.

Lire le lien de l' association UEPA :

http://www.uepa.fr

 

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19 février 2007 1 19 /02 /février /2007 10:48

" Je crois en Dieu qui chante et qui fait chanter la vie ..."

 

fut l' un des nombreux credo de substitution arrangés à l' époque, dans l' élan euphorique et quasi prophétique de l' après-Concile, qui échoue romantiquement sur son erre en 2005 et berce encore quelques adorateurs de la Vie dans les assemblées.

 

( ... ) Ce christianisme édulcoré, marqué par les sixties et sublimé en mystique humanitaire serait en marche vers un AU-DELA de l' Eglise, à savoir :

 

l' UNITE  EN  ACTE  DU  GENRE  HUMAIN  ( Lumen Gentium N° 1 Gaudium et Spes N° 42 ).

 

 

Ce christianisme s' est rêvé affranchi d' une foi définitivement énoncée en formules dogmatiques ; il s' est cru libéré des aspects jugés trop râpeux ou trop exigeants de l' Evangile

 

( PLUS  DE  SACRIFICE, PLUS  DE  PENITENCE,  PLUS  D' ENFER ), et débarrassé enfin des beautés trop formelles de la liturgie grégorienne, transmise en substance depuis les premiers siècles dans l' Eglise latine.

 

Ce christianisme humanitaire des années soixante présente la religion comme une PAROLE ou un DIALOGUE  DE  SALUT( ... ) Jésus  " sauve " l' Humanité, non plus par son Etre, DONT  ON TAIT  OU  RELATIVISE  la divinité, à laquelle pourtant la Tradition requérait d' adhérer personnellement, mais seulement par son  " message  "  spirituel de progrès, d' amour, et de paix, si proche de l' utopie sociale du XIXème siècle ( ... ). Le progrès de l' Humanité a pris le pas sur la quête personnelle du Salut.

 

Sans cesser d' être une doctrine de l' éternité, la religion " conciliaire " ( ... ) pousse la barque de Pierrre et l' Humanité entière vers un nouveau monde, celui d' une régénération terrestre.

 

 

(... ) Comment les derniers pratiquants d' Europe ou d' Amérique ( ... ) ont-ils pu abandonner si facilement leur tradition ? [ surtout quand on compare nos frères orthodoxes, ou d' autres traditions chrétiennes ]

 

Réponse : en absorbant peu à peu, par enthousiasme, ignorance ou  RESIGNATION, le substitut euphorique ( ... ) une tradition transgénique, renommée vivante, incessamment façonnable et renouvelable, telle une énergie ; mais du même coup périssable à chaque instant, soumise à l' éphémère...   

Abbé Christophe Héry

 

Non-lieu sur un schisme, Ed. Hors-série Mascaret, Arguments.

 

 

 GARDER  l' espérance :

Tout cela est tellement triste d' imaginer que tout a été jeté par-dessus bord. Et puis finalement, il faut se ressaisir,  même si  nos générations sont encore sacrifiées pour des années.

Comme le corps souffrant de Jésus, son Eglise subit des outrages, de ses ministres, de ses fidèles, de moi-même quand je me détourne avec indifférence.

Après tout l' Eglise est le Corps Mystique de Jésus. Nous sommes à l' ère des souffrances.

 

Et le monde s' en soucie-t-il ? Les foules sont toujours versatiles. Aujourd' hui elles adorent, demain elle renient.

 

Je pense que le pire des années 1970 quand on croyait ( par conviction ou effroi résigné ) à la victoire du communisme, je pense que cette époque commence à peine à s' éloigner...

 

Certes il y a un retour du paganisme, adoration de la lune, de la terre, paniques pseudo-écologiques que sais-je  ? dont on se sert pour masquer le visage et le corps de Jésus, mais j' ai l' espoir qu' une fois les dernières grands-mères à moitié défroquées des couvents seront mortes, que cette génération de prêtres honteux  et toujours concernés par je ne sais quel problème, mais rarement par celui de l' oblation sera passée, alors tout ce fatras New Age sera dépassé !

 L' orgueil incommensurable de notre époque, si heureuse de faire du créatif, du vivre-ensemble, si inquiète d' être interpelée et d' agir en Evangile vers l' unité de nos différences, si consciente de soi pour tout dire, j' espère de tout mon coeur que ce ne sera bientôt qu' un mauvais souvenir !

Le curé d' Ars disait à peu près, enlevez-leur la messe et la croix, demain ils adoreront des animaux. Oui aujourd'hui sans la Croix avec Jésus cloué combien adorent leur nombril de manière masochiste ? 

Alors on se tourne vers les pauvres, comme une bouée de sauvetage, au moins c' est déjà cela...Mais lorsqu' on se rassure en se disant : Voyez comme je suis bien je vote pour ...est-ce suffisant ? 

Alors l' Eglise d' une voix claire se fait mieux entendre lorsqu' elle  évoque, comme elle le fait depuis 2000 ans, Jésus Vrai Dieu et Vrai Homme souffrant dans son Eglise. Elle ne se borne pas  à l' évoquer : elle le  DONNE, le donne sur les autels...

 

 

 

 

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16 février 2007 5 16 /02 /février /2007 22:06

Revenons à notre paroisse de montagne ( voir mon  article précédent )...

 

Elle regroupe désormais 8 villages et une douzaine de clochers, organisés en trois  " relais " sous la responsabilité de laïcs. Notre facteur à la retraite et curé ( bien que ce mot n' apparaisse nulle part ) habite dans le plus gros bourg de 1500 habitants.

Que propose-t-elle ? Une vaste panoplie d' actions. Ce ne sont pas les bonnes volontés qui manquent, mais apparemment la disponibilité...Contradiction ?

Eveil à la foi pour les moins de 7 ans :

" Le manque de parents animateurs a obligé l' éveil à la foi et le catéchisme à regrouper une fois par mois les enfants " soit huit séances par année scolaire...

Mais heureusement pour la deuxième année, celle de la préparation à la communion, les enfants ont droit à quinze séances. Oui quinze...

Plus tard une aumônerie regroupe des adolescents pour des " partages " et  propose même un accompagnement pour ceux qui n' ont pas encore été baptisés ( de plus en plus nombreux )...

Eventuellement pour les jeunes ayant dépassé 14 ans on PROPOSE le sacrement de confirmation. Cela dure deux à trois ans. Combien vont jusqu' au bout à cet âge si difficile ? Autant dire que ce sacrement est réservé aux plus persévérants. Une infime minorité.

Il y a deux actions à l' aumônerie : une visite à Noël de la maison de retraite, et pendant le Carême une participation à la campagne du CCFD.

" L' aumônerie propose ainsi aux jeunes de donner un sens aux actes qu' ils posent. "

" Le but de l' aumônerie est de leur permettre de franchir les étapes de la vie et de témoigner de leur foi "

 

Heureusement pour ces villages ( trois mille habitants en tout )  il existe un groupe d' une quinzaine de célibataires qui se réunissent pour un dîner amical toutes les trois semaines et pour trois week-ends par an dans  " un lieu de recueillement " pour des moments de réflexion. Sans doute ont-ils ressenti le besoin de lutter contre l' isolement et contre l' indigence de leur formation. Au programme prière et louange...un espoir !

 

Le plus triste, c' est le MCR, mouvement des chrétiens à la retraite. Que disent ces gentils aînés ?

" Notre but : nous sommes solidaires des grands problèmes concernant l' avenir de la planète..." Mais qu' on se rassure " nous restons attentifs à l' ANIMATION spirituelle de notre mouvement " On respire !

Ils sont attentifs...Tellement attentifs qu' ils ont toujours raison : " C' est en église ( avec un petit e ) et avec un regard éclairé par l' Evangile que nous vivons et agissons " Ouf !

Enfin un autre groupe de douze personnes se réunit dix fois par an pour discuter des sujets divers, OU à partir d' un passage de l' Evangile. Une fois par an ils organisent un pique-nique devant une chapelle de montagne, ancien lieu de pélerinage à la Vierge et ouverte à l' occasion...

Voilà pour les actions paroissiales...

 

Et les sacrements ?

Un grand vent de frilosité traverse les lignes de la présentation des relais...

Pour le baptême, notre facteur retraité PROPOSE ( toujours ce mot ) :

SOIT vous faites baptiser votre enfant ( faire sa demande trois mois minimum à l' avance pour les préparations en commun, pour REFLECHIR sur le sens de cet engagement, donc peu de petits bébés ) et le prêtre indique bien :  " TOUT  EN  SACHANT  QU' IL   AURA  LE  LIBRE CHOIX  PLUS TARD  DE CROIRE  EN DIEU ", ce qui veut bien dire que s' il ne croit pas plus tard c' est sa liberté, sous-entendu aussi respectable ...Parle-t-on de la grâce ? Les baptêmes sont bien entendu collectifs.

SOIT, et cette option semble valorisée par le texte, vous présentez votre enfant à la communauté chrétienne et plus tard LORSQU' IL  SERA  PRÊT , il demandera lui-même le baptême au bout de trois ans de catéchisme...Quel parcours du combattant !

Le texte indique bien " qu' enfants de Dieu, nous le sommes DES NOTRE NAISSANCE  ", certes mais pourquoi le baptême alors ? ( qui permet d' entrer dans la grâce ) Réponse : " pour être témoin du Christ " Nulle part il n' est évidemment fait mention de salut... 

 

Je passe sur les mariages, qui heureusement ne sont pas encore collectifs, comme chez Moon, mais qui supposent plusieurs rencontres de formation en commun. Ils ont tous lieu uniquement le samedi après-midi. " Pour REFLECHIR sur le sens de cet engagement, mais aussi sur la signification du mariage A  LA  MAIRIE "  !!  Notre facteur aurait-il aussi des visées sur la mairie ?

 

Le plus triste ce sont les funérailles. Bien sûr un seul prêtre ( et les quelques autres âgés qui subsistent dans la région ) ne peut tout faire, mais après beaucoup de lignes sentimentales, il annonce que les funérailles ne sont pas un sacrement, donc le prêtre n' est pas requis de venir assister les familles. Des laïcs s' en chargent. Pas de messe. De toutes les façons nous dit le texte, il est dur d' entendre des personnes assistant à des funérailles dire " Quoi vous y croyez encore à la résurrection ? " (sic )

Pauvres prêtres des campagnes, comme on comprend leur isolement affectif et intellectuel...et tout simplement spirituel !

Un grand froid s' est installé dans les campagnes françaises, et la pastorale n' y fait rien pour apporter un peu de chaleur spirituelle.

 

Sur la douzaine d' églises, deux sont simpement ouvertes. Avec fierté nous signale le texte la principale a été restaurée ( dans les années 1960 ) dans un sens de plus grand dépouillement " propice à la liturgie " . On frémit !

Les autres églises sont ouvertes de temps en temps pour des enterrements " laïcs " ( pas encore civils heureusement ) et trois autres ne sont ouvertes qu' un jour par an...heureusement qu' elles n' appartiennent plus à la paroisse, car sinon ces merveilles dont certaines sont romanes auraient été démolies depuis longtemps. Elles sont si chères à entretenir n' est-ce pas ?

 

Pour rester optimiste, le nouvel évêque de ce diocèse qui compte encore de hauts lieux spirituels semble reprendre les choses en main, et notamment à l' égard des jeunes chrétiens de 18-30 ans. Il est temps !

 

Prions pour nos campagnes. Elles se repeuplent, mais les églises ne se remplissent PAS  ENCORE ...

 Saint Michel Archange priez pour la France !

 

 

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16 février 2007 5 16 /02 /février /2007 17:15

Pour comprendre la situation très préoccupante de nos églises de campagne, rien ne sert que de lire attentivement les textes qui expliquent cette pastorale française.

 

 

Ainsi je suis tombé récemment sur l' interview d' un prêtre, dont le parcours et les résultats sont exemplaires de cet état d' esprit. Je resterai discret sur les noms et les lieux, bien que cette interview soit livrée au public, pour éviter la polémique et juste tenter de comprendre...

 

Né peu avant la seconde guerre mondiale dans un village de montagne, il admire dans son enfance un oncle prêtre et décide après ses études secondaires d' entrer au grand séminaire de la région ( qui n' existe plus aujourd' hui ).

Sa foi s' en trouve renforcée dit-il. Nous sommes en 1954. Pus tard il effectue quatorze mois de service militaire en Algérie. Cette période " lui fait prendre conscience d' un monde parfois loin de l' Eglise, mais tolérant. " Sans doute parle-t-il de ses compagnons d' armes...

C' est la première fois qu' il quitte son environnement villageois et la discipline d' un séminaire des années 1950. Le choc a dû être rude de se retrouver en pleine guerre de décolonisation en Afrique du Nord avec des soldats parfois influencés par l' esprit marxiste ou par d' autres obligés de se battre pour une cause de moins en moins soutenue par la métropole. 

 

Tenté par l' abandon du séminaire, il décide finalement d' y retourner pour terminer sa formation. Il est ordonné et devient vicaire dans une paroisse de montagne : catéchisme, missions, etc...Il parle avec tendresse de ce curé plus âgé qui lui a tout appris,  à lui orphelin tôt de père.

 

 

Quatre ans après il devient curé de quatre paroisses regroupées d' un secteur qu' il ne quittera plus. Au fur-et-à-mesure des années d' autres villages avoisinants viendront s' ajouter à sa charge.

 

 

 

La fièvre du Concile, il n' en parle pas en elle-même, mais par un lapsus révélateur, il parle du Concile comme CONSEQUENCE  DE  MAI  1968 !!

Dans ces montagnes loin des pavés du boulevard saint-Germain-des-Prés, quelles furent les conséquences de ces événements pour lui ?

 

 

L' arrivée d' un jeune homme !...Eh oui, tel un ange annonciateur, ce garçon de vingt ans du village lui dit " C' est bien beau les idées, mais il faut les mettre en pratique ! "

 

 

Confondant, dans l' idée du temps, pratique avec praxis sociale...Que décide-t-il ? Il DEVIENT  FACTEUR !!!!!  

Eh oui : travailleur à la poste avec l' accord de l' évêque qui vient d' arriver, l' ancien jugé trop traditionnel étant muté à Rome. Il avait pourtant augmenté de façon significative les vocations ...Mais nous sommes en 1969...Il fallait croire au souffle du printemps !

 

Il y travaillera pendant vingt-cinq ans...Vivait-il une nouvelle Annonciation ? ( saint Gabriel, patron des facteurs, priez pour nous...) A l' envers en quelque sorte, il fallait construire une église de laïcs. A sa génération de montrer le chemin, et au prêtre de s' effacer.

 

 

Certes son engagement pourrait  à la rigueur se comprendre pour un laïc désireux de vivre la pauvreté, ou d' un religieux appartenant à une société apostolique permettant le travail salarié, mais pourquoi d' un curé ? Des prêtres furent obligés en Europe de l' Est, en Russie, en Chine, etc... pendant le communisme de travailler pour subsister, parce que sinon ils étaient considérés comme parasites sociaux, mais EN  FRANCE ? Voulait-on se préparer à la victoire d' un ordre social communiste, et prendre le virage au bon moment ?

Voulait-il être assuré d' un traitement régulier de petit fonctionnaire ( pourquoi pas si le diocèse venait à être en faillite ), pensait-il revenir à la vie laïque plus tard comme tant d' autres à l' époque ? pourquoi ? Faire mission en troquant son identité de berger de paroisse pour celle de postier ?

 

 

NON non à travers les lignes, on sent bien ce qui l' animait : la construction d' un monde nouveau, la préparation d' un nouvel ordre social ! Nouvel ordre dont croyait-il l' Eglise de demain serait l' inspiratrice...

 

 

Idéalisme ? Ecoutons-le..." Je me disais, qu' a fait le Christ ? C' est quelque chose de formidable pour un prêtre de pouvoir partager la vie de tous par le travail..."

 

Un prêtre ? Le mouvement des prêtres ouvriers condamné par Pie XII  et réhabilité ensuite a toujours battu de l' aile à part un court moment de contestation qui attira la sympathie des médias de l' époque et des compagnons de route, alors pourquoi un curé-facteur ? responsable d' une paroisse ?

Jésus n' a-t-il pas abandonné son métier de charpentier pour prêcher ? Vaste question à laquelle il m' est impossible de répondre...

 

 

Mais la seule chose que l' on puisse remarquer, c' est que les résultats sont parfaitement en lien avec cette stratégie ecclésiale.

 

Cette pastorale a mis en avant les laïcs, dans un mouvement d' idées qui était déjà perceptible depuis la fin de la première guerre mondiale et les grands mouvements d' action catholique des années 1930, mais elle a complètement mis de côté le rôle du prêtre, devenu quasiment INUTILE entre l' évêque et le laïc.

 

 

 

Revenons à notre brave curé-facteur : Il ne dit rien sur ses résultats...RIEN, aucun bilan ! Le devoir de tirer des conclusions par un examen de conscience, le talent enfoui ou le talent qui donne des fruits ? Aucun bilan...Et pour cause !

 

Comme un autre facteur qui fait de la politique, notre facteur a interprêté sa foi comme une idéologie. Libre à lui, mais ce que je n' arrive pas à comprendre c' est la définition de son devoir d' Etat de pasteur d' âmes sur une paroisse territoriale, définition donnée par l' évêque...

 

Et si notre facteur avait voulu être aubergiste, acteur de théâtre ou cadre dans une banque ?  Je pense que ce genre de métiers ne collerait pas avec les options idéologiques de ce prêtre et encore moins avec celles de la majorité de nos évêques français.

 

 

 

Désormais ce prêtre est à la retraite de son métier de facteur et se retrouve avec son équipe paroissiale, c' est-à-dire le conseil de laïcs où dit-il "  nous travaillons pour une NOUVELLE  EGLISE et un monde meilleur pour tous " ( Quel monde ? ) Ses années d' homme jeune et de maturité physique, il les aura cachées à ses paroissiens ordinaires...

 

 

En attendant les lendemains qui chantent, il retrouve maintenant des personnes dans sa paroisse qu' il avait perdues de vue : c' est que son travail de facteur ne lui permettait que d' assurer les célébrations minimum obligatoires...

Il ne manque aucun match à la télévision, et compose un peu de musique. Un brave curé bien sympathique en somme et sûrement aimé des rescapés chrétiens de ces belles montagnes.

 

 

 

En attendant ce diocèse n' a plus qu' un prêtre ordonné une année sur deux ou trois depuis les années 1970. Un diocèse de plus d' un million d' habitants dont 700 000 catholiques...Les chiffres sont durs...De près de 470 prêtres après la guerre, ce diocèse était monté à 600 prêtres avant le Concile, mais la contestation de cette époque avait fait chuter leur nombre  aux alentours de 400, chiffre qui restera stable jusque vers 1980. Depuis c' est une lente descente pour atteindre les environs de 200 aujourd' hui. Dix prêtres par an meurent.

Ce sont les chiffres typiques d' un diocèse de province parmi d' autres.

 

 

 

 Je ferai un autre article sur la pastorale de cette paroisse. C' est aussi fort éclairant sur les orientations de la pastorale de certains de nos évêques. 

 

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18 janvier 2007 4 18 /01 /janvier /2007 00:32

Histoire pour se détendre ( ou pleurer ? ) dans la douce France :

Le Père Alain P, prêtre parisien à la retraite, qui a acheté l' ancienne cure du village de Clessé en Saône-et-Loire  pour en faire sa résidence principale était en procès contre la commune pour faire cesser les sonneries des cloches de l' église à chaque heure et à l' angélus, car CELA LE DERANGEAIT.

 

Il demandait 60 000 euros de dommages et intérêts !!

Il vient heureusement de perdre son procès ( décision du Tribunal Administratif de Dijon ).

 

 

Il vaut mieux rire que pleurer de cette petite anecdote qui confirme que la prêtrise n' exclut pas la bêtise, la méchanceté et la cupidité.

 

MAIS QUI SONT CES PRETRES ?

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9 janvier 2007 2 09 /01 /janvier /2007 07:32

D'après un récent sondage commenté par le Monde des Religions ( dont le rédacteur en chef Frédéric Lenoir est anti-catholique ) les chiffres ont encore chuté...

51% des Français se disent catholiques contre 69 %en 2000 ( et plus de 80% dans les années 80 ) dont 10% sont pratiquants.

Il ya 16 859 prêtres diocésains contre 37 555 en 1970.

46% des enfants sont baptisés.

Voilà la France qui a été évangélisée dès le IIème siècle...

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