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  • : le blog ut-pupillam-oculi par : Eric
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  • : Je me propose de partager quelques réflexions, et de voyager avec vous dans l' univers spirituel de personnalités d' exception. Vous pouvez me laissez vos commentaires, afin que je puisse corriger les articles si nécessaire.
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26 décembre 2008 5 26 /12 /décembre /2008 12:08
Juif d' origine grecque, Etienne fut le premier des diacres choisis pour le service matériel de la communauté. Ayant compris le caractère universel, catholique, de la religion du Christ, il scandalisa les Juifs qui voulaient maintenir les observations mosaïques abolies par la loi nouvelle. Aussi le traita-t-on comme son Maître.

Accusé de blasphème, il est lapidé et meurt en priant, comme Jésus, pour ses ennemis. Le jeune Saul, qui gardait les vêtements des bourreaux, bénéficiera de sa prière et deviendra l' apôtre Paul.
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16 décembre 2008 2 16 /12 /décembre /2008 13:44
   Le Christianisme fut introduit en Thaïlande en 1881. La Société des Missions Etrangères de Paris y était active, ainsi que par la suite d' autres Congrégations missionnaires ou caritatives ; si bien qu' en 1940, le pays comptait à peu près un millier de Catholiques dans de petites communautés discrètes, ainsi qu' une présence protestante, laThaïlande étant exclusivement bouddhiste, avec quelques minorités hindouistes.

A partir de 1940, les missionnaires français durent quitter le pays, à cause de la guerre, le pluralisme religieux étant considéré comme une menace pour l' unité nationale. Le village de Songkhon sur les bords du Mekong, à la frontière du Laos, fut le théâtre du martyre de sept habitants catholiques : Philippe Siphong, les religieuses Agnès Phila et Lucie Khambang, et les laïques Agathe Phutta, Cécile Butsi, Viviane Khamphai et Marie Phon.

Philippe Siphong naquit dans la province de Nakhon Phanom, le 30 septembre 1907, dans une famille catholique et fut baptisé le même jour. Elève de l' école paroissiale de Non Seng, il deviendra ensuite instituteur, en 1926, au village de Songkhon. Il y épousera cinq ans plus tard Marie Thong qui lui donnera cinq enfants. Instituteur, il était aussi catéchiste et homme de confiance des missionnaires qui lui confiaient l' administration du poste missionnaire pendant leurs absences. Il était le chef de la communauté chrétienne.

En août 1940, un groupe de gendarmes thaïlandais arriva en barques dans ce village isolé, ils constatèrent que les habitants y professaient une religion étrangère. En novembre, le Père Figuet reçut son ordre d' expulsion. Les villageois se reposèrent alors sur le catéchiste Philippe Siphong et sur deux religieuses Soeur Agnès Phila et Soeur Lucie Khambang pour rester fermes dans la Foi.
A la mi-décembre, le bienheureux Philippe reçut une fausse lettre écrite par les gendarmes, lui ordonnant de se rendre à la sous-préfecture. Philippe sentit le danger. Finalement dans la soirée du 15 décembre, deux gendarmes vinrent l' arrêter pour un interrogatoire. Il fut fusillé dans la nuit après avoir fait son signe de croix. Le même sort sera réservé plus tard aux deux religieuses, le Christianisme étant assimilé à des pratiques anti-nationales. Les autorités thaïlandaises auront soin de cacher leurs tombes, afin que les âmes des défunts ne viennent pas tourmenter les vivants. En 1959, leur restes seront solennellement inhumés à Songkhon.

Les sept Thaïlandais furent béatifiés en 1989 par Jean-Paul II. La mémoire du bienheureux Philippe est fixée au 16 décembre, celle des autres au 26 décembre.
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2 décembre 2008 2 02 /12 /décembre /2008 13:27

   Ivan Slezyouk naquit, le 14 janvier 1896, en Galicie dans un village près de Jivatchiv au sein d' une famille ruthène de rite uniate, non loin de la ville de Stanislawow - ou Stanislau en allemand*  - dans une région montagneuse près des Carpathes. Cette région faisait partie de l' Empire Austro-Hongrois.

 Après la première guerre mondiale et la guerre civile qui opposa Ukrainiens et Polonais, sa région natale fut incorporée à la nouvelle Pologne indépendante. 70% des habitants étaient Ukrainiens: majoritairement Ruthènes de rite uniate, c' est-dire de même rite que les Orthodoxes, mais reconnus depuis le XVIème siècle par l' Eglise Catholique Romaine. Un peu plus de 20% de la population étaient Polonais de rite latin, enfin 7% étaient Juifs, le reste dispersé dans des communautés rurales d' origine germanique se partageant entre le Protestantisme ( un fort courant piétiste s' y développait depuis le XIXème siècle ) et le Catholicisme.

 

Il reçut en 1923 l' ordination presbytérale de rite uniate ( ou gréco-catholique tel qu' il aussi appelé ) et exerça dans différentes paroisses. En septembre 1939, la région fut envahie par les Soviétiques et en 1941 par l' armée allemande. A nouveau, en 1945, l' Armée Rouge prit le contrôle de la région après avoir chassé les Allemands et intégré l' ancienne voïvodie de Stanislawow à l' Ukraine Soviétique.

 

Ivan Slezyouk avait eu le temps de recevoir l' odination épiscopale des mains de Mgr Grégoire Khomychyne**, en tant que coadjuteur avec droit de succession pour l' Eparchie de Stanislawow. Après la mort de Mgr Khomychyne à l' infirmerie d' une prison de Kiev, Ivan Slezyouk lui succéda à la fin de l' année 1945. Mais ce fut une succession de principe, car il était emprisonné lui-même depuis le 2 juin précédent...

Depuis la libération du territoire et la défaite des Allemands, toute trace de christianisme militant était sévèrement combattue par les Soviétiques ; et la hiérarchie uniate - jugée pro-occidentale et accusée d' avoir été épargnée par les Allemands - fut sévèrement frappée : évêques emprisonnés ou déportés, prêtres martyrisés, religieux et religieuses dispersés, sans parler des disparus ; tandis que les lieux de culte étaient détruits ou destinés à d' autres usages ( granges, garages, cinémas...) ou bien transférés à l' Eglise Orthodoxe. Cette dernière avait été gravement persécutée par les Bolchéviques ; mais le pouvoir stalinien ayant eu besoin pendant la guerre des forces morales de la Russie avait " légèrement " levé la pression et dans l' immédiat après-guerre avait " offert "  un certain nombre d' églises uniates aux Orthodoxes en signe de reconnaissance. Toujours diviser pour mieux régner...Il va sans dire que la répression devait se poursuivre par la suite de manière plus insidieuse pour les deux Eglises. 

Mgr Slezyouk devait méditer tout cela dans le goulag où il était enfermé près de Vorkhouta. En 1950, il fut transféré en Mordovie, région autonome de la Russie Soviétique, au régime moins sévère. En novembre 1954, il fut libéré. Staline était mort depuis quelques mois.

 

Il put donc pour la première fois exercer discrètement ses fonctions épiscopales. En 1962 en pleine guerre froide, il fut à nouveau arrêté et condamné à cinq ans d' emprisonnement. L' athéisme prôné par le régime devait être victorieux dans la lutte pour l' édification du socialisme. Relâché le 30 novembre 1968, il put continuer à exercer sous le contrôle du KGB. il était en effet régulièrement convoqué pour des " conversations ", la dernière particulièrement éprouvante ayant eut lieu deux semaines avant sa mort.

 

Malgré l' opposition du régime, Mgr Slezyouk put sans relâche continuer à distribuer les sacrements et à organiser son Eglise, vestige d' un ancien monde pour les autorités de l' URSS qui considéraient ses fidèles comme des citoyens de seconde catégorie. Il mourut près d' Ivano-Frankovsk ( nouveau nom de Stanislawow ) le 2 décembre 1973 sous le régime de Léonid Brejnev ( lui-même Ukrainien ).

 

Mgr Slezyouk fut béatifié par Jean-Paul II, le 27 juin 2001.

 

* Aujourd' hui Ivano-Frankivsk en ukrainien, Ivano-Frankovsk en russe.
** orthographié en anglais Khomyshyn.

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20 novembre 2008 4 20 /11 /novembre /2008 21:40

  Saint Grégoire le Décapolite est un saint révéré des Eglises d' Orient, particulièrement vénéré en Roumanie, en Grèce et chez les Melkites, et figurant aussi parmi les saints de l' Eglise catholique.

 

Il naquit à la fin du VIIIème siècle à Irénopolis, l' une des dix villes d' Isaurie + de la région de la Décapole, d' où son nom de  " Décapolite ". Il avait embrassé la vie monastique dans son jeune âge et avait suivi la règle cénobitique pendant quatorze ans dans un monastère dont le Supérieur ( ou l' Higoumène en grec ) était un proche parent demeuré fidèle à la vraie Foi en ces temps d' hérésie*.

Il obtint finalement la permission de s' établir comme anachorète ( ou ermite ) dans une grotte, rattaché au monastère qu' il ne regagnait que pour certains offices ou liturgies, comme il était de tradition dans les temps anciens de l' Eglise.

 

Comme saint Antoine, il fut assailli de tentations alors qu' il était ermite ; mais à la suite d' une vision, il obtint  l' impassabilité de la chair - comme un écho de la perfection divine - Il devenait alors plus libre de  méditer et de prêcher la parole de Dieu.

 

Il s' établit à Ephèse, puis se rendit à Constantinople afin de  convaincre les iconoclastes, qui étaient favorisés par l' Empereur, de renoncer à leurs erreurs.  En effet, depuis le synode de Pâques 814, l' Empereur avait restauré la doctrine de l' iconoclasme et déposé le Patriarche saint Nicéphore.

 

Grégoire ne put que se rendre aux abords de la ville impériale car il était interdit aux moines fidèles aux culte des images d' y pénétrer. Il alla donc en Thrace et en Macédoine. Il séjourna quelque temps à Thessalonique et continua son pélerinage vers Corinthe, puis l' actuelle Reggio de Calabre pour atteindre Rome.

 

A Rome, où il resta trois mois, il plaida auprès du Pape saint Léon III  la nécessité d' intervenir contre Léon V l' Arménien ( 775-820 ) qui menait  à nouveau une politique de répression contre l' Eglise d' Orient et interdisait le culte des images, affaiblissant ainsi la Foi, et en particulier la Foi en la personne humaine du Christ, Rédempteur et Sauveur des Hommes. L' iconoclasme était particulièrement vif en Asie Mineure et en Phrygie, tandis qu' à ses frontières à l' Est le nouvel Islam détruisait lui-aussi toute figuration humaine ou divine... 

 

Saint Grégoire le Décapolite partit ensuite pour Syracuse, car les Romains le sollicitaient de demandes et de prières en foule. Après un temps de solitude et de prières ascétiques, où il avait convaincu une femme de mauvaise vie de devenir moniale, il se rendit à Otrante, alors terre byzantine ; mais il ne put y demeurer car l' évêque était favorable aux iconoclastes et détruisait les icônes, mettant en péril le dogme de l' Incarnation de NSJC.

 

Saint Grégoire le Décapolite regagna alors Thessalonique. Il s' établit dans l' église de Saint-Ménas et vécut d' aumônes, fuyant la gloire des hommes. Au bout de plusieurs années, il réussit à réunir de nombreux disciples.  Il y fit la connaissance de saint Joseph l' Hymnographe - originaire de Sicile - et l' emmena à Constantinople afin de prêcher contre l' iconosclasme.

 

Lorsque la persécution s' intensifia, Grégoire persuada Joseph de demander l' aide du Pape saint Léon III ( 750-816 ), tandis que lui-même resterait à Constantinople pour défendre la Foi.

 

 Saint Joseph l' Hymnographe partit donc ; mais il fut fait prisonnier par des pirates sarrazins...Réussissant à se libérer au bout de plusieurs années, il partit pour Constantinople retrouver son maître ; mais celui-ci était déjà mort, après avoir été emprisonné.

 

Désormais saint Joseph l' Hymnographe se consacra à étudier  et à répandre l' enseignement de saint Grégoire le Décapolite dont l' hagiographie fut, peu de temps après, écrite par Ignace, diacre de la basilique Sainte-Sophie de Constantinople.

 

Plus tard, à la chute de Constantinople, les reliques du saint furent transférées dans l' actuelle Roumanie.

 

* Léon III l' Isaurien ( 675-717-741 ) au début du VIIIème siècle avait pu écrire au pape Grégoire II ( 669-715-731 ) : " Je suis Empereur et Prêtre** " signifiant ainsi que sa fonction d' Empereur était sacrée et qu' il devait veiller à la doctrine. " Le césaro-papisme est une expression byzantine de cette doctrine. A cette époque les Empereurs romains d' Orient voulurent donc purifier la doctrine du culte qu' ils trouvaient dangereux ( le culte des images ) car menaçant leur propre pouvoir. Qualifiant de paganisme et d' idôlatrie l' excès d' adoration des icônes, ils favorisèrent en fait l' hérésie qui ne faisait du Christ qu' un simple esprit éloigné de la condition humaine. Le seul qui finalement devait tirer bénéfice de cette doctrine devait être l' Empereur, c' est-à-dire le Prêtre " politique " veillant sur ses sujets.  

 

Biographie : " Bulletin de la section historique de l' Académie roumaine ", vol XI, 1924, en particulier la page 143.

 " La vie de saint Grégoire le Décapolite ", par F. Dvornik, Paris 1926.

 

**  " Imperator sum et sacerdos " cf Lettre XIII de Grégoire II à  Léon l' Isaurien.

 

 

+ L' Isaurie se trouve en Asie Mineure dans la région des actuels Monts Taurus en Turquie.

 

Illustration : Pièce d' or rerésentant Léon III l' Isaurien, conservée au Monastère Sainte-Catherine dans le Sinaï.
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11 novembre 2008 2 11 /11 /novembre /2008 15:26
   Fils de paysans appartenant à la minorité catholique bulgare de rite latin du diocèse de Nicopol, Vincent Bossilkov naquit le 16 novembre 1900. A onze ans, il commença son éducation chez les Pères Passionnistes à Ores. Sa vocation se dessina et il poursuivit ses études en Belgique et en Hollande. Il entra chez les Passionnistes sous le nom d' Eugène et fut ordonné dans sa patrie, puis il fit sa théologie à Rome. Sa formation lui permit une large ouverture d' esprit, une culture étendue et internationale.
De retour en Bulgarie, il prêcha le Christ souffrant pour l' homme et avec l' homme. Il fit de nombreuse missions dans les campagnes.
Pendant la seconde guerre mondiale, la Bulgarie du roi Boris combattit avec l' Allemagne et l' Italie. En 1944, le pays fut occupé par l' Armée Rouge. Le bienheureux Eugène fut  alors nommé évêque Catholique latin de Nicopol.

La Bulgarie allait petit à petit s' enfoncer dans une politique anti-chrétienne. Mgr Bossilkov réussit tout de même en 1948 à se rendre en visite Ad Limina auprès de Pie XII. Vinrent alors des temps de répression, de confiscation, d' expulsion et d' emprisonnement des ecclésiastiques orthodoxes ou catholiques. Une Eglise schismatique nationale fut créée par les autorités communistes comme prélude à la destruction de l' Eglise catholique bulgare.

L' évêque se prononça contre cette politique de reniement, déclarant qu' on ne pouvait  " confisquer les consciences ". Il fut arrêté en juillet 1952 et torturé. Un procès savamment mis en scène le condamna à mort. Il fut fusillé dans sa  prison de Sofia et son corps jeté dans une fosse commune.

Il fut béatifié par Jean-Paul II, le 15 mars 1998.
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4 novembre 2008 2 04 /11 /novembre /2008 13:41
                                                                                                                                                                                                                                                 
Le prince Emeric ( Imre en hongrois ) était le fils du premier roi de Hongrie, saint Etienne de Hongrie ( 969-1038 ) qui convertit les Magyars au Christianisme, et de Gisèle - fille de l' Empereur Romain Germanique Henri II le Saint.


Il naquit entre 1000 et 1007 et reçut son éducation de saint Gérard, abbé bénédictin originaire de Venise, qui fut le conseiller du roi et le précepteur de son fils. Emeric épousa une princesse byzantine et participa à la politique de conversion entreprise par son père de son peuple installé définitivement au XIème siècle en Pannonie, après de multiples incursions. La Pannonie, qui fut autrefois le pays natal de saint Martin, devint la Hongrie.

Emeric trouva la mort lors d' un accident de chasse en 1031. De nombreux récits hagiographiques parurent dès lors sur la vie chaste et chrétienne de ce jeune prince qui, bien que marié, fit voeu de chasteté.

Le martyrologe romain le mentionne sa fête le 4 novembre. Il est fêté en Hongrie le 5 novembre. 
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30 octobre 2008 4 30 /10 /octobre /2008 13:41
    Alexis Zarycki ( prononcer Tsaritski ) naquit, le 17 octobre 1912,  dans un village, Bilch, près de Lwow ( ou Lemberg en allemand ), alors possession autrichienne. Il grandit au milieu de paysans ruthènes, c' est-à-dire des Catholiques de rite oriental ( ou Uniates ) et de langue ukrainienne. Après la guerre civile entre Polonais et Ruthènes, ces derniers étant appuyés par les Allemands puis par les Bolchéviks, la région de Lwow - ville polonaise - fit partie de la nouvelle Pologne indépendante.
Alexis entra au Séminaire uniate de Lwow en 1931 et reçut cinq ans plus tard l' ordination presbytérale des mains du Cardinal Szeptycki. Malheureusement la catastrophe de la seconde guerre mondiale allait précipiter le destin du jeune prêtre. Selon les accords Ribbentrop-Molotov, la Pologne fut envahie à l' ouest par les Allemands et quelques jours plus tard à l' Est par les Soviétiques. Lwow fut donc envahie par les Soviétiques qui menèrent une politique intense de répression contre les Chrétiens, surtout les Uniates. En 1941, ce fut au tour des Allemands de chasser les Soviétiques. En 1945, à nouveau, l' Armée Rouge reprit la région de Lwow qu' elle intégra à l' Ukraine soviétique. Les Polonais furent chassés et les Uniates furent accusés de collaboration avec les Allemands. Leur hiérarchie fut dissoute et leurs églises détruites ou fermées. Celles en petit nombre qui avaient le droit de " fonctionner " ( tel était le terme utilisé ) furent réquisitionnées par l' Eglise Orthodoxe, sortie elle-aussi exsangue de la guerre... 
En 1948, Alexis Zarycki fut à son tour arrêté par les autorités ukrainiennes soviétiques et condamné, pour activités subversives, à dix ans de déportation. Il fut déporté à Karaganda au Kazakstan en pleine steppe hostile au nord de cette république soviétique d' Asie Centrale. Son climat en hiver est extrêmement rigoureux. Après la mort de Staline, en 1953, son régime de travaux forcés s' adoucit et, en 1957, il fut libéré par anticipation.

Il fut alors nommé administrateur apostolique du Kazakstan ( où vivaient alors d' importantes minorités d' origine européenne comme les Allemands de la Volga déportés par Staline et qui étaient de confession catholique - ou protestante - ainsi que des Polonais de rite latin et des Ukrainiens, dont un certain nombre étaient Catholiques de rite slave, les autres étant Orthodoxes. ) Il n' eut pas le temps de recevoir l' Ordination épiscopale, car il fut à nouveau arrêté, le régime s' étant durci en ce qui concerne les questions religieuses. Il fallait ensuite, avec Khrouchtchev, lui-même Ukrainien, favoriser le développement économique de l' URSS ; mais la déstalinisation et la lutte contre le culte de la personnalisation du pouvoir allaient de pair avec une plus grande fermeté idéologique du communisme. Les différents cultes qui avaient pu très légèrement respirer au moment de la guerre et de l' immédiat après-guerre furent à nouveau réduits au silence.

Alexis Zarycki fut interné à Dolinka, près de Karaganda, où il mourut en martyr de la Foi, le 30 octobre 1963.

Il fut béatifié en 2001 par Jean-Paul II, avec 24 autres martyrs du régime communiste de l' Ukraine Soviétique.
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23 octobre 2008 4 23 /10 /octobre /2008 20:38
Née en 1424 à Blagaj, près de Mostar en Herzégovine actuelle, Catherine épousa en 1446 l' avant-dernier roi de Bosnie, Etienne Thomas.
Elle était la fille d' Etienne ( 1404-1466 ) un puissant voïvode serbe qui fut titré en 1448 duc de Hum - ou de Chelm en allemand -  par l' Empereur germanique Frédéric III. Son duché*, la Zachoulmie et d' autres régions attenantes, était convoité par ses voisins...
Catherine était aussi, par sa mère, l' arrière-petite-fille du célèbre prince Lazare de Serbie. Elle vécut une jeunesse lettrée, son père faisant venir à Blagaj, poètes de Raguse ( l' actuelle Dubrovnik ) ou musiciens de Florence.


Devenue reine, elle fut active dans la diffusion de la Foi dans un petit royaume constamment menacé à ses frontières par les Turcs mahométans et qui avait déjà essayé de s' attirer la complaisance de la Hongrie pour se défendre. Son époux lui-même devait subir les attaques de son propre frère, Radivoj, qui s' était allié aux Ottomans pour conquérir le trône.
Catherine, décidée à structurer et à pacifier le pays, fit construire des couvents franciscains et recevaient les conseils de moines et d' évêques à la Cour de Jajce, forteresse royale construite dans le style dalmato-vénitien.
De plus, il fallait lutter contre l' hérésie des Bogomiles, née en Bulgarie, qui répandaient alors dans les Balkans une variante de l' erreur manichéenne. Cette hérésie - adoptée surtout par des paysans qui impressionaient leurs congénères par la force de leurs arguments et de leurs " vertus " apparentes et par certaines familles de la noblesse en mal d' autorité - voulait en fait maintenir à égale distance les Catholiques, marqués par l' influence des Dominicains et des marchands vénitiens, et des Orthodoxes, nombreux à l' Est et accusés de favoriser l' influence de Constantinople. 
Les Bogomiles ne reconnaissaient pas les sacrements du baptême et du mariage, refusaient les rites de l' Eglise et sa hiérarchie et reniaient la Sainte Trinité en ce qu' ils réduisaient la personne du Christ à une simple apparence. Leur idéalisme exacerbé considéraient que la matière était à l' origine du mal et que l' existence terrestre était un combat dualiste entre les forces du bien égales aux forces du bien. Cette division des ressources spirituelles du royaume allait affaiblir le pays, jusqu' à l' anéantir.

Déjà en 1453, Constantinople qui n' était plus à la tête que de minces territoires était définitivement tombée sous le joug des Ottomans.

En 1461, Radivoj tua le roi son propre frère. Etienne Tomasevic - fils d' une première union du roi avec une roturière - approuva ce crime et monta sur le trône appuyé par une grande partie de la noblesse ; il consentit tout de même à laisser la vie sauve à Catherine, car il souhaitait l' appui de la Papauté...

En 1463, les Turcs ayant à leur tête Mahomet II envahirent à son tour le petit royaume de Bosnie. Etienne Tomasevic fit appel en vain à la flotte vénitienne. Les Turcs prirent la forteresse royale de Babovac ( ou Bobovac ) et le capturèrent alors qu' il fuyait à Jajce. Jajce, dont la belle église Saint-Luc avait été construite par Catherine, fut la dernière ville du royaume à tomber aux mains des Turcs, en 1527.

Etienne Tomasevic fut décapité dans la ville de Kljuc ( la clef ). Quant au fils de Catherine né en 1449, les Ottomans le contraignirent à apostasier et à devenir musulman. Ce fut la fin de la dynastie des Kotromanic.

La reine se réfugia en exil à Rome. Elle fut accueillie par le Pape Pie II avec tous les honneurs ; étant Tertiaire franciscaine, elle désirait plutôt vivre dans la paix et l' humilité, ce qu' elle fit. Elle gagna l' estime des Papes suivants, Paul II et Sixte IV. 

Elle mourut le 25 octobre 1478 et fut solennellement enterrée en l' église de l' Aracoeli à Rome. Dans son testament, elle faisait don de l' épée de son époux et de ses éperons au Saint-Siège. Elle ajoutait à ces symboles royaux que si son fils, qui avait eu pour nom de baptême Sigismond, retournait à la Foi chrétienne en se libérant des Turcs, il serait désigné comme roi de Bosnie...Hélas son voeu ne fut pas exaucé. Devenu Ishak-Beg Kraloglu, il fut un haut fonctionnaire dans la capitale ottomane. Aujourd' hui une majorité de Bosniens, les Bosniaques, descendent d' ancêtres ayant dû renoncer au christianisme, surtout entre la fin du XVème siècle et le XVIIIème siècle.

Catherine avait eu le bonheur de mourir avant la prise du reste du royaume - l' Herzégovine - en 1482 par les Ottomans menés par le vizir Ahmet Herzegovic. Celui-ci n' était autre que son propre frère qui s' appelait Etienne avant de devenir mahométan...

Les Ottomans ne procédèrent pas au début à une islamisation directe, ceci afin d' éviter les rébellions : Un système féodal à l' orientale fut mis en place. Seuls les Musulmans avaient le droit d' être propriétaires et d' exercer toutes les fonctions officielles, les Chrétiens devenant des serfs. Tous les non-Musulmans devaient payer une taxe spéciale en tant que dhimmis. Leurs fils étaient souvent enrôlés dans l' armée des Janissaires et devenaient alors musulmans. Des districts militaires et administratifs - les sandjaks - furent créés tissant à travers toute la région un maillage politique nouveau et une société différente inféodée aux différents vizirs.


L' Ordre franciscain considère Catherine de Bosnie comme bienheureuse et la célèbre le 25 octobre, jour de sa naissance au Ciel. Elle est particulièrement vénérée au monastère franciscain de Kraljeva-Sutjeska ( Cura Bani en latin ) qui se trouve près de la forteresse royale de Babovac et qui conserve des reliques de la reine ; où les Bosniens restés catholiques - ou Croates - célèbrent son souvenir. 

* Duc = Herzog en allemand - ou Herceg ( prononcer Hertzeg ) dans la variante de la langue d' origine slave parlée en Bosnie -, est à l' origine du nom Herzégovine. Cette contrée sera intégrée à la Bosnie. 

Illustration en haut : trône des Kotomanic.
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18 octobre 2008 6 18 /10 /octobre /2008 21:25
Disciple aimé de Paul, le médecin Luc, d' origine païenne, qui naquit à Antioche de Syrie* l' accompagna fréquemment dans ses voyages missionnaires. Après saint Matthieu et saint Marc, il écrivit un évangile qui parle de l' enfance du Christ et qui met en relief la miséricorde du Seigneur ; c' est lui qui nous transmet les paraboles de l' enfant prodigue et de la brebis égarée et qui, dans le récit de la Passion, rapporte le pardon accordé au bon Larron.
Il écrivit aussi les Actes des Apôtres qui racontent la naissance de l' Eglise et le rôle fondamental de saint Pierre et de saint Paul dans son expansion.
Le symbole du troisième évangéliste est le boeuf ailé.
Selon une antique tradition, il fut aussi l' auteur de nombreuses icônes de la Sainte Vierge.


* Aujourd' hui Antakya en Turquie.
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24 septembre 2008 3 24 /09 /septembre /2008 20:34
   Le 19 septembre 1999, le Pape Jean-Paul II a béatifié durant sa visite pastorale en Slovénie un fils de cette terre : Mgr Antoine-Marie Slomsek.

Né le 26 novembre 1800 dans un petit village ( Slom ) du diocèse de Maribor qui appartenait à l' Empire d' Autriche, Antoine-Marie Slomsek fut un séminariste modèle, puis un étudiant en théologie pieux et perspicace à l' université de Tübingen. Il fut ordonné prêtre à 24 ans.

Revenu en Slovénie, il desservit différentes paroisses en se distinguant par un zèle tenace et une loyauté sans faille envers l' Eglise. A 46 ans, alors qu' il était curé de Celje, il fut appelé au siège épiscopal de Maribor. Il reprit pour devise : " Omnia ad Majorem Dei Gloriam ".


Fin connaisseur de l' Ecriture et des textes patristiques, il exprimait son savoir dans ses discours et ses prêches. Il appela dans son diocèse les Lazaristes et fonda en 1851 la Confraternité des Saints Cyrille et Méthode, dans cette contrée proche des terres orthodoxes des Balkans.

Dès sa jeunesse, il avait toujours été pur et studieux ; plus les années s' écoulaient, plus il donnait d' importance à la prière personnelle et à la prière publique. Son esprit d' apostolat était grand et il veillait à la formation de ses clercs et à la défense de la famille chrétienne.

Il mourut le 24 septembre 1862 à Maribor dont il fut un apôtre des temps modernes.
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