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  • : le blog ut-pupillam-oculi par : Eric
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  • : Je me propose de partager quelques réflexions, et de voyager avec vous dans l' univers spirituel de personnalités d' exception. Vous pouvez me laissez vos commentaires, afin que je puisse corriger les articles si nécessaire.
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15 juin 2009 1 15 /06 /juin /2009 16:35
La bienheureuse Albertine (Albertina) Berkenbrock a été béatifiée le 20 octobre 2007. Née le 11 avril 1919 dans une famille pieuse du Brésil, d'origine allemande, à Sao Luis, près d'Imarui, dans le sud du pays (Etat de Santa Catarina), elle reçoit une éducation extrêmement pieuse, connaît dès son jeune âge ses prières et nourrit une relation personnelle et d'amitié avec le Seigneur, tout en se plaçant sous la protection de la Sainte Vierge. 

Cette formation de la jeunesse et surtout de l'enfance qui ne se trouve plus aujourd'hui en Occident que dans des communautés de pensée très minoritaires à cause des bouleversements sociétaux et moraux d'aujourd'hui était alors répandue partout, notamment dans le monde catholique, mais la ferveur de la fillette était particulière, surtout depuis sa première communion qu'elle avait reçue le 16 août 1928.

Un employé du domaine rural de son père tente de la violer en 1931. Elle a douze ans. La fillette se débat pour défendre sa pureté et l'employé, craignant d'être reconnu dans la bagarre, la transperce au coeur d'un coup de canif. Transportée à l'hôpital, elle meurt le 15 juin. Ce meurtre eut un retentissement considérable dans le Brésil d'alors, lorsque la criminalité de ce pays n'atteignait pas les chiffres que notre époque connaît.

Peu après sa mort des grâces nombreuses furent reçues par son intercession. Elle est surnommée la petite Goretti du Brésil. Elle est fort aimée dans son pays et est d'une grande aide pour les jeunes filles désirant mener une conduite droite.
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10 juin 2009 3 10 /06 /juin /2009 15:32

Edouard (Edward) Poppe naquit à Tamise (Temsche), en Belgique, le 18 décembre 1890, troisième de onze enfants d'une famille modeste et profondément chrétienne. Il fit ses études primaires chez les Fils de la Charité et entra à quinze ans au séminaire Saint-Nicolas de Gand. Il fit son service militaire, où il se fit l'apôtre de ses camarades, et s'inscrivit à l'Université catholique de Louvain, en philosophie. 

Il entra au séminaire Léon XIII de Louvain en 1912, où il connut une vie intense de prières et de réconforts spirituels. C'est à cette époque qu'il fait la lecture de saint Louis-Marie Grignon de Montfort et de ses ouvrages de dévotion mariale. Edouard Poppe obtient ses diplômes de philosophie et entre au grand séminaire diocésain de Gand, afin de poursuivre ses études de théologie. Il enseignait aussi les garçons de sa ville natale, pendant les vacances scolaires.


La Grande guerre l'appelle sous les drapeaux. Il est ambulancier de la Croix Rouge et infirmier. Il retourne au séminaire en avril 1915 et est ordonné le 1er mai 1916. Il est tout de suite nommé vicaire à la paroisse Sainte-Colette de Gand, une paroisse modeste. Il commence donc son apostolat chez les plus humbles en ces temps de guerre et d'occupation. Il prépare aussi à la communion beaucoup de fils d'ouvriers socialistes et d'enfants de pères anti-cléricaux. Il s'adonne à l'adoration du Saint-Sacrement tant diurne que nocturne et se détache du monde, tout en étant fidèle à son devoir d'état et aux demandes de ses paroissiens.

Il décide, dans ces années qui suivaient le pontificat de saint Pie X qui avait ouvert la communion aux plus jeunes, de réunir les enfants de la paroisse, afin de mieux leur faire saisir le mystère eucharistique.  Il écrit un manuel de catéchisme eucharistique en 1917. Il favorise la communion fréquente et aussi en semaine des enfants et des ouvriers, mais en octobre 1918, il est nommé directeur spirituel du couvent des Soeurs de Saint-Vincent-de-Paul de Moerzeke-lez-Termonde. Cela lui permet de mûrir sa réflexion.

Il publie chaque semaine des billets simples et pleins de bonne humeur dans l'hedomadaire destiné à la jeunesse catholique d'expression flamande de Belgique ''Zonnenland'' (''Le Pays du Soleil''). Il y évoque aussi la croisade eucharistique et la dévotion à la Sainte Vierge avec enthousiasme et passion.

C'est alors que sa santé fragile (il était cardiaque) le contraint à rester assis dans un fauteuil de longues heures. Il écrit des ouvrages à succès dans les années 1920 qui soulèvent l'espoir des milieux catholiques les plus variés. En 1923, il écrit pour les ouvriers catholiques, et pour les prêtres de paroisse (''l'Apostolat eucharistique dans la paroisse''). En 1924 il rédige plusieurs livres pour les prêtres et pour les garçons qui atteignent plus de 200 000 exemplaires !

Son ouvrage ''La méthode d'éducation eucharistique'' lui vaut les louanges du cardinal Mercier qui le désigne comme un ''petit chef d'oeuvre''.  Celui-ci le nomme directeur spirituel des étudiants missionnaires, des séminaristes effectuant leur service militaire, des étudiants en théologie, etc...

L'abbé Poppe s'installe à Léopoldbourg et s'intéresse à l'apostolat des enfants de choeur. Cependant, à l'âge de trente-quatre ans, il est frappé par la mort, le 10 juin 1924. Il était alors dans son couvent de Moerzeke.

L'abbé Edouard Poppe a été béatifié, après la reconnaissance d'un miracle dû à son intercession, le 3 juillet 1998, par Jean-Paul II.

 

Voir aussi :

http://edouardpoppe.-monsite.com

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15 avril 2009 3 15 /04 /avril /2009 20:37
 En ce mercredi de Pâques, nous nous souvenons aussi de la mort du bienheureux père des lépreux Damien De Veuster qui a offert sa vie pour les malades les plus délaissés de son époque et dont il contracta la maladie.

Joseph De Veuster naquit en pays flamand (aujourd'hui en Belgique), le 3 janvier 1840. Cette région, contrairement à aujourd'hui où l'indifférence et l'hédonisme sinon l'hostilité dominent, était alors extrêmement catholique. Il n'est pas étonnant alors que sur les huit enfants de cette famille rurale, deux fils et deux filles entrèrent dans la Congrégation des Missionnaires des Sacrés Coeurs de Jésus et Marie, dite aussi Congrégation de Picpus.

Joseph, l'avant-dernier, était destiné à aider son père, mais finalement il décida à 19 ans d'entrer lui aussi chez les religieux de Picpus retrouver son frère Pamphile. Ce dernier fut ordonné prêtre en 1863, mais de santé fragile, ne put partir en mission. Aussi son frère qui prit le nom en religion de Damien le remplaça. Il fut destiné aux Îles Sandwich, du nom du grand amiral de la flotte anglaise donné en son honneur par James Cook en 1778.
Aujourd'hui, elles font partie d'Hawai, appartenant aux Etats-Unis.

Après 138 jours de navigation du port de Brême à Honolulu, le bienheureux Damien arriva enfin à bon port. Il fut ordonné en 1864 et s'installa dans l'île principale du nom d'Hawai. Il instruisait les indigènes dans la foi et leur apprenait à cultiver la terre et à élever des moutons et des porcs. Il fut tenté par le désespoir, tant son éloignement et sa solitude étaient grands, mais, courageusement, il surmonta les obstacles.

Son évêque décida d'envoyer des prêtres volontaires sur l'île de Molokai en 1873. Cette île était en fait un hôpital ou un lazaret à ciel ouvert, où les lépreux des îles avoisinantes étaient confinés. Le père Damien se porta volontaire parmi les prêtres qui se relayaient toutes les 34 semaines sur cette île, antichambre de l'enfer. Il y eut 183 décès les huit premiers mois.

A Molokai, il fut prêtre, médecin et père pour ces pauvres abandonnés du monde. Il leur fit construire des infirmeries et des orphelinats. Il se dépensa sans compter pour eux., mais en 1885, il découvrit qu'il était lui-aussi atteint de leur mal. "Je suis tranquille et serein, car il s'agit de mon monde. "  Il fit l'expérience de nouveaux médicaments sur lui-même et suivait la progression de la maladie. Il mourut le 15 avril 1889 après s'être alité pendant un mois et un millier de lépreux l'enterrèrent au pied d'un arbre.

Sa dépouille fut transférée à Louvain en 1936 et Jean-Paul II le béatifia à Bruxelles en 1995. Il est fêté le 10 mai.



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24 mars 2009 2 24 /03 /mars /2009 21:32
Catherine Ulfsdotter était la seconde des huit enfants de sainte Brigitte de Suède. Elle naquit en 1331 et épousa Edgar von Kyren, mais ils se lièrent en pratiquant la chasteté. Catherine partit pour Rome retrouver sa mère à l'âge de dix-neuf ans, afin de participer aux cérémonies de l'Année sainte, mais elle devint veuve pendant le voyage. Elle se voua alors à l'oeuvre religieuse de sa mère, fondatrice de monastères à l'exemple de saint Bernard de Clairvaux.

Sainte Catherine de Suède, jusqu' au 23 juillet 1373 date de la mort de sa mère, fut constamment à ses côtés. Après sa mort, elle entra au monastère de Vadstena en Suède (fondé par sainte Brigitte) et en devint l'abbesse en 1380.

Elle avait vécu à Rome pour suivre les cinq premières années du procès de béatification de sainte Brigitte. Cette dernière fut béatifiée en 1391.

Sainte Catherine, modèle de piété filiale, mourut le 24 mars 1381

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24 février 2009 2 24 /02 /février /2009 12:49
Le bienheureux Arnaud de Carcassonne était cousin de saint Pierre Nolasque, fondateur de l'Ordre des Mercédaires. Il prit tout de suite l'habit le jour de la fondation de l'Ordre et épaula son cousin dans le couvent de Valence qu'il dirigea en second.

L'Ordre des Mercédaires, ou Ordre de la Merci, était chargé de racheter les esclaves chrétiens capturés par les musulmans. Prions pour les vingt millions d'esclaves qui subsitent encore dans le monde musulman actuellement, notamment en Mauritanie, au Soudan et même au Pakistan, selon l'article paru dans le journal Le Monde du 21 février 2009, d'après un rapport à l'ONU, ainsi que les personnes obligées par les différentes maffias de par le monde de se prostituer.
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17 février 2009 2 17 /02 /février /2009 19:52
Benoît XVI, au cours d'un consistoire samedi prochain 21 février,  annoncera la canonisation de dix bienheureux, dont la bienheureuse Jeanne Jugan (en religion Marie de la Croix),  fondatrice des Petites Soeurs des Pauvres, le bienheureux Damien de Veuster (1840-1889), prêtre des Sacrés Coeurs de Jésus et Marie, missionnaire dans le Pacifique. 
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27 janvier 2009 2 27 /01 /janvier /2009 13:55
Georges Matulaitis naquit en Lithuanie, qui appartenait alors à l Empire russe, le 13 avril 1871, dans un petit village près de Kaunas. A dix ans, il était déjà  et il partit vivre chez son frère aîné qui devint son tuteur. Il suivait les cours à l' école élémentaire, tout en s'occupant des travaux de la ferme.

Lorsqu' il eut 18 ans, il suivit son frère qui était aller chercher du travail dans la partie polonaise appartenant à l' Empire . Il polonisa son nom en Matulewicz  ( prononcer Matoulévitch ). Il put entrer au séminaire de Kielce, puis à Varsovie et enfin à la capitale, Saint-Pétersbourg, où il entra au grand séminaire catholique qui était en pleine restructuration. Il y fut ordonné prêtre à la fin e l'année 1898. Quelques semaines plus tard, il partit poursuivre ses études théologiques à Fribourg, en Suisse. Il obtint son doctorat cum laurea pour sa thèse Doctrina russorum de statu justitiae originalis qui fut publiée à Cracovie.

De 1902 à 1904, il tint la chaire de droit canonique et de lettres latines au séminaire de Kielce et, de 1907 à 1909, celle de sociologie et de théologie dogmatique au grand séminaire de Saint-Pétersbourg. C' est à partir de 1904 qu' il ressentit les premiers maux de la tuberculose dont il allait souffrir toute sa vie. Il fut soigné par les Servantes du TS Coeur de Jésus et, en remerciement, il les aida à rédiger une nouvelle Règle.

Pendant ces années en Pologne, il fut le précurseur de l' Action catholique, organisant à Varsovie les premières associations pour la jeunesse universitaire dénommées Renaissance. Il fit de même pour la jeunesse laborieuse, créant aussi un journal. Il avait le projet de faire renaître l'ancienne Congrégation des Clercs Réguliers marianites qui ne subsistaient plus que dans un seul couvent. Il obtint de Rome, après s' être entretenu avec le Préposé général des Clercs marianites, la permission de s' affilier à cette Congrégation sans faire de noviciat et y fut admis en 1909.

Les voeux solennels furent supprimés, remplacés par des voeux simples, ainsi que des facilités d'ordre pratique qui permettaient ainsi aux religieux de se déplacer plus librement dans l'Empire russe et en particulier en Pologne et d'ouvrir aussi à Saint-Pétersbourg un premier noviciat avec trois Frères.

Il fut élu Supérieur général en 1911, puis ouvrit un maison d'études en Suisse à Fribourg, permettant ainsi aux documents publiés et étudiés d' être soustraits aux demandes de permissions de publication de la part des autorités russes. Il y reçut beaucoup de Polonais et de Lithuaniens, à tel point qu' il ouvrit une maison à Chicago aux  Etats-Unis (où la population d' émigrés polonais était nombreuse)  en 1913 et deux ans plus t.ard, dans les parties polonaises occupées par l'armée austro-allemande, de nouvelles maisons.

A la fin de la guerre, il fonda les Soeurs des Pauvres de l' Immaculée Conception de la BVM.

A la fin de l'année 1918, il fut nommé par Benoît XV évêque de Vilna (aujourd'hui Vilnius), dans la partie polonaise de la Lithuanie. Cette ville située en Lithuanie avait une population à majorité polonaise, avec de  fortes minorités lithuanienne et juive, et des minorités moins importantes ruthènes et russes. Aujourd' hui cette ville est la capitale de la Lithuanie.

La Pologne, après près de 140 ans, se retrouvait enfin indépendante, après la disparition des trois empires, la Russie, l' Allemagne et l' Autriche. Le nouvel évêque devait créer de nouvelles structures pour son diocèse qui venait de connaître des années difficiles, après une première occupation allemande en 1915, plutôt calme, qui chassa les Russes, suivie de terribles troubles fomentés par des nationalistes soutenus par la Russie nouvellement bolchévique. C'est dans ce contexte qu' il arriva. Quelques temps après, une guerre, cette fois-ci sanglante, entre Polonais et Lithuaniens soutenus toujours par les Bolchéviks, allait durer presque une année.

En 1920 lorsque Vilna fut attribué à la Pologne victorieuse, Mgr Matulewicz eut à souffrir de calomnies, car il n'était pas d'origine polonaise. Il usa de charité et de patience, fonda en 1924 les Servantes de Jésus-Eucharistie, dans le but d' aider les pauvres d'origine biélorusse. Après le Concordat enre la Pologne et le Saint-Siège, le diocèse de Vilna fut réorganisé et Mgr Matulewicz partit pour Rome, afin de transférer la maison généralice des Clercs réguliers marianites et de fonder un séminaire international.

Le Pape Benoît XV, qui lui était reconnaissant, le nomma vicaire apostolique pour la jeune république lithuanienne indépendante. Mgr Matulewicz ravailla ardemment à l'organisation des cinq diocèses lithuaniens avec siège métropolite à Kaunas ( la capitale de cette époque ). Pie XI approuva la nouvelle organisation dans une constitution apostolique de 1929, " Lituanorom  gente "aboutissant plus tard à un Concordat. Dix ans plus tard, le pays était " absorbé par l' U.R.S.S. ...

Mgr Matulewicz fut aussi visiteur apostolique en Amérique du Nord, où il rendit visite à plus de 92 paroisses d' émigrés lithuaniens.

Il mourut des suites d' une appendicite à Kaunas, le 27 janvier 1927. Il fut béatifié cinquante ans plus tard par Jean-Paul II. 





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18 janvier 2009 7 18 /01 /janvier /2009 14:34
Fille du roi Béla IV de Hongrie et de la reine Marie, princesse byzantine, la bienheureuse Marguerite naquit en 1242. Le pays avait été traversé par les terribles invasions des Tatares et des Mongols conduits par le neveu de Gengis Khan, Batou, qui avait déjà semé la désolation et la mort dans les plaines de Russie, de l'actuelle Ukraine et de la Pologne. Les Tatares avaient battu le roi Béla IV aidé de ses troupes hongroises, germaniques et croates, ainsi que de templiers français. La famille royale avait fui en Dalmatie. La reine fit alors le voeu de consacrer un de ses enfants à Dieu, pour sauver la Hongrie. Elle renouvela ce voeu à Veszprém, coeur du catholicisme hongrois, au couvent Sainte-Catherine. La petite Marguerite allait naître ou quatre ans plus tard.

 A dix ans, elle fut conduite au couvent des Dominicaines, près de Buda, fondé par son père, afin de parachever son éducation. Le couvent se situait sur une île du Danube qui se nomme aujourd' hui Ile Marguerite. En 1260, son père la fiança au roi Ottokar II de Bohême, pays avec lequel la Hongrie venait juste de faire la paix. Elle refusa, il épousa finalement l'une des soeurs de Maguerite et, l' année suivante, elle prit le voile dans son cher couvent. Elle avait une dévotion constante pour la Passion du Christ et le Saint Sacrement.

Elle priait aussi constamment pour son pays ; aussi en 1265, lorsque son frère Etienne (plus âgé de trois ans) se rebella contre l'autorité du roi Béla, Marguerite intervint pour faire cesser les combats. Au couvent, elle se pliait à la règle, vivant dans l'austérité et la prière. De nombreux témoignages, conservés depuis, affluèrent à Rome après sa mort, le 18 janvier 1270, pour certifier de ses vertus.

La bienheureuse Marguerite vécut à une époque où de nombreuses princesse royales en Europe diffusèrent la spiritualité des ordres mendiants. Son couvent fut détruit par les Turcs. Marguerite était souvent invoquée par sainte Jeanne d'Arc, à côté de saint Michel Archange ou de sainte Catherine.

Son procès de béatification commença en 1271 sous Grégoire X. Elle fut finalement canonisée par  Pie XII, en 1943.

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14 janvier 2009 3 14 /01 /janvier /2009 13:08

        Pierre  Donders naquit, le 27 octobre 1805, dans le nord du Brabant. Son père était tisserand. A 32 ans, frappé par la parole de saint Paul, il fut ordonné prêtre. En 1842, il quitta les Pays-Bas pour la Guyanne hollandaise (Surinam actuellement). Il voulait évangéliser les plus humbles, y compris les lépreux. En 1865, le vicariat apostolique de la Guyane hollandaise fut confié aux Rédemptoristes, congrégation fondée par saint Alphonse-Marie de Liguori, et Pierre Donders demanda d' y être admis. Il y émit ses voeux perpétuels en 1867. Il intensifia son travail parmi les lépreux, dont il s'occupait depuis 1856.

Il évangélisait aussi les Noirs et les Indiens, notamment ceux de la tribu des Arrovaques. Il écrivit en 1873 à son supérieur combien il avait reçu de grâce lors de ses communions récentes et surtout la joie qu'il avait eue, lorsqu' en septembre, il avait constaté que tous les Indiens avaient mis de côté leurs occupations pour ne pas perdre un mot de ses prédications, pendant la semaine passée chez eux...Il aimait aussi beaucoup les Noirs qui ne furent libérés qu' en 1863 de l'esclavage. Il tentait aussi de faire revenir les " Marrons ", c'est-à-dire ceux qui s' étaient échappés dans la forêt pour fuir leurs maîtres, de revenir à une vie plus morale et de rejeter leur culte des idoles.

Il s' occupa surtout à la fin de sa vie de ses lépreux de la colonie de Batavia, sur la côte. Il eut à subir aussi des vexations qui l' éloignèrent un temps de la colonie, mais il y revint en 1885.

Sa vie était entièrement vouée à la prière. Il priait régulièrement à genoux devant le tabernacle. Il mourut après une longue vie de service, le 14 janvier 1887, à Batavia. Sa tombe est à la cathédrale de Paramaribo.

Sa cause a été introduite en 1900 et il a été béatifié par Jean-Paul II, en 1982.

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7 janvier 2009 3 07 /01 /janvier /2009 12:55
   Il s' agit sûrement de la bienheureuse la plus âgée dont nous ayons à connaître pour l' instant, puisque Jeanne Haze mourut à 99 ans ! La sainteté conserve...

Elle naquit ( son nom dans le siècle était Jeanne Haze ) dans une famille aisée et très chrétienne de Liège*, le 27 février 1777. Intelligente et cultivée, elle avait appris couramment à lire à l' âge de quatre ans...Elle était sujette de l' empire d' Autriche, puisque Liège appartenait depuis 1714 aux Habsbourgs, représentés par le prince-évêque.

La ville fut secouée en 1794 par la tourmente révolutionnaire venue de la France voisine et occupée par les Français jusqu' en 1815 ; la famille de Jeanne dut fuir. Ce sont dans ces circonstances que le père de Jeanne mourut en 1795. Jeanne et sa soeur voulaient se faire religieuses ; mais il leur était impossible, à cause des lois anti-cléricales de l' époque, de prononcer des voeux ; aussi vécurent-elles à la maison, remplissant leurs devoirs religieux et s'occupant de leur mère qui mourut en 1820.

La Belgique fut intégrée au royaume des Pays-Bas, et les autorités locales tolérèrent que Jeanne s' occupât d' une école primaire. Au début ,les deux soeurs reçurent des élèves dont les familles payaient pour leurs études, mais ce ne fut pas un succès ; aussi ouvrirent-elles une école gratuite qui reçut beaucoup de jeunes filles des classes pauvres, tout en étant dirigées par les Pères Habbets et Cloes. En 1830, le royaume de Belgique fut créé, sous les auspices de l' Angleterre qui ne voulait pas d' une influence trop notable de la France dans la région et qui mit Léopold de Saxe-Cobourg sur le trône. Jeanne put enfin créer une congrégation diocésaine qui reçut le nom de Filles de la Sainte-Croix de Liège. Elles prirent en charge des écoles privées, l'assistance aux pauvres dans les hospices et aux prisonniers. Jeanne prononça ses voeux sous le nom de Mère Marie-Thérèse du Sacré-Coeur.

En quelques années la congrégation allait se diversifier, s' occuper de malades et de maisons pour personnes âgées, sortir les femmes de la détresse et de la prostitution, instruire les enfants et les apprenties des ateliers et les jeunes ouvrières des usines.

En 1866, lors de la guerre austro-prussienne et en 1870, lors de la guerre franco-prussienne, elle soignèrent les blessés et ouvrirent des ambulances de campagne. Les Filles de la Croix ouvrirent des maison en Angleterre, dans les colonies britanniques et différents pays d' Europe.

Ell fut béatifiée par Jean-Paul II en 1991.

* Son père avait une charge au gouvernement civil du prince-évêque.
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