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  • : le blog ut-pupillam-oculi par : Eric
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  • : Je me propose de partager quelques réflexions, et de voyager avec vous dans l' univers spirituel de personnalités d' exception. Vous pouvez me laissez vos commentaires, afin que je puisse corriger les articles si nécessaire.
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13 février 2008 3 13 /02 /février /2008 19:51
Tancrède de Rieti fut l' un des premiers disciples de saint François d' Assise, et l' un des premiers douze Franciscains. Chevalier, il fut le premier Frère Mineur d' origine aristocratique. Il prit le nom de Frère Ange.
En 1225, il était au service du Cardinal Léon Brancaleone. Lors de son dernier voyage à Rome, saint François fut l' hôte du Cardinal, au moment où le Pape Honoré III étudiait la Règle des Frères Mineurs, pour son approbation. 

Saint François n' y resta qu' une nuit. Cela suffit au jeune chevalier pour le suivre. Il passa les deux dernières années de sa vie avec lui, ainsi qu' avec les Frères Bernard, Léon et Rufin.
Saint François avait coutume de dire qu' un Frère Mineur exemplaire pouvait se conformer à la Foi du Frère Bernard, à la simplicité et à la pureté du Frère Léon, et à la courtoisie du Frère Ange, chevalier pêtri de bonté et aux manières d' extrême politesse.
Comme le Poverello était malade, le Frère Ange le soigna. Un jour que saint François, presque à l' agonie, souffrait du froid, le Frère Ange lui cousut à l' intérieur de sa robe une pelisse ; le saint accepta à condition que la pelisse déborde à l' extérieur, afin que personne n' ignore qu' il la portait.
ange-tancr-de-de-rieti.JPG
Pendant son agonie, les Frères Ange et Léon lui chantaient des cantiques, en particulier celui de la Création. Ange écrivit avec Rufin et Léon la légende des trois compagnons. Il fut l' auteur aussi de la lettre au Ministre Général Crescent, en 1246.


Le bienheureux Ange est enterré dans la  crypte de la basilique Saint-François à Assise._bug_fck
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16 janvier 2008 3 16 /01 /janvier /2008 13:22
Joseph ( Giuseppe ) Tovini naquit à Cividate Camuno, dans la province de Brescia, le 14 mars 1841, aîné de sept enfants. Il eut une éducation particulièrement austère, teintée de jansénisme, selon les traditions morales et religieuses de son époque et de sa province.

En 1852 à 11 ans, il entra au Collège municipal de Lovere ; mais la situation de sa famille ne lui permit pas de poursuivre ses études après sa dix-septième année et ce fut sur l' intervention d' un oncle prêtre qu' il put entrer dans un collège à Vérone fondé par don Mazza pour les jeunes gens pauvres.

Son père mourut en 1859, et Joseph se retrouva à la tête de sa famille, à dix-huit ans, alors que la situation économique de la famille était désastreuse.

Il abandonna l' idée de devenir missionnaire, et son grand désir d' être prêtre...De 1860 à 1864, il étudia à la faculté de Droit de Padoue. Il trouva du travail chez un avocat, et donna des leçons particulières. Il obtint son diplôme brillamment en 1865 à Pavie.Son succès fut obscurci par la mort de sa mère survenue quelques mois plus tôt.

Devenu professeur au Collège municipal de Lovere, il travailla aussi chez un avocat. Il faisait sa prière à haute voix chaque matin avant la leçon et communiait tous les dimanches. Il déménagea en 1867 à Brescia, où il devint jeune avocat collaborateur d' un cabinet renommé. Il se maria en 1875 avec Emilia Corbolani dont il eut dix enfants. Un de leurs fils devint prêtre, et deux filles religieuses.

Il fut un père attentif et affectueux, inflexible sur les principes moraux.

Toujours conseillé par des prêtres soucieux des problèmes de l' époque, il fut l' un des fondateurs du journal " le citoyen de Brescia " en 1878. La même année il devint président du comité diocésain de l' Oeuvre des Congrès et il fut l' acteur principal de l' organisation matérielle et juridique de 145 comités paroissiaux.

En 1882, il fut élu conseiller municipal de la ville de Brescia : ce fut le début d' une longue carrière de fondateur d' oeuvres pies, d' écoles et de publications et d' institutions caritatives et sociales. Il créa ainsi un institut de crédit pour les personnes nécessiteuses.
tovini.JPGEn 1881, il fonda la Société des Oeuvres Catholiques, préoccupé par la situation des ouvriers de Lombardie. En 1888, il fonda la Banque San Paolo ( Saint-Paul ) à Brescia, et en 1896 la célèbre Banque Ambrosiano ( Ambrosienne ) à Milan.

Il s' occupa aussi des enfants en étant à l' origine de la création des Jardins d' Enfants de Saint-Joseph, du Collège Luzzago, de patronnages d' étudiants en 1889, et de l' Oeuvre pour la Conservation de la Foi dans les Ecoles Italiennes en 1890...Une activité, on le voit, multiple !
Au point de vue intellectuel, il participa à la naissance des Cercles Universitaires Catholiques, et de l' Union Léon XIII ( pour les étudiants de Brescia ), ainsi que de la revue " l' Ecole Moderne Italienne " destinée aux enseignants catholiques.

Il disait : " nos écoles, ce sont nos Indes à nous " signifiant ainsi son activité missionnaire.

Le dynamisme de Joseph Tovini était vraiment surprenant, car il était de constitution fragile et sa santé s' altéra en 1891.

Il fut tertiaire et dévot de la Bienheureuse Vierge Marie. Il communiait fréquemment et sa piété franciscaine simple et féconde lui donnait un sens aigu de l' Eglise.

L' avocat missionnaire mourut le 16 janvier 1897 à  ans.

Ses restes furent transférés quelques années plus tard en l' église Saint-Luc de Brescia, où ils reposent toujours.

Sa cause fut ouverte en 1948 et il fut béatifié en 1998.

Heureuse époque où les laïcs italiens étaient à la pointe de la société !




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22 décembre 2007 6 22 /12 /décembre /2007 23:30
Née en 1850 à S Angelo Lodigiano en Lombardie, dans une famille de treize enfants, sainte Françoise-Xavière Cabrini mourut à Chicago, aux Etats-Unis, le 22 décembre 1917.

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Entre 1901 et 1913, 4 711 000 Italiens, essentiellement du Mezzogiorno, émigrèrent aux Etats-Unis. Françoise-Xavière considéra ce phénomène considérable avec humanité et dans un esprit chrétien.

Devenue orpheline, elle aurait voulu répondre à sa vocation dans un couvent, mais elle ne fut pas acceptée, à cause de sa santé fragile. Elle travailla alors dans un orphelinat paroissial à Codogno. Elle y connut ses premières compagnes qui furent à l' origine de sa congrégation, les Soeurs Missionnaires du Sacré-Coeur. Elles se mirent sous la protection du saint Jésuite, saint François-Xavier ( 1506-1552 ). Françoise devint Françoise-Xavière.

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A 24 ans, elle traversa pour la première fois l' Océan Atlantique, pour venir au secours de ses compatriotes émigrés. Elle s' occupa d' abord des malades et des orphelins, construisit des hôpitaux et des orphelinat à New-York, puis à Chicago. Elle fit aussi construire des écoles et en plusieurs voyages, traversa le pays, jusqu' en Californie. Elle suivit ses compatriotes jusqu' en Argentine, terre d' accueil de dizaines de milliers d' Italiens.

En tout, elle fut à l' origine de plus de trente fondations. Elle mourut sur la brêche à Chicago, alors que les Etats-Unis étaient entrés en guerre depuis quelques mois. Son corps fut déposé à l' église de la Mother Cabrini High School à New-York, accompagné par des millliers de fidèles reconnaissants. 
Elle est considérée par les Américains, comme l' une de leur premières saintes.




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13 décembre 2007 4 13 /12 /décembre /2007 18:50
François Marinoni naquit je jour de la Noël 1490, dans une famille de la région de Bergame, qui appartenait alors à la république des Doges de Venise.
Il étudia à Padoue, et reçut l' ordination sacerdotale. Il accomplit son service presbytéral à la Basilique Saint-Marc de Venise.

Le 29 mai 1528 fut pour lui comme une seconde naissance. L' Ordre des Clercs Réguliers l' accueillit à l' âge de 38 ans sous le nom de Jean. Cet ordre venait d' être fondé en 1524 par saint Gaëtan de Thiene ( 1480-1547 ), par Mgr Carafa, évêque de Chieti, et futur pape, sous le nom de Paul IV, ainsi que par d' autres prêtres qui furent connus comme prêtres " Théatins ", du nom de Chieti, ou Theates, en latin. L' Ordre avait d' abord pris comme nom celui d' Oratoire de l' Amour Divin, et participait de ce grand mouvement de renouveau de l' Eglise et d' une spiritualité plus axée sur une relation personnelle de l' homme envers son Seigneur.

L' Ordre des Théatins était né l' année même où Luther défroqua et abandonna son Ordre augustin.

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Les Théatins voulaient renouveler l' Eglise de l' intérieur, sans révolte ni vagues intempestives...Il fallait commencer par les clercs, qui parfois menaient une vie de scandale.
Le bienheureux Jean Marinoni retrouva dans ce nouvel Ordre l' esprit des premières communautés chrétiennes de Jérusalem, décrites dans les Actes des Apôtres.

En 1533, le Pape Clément VII manda Gaëtan de Thiene et Jean Marinoni à Naples, ville du Vice-Roi d' Espagne, où bouillonnaient des ferments réformateurs et parfois anti-romains. Jean succéda à Gaëtan à la tête de l' Ordre en 1547.
Il put mener à bien la formation d' une nouvelle génération de clercs dans la région napolitaine et dans le sud de l' Italie qui appartenaient à la couronne espagnole. Ils répandirent l' usage des sacrements parmi les laïcs. 

Il supprima l' usage du bénéfice ecclésiastique, et redonna un esprit plus évangélique à ces nouveaux prêtres. Ils venaient en aide aux pauvres, dans des villes souvent touchées par la misère et les épidémies.
Le Pape Paul IV ( Théatin ) pensa à lui comme archevêque de Naples, mais il refusa, préférant défendre la Foi, comme simple prêtre.

Il mourut du choléra, le 13 décembre 1562. Le Pape Clément XIII le béatifia, en 1762. Ses reliques reposent à Saint-Paul-Majeur de Naples, près de celles de saint Gaëtan de Thiene ( fêté le 7 août ), de saint André Avellino, et du bienheureux Paul Burali. 


C' est aussi aujourd' hui la fête de sainte Odile :  http://ut-pupillam-oculi.over-blog.com/article-4882181.html

et la fête de sainte Lucie : http://ut-pupillam-oculi.over-blog.com/article-4882116.html
 
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11 décembre 2007 2 11 /12 /décembre /2007 20:44
Jérôme ( Girolamo ) Ranuzzi ( ou Ranucci, selon une graphie plus moderne ) naquit en 1410 à Sant' Angelo in Vado, dans une famille de notables qui accèdera plus tard à de hautes fonctions.
Adolescent, il entra au Couvent des Servites de Marie* à S Angelo in Vado, puis il poursuivit ses études de théologie et de philosophie à Bologne. Après avoir reçu son titre de bachelier, il fut ordonné prêtre et retourna dans son couvent d' origine.
Un document daté de 1449 témoigne de sa présence au Couvent en tant que vicaire du Provincial de l' Ordre, lorsqu' il convoqua le chapitre.
Jérôme Ranuzzi fut essentiellement un homme de doctrine. Il était cité à son époque, dans les ouvrages théologiques, comme le célèbre  " bachelier Jérôme ". 
Le duc Frédéric d' Urbin recourut souvent à lui, et lui demanda conseil. Après la mort du bienheureux, le duc vint souvent lui rendre hommage, sur le lieu de sa sépulture.
Les Servites de l' époque se référaient à lui, comme un ascète rigoureux et un conseiller persuasif. Une tradition locale montre la grotte, où il se retirait souvent, en un ermitage, non loin d' un petit édicule dédié à la Vierge.
En 1462, le " Bachelier " fut à l' origine de la fondation d' un couvent de religieuses, le Couvent de Sainte-Marie des Grâces à S Angelo in Vado.
A partir de sa mort en 1468, des foules de plus en plus nombreuses se confièrent à son intercession. Son culte fut confirmé par le Pape Pie VI, qui le déclara bienheureux, en 1775.
 
 j--r--me-ranuzzi.jpg

*Congrégation fondée par sept laïcs de Florence, en 1233.
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9 décembre 2007 7 09 /12 /décembre /2007 20:59
bienheureux-bernard-de-j--sus.jpgCésar-Pierre Silvestrelli naquit dans une famille de la grande noblesse romaine, le 7 novembre 1831, au Palais Silvestrelli. Il fut élevé par des précepteurs, puis poursuivit ses humanités au célèbre Collège Romain.
Ses parents étaient profondément catholiques et aidaient les nécessiteux de la Cité éternelle.

A 23 ans, après un accident de chasse, il fit une retraite à S. Angelo sul Fogliano, tenu par les Passionnistes ou Pères de la Congrégation de la Passion de Jésus-Christ. Frappé par la spiritualité des Pères, il demanda en 1857 son admission dans leur Ordre, fondé par saint Paul de la Croix, en 1720.

Malgré sa santé fragile, son authentique vocation le garda fidèle dans son choix. Il eut comme compagnon d' études, au noviciat de Morrovalle, François Possenti, le futur saint Gabriel de l' Addolorata ( 1838-1862 ).Il reçut le nom de Bernard de Jésus. Il retrouva la paix intérieure et ses vertus retinrent l' attention de tous.Il fut ordonné prêtre.

Cependant la situation politique, à cette époque du Risorgimento, était préoccupante pour l' Eglise en Italie.

Le bienheureux Pie IX appela le Père Bernard de Jésus, qui était Supérieur de la Maison Généralice des Passionnistes, à gravir à genoux avec lui, le 19 septembre 1870 fête de ND de la Salette, les marches de la Scala Santa, alors que les troupes de la Maison de Savoie allaient assaillir Rome. 

Le jour suivant, la brêche de la Porta Pia permit aux Garibaldiens d' entrer dans la Ville.

Breccia-Porta-Pia.jpg

Ce fut la fin du pouvoir temporel du Pape, et l' installation au Palais du Quirinal du roi Victor-Emmanuel II. Le Pape avait déjà quitté ce palais. Il s' était installé au Palais du Vatican, qui était mieux protégé, à son retour d' exil de Gaëte. Passé le moment de stupeur, le Père Bernard de Jésus, qui s' était éloigné de Rome, revint donner du courage à ses confrères, et comprit que l' Eglise devait vivre dans une nouvelle époque.Simbolo-preto-cor.jpg

En 1878, le Chapitre général des Passionnistes l' élut comme Préposé Général de l' Ordre, charge qu' il assuma jusqu' en 1888 et qu' il reprit de 1893 à 1907.
Sous sa gouvernance, la Congrégation se remit à fleurir et accueillit de nombreuses vocations. De sept provinces, elle passa à douze. De 750 religieux, la Congrégation en dix ans allait en comprendre 1490 ! Soit un doublement des effectifs.
Il ouvrit de nouvelles maisons en Italie, mais aussi en Angleterre ( province alors extrêmement active et à la pointe du renouveau catholique chez les Anglais, grâce en particulier à l' action de Newman et du mouvement d' Oxford ), en Australie, en Irlande, aux Etats-Unis, en Espagne, au Mexique, en Argentine, en Belgique, en Hollande et en France.

Il fut très estimé des Papes Léon XIII et saint Pie X, et justement nommé dans les milieux ecclésiastiques, le nouveau saint Paul de la Croix. Il refusa d' être élevé au cardinalat, mais il aida de ses biens personnels, avec l' autorisation pontificale, l' Eglise et sa Congrégation, ainsi que des maisons religieuses dans le besoin.

En 1907, il voulut se retirer dans la solitude du couvent passionniste où il avait reçu la vocation ; mais il préféra finalement en 1911 se retirer à l' ermitage de Morricone, près de Rome. Il mourut accidentellement, en tombant de l' escalier, quelques mois plus tard, le 9 décembre 1911. Ainsi son destin l' avait appelé à soutenir l' Eglise en gravissant la Scala Santa, et désormais un autre escalier lui ouvrait l' Eglise du Ciel...

scala-santa.jpg

Sa dépouille fut transférée à l' église de Moricone, tenue par les Passionnistes, en 1931.

On lui doit aussi la construction du sanctuaire de ND des Grâces, situé à Nettuno, et consacré aujourd' hui à sainte Maria Goretti ; ainsi que le centre d' études près de la Scala Santa.

Il écrivit de nombreux ouvrages de spiritualité et des biographies de Passionnistes.

Sa cause fut ouverte en 1942, et il fut béatifié par Jean-Paul II, en 1988. Les Passionnistes sont environ 2500 aujourd' hui dans le monde ; mais leur nombre en France a toujours été relativement réduit ( moins de quarante religieux ).

Lien sur saint Gabriel de l' Addolorata, fêté le 27 février :
http://ut-pupillam-oculi.over-blog.com/article-5809859.html

Merci au Frère Maximilien-Marie pour ses corrections !
http://leblogdumesnil.unblog.fr






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5 décembre 2007 3 05 /12 /décembre /2007 20:39
saggiano.JPG  Guillaume ( Guglielmo ) Saggiano naquit dans les Marches italiennes au sein d' une famille d' ancienne noblesse d' Ancône.

La famille s' installa dans le Languedoc, et Guillaume entra au couvent des Mercédaires de Toulouse. Son Ordre l' envoya ensuite à Barcelone, puis à Valence.
Il fut alors choisi pour une rédemption ; c' est-à-dire, selon les termes de l' Ordre de la Merci, pour libérer des captifs chrétiens, moyennant le versement d' une caution.

En attendant le versement total de la somme, les moines mercédaires se constituaient en otage, jusqu' à la libération des esclaves chrétiens.

Il parvint à Alger, mais il fut capturé et lapidé par des enfants, puis conduit au bûcher le 5 décembre 1270.


Aujourd' hui, nous fêtons aussi saint Sabas.
 http://ut-pupillam-oculi.over-blog.com/article-4787961.html
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4 décembre 2007 2 04 /12 /décembre /2007 22:02
Jérôme ( Girolamo ) De Angelis ( ou des Anges ) naquit en Sicile en 1567. Il partit à 17 ans pour Palerme avec son frère étudier le droit.

C' est à la faculté qu' il lut les Exercices spirituels de saint Ignace de Loyola et cela imprima en lui un enthousiasme inextinguible. Il entra à 20 ans avec son frère dans la Compagnie de Jésus.

Il se rendit ensuite à Lisbonne, pour apprendre le portugais et se préparer aux missions orientales. En effet en vertu du " Patronat portugais ", le royaume du Portugal, depuis Jean III, avait le monopole des missions en Extrême-Orient, à partir de ses comptoirs des Indes et de Macao. Son concurrent espagnol, lui se gardait Manille et les Philippines et évidemment la majeure partie de l' Amérique ( sauf le Brésil aux Portugais ).

Dès lors, les missionnaires qui partaient à bord de navires lusitaniens devaient parler le portugais et devaient être considérés comme protégés du Portugal. 
Ces monopoles ibériques seront peu à peu remis en cause, d' abord par l' affaiblissement de la puissance navale portugaise et ensuite par l' apparition des Compagnies des Indes, en premier lieu celle des Hollandais calvinistes, au cours du XVIIème siècle.
De plus, dans la deuxième moitié du XVIIème siècle, la Société des Missions Etrangères de Paris fera reconnaître par le Saint-Siège la création de vicariats apostoliques, que les différents Ordres religieux missionnaires devront prendre en compte ; ce qui crééra des frictions, notamment avec les Jésuites, protégés par le Portugal ou l' Espagne.

Plein d' ardeur, notre missionnaire, après une première tentative infructueuse, repartit en mission en 1599. Il arriva à Macao au début de 1600. Macao était une véritable plaque tournante du commerce portugais et européen en Mer de Chine et le siège d' un puissant évêché.

jerome-de-angelis.jpg
Deux ans plus tard, après de nombreuses péripéties, il arriva à Nagazaki, au Japon. Nagazaki s' était déjà ouvert depuis longtemps aux marchands européens et aux missionnaires Dominicains, Franciscains ou Jésuites, comme le célèbre saint François-Xavier, mort le 3 décembre 1552, que nous fêtions hier.

Aidé de catéchistes et de convertis japonais, il dirigea de 1603 à 1614 la mission de Fushumi, et établit d' autres postes, notamment à Yedo.

C' est alors que le shogun, sorte de premier ministre exerçant le pouvoir réel ( alors que l' empereur avait un pouvoir plus symbolique ), décida d' expulser tous les missionnaires. Il était lassé des querelles commerciales entre puissances navales européennes, et craignait l' affaiblissement du pouvoir des bonzes.

Notre missionnaire, contrairement à d' autres qui se réfugièrent à Macao ou aux Indes, prit la décision de demeurer au Japon. Déguisé en marchand, il poursuivit son apostolat dans la région de Nagazaki.

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En 1623, un nouveau shogun, Tokugawa, fit arrêter, sur dénonciation d' un apostat, un homme qui avait abrité le Père De Angelis. Ce dernier vint se constituer prisonnier, avec un de ses catéchistes, Simon Yempo, afin de le faire libérer.

Il poursuivit ses prêches en prison et baptisa même des compagnons de cellule.

Le 4 décembre 1623, après avoir assisté à la mise à mort de 47 condamnés, il fut conduit au bûcher.

Il fut béatifié par le bienheureux Pie IX en 1867, avec 204 autres martyrs du Japon de 1617 à 1657. 
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21 novembre 2007 3 21 /11 /novembre /2007 20:20
Sauveur ( Salvatore ) Lilli naquit à Cappadoce d' Aquilée, dans les Abruzzes, le 19 juin 1853 et prit l' habit chez les Franciscains en 1870 au Couvent de Nazzano à Rome. Il émit sa profession religieuse en 1871.

A cause de la suppression des Ordres religieux par le gouvernement italien franc-maçon de l' époque, le Frère Sauveur de Cappadoce partit en 1873 pour la Terre Sainte, dont les Franciscains étaient ( et sont toujours ) en charge de la garde des Lieux Saints.

La Palestine appartenait alors à l' Empire Ottoman.

Il poursuivit ses études de philosophie au Couvent de Bethléem, études qu' il avait commencées à Castelgandolfo. Le 6 août 1874, il fut transféré au Couvent Saint-Sauveur de Jérusalem, où il étudia la théologie. Il fut ordonné prêtre en 1878, puis il fut attaché aux basiliques des Lieux Saints pendant deux ans.

Ensuite il fut nommé, en tant que missionnaire, à Marasc en Arménie Mineure - qui faisait partie de l' Empire turc. Son oeuvre d' apostolat fut vaste et profonde. Il confessait et distribuait la communion à des foules nombreuses, même les jours non fériés. Il avait de bons rapports avec les différentes communautés et avec leurs représentants éminents, qu' ils fussent turcs, orthodoxes arméniens ou catholiques arméniens. Il inaugura une nouvelle chapelle en 1893. On lui fit même don d' un terrain agricole.

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Il y avait eu une épidémie de choléra en novembre 1890 ; mais il ne fut pas touché, malgré les soins donnés à la population. 
En 1894, le Père Sauveur fut nommé curé de la paroisse de Mugiuk-Deresi et directeur de l' hospice.

L' année suivante, en 1895, éclatèrent les premiers massacres des Ottomans - aidés des populations Kurdes affidées à l' Empire - contre les Arméniens. Ce fut le début du génocide arménien.

Ses confrères lui conseillèrent de fuir en d' autres endroits de la Turquie, afin de garder la vie sauve. Mais il refusa : " Là où se trouvent les brebis, le pasteur doit y demeurer. "

Il fut blessé par des soldats qu' il avait accueillis. Le 22 novembre 1895, il fut arrêté par la police ottomane, avec douze Arméniens catholiques. Ils furent conduits à Marasc. Pendant le transfert, les soldats leur intimèrent d' abjurer la Foi en Jésus-Christ et de se soumettre à la loi de Mahomet. Ils refusèrent à plusieurs reprises.

A cause de cela, ils furent assassinés avec cruauté et leurs corps furent jetés aux flammes.

Des douze Arméniens, seuls six noms ont été conservés en mémoire : Baldji Ohannès, Khodianin Kadir, Kouradji Tzeroum, Dimbalac Vartavar, Jérémie Boghos, David Oghlou, David Toros...

Leur cause de béatification fut introduite en 1959, et le Pape Jean-Paul II les inscrivit au nombre des bienheureux le 3 octobre 1982. Leur mémoire liturgique est fixée au 22 novembre.  
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4 novembre 2007 7 04 /11 /novembre /2007 18:34
Le Cardinal Charles Borromée fut secrétaire d' Etat de son oncle, le Pape Pie IV ; grâce à lui, le concile de Trente fut repris et terminé. Après la mort de Pie IV, il devint archevêque de Milan et se montra le modèle des pasteurs par sa sainteté, par son zèle dans l' application des décrets du concile ( notamment ceux qui concernaient la réforme du clergé et la création de séminaires ), enfin par son génie d' organisateur qui fit de lui un précurseur dans le domaine des oeuvres de charité.
La terrible peste de Milan ( 1576-1577 ) lui permit de donner la mesure de son dévouement et de son mépris de la mort. Aussi avait-il fait revivre la Foi dans un peuple qui l' avait négligée faute de bons pasteurs, lorsqu' il mourut le 3 novembre 1584, à 46 ans.



Saint Charles distribuant la communion aux pestiférés de Milan, Sigismond Caula, XVIIème siècle, Pinacothèque de Modène.
Reproduite par l' artiste Claude Vermette ; www.claudevermette.ca
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