Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : le blog ut-pupillam-oculi par : Eric
  •   le blog ut-pupillam-oculi par : Eric
  • : Je me propose de partager quelques réflexions, et de voyager avec vous dans l' univers spirituel de personnalités d' exception. Vous pouvez me laissez vos commentaires, afin que je puisse corriger les articles si nécessaire.
  • Contact

Recherche

12 mai 2008 1 12 /05 /mai /2008 20:31
Jeanne, fille du roi Alphonse V du Portugal, naquit à Lisbonne en 1452. Orpheline de mère à trois ans, elle fut éduquée chrétiennement par Béatrice de Menesès. Elle refusa la main du Dauphin de France, de Maximilien d' Autriche et du roi d' Angleterre. Elle lutta héroïquement pour obtenir la permission de prendre le voile.
Finalement, le 4 août 1472, elle prit l' habit des Dominicaines, au monastère d' Aveiro, où sa vie fut un holocauste d' amour.
Elle y mourut le 12 mai 1490.
Elle fut béatifiée par Innocent XII, en 1692.

Repost 0
17 avril 2008 4 17 /04 /avril /2008 20:58
   Marianne Navarro de Guevara naquit à Madrid, le 21 janvier 1565. Sa jeunesse fut difficile, car ses parents s' opposaient à son désir de devenir religieuse. Elle fut confinée aux travaux ménagers et traitée comme une domestique. Lorsque sa mère mourut, ce fut pire, car sa belle-mère la maltraitait.
 De guerre lasse, elle put quitter la maison paternelle et fit plusieurs tentatives dans différents Ordres religieux ; mais elle n' y fut pas acceptée, à cause de sa santé fragile et d' une infirmité aux mains.

Finalement, elle mena une vie de recluse, dans une cellule attenante à l' église des Mercédaires déchaussés, où elle se laissa guider par le Seigneur, dans la pénitence et la paix intérieure. Après de longues années, elle fut acceptée à l' âge de 48 ans dans l' Ordre de la Merci, fondé en 1218 par saint Pierre Nolasque. Elle était déjà devenue célèbre par ses vertus dans toute la ville.

Elle soulageait les malades qu' elle allait visiter, et poursuivait sa vie de prière, à une époque qui en avait bien besoin !

Mais une période de souffrances allait arriver, lorsque lui fut adjointe une religieuse pour l'aider dans ses tâches ménagères, Soeur Catherine de Jésus...Celle-ci mit à mal sa patience et, au lieu de la soigner, lui causa de grandes peines.

Marie-Anne de Jésus mourut à 59 ans, le 17 avril 1624. Elle fut béatifiée par Pie VII en 1784. Son corps, quand il fut exhumé à plusieurs reprises en 1731, 1765 et 1924, est toujours resté intact...  
Repost 0
5 novembre 2007 1 05 /11 /novembre /2007 19:03
 Plusieurs couples, mari et femme, ont été canonisés ou béatifiés par l' Eglise, épouse du Christ, exemples de vie de l' Eglise domestique : Ethelbert de Kent et la reine Berthe, saint Etienne de Hongrie et Gisèle, Eléazar et Delphine de Sabran, etc....

Il en est ainsi de Béatrice de Souabe, épouse de saint Ferdinand.

b--atrice-de-souabe.jpg

Béatrice de Hohenstaufen, fille du duc Philippe de Souabe ( 1180-1208 ) et d' Irène de Constantinople, naquit vers l' an 1200. Son père était le fils de l' empereur Frédéric Barberousse (1122-1190 ).
Elle épousa le 30 novembre 1219 Ferdinand III, roi de Castille et de Léon, qui sera canonisé en 1671 pour ses vertus de force et de charité envers l' Eglise, dans sa reconquête de l' Espagne et son retour dans la Chrétienté.
Ils furent les parents d' Alphonse X et de neuf autres autres enfants : Fadrique, Fernand, Henri, Philippe, Sanche, Manuel, Léonore, Bérengère et Marie.

 La reine Béatrice était Tertiaire dans l' Ordre de ND de la Merci, fondé en Espagne par saint Pierre Nolasque. Elle aidait de ses biens et de sa prière le nouvel Ordre dans le rachat des captifs et la fondation de couvents.
Elle mourut en 1235, et fut mise en terre à Huelgas.

Son époux, devenu veuf, épousa Jeanne de Ponthieu-Montreuil, dont il eut trois enfants.

Lorsqu' il mourut à son tour en 1252, ses restes furent inhumés à la cathédrale de Séville et le corps de Béatrice fut enterré à ses côtés.
Repost 0
24 octobre 2007 3 24 /10 /octobre /2007 19:52
Né dans une famille de tisserands de dix enfants en Catalogne, Antoine-Marie Claret fut ordonné prêtre en 1835, à l' âge de 28 ans.
Il se rendit en 1839 à Rome pour recevoir une formation de missionnaire, mais ne put terminer ses études. Il postula alors chez les Jésuites, mais dut retourner au bout de quelques mois en Espagne, à cause de sa santé fragile. 

Pendant sept ans, il prit part à des tournées de prédications en Catalogne et aux Iles Canaries. Il y fut extrêmement populaire, et créa de nombreuses associations pieuses ou charitables ( assistance aux malades notamment ).
En 1849, il fonda une Congrégation apostolique : les Fils du Coeur Immaculé de Marie, connue aussi sous le nom de Clarétins. On estime que 271 d' entre eux furent assassinés entre 1936 et 1939, pendant la guerre civile espagnole, simplement à cause de leur Foi.



Peu après, il fut nommé évêque de Santiago de Cuba. L' île appartenait alors à la couronne espagnole. Arrivé en 1851, il fut confronté à la misère morale, à la pauvreté, aux épidémies qui frappaient la population de Cuba, et bien souvent aussi à l' ignorance religieuse.

Il parcourut l' île en de nombreuses missions, réforma les séminaires, fit appliquer une nouvelle politique agraire, et fit construire des fermes-modèle. Il fit venir aussi plusieurs Congrégations enseignantes, et fut à l' origine avec la Vénérable Marie-Antoinette Paris de la fondation de la Congrégation des religieuses de Marie-Immaculée ( ou Missionnaires Clarétines ).
Son zèle pour l' Eglise, et la défense des pauvres, lui créèrent de nombreux ennemis, notamment dans l' élite politique cubaine, et il subit un attentat qui lui blessa le visage.

antoine-marie-claret.jpg

En 1857, il fut rappelé à Madrid pour devenir le confesseur de la reine Isabelle II ( 1830-1904 ). En 1868, il fut exilé avec elle à Paris, lorsqu' elle fut renversée de son trône.
En 1870, il participa au Concile du Vatican, où il se fit un ardent défenseur de l' infaillibilité pontificale.

Il termina ses jours peu après à l' Abbaye de Fontfroide, près de Narbonne, où il mourut le 24 octobre 1870.

Ses reliques reposent à la Maison Mère des Clarétins à Vic ( Barcelone ). Sur sa tombe est inscrite la phrase suivante :
" J' ai aimé la justice, et détesté l' iniquité, c' est pourquoi je meurs en exil. "

Il fut canonisé en 1950 par le Pape Pie XII.
Repost 0
15 octobre 2007 1 15 /10 /octobre /2007 00:55
L' énergie dans la décision et la gaieté caractérisent l' âme ardente et équilibrée de celle qui, à 18 ans, entre au Carmel d' Avila, sa ville natale, et qui, à 45 ans, pour répondre aux grâces dont le Seigneur la comble, entreprend une vie dont la devise est : " Ou souffrir ou mourir ". 
Elle fonde alors Saint-Joseph d' Avila, première des quinze maisons du Carmel réformé qu' elle établira en Espagne.
Avec saint Jean de la Croix, elle introduit sa réforme chez les Carmes.
Sa prière, ses souffrances et un charme auquel ceux qu' elle rencontrait ne pouvaient résister lui firent vaincre tous les obstacles.
Elle mourut à Alba de Tormès, en 1582 et fut canonisée, en 1622. 

Par ses écrits, sainte Thérèse de Jésus est un guide sûr dans les voies de la prière et de la perfection. Elle est Docteur de l' Eglise.

( Texte d' après le Missel du peuple chrétien, éditions Brepols 1967)

th--r--se-de-j--sus-le-bernin.jpg

L' extase de sainte Thérèse ( le Bernin 1598-1680 ). 
Chapelle Cornaro, Santa Maria della Vittoria, Rome.
Cette oeuvre, réalisée entre 1647 et 1652, est un des symboles majeurs de l' art baroque.

Liens : www.ocarm.org
http://ut-pupillam-oculi.over-blog.com/article-4894438.html
Repost 0
3 octobre 2007 3 03 /10 /octobre /2007 03:34
garcia-pobo.jpg   Crescent ( Crescencio ) Garcia Pobo naquit dans le village de Celladas près de Teruel, en Espagne, le 5 avril 1903. Tôt orphelin de père, il fut élevé à l' école Saint-Nicolas-de-Bari, à Teruel, par des Pères capucins du Tiers-Ordre franciscain. Au fil de ses études, Crescent sentit l' appel du Seigneur à la vie religieuse.

le 15 septembre 1921, jour de la fête de ND des Douleurs, il prononça ses premiers voeux dans la branche du Tiers-Ordre franciscain, fondée par le vénérable Louis Amigo y Ferrer ( 1854-1934 )*, les Capucins de ND des Douleurs, et ses voeux perpétuels six ans après. L' année suivante, il reçut l' ordination sacerdotale des mains de son vénérable fondateur à Godella, près de Valence.

Il commença son ministère dans des maisons de redressement. Il avait comme modèle le Bon Pasteur, qui n' abandonne pas ses brebis. Il était de stature moyenne, le visage rond, plutôt corpulent. De caractère extraverti, il gardait sa jeunesse d' esprit. C' était un jeune homme joyeux ; mais, aussi plein d' humilité, il savait garder son intériorité :  Il était mortifié et bon religieux.

Esprit ordonné et méthodique, il se distinguait par un dévouement généreux. Il se sacrifiait personnellement pour la réinsertion de ces jeunes gens à problèmes, dont il avait la responsabilité, et s' efforçait de les remettre sur le droit chemin.

Aux premiers jours de la guerre civile, il revenait des Asturies, où se trouvait la Maison tutélaire, pour se rendre à la Maison de Carabanchel, dans les faubourgs de Madrid. Mais il dut la quitter à cause de la tourmente, et put trouver un refuge miséricordieux à la pension de Dona Pilar Torres à la Plaza del Angel à Madrid, où il se fit passer pour un étudiant en médecine.

Il fut découvert le 2 août 1936, et , n' ayant aucun papier, il fut détenu à la Direction générale de la Sécurité. Un ordre d' exécuter les détenus parvint le 2 octobre, il fut fusillé le lendemain...


Luis-Amigo.png



* Louis de Massamagrell était le nom de religion de José Maria Amigo y Ferrer; Capucin, et fondateur des Soeurs Tertiaires Capucines de la Sainte-Famille et des Frères Tertaires Capucins de ND des Douleurs. Il naquit à Massamagrell ( province de Valence ) en 1854. Dans sa jeunesse, il fut membre de diverses organisations charitables d' aides aux marginaux. En 1874, à presque vingt ans, il entra chez les Capucins de Bayonne, en France dans le département des Basses-Pyrénées ( aujourd' hui Pyrénées-Atlantiques ). En effet, la plupart des Congrégations avaient été expulsées d' Espagne, lorsque la Première République espagnole fut proclamée en 1873. Certaines l' avaient été déjà  au cours du XIXème siècle lors de la lutte entre Légitimistes et Carlistes.  
Louis de Massamagrell rentra en Espagne en 1877, dans un couvent d' Andalousie, deux ans après la chute de la République.  Les Congrégations avaient été à nouveau autorisées.
Il fut ordonné en 1879, dans la province de Santander, et commença son ministère à la prison de Dueso. Il avait un charisme certain auprès de la jeunesse abandonnée en prison. Il revint dans sa province natale en 1881. Plus tard il fut Custode et enfin Ministre provincial.
Il fonda en 1885, au sanctuaire de ND de Montiel, une nouvelle branche de Tertiaires Capucines, et en 1889, une nouvelle branche de Tertiaires Capucins, ces deux fondations orientées vers la réinsertion des jeunes délinquants ou marginaux.
En 1907, il devint évêque de Solsona ( en Catalogne ), et en 1913 fut nommé au siège de Segorbe ( province de Valence ).
Il mourut le 1er octobre 1934 à Godella, dans la Maison-mère de ses Capucins, où il est enterré. Il fut déclaré vénérable en 1992.
Les deux branches de sa famille religieuse comptent aujourd' hui 1300 religieux et religieuses dans différents pays.
Repost 0
30 septembre 2007 7 30 /09 /septembre /2007 16:23
saint-fran--ois-borgia.jpg

Parent du Pape Alexandre VI Borgia par son père et de Ferdinand II d' Aragon par sa mère, il naquit au royaume de Valence à Gandie le 28 octobre 1510. Il fut page à la Cour de Charles-Quint. 
Son père voulait en faire un parfait homme du monde, et il reçut une éducation chevaleresque, mais il étudia aussi la philosophie et se fit tertiaire franciscain. Bien vu de l' épouse de Charles-Quint, l'  impératrice Isabelle du Portugal, dont il était le grand écuyer, il épousa Eléonore de Castro qui lui donna huit enfants.

Il devint l' ami et le confident de Philippe II. Après la guerre contre les Français, il prit l' habitude de la communion et de la confession fréquentes. Il lisait les épîtres de saint Paul et les écrits de saint Jean Chrysostome. Il fut guidé par saint Jean de la Croix.

C' est alors qu' il atteint une position brillante en devenant Vice-Roi de Catalogne. Pauvre et mal gouvernée, la province était dans une situation de quasi-rébellion. Pendant quatre ans, il se voua à sa nouvelle charge, et ramena la paix.

 A cette époque, ce Grand d' Espagne offrit à la jeune Compagnie de Jésus un collège et une université dans sa petite ville de Gandie, et il appuya la fondation d' un collège à Valence, conseillé par l' évêque de la ville, saint Thomas de Villeneuve. Ce fut le début de l' expansion des collèges jésuites en Europe.

 La mort de son épouse bien-aimée provoqua son entrée à la Compagnie de Jésus. Il aurait pu jouir de sa situation mondaine et de sa charge de duc de Gandie et de Conseiller d' Etat, mais il préféra se mettre totalement au service de l' Eglise. Il prononça ses voeux solennels en 1548.
Considérant sa charge de duc de Gandie, le Pape lui permit de rester dans le monde, pour s' occuper de ses enfants et de sa province ; mais, deux ans plus tard, il renonça à ses biens et démissionna.

d--part-de-saint-fran--ois-borgia.jpg
               Départ de saint François Borgia
 
Il aurait préféré mener une vie contemplative ; mais la jeune Compagnie, fondée quelques années plus tôt par saint Ignace de Loyola, et approuvée par le pape en 1540, plaçait de grands espoirs en ce nouveau Jésuite. Les Jésuites furent à l' origine du grand renouveau du catholicisme de cette époque.

En 1565 jusqu' à sa mort, Saint François Borgia devint le troisième Préposé général de la Compagnie après saint Ignace de Loyola.

Il rénova les Constitutions de la Compagnie et en fixa les pratiques spirituelles. Lui-même pratiquait régulièrement les exercices spirituels, la mortification et la dévotion au Saint Sacrement et à la Sainte Vierge.
Il fonda de nombreux instituts, dont le noviciat de Rome, et voyagea infatigablement, se faisant un conseiller écouté des rois, des princes et des hommes politiques de l' époque. Il fut à l' origine des missions jésuites en Amérique du Sud.

Il mourut dans sa cellule romaine le 30 septembre 1572. Il fut canonisé par Clément X en 1671. Sa fête est fixée le 10 octobre.

saint-fran--ois-borgia-et-saint-ignace-de-loyola.jpg
   Saint François Borgia et saint Ignace de Loyola, Juan de Valdes Leal ( 1622-1690 )
 

Bibliographie " Les Jésuites " , Alain Guillermou, coll. Que sais-je ? Ed PUF; 1988.
Repost 0
19 septembre 2007 3 19 /09 /septembre /2007 20:00
Le XIIIème siècle fut une époque de prospérité pour la Catalogne, qui commerçait avec les pays méditerranéens.

Marie naquit en 1230 à Barcelone dans une famille aisée, les Cervello ( ou Cervellon ). A 18 ans, elle voulut se faire religieuse dans un nouvel Ordre , les Mercédaires, qui avait été fondé récemment par saint Pierre Nolasque, avec l' aide de Pierre Ier d' Aragon. La Catalogne était alors unie - mais non sujette - du Royaume d' Aragon.


Le but de cet Ordre était de racheter les Chrétiens faits prisonniers en mer ou le long des côtes, et emmenés en terre barbaresque ( c' est-à-dire dans l' Afrique du Nord actuelle ), ou dans le Levant turc, pour être vendus comme esclaves.


La Mer Méditerranée était sillonnée par des navires en quêtes d' esclaves et de richesses, et des razzias musulmanes était régulièrement menées sur les côtes, en plus des conflits ponctuels incessants entre différentes puissances.


Cet Ordre était masculin, mais il existait des groupes de femmes qui soutenaient leur action, par la prière et par la levée de fonds, pour rapatrier les captifs...Ces opérations étaient fort coûteuses, et il fallait être convaincant et pragmatique. Il s' agissait d' une ONG avant la lettre !

Marie et sa mère faisaient partie d' un groupe de soutien à Barcelone ; et lorque sa mère mourut, elle donna son héritage à l' Ordre des Mercédaires, ou Ordre de Sainte-Marie-de-la-Merci. En 1275, son groupe de soutien féminin reçut la permission de se transformer en Tiers-Ordre mercédaire, avec habit religieux et élection d' une première prieure : ce fut Marie de Cervellon, qui reçut le nom de Marie du Secours.



Elle prenait en charge, avec son groupe de religieuses, les captifs rapatriés, afin de leur donner une vie digne. On parlerait aujourd' hui de réinsertion.


Lorsqu' elle mourut le 19 septembre 1290 à Barcelone,  un culte spontané se propagea dans toute la région. On se souvenait d' elle, comme la mère de tant d' âmes en peine ! Beaucoup continuèrent à faire appel à son intercession.
Finalement le Pape Innocent XII l' inscrivit au Martyrologe romain en 1697. 

sainte-marie-de-cervellon.jpg

Sainte Marie de Cervellon est enterrée à Barcelone en l' église ND de la Merci ( la Mercedès ). Cette église, comme tant d' autres, fut dévastée pendant la guerre civile ( 1936-1939 ). Beaucoup de tombes, et parmi elles, celles de saints, furent profanées ( notamment celles des Soeurs salésiennes ), mais la tombe de sainte Marie de Cervellon resta intacte...

nti_bug_fck
Repost 0
12 septembre 2007 3 12 /09 /septembre /2007 19:16
Apollinaire Franco, moine franciscain d' origine espagnole fut envoyé au Japon, où il déploya son zèle pour l' Eglise et la Bonne Nouvelle. Il fut brûlé vif le 12 septembre 1622.

Il naquit à Aguilar del Campo en Vieille Castille et étudia le droit à Salamanque. Il fut envoyé en 1614 au Japon, au moment où se déchaînait la persécution anti-chrétienne. Il était supérieur des Franciscains du Japon. Il fut arrêté avec sa communauté et des catéchistes japonais, et emprisonné plusieurs années à Nagazaki. Ils furent rejoints en 1622 par des prisonniers en provenance des geôles d' Omura. Parmi eux se trouvaient le bienheureux Charles Spinola, sj, brillant mathématicien et astronome, et le premier prêtre japonais, le bienheureux Sébastien Kimura.

Son assistant japonais, le Frère Pierre-Paul de Sainte-Claire fut béatifié en 1867 avec lui, ainsi que le catéchiste japonais François de Saint-Bonaventure, natif de Musashi. Tous deux périrent aussi par les flammes. 18 autres prêtres franciscains du Japon furent béatifiés, ainsi que 27 laïques. 
Repost 0
12 septembre 2007 3 12 /09 /septembre /2007 19:04
Né en Biscaye en 1577, il entra très jeune dans l' Ordre de Saint-Dominique sous le nom de Frère Thomas du Saint-Esprit. Aussitôt ordonné prêtre, il partit pour les Philippines en mission. Ensuite, il se rendit au Japon qui s' ouvrait depuis quelques années aux missionnaires chrétiens. Saint François-Xavier à partir de 1540 avait déjà semé les graines de la Mission.

Il devint vicaire général de la Province dominicaine du Japon à un moment où il fallait faire preuve d' une grande prudence, alors que les autorités voyaient d' un mauvais oeil le développement de la Foi chrétienne. Malgré la première persécution de 1597, les Dominicains s' étaient installés sur les îles japonaises de Kiushiu et Hosiu dès 1602. Ils évangélisèrent la région de Nagazaki à partir de 1610 ainsi que Meaco ( la future Kyoto ).

bienheureux-thomas-zumarraga.jpg

Les Dominicains étaient une cinquantaine au Japon, surtout Espagnols ou Italiens, mais aussi Flamands et Français. Seul l' un d' entre eux mourut de cause naturelle, tous furent martyrisés pendant cette période, surtout entre 1617 et 1637.

Zélé dans la diffusion de l' Evangile, le bienheureux Thomas du Saint-Esprit portait constammanent secours à la communauté chrétienne, apeurée par des mesures de plus en plus répressives. Lorsque la persécution de 1614 se déchaîna, il resta parmi les Catholiques. Il fut arrêté en juillet 1617, et demeura cinq années emprisonné à Omura dans de terribles conditions. 

Il fut brûlé vif le 12 septembre 1622.

Les derniers Dominicains de la Province du Japon quittèrent le pays en 1638.

Il fut béatifié par le bienheureux Pie IX en 1867. Dans l' Ordre des Frères Prêcheurs ( Dominicains ) au Japon, 12 prêtres furent ainsi béatifiés, avec 2 novices, 2 Frères, 2 laïques, 27 membres japonais ( hommes et femmes ) du Tiers-Ordre de Saint-Dominique.


Lien ( in English, en japonais ) :
www.holyrosaryprovince.org 


Lorsque les missionaires chrétiens purent revenir au Japon en 1865, ils furent surpris de trouver dans la région de Nagazaki une vingtaine de milliers de Japonais qui avaient pieusement gardé en secret certaines pratiques chrétiennes. 

Nagazaki fut le premier diocèse à être créé au Japon en 1891.
Repost 0