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  • : le blog ut-pupillam-oculi par : Eric
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  • : Je me propose de partager quelques réflexions, et de voyager avec vous dans l' univers spirituel de personnalités d' exception. Vous pouvez me laissez vos commentaires, afin que je puisse corriger les articles si nécessaire.
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12 novembre 2007 1 12 /11 /novembre /2007 00:05
bienheureux-joseph-raymond-medes.jpg  José Ramon ( Joseph-Raymond ) Medes Ferris, fidèle laïc, naquit le 13 janvier 1885 à Algemesi dans la province de Valence. Ses parents étaient paysans, et lui-même était agriculteur.

Il fut baptisé le jour de sa naissance en l' église Saint-Jacques d' Algemesi.
Il menait une vie d' agriculteur conscient de ses devoirs religieux. Il faisait partie du syndicat agricole catholique. Il épousa à 28 ans, le 29 janvier 1913, Marie de la Purification Esteve Martinez.

Il adhéra à l' Action Catholique et fut un excellent catéchiste. Au début de l' insurrection qui allait donner suite à la réaction républicaine et à la persécution religieuse, il donna asile dans sa maison à deux Frères Carmes déchaux et à une religieuse Cistercienne. Ceux-ci furent découverts et arrêtés le 7 novembre 1936.

Le bienheureux agriculteur fut arrêté le jour suivant et emprisonné. Il subit le martyre, avec ses frères, dans la nuit du 11 au 12 novembre 1936, à Alcudia de Carnet, aux cris de " Vive le Christ-Roi ! Vive le Sacré-Coeur de Jésus ! "

Il a été béatifié avec les autres martyrs de Valence, le 22 mars 2001, par le Pape Jean-Paul II.
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11 novembre 2007 7 11 /11 /novembre /2007 22:48
juan-aguado.jpg    Jean ( Juan ) Aguado naquit près de Tolède, le 18 mars 1901. Il fut ordonné le 14 juin 1924. Au début de la guerre civile, il était curé à Villamuelas, dans le diocèse de Tolède.
Au début d' août 1936, les membres du comité populaire devant qui il avait été jugé lui ordonnèrent de quitter le village. Le 8 août, quatre miliciens montés à cheval encadrèrent l' abbé Aguado et un autre prêtre, l' abbé Escobar Collado qui étaient à pied.
Il furent conduits, sous les quolibets, vers une gare de chemin de fer. Ils les abandonnèrent sur le quai, et les deux prêtres se dissimulèrent en attendant le passage d' un train.

Au moment où les deux prêtres s' apprêtaient à monter dans un train, ils furent découverts par le chef de gare et d' autres membres du personnel de la gare. Ils demandèrent leurs papiers, mais ne purent rien trouver contre eux. Les deux prêtres montèrent dans le train.
Pendant ce temps, le chef de gare téléphona aux autres chefs de gare qui se trouvaient sur le trajet, pour les prévenir qu' il soupçonnait que deux prêtres se cachaient en vêtements civils dans le convoi.

Au premier arrêt, des miliciens montèrent dans le train pour leur demander leurs papiers. L' abbé Aguado fut reconnu comme curé de Villamuelas par l' un deux. Ils décidèrent de les conduire à Madrid.

Mais à l' arrêt suivant, la foule qui avait été alertée réclama qu' on lui livrât les deux hommes de Dieu. Ils furent descendus sur le quai, battus et injuriés, dans une atmosphère de terreur. Finalement, le train qui devait plus ou moins respecter les horaires repartit avec les deux abbés en sang. A l' arrêt suivant, les mêmes scènes se répétèrent...Les miliciens les libérèrent avec peine de leurs bourreaux et ils furent conduits à la gare d' Atocha ( celle qui connut un sinistre attentat le 11 mars 2004 ).

atocha.jpg

Ils furent immédiatement incarcérés au siège de la milice locale du quartier d' Atocha. Le lendemain 9 août, l' abbé Aguado fut fusillé. Il avait 35 ans. L' abbé Marc Escobar Collado et son frère l' abbé Darius Escobar Collado, qui l' avait rejoint auparavant, furent fusillés le 11 novembre 1936.

L' abbé Jean Aguado qui avait explicitement donné sa vie pour le Christ et la Foi, lors de son procès, a été récemment béatifié le 28 octobre 2007.
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11 novembre 2007 7 11 /11 /novembre /2007 21:16
Aujourd' hui, nous nous souvenons de l' anniversaire de naissance d' un nouveau bienheureux espagnol, béatifié le 28 octobre de cette année.

Il naquit le 11 novembre 1899 à Hortezuela de Océn, près de Guadalajara. Il reçut donc le jour de son baptême, le lendemain, en l' église de Saint-Sébastien le nom de Martin, puisque ce saint est fêté le 11 novembre, jour de la naissance de Martin Laina.
Il fut confirmé en cette même paroisse, le 15 mai 1902. En 1919, il entra au séminaire de Sigüenza, puis il étudia la théologie à la Grégorienne à Rome. Il fut ordonné prêtre à Rome le 19 mars 1923, jour de la Saint-Joseph.

martin-laina.jpg

Il revint à Sigüenza pour devenir professeur de latin et chapelain des religieuses enseignantes ursulines. En janvier 1925 il fut nommé vicaire à la paroisse Saint-Pierre de Sigüenza. En 1927, ce jeune prêtre fut nommé chanoine.

Lorsque la république fut proclamée en 1931, il fut transféré à Madrid en tant que chapelain du monastère royal de l' Incarnation ; mais il demeura aussi chanoine de Sigüenza où il faisait de fréquents séjours, et se rendait notamment auprès de la Vierge de Océn, pour laquelle il avait une dévotion particulière.

Le monastère avait été fondé par Marguerite d' Autriche, épouse de Philippe III, au XVIIème siècle et abritait des religieuses augustines récollettes.

incarnation-de-madrid.jpg

Il habitait à Madrid au 128 de la rue Vélasquez. Il était profondément pieux et ses sermons émouvaient les fidèles. Il passait ses matinées au monastère dont il était le chapelain, et l' après-midi travaillait à la rédaction d' une revue religieuse.

incarnation-de-madrid-nef.jpg

Lorsque la guerre éclata en juillet 1936, il abandonna son domicile et se réfugia dans différents appartements d' amis sûrs. Le 15 août 1936, il déménagea avec deux autres religieux, dans un appartement de la rue Guzman el Bueno. 
Le 2 octobre, cinq individus firent irruption chez eux à la recherche de l' abbé Laina.

Il avait déjà pris la décision de s' offrir comme victime expiatoire pour le retour de l' Espagne à la paix, et pour le bien de l' Eglise du Christ. Il avait pris le temps dans ses différents refuges de se tourner vers les profondeurs de son âme.
Il avait déclaré auparavant à ses parents qui s 'inquiétaient de la persécution religieuse : " il serait bon que nous fussions sacrifiés, car ainsi nous serons appelés ses disciples. " Ils avaient envisagé avec lui de donner leur vie pour la Foi.

Son cadavre mutilé fut découvert aux abords de la cité universitaire de Madrid, le 3 octobre 1936. Il fut inhumé le 6 au cimetière de ND de la Almudena.

Lien ( en espagnol ) http://persecucionreligiosa.es
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5 novembre 2007 1 05 /11 /novembre /2007 20:47
carmen-viel.jpg   Marie du Carmel Viel Ferrando naquit le 28 novembre 1893 dans la province de Valence, en Espagne. Elle fut baptisée deux jours après et fit sa première communion en 1904.
Devenue adulte, elle gagna sa vie comme couturière et se voua à l' apostolat laïc, selon la doctrine sociale de l' Eglise. L' Eglise du temps de Pie XI, précisant l' enseignement de Léon XIII, était spécialement préoccupée par la déchristianisation des milieux ouvriers devenus la proie des doctrines socialo-marxistes.
Carmen fonda aussi une coopérative d' entraide en  lien avec la paroisse, et se forma pour la catéchèse en milieu laïc.
 
C' est alors qu' elle décida de poursuivre des études, et tout en continuant à travailler, elle se mit à étudier la sociologie. Elle avait la vocation, sentait-elle, de venir en aide à la jeunesse ouvrière. Elle travaillait en lien avec les soeurs salésiennes qui s' étaient installées en 1931 à Sueca.
Elle était particulièrement dévote envers l' Eucharistie, et priait quotidiennement le Rosaire. 

Membre de l' Action Catholique, Carmen Viel était particulièrement connue dans les ateliers des ouvrières, et aussi en ville. Lorsque le régime républicain commença à persécuter l' Eglise en 1931, elle continua avec courage ses activités apostoliques.
Aussi lorsque la guerre civile éclata, après l' insurrection en juillet 1936 des généraux nationalistes en réaction aux attentats républicains, Carmen poursuivit son travail et continua de réunir ses amies pour leur formation chrétienne.
Mais bien vite au cours de l' été, la chasse aux religieux et aux prêtres fut telle que Carmen dut en aider plusieurs à se cacher ou à fuir la ville. Les couvents et les églises brûlaient. Tout prêtre identifié était immédiatement condamné à mort.
Finalement les laïcs militants furent eux-mêmes persécutés ; tout port ou possession d' un insigne religieux valait condamnation par les tribunaux populaires.

Elle subit le martyre le 5 novembre 1936 à l' âge de 43 ans à Saler près de Valence, et fut béatifiée en mars 2001 par Jean-Paul II.
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28 octobre 2007 7 28 /10 /octobre /2007 13:33
bienheureux-sauveur-damien.jpg  Salvador-Damian ( Sauveur-Damien ) Enguix Garès naquit le 27 septembre 1862 à Alcira, dans le diocèse de Valence.
Il vécut une vie de famille simple et pieuse. Homme d' une grande foi, il faisait partie de l' Action catholique et fonda l' adoration nocturne dans la ville. Il exerçait le métier de vétérinaire pour éduquer ses cinq enfants.

Lorsque la guerre civile éclata en juillet 1936, il était veuf et à la retraite. Il fut arrêté comme catholique, le 6 août 1936. Il fut libéré, faute de preuves politiques contre lui ; mais la milice locale décida de l' emprisonner à nouveau quelques semaines plus tard.
 Ce vieil homme, il avait 74 ans, vécut ses jours de prison dans la prière et dans la foi. Il fut assassiné le 28 octobre 1936. 
Il fut béatifié par Jean-Paul II, le 11 mars 2001, avec 233 autres martyrs de Valence.

Aujourd' hui SS Benoît XVI a béatifié à Rome 498 martyrs, morts in odium fidei, entre 1934 et 1939, en Espagne. 

Qu' ils prient pour nous !

Sur les saints de l' Action catholique, lien en espagnol :
http://www.accioncatolica.org.ar/asambleaonline/g_escuela.html
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28 octobre 2007 7 28 /10 /octobre /2007 13:33
antonio-molle.jpg  Le 22 juin 2007, Mgr Juan del Rio Martin a donné son approbation pour l' ouverture de la cause de béatification d' Antoine ( Antonio ) Molle Lazo, né le 2 avril 1915, fils d' un modeste représentant de commerce,  et qui vécut à Jerez de la Frontera ( Xerès ) en Espagne. Après avoir été éduqué chez les Frères de la Doctrine Chrétienne, il était devenu employé de commerce. Il assistait à la messe quotidiennement et faisait partie de l' Association de la Jeunesse Catholique.
Il fut emprisonné avec l' un de ses frères pour avoir défendu le Couvent des Dominicains de la profanation. Pendant son incarcération, il récitait le rosaire avec ses compagnons.

Lorsque la guerre civile éclata, il s' engagea dans la garnison de la garde civile, le 8 août 1936.

Deux jours après, le 10 août au matin, il assista à la messe avec un petit groupe, à Penaflor. C' est alors que les Rouges firent irruption dans le bourg. La garnison se replia à l' Hôtel de Ville, mais il partit au Couvent des Filles de la Croix qui se trouvait à proximité, pour porter secours aux religieuses Augustines et les évacuer.
Le couvent fut envahi par les troupes du Front Populaire.

 Il fut torturé ( les oreilles et le nez coupés ), pour ne pas avoir voulu abjurer. Au contraire, il cria " Vive le Christ-Roi ! "
Il avait 21 ans, et ne portait pas d' armes...Il était dans la légion de la Merci.

Ses restes reposent en la basilique de ND du Carmel de Jerez. Les habitants se souviennent et pardonnent, mais ne veulent pas oublier.

Le postulateur de sa cause est l' abbé Guijarro, du diocèse de Madrid.

Lien ( en espagnol ) : http://oasisdejesus.drivehq.com/Espana_martir/Antonio_Molle_Lazo.htm
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28 octobre 2007 7 28 /10 /octobre /2007 13:33
En la place Saint-Pierre de Rome, le Cardinal José Saraiva Martins a proclamé aujourd' hui, au nom de Benoît XVI, la béatification de 498 martyrs espagnols, assassinés entre 1934 et 1939.
Il s' agit de deux évêques, de 24 prêtres diocésains,  de 462 membres d' Instituts de Vie Consacrée, d' un diacre, d' un sous-diacre, d' un séminariste et de sept laïcs.

beatificacion.jpg

La cérémonie a eu lieu devant une foule - en majorité espagnole - de 40 000 personnes. Le Pape n' était pas présent; conformément à la règle remise en vigueur selon laquelle les béatifications sont officialisées par les évêques locaux, ou en l' occurence par le Préfet de la Congrégation de la Cause des Saints.

Au cours de la cérémonie, le Cardinal Saraiva a lu en espagnol la lettre apostolique du Pape inscrivant ces martyrs à la liste des bienheureux. Le rituel de la proclamation, comme il est de tradition, a été récité en latin.

La mémoire liturgique de ces 498 nouveaux bienheureux a été fixée au 6 novembre.

Un grand nombre de causes venait du diocèse de Madrid - représenté par Mgr Rouco Varela - et ensuite des diocèses de Barcelone, Burgos, Tolède, Cuenca, Ciudad Real, Merida-Badajoz, Oviedo, Jaén, Santander; Carthagène et Gérone. La plupart des évêques espagnols étaient présents.

roma.jpg
 
La délégation officielle espagnole était conduite par le ministre des Affaires Etrangères, M. Moratinos, et par l' ambassadeur auprès du Saint-Siège, M. Vazquez. Elle comprenait le sous-secrétaire aux Affaires Etrangères chargé de la Coopération, et la directrice des Affaires Religieuses auprès du ministère de la Justice. 

Sur les 10 000 personnes reconnues avoir été assassinées en haine de la Foi, pendant cette période; 997 sont désormais au nombre des bienheureux et onze au nombre des saints.

( d' après le journal El Pais ).

A l' issue de la cérémonie, le Pape est apparu à la fenêtre de ses appartements pour réciter le traditionnel Angélus du dimanche.

Il a rendu hommage à " ces témoins héroïques de la Foi qui, motivés exclusivement par l' amour du Christ, ont payé de leur sang leur fidélité au Christ et à son Eglise. "
" Que leurs paroles et leurs gestes de pardon envers leurs persécuteurs nous poussent à travailler inlassablement à la miséricorde, la réconciliation et la coexistence pacifique. " a-t-il ajouté.

Il a déclaré que cette béatification de masse - LA  PLUS  IMPORTANTE JAMAIS CELEBREE DANS L'  EGLISE  CATHOLIQUE - " démontre que le témoignage suprême du sang n' est pas une exception réservée à quelques individus, mais une éventualité pour tout le peuple chrétien. "

iglesia.jpg

" Certes tous ne sont pas appelés au martyre du sang ", a poursuivi le Pape, soulignant " qu' il existe aussi un martyre de la vie ordinaire " qui est un  " témoignage particulièrement important dans la société particulièrement sécularisée de notre temps. "
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27 octobre 2007 6 27 /10 /octobre /2007 11:31
 bienheureux-sauveur-mollar-ventura.jpg   Jean-Baptiste Mollar naquit le27 mars 1896, près de Valence, dans une famille modeste, honorable et chrétienne.
Il était assidu aux adorations nocturnes de sa paroisse, et faisait partie de la Conférence de Saint-Vincent-de-Paul. Le dimanche, il faisait le catéchisme aux enfants, et participait au rosaire avec ses élèves.
A 25 ans, il sollicita la permission d' entrer chez les Frères Mineurs ( Franciscains ). 
Il reçut l' habit en 1921 au Couvent du Saint-Esprit à Gilet ( Valence ) et prit le nom de Sauveur ( Salvador ).
Il fit sa profession solennelle en 1925, et passa sa vie au Couvent de Gilet, puis de Benisa. Il était sacristain. Il s' acquitait de sa tâche avec simplicité, piété, et dévotion.

Comme religieux, le Frère Sauveur était un digne fils de saint François ; il était humble et obéissant, empli d' esprit de sacrifice. Toujours joyeux et optimiste, il accomplissait le dessein de Dieu. Sa mère disait de lui : " J' ai une lampe toujours allumée, devant le Saint-Sacrement : c' est mon fils. "

Lorsque la guerre éclata, le Couvent de Benisa fut fermé, et il dut trouver refuge en ville chez de pieux bienfaiteurs. Mais au bout de quelques jours, la situation empira, et il décida de partir, pour trouver un asile à Manises, son bourg natal.
Il y fut découvert le 13 octobre. On l' emprisonna dans le couvent des Carmélites, transformé en centre de détention.

On le fusilla dans la nuit du 27 au 28 octobre 1936, en haine de la Foi, à Picadero de Paterna, près de Valence. Il avait quarante ans.

Il fut béatifié par Jean-Paul II en mars 2001, avec trois autres Franciscains espagnols, martyrisés à la même époque.
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25 octobre 2007 4 25 /10 /octobre /2007 19:32
Marie-Thérèse Ferragud Roig , laïque du diocèse de Valence, naquit à Algemesi, le 14 janvier 1853. Elle épousa en 1872 Vincent Silverio Masia, homme de foi profonde.  De leur union naquirent neuf enfants, dont trois filles furent Clarisses capucines, et  une fille religieuse Augustine :
Soeur Marie-Jésus ( née Marie-Vincente Masia Ferragud, le 18 janvier 1882 ),
Soeur Marie-Véronique ( née Marie-Joachine Masia Ferragud, le 15 juin 1884 ),
Soeur Marie-Félicité ( née Félicité Masia Ferragud, née le 29 août 1890 ),
Soeur Josèphe de la Purification ( née Josèphe Masia Ferragud, le 10 juin 1897 ).

Marie-Thérèse assistait quotidiennement à la Sainte Messe, et elle était plutôt dévote envers le Très Saint Sacrement. Elle méditait le rosaire chaque jour, et avait un grand amour envers la Sainte Vierge et le Sacré Coeur.

Elle était aussi présidente de la Conférence de Saint-Vincent-de-Paul de la ville, et donc multipliait les oeuvres de charité.

ferragud.JPG

Avant que la guerre civile n' éclate, ses filles religieuses durent subir les persécutions anti-catholiques. Marie-Thérèse était très émue du sort de ces Communautés obligées de se disperser...Elle accueillit donc ses filles chez elle, en attendant peut-être des jours meilleurs.
Mais lorsque la guerre civile éclata en juillet 1936, la Milice du Front Populaire vint arrêter ses filles. Leur mère refusa de se séparer d' elles, et partagea leur sort en prison.

Le 25 octobre 1936, les cinq femmes furent fusillées à Cruz Cuberta. Marie-Thérèse avait 83 ans ! Son grand âge n' avait pas adouci les bourreaux... Ses filles avaient entre 54 ans et 39 ans. Des religieuses sans défense qui ne s' étaient jamais occupées de politique...

La bienheureuse Marie-Thérèse avait demandé d' être fusillée la dernière, afin d' encourager ses filles à la fidélité envers leur Divin Epoux. Elles crièrent toutes : " Vive le Christ-Roi " et pardonnèrent à leurs meurtriers avant de rendre l' âme.
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23 octobre 2007 2 23 /10 /octobre /2007 20:43
Le 23 octobre 1936, un groupe de jeunes religieux Passionistes fut exécuté à Manzanares.
Il s' agit des bienheureux  Hildefonse de la Croix  (  Anatole Garcia Nozal, né le  15 mars 1898, dans la province de Palencia ) qui fit sa profession en 1914 et fut ordonné prêtre en 1924 ;
Justinien de Saint-Gabriel ( Justinien Cuesta Redondo, né le 19 août 1910, dans la province de Palencia ) qui fit sa profession en 1926 et fut ordonné prêtre en 1934 ;    
Euphrase de l' Amour-Miséricordieux ( Euphrase de Celis Santos, né le 13 mars 1915, dans la province de Palencia ) qui fit sa profession en 1932 et poursuivait encore ses études théologiques ; 
Thomas du Très-Saint-Sacrement ( Thomas Cuartero Gascon, né le 22 février 1915, près de Saragosse et frère de sang du Frère Joseph-Marie ) qui fit sa profession en 1933 et poursuivait encore ses études théologiques ;
Honorin de ND des Douleurs ( Honorin Carracedo Ramos, né le 21 avril 1917, dans la province de Palencia ) qui fit sa profession en 1933 et poursuivait encore ses études théologiques. 
Joseph-Marie de Jésus ( Josémaria Cuartero Gascon, né le 24 avril 1918, près de Saragosse et frère de sang du Frère Thomas ) qui venait juste un an auparavant ( le 23 octobre 1935 ) de faire sa profession temporaire.

Le plus âgé, le Père Hildefonse, avait 38 ans ; le plus jeune, le Frère Joseph-Marie avait 20 ans... 

martires-de-daimiel.jpg

Ces Passionistes furent les derniers fusillés de leur communauté de Daimiel, près de Ciudad Real. Les premiers le furent le 23 juillet 1936,  quelques jours après le début de la guerre civile, d' autres furent fusillés dans différents lieux.
Ils avaient été guidés sur le chemin du martyr, par le Père Nicéphore de Jésus-Marie ( 1893-1936 ), leur Provincial.
Tous les religieux, au nombre de vingt-six,  avaient reçu l' absolution dans la nuit du 21 au 22 juillet et avaient reçu, une dernière fois tous ensemble, la Sainte Communion en préparation de leur arrestation.

SEIZE SUR LES VINGT-SIX AVAIENT  ENTRE  18  ET  21  ANS !
Ils se préparaient à partir en mission pour l' Amérique latine.

Ils furent béatifiés en 1989. Leur mémoire liturgique est le 23 juillet.

Lien ( in English, en espagnol, etc...) :
www.passiochristi.org
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