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  • : le blog ut-pupillam-oculi par : Eric
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  • : Je me propose de partager quelques réflexions, et de voyager avec vous dans l' univers spirituel de personnalités d' exception. Vous pouvez me laissez vos commentaires, afin que je puisse corriger les articles si nécessaire.
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25 novembre 2007 7 25 /11 /novembre /2007 21:27
 serrano-lopez.jpg  Hyacinthe ( Jacinto ) Serrano Lopez naquit à Urrea de Gaén, près de Teruel en Aragon, le 30 juillet 1901. Il fit des études de chimie, puis entra dans l' Ordre de saint Dominique.
Il avait une grande ténacité et était d' une intelligence remarquable.Il était aussi doué de grandes dispositions musicales et composa de belles oeuvres.

Il écrivait des ouvrages apologétiques et des articles dans des revues dominicaines.
Son courage spartiate le fit rester dans la zone républicaine, lorsque le soulèvement national eut lieu en juillet 1936. Il devait aider ses Frères restés sur place.

Etant donné le fait qu' il avait des papiers officiels ( en tant que chimiste ) qui lui permettaient de se mouvoir facilement dans la zone en question, le Provincial de l' Ordre des Frères Prêcheurs d' Espagne le nomma Vicaire Apostolique des Dominicains qui se trouvaient dans les lieux de persécution.


L' obectif était de prendre soins de ses Frères, tenus à la clandestinité. Pour se faire, il renonça à un poste d' ingénieur chimiste qu' on lui proposait dans une usine. Il aida un certain nombre de ses confrères à passer la frontière. Cela éveilla des soupçons.
Finalement la milice décida de l' emmener dans son bourg natal, afin de faire une enquête sur son passé et d' être jugé.

Mais en arrivant à Puebla de Hijar, les miliciens considérèrent qu' il était suffisemment identifié et le fusillèrent. Il mourut en criant : " Vive le Christ-Roi ! " le 25 novembre 1936.
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22 novembre 2007 4 22 /11 /novembre /2007 20:00
esqueda-mexique.jpg  Pierre ( Pedro ) Esqueda Ramirez naquit au Mexique, à San Juan de los Lagos dans l' Etat de Jalisco, le 29 avril 1887. Devenu prêtre diocésain, il se dévoua avec un soin particulier et une véritable passion aux enfants. Il leur enseignait le catéchisme avec rigueur et charité. Il fonda une école et plusieurs centres de catéchisme pour les enfants des familles paysannes.

Lorsqu' il fut incarcéré, à cause des lois Calles, il fut gravement blessé au visage. Le soldat qui l' avait torturé lui cria : " Maintenant tu te repentiras d' être prêtre. "
 " Pas un seul instant "  lui répondit-il " Il m' en manque peu pour voir le Ciel. "


Le 22 novembre 1927, il fut tiré de sa cellule pour une parodie de jugement. Des enfants se trouvaient près du lieu de son supplice. Il leur dit : " N'abandonnez pas le catéchisme, et n' abandonnez jamais, pour quelque motif que ce soit, la doctrine chrétienne ! "
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22 novembre 2007 4 22 /11 /novembre /2007 19:26

François ( Francisco ) Lahoz Moliner naquit à Campos, près de Teruel en Espagne, le 15 octobre 1912. Il fut baptisé le jour suivant. Il désirait entrer chez les Frères de saint Jean-Baptiste de La Salle et devint aspirant à Cambrils le 10 août 1925. Il n' avait pas encore treize ans.

Il prit l' habit le 2 février 1929 à seize ans sous le nom de Bertrand-François . Il devint ensuite professeur pour les jeunes apprentis, et ensuite enseigna la catéchèse aux novices. Il était austère de caractère et ferme dans ses décisions. C' était un travailleur infatigable qui ne se ménageait pas. 
Après le soulèvement de juillet 1936, les communautés vécurent dans la clandestinité. En septembre, alors qu' il était chargé de raccompagner chez eux des novices de Valence et d' Aragon, il fut arrêté sans avoir pu gagner l' Aragon. Il fut, avec son confrère le Frère Elie-Julien, emprisonné.

Après une période d' isolement, il fut jugé au camp de Benimaclet et exécuté le 22 novembre à Picadero de Paterna. Il avait seulement 24 ans !
Son corps fut jeté dans une fosse commune du cimetière de Valence.

bertrand.jpg

Julien ( Julian ) Torrijo Sanchez naquit à Torrijo del Campo, près de Teruel en Espagne, le 17 novembre 1900. Il fut baptisé le jour suivant. Comme le Frère Bertrand-François, il devint aspirant à Cambrils, en Catalogne. Il avait 16 ans. Il prit l' habit à Hostalets de Llers sous le nom de Frère Elie-Julien.
Il devint instituteur à Santa Coloma de Farnès en 1920, puis étendit son apostolat au noviciat de Cambrils, à l' internat de Manlleu, en tant qu' administrateur, puis à Saint-Hippolyte de Voltrega, Condal et au Collège de ND du Mont-Carmel à Barcelone.
De santé frangile, il dut retourner à l' infirmerie de Cambrils. C' est là que la guerre civile le surprit.

En septembre, alors que la région était devenue un bastion des " Rouges ", le Frère Bertrand-François et lui-même furent chargés de raccompagner des novices et des élèves du scolasticat dans leurs familles en Aragon. Ils ne purent poursuivre leur chemin, tant le désordre était grand. Ils réussirent à abriter les jeunes novices dans diverses familles amies à Valence, avant pensaient-ils de reprendre le chemin. 
Alors qu' il rendait visite à un groupe d' entre eux, il fut reconnu avec le Frère Bertrand-François comme religieux et arrêté.
Le Frère Elie-Julien avait 35 ans, lorsqu' il fut fusillé à Picadero de Paterna le 22 novembre 1936.

--lie.jpg

Les deux Frères furent béatifiés avec trois autres Frères des Ecoles Chrétiennes de Barcelone, le 11 mars 2001, par Jean-Paul II. Il avaient donné leur vie pour la jeunesse laborieuse en apprentissage dans leurs écoles. Leur mémoire liturgique est le 22 septembre.

Lien sur les bienheureux et leur chapelain, assassinés le 23 octobre 1936 : http://ut-pupillam-oculi.over-blog.com/article-13287096.html

165 Frères des Ecoles Chrétiennes trouvèrent la mort en Espagne pendant cette tragique guerre civile. 
58 Frères ont été récemment ( le 28 octobre ) béatifiés à Rome. 44 étaient de Catalogne. Leur mémoire est fixée au 6 novembre.

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20 novembre 2007 2 20 /11 /novembre /2007 19:54
milagros-ortells.jpg  Milagros ( Marie des Miracles ) Ortells naquit à Valence le 29 novembre 1882 dans une famille de commerçants aisés. Elle fut béatifiée par Jean-Paul II en 2001. Elle vécut une enfance profondément chrétienne, et avait même un attrait surprenant à son âge pour la mortification.

Elle entra chez les Capucines de Valence en 1902. Elle fut succesivement infirmière, sacrisitine, en charge du réfectoire, puis maîtresse des novices. Elle emplit ses offices avec fidélité.
Ses Soeurs se souviennent d' elles comme une religieuse reccueillie et serviable, animée d' une grande charité fraternelle. On remarquait sa foi en l' Eucharistie et sa dévotion envers l' Immaculée. Elle s' infligeait aussi de sévères pénitences.

Lorsque les événements, qui allaient conduire à la guerre civile, éclatèrent le 18 juillet 1936, les Soeurs capucines s' étaient déjà dispersées. 
Elle alla vivre chez sa soeur Maria Davalos, née Ortells, son aînée de deux ans. Sa soeur était veuve. Elle avait été quelques temps religieuse salésienne ; mais avant de prononcer ses voeux définitifs, elle avait préféré retourner dans le siècle et se marier. Elle habitait depuis son veuvage dans un petit appartement qui se trouvait dans un immeuble appartenant aux religieuses de la Doctrine Chrétienne. Elle était amie des religieuses, sans être agrégée à leur Congrégation. Elle prenait  plutôt part aux réunions de l' Action Catholique de sa paroisse et faisait partie de diverses associations charitables. 

La Bienheureuse Marie des Miracles y demeura cloîtrée, menant une vie de prières, sans prendre part aux luttes du dehors. Déjà, au début de la 2nde république, elle avait été obligée de vivre quelques temps en dehors du Couvent à cause des persécutions, qui paraissent bénignes, en comparaison de celles qu' elle devait subir désormais. 

Au bout de peu de temps, alors que la ville était devenue le bastion des forces révolutionnaires et anarchistes, elle ne voulut pas compromettre sa soeur, et partit rejoindre le groupe expulsé des religieuses de la Doctrine Chrétienne qui avait trouvé un asile dans un entresol de la rue Chapi ( aujourd' hui 9 rue Almirante ), laissé à sa disposition par Maria Davalos. 
Il ne restait que quinze Soeurs âgées ou sans famille, les autres avaient trouvé refuge dans leur famille respective, ou chez des amis. Ainsi la bienheureuse Capucine et la bonne veuve aidèrent-elles comme elles le purent les quinze religieuses apeurées. Mais ces dernières allaient bientôt, sous la direction de leur Supérieure, se raffermir...Maria Davalos avait des relations chez les républicains de la mairie de Valence, et malgré les continuelles fouilles ou interrogatoires à la milice locale, les religieuses menaient une vie retirée et espéraient-elles, relativement protégée.

Les miliciens firent irruption dans l' entresol, le 20 novembre 1936, et obligèrent les seize religieuses, en majorité âgées, ainsi que la propriétaire Maria  à monter dans un camion. Elles furent torturées, puis fusillées à Picadero de Paterna.

Les restes de la bienheureuse Marie des Miracles et de sa soeur Maria furent inhumés en 1940 au monastère Sainte-Claire des Capucines de Valence.


Les quinze religieuses furent béatifiées en 1995 ( voir article précédent ). Le procès en béatification de Maria Ortells de Davalos est en cours.
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20 novembre 2007 2 20 /11 /novembre /2007 19:48
lloret.jpg   La Mère Angèle de Saint-Joseph, née Françoise ( Francisca ) Lloret, fut béatifiée le 1er octobre 1995 à Rome avec ses quatorze compagnes espagnoles de la Congrégation de la Doctrine Chrétienne, martyrisées le 20 novembre 1936 près de Valence, et deux autres Soeurs de la même Congrégation, arrêtées à Carlet.

Supérieure Générale de la Congrégation, elle ordonna à ses filles le 19 juillet 1936, lendemain du soulèvement national,  de quitter la maison mère et le noviciat de Mislata, aux vues du péril. Elles partirent vêtues en civil. Beaucoup se réfugièrent dans leur parenté, ou chez des amis. Mais certaines âgées ou éloignées ne surent où aller...La Mère Angèle emménagea avec quatorze religieuses, dont une novice, dans un entresol que Maria Ortells, veuve d' un commerçant aisé M. Davalos, avait mis à leur disposition, à la périphérie de Valence.

Elles furent arrêtées dans la nuit du 19 au 20 novembre 1936 avec Mme Davalos ( voir  mon article du même jour ) et sa soeur la bienheureuse Marie des Miracles de Valence, qui les avaient continuellement aidées.

Torturées, elles furent fusillées ensuite à Picadero de Paterna, à six kilomètres de la ville, en pardonnant à leurs bourreaux. 
Deux autres soeurs de la même Congrégation - Soeur Amparo et Soeur Marie du Calvaire - furent aussi arrêtées à la même époque à Carlet et condamnées à mort.
 
La plupart d' entre elles étaient âgées.





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19 novembre 2007 1 19 /11 /novembre /2007 04:04
Elisée Garcia Garcia naquit le 25 août 1907 à El Manzano, près de Salamanque. Il était le plus jeune de quatre fils. Son frère aîné, Etienne - Esteban en espagnol - entra chez les Salésiens de don Bosco en 1926, après son service militaire et quelques années passées à gagner sa vie comme tailleur, pour aider ses frères demeurés orphelins. Il devait mourir lui aussi martyr, à Malaga, le 24 septembre 1936.

Elisée voulut suivre l' exemple de son frère aîné. Il habita près d' Alicante à Campello, où il étudia comme aspirant chez les Salésiens ; mais à partir de 1931, la situation avait empiré en Espagne, pendant la période républicaine. Il eut lui-même des difficultés avec ses confrères; néanmoins, il fit son entrée chez les Salésiens de don Bosco en 1932, en tant que professeur coadjuteur, à Gérone.

Puis il fut envoyé à Saint-Vincent dels Horts, en Catalogne dans la province de Barcelone. Quand la guerre éclata, en juillet 1936, il ne voulut pas abandonner les garçons dont il avait la charge. Mais au bout de quelques jours, les religieux furent expulsés. Il partit lui aussi, puis retourna en ville au bout de quelques mois, pour rendre visite à Alexandre Planas. Ils furent tous les deux arrêtés. Leur passé récent d' éducateurs chez des religieux suffit à les faire fusiller le 19 novembre 1936.

--lis--e-garcia.jpg


Alexandre Planas Sauri naquit à Mataro le 31 octobre 1878. Il voulut se faire religieux chez les Salésiens ; mais il ne le put, car il était sourd.
Néanmoins, il passa toute sa vie à aider et à travailler pour les Salésiens. Ils furent sa véritable famille. Il vécut quarante ans parmi eux à Saint-Vincent dels Horts. Il était respecté et estimé. Sculpteur doué, il avait une grande culture et un profonde vie intérieure. Il resta au Collège, en attendant des jours meilleurs, pour garder les locaux ; mais la visite que lui rendit Elisée Garcia leur fut fatale. Ce fut le prétexte pour les condamner à mort.

alexandre-planas.jpg 
Ils furent béatifiés par Jean-Paul II en 2001.
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18 novembre 2007 7 18 /11 /novembre /2007 01:50
santa-engracia.jpg  L' Ordre de la Visitation, fondé par saint François de Sales et sainte Jeanne de Chantal en 1610, donna aussi de son sang, lors de la tragique guerre civile d' Espagne ( 1936-1939 ). Il s' était installé à Madrid en 1749. Le premier monastère fut fondé par deux Françaises, Mère Anne-Sophie de La Rochebardoul et Mère Anne-Victoire d' Oncieu.
 

Les sept Visitandines de Madrid provenaient de diverses provinces d' Espagne. Elles menaient une vie de prière et de mortification, mais cela ne suffit pas à leur garantir l' immunité en cette époque de violences révolutionnaires et de haine de la Foi.

Comme sous la Terreur de la révolution française et comme au Mexique sous les gouvernements francs-maçons,le simple fait d' être prêtre ou religieuse suffisait à être assassiné. Au début de la guerre, en juillet 1936, les Soeurs quittèrent leur monastère - construit en 1883 - et se réfugièrent en Navarre. Mais sept Soeurs restèrent à Madrid et se cachèrent dans un sous-sol adjacent à leur couvent, s' efforçant de poursuivre héroïquement leur vie de religieuses selon leur Règle, dans la contemplation et l' offrande personnelle. Il s' agissait de la cave du 4 rue Manuel Gonzales Longoria. 

visitandines-espagnoles.jpg     Le 18 juillet 1936, le couvent fut immédiatement attaqué et incendié, puis transformé en caserne pour les milices révolutionnaires. Au milieu du mois d' août, deux femmes cruelles de l' immeuble signalèrent la présence des religieuses vêtues en civil, dans un sous-sol non loin du Couvent. Des perquisitions eurent lieu fréquemment et elles furent surveillées.  Des prêtres parvenaient toutefois à les visiter en cachette pour dire la Sainte Messe. Une des soeurs des religieuses leur apportait aussi la communion. Le 17 novembre au soir, elles furent fouillées par la milice de la Fédération Anarchiste ibérique. " Nous reviendrons demain ! " Elles passèrent la nuit en prières. 

Le lendemain18 novembre au soir , elles furent chargées dans une camionnette. Ayant fait le signe de croix, en vue de leur fin prochaine, la foule les conspua. " C' est ici tout de suite qu' il faut les fusiller, ce signe de croix est une provocation ! "

Elles furent conduites en dehors de la ville, et se tenant toutes par la main, elles furent fusillées dans la soirée.

Miraculeusement, la plus jeune, la Soeur Marie-Cécile, ne fut pas atteinte par les projectiles. Elle lâcha la main de la Soeur morte qui se trouvait à côté d' elle, et prit la fuite dans la nuit. Prise de panique, elle courut ! Mais peu de temps après, elle croisa deux policiers. Elle s'écria : " Je suis une des Soeurs ! "
Elle fut aussitôt conduite dans une de ces innombrables prisons provisoires, où se tenait un tribunal populaire. Elle confessa à nouveau son identité et elle fut condamnée à mort. Elle fut fusillée à l' aube du 23 novembre 1936, devant un mur du cimetière de Madrid, à côté d' une autre femme et de dix jeunes gens. Pratiquement, elle avait subi le martyre deux fois... 

Après la guerre, on ouvrit la fosse commune pour retrouver son corps qu' on identifia, grâce au petit crucifix qu' elle portait au cou. Depuis lors, il est conservé comme une relique au Monastère des Visitandines de Madrid.

santa-engracia-madrid.jpg

Les Soeurs avaient été guidées spirituellement par Mère Marie-Gabrielle de Hinojosa. 

Celle ci était née près de Grenade le 28 juillet 1872 dans une famille aisée et nombreuse. Devenue orpheline, à huit ans, elle avait passé son enfance et sa jeunesse à Madrid chez l' un de ses frères, Edouard, devenu son tuteur. A quinze ans, en pélerinage à Lourdes, elle avait formulé le voeu de se consacrer à Dieu. Elle avait sollicité son admission au Couvent à l' âge de 19 ans, sous le nom de Marie du Refuge. 
Elle y fit sa profession le jour de l' Annonciation, en 1894. Bien que de caractère timide et réservé, elle fut choisie comme Supérieure de 1929 à 1936. Au début de la guerre, elle était restée dans la capitale avec les six autres soeurs comme Supérieure du petit troupeau. Elle donna la permission à chacune de ses filles de partir trouver refuge chez des amis ou en famille ; mais aucune ne voulut quitter la communauté, et toutes se préparèrent au don de soi librement.

Hinojosa-Naveros-copie-1.jpg

Dans la dernière lettre qui est conservée d' elle, elle avait écrit : " Mon Dieu et Seigneur, nous sommes entre vos mains ; faites de nous ce qui conviendra. " Elle mourut à l' âge de 64 ans.

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Les autres Soeurs de la Visitation étaient :

Cavestany-Anduaga.jpg  Thérèse-Marie Cavestany Andauga, Soeur économe, 48 ans. Elle naquit près de Cadix, mais passa toute sa vie à Madrid. Son père était un homme de lettres et elle eut quinze frères et soeurs !  Elle était devenue religieuse en 1914 et débordait de félicité.

Barrera-Izaguire.jpg  Josèphe-Marie Barrera Izaguirre, Soeur infirmière, 55 ans. Aînée de cinq enfants, elle était fille d' un commandant de marine et passa sa jeunesse à Cadix et à Malaga. Elle était entrée à la Visitation en 1918. Elle était pleine d' abnégation et d' un caractère silencieux. Elle avait une grande dévotion pour saint Joseph. Quelques semaines avant le jour fatal, elle avait déjà été arrêtée pendant 24 heures avec la Soeur Thérèse-Marie. 

Zudaire-Galdeano.jpg Marie-Agnès Zudaire Galdeano, 36 ans était née en Navarre dans une famille très pieuse de six enfants. Un de ses frères devint Mariste. Elle était entrée en 1919 à la Visitation. Elle était serviable et limpide. Lorsque les événements de 1931 obligèrent la communauté à se réfugier quelques temps en Navarre, elle fut contente de se trouver près des siens. Elle accepta cependant avec joie de rester à Madrid à partir de mai 1936, sachant qu' elle s' exposait au danger. Peu de temps avant le 18 novembre, malade, elle avait dû s' aliter : mais elle refusa de consulter à l' hôpital, pour ne pas être séparée de ses Soeurs. Elle fut transportée dans la camionnette...

Olaizola-Garagarza.jpg Marie-Angèle Olaizola Garagarza, 43 ans. Huitième et dernière enfant d' une famille austère du Pays Basque, elle entra en 1918 à la Visitation de Madrid, en tant que Soeur externe. Elle était animée d' un esprit salésien affirmé. Elle priait pour ses persécuteurs sans aucun murmure contre eux. Lorsqu' un de ses frères lui proposa de trouver asile chez lui, elle refusa avec douceur.

Lecuona-Aramburu.jpg Marie Lecuona Aramburu, 39 ans, était l' aînée d' une famille basque de quatorze enfants. Dans son enfance, elle faisait la classe bénévolement pour des enfants plus jeunes. Elle dû travailler pour aider sa famille. Elle était entrée en 1924 au Couvent en tant que Soeur externe. Elle aimait généreusement sainte Marie, mère de la Visitation. Elle était d' un caractère plein de tempérament et actif.


Cendoya-Araquistain.jpg Marie-Cécile Cendoya Araquistan, 26 ans, dont le dies natalis est le 23 novembre. Elle était née parmi quatre filles dans une famille profondément chrétienne du Pays Basque. De caractère aimable et humble, et elle avait parfois un tempérament vif. Elle était devenue religieuse en 1930. Quelques mois après, lorsque les premières atteintes à la liberté religieuse commencèrent, elle refusa de trouver refuge chez ses parents. Lorsqu' elle émit sa profession à l' automne 1935, elle était rayonnante de joie.

Elle furent béatifiées le 10 mai 1998, par Jean-Paul II.

Lien ( en espagnol ) : http://www.visitacionmaria.com 

Le monastère rouvrit en 1940. L' église, qui avait été transformée en garage, abrita dès lors dans la crypte les restes de quatre Soeurs, tandis que trois autres - dont la bienheureuse Marie-Cécile - étaient enterrées à la Valle de los Caidos.

bienheureuse-marie-c--cile-cendoya.jpg


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16 novembre 2007 5 16 /11 /novembre /2007 21:54
Juan Manuel ( Jean-Emmanuel ) de los Rios Rueda naquit le 16 novembre 1903 à Talavera de la Reina, dans le diocèse de Tolède.C' est aujourd' hui l' anniversaire de sa naissance sur terre.
Il fut ordonné prêtre le 19 mars 1927, jour de la Saint-Joseph, patron de l' Eglise Universelle. C' était un jeune prêtre prometteur pour le diocèse. Il avait étudié à l' Institut Pontifical des Etudes Bibliques à Rome.
Il collaborait à des revues spécialisées et préparait une étude sur les Ecritures.

Il était professeur et vice-secrétaire de l' archevêque de Tolède.

Tolede.jpg

Dans l' après-midi du 30 juillet 1936, des miliciens vinrent arrêter le jeune prêtre, ainsi que l' abbé Maldonado ( 1880-1936 ), chapelain de la cathédrale. Pendant tout l' été, des massacres de prêtres et de religieux avaient lieu, mais ils avaient décidé de ne pas bouger de chez eux.
Ils furent fusillés aussitôt après à quelques mètres sur la place de la Cabeza. Ils moururent en se tenant la main pour se donner du courage.

de-los-rios-maldonado.jpg

Ils font partie des nouveaux bienheureux, béatifiés le 28 octobre 2007 à Rome. 

Lien ( en espagnol ) : http://persecucionreligiosa.es/toledo/t_martires.html
Lien ( en français ) : http://fr.wikipedia.org/wiki/martyrs_de_la_guerre_d'Espagne
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13 novembre 2007 2 13 /11 /novembre /2007 18:56
 gonga-martinez.jpg  Jean ( Juan )  Gonga Martinez naquit le  25 mars  1912 à Carcagente ( Carcaixent en dialecte valencien ), dans la province de Valence, en Espagne. Cette jolie région située près de la sierra est parsemée de champs d' orangers.
Il fut baptisé le 28 mars de la même année,et reçut le sacrement de confirmation le 13 octobre 1926 à la paroisse de ND de l' Assomption.
Depuis sa première communion, le 25 mai 1922, le jeune Jean commença une vie d' apostolat auprès de ses amis d' école, puis plus tard au sein de la jeunesse de la ville.
Il avait le désir d' être prêtre ; mais une longue maladie qui allait affaiblir sa santé lui interdit de réaliser son voeu.

Il adhéra à l' Action Catholique, au sein de laquelle il fut un apôtre assez actif. Il fasait le catéchisme, et il réussit à obtenir de Dieu la conversion de quelques uns de ses amis. Il devint célèbre dans sa ville pour les oeuvres sociales et charitables dont il se faisait le promoteur. On l' appelait même le petit saint...Il était simple employé de bureau.

 Alors qu' une partie de l' Espagne était entrée depuis une semaine dans l' opposition au régime républicain affaibli, divisé et corrompu et qu' une autre partie de l' Espagne se défendait de l' insurrection armée en prenant comme bouc émissaire l' Eglise, Jean Gonga fut arrêté à la sortie de la messe. Nous étions le 25 juillet 1936. Bientôt le culte allait être interdit et déjà on pourchassait les prêtres, les religieux et les religieuses, ainsi que les fidèles les plus actifs. Le conflit allait se radicaliser. La plupart des Catholiques qui se firent massacrer n' avaient rien à voir avec la politique. Il pratiquaient simplement la Foi de leurs ancêtres...Il est faux de juger l' Eglise comme l' instigatrice des troubles ; elle ne fit que subir un nouveau massacre des innocents. Certes elle se rallia au régime vainqueur pour éviter des purges encore plus sanglantes ; mais elle fit volte-face environ vingt-cinq ans plus tard.

Le jeune homme - il avait 24 ans - fut relâché, faute de preuve d' activités politiques anti-républicaines. Il n'était qu' un simple militant de l' Action Catholique qui pratiquait l' apostolat en milieu laïc, c' est-à-dire sur le lieu de travail, à l' usine, au bureau, dans l' exploitation agricole ou bien à l' université. Il n' y avait pas d' imprégnation idéologique. L' Action Catholique, voulue par le Pape Pie XI pour lutter contre la déchristianisation et atteindre les Chrétiens, là où le prêtre ne pouvait se rendre, était un jeune rameau de l' Eglise dont le zèle et la générosité de ses membres insufflèrent un immense renouveau parmi les fidèles, et notamment la jeunesse. Il en fut ainsi dans de nombreux pays catholiques, et en Espagne particulièrement...L' Action Catholique n' avait pas été atteinte par la contagion idéologique qui fut la sienne à partir des années 1960.

Après sa libération, Jean préféra se réfugier, en attendant de meilleurs moments, en dehors de la ville. Personne ne savait combien de temps allaient durer les événements qui au fil des semaines se transformèrent en guerre civile par la radicalisation des deux camps. 
La région de Valence était un bastion républicain, traversé par différents courants socialistes, républicains-bourgeois, anarchistes, anarcho-syndicalistes, marxistes, trotskistes et communistes. Il fallait éliminer les traces de l' Espagne de toujours, l' Espagne qualifiée d' ancienne...Toujours le même processus ! Qui en était son représentant le plus visible ? le catholicisme, ferment d' unité des différentes populations des provinces espagnoles.

simat.jpg  Jean vint rendre visite en cachette à ses parents demeurés à Carcagente. Il fut aussitôt arrêté, et fusillé le 13 novembre 1936 à Simat de Valldignat. Il tenait en ses mains un crucifix et pardonna à haute voix à ses bourreaux.




Il fut béatifié le 11 mars 2001à Rome avec d' autres martyrs de la même persécution.


Illustration : le monastère de Simat.
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12 novembre 2007 1 12 /11 /novembre /2007 00:24
   Margarito Flores Garcia naquit le 22 février 1899 au Mexique, dans le diocèse de Chilapa à Taxco. Sa famile était d' origine humble, aussi, lorsqu' à 14 ans il décida d' entrer au séminaire, ses parents s' y opposèrent, ne pouvant subvenir à ses études. Il avait déjà terminé son école primaire, et gagnait sa vie depuis l'âge de douze ans, comme commis de magasin.

taxco.jpg

Finalement il réussit à les convaincre, et il entra au petit séminaire de Chilapa à l' âge de 15 ans. Pour gagner un peu d' argent et le donner à ses parents, il faisait office de coiffeur, pour les autres séminaristes. Il fut ordonné prêtre dans la chapelle du grand séminaire, le 5 avril 1924.

bienheureux-margarito-flores-garcia.jpg

Il fut nommé vicaire de la paroisse de Chilpancingo, toujours dans l' Etat de Guerrero. Chaque premier vendredi du mois, il redoublait d' activité et attiraient ses paroissiens à la confession.

Lorsque les événements de 1926, qui allaient mener à la guerre civile, intervinrent, il fut nommé à Tecalpulco.
 
Il rendait une visite à un curé de la région, l' abbé Pedro Bustos, lorsqu' il fut arrêté par les troupes fédérales. Libérés, les deux prêtres partirent se réfugier en montagne. De temps en temps, ils descendaient chercher des vivres chez des proches.
L' interdiction du culte catholique par le gouvernement franc-maçon de Calles l' exposait à de grands risques ; néanmoins il partit pour Mexico, afin de prendre contact avec des proches, et de suivre des cours de dessin à l' académie Saint-Charles. C' était une façon pour lui de continuer son apostolat pacifique.
Un jour, il fut interrogé en chemin dans une auberge par des soldats fédéraux qui cherchaient un prêtre, mais il se fit passer pour médecin.

A Mexico, il fut appréhendé par la police, en juin 1927, car on le soupçonnait d' appartenir à la Ligue Nationale de Défense Religieuse. Il fut accusé d' avoir confessé des citoyens mexicains...En prison, il soutenait spirituellement ses codétenus.
Sur l' intervention de la famille Calvillo qu' il connaissait et qui était amie du général de la police, il fut finalement libéré fin juillet ; mais dès lors il redoubla de ferveur et se prépara au sacrifice ultime en se dévouant totalement à son ministère de prêtre. La mort du prêtre David Urribe (1 ), survenue en avril, pour avoir refusé de devenir évêque schismatique d' une Eglise créée par le gouvernement, lui inspira le martyre. Il repartit pour Chilapa en octobre. La veille il offrit sa messe pour le salut du Mexique.

margarito-flores-interieur.jpg

Alors qu' il allait à Atenango del Rio pour secourir des âmes, il fut surpris par des soldats fédéraux. Les mains attachées, en sous-vêtements, et pieds nus, il fut forcé par les soldats qui étaient à cheval de parcourir sous les coups le chemin de Tuliman pour comparaître devant les autorités locales. Il réclamait de l' eau en vain et recevait des coups en échange.

 A l' issue de quelques questions expéditives, il fut condamné par le capitaine Manzo le 12 novembre.
On lui permit cependant de choisir le lieu de son exécution et le jeune prêtre leur désigna le côté arrière de l' église du bourg.

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Il prit quelques minutes pour prier à haute voix le Tout Puissant,et il baisa le sol. Un des soldats du détachement lui demanda pardon et il lui répondit que non seulement il lui pardonnait, mais qu' il le bénissait...Ils le fusillèrent.

Le cadavre du prêtre resta trois heures sur le sol pour l' exemple. Plus tard deux bonnes personnes l' inhumèrent.
Dix-huit ans après son martyre, sont corps fut transféré à Taxco et plus tard enterré dans la chapelle de Notre-Seigneur d' Ojeda, le quartier de Taxco où il vit le jour.

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Il fut béatifié en 1992 et canonisé par Jean-Paul II, le 21 mai 2000 à Rome.

Il est fêté le 21 mai. 

Lien ( en espagnol ) : http://www.taxcolandia.com

(1) Il fut canonisé le même jour que Margarito Flores.
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