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30 mars 2007 5 30 /03 /mars /2007 07:38

 Né à Guadalajara,  Etat de Jalisco, le 20 décembre 1866, il devint prêtre en 1894. Il fut prêtre à Mechoacanejo, village indigène du diocèse d' Aguascalientes ( Jalisco ), où il accomplit toute sa carrière ecclésiastique.

Sa paroisse était pauvre  et il était attentif à secourir les plus démunis. Il portait aussi tout son soin au catéchisme des enfants. Assidu à la récitation du bréviaire et veillant à une célébration de la Sainte Messe empreinte de piété, il était un prêtre de son époque : simple et fidèle aux principes de  saint Pie X notamment dans la réception des sacrements de la part des enfants.

Lorsque la Constitution laïciste de 1917 fut adoptée, les vexations s' intensifièrent contre l' Eglise. Après les lois Calles à partir de 1924, l' exercice public du culte fut suspendu à l' été 1926 et la situation devint insurrectionnelle. Mgr Orozco y Jimenez, archevêque de Guadalajara, avait donné la liberté à ses prêtres pour protéger leur vie soit de se concentrer à Guadalajara en ville, soit de rester au milieu de leurs paroissiens si ceux-ci pouvaient les cacher. Saint Jules Alavarez Mendoza opta pour la seconde solution et administra les sacrements dans des fermes ou des ranchs en changeant de cachettes.

Le 26 mars 1927 le saint curé se dirigeait avec deux garçons ( Gregorio Martinez et Gil Tejada ) vers une ferme  pour confesser et dire la Messe. Mais une unité de soldats les suprit en route. Le curé fut arrêté et incarcéré dans différents endroits, puis à San Julian où l' influence des Cristeros avait été grande.

Le capitaine Grajeda prépara le 30 mars le peloton d' exécution. Le curé lui déclara : " Mon crime est d' être ministre de Dieu. Je vous pardonne et vous demande de ne pas tuer mes deux accompagnateurs qui sont innocents " et il croisa les bras.

 

Il fut béatifié par Jean-Paul II en 1992 et canonisé en 2000.

 

Autre martyr de Jalisco : http://ut-pupillam-oculi.over-blog.com/article-5783035.html

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21 mars 2007 3 21 /03 /mars /2007 18:51

  Michel ( Miguel ) Gomez Loza naquit  en 1888 au Mexique près de Tepatitlan ( Etat de Jalisco ) dans une famille de modestes petits propriétaires terriens.

Dans sa jeunesse, il s' occupa de sa mère devenue veuve, lorsque son frère aîné entra au séminaire de Guadalajara et devint prêtre. Michel avait la charge de la propriété. En plus il s' occupait de catéchisme et d' activités caritatives et sociales dans les villages alentour.

En 1912 il se lia avec le bienheureux Anaclet Gonzalez Flores de son âge, et ils décidèrent d' entamer des études supérieures. Nous étions à l' époque de l' effervescence du catholicisme social. Michel avait fait une tentative au séminaire, mais s' était aperçu qu' il avait une vocation d' apôtre laïc.

Il entra donc au Parti Catholique National et s' inscrivit à la compagnie du Sacré Coeur de Jésus dans sa paroisse de la capitale de l' Etat de Jalisco, Guadalajara. Anaclet et Michel se complétaient dans leurs caractères et leurs actions. Le bienheureux Michel était plus sanguin et le bienheureux Anaclet plus intellectuel.

En 1913 il fut délégué de Tepatitlan à la convention nationale du Parti Catholique National qui eut lieu à Guadalajara. Par la suite il fut soumis à des vexations de la police à cause de cet engagement.

En 1914 il fonda la Société de la Propagation de la Bonne Presse qui édita des écrits catholiques contre le laïcisme ambiant.

Appuyé par l' abbé Toral et le Père jésuite Castro il créa une bourse de travail, une coopérative pour les consommateurs pauvres et un cercle d' études ( le Cercle Léon XIII ) pour des ouvriers. Il fit tout cela en poursuivant ses études !

En 1916 il poursuivit son cursus à la faculté catholique de droit ( devenue la faculté libre des lois ). Il fonda alors l' Association Catholique de la Jeunesse Mexicaine ( ACJM ), et un nouveau cercle qui édita le journal : " le Croisé ".

L' année suivante il créa des cercles d' études pour des jeunes ouvriers, des artisans, des typographes. Il appuya l' action de l' archevêque de Guadalajara, Mgr Orozco y Jimenez, qui appelait à des actions de boycott contre des décrets anti-cléricaux.

En 1920 et 1921 il manifesta contre des activistes bolchéviques qui tentaient de rejoindre la cathédrale. C' était un homme courageux qui allait déployer une vertu essentielle en ces temps :  la vertu de force, vertu chrétienne souvent oubliée par les hommes d' aujourd' hui. Force d' âme essentielle lorsque les moeurs vont vers la négation de la Foi. Il opposait toujours au vice la vertu, au mensonge la vérité, à la haine l' amour.

                                  Cathédrale de Guadalajara, Etat de Jalisco

Il devint avocat en 1922 et épousa Maria Guadalupe Sanchez Barragan dans l' oratoire de l' ACJM. Il vivait la vertu de pureté sans transiger ni en paroles ni en actes, il vécut ainsi celle de l' état matrimonial. Ils eurent trois filles.

Il s' installa dans un bourg de la région des  Altos de Jalisco à Arandas où il défendit la cause des nécessiteux et celle de la paroisse menée par l' abbé de Alba promoteur de la doctrine sociale de l' Eglise.

Le 21 janvier 1923 il pétitionna pour le construction du Christ-Roi à Guanajuato, béni par le délégué apostolique Mgr Filippi qui fut de ce fait expulsé du Mexique.

Ensuite le maire de la ville expulsa Michel Gomez Loza du conseil municipal où il avait été élu et il dû se réfugier  pendant un trimestre dans un autre village. Il découvrit à cette époque l' adoration nocturne du Saint Sacrement lorsqu' il eut sa première fille Maria de Jesus.

Lorsqu' en décembre 1924 le gouvernement décida de fermer le séminaire diocésain, les Catholiques menés par Anaclet Gonzalez Flores décidèrent avec Michel Gomez Loza de créer l' Union Populaire pour défendre leurs droits. Ils reçurent alors la médaille Pro Ecclesia et Pontifice de la part du Pape Pie XI.

                           Anaclet Gonzalez Flores et Michel Gomez Loza médaillés

 

En juin 1925 l' Institut des Sciences appartenant aux Jésuites fut fermé par les autorités, et de nombreux étudiants arrêtés furent défendus par lui. Elles ne s' en tinrent pas là : le gouvernement central interdit l' Association Catholique de la Jeunesse Mexicaine en février 1926. Il fut emprisonné quelques temps.

C' est alors que les lois iniques Calles entrèrent en vigueur et interdirent de fait le culte catholique.

Le boycott massif et pacifique des entreprises nationalisées et des compagnies d' Etat fut décidé par l' Union Populaire provoquant une chute des ressources de l' Etat. La situation fut telle qu' il ne restait plus qu' à entrer dans la résistance armée face aux persécutions religieuses. Michel accepta d' être le chef civil de la région de los Altos et défendit encore de nombreux prisonniers du gouvernement franc-maçon. Toute la région était en pleine guerre civile.

Anaclet fut tué le 1er avril 1927 et la Ligue Nationale de Défense de la Liberté Religieuse conféra au bienheureux Michel Gomez Loza la charge de gouverneur provisoire de l' Etat de Jalisco. Il obtint l' appui des autorités ecclésiastiques de San Juan de los Lagos et installa une imprimerie pour raffermir les troupes catholiques. Il put rencontrer sa famille de temps en temps, mais ses responsabilités devenaient de plus en plus importantes : tours d' inspection, émissions de décrets et de circulaires, arbitrages, etc...Il dut temporiser l' action du général Gorostieta chef local des Cristeros de Jalisco.

Contrairement aux troupes des Cristeros il n' eut pas l' occasion de se servir d' armes, bien qu' il en eut en sa possession.

En octobre 1927 fut organisée un célébration solennelle de la fête du Christ Roi ( fête étendue par Pie XI qui suivait avec inquiétude les événements à toute l' Eglise catholique ). L' Union Populaire adopta la devise Por Dios y por la Patria ! ( pour Dieu et la Patrie )

Les débuts de 1928 dans la province furent calmes. Elle était acquise à la résistance des Cristeros, et les troupes fédérales reculaient.

En mars il s' établit dans la propriété agricole El Lindero près d' Atotonilco, mais une unité gouvernementale avertie par un traître se rendit sur place. Il fut fusillé le 21 mars 1928...

Son corps fut transféré à Guadalajara où il fut enterré. Ses restes reposent aujourd' hui au sanctuaire de la Guadalupe à côté de ceux de son ami Anaclet Gonzalez Flores.

Comme le déclara un journaliste neutre ( Fernando Diaz )  quelques années ensuite : le bienheureux Michel Gomez Loza  " fut un modèle d' amour INTEGRAL pour la bonne cause, un exemple de fermeté et de consistance, avec une conduite morale confinant à la pureté angélique. "   

SS Benoît XVI délégua le cardinal José Saraiva Martins, préfet de la cause des saints, le 20 novembre 2005 à Guadalajara pour sa béatification.

 

Liens : http://www.uag.mx/cristeros

http://posadavienahotel.com/galeria39.htm  in English, en espagnol.

                           Monument à Jalisco des bienheureux Michel et Anaclet

Lien sur le bienheureux Anaclet Gonzalez Flores  : http://ut-pupillam-oculi.over-blog.com/article-6250073.html

 

 

 

 

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10 mars 2007 6 10 /03 /mars /2007 01:00

  Né en 1882 dans l' Etat mexicain du Guanajuato, le jeune Matthieu Nieves vécut une enfance modeste dans une famille d' agriculteurs fervents chrétiens. De santé fragile il eut des difficultés à terminer ses études et dut aider sa famille.

Il entra chez les Augustins où il prononça ses voeux en 1911 sous le nom d' Elie du Bon-Secours.  Il ne devint prêtre qu' à 34 ans en 1916 et fut chargé cinq ans après de la paroisse de la Canada de Caracheo dans une bourgade pauvre du Michoacan.

Il partageait le sort de ses paroissiens ne ménageant jamais sa peine dans une petite ville dépourvue de services sociaux et d' école digne de ce nom.

Depuis son indépendance en 1822, le Mexique n' avait toujours pas trouvé son unité nationale. Les révoltes zapatistes et l' anarchie chronique de certaines provinces n' avaient fait que montrer l' absence de véritable appareil d' Etat défenseur de la légalité.

Une classe de propriétaires latifundiaires en déclin proche des milieux catholiques était concurrencée par une frange de la petite bourgeoisie foncièrement hostile à l' Eglise et parcourue soit d' idéaux socialistes soit d' idéaux progressistes teintés de rationalisme athée. L' immense majorité paysanne était catholique ainsi que les citadins. Une génération formée après la guerre dans la moyenne et petite bourgeoisie commençait à faire naître un catholicisme moderne tourné vers l' enseignement de la doctrine sociale de l' Eglise autour de la théologie du Christ-Roi de l' Univers..

Mais le pouvoir politique américain ne voulait pas que ce pays voisin, fournisseur en pétrole, ne sombre dans un néo-marxisme dangereux pour ses intérêts, et jugeait superficiellement que l' Eglise était source d' inertie sociale. Par conséquent par ses réseaux francs-maçons ou protestants il favorisait cette frange laïciste avide de pouvoir; dont les idées ne pouvaient que prospérer sur ce fond de pauvreté. Mais en fait elles prospéraient d' elles-mêmes depuis le milieu du XIXème siècle chez les fonctionnaires et les militaires nationalistes et dans certains milieux intellectuels.

 Lecture superficielle de la situation ecclésiale qui entraîna une condamnation sans appel...Certes Pie XI avait parfaitement conscience du danger des mouvements de foule de l' époque ( communisme athée et fascisme néo-païen ), mais l' arrivée  du gouvernement Calles en 1924 et surtout les lois de 1926  qui instaurèrent une politique de répression féroce à l égard de l' Eglise surprirent des esprits non préparés.

L' Eglise n' avait pas les moyens matériels de résister. De laïciste le pouvoir nationaliste était devenu athée et persécuteur de l' Eglise semant la guerre civile dans tout le pays. Ce sont les laïcs catholiques qui furent à l' origine de la résistance. Rome mit des années à calmer les esprits, et  finalement à condamner les derniers résistants en les excommuniant, lorsque le gouvernement fit quelques concessions d' apaisement.

 

 

Le Père Nieves pourtant de caractère timide avait calmement décidé de rester avec les siens. Au plus fort de la révolte alors qu' il était interdit par le gouvernement de pratiquer la religion catholique, il prit refuge dans une grotte près de la bourgade et venait distribuer les sacrements. Prudence sans peur inutile. Il vécut ainsi quatorze mois.

Le 7 mars 1928 un détachement de soldats parcourut le secteur et fit interroger la population paysanne, officiellement pour repérer les voleurs de bétail ( en fait le gouvernement avait instauré une loi agraire de regroupement particulièrement impopulaire ). C' est au cours d' un interrogatoire qu' ils découvrirent le Père Nieves. A la question de son métier il répondit qu' il était prêtre, ce qui équivalait à un arrêt de mort. Emprisonné immédiatement avec d' autres villageois, on fit venir des soldats supplémentaires car la population était hostile aux forces gouvernementales.

Ses deux jeunes compagnons Jésus Sierra et Jésus Dolorès ( 28 et 21 ans ) chez qui il s' était caché dans leur ferme furent fusillés. Ils avaient pu obtenir la permission de se confesser au Père Nieves avant de mourir en criant : viva el Cristo Rey !

Le lendemain en route vers la prison de la ville de Cortazar, l' officier du détachement décida finalement de le faire lui-aussi fusiller. Il eut la permission de se préparer pendant une demie heure. Ce qu' il fit comme la préparation de sa propre messe et de celle de son Seigneur. Il bénit les soldats,  récita le Credo et mourut  à cause de la haine de la Foi aux cris de :  vive le Christ-Roi !  C' était le 10 mars 1928.

Le XXème siècle qui avait vu naître l' utopie meurtrière de la révolution rouge n' en était pas encore arrivé au bout de son cours. Celui-ci fut  beaucoup plus meurtrier pour l' Eglise que celui de l' époque de Dioclétien.

Le Père Elie du Bon-Secours fut béatifié le 12 octobre 1997 par Jean-Paul II. 

 

Lien sur un autre martyr mexicain : http://ut-pupillam-oculi.over-blog.com/article-5783035.html

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25 février 2007 7 25 /02 /février /2007 03:29

 Toribio ( Thuribe en français, Thuribius en latin ) Romo Gonzalez naquit en 1900 dans le village de Santa Ana de Guadalupe ( Jalisco ) au Mexique. Il reçut tôt la vocation et entra à treize ans au petit séminaire de Saint-Jean-des-Lacs ( San Juan de los Lagos ) puis au séminaire de Guadalajara où il fut ordonné avec une dispense à cause de son jeune âge. En 1917 le Mexique adopta une Constitution laïciste.

A partir de 1922, il fut vicaire dans diverses paroisses du diocèse, la dernière étant Cuquio. A la prise de pouvoir  en 1924 du président Calles ( 1877-1945  ) franc-maçon et anti-clérical (1) forcené, l' Eglise fut baillonnée par des lois encore plus sévères. Le pays entra dans une guerre civile larvée puis de plus en plus violente.

A Cuquio trois-cents paysans se soulevèrent contre le gouvernement fédéral. Les Cristeros s' armèrent dans le pays entier, provoquant la panique des milieux dirigeants qui avaient fait voter de nouvelles lois agraires. Au début de l' été 1926 la religion catholiqe était pratiquement interdite. En août 1926 le culte public catholique fut suspendu.

La loi du 9 novembre 1926 allait reserrer l' étau dans l' Etat de Jalisco : si les prêtres étaient surpris en train de donner les sacrements, ils étaient passibles de mort. Beaucoup vivaient cachés chez des paysans ou dans des appartements en ville. Les autres étaient voués à la prison ou au peloton d' exécution. 

 

 En septembre 1927 il fut envoyé à Téquila ( Jalisco ) dans une région dominée par les forces fédérales gouvernementales. Le père Thuribe Romo célébrait la messe dans une ancienne distillerie pour quelques fidèles en cachette.

En décembre 1927 son frère cadet Romain fut ordonné au sacerdoce et vint l' aider à Téquila. Ils vivaient cachés dans une barraque de l' hacienda d' un propriétaire terrien Léon Aguirre qui l' avait mise à leur disposition dans son ranch d' Agua Caliente.

Prêtre au coeur sensible et assidu à l' oraison, il avait écrit dans son journal : Seigneur ne me laissez pas un seul jour sans pouvoir dire la messe, sans vous embrasser dans votre communion. "

Le mercredi des Cendres 22 février 1928 il demanda à son frère de l' écouter en confession et lui remit une enveloppe cachetée.

Le 24 février il passa la journée et la nuit à mettre à jour les registres paroissiaux. Il prit un peu de repos vers cinq heures du matin avant de dire la messe un peu plus tard, mais une troupe de soldats des forces fédérales gouvernementales menée par un délateur fit irruption dans la pièce. Le traître leur cria c' est lui le prêtre !  Il fut tiré de son sommeil et à moitié soulevé fut assassiné.

                                             Plutarco Calles 1877-1945

Les soldats le dépouillèrent de ses vêtements et transportèrent son corps en une procession blasphématoire pendant laquelle ils chantaient des obscénités. Il jettèrent son corps dans le village voisin où habitait sa soeur Maria. Elle se rendit à pied à Guadalajara prévenir ses parents qui purent l' enterrer le jour suivant.

Quelques jours plus tard son frère ouvrit l' enveloppe qui contenait son testament : " Cher Père Romain prends soin de nos vieux parents et protège-les des souffrances et prends soin aussi de notre soeur Maria qui fut une mère pour nous. Dis deux messes pour les âmes du purgatoire et rembourse la dette de trois pesos cinquante centimes que je dois au curé de Yahualica..."

A une messe de première communion d' une vingtaine d' enfants quelques jours avant sa mort, tenant l' hostie entre les mains, il avait dit : " Je vous offre Seigneur mon sang pour la paix de l' Eglise. "

En 1948 son corps fut déposé dans une chapelle spécialement construite près de son lieu de naissance à Jalostotitlan.

 

Il fut béatifié en 1992 et canonisé en 2000 par Jean-Paul II. La Constitution anti-catholique de 1917 ne fut que partiellement amendée en 1992.

Lien : http://www.arquidiocesisgdl.org.mx

                               Chapelle de Santa Ana où repose saint Thuribe

(1) Au niveau fédéral, il créa une église patriotique, heureusement sans écho. Il finança l' implantation de " dénominations protestantes " avec l' aide des Etats-Unis; fit fermer les écoles catholiques en imposant l' athéisme obligatoire; expulser les congrégations; interdire les syndicats; confisqua la majorité des églises et fit profaner les autres; soumit à de fortes amendes ou des peines de prison la possession d' images pieuses ou de médailles; prohiba l' enseignement religieux même dans les familles, etc...

Ces mesures ne furent pas appliquées dans les trois-quarts du pays aux mains des Cristeros jusqu' en 1929,  mais le furent partiellement ensuite après la fin de la guerre civile en 1929.

Au niveau des Etats, des lois locales renforçèrent la  répression. Par exemple dans l' Etat de Tabasco soumis aux forces fédérales, pour être prêtre en 1925 il fallait être mexicain de naissance, avec cinq années de résidence consécutives dans l' Etat, avoir plus de quarante ans, avoir fait ses études dans une école d' Etat, et...être marié !! Autant dire une loi provocatrice et inapplicable.

En juin 1926 les églises furent nationalisées, les organisations non-gouvernementales interdites ( donc pour la plupart catholiques ). Une religieuse en activité encourait deux ans de prison, une supérieure six ans ! L' emprisonnement immédiat sans jugement était passible pour toute personne encourageant une autre à prononcer des voeux, ainsi que l' interdiction du port de l' habit religieux...Ce ne furent que les premières mesures qui déclenchèrent d' abord une résistance passive du pays ( 15 millions d' habitants ) puis une résistance armée dans les campagnes.

La mesure qui mit le feu aux poudres fut celle de l' obligation d' enregistrement des prêtres avec serment de non-prosélytisme.


Ce fut la seule mesure à laquelle l' épiscopat mexicain s' opposa...

 

Un seul évêque, Mgr Manriquez ( de Huejulta ) avait protesté début 1926, il fut condamné à un an de prison puis définitivement exilé en 1927.

 TOUS les autres évêques  ( 37 ) se turent. L' un d' entre eux, Mgr Gonzalez ( de Durango ), au début favorable à l' insurrection se rétracta ensuite. Certains furent même très hostiles aux  résistants.

Aux Arreglos de 1929 ( règlements de paix ) imposés par le président Portes Gil avec la médiation des Américains favorables au gouvernement laïciste,  tous les évêques se soumirent aux lois du gouvernement qui permit alors un contrôle de l' Eglise sans en interdire le culte.

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7 février 2007 3 07 /02 /février /2007 11:07

Mgr Anselme ( Anselmo ) Polanco et son vicaire général Philippe ( Felipe ) Piroll ont été béatifiés en 1995 par Jean-Paul II.

Mgr Polanco ( 1881-1939 ), fils de modestes agriculteurs, entra au couvent augustinien de Valladolid à l' âge de quinze ans, puis au couvent de Burgos. Après avoir été professeur, il devint prieur de Valladolid puis provincial en 1932. Il fit de nombreuses visites dans les couvents d' Asie et de l' étranger.

En 1935, il fut nommé évêque de Teruel à une époque où l' Espagne, pauvre et divisée, était déjà agitée depuis quelques années par l' opposition républicaine et franc-maçonne contre l' Espagne traditionnelle.

Lorsque la guerre civile éclata en 1936, son diocèse était sur la ligne de front entre républicains et nationaux. Refusant de se désolidariser des autres évêques espagnols qui avaient fait publier une lettre de protestation, il fut emprisonné en janvier 1938 avec son vicaire général et d' autres compagnons. Pendant treize mois ils menèrent une vie de communauté chrétienne avant d'être finalement mitraillés près du pont de Molins le 7 février 1939.

Le bienheureux Philippe ( Felipe ) Ripoll ( 1878-1939 ) était fils de cantonnier. Il fut ordonné en 1901 et devint au séminaire professeur de latin, de philosophie, de théologie et de droit canonique. Après une retraite chez les jésuites, il s' engagea dans l' Action catholique encouragée à une époque où les masses européennes étaient séduites par les mouvements communistes et fascistes. Il fut nommé vicaire général lorsque Mgr Polanco devint évêque de Teruel en 1935. A cause de la guerre civile la majeure partie des églises du diocèse était saccagée et un quart de ses prêtres fut assassiné. Emprisonné en même temps que l' évêque pendant treize mois, il fut ligoté avec lui, et tué par les rafales d' une mitrailleuse le 7 février 1939. Un berger découvrit peu après les corps des 42 prisonniers à moitié brûlés et abandonnés au pont de Molins.

Leurs restes reposent à la cathédrale de Teruel.

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