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  • : le blog ut-pupillam-oculi par : Eric
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  • : Je me propose de partager quelques réflexions, et de voyager avec vous dans l' univers spirituel de personnalités d' exception. Vous pouvez me laissez vos commentaires, afin que je puisse corriger les articles si nécessaire.
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18 septembre 2007 2 18 /09 /septembre /2007 21:07
Né dans le Pays basque espagnol, le 2 novembre 1884, il était le troisième d' une famille de six enfants au sein d' une famille de paysans profondément religieuse, et animée d' une véritable charité chrétienne. Il vécut une enfance heureuse et simple, rythmée par l' école, les travaux des champs et le service d' enfant de choeur. Il manifesta tôt le désir de devenir Marianiste. Les Marianistes venaient de s' installer à Escoriaza, ayant transformé un ancien établissement balnéaire pour en faire leur maison.



Il entra à 18 ans au noviciat de Vitoria, et fut remarqué par la force de ses dispositions, sa sincérité et sa simplicité d' âme. Il fit ses  premiers voeux en 1903, et se plaça sous la protection de Marie, pour laquelle il avait une grande dévotion. Il devint un instituteur religieux, plein de bonté et de sérieux, plaçant le service du Seigneur et de sa Très Sainte Mère comme unique but de sa vie. Il suivait son chemin avec une piété profonde, et se consacrait de toutes ses forces à son enseignement. Il faisait réciter à ses petits élèves le rosaire, et ne manquait pas de  les stimuler par son exemple à la Messe, avec beaucoup de calme et de charité.

Lorsque la guerre civile éclata en 1936, il était directeur des classes primaires du Collège de ND du Pilar à Madrid. Le 24 juillet, les Rouges réquisitionnèrent le collège et la communauté se dispersa. Le Frère Charles fut deux fois arrêté et deux fois libéré dans l' agitation du moment.
La situation s' étant détériorée, il décida de se rendre à Ciudad Real, où l' un de ses anciens élèves se proposait de l' accueillir. Il y arriva le 29 juillet, après un voyage qui faillit lui coûter la vie. La ville venait d' être prise par les Rouges et les Marianistes de la ville s' étaient eux aussi dispersés. Le climat politique était pire qu' à Madrid, et les religieux étaient les principaux accusés du régime en place. " Ma décision sera celle de Dieu " avait-il coutume de dire. " Du reste que veulent-ils de plus de moi, me tuer ? "
Le 6 septembre, il fut arrêté et placé dans une cellule isolée de la maison du peuple. Parfaitement conscient du danger, il passa ses derniers jours dans la sérénité la plus totale, confiant dans les desseins du Seigneur. La veille de sa mort, il manifesta le désir de se confesser, mais il ne fut pas exaucé.

Dans la nuit du 18 septembre, il fut tiré de son cachot avec d' autres compagnons et fusillé près d' Alarcos, et son corps jeté dans un fosse commune.

Il fut béatifié par Jean-Paul II le 1er octobre 1995.
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13 septembre 2007 4 13 /09 /septembre /2007 19:35
Villalon-Acebron.jpg  Bienvenue Villalon Acebron naquit le 22 mars 1890 à Zafra de Zancara ( Cuenca ) en Espagne. Il entra en 1906 chez les Frères des Ecoles Chrétiennes*, et prit le nom de Frère Aurèle-Marie. Il devint en 1933 directeur du Collège Saint-Joseph à Almeria. Il mourut  " in odium Fidei "  le 13 septembre 1936 à Almeria. Il fut martyrisé avec son confrère le Frère Joseph Rodriguez Gonzalez, né le 14 mai 1885 près de Burgos.


Au début du conflit de 1936, le Front Populaire ordonna d' arrêter les ennemis de la Révolution, en particulier les prêtres et les religieux. Les Frères des Ecoles Chrétiennes d' Almeria ( Congrégation fondée par saint Jean-Baptiste de La Salle ), au nombre de sept, furent emprisonnés dans leur école, puis dans des lieux improvisés dans de terribles conditions.
Pendant la nuit du 29 août, deux évêques et quinze autres prisonniers furent tirés de leur cachot et fusillés. Le lendemain, trois Frères furent assassinés, et leurs corps jetés dans un puit. Le 8 septembre ce fut le tour de deux autres Frères. Et dans la nuit du 12 au 13, celui des Frères Aurèle-Marie et Joseph . On jeta aussi leurs corps dans un puit.

Le Frère Aurèle-Marie avait déclaré : Quel bonheur ce serait pour nous de verser notre sang pour notre idéal, celui de l' éducation chrétienne ! Redoublons de ferveur pour être dignes d' un tel honneur ! "


Ils furent tous assassinés, sans autre forme de procès, pour avoir professé la Foi chrétienne.



  Les sept Frères des Ecoles Chrétiennes et les deux évêques assassinés à Almeria furent béatifiés par Jean-Paul II en 1993 avec un autre prêtre et une jeune femme.
La fête de ces onze martyrs est fixée au 16 octobre. Le calendrier liturgique des Frères des Ecoles Chrétiennes se souvient spécialement des Frères martyrs d' Almeria le 16 novembre.


* Institutum Fratrum Scolarum Christianorum
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12 septembre 2007 3 12 /09 /septembre /2007 18:58
maqueda-lopez.jpg      Ce séminariste de l' archidiocèse de Tolède ( Espagne ), mort à 22 ans,  sera béatifié à Rome le 28 octobre 2007, fête du Christ-Roi,  avec 497 autres martyrs de la guerre civile espagnole.



Il naquit le 10 octobre 1914 à Villacanas et mourut le 12 septembre 1936 à Dosbarrios.


Il entra à onze ans au petit séminaire de Tolède et reçut le sous-diaconat en juin 1936. Sa vie fut courte, mais elle fut centrée par la vocation et éclairée par la vie spirituelle. Il fut arrêté le 23 juin 1936 pour avoir enseigné le catéchisme à des enfants, puis il fut relâché.

Il fut à nouveau arrêté le 11 septembre 1936. Il s' était confessé une heure auparavant auprès de son directeur spirituel, Don Zaragoza. Il savait que sa dernière heure était arrivée. Il avait jeûné la veille et avait demandé à sa mère de le bénir, en disant : " Mère, donne-moi ta bénédiction, car je m' en vais au Ciel ! "

Il ajouta, devant les miliciens qui étaient venus l' arrêter et qui se moquaient de lui :  " Au-revoir au Ciel, au-revoir à tous au Ciel ! "


Il fut enfermé à l' ermitage de ND des Douleurs, qui avait été transformé en prison, et où se trouvait déjà une quinzaine de personnes, jeunes pour la majorité d' entre elles. Son premier geste fut de les réunir autour de lui, et de leur apporter un secours spirituel, en les préparant à leur fin prochaine. Ils passèrent la nuit à prier, en particulier le rosaire.

Ils furent emmenés en camion sur la route, et une fois arrivés près de Dosbarrios à deux heures du matin, débarqués sous les coups. François, les bras levés au Ciel soutenait ses compagnons par la parole et la prière.

Les miliciens lui demandèrent, car il parlait de son Père, si son père était avec lui ? Il répondit : " Vous faites erreur, mon Père est au Ciel ! " Il parlait évidemment du Seigneur...Quant à son père selon la chair, il avait aussi été fait prisonnier par les Rouges. " Et pourquoi es-tu joyeux lui demandirent-ils ? " Ils ne pouvaient comprendre...

Il leur demanda la faveur de mourir le dernier, pour aider ses compagnons par des chants de grâces.

Les miliciens les abatirent à coups de pierres, et fusillèrent les survivants.

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                        Saint Sépulcre


Sa mémoire liturgique sera fixée le 6 novembre.
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4 septembre 2007 2 04 /09 /septembre /2007 20:08
José Bleda naquit à Lugar Nuevo de Fenollet ( province de Valence ) le 23 juillet 1867 dans une famille profondément chrétienne. Il était l' aîné de trois fils. On se souvient de son enfance pieuse. Il dut attendre pour entrer dans les Ordres le retour d' un de ses frères qui servait sous les armes pendant la guerre de Cuba. Il fallait en effet aider la famille...
Il entra donc à 32 ans, en 1900, chez les Capucins à Massamagrell sous le nom de Bérard. Il fit sa profession perpétuelle en 1904 à Orihuela ( province d' Alicante ).
Ses supérieurs dirent de lui qu' il était fils de l' obéissance et que son tempérament était extraordinairement pacifique. Il vécut au couvent d' Orihuela une vie humble et édifiante.

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Au début de la guerre civile en 1936, le couvent fut fermé et le Frère Bérard partit se réfugier chez des proches à la campagne. Il poursuivit sa vie de prière et se dédia à des oeuvres de charité dans la patience et l' humilité. Il était déjà presque aveugle à 69 ans.
La nuit du 30 août 1936, il fut arrêté par le Comité local sous un prétexte fallacieux. Le 4 septembre, il fut conduit sur la route de Beniganim où il fut fusillé...
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30 août 2007 4 30 /08 /août /2007 19:03
José Ferrer naquit le 23 avril 1879 à Albocacer dans la province de Castillon de la Plana au nord de Valence. Il prit l' habit des Capucins en janvier 1896 et fit sa profession l' année suivante sous le nom de Frère Joachim. Après des études de philosophie et de théologie, il fut ordonné prêtre en 1903.
En 1913, il partit pour la Colombie, où il fut nommé en 1925 supérieur régulier de la Custodie ( Province ) de Bogota. A son retour en Espagne, il devint supérieur du séminaire séraphique de Massamagrell. En tant que directeur, il essayait d' insuffler à ses élèves séminaristes l' esprit missionnaire. Il se dédiait aussi au salut des âmes. Il fonda une revue : " la vie eucharistique ", prônant l' adoration eucharistique diurne, spécialement le jeudi, les Heures Saintes, etc...
Quand la persécution anti-religieuse se déchaîna en 1936, il mit en lieu sûr ses séminaristes, et se rendit dans la province de Valence à Rafelbunol. Il put réunir quelques élèves, et ensemble ils se consacrèrent à la prière et à l' étude. Mais le 30 août au petit matin il fut arrêté par des miliciens et conduit à Albocacer, puis passé en jugement devant le président du comité de Rafelbunol à dix heures du matin. A quatre heure de l' après-midi, il fut fusillé sur la route de Villafamès à quelques kilomètres de là...Avant de partir pour son dernier voyage, il avait dit à ses proches: " si nous nous ne voyons pas sur cette terre, je vous dit au-revoir dans la Gloire ! "

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26 juillet 2007 4 26 /07 /juillet /2007 21:06
A de nombreuses reprises, l' Eglise a proclamé bienheureux des groupes de fidèles, de religieux ou religieuses et de clercs qui perdirent leur vie à cause de la haine de leurs proches, de leurs compatriotes ou d' ennemis envers la Foi catholique, dans cette période sombre pour les Catholiques que fut l' entre-deux-guerres. 

Plus d' un million de victimes marqua cette guerre sanglante de l' histoire européenne que fut la guerre civile espagnole ( 1936-1939 ). Les DEUX côtés eurent à déplorer des faits de guerre, mais aussi des crimes innombrables.
 
L' idéologie socialo-communiste, quant à elle, fit des milliers de victimes parmi les serviteurs de l' Eglise. Accuser l' Eglise de simple collusion n' est pas historiquement juste, si l' on considère les souffrances qu' elle endura.

Une véritable persécution contre les Chrétiens eut lieu dans les zones détenues par les rouges ou les anarchistes : des dizaines de milliers de laïcs, près de 4200 prêtres diocésains, 12 évêques, 283 religieuses, 2365 religieux...
Parmi eux, il y eut sept Augustins récollets, d' une branche des Augustins créée en 1588 à Tolède, et devenue autonome en 1911. Leur nom de  " récollets " signifie qu' ils portaient une attention spéciale au recueillement.
Ils furent béatifiés le 7 mars 1999 par Jean-Paul II à Saint-Pierre-de-Rome.


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                       Motril à la fin du XIXème siècle, la Place d' Espagne. 



La passion des Pères augustins récollets eut lieu à Motril près de Grenade. Déjà dans les premiers jours de 1936, leur communauté connut l' angoisse du lendemain : il y eut insultes, menaces, perquisitions, etc...Ils refusèrent de quitter néanmoins leur ville pour rester au milieu de leurs ouailles qui subissaient, pour ceux qui fréquentaient leur église, les mêmes menaces.

A l' aube du 25 juillet 1936, cinq Augustins : les Pères Deogracias Palacios, Léon Inchausti, José Rada, Julian Benigno Moreno y Moreno et le Frère José Ricardo Diez furent enlevés violemment de leur couvent et emmenés à travers les rues, pour être finalement fusillés dans le dos, dans un jardin. Leurs corps furent laissés de nombreuses heures, gisant dans leur sang...

Le martyre du Père Vincent Pinilla et du curé Manuel Martin Sierra fut aussi dramatique. Quand les miliciens prirent d' assaut le couvent, les deux prêtres avaient trouvé refuge à l' hôpital, où ils avaient pu rester toute la journée. La nuit venue, ils partirent se cacher dans l' église paroissiale du Divin Pasteur. Au petit matin, Don Manuel Sierra célébra la messe à laquelle assistaient les Soeurs de l' hôpital et le Père Pinilla. Vers 10 heures et demie, les miliciens firent irruption dans l' église et fusillèrent les deux prêtres devant les passants, sur le seuil de l' église.

Le dernier à donner sa vie fut le Père Vincent Soler,  qui avait trouvé refuge dans une famille amie, mais qui lui-aussi fut découvert le 29 juillet et mis en prison. Il employa son temps à réconforter les codétenus, et à pratiquer un ultime apostolat. 
Il fut fusillé dans la nuit du 15 août 1936 avec 18 autres prisonniers.
 

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Il est frappant de constater que ces Pères augustins avait auparavant consacré leur vie à un lointain apostolat aux Philippines et en Amérique du Sud. Revenus dans leur pays, ils furent assassinés par leurs propres compatriotes, eux qui avaient subi de si grands dangers à l' étranger...


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                  Motril, la Calle Nuova en 1915


Le Père Vincent Soler naquit le 4 avril 1867 près de Saragosse et entra chez les Augustins récollets en 1882 sous le nom de Frère Vincent de Saint-Louis-de-Gonzague. Il partit en mission pour les Philippines en 1889, et il y fut ordonné en 1890. Il connut la persécution de 1898, et retourna en Espagne en 1906.
Il fut Supérieur de la Province andalouse, et en 1926 fut élu Prieur Général de l' Ordre, charge à laquelle il renonça peu de temps après. A Motril, il rénova l' Association de Sainte-Rita, fonda en 1914 le Cercle Catholique des Travailleurs et une école du soir. Il avait 69 ans à sa mort le 15 août 1936.

Le Père Deogracias Palacios naquit le 22 mai 1901 près de Burgos. Il entra à 15 ans au couvent d' Agreda sous le nom de Frère Deogratias de Saint-Augustin, puis fut envoyé en 1923 au Brésil où il devint prêtre en 1925. Il fut missionnaire au Brésil et en Argentine, et retourna en Espagne quelques mois à la fin de 1930, et à nouveau définitivement en 1933. Il fut Supérieur de la communauté de Monachil près de Grenade. En 1936 il était Supérieur de Motril. En accord avec ses Frères, il refusa de quitter la ville. Il avait 35 ans, lorsqu' il fut fusillé le 25 juillet 1936. 

Le Père Léon Inchausti naquit le 27 juin 1859 dans la province de Biscaye. Ayant reçu la permission de son père - mort en odeur de sainteté - il entra chez les Augustins à 19 ans au couvent de Monteagudo, sous le nom de Frère Léon de ND du Rosaire. En 1884, il partit pour les Philippines, où il reçut l' ordination sacerdotale. Il y resta 14 ans, et revint en Espagne en 1898 après la révolution philippine. Il fut ensuite destiné aux missions du Brésil jusqu' en 1921. Il vécut alors au couvent de Grenade, puis en 1927 à Bilbao et enfin en 1928 à Motril. Lorsqu' il mourut fusillé le 25 juillet 1936, il avait 77 ans.

Le Père José Rada naquit près de Sarragosse le 17 novembre 1861. Il entra à seize ans au Couvent de Monteagudo en tant que novice, sous le nom de Frère Joseph de ND des Douleurs. Le 1er juin 1884, il fut envoyé en mission aux Philippines avec le Père Inchausti. Il fut ordonné prêtre à Cébu en novembre 1884. Pendant quatorze ans il fut curé-missionnaire sur l' île de Bohol. Il fut incarcéré pendant trois mois, lors de la révolution philippine.
En 1912 ( il avait 51 ans ) il fut envoyé par ses supérieurs au Brésil où il créa plusieurs paroisses. Il rentra dans son pays natal en 1925 et il reçut la charge de visiter la communauté augustine d' Andalousie. En 1936, il devint prédicateur et confesseur au Couvent de Motril. Il espérait y terminer sa vie qui fut si féconde sous d' autres cieux, mais il fut fusillé le 25 juillet 1936 à 75 ans.

Le Père Julian Benigno Moreno naquit le 16 mars 1871 près de La Rioja. Il entra à quatorze ans comme novice au Couvent de Monteagudo et reçut le nom de Frère Julien de Saint-Nicolas-de-Tolentino. Son oncle saint Ezéchiel Moreno* en était le supérieur. Il fut ordonné prêtre en mai 1894, et en septembre de la même année fut envoyé en mission aux Philippines. Il retourna lui-aussi en Espagne en 1898. Il partit en 1902 pour l' Amérique du Sud, où il se dédia à la prédication et à l' éducation de la jeunesse. Il vécut en Colombie, au Panama, au Vénézuéla et au Brésil. Religieux extrêmement cultivé, il publia des centaines d' articles et de nombreux ouvrages au Vénézuéla et en Espagne. Il revint en Espagne - au Couvent de Motril - en 1933. Lorsqu' il mourut fusillé il avait 65 ans.

Le Frère José Ricardo Diaz naquit dans la province de Léon le 16 février 1909. Orphelin, il devint novice à dix-sept ans chez les Augustins récollets. Il fit sa profession religieuse en 1926 à Villaviciosa près de Madrid sous le nom de Frère Joseph-Richard du Coeur de Jésus. Il prit congé de ses Frères par la suite, à cause d' une crise vocationnelle ; mais en 1932, il retourna au Couvent de Villaviciosa, où il put enfin prononcer ses voeux perpétuels en 1934 à l' âge de 26 ans. Il venait d' arriver à Motril lorsqu' il fut fusillé le 25 juillet 1936 à 27 ans, et était donc le plus jeune de ses confrères.

Le Père Vincent Pinilla naquit le 5 avril 1870 près de Saragosse. Il devint novice à quinze ans et prononça ses voeux des mains du supérieur du Couvent saint Ezéchiel Moreno en 1886 qui lui accorda le nom de Frère Vincent de Saint-Louis-de-Gonzague. Il partit lui-aussi pour les Philippines en 1892 et devint curé de paroisse à Manille, puis à Caplan. Il passa deux ans en prison après la révolution de 1898. En 1900, il retourna en Espagne, et en 1902 partit pour le Brésil. Il avait une grande dévotion envers la Sainte Vierge essentiellement consolatrice. C' est en janvier 1927 qu' il retourna en Espagne, sans savoir qu' il allait à l' ultime sacrifice. Il avait 66 ans, lorsqu' il fut fusillé un crucifix à la main.

Don Manuel Martin Sierra, était curé depuis 1930 de la paroisse du Divin Pasteur de Motril. Il avait été auparavant professeur. Il avait 43 ans lorsqu' il fut assassiné après s' être écrié : " Vive le Christ-Roi ! "
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24 juillet 2007 2 24 /07 /juillet /2007 21:08
martiresdeguadalajaran.jpg  Le martyre de la bienheureuse Marie Pilar de Saint-François-Borgia ( dans le siècle Jacoba Martinez Garcia ) et de ses compagnes se passe pendant la guerre civile espagnole. Ses deux compagnes furent la soeur Marie des Anges de Saint-Joseph ( dans le siècle Marciana Valtierra Tordesillas ) et la soeur Thérèse de l' Enfant-Jésus et de Saint-Jean-de-la-Croix ( dans le siècle Eusebia Garcia y Garcia ).



  Elles étaient Carmélites déchaussées, et pendant longtemps un voile a été couvert sur leur sacrifice et celui de tant d' autres pour ne pas attiser les divisions de l' Espagne d' après-guerre. De même, le martyre de près de 8 000 prêtres, religieux ou religieuses fut passé sous silence. Les trois " bonnes soeurs "  - qualificatif qu' elles méritaient ô combien -  furent béatifiées le 29 mars 1987 par Jean-Paul II à Saint-Pierre-de-Rome.






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La ville de Guadalajara était tombée aux mains des miliciens rouges le 22 juillet 1936. Les Carmélites durent abandonner en vêtements civils leur couvent de Saint-Joseph et se disperser chez des habitants pour trouver un abri.
Dans la journée du 24 juillet, alors que les trois religieuses marchaient dans la rue pour se rendre dans une cachette plus sûre, elles furent reconnues par un milicien qui ordonna à ses compagnons de les abattre. La première à tomber sous leurs balles fut la soeur Marie des Anges. Puis ce fut au tour de la soeur Marie-Pilar qui resta plusieurs heures à agoniser. Ensuite les miliciens prirent à partie la jeune soeur Thérèse qui fut emmenée. Elle refusa de répondre à leurs avances, et fut fusillée près du cimetière après s' être écriée : " Vive le Christ-Roi ! "
Heureusement, si l' on peut dire, les corps des trois Carmélites furent recueillis  par de bonnes âmes et ensevelis dans un endroit sûr. En juillet 1941, leur translation eut lieu solennellement  dans leur Carmel de Guadalajara où ils ne cessèrent d' être objet de dévotion pour les fidèles depuis lors.

Un premier procès diocésain pour la reconnaissance de leur martyre eut lieu dans les années 1955 1958, puis ce fut un long silence...et leur cause fut reprise à partir de 1982.

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                                            Le Palais de Guadalajara


Quelques étapes de la vie de la bienheureuse Marie-Pilar permettent de comprendre qui elle était :

Elle naquit le 30 décembre 1877 près de Saragosse et fut baptisée le même jour. Sa soeur aînée devint Carmélite, et, à l' époque de la naissance au Ciel de sa soeur de sang et de vocation, elle était la prieure du Couvent de Saint-Joseph de Guadalajara. Leur frère devint prêtre. 
C' est ainsi que la bienheureuse Marie-Pilar suivit elle aussi la voie religieuse et entra au Carmel en octobre 1898 à 21 ans. Elle fit sa profession le 15 octobre 1899. Elle eut la charge de portière et de sacrisitine. Elle fut une soeur de foi profonde et de grande dévotion eucharistique. En tant que soeur cloîtrée, elle vivait une vie de sainte simplicité, sans événements extérieurs saillants...Tout au plus était-elle consumée comme les autres soeurs du Carmel dans l' Amour de Dieu.

En 1930, elle écrivait dans ses notes : " Union avec Jésus. Faire toute chose par amour pour lui. Les spiritualiser par amour de Dieu, afin que tout soit accompli en Dieu et pour Dieu." Proposition qu' elle réalisa dans une cohérence toute spirituelle...
En 1933, elle écrivait : " Pourquoi suis-je Carmélite ? Pour être une âme toute à Dieu et pour être une grande sainte..." En juillet 1936, elle s' offrit à Dieu pour le salut de ses soeurs, acceptant dans une Espagne en guerre l' idée d' un possible martyre...
" Si je dois aller au martyre, je m' y rendrai en chantant comme nos soeurs de Compiègne* et nous chanterons : Coeur de Jésus, tu règneras ! "


Elle avait 59 ans lorsqu' elle fut assassinée. 


* fêtées le 17 juillet.
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26 juin 2007 2 26 /06 /juin /2007 22:12
JM-Robles-Hurtado.jpg  José Maria Roblès Hurtado naquit dans l' Etat de Jalisco au Mexique le 3 mai 1888. Il devint curé à Tecolotlan et un fervent zélateur du Sacré-Coeur de NSJC. Il fut béatifié en 1992 et canonisé en 2000.

Il fut le fondateur de la Congrégation des Soeurs du Coeur de Jésus-Sacrement, et se fut pendant le mois de juin 1927 - mois dédié au Sacré-Coeur -  que la persécution  anti-catholique du gouvernement mexicain s' abattit sur la région. Il fut arrêté et condamné à mort. Avant son exécution, il écrivit :

Je désirerais aimer ton Coeur, mon Jésus, totalement ; l' aimer avec passion ; l' aimer jusqu' au martyre. Je te bénis, Sacré-Coeur, de toute mon âme. Le moment de de la félicité et de l' éternelle union est-il arrivé, dis-moi ?

Il fut pendu le 26 juin 1927.
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21 juin 2007 4 21 /06 /juin /2007 21:28
Après la dictature de Porfirio Diaz ( 1876-1911 ) au Mexique, il y eut une période de guerre civile et de troubles. Dans ces conditions, la situation de l' Eglise mexicaine fut rendue extrêmement difficile, surtout après l' entrée en vigueur le 5 février 1917 d' une constitution anti-cléricale et violemment anti-catholique. La situation empira à partir de 1924 sous l' action du gouvernement Calles qui interdit le culte catholique.

José Isabel naquit à Santa Maria de la Paz, Zacatecas, dans le diocèse de Guadalajara le 28 novembre 1866. Il fut curé à Matatlan  ( Etat de Jalisco )  pendant 26 ans. Il fut un père attentif pour ses paroissiens, zélé dans la prière et l' esprit de sacrifice.

Il fut odieusement trahi par l' un de ses vieux amis paroissiens qui, à l' instar de Judas, le dénonça aux autorités locales de Zapotlanejo, le petit bourg où il exerçait son ministère paroissial dans la clandestinité.

Il fut arrêté le 18 juin 1927 alors qu' il s' apprêtait à célébrer la messe dans une ferme, et enfermé pendant trois jours. Le 21 juin, il fut égorgé dans le cimetière du village, et non pas fusillé, car un des soldats du peloton d' exécution ( qui fut lui aussi assassiné ) avait refusé de tirer, ayant reconnu le prêtre qui lui avait donné autrefois les sacrements.

José Isabel Flores Varela fut béatifié en 1992 et canonisé en 2000.
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25 mai 2007 5 25 /05 /mai /2007 19:11
Né à Saint-Jean-Baptiste-de-Teul au Mexique dans l' archidiocèse de Guadalajara le 5 mai 1898, saint Augustin Caloca Cortes devint prêtre à Totaliche et préfet du séminaire.
Il fut fusillé le 25 mai 1927 à Colotlan dans la province de Jalisco.
Il déclara devant le peloton d' exécution : " je meurs innocent et je demande à Dieu que mon sang serve à l' unité de mes frères mexicains. "

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