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  • : le blog ut-pupillam-oculi par : Eric
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  • : Je me propose de partager quelques réflexions, et de voyager avec vous dans l' univers spirituel de personnalités d' exception. Vous pouvez me laissez vos commentaires, afin que je puisse corriger les articles si nécessaire.
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28 février 2007 3 28 /02 /février /2007 08:35

 Né près de Blois à la Ferté-Saint Cyr en 1876, Daniel Brottier devient prêtre en 1899 à 23 ans.

 

Puis il entre à la Congrégation du Saint Esprit ( spiritains ) en 1902. Il devient rapidement missionnaire au Sénégal, alors colonie française, mais rentre en France en 1906 pour des raisons de santé.

 

Il se dédie alors grâce à son association " le Souvenir Africain " à l' aide à la construction de la Basilique de Dakar.

 

Aumônier militaire courageux pendant la guerre de 1914-1918, il fonde ensuite l' Union Nationale des Anciens Combattants.

 

Puis il crée l' Oeuvre des Orphelins Apprentis d' Auteuil. En 1960 cette oeuvre avait 2000 apprentis et 20 instituts...

 

Il avait une grande dévotion envers la BVM et vouait un amour particulier pour sainte Thérèse de l' Enfant-Jésus.

 

Il meurt le 28 février 1936.

 

Béatifié par Jean-Paul II en 1984.

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23 février 2007 5 23 /02 /février /2007 04:42

Nicolas Tabouillot ( 1745-1795 ) prêtre du diocèse de Verdun fut déporté par les révolutionnaires dans la région de Rochefort avec plus de huit cents autres ecclésiastiques en 1794 et 1795. 

2 412 prêtres et religieux furent condamnés à la déportation en Guyane. 1 494 furent conduits à Blaye, 76 à Brest ou Nantes, 829 à Rochefort. Mais les déportations durent cesser grâce aux navires anglais le long des côtes françaises. Les prêtres furent alors enfermés dans des navires, la plupart mourant de maladie, de mauvais traitements ou de noyades et fusillades.

Cinq cent quarante sept des déportés de Rochefort devinrent martyrs aux pontons de Rochefort ou à l' Ile Madame.

Nicolas Tabouillot fut béatifié en 1995 par Jean-Paul II comme soixante-quatre autres prêtres et religieux de cet effroyable épisode. 

Leur souvenir est commémoré en octobre et en août. Les déportations ne cessèrent qu' en 1799.

http://www.wissensdrang.com/daix1fr.htm

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21 février 2007 3 21 /02 /février /2007 02:07

Il n' y a pas grand chose à raconter sur ce prêtre qui vécut dans l' humilité et le silence. Il naquit à Angers en 1747 fils de tisserand, fut ordonné en 1771 et exerça son ministère dans les diverses paroisses de campagne de la région. En 1781 il était aumônier de l' hôpital d' Angers où il était au service des incurables.

Ensuite il devint curé du village de Louroux-Béconnais près d' Angers, homme humble, fidèle aux petites choses.

Mais il refusa tranquillement sans un mot de protestation de prêter serment à la constitution civile du clergé, selon la loi du 12 juillet 1790 que le pape avait condamnée. Il poursuivit son ministère pendant un an. Il fut arrêté en mars 1791, mais les révolutionnaires ne trouvèrent pas de preuve de rébellion. Il fut relâché. Cette fois-ci il se cacha dans les campagnes où il réussit à convaincre des confrères de ne pas prêter serment. Le soulèvement vendéen le trouva au milieu de ses paysans à qui il donnait les sacrements sans paroles de révolte.

Il fut dénoncé en juin 1793 comme prêtre réfractaire, mais à nouveau on ne trouva pas de preuve formelle. Il se cacha encore...Mais la révolte paysanne de Vendée au nom du Sacré-Coeur provoqua la haine des Bleus. Il fut arrêté en février 1794 alors qu' il s' apprêtait à célébrer la messe dans une grange et condamné à la guillotine.

Il n' a pas laissé de grandes paroles, il est monté à l' échafaud vêtu de ses vêtements sacerdotaux avec la prière sur les lèvres : Introïbo ad altare Dei, consommant son propre sacrifice.

Il fut béatifié par Pie XI en 1926 comme exemple pour les chrétiens du XXème siècle soumis à l' athéisme communiste ( Russie ) ou laïciste ( Mexique ) et pour toutes les victimes des oppressions à venir. Fidèles agneaux parmi les loups. 

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15 février 2007 4 15 /02 /février /2007 02:09

Le Père Claude de la Colombière naquit en 1641 à saint Symphorien d' Ozon, entre Lyon et Vienne, dans une famille de petite noblesse. Ses trois frères seront prêtres et sa soeur religieuse.

Il voulut se mettre au service de Dieu, mais sentait en lui une aversion pour la vie religieuse. Une " terrible aversion " précise-t-il... Il surmonta sa crise. C' est en cela qu' il est moderne, combien de personnes aujourd' hui se sentent attirées par Dieu, mais redoutent de se retrouver  " bonne soeur  " ou  " curé  "...Il résolut sa crise en se promettant d' être toujours fidèle à la règle de saint Ignace, protectrice de sa vocation. Il connaissait donc ses faiblesses humaines, et savait que le moindre écart pouvait conduire à un obstacle plus grand.

Il fit ses études au collège jésuite de Lyon, puis au noviciat d' Avignon et à Paris où il fut précepteur des fils de Colbert.

Il revint à Lyon, après avoir été ordonné prêtre, et prononça ses voeux solennels dans la Compagnie de Jésus en 1674. Il devint supérieur du petit collège jésuite de Paray-le-Monial et confesseur du couvent de la Visitation, fondé par saint François de Sales.

Il devint le directeur spirituel de sainte Marguerite-Marie Alacoque, malade et inspirée par les visions du Sacré Coeur de Jésus. A l' époque, le royaume de France était divisé par les querelles du jansénisme, et par les excès des illuminés. La dévotion du culte au Sacré Coeur, symbole charnel de l' humanité souffrante et aimante de Jésus allait donc rencontrer un grand succès, et favoriser une pratique de la grâce plus libre.

En 1676, il fut envoyé à Londres à la Cour de Saint-James comme chapelain auprès de Marie-Béatrice d' Este, épouse du duc d' York, futur Jacques II roi d' Angleterre.

Le culte catholique était hors-la-loi en Angleterre, et il dut célébrer la messe dans une petite chapelle privée et se faire le moins visible possible. Obéissant, il vivait retiré, mais des soeurs clandestines et de simples catholiques venaient le voir en cachette. Il réussit à envoyer des prêtres dans les colonies anglaises d' Amérique du Nord, mais il fut bientôt arrêté et emprisonné sous l'accusation d' un complot papiste. Protégé de louis XIV, il fut simplement expulsé vers la France.

Il revint, malade, à Lyon où il instruisit de jeunes jésuites. Il continuait sa correspondance avec sa dirigée sainte Marguerite-Marie. Elle lui écrivit que le Seigneur voulait qu' il sacrifiât sa vie à Paray-le-Monial. Il la rejoignit donc et mourut quelques mois après le 15 février 1682.

L' extension du culte du Sacré Coeur à toute l' Eglise catholique fut accordée par le bienheureux Pie IX en 1856. Il fut béatifié par Pie XI en 1929, et canonisé par Jean-Paul II en 1992.

Ses reliques reposent au couvent de la Visitation de Paray-le-Monial. 

13 rue de la Visitation

71600 Paray-le-Monial

France

tél : 33 (0 ) 3 85 8109 95

 " Je suis assuré d' être aimé si je Vous aime.

Vous n' avez que faire de mes biens et Vous ne Vous appauvrissez point de me communiquer les Vôtres. "

" Faites en moi Votre volonté Seigneur ; je m' y oppose, je le sens bien, mais je voudrais ne pas m' y opposer :

C' est à Vous à tout faire, divin Coeur de jésus-Christ, Vous seul aurez toute la gloire de ma sanctification. Je me fais saint, cela me paraît clair comme le jour ; mais ce sera pour Vous une grande gloire, et c'est pour cela seulement que je veux désirer la perfection.

Ainsi soit-il ! "

                                          Reliques du Père de La Colombière

 Lien : http://moulins.visitation.free.fr/sacrecoeur-origine.htm

L' Ordre de la Visitation a été particulièrement touché par la raréfaction des vocations en France après les années 1970 et a dû fermer plusieurs couvents.

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4 février 2007 7 04 /02 /février /2007 05:46

 

 Fille de Louis XI et de Charlotte de Savoie et disgracieuse, son mari Louis d' Orléans qui l' avait toujours délaissée fit annuler leur mariage, aussitôt devenu roi sous le nom de Louis XII...Jeanne ( 1464-1505 ) se retira à Bourges où elle fonda dans un esprit franciscain, l' Ordre de l' Annonciation de la Bienheureuse Vierge Marie ( l' Annonciade ) aidée par le Père Nicolas Gilbert ( futur bienheureux Gabriel-Marie ). L' ordre, strictement contemplatif au départ est centré sur l' imitation de l' obéissance de la BVM grâce aux vertus de la chasteté, de la pauvreté, de l'obéissance, de la foi, de la charité, de la prudence, de l' humilité, de la louange, de la patience et de la compassion. Les Annonciades comptaient 46 couvents avant la révolution, et un seul, celui de Villeneuve-sur-Lot, après les lois de 1904 contre les congrégations. Il en compte aujourd' hui six en France, un en Belgique, et une fondation se prépare au Costa-Rica.

Elle fut béatifiée par Urbain VIII en 1682, et canonisée par Pie XII en 1950.  

Il semblerait qu' après la tourmente de l' aggiornamento des années 1960-1970, l' Ordre des Annonciades se recentre sur sa vocation de contemplation, et se tourne vers l' organisation de retraites dans un esprit d' accueil.

Lien : http://www.annonciade.org

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17 janvier 2007 3 17 /01 /janvier /2007 14:03

En Provence dans les diocèses de Fréjus et de Gap on fête Sainte Roseline ( 1263-1329 ). Fille du baron Arnaud de Villeneuve et de Sibylle de Sabran, elle était la nièce de Saint Eléazar de Sabran, qui s' occupa de son éducation à la mort de Sibylle, et de sa femme la Bienheureuse Delphine de Sabran.

Elle devint religieuse à la chartreuse de Bertaud près de Gap, puis prieure de la chartreuse de Celle-Roubaud ( ancienne abbaye bénédictine dédiée à Sainte Catherine ) dans la paroisse des Arcs près de Fréjus, à la suite de sa tante Jeanne de Villeneuve. Elle était la dirigée du pape Jean XXII résidant à Avignon, ancien évêque de Fréjus.

Son frère templier Hélion de Villeneuve Grand-Maître de l' Ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem de retour des croisades fut un grand bienfaiteur du monastère et y fit construire une église  consacrée par leur frère Eléazar, évêque de Digne. Roseline mourut le 17 janvier 1329 et son frère Hélion la fit enterrer dans l' église de la chartreuse où des miracles furent constatés.

Comme Sainte Rose de Viterbe on raconte qu' elle fut à l' origine d' un prodige " floral ". Allant jeune fille apporter de la nourriture aux pauvres, elle fut questionnée par son père lui demandant où elle se rendait.  Elle ouvrit son tablier et son père y découvrit alors des roses. Cette légende permet de comprendre que par rapport à d' autres hagiographies de saintes ( comme par exemple Sainte Barbe ou Barbara) les rapports familiaux ( en particulier père-fille ) ont évolué.

Son corps repose dans une châsse à la chapelle Sainte-Roseline de l' abbaye de Celle-Roubaud ( construite en 1038 ) aujourd' hui propriété privée. La chapelle est ouverte au public certains jours de la semaine et pour des pélerinages cinq jours par an. Elle comprend un reliquaire des yeux de la sainte et des oeuvres d'art dédiées à Sainte Roseline par Chagall, Bazaine, Giacometti, etc... 

cf lien : www.ville-lesarcs.com/histoire/SainteRoseline.htm   site de la ville des Arcs-sur-Argens avec historique

 cf lien concernant Louis XIV et le prodige des yeux de la sainte : www.coldev.org/sanctuaires/index.php?r=cons&sr=con&id=161

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10 janvier 2007 3 10 /01 /janvier /2007 01:03

Saint Guillaume de Bourges ( 1120-1209 ), évêque, patron de l' université de Paris et des armuriers.

                                          Cathédrale  Saint-Etienne de Bourges 

Fils du Comte Baudoin de Nevers, Guillaume était de caractère pieux et voué à l' étude. Elevé par son oncle maternel Pierre l' Ermite, archidiacre de Soissons, il devint chanoine de Soissons puis de Paris. Ensuite il fut moine au monastère de Grandmont près de Limoges. Il quitta son monastère après des querelles entre frères convers et moines et devint abbé de la récente abbaye cistercienne de Pontigny, puis de celle de Fontaine-Jean près de Sens et enfin de l' abbaye de Chaalis.

En septembre 1200 il accepta contre sa volonté le siège d' archevêque de Bourges pour faire taire les divergences. Il fut l' évêque des pauvres et combattit l' hérésie manichéenne des Albigeois. Il soutint la croisade du pape contre les cathares, mais il mourut avant d' y avoir participé le 10 janvier 1209. Il s' était opposé au divorce et au remariage du roi Philippe-Auguste.

Les huguenots détruisirent ses reliques conservées à la cathédrale Saint-Etienne de Bourges et les révolutionnaires dispersèrent en 1793 d' autres reliques du saint à Saint-Léger d' Auvergne.

  

liens:

http://www.bourges.fr/patrimoine/html/cathedrale.htm

www.librairiehistoire.com

Guillaume de Bourges : " livre des guerres du Seigneur et deux homélies " éd du Cerf 1981, publié avec le concours du CNRS.

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19 décembre 2006 2 19 /12 /décembre /2006 01:41

Guillaume de Grimoard naquit au château de Grizac près de Bérdouès dans le pays de Florac ( Cévennes ) en 1310. Il était le fils du seigneur Guillaume de Grimoard et d' Amphélise de Montferrand. Brillant juriste, il fut moine bénédictin puis évêque de Mende ( aujourd' hui département de la Lozère ) et légat apostolique à Naples.

Elevé au trône pontifical le 28 septembre 1362 sous le nom d' Urbain V à Avignon, qui était le lieu du Siège Apostolique depuis 1308, il retourna à Rome le 13 octobre 1367 malgré l' opposition des cardinaux qui étaient presque tous français.

Lui-même de moeurs austères, il tenta de purifier Rome de la corruption et de la simonie, mais ses bulles ne furent pas obéies. Il restaura les universités de Montpellier, Toulouse, Paris et créa des collèges universitaires.

L' empereur d' Orient Jean V Paléologue se rendit à Rome en 1369 pour demander de l' aide aux chrétiens d' Occident, car  les territoires de Byzance étaient de plus en plus réduits et menacés par les Turcs. Seul Amédée VI de Savoie répondit à l' appel de ce projet de croisade qui ne réunit que quelques troupes jusqu' à Gallipoli. La Guerre de Cent  Ans se poursuivait et le Saint Empire Romain Germanique était en proie à des troubles qui empèchaient toute nouvelle expédition. Les Etats pontificaux eux-mêmes étaient menacés dans la lutte entre les Guelfes et les Gibelins.

Malgré les exhortations de Pétrarque et les prophéties de Sainte Brigitte de Suède, il revint à Avignon en octobre 1370 où il mourut le 19 décembre. Il fut enterré à la cathédrale, puis ses restes furent transférés au monastère marseillais de Saint-Victor où il fut abbé.

Pie IX le mit au rang des bienheureux en 1870, lorsque Rome fut dépouillée de ses Etats pontificaux et que le pape se considéra comme " prisonnier " de son palais du Vatican au moment de l' unification du nouveau royaume d' Italie.

                                       Statue d' Urbain V à Mende

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