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  • : le blog ut-pupillam-oculi par : Eric
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  • : Je me propose de partager quelques réflexions, et de voyager avec vous dans l' univers spirituel de personnalités d' exception. Vous pouvez me laissez vos commentaires, afin que je puisse corriger les articles si nécessaire.
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26 juin 2007 2 26 /06 /juin /2007 21:42
Quatre religieuses de la Congrégation des Filles de la Charité de saint Vincent de Paul furent béatifiées le 13 juin 1920 par le Pape Benoît XV.

Il s' agissait de Marie-Madeleine Fontaine née à Etrépagny le 22 avril 1723, entrée chez les Filles de la Charité le 9 juillet 1748 ; de Marie-Françoise Lanel née à Eu le 24 août 1745, entrée chez les Filles de la Charité le 10 avril 1764 ; de Thérèse-Madeleine Fantou née à Miniac-en-Morvan le 29 juillet 1747, entrée chez les Filles de la Charité le 28 novembre 1771 et de Jeanne Gérard née à Cumières le 23 octobre 1752 et entrée chez les Filles de la Charité le 17 septembre 1776.

Arras.png

Elles subirent le martyre, comme tant d' autres, pendant la Grande Terreur qui eut lieu de septembre 1793 à août 1794. En effet, alors que les armées étrangères menaçaient la république, tout culte privé ou public fut interdit, et des milliers de prêtres, religieux, religieuses ou simples paroissiens furent arrêtés et déclarés ennemis publics...


Ces religieuses faisaient partie d' une petite communauté de sept soeurs soignantes à Arras dans le Nord de la France. Elle tenaient un petit hospice  et une école. En 1793 Joseph Lebon, un prêtre républicain devenu apostat,  plaça à la tête de leur école un laïc et confisqua les biens de la communauté. Les soeurs eurent toutefois la permission de soigner discrètement les malades, mais en vêtements civils. La situation devenait de plus en plus risquée pour elles.
 Trois religieuses décidèrent tout de même de rester avec leur supérieure la Mère Marie-Madeleine Fontaine. Elles refusèrent de prêter le serment de liberté et d' égalité qui par principe reniait leurs voeux religieux. Elles furent donc arrêtées le 14 février 1794 pour activités contre-révolutionnaires, et transférées à la prison de Cambrai. Joseph Lebon, nommé magistrat à Cambrai, les condamna à mort.

Devant la guillotine,le 26 juin 1794, les soeurs n' hésitèrent pas à entonner un Ave Maris Stella, et la Mère Marie-Madeleine, dernière à être guillotinée s' écria devant la foule rassemblée : "  Ecoutez bien Chrétiens ! Nous serons les dernières victimes, car la persécution prend fin. Les guillotines seront détruites et à la place on élèvera des autels à la gloire du Seigneur Jésus ! "

En effet la France était alors épuisée par les persécutions et un mois ensuite, en juillet, Robespierre fut lui-même guillotiné suivi de Joseph Lebon...

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25 juin 2007 1 25 /06 /juin /2007 00:12
Chanoinesse Régulière Hospitalière de la Miséricorde de Jésus, Marie Lhuilier ( en religion Soeur Marie de Sainte Monique )  fait partie du groupe des 19 martyrs de Laval béatifiés en 1955.

Elle naquit à Arquenay le 18 novembre 1744 et fut tôt orpheline. Presque analphabète, elle devint domestique jusqu' au jour où elle frappa à la porte du couvent Saint-Julien des Soeurs Augustines Hospitalières de la Miséricorde de Jésus. Elle fut admise au service des malades de l' Hospice de Château-Gontier; et après beaucoup de souffrances et d' humilitations put faire sa profession religieuse en 1778 en tant que soeur converse.

En 1794 pendant la Terreur, les soeurs durent abondonner leur hôpital et se réfugier à Laval en Mayenne. Elle fut arrêtée. Le juge lui proposa de prêter le serment de liberté et d' égalité ( ce qui était une manière de dénoncer ses voeux de religieuse ) contre la vie sauve.

martyrs-laval.jpg

Elle refusa et fut condamnée à la guillotine. A  l' énoncé du jugement, elle s' agenouilla et s' écria : " Mon Dieu, quelle grâce Vous me faites de me compter parmi Vos martyrs, alors que je suis une grande pécheresse ! " Elle fut guillotinée près de Laval le 25 juin 1794, en déclarant que sa mort était douce en comparaison de celle que le Sauveur avait subie.

Prions pour que les évêques de Laval  ( et spécialement Mgr Maillard )  se souviennent de ces martyrs !

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17 juin 2007 7 17 /06 /juin /2007 20:22
 josephmariecassant.jpg  Joseph-Marie Cassant naquit le 6 mars 1878 dans une famille d' agriculteurs du midi de la France à Casseneuil. Son éducation fut pieuse et laborieuse. Dès son enfance il choisit de vivre selon la devise qu' il fera sienne au long de sa courte vie :   " tout pour Jésus ".

De santé fragile il fut médiocre dans ses études et de ce fait vit s' envoler son désir d' entrer au séminaire. Conseillé par l' abbé Filhol, il fréquenta l' abbaye cistercienne de Sainte-Marie-du-Désert dans le diocèse de Toulouse, et il finit par y entrer comme novice en décembre 1894 à seize ans.

L' abbaye suivait la réforme - plus austère - du célèbre abbé de Rancé au XVIIème siècle. Les moines trappistes suivaient une règle de prière, de solitude et de silence.

Timide et anxieux, le jeune novice fut dirigé par le Père Malet, qui lui déclara : " Ayez confiance !  Je vous aiderai à aimer Jésus. " Rapidement apprécié par la communauté, Joseph-Marie fut reconnu par son sourire.

Exempté de service militaire pour raison de santé, il prononça en 1900 ses voeux définitifs à 24 ans. Mais le désir de s' identifier le plus au Christ fit germer en lui la vocation du sacrifice sacerdotal. Après deux années douloureuses d' études, car il avait des difficultés d' apprentissage, il put être ordonné le 12 octobre 1902.

Epuisé par la tuberculose, il put revenir chez les siens à Casseneuil où toute la paroisse vint lui rendre visite. Il revint en décembre à l' abbaye prêt à l' ultime sacrifice. D ' élève il était devenu maître dans l' ordre de la charité et de l' union à la volonté divine.

Il célébra sa dernière messe le 31mai 1903 et reçut l' extrême-onction le lendemain. Il mourut le 17 juin.

En 1935 le Chapitre Général de l' Ordre vota pour l' introduction de sa cause à Rome. Il fut béatifié le 3 octobre 2004 par Jean-Paul II
 

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8 juin 2007 5 08 /06 /juin /2007 23:05
bienheureux-jacques-berthieu.jpg  Jacques Berthieu naquit à Monlogis près de Polminhac dans le diocèse de Saint-Flour le 26 novembre 1838 et mourut in odium fidei à Ambiatibé ( Madagascar ) le 8 juin 1896.
Il fut ordonné en 1864 et assura divers ministères paroissiaux à Roanne. Il fut Jésuite à Pau en 1873 et en 1875 fut envoyé en mission à l' Ile de Sainte-Marie à Madagascar alors administrée par la France.
 Mais en 1880 les lois républicaines contre les Congrégations l' obligèrent à quitter sa mission. Il se rendit à Tananarive et Tamatave et dans la lointaine mission d' Ambohimandroso. En 1883 les guerres tribales des Hovas contre les troupes coloniales le forcèrent à nouveau à quitter son village et il se dirigea plus au nord jusqu' à se fixer enfin à la mission d' Andrainarivo en 1891 d' où il s' occupa de la christianisation de plus de dix villages et stations missionnaires.
En 1894 une nouvelle guerre tribale éclata, et il fut capturé en juin 1896 alors qu' il évacuait ses villageois chrétiens hors de la zone des troubles. Les chefs païens, irrités par son refus d' abjurer, l' assassinèrent et son corps fut jeté dans le fleuve.
Il fut béatifié par Paul VI en 1965.

hovas.jpg
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21 mai 2007 1 21 /05 /mai /2007 21:02
Charles Joseph Eugène de Mazenod naquit dans une famile de la noblesse d' Aix-en-Provence le 1er août 1782. Son père était président de la chambre du parlement et sa mère issue d' une famille fortunée.
La famille ruinée dut émigrer pour fuir les troubles de la révolution, et le jeune Eugène étudia au Collège des Nobles de Turin, puis à Venise ( 1794-1797 ) où un prêtre le soutint dans sa vocation. Ensuite la famille se rendit dans le royaume des Deux Siciles à Naples et à Palerme. Il put revenir en France en 1802. En 1808 il entra au séminaire de Saint-Sulpice à Paris et fut ordonné à Amiens en 1811. C' est alors qu' il revint dans sa province natale.

Très tôt il avait eu l' intuition d' une oeuvre pour restaurer l' esprit chrétien dans une France qui se relevait à peine des destructions révolutionnaires. En 1816 il fonda donc un institut missionnaire de prédicateurs en Provence qui prit plus tard le nom de Congrégation des Missionnaires Oblats de Marie Immaculée. En 1841 ils n' étaient que 59, vingt ans plus tard ils seront 415.
Aujourd' hui ils sont plus de 5000 dans tous les continents après une apogée dans la première moitié du XXème siècle. Les Oblats vivaient une vie de communauté et créaient de nouvelles paroisses, pas seulement en France. Ils furent nombreux en Amérique du Nord et jettèrent au XIXème siècle les bases d' une évangélisation catholique extrêmement florissante à l' époque au Canada et aux Etats-Unis. Ils partirent aussi dans les colonies d' Afrique et d' Asie avec une esprit missionnaire de serviteurs de la Foi et de la civilisation chrétienne.

A Marseille dans le diocèse dont il eut la charge à partir de 1837 il fut un évêque réputé pour son énergie et sa droiture. Dans une France divisée entre républicains, royalistes légitimistes ou orléanistes et bonapartistes, il sut toujours défendre les droits d' une Eglise qui se relevait de ses cendres.
Il reconstruisit plus en un demi-siècle, que ne le fit l' Eglise à Marseille en quinze siècles. Son nom est lié à jamais à Marseille où il fit construire de nombreuses églises, dont ND de la Garde, rappela des Ordres réguliers, fit créer des oeuvres séculières et releva d' anciennes fondations. Il aida ausssi au développement de nouvelles congrégations, toujours soutenu par sa vive piété mariale.
Inlassable dans la prédication et la charité, il tenait à ses Oblats comme à la prunelle de ses yeux et les exhortait à la charité fraternelle. Il mourut parmi eux pendant que l' on récitait le Salve Regina le 21 mai 1861. La France était redevenue la fille aînée de l' Eglise. Une dizaine d' années plus tard, la réaction anti-cléricale allait renaître...

Mgr de Mazenod fut béatifié par Paul VI en 1975 et canonisé par Jean-Paul II en 1995.
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14 mai 2007 1 14 /05 /mai /2007 00:37

Né à Ibarre dans le Pays basque le 15 avril 1797 dans une famille de paysans modestes de cinq enfants, saint Michel Garicoïts entra au séminaire de Dax en 1819 et fut ordonné en 1823.

betharam.jpg

Il devint professeur de philosophie au séminaire majeur de Bétharram dans les contreforts pyrénéens. Pour améliorer la formation des prêtres il fonda l' Institut des prêtres du Sacré-Coeur de Jésus ( ou prêtres de Béthérram ) en 1835.

 

Il mourut le 14 mai 1863.

Lien : http://betharram.fr

Il fut canonisé par Pie XII en 1947.

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13 avril 2007 5 13 /04 /avril /2007 23:24

  Jean-Bernard Rousseau naquit le 22 mars 1797 à Annay-la-Côte dans le département de l' Yonne. Il était fils d' un tailleur de pierre et fut baptisé le même jour en cachette dans la maison de ses grands-parents, car en cette période révolutionnaire l' église était fermée.

Il passa son enfance et sa jeunesse à Tharoiseau toujours en Bourgogne. Sa vocation fut découverte par le curé du lieu, l' abbé Petitier. Mais lorsque celui-ci mourut en 1811le jeune Jean-Bernard ne put poursuivre ses études. Il les reprit en 1818 lorsqu' une école paroissiale fut ouverte.

Il avait déjà 25 ans lorsque le nouveau curé le dirigea vers les Frères des Ecoles Chrétiennes, congrégation fondée en 1683 par saint Jean-Baptiste de La Salle ( 1651-1719 ), établis à Auxerre.

En 1822 il entra au noviciat de Paris et prit le nom de Frère Scubilion ( du nom d' un saint moine compagnon de saint Paterne, évêque d' Avranches ). Il fut transféré à Alençon en 1823 et en 1826 à Poitiers s' occupant de l' instruction des plus petits. Il émit ses voeux perpétuels en 1827 puis enseigna à Chinon.

En 1833 il lui fut proposé d' aller à l' Ile de La Réunion, appelée alors Ile Bourbon pour évangéliser et instruire les enfants des planteurs noirs de café et de canne à sucre.

Il fit un voyage de 85 jours en bateau et arriva à Saint-Denis le 15 juillet 1833. Il restera toute sa vie dans l' île jusqu' à sa mort en 1867 à Sainte-Marie.

 

                              Saint-Denis

L' île fut découverte par des marins portugais mais elle ne fut pas habitée. Elle le fut par la marine du Roi de France en 1649 et l' on fit venir des esclaves d' Afrique et de Madagascar pour créer des plantations et faire de l' île une escale de ravitaillement sur la Route des Indes disputée aux Anglais. Elle fit partie de la Compagnie des Indes et fut directement rattachée à la Couronne en 1767.

 

 

A la Révolution elle prit le nom de La Réunion qu' elle retrouva en 1848. Entretemps elle avait repris le nom d' Ile Bourbon et même d' Ile Napoléon à partir de 1806. En 1946 elle devint un département d' Outre-Mer de la République Française.

Pendant les 34 années de sa vie à l' Ile Bourbon, ou de La Réunion, le Frère Scubilion partagea son temps entre enseignement et apostolat.

                    Eglise à Sainte-Marie

Il fut dans différentes villes de l' Ile ouvrant des écoles et catéchisant les populations. Il composa un catéchisme en créole parlé par les Noirs de l' Ile.

Lorsque l' esclavage fut aboli en 1848, il allait dans les montagnes baptiser les descendants d' esclaves " marrons ".

Il mit aussi sur pied une société de secours mutuel pour les pauvres et porta assistance aux malades pendant l' épidémie de choléra de 1859.

Devenue évêché en 1850 l' île accueillit de nombreuses congrégations et connut la construction de nouvelles églises.

A sa mort le 13 avril 1867 une foule innombrable participa à ses funérailles.

Il fut béatifié par Jean-Paul II lors d' un voyage apostolique à La Réunion le 2 mai 1989.

Lien : tout sur La Réunion  http://www.mi-aime-a-ou.com

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22 mars 2007 4 22 /03 /mars /2007 02:14

François-Louis Chartier naquit à Marigné dans l' actuel département du Maine-et-Loire le 6 juin 1762. Il devint prêtre dans un contexte tranquille dans le petit village de Soeurdre à quelques kilomètres de son village natal.

Mais lorsque la constitution civile du clergé fut promulguée en 1790, imposant aux clercs de s' assermenter à une loi d' Etat supérieure à celle de l' Eglise, il refusa d' être jureur. Arrêté, il fit appel et entra alors dans la clandestinité distribuant les sacrements en cachette. Il fut de nouveau arrêté en mars 1794 et guillotiné quelques jours plus tard le 22 mars à Angers. Il avait 31 ans.

Il fut béatifié le 19 février 1984 par Jean-Paul II avec les autres martyrs d' Angers.

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19 mars 2007 1 19 /03 /mars /2007 22:25

Marcel Callo was born on December, 6 , 1921 in Rennes, Brittany ( France ) being one of nine children.

He became an apprentice to a printer at 14 y o. He didn' t like the improper and political atmosphere of the workshop and belonged to the JOC ( Young Christian Workers ) placing himself as his mother said under the protection of Virgin Mary.

When he was 20 he felt in love with Marguerite Derniaux. Unlike his fellow workers he said : " I am not the one to amuse myself with the heart of a young lady, since my love is pure and noble. It is because I knew that I wanted to find real love.

One must master his heart before he can give it to the one that is chosen for him by Christ. "

It took him one year to declare his love to Marguerite and an additionnal four months before they first kissed...

After being engaged they imposed a strict spiritual rule of life which included praying the same prayers and going to Mass and receiving the Communion as often as they could.

After Germans occupied France in 1940, Marcel was ordered in 1943 by the Service of Obligatory Work to work in a factory in Zella-Melhis, Germany.  

Marcel became seriously depressed. He found after three months a priest knowing some French for homilies and a room where Mass could be offered on sunday, as no Catholic churches were opened in the area.

He reported : "  Finally Christ reacted. He made me to understand that depression is not good. " So he cared for his deported friends and organized sports and theater after the work. He ruled a clandestine Young Christian Workers chapter. He brought to Mass his companions making them to discover or rediscover the Faith.

Eventually his religious activities attracted attention from the Nazi officials. He was arrested on April 1944. They declared : " Monsieur Callo is too much of a Catholic..."

He was imprisonned in Gotha and then sent to Mathausen Concentration Camp. 

                                               Mauthausen entrance

He never complained and encouraged his companions by saying : " it is in prayer that we find our strength. "

He died of starvation and dysentery on March, 19, 1945. Mathausen was liberated by American Forces on May, 5, 1945.

Pope John-Paul II made him a blessed on October, 4 , 1987.

 

 

Né le 6 décembre 1921 dans une famille ouvrière de neuf enfants à Rennes, Marcel Callo devint scout, puis à 14 ans lorsqu' il fut apprenti typographe entra à la JOC ( Jeunesse Ouvrière Chrétienne ). Il n'aimait pas l' atmosphère impure et marxisante de l' atelier et tentait de ramener à la Foi ses camarades.

Lorqu' il eut 20 ans dans la France occupée par l' Allemagne il devint amoureux de Marguerite Derniaux. Ils se fiancèrent et s' imposèrent des prières en commun et l' assistance régulière à la messe où ils communaient aussi souvent qu' ils le pouvaient.

En mars 1943 Rennes fut bombardée par les alliés et sa soeur mourut dans les décombres. Il participa aux secours et le jour de ses obsèques il reçut l' ordre de partir ( comme 700 000 autres jeunes hommes ) pour le STO ( Service du Travail Obligatoire )...Il décida d' obéir pour ne pas faire arrêter sa famille  et déclara : " Je pars non point comme travailleur, mais comme missionnaire auprès de mes camarades. "

Il fut envoyé dans une usine en Thuringe à Zella-Melhis. Là-bas, loin de sa fiancée et des siens il fut sérieusement déprimé car il n' y avait pas d' église catholique ouverte.

Au bout de trois mois il réussit à trouver un prêtre qui consentit à dire la messe le dimanche dans une pièce. " Finalement le Christ a réagi, il m' a fait comprendre qu' il n' était pas bon de se laisser aller à la dépression. "

Il mit sur pied un chapitre clandestin de la JOC avec ses camarades, organisa des séances de théâtre et des activités sportives après le travail. Il réunit ses camarades à la messe les faisant retourner à la Foi ou découvrir Dieu.

Mais cela attira l' hostilité des autorités locales : " Monsieur Marcel Callo est beaucoup trop catholique..."

Arrêté et emprisonné en avril 1944 à Gotha pour atteinte à la sûreté de l' Etat allemand, il écrivit à sa famille : " Heureusement il est un Ami qui ne me quitte pas un seul instant et qui sait me soutenir et me consoler. "

Il fut  déporté à Flossenbourg puis au camp de travail de Mathausen où il mourut d' épuisement et de dysenterie le 19 mars 1945 à 23 ans.

Il fut béatifié par Jean-Paul II le 4 octobre 1987.

 Lire le livre de Francine Bay, éditions Téqui.

 

 

 

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6 mars 2007 2 06 /03 /mars /2007 00:48

 Nicolette ( ou Colette ) Boylet fille d' un charpentier naquit à Corbie près d' Amiens le 13 janvier 1381.

A la mort de ses parents, elle mena une vie de recluse cherchant le Seigneur.

 

A 25 ans elle entra chez les Clarisses et prit le voile à Nice en 1406 des mains du pape d' Avignon Benoît XIII.

L' Eglise souffrait de la question des anti-papes. Elle reçut la permission de réformer dans un sens de plus d' austérité et de pénitence les couvents des Clarisses afin de prier particulièrement pour l' Eglise en ces temps de division.

 

Elle fonda d' abord le couvent de Besançon suivi de 16 autres. Elle mourut épuisée à Gand en Flandres en 1447.

Elle fut canonisée par Pie VII en 1807.

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