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  • : le blog ut-pupillam-oculi par : Eric
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  • : Je me propose de partager quelques réflexions, et de voyager avec vous dans l' univers spirituel de personnalités d' exception. Vous pouvez me laissez vos commentaires, afin que je puisse corriger les articles si nécessaire.
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3 octobre 2007 3 03 /10 /octobre /2007 02:11
En 1897, au Carmel de Lisieux meurt à 24 ans une religieuse dont la charité ardente a constamment animé la courageuse et silencieuse fidélité aux devoirs, parfois monotones, du cloître.

En 1925, l' Eglise célèbre en sainte Thérèse de Lisieux la sainte qu' aime le monde entier.

therese-de-lisieux.jpg
Le message simple et exigeant contenu dans son autobiographie, " l' Histoire d' une âme " , est fait pour tous, et spécialement pour les plus petits. Il répand la douce et pure lumière de l' Evangile dans les âmes que paralyse la crainte ou qu' alourdit l' orgueil. 

Reconnaître son néant, s' en réjouir même, et s' abandonner avec confiance à l' infinie bonté du Père céleste : sainte Thérèse de l' Enfant-Jésus et de la Sainte-Face ne sait pas autre chose. Cette science est la seule vraie. Elle avait compris, malgré ses tourments, que Dieu est Amour.

De cette pure contemplative, Pie XI en a fait la patronne des missions, Pie XII la patronne secondaire de la France, et Jean-Paul II un Docteur de l' Eglise ( Lettre apostolique Divini Amoris Scientia ).

Elle avait promis " de passer son Ciel à faire du bien sur la terre. "

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( Texte d' après les Bénédictins d' Hautecombe, 1964.)

Lien : www.jesusmarie.com/therese_de_lisieux.html
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30 septembre 2007 7 30 /09 /septembre /2007 18:06
Jean-Nicolas Cordier naquit le 3 décembre 1710 à Saint-André, aujourd' hui dans le département de la Meuse. Il devint Jésuite. A la suppression+ de la Compagnie de Jésus en France par le Parlement de Paris en 1762, il exerça son ministère de prêtre près de Verdun et en Lorraine, s' occupant principalement de la direction spirituelle de couvents de religieuses.

La loi du 26 août 1792 condamna les prêtres réfractaires, c' est-à-dire ceux qui n' avaient pas prêté serment à la Constitution.
 
rochefort-ponton.jpg

Arrêté par les révolutionnaires, le Père Cordier fut martyrisé sur le bateau " Washington ", un ancien navire négrier réquisitionné par la Convention, sur l' estuaire de la Charente aux environs de Rochefort. Débarqué avec d' autres compagnons, malades pour la plupart du typhus ou âgés, sur l' Ile Madame le 18 août, il y mourut le 30 septembre 1794 à 83 ans.

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Il fut béatifié par Jean-Paul II le 1er octobre 1995, avec 64 autres victimes de cet épisode de la Révolution française, dites martyrs des pontons++ de Rochefort.

Sa fête, avec celle d' autres martyrs de l' Ile Madame, est fixée au 17 août.

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+ La Compagnie, accusée de probabilisme et condamnée pour sa doctrine théologique, fut l' objet d' attaques dans toute l' Europe, dite des Lumières.
 En France, ce fut le prétexte de l' affaire du Père Lavalette, un Jésuite ayant fait faillite en Martinique, et dont les Jésuites de France refusaient de payer les dettes, invoquant l' autonomie financière de leurs maisons, qui donna le signal de la curée contre l' Ordre ignatien.
Le Pape Clément XIII, ayant consulté à Rome le Préposé général des Jésuites, le Père Laurent Ricci, refusa le compromis proposé par les Gallicans, à savoir la nomination pour la France d' un vicaire général adjoint au Préposé général à Rome.

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Il était inadmissible que le pouvoir politique pût modifier les Constitutions de la Compagnie. Ce fut à cette occasion que Clément XIII prononça la fameuse formule : " Sint ut sunt, aut non sint. " ( Qu' elles soient comme elles sont, ou qu' elles ne soient pas. )

Le Parlement de Paris fit donc chasser les Jésuites, malgré la Bulle de Clément XIII " Apostolicum. "

Le successeur de Clément XIII, Clément XIV, fit emprisonner, sous la pression de l' Espagne, le Préposé général Ricci au château Saint-Ange, où il mourut en 1775, et supprima la Compagnie en 1773. Les 23 000 Jésuites se trouvèrent ramenés à l' état séculier.

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++ Les pontons sont d' anciens navires démâtés, restés à quai et servant de magasins - ou ici en l' occurence de prisons.
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20 septembre 2007 4 20 /09 /septembre /2007 19:59
    Jean-Charles Cornay naquit à Loudun dans la Vienne, le 27 février 1809.  Ses parents, Jean-Baptiste ( commerçant ) et Françoise, née Mayaud, le firent grandir dans la Foi, ainsi que ses deux soeurs.
Il poursuivit ses études au Collège Saint-Louis de Saumur, puis au Collège des Jésuites de Montmorillon. Il était un écolier humble, régulier et de caractère doux.

Ses parents ne comprirent pas tout de suite sa vocation, et il dut avec charité leur faire accepter son appel.

 Il part donc pour le Séminaire des Missions Etrangères de Paris. En cette période de troubles de la révolution de Juillet, les séminaristes sont menacés de mort.
Le départ de Jean-Charles, devenu diacre, est brusqué pour remplacer un autre missionnaire en Chine, dans la province de Sé-Tchouan. Il débarque à Macao, possession portugaise, au bout de six mois de voyage, mais ne peut gagner la Chine intérieure. Il se rend donc au Tonkin ( aujourd' hui faisant partie du Vietnam ), où il arrive en 1831, en pleins troubles...
Impossible de revenir en Chine, il commence son apostolat, et forme des catéchistes avec d' autres confrères sur place. Il est finalement ordonné prêtre en avril 1834, dans un pays en proie à la rébellion.

Toujours d' humeur égale, malgré une santé fragile, il apprend à connaître ce pays et à s' attacher à ses habitants.

Arrêté à la suite d' une délation ( on l' accusait de fomenter une insurrection contre les Mandarins ), il est torturé. Il répond en chantant le Salve Regina !

Il est décapité et démembré le 20 septembre 1837.
Son exemple détermina la vocation de Théophane Vénard.

Il fut béatifié en 1900 par Léon XIII, et canonisé en 1988 par Jean-Paul II.


Lien :

http://www.diocese-poitiers.com.fr/spirituel/cornay/cornay.htm

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7 septembre 2007 5 07 /09 /septembre /2007 23:12
 Etienne-de-Chatillon.jpg
 Saint Etienne naquit dans une famille de la noblesse de Châtillon-des-Dombes en 1149. Adolescent, assidu à la prière, il pratiquait le jeûne et l' abstinence. A 25 ans, il entra à la chartreuse des Portes-en-Bugey dont il devint finalement le prieur. 

Il accepta ensuite avec résignation la dignité d' évêque de Dié. Mais il mourut peu de temps après le 7 septembre 1208. Déjà pendant sa vie de nombreux miracles lui furent attribués : guérison d' une femme  malade, prophétie au sujet de la naissance de l' Ordre des Prêcheurs de Saint Dominique ( 1215 ), etc... 

Les miracles se poursuivirent après sa mort, à tel point qu' en 1231, l' évêque de Vienne demanda sa canonisation. En 1557, son corps fut retrouvé intact, lors d' une exhumation de ses reliques ; mais en 1561; sa tombe fut profanée et brûlée par les Huguenots. 


En 1852 , le bienheureux Pape Pie IX confirma son culte pour le diocèse de Dié.  
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2 septembre 2007 7 02 /09 /septembre /2007 23:09
Les 2 et septembre 1792, trois évêques : Jean-Marie du Lau, archevêque d' Arles, François-Joseph de La Rochefoucauld, évêque de Beauvais, et son frère Pierre-Louis, évêque de Saintes, cent quatre-vingt-quatre prêtres et clercs, séculiers ou religieux de tous Ordres, ainsi que quatre laïcs, étaient massacrés à Paris dans les prisons de l' Abbaye et de la Force, au séminaire de Saint-Firmin, au couvent des Carmes et au monastère bénédictin de Saint-Germain-des-Prés.
Ils moururent pour avoir refusé d' adhérer à la constitution civile du clergé, promulguée par le gouvernement révolutionnaire. Il y eut 3000 victimes ces jours-là...
En 1926, Pie XI a béatifié ces témoins de la fidélité de l' Eglise de France à l' Eglise catholique romaine.  
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Lien ( remarquable )  :  www.bxmartyrsde1792.com

Une messe solennelle sera célébrée en leur mémoire le dimanche 10 septembre à 11 heures en l' église Saint-Joseph-des-Carmes, 70 rue de Vaugirard à Paris VIème.
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27 août 2007 1 27 /08 /août /2007 01:47
Le Pape Jean-Paul II a béatifié le 1er octobre 1995 un groupe de 64 martyrs de la révolution française morts aux pontons de Rochefort.
Parmi ceux-ci sur le vieux bateau des Deux Associés moururent trois bienheureux des Ecoles Chrétiennes de Saint Jean-Baptiste de La Salle. Les 285 prêtres ou religieux qui furent libérés en février 1795, lorsque la Terreur s' atténua, laissèrent de nombreux témoignages écrits qui permirent le procès en béatification de leurs confrères.
Les Frères des Ecoles Chrétiennes embarqués à Rochefort furent au nombre de sept, Roger, Léon, Uldaric, Pierre-Christophe, Donat-Joseph, Jugon, Avertin. Les trois derniers furent libérés en février 1795. Les quatre autres périrent, mais Pierre-Christophe ne fut pas béatifié à cause du manque de témoignage écrit...
 Jean-Baptiste Guillaume, en religion Frère Uldaric, naquit à Fraisans le 1er février 1755 et entra au noviciat en 1785. Il mourut de faim au large de Rochefort le 27 août 1794 avec le prêtre Jean-Baptiste de Souzy.

martyrs-de-rochefort.jpg
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25 août 2007 6 25 /08 /août /2007 13:46
saint-louis-statue.jpg                         Statue de saint Louis à Aigues-Mortes 


Ps 88
J' ai choisi David pour serviteur ; je l' ai consacré de mon huile sainte. Ma main lui portera secours, mon bras sera sa force.
Ps 143
Alléluia, alléluia. Béni soit le Seigneur mon Dieu, lui qui instruit mes mains au combat ! Alléluia.   
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24 juillet 2007 2 24 /07 /juillet /2007 20:58
Sainte Ségolène (d' une racine germanique - sieg - signifiant victoire )  vécut au VIIème siècle en Languedoc. Veuve à 22 ans, elle se consacra aux pauvres et à la prière. Elle fonda une abbaye, dont elle devint abbesse à Troclar ( aujourd' hui dans le Tarn ).
Ce prénom, fameux dans l' actualité, peut s' écrire ausi Sigolène .
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17 juillet 2007 2 17 /07 /juillet /2007 20:32
Sujet du célèbre ouvrage de Bernanos " le Dialogue des Carmélites " ( publié en 1949 ) qui fut aussi un opéra de Francis Poulenc ( 1957 ), et une oeuvre de Gertrude von Le Fort ( 1931 ), nous nous rappelons ce douloureux épisode de la Terreur en France, et fêtons le témoignage glorieux de la fidélité à l' Eglise de ces seize humbles religieuses.

La communauté des Carmélites déchaussées de Compiègne s' était formée en 1641, tirant son origine du monastère d' Amiens. Elle s' était placée sous l' invocation de l' Incarnation, avec une chapelle dédiée à l' Annonciation. Protégé par la Cour du roi de France et par les princesses royales, le monastère se développa sur les bases solides de l' esprit thérésien.

Au début de la tourmente révolutionnaire, les religieuses refusèrent de quitter leur habit monastique et poursuivirent le cours de leurs prières et de leurs sacrifices pour le Christ, pour la France.
En septembre 1792, les carmélites acceptèrent la proposition de leur prieure, la bienheureuse Thérèse de Saint-Augustin, de s' offrir en holocauste pour le Seigneur.
L' acte de consécration fut émis aussi par deux soeurs plus âgées qui dans un premier mouvement avaient eu peur de la perspective de la guillotine...Elle rejoignirent le reste de la communauté, et désormais elles prononcèrent toutes quotidiennement leur acte d' offrande -  offrande qui eut lieu deux ans plus tard.

Depuis le 14 septembre 1792, après avoir été expulsées de leur monastère, elles s' étaient divisées en quatre groupes en vêtements civils dans divers logis ou appartements de Compiègne dans lesquels elles se cachaient. Elles continuaient leur vie de prière et restaient en contact les unes avec les autres par la correspondance, des messages transmis par des mains amies. Elles étaient aussi unies sous la direction spirituelle de leur prieure,  la Mère Thérèse de Saint-Augustin, qui tâchait de leur rendre visite régulièrement et de leur écrire le plus souvent possible.

Mais elles furent trahies et dénoncées devant le Comité révolutionnaire. Elles furent arrêtées le 24 juin 1794.

Elles furent d' abord incarcérées au couvent Sainte-Marie de la Visitation transformé en prison, puis transférées à Paris. Le 13 juillet 1794, elles furent enfermées dans la terrible prison parisienne de la Conciergerie remplie de personnes condamnées à mort.

Elles gardaient toutefois un esprit de joie et de totale confiance en Dieu. Ainsi à la fête de ND du Mont-Carmel le 16 juillet, une des religieuse réussit à obtenir un morceau de charbon avec lequel elle écrivit un hymne à la Vierge du Carmel sur l' air de la Marseillaise !
Le lendemain elles subirent un jugement sommaire pendant lequel elles manifestèrent leur vertu de force.

Elles furent condamnées à mort pour " fanatisme " ( et spécialement pour leur dévotion au Sacré-Coeur de Jésus ) et pour leur fidélité à la vie religieuse.

Pendant leur transfert vers l' échafaud dressé à la Barrière du Trône, entourées des Sans-Culottes et d' une foule silencieuse,- et pleine de respect pour leur sacrifice - elles entonnèrent le Miserere, le Salve Regina, le Te Deum...

Après avoir chanté le Veni Creator au pied de la guillotine, elles renouvelèrent une à une leurs voeux religieux auprès de leur prieure, et montèrent une à une les quelques marches qui les menaient à leur ultime profession de Foi...
La mère Thérèse de Saint-Augustin fut la dernière à être décapitée, et à prier pour ses soeurs, et pour la France alors qu' elle était en vie.

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Elle avait préparé ses filles, et leur répétait : " l' Amour seul sera toujours victorieux, quand on aime, on peut tout. " 

Leur martyre survenu le 17 juillet 1794 prouvait une foi de plus la victoire du bien sur le mal, la victoire du Christ.

Trois Carmélites de Compiègne qui étaient en déplacement au moment de l' arrestation de leurs soeurs ont pu témoigner après la Terreur de la vie de la communauté.

Ces seize religieuses se nommaient :

Mère Thérèse de Saint-Augustin, dans le siècle : Marie-Madeleine Claudine Lidoine, prieure, née à Paris le 22 septembre 1752.
Mère Saint-Louis ( Marie-Anne Françoise Brideau ), sous-prieure,  née à Belfort le 7 décembre 1751.
Soeur Anne-Marie de Jésus-Crucifié ( Marianne Piedcourt ), née à Paris le 9 décembre 1715.
Soeur Charlotte de la Résurrection ( Anne-Marie-Madeleine Thouret ), née à Mouy ( Oise ) le 16 septembre 1715.
Soeur Euphrasie de l' Immaculée-Conception ( Marie-Claude-Cyprienne Bérard ), née en Normandie le 12 mai 1736.
Mère Henriette de Jésus ( Marie-Françoise de Croissy ), née à Paris le 18 juin 1745.
Soeur Thérèse du Coeur de Marie ( Marie-Anne Hanisset ), née à Reim le 18 janvier 1742.
Soeur Thérèse de Saint-Ignace ( Marie-Gabrielle Trézel ), née à Compiègne le 4 avril 1743.
Soeur Julie-Louise de Jésus ( Rose-Christiane de Neuville ), née à Evreux le 30 décembre 1741.
Soeur Marie-Henriette de la Providence ( Marie Annette Pelras ), née à Cajarc le 16 juin 1760.
Soeur Constance ( Marie-Geneviève Meunier ), novice, née à Saint-Denis le 28 mai 1765.
Soeur Marie du Saint-Esprit ( Angélique Roussel ), converse, née à Fresne-Mazancourt, en Picardie, le 3 août 1742.
Soeur Sainte-Marthe ( Marie Dufour ), converse, née à Bannes ( aujourd' hui dans la Sarthe ) le 2 octobre 1741.
Soeur Saint-François-Xavier ( Elisabeth Juliette Vérolot ), converse, née à Lignières le 13 janvier 1764.
et deux soeurs tourières ( externes ) : la soeur Catherine Soiron, née à Compiègne le 2 février 1742. ; et  la soeur Thérèse Soiron, née à Compiègne le 23 janvier 1748.

Les corps des seize bienheureuses furent jetés dans une fosse commune avec d' autres guillotinés dans un lieu qui se trouve aujourd' hui au cimetière parisien de Picpus. Une plaque rappelle leur souvenir.

Les Bénédictines anglaises de Cambrai qui furent incarcérées en même temps qu' elles à la Conciergerie ont recueilli de la part des Carmélites des documents, lettres, vêtements, etc...qui se trouvent aujourd' hui dans leur abbaye bénédictine en Angleterre. La Grande Terreur prit fin avant que la condamnation à mort des Bénédictines ne fût exécutée, ce qui permit leur libération peu après.  


Le RP Bruckberger, op, fit tourner en 1959 un film à propos des bienheureuses de Compiègne.


Les Carmélites de Compiègne furent béatifiées le 13 mai 1906 par le Pape saint Pie X .

 


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11 juillet 2007 3 11 /07 /juillet /2007 20:11
La bienheureuse Théotiste du Saint-Sacrement fut l' une des trente-deux religieuses guillotinées pendant la Terreur à Orange ( sur le cours Saint-Martin ) et béatifiées par le Pape Pie XI le 10 mai 1925.

Il y eut parmi elles 13 Sacramentines, 16 Ursulines, 1 Bénedictine et 2 Cisterciennes. Elles furent conduites à l' échafaud à partir du 6 juillet 1794 pendant trois semaines consécutives et la fête rappelant leur martyre est fixée au 9 juillet.


bienheureuses-martyres-orange-guillotine.jpg



Marie-Elisabeth Pélissier naquit à Bollène ( dans le Vaucluse aujourd' hui ) le 15 avril 1741. Elle était fille de notaire. Elle entra chez les Soeurs Sacramentines de Bollène à l' âge de dix-sept ans. Cette Congrégation provençale avait été fondée au XVIIème siècle par l' Abbé Antoine Lequieu. Elle émit ses voeux solennels le 25 juin 1759. Reconnue au sein de la communauté pour ses vertus, elle accéda rapidement à des responsabilités. Elle avait une belle voix et était musicienne. Elle composait des poèmes à la gloire de Dieu, et aussi de petits vers reprennant les menus faits quotidiens de la vie au cloître. Elle écrivit un long poème dédié à saint Benoît-Joseph Labre qui avait dans ses pérégrinations visité le couvent de Bollène, et grâce à une neuvaine en son nom elle avait été guérie en 1783 par son intercession.

http://ut-pupillam-oculi.over-blog.com/article-6403892.html


Le tribunal révolutionnaire d' Orange fut l' un des plus cruels de la Terreur qui frappa la France en 1793 et 1794. 
Soeur Théotiste, économe du couvent depuis quelques années,  fut arrêtée avec ses compagnes le 22 avril 1794 et transférée le 2 mai suivant à Orange où étaient regroupés les ecclésiastiques, religieux et religieuses de la région faits prisonniers. Les soeurs Sacramentines avaient déjà dû abandonner leur couvent en octobre 1792 et avaient reconstitué une communauté dans la clandestinité, après la déclaration par les révolutionnaires de la nullité des voeux religieux. Elles s' étaient donc préparées  au pire, ou plutôt  -  comme le déclara la soeur Sainte-Pélagie devant ses juges -  au jour où " le céleste époux va nous admettre aux noces, pour lesquelles nous n' avons fait jusqu' à présent que de bien légers sacrifices. "

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                    L' ancien couvent du Saint-Sacrement à Bollène

Elle continua avec ses compagnes de suivre le rythme de la vie religieuse à la prison de " La Cure ".
Le 18 Messidor ( 6 juillet ) les exécutions commencèrent par petits groupes. Soeur Théotiste et trois autres compagnes furent conduites à la guillotine le 11 juillet 1794. 
Elles chantaient un chant de louange composée par la future bienheureuse, ainsi que le Magnificat.


Quel auguste poteau
Dressé pour mon supplice !
L' amour est le marteau
Qui frappe sans pitié.
Personne n' aura de moitié
A mon généreux sacrifice.
Les traits de mon vainqueur me laissent aux abois.
Je suis enfin réduite à l' agonie !
Heureuse mort qui finit sur la Croix !
C' est là que je trouve la Vie...


Elle fut guillotinée à six heures du soir avec la soeur Sainte-Pélagie de Saint-Jean-Baptiste ( née Rosalie Bès ) 41 ans, la soeur Saint-Martin ( née Claire Blanc ) 53 ans, toutes deux Sacramentines du couvent de Bollène, ainsi qu' une Ursuline de Pont-Saint-Esprit réfugiée à Bollène, la soeur Sainte-Sophie née Marguerite d' Albarède et âgée de 53 ans.

Le lendemain fut guillotinée la soeur Sophie de Saint-Xavier ( née Thérèse Talieu ) 48 ans, Sacramentine de Bollène qui elle-aussi avait refusé de prêter serment au tribunal révolutionnaire et qui de ce fait fut accusée  " du plus dangereux fanatisme "...Elle monta à l' échafaud avec une soeur converse de son couvent, la soeur Marthe du Bon-Ange ( née Marie Cluze ) 32 ans, et deux autres religieuses :  la soeur Marie de Saint-Henri ( née Marguerite de Justamond ) 48 ans, Cistercienne d' Avignon et la soeur Saint-Bernard ( née Jeanne de Romillon ) 41 ans, Ursuline de Pont-Saint-Esprit.

bienheureuses-martyres-orange.jpg

 D' autres consoeurs de la bienheureuse Théotiste du couvent de Bollène trouvèrent la mort dans les jours suivants. Ce furent :

La bienheureuse Madeleine de la Mère-de-Dieu ( née Elisabeth Verchière ) 25 ans.
La bienheureuse Marie de l' Annonciation ( née Henriette Faurie ) 24 ans.
La bienheureuse soeur Saint-Alexis ( née Andrée Minutte ) 54 ans.
La bienheureuse Aimée de Jésus ( née Rose de Gordon ) 61 ans.
La bienheureuse Marie-de-Jésus de la Conception ( née Thérèse Charransol ) 36 ans.
La bienheureuse soeur converse Saint-Joachim ( née Marie-Anne Béguin-Royal ) 58 ans.
La bienheureuse soeur Saint-Augustin ( née Marguerite Bonnet ) 75 ans.

Elle avaient été précédées par leur soeur : la bienheureuse Iphigénie ( née Suzanne de Gaillard ) 32 ans, entrée au couvent de Bollène en 1779 et y prenant l' habit en 1780. Elle fut la première arrêtée de sa communauté à Pâques 1794, la première jugée et la première guillotinée le 7 juillet. Elle avait expliqué au tribunal pourquoi elle refusait de prêter le serment révolutionnaire :

 "  J' ai fait serment à Dieu, je ne puis en être déliée par les hommes. D' ailleurs je ne connais pas de plus glorieuse et de plus douce liberté que l' accomplissement de mes voeux monastiques. Le serment que vous me demandez serait un véritable crime. " 

bienheureuses-martyres-orange-chapelle.jpg

Les corps des martyres furent jetés dans une fosse au champ Laplane ( à Gabet ) à 4 km d' Orange. On y construisit en 1832 une petite chapelle...



                             Cathédrale ND de Nazareth d' Orange
 
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