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  • : le blog ut-pupillam-oculi par : Eric
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  • : Je me propose de partager quelques réflexions, et de voyager avec vous dans l' univers spirituel de personnalités d' exception. Vous pouvez me laissez vos commentaires, afin que je puisse corriger les articles si nécessaire.
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1 décembre 2007 6 01 /12 /décembre /2007 21:04
En ce jour de la Saint-Eloi, nous nous souvenons aujourd' hui du Père Charles de Jésus, plus connu sous son nom de Charles de Foucauld.

charles-de-foucauld-1-XII-1916.jpg

Né à Strasbourg, dans une famille de noblesse provinciale, il entra en 1876 comme élève officier à Saint-Cyr. Il vivait alors dans un ambiance d' indifférence religieuse et dans une certaine dissipation. Il participa en Algérie, possession française depuis 1830, à la pacification de la région d' Oran. A la fin de la campagne, il prit un congé, pour se consacrer à des explorations et à des recherches géographiques. Il voulait comprendre les peuplades d' Afrique du Nord. Il était frappé par leur sens de l' honneur et de l' obéissance divine. Il sentait, après une déception sentimentale, un grand vide dans sa vie. Il avait perdu la Foi, d' une façon qui lui paraissait évidente.

Il se fixa à Paris en 1886, menant une vie frugale et poursuivant ses recherches spirituelles, conseillé par sa cousine.

" Je compris que s' il y avait un Dieu, je ne pouvais rien faire d' autre que de vivre pour lui. "

Il redécouvrit alors la Foi simple de son enfance. Dirigé par l' abbé Huvelin, qui le confessa à l' église Saint-Augustin, il suivit ses conseils et apprit à aimer Jésus en son sacrement eucharistique. Il décida de se mettre à suivre les commandements de Dieu et de son Eglise. Il entreprit alors une démarche spirituelle de conversion, basée sur la prière et l' humilité.

En 1888, il visita les Lieux Saints et Jérusalem, se faisant passer pour un simple jardinier, en habitant un couvent de religieuses. Ce fut une expérience spirituelle décisive. En janvier 1889; il demanda son admission à la Trappe de Notre-Dame des Neiges, dans le diocèse de Viviers. Il reçut le nom de Frère Albéric-Marie.  

Le 28 octobre de la même année, il partit pour Béni-Abbès, en Algérie, à la frontière marocaine. Puis en 1905, il se fixa en ermite, dans le territoire de Tamanrasset; et ensuite en 1910, un peu plus loin, dans le Hoggar à Aschrem. Il avait construit un petit oratoire et une cellule, pour prier dans la solitude. Cela ne l' empêchait pas de célébrer parfois la messe en présence d' officiers ou de soldats qui se dirigeaient vers le Sahara, alors insoumis. Il écrivait aussi une grammaire et un dictionnaire dans l' un des dialectes berbères de la région. 

charles-de-foucauld-vitrail.jpg

Dès son arrivée à Béni-Abbès, il avait commencé, avec la permission de la Trappe, une nouvelle vie d' ermite sous le nom de Frère Charles de Jésus. Il rêvait de faire connaître la vérité chrétienne aux populations sahariennes et il écrivit de nombreuses méditations. Il travailla aussi à la rédaction d' un " évangile présenté aux pauvres du Sahara " ( 1902 ), et à la fondation d' une Congrégation, les Petits Frères du Sacré-Coeur de Jésus ( 1903 ). Il eut bien un disciple, mais celui-ci, effrayé par les austérités, renonça. 

Il pensait aussi protéger les tribus locales des incursions et des razzias venant de Tripolitaine et des confins marocains.

Mais par dessus tout, il entra dans une relation d' intimité avec Jésus en son Sacré-Coeur, Jésus crucifié qui se donne dans l' Hostie. " La Foi est ce qui nous fait croire au plus profond de notre âme en tous les dogmes de la Religion, en toutes les vérités que la Religion nous enseigne, et par conséquent au contenu de la Sainte Ecriture, et en tous les enseignements de l' Evangile " transmis par l' Eglise.

La vie du Père de Foucauld se conclut de façon tragique, par son assassinat le 1er décembre 1916. " La seule félicité du Seigneur me suffit, et alors rien ne me manque."

Dans ses écrits, il disait : " Je me propose de garder en moi la volonté de travailler à me transfomer en Marie, dans le but de devenir une autre Marie vivante et opérante. " 

charles-de-foucauld.jpg

" C' est avec sa mort que Jésus a sauvé le monde, et les apôtres ont bâti l' Eglise avec rien. C' est avec la sainteté et le néant des moyens humains que le Ciel se conquiert et que la Foi se propage. "

" Mon Père, je m' abandonne à vous. Faites de moi ce qu' il vous plaira. Quoi que vous fassiez, je vous en rends grâce.
Je suis prêt à tout, j'accepte tout, parce que votre volonté s' accomplit en moi et en toutes vos créatures. 

Je ne désire rien d' autre, ô mon Dieu ! Je remets mon âme entre vos mains. Je vous la donne, mon Dieu, de tout l' amour de mon coeur, parce que je vous aime.
C' est pour moi une exigence d' amour que de me donner à vous, de me confier à vous, entre vos mains, sans mesure et avec une assurance infinie, parce que vous êtes mon Père. "


Plus de cinquante ans après sa mort, le Saint-Siège confirma les règlements de plusieurs Congrégations inspirées de Charles de Jésus ; les Petites Soeurs du Sacré-Coeur de Jésus, la Fraternité des Petites Soeurs de Jésus et des Petits Frères de Jésus, les Petites Soeurs de l' Evangile, l' Union des Nazaréennes du Père de Foucauld, les Petites Soeurs de Nazareth, les Petits Frères de L'Evangile, les Petits Frères de la Croix, etc... 

charles-de-foucauld-b--atification.jpg

Il fut béatifié par Benoît XVI, il ya deux ans, le 13 novembre 2005.

Lien sur Saint Eloi : http://ut-pupillam-oculi.over-blog.com/article-4750796.html
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28 novembre 2007 3 28 /11 /novembre /2007 20:22
Née à Fain-les-Moutiers ( Côte d' Or ), le 2 mai 1806, Catherine Labouré fut admise au séminaire des Filles de la Charité, à Paris, le 21 avril 1830.

En novembre de la même année, la novice fut favorisée de la manifestation  de ND de la Médaille Miraculeuse ( cf 27 novembre ).

chapelle-medaille-miraculeuse-vierge.jpg

Placée à Reuilly ( Paris : hôpital d' Enghien ), sainte Catherine Labouré  vécut pendant 45 ans, silencieuse et effacée dans ses humbles emplois de Soeur de Saint-Vincent-de-Paul : soin des vieillards, porterie, etc...jusqu' à sa mort, le 31 décembre 1876.

Elle fut canonisée par le Pape Pie XII en 1947.
Son corps repose sous l' autel de la Vierge, dans la chapelle des apparitions, 140 rue du Bac, Paris VIIème.

sainte-catherine-labour--.jpg
Elle est fêtée aujourd' hui dans l' Ancien Ordo, et le 25 novembre dans le Nouvel Ordo.

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9 novembre 2007 5 09 /11 /novembre /2007 18:52
Elisabeth Catez naquit le 18 juillet 1880, près de Bourges. En 1887, la famille déménagea à Dijon. Son père mourut cette année-là.
En 1890, elle fit sa communion privée et en 1891 reçut le sacrement de confirmation. En 1894, elle émit des voeux privés de virginité. Elle fréquentait le conservatoire de Dijon et était particulièrement douée en musique, où elle trouvait une forme de prière.
Se sentant appelée à la vie religieuse, elle demanda à sa mère la permission d' entrer au Carmel de Dijon, mais celle-ci lui opposa un refus catégorique. Finalement, elle se laissa fléchir à condition qu' Elisabeth ne postulât qu' à sa majorité.
Aussi à 21 ans, elle entra au Carmel de Dijon. Elle émit sa profession religieuse en 1903. catez.jpg

Elle mourut le 9 novembre 1906 et fut béatifiée par le Pape Jean-Paul II en 1984.

Qui était-elle ?
De caractère plutôt volontaire, elle sentit très tôt l' amour de Dieu. Sa mère voulait la marier. Avant de se rendre par obéissance à ses réunions mondaines, elle s' agenouillait et priait la Sainte Vierge, et ensuite avec naturel se joignait à la bonne société. Intérieurement, elle s' unissait à Jésus.
Elle se préparait à la vie monastique, enseignait le catéchisme aux enfants, et communiait chaque matin.
Après une année fervente au noviciat, elle prononçat ses voeux en 1903, prenant le nom de Soeur Elisabeth de la Trinité.
Mais elle fut atteinte de la maladie d' Addison ( asthénie et hypotension, douleurs lombaires, tuberculose des capsules surrénales, et couleur bronzée de la peau...).
Elle s' abandonna à l' amour de Dieu, devenant louange de gloire de la Trinité.

Le 21 novembre 1904, elle s' offrit avec le célèbre invocation : " O mon Dieu, Trinité que j'adore ! "

--lisabeth-de-la-trinit--.jpg

A partir de l' été 1906, obéissant à sa prieure, elle écrivit ses méditations, devenues célèbres.
Elle était alors dans " l' ultime retraite de Laudem Gloriae. "
Elle écrivit à sa mère ; " Mon Epoux veut que ta fille soit associée à sa grande oeuvre de rédemption. "
Elle écrivit aussi :  " Tout passe ; au soir de la vie, ne reste que l' Amour. "
" Je vais à la Lumière, à l' Amour, à la Vie : "
Elle mourut à l' âge de 26 ans. Comme sainte Thérèse de l' Enfant-Jésus, elle était une grande mystique qui sut pénétrer " l' Amour trop grand " de Dieu, en une intime communion avec la Trinité.

Chez les Carmélites, elle est honorée le 8 novembre.
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6 novembre 2007 2 06 /11 /novembre /2007 19:14
Léonard de Noblac ou Noblat ( nommé aussi Léonard de Limoges ) naquit en Gaule au VIème siècle, au temps de l' empereur Anastase ( 491-518 ), dans une famille de la noblesse franque proche de Clovis ( 481-511 ).

Il refusa la carrière militaire et se mit au service de saint Rémy, évêque de Reims. Celui-ci ayant obtenu de la part du roi des Francs la libération de prisonniers, saint Léonard fit de même pour les prisonniers de guerre. Il refusa aussi d' être ordonné évêque et évangélisa la région de Limoges.
Clovis lui fit construire un monastère, dans une forêt attenante, après que saint Léonard eut prié pour la délivrance en couches de la reine Clotilde.
Il mourut un 6 novembre, au milieu du VIème siècle. 

leonard.JPG
Son culte fut particulièrement favorisé dans toute l' Europe au temps des premières croisades. On l' invoquait pour la libération des prisonniers des sarrazins.

Il est le patron des prisonniers injustement incarcérés et des mineurs du bassin minier de Liège. Il est invoqué aussi pour les couches difficiles.
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4 novembre 2007 7 04 /11 /novembre /2007 18:34
Hugues de Valois naquit en France en 1127 et fut élevé à la Cour. Il donna ses biens aux pauvres et vécut dans la charité. Un jour il demanda la grâce d' un criminel à son oncle, le duc de Valois. Libéré, il devint un Chrétien exemplaire.

Après avoir reçu les Ordres, Hugues devint anachorète, prit le nom de Félix en religion et s' installa en forêt, s' inspirant de l' expérience des Pères du désert. On venait le consulter et ainsi saint Jean de Matha le visita, car il voulait fonder une Congrégation pour la libération des esclaves chrétiens détenus en terre musulmane.
L' étude, la prière et la pénitence furent à la base de cette héroïque entreprise. Saint Félix et saint Jean de Matha partirent pour Rome demander l' approbation du Pape Innocent III. L' Ordre des Trinitaires - ou Frères de la Sainte Trinité -  fut fondé en 1198.

saint-f--lix.jpg
 Le roi Philippe-Auguste offrit de construire leur premier couvent. Saint Félix resta en France pour la formation et la propagation de son oeuvre, tandis que saint Jean de Matha s' imposait de longs voyages en terre Barbaresque et à Rome.
En 1201, les premiers 200 captifs chrétiens furent rachetés. 

Il mourut en 1212 dans la maison-mère de Cerfroid.

Comme saint Hubert, fêté hier, le même épisode du cerf crucifère fut associé à son culte. Ce symbole, inspiré des psaumes,  marque à l' évidence la conversion des membres des familles de la noblesse du Moyen-Age.
Lien sur saint Jean de Matha, fêté le 8 février : http://ut-pupillam-oculi.over-blog.com/5572690.html
Il est fêté le 20 novembre dans l' ancien Ordo.
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4 novembre 2007 7 04 /11 /novembre /2007 18:34

bienheureuse-fran--oise.jpg  Françoise d' Amboise naquit à Thouars en 1427. A quinze ans, elle épousa Pierre II, futur duc de Bretagne. Ils furent couronnés en 1450 à la cathédrale de Rennes. Ils n' eurent pas d' enfants. Devenue veuve à trente ans, elle refusa des secondes noces, voulues par Louis XI, et s' orienta vers la vie religieuse.
Sur les conseils du bienheureux Jean Soreth, prieur général des Carmes, elle fit construire un Carmel à Bondon en 1463. Elle  entra en 1468 au Carmel de Vannes, puis en 1477 entra au Carmel de Nantes, fondé par elle.

D' après la documentation de l' époque, la bienheureuse Françoise apparaît comme un prieure au caractère fort, dotée d' un grand sens psychologique et d' une bienveillante attention maternelle.
Elle introduisit la communion fréquente, et quotidienne pour les malades, ainsi qu' un quatrième voeu de stricte clôture.

Elle mourut le 4 novembre 1485. Elle avait coutume de dire :  " Que Dieu soit le plus aimé en toutes les choses que nous faisons. "

Sa mémoire liturgique fut confirmée par le bienheureux Pie IX en 1863, en signe d' attention aux Bretons qui étaient fermement attachés à l' époque à l' Eglise catholique et au souvenir de leur ancienne duchesse. 


Lien :  www.ocarm.org

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3 novembre 2007 6 03 /11 /novembre /2007 20:48
Sainte Alpais naquit au milieu du XIIème siècle à Triguères, dans le Gâtinais,  et partit à la mort de son père s' installer avec sa famille vingt kilomètres plus loin à Cudot, non loin de Joigny, dans le canton de Saint-Julien-du-Sault ( aujourd' hui département de l' Yonne).

Cudot-Eglise.jpg

Elle passa toute sa vie dans ce petit village. Elle gardait les moutons de ses parents, lorqu' elle tomba malade. On crut qu' il s' agissait de la lèpre ; aussi fut-elle aussitôt isolée, comme les lépreux de l' époque, dans une petite logette de pierre, que l' on fit construire et où elle vécut dans la prière.

Un jour, ses frères décidèrent de ne plus lui apporter à manger, las d' avoir à nourrir une invalide et surtout avares de leurs biens...Ils persuadèrent leur propre mère de ne plus l' alimenter !
Combien de malades aujourd' hui ou de personnes âgées abandonnées de leur famille dans nos sociétés riches sont ainsi isolées, et surtout isolées spirituellement et affectivement ( ce qui va souvent de pair ).
A l' heure où l' on discute d' euthanasier les vieillards, n' est-il pas bon de se rappeler cette modeste sainte que le bienheureux Pie IX canonisa en 1874 ?

Le Samedi Saint 1169, la jeune fille pria " le principe de toute pitié, la source de toute bonté " pour ne pas être abandonnée. Elle s' unit ainsi à l' agonie du Seigneur, selon ce qu' écrivit un témoin de l' époque, moine cistercien. 
Le miracle eut lieu en effet. Elle eut une apparition de la Vierge dans une vision de fleurs. Elle retrouva l' usage de son bras droit qu' elle avait perdu. Ses trois plaies cicatrisèrent...Pris de remords ses frères et sa mère constatèrent la guérison. S' agissait-il d' une dermatose miraculeusement guérie ? 

La jeune fille décida de poursuivre sa vie de recluse, malgré sa guérison. Elle avait trouvé la quiétude pour être toute à son Seigneur. Elle ne se nourissait, comme tant d' autres visionnaires de l' Eglise, que du pain de l' Eucharistie...Et passa plus de soixante ans quasiment alitée dans son reclusoir...

Au fur et à mesure des années, on accourut pour demander à la sainte fille de prier pour telle ou telle intention. Elle a de fréquentes extases, lors de ses visions. Les Cisterciens du Prieuré des Echarlis, établis non loin, la font connaître dans leur Ordre et retranscrivent ses visions.
On vient en pélerinage. L' archevêque de Sens, beau-frère du roi Louis VII le Gros, la fait surveiller. Le roi demeurait souvent en sa bonne ville de Villeneuve-le-Roi tout proche, à quelques lieues. La reine Adélaïde, soeur de l' archevêque, vint la consulter

L' archevêque de Sens, Guillaume de Champagne, qui était un grand bâtisseur, fit donc construire un prieuré ( disparu aujourd' hui ) et une église dédiée à Notre-Dame avec une cellule attenante où pouvait se tenir la recluse pour vivre et suivre les cérémonies liturgiques. L' archevêque attendait de voir quel profit tirer pour l' Eglise et pour le royaume de ces événements.
La région, limite du Gâtinais et de la Bourgogne royale, appelée aussi autrefois Champagne bourguignonne ( à ne pas confondre avec le coeur de la Bourgogne, plus au Sud ) était domaine royal. 

Des édits royaux avaient fait venir de nombreux colons et paysans libres pour construire de nouveaux villages et peupler la Ville Neuve qui reliait Sens. Il fallait repeupler ce  " pays " qui se situait à la lisière du duché de Bourgogne. Le duché de Bourgogne plus au sud, était immense et riche et appartenait au cousin du roi. Celui-ci bien que vassal et capétien lui-même, se considérait comme plus glorieux que son royal suzerain. L' autre moitié de la Bourgogne ( vers la Saône ) faisait partie du Saint-Empire. La Bourgogne ne sera rattachée au royaume de France qu' en 1477.

sens-cath--drale-saint---tienne3.jpg
      Porche de la cathédrale Saint-Etienne de Sens

Ainsi, en cette période de reconstruction de villes et d' églises ( les travaux de la cathédrale de Sens avaient été commencés une quarantaine d' années auparavant ), l' Ordre de Citeaux eut-il sa part, non seulement pour ses abbayes, mais aussi pour réformer les temps. L' Ordre était récent, la seconde Croisade venait de se terminer, aussi était-il nécessaire pour les Cisterciens de se procurer un avantage de la situation que la Providence venait de créer.
Lorsque l' église fut construite, le règne de Philippe -Auguste commençait et allait s' opposer à Henri II d' Angleterre et Richard Coeur de Lion qu' il allait accompagner pour la troisième croisade.

sainte-alpais.jpg

L' ancienne bergère de Cudot a des liens avec la bergère du pays de Bigorre, huit siècles plus tard...  Mais sainte Bernadette dans son patois natal nous a transmis les paroles de Notre-Dame, alors que l' Eglise était menacée déjà depuis plusieurs générations par les théories révolutionnaires et que la pouvoir civil était réticent envers les apparitions, puis hostile ( après 1870 ).

A l' époque de sainte Alpais, la civilisation chrétienne au contraire était dans la fleur de son épanouissement occidental ; le royaume de France allait entrer dans l' ère du Gothique et se couvrir de cathédrales. Aussi les saints de cette époque avaient-ils reçu le don du Seigneur de fustiger les moeurs décadentes de certains, et de mobiliser les énergies de  tous vers l' idéal !  Combien partirent pour la Terre Sainte; combien d' abbayes et d' églises virent-elles le jour ! 
Alors qu' au temps de Lourdes, il fallait mettre en garde et protéger les Chrétiens des erreurs du siècle; ensuite on pouvait les mobiliser pour la défense de l' Eglise. Ce fut l' époque du formidable élan missionnaire du XIXème siècle qui se poursuivit juqu' à l'aube de la seconde guerre mondiale.

lourdes1.jpg

Au XIIème siècle, on pouvait partir libérer le Tombeau du Christ de ceux qui en barraient le libre accès, sans avoir en plus à défendre la liberté de sa Foi dans son pays.

Pour le peuple, il y eut certes des  " prophètes " et des illuminés qui venaient l' aiguillonner ; mais il y eut aussi des saints, et parmi eux notre modeste sainte Alpais. Elle avait reçu des dons d' espérance particuliers.

Elle mourut en 1211, quinze ans avant saint François d' Assise qui avait l'âge d' être son fils. Une autre époque s' ouvrait déjà. 
Elle fut guérie par Notre-Dame. Elle parlait d' union personnelle à Jésus. Ces deux traits la relient aux miracles quotidiens, spirituels et physiques qui ont lieu à Lourdes.



Un pélerinage a lieu le premier dimanche de juin tous les ans en l' église ND de Cudot, où se trouvent les reliques de sainte Alpais. Autrefois jusque vers 1960 une belle procession allait de Triguères à Cudot en juillet.


Lien : http://catholique-sens-auxerre.cef.fr/spip1.9/Sainte-Alpais.html

Lire l' ouvrage de Jean Lacera " Sainte Alpais " Editions Siloé, Nantes 2004.Il explique pourquoi les visions cosmologiques de la recluse l' ont fait choisir comme patronne des cosmonautes ( ou astronautes comme l' on veut ) à notre époque moderne ! 

Je pense qu' elle pourrait être aussi invoquée pour les malades abandonnés de leur famille. 

PS : Alpais est une variante du prénom franc Alpaide.
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27 octobre 2007 6 27 /10 /octobre /2007 11:31
   La bienheureuse Emeline naquit en 1115, dans le diocèse de Troyes. Elle était soeur converse et rattachée à l' Abbaye cistercienne masculine de Boulancourt ( située dans le département actuel de la Haute-Marne ).
Elle prolongeait ses colloques avec le Seigneur, et vivait comme ermite, dans la grange de Perte-Sèche qui appartenait à l' abbaye. Cette grange se situait à quelques kilomètres, et ainsi retirée, la bienheureuse Emeline put se partager entre labeur et prière.

bienheureuse---meline.jpg

Cette abbaye avait été fondée en 1095 par les Chanoines Réguliers de Saint-Pierre-du-Mont, mais elle était tombée dans le relâchement. C' est pourquoi l' évêque de Troyes, Henri, qui était Cistercien, la plaça sous la règle de saint Bernard. 

Le moine Goslin écrivit d' elle qu' elle vivait dans la pénitence, jeûnait totalement trois jours de la semaine, portait le cilice.
Beaucoup venait la trouver pour la consulter, car sa réputation de sainteté était grande. Elle représente, pour l' Ordre cistercien, le modèle de l' ermite du Moyen-Age et de toutes les époques.

Elle mourut en 1178 et fut enterrée en l' église de l' Abbaye de Boulancourt.
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17 octobre 2007 3 17 /10 /octobre /2007 19:49
Nathalie Vanot, en religion Marie-Nathalie de Saint-Louis, Ursuline, mourut le 17 octobre 1794, avec quatre compagnes. Elles furent béatifiées avec six autres de leurs Soeurs martyres, en 1920 par le Pape Benoît XV.

pressoir-mystique.jpg

Le couvent de Valenciennes, où les Ursulines enseignaient, ayant été fermé par les révolutionnaires, elles avaient décidé de partir plus au Nord, pour la ville de Mons, appartenant alors à la couronne autrichienne ( aujourd' hui en Belgique ).

Elles étaient 32. Mais en 1794, la ville tomba aux mains des Français, lors de la bataille de Fleurus. Elles furent faites prisonnières...21 religieuses parvinrent à s' échapper, mais 11 furent jugées et condamnées pour " fanatisme " ( c' est ainsi qu' on nommait le christianisme ), " trahison " ( pour avoir émigré ) et  " port d' habit prohibé ". 
L'  intolérance radicale des révolutionnaires, sous couvert de liberté, se sert des mêmes mots à travers toutes les époques...Cinq furent guillotinées le 17 octobre, les six autres le 23 octobre.


Après le jugement, l' une des Soeurs avait avoué sa frayeur d' être guillotinée ; la Mère Supérieure lui rétorqua avec patience : " je passerai devant vous, pour vous montrer l' exemple. "

   Les jours précédents, des prêtres et des religieuses avaient déjà été exécutés. Le 17, lors du procès, Mère Clotilde, la Supérieure, avait démontré aux juges que les Soeurs n' avaient pas pris la fuite en émigration, puisqu' elles avaient été munies de sauf-conduits réglementaires, et qu' elles étaient parties pour enseigner, leur couvent ayant été confisqué...Rien n' y fit. La République leur reprochait d' avoir enfreint la loi d' octobre 1792, et surtout d' avoir repris leur vie cloîtrée, en abandonnant la République...Ironie du sort !

Le 23, la Mère Supérieure et les cinq dernières Ursulines furent aussi guillotinées. Elle déclara aux soldats de l' escorte : " Nous vous sommes fort obligées, c 'est le plus beau jour de notre vie ! "
Avec elles fut aussi guillotinée une Clarisse, Joséphine Leroux, qui avait trouvé refuge dans leur couvent. Elle fut béatifiée avec les Ursulines.


Leurs noms étaient :
Clotilde Paillot  ( Mère Clotilde, Supérieure  ) 55 ans.
Ursule Bourla 48 ans.
Cordule Barré 44 ans.
Augustine Déjardin 34 ans.
Marie-Louise Ducré 38 ans.
Anne-Marie Erraux 32 ans.
Françoise Lacroix 41 ans.
Scholastique Leroux 43 ans.
Laurentine Prin 47 ans.
Nathalie Vanot ( Marie-Nathalie de Saint-Louis )

raisin.jpg





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16 octobre 2007 2 16 /10 /octobre /2007 19:35
La mémoire de sainte Marguerite-Marie Alacoque est liée à la diffusion du culte du Sacré-Coeur, il y a plus de trois siècles, à l'  époque où soufflait en France le vent froid du jansénisme.

sainte-marguerite-marie-alacoque.JPG

Saint Jean-Eudes, fêté le 19 août, en fut le propagateur le plus fervent, à travers les routes du royaume de France. Sainte Marguerite-Marie fut celle qui révéla la profondeur de l' amour du Coeur  Sacré de Jésus envers les hommes. Il lui ouvrit une nouvelle dimension : celle du feu brûlant de son Coeur, à travers lequel la sainte eut des révélations mystiques, et des promesses - ou des preuves -  d' amour.


Née en Bourgogne en 1646, Marguerite-Marie eut une jeunesse difficile, et ressentit la froideur de son éducation. Elle entra à 24 ans chez les Visitandines, Ordre fondé par saint François de Sales, et y demeura pendant vingt années. Elle s' était offerte en victime du Coeur de Jésus. Elle reçut dès lors des grâces extraordinaires, qui lui permirent d' affronter ses souffrances, tant physiques que morales.

Elle fut incomprise de ses consoeurs  et méjugée par ses supérieurs. Il craignaient que la visionnaire n' attirât l' attention.  Elle vécut ses années dans la mortification et la pénitence, jusqu' à ce qu' elle rencontrât saint Claude  de La Colombière, Jésuite ( canonisé en 1992 ). Il fut un guide spirituel plein de tact et compréhensif. Il lui ordonna de rédiger son autographie et de narrer ses expériences ascétiques. Ce qu' elle fit, et dès lors, l' on s' interrogea sur cette dévotion au Sacré-Coeur qui ouvrait de nouvelles voies à la relation que peuvent avoir les créatures avec l' Amour de Dieu.



"  Voici le Coeur qui a tant aimé les hommes  ", lui fut-il dit un jour, lors d' une extase mystique. Ou encore : " Mon Coeur se dilatera pour répandre en abondance les fruits de son Amour, SUR  CEUX  QUI  M'  HONORENT. "


Il fut de plus en plus d' usage de pratiquer l' assistance à la Messe et - si possible d' y communier - les  neuf premiers vendredis du mois consécutifs, en ces temps où la communion était, en dehors de Pâques, d' un accès rare pour les Catholiques.

sacr---coeur-sainte-marguerite-marie.JPG

Le Sacré-Coeur fut tout au long du XVIIIème siècle et du XIXème siècle le rempart de tant d' attaques contre l' Eglise. Il fut aussi le moyen de propager sous toutes les lattitudes, et encore à l' époque moderne, l' ardent lien de charité qu' un Dieu fait homme donne, en une relation personnelle et unique, à ceux qui l' aiment.

Prions pour que la France retrouve cette dévotion essentielle, elle qui en fut à l' origine, pour la liberté chrétienne - si menacée aujourd' hui, et en particulier pour la liberté de la famille chrétienne !

Lien : cf article du 15 février sur le bienheureux Père de La Colombière
http://ut-pupillam-oculi.over-blog.com/article-5654050.html

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