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  • : le blog ut-pupillam-oculi par : Eric
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  • : Je me propose de partager quelques réflexions, et de voyager avec vous dans l' univers spirituel de personnalités d' exception. Vous pouvez me laissez vos commentaires, afin que je puisse corriger les articles si nécessaire.
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3 mars 2008 1 03 /03 /mars /2008 06:41
pierre-ren--rogue.jpg    Pierre-René Rogue naquit le 11 juin 1758 à Vannes dans une famille de la petite bourgeoisie. Il perdit son père à trois ans et sa mère le fit éduquer par les Jésuites du Collège Saint-Yves où il fit ses humanités et développa une grande dévotion à la Sainte Vierge.

Il entra à 18 ans au séminaire de Vannes dirigé par les Pères de la Congrégation de Monsieur Vincent et il fut ordonné en 1782.

L' évêque le chargea de diriger les exercices spirituels pour les femmes. C' est alors que naquit en lui le désir de rejoindre la Compagnie des Missions de saint Vincent de Paul qui l' avait formé. C' est ainsi qu' il entra dans leur noviciat de Saint-Lazare à Paris. Il y émit ses voeux en 1788.

Le Supérieur général des Fils de saint Vincent de Paul, le Père Jacquier, fit de lui ce portrait : " Exact à la prière communautaire comme aux exercices de piété de la Règle, exact à ses devoirs, il dédie tout son temps à l' exercice de sa fonction sacerdotale, auquel il se prépare par la prière et l' étude. C' est un ami du silence (...) dans l' humilité, la simplicité et la mansuétude. Il aime la mortification et le zèle pour le salut des âmes. Il voue une grande partie de son temps au confessionnal. "

Le 13 juillet 1789, la maison-mère fut assaillie et profanée par les révolutionnaires. Le 12 juillet 1792, la constitution civile du clergé fut votée. Elle fut déclarée schismatique en avril 1791 par le Pape Pie VI. Ce fut le début de la persécution et de la Terreur, en particulier pour l' Eglise. Les massacres du 12 septembre 1792 furent particulièrement barbares.

Les Pères de saint Vincent de Paul refusèrent de prêter serment, mais certains étaient tentés de rejoindre cette organisation. Le Père Jacquier étaient parmi eux. Le jeune abbé Rogue usa de toute la force de ses convictions pour l' en dissuader et il fut écouté. En conséquence, les Pères furent expulsés. Le jeune abbé se réfugia chez sa mère. Il poursuvit son ministère en cachette et dut changer plusieurs fois de domicile. La population de Vannes le protégeait.

Le soir de la Vigile de Noël 1795, il fut appelé au domicile d' un moribond pour lui donner les derniers sacrements; mais il fut dénoncé et arrêté avant d' arriver.
Il fut incarcéré à la prison de Vannes. Lors de son procès, il reconnut avoir exercé son ministère sacerdotal et avoir refusé de prêter serment à la constitution. Il fut condamné à la guillotine et exécuté le 3 mars 1796.

Il fut béatifié par Pie XI en 1934.

 
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5 février 2008 2 05 /02 /février /2008 20:10
m-zi-re.jpg  Françoise Mézière, Soeur de Charité du diocèse de Laval, est une martyre de la révolution française, béatifiée le 19 juin 1955, par Pie XII.

Elle naquit le 25 août 1745 à Mézangers dans une famile nombreuse. Son père, excellent chrétien était un fermier aisé. Elle perdit sa mère à l' âge de quatre ans.
Eduquée par les Soeurs de ND de la Charité d' Evron, elle se consacra au développement d' écoles paroissiales, notamment à Saint-Léger, près de Laval.

Quand le 14 avril 1791, la république voulut lui imposer, en tant que maîtresse d' école le serment de liberté et d' égalité qui impliquait le refus des voeux religieux, elle refusa comme les religieuses et dut quitter l' école. Elle se mit alors au service des malades dans les villages des environs de Saint-Léger.

Une seconde fois, elle fut invitée à prêter serment en juillet 1792 et à nouveau elle refusa. Cette fois-ci elle dut se cacher et agir avec prudence.

Elle fut finalement guillotinée, peu de temps après les prisonniers du Couvent de la Patience, pour avoir abrité chez elle deux soldats vendéens blessés, et les avoir soignés. Dans le texte du jugement de Laval qui la condamne à mort, elle est qualifiée de " vipère de la race sacerdotale. "

Avant de monter à l' échafaud, elle remercia ses bourreaux, de pouvoir s' unir bientôt au Seigneur Jésus. Ce fut le 5 février 1794.


5 Février, fête de sainte Agathe : http://ut-pupillam-oculi.over-blog.com/article-5528849.html
Mémoire de saint Avit : http://ut-pupillam-oculi.over-blog.com/article-5530461.html
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3 février 2008 7 03 /02 /février /2008 22:40
 claudine-thevenet.jpg  Claudine Thévenet - surnommée affectueusement Glady - naquit à Lyon, le 30 mars 1774, dans une famile de sept enfants. Elle fut éduquée à l' abbaye de Saint-Pierre-les Nonnains qu' elle dut quitter au moment de la révolution française. 
Jeune fille, elle subit les affres de la Terreur, surtout à partir de 1793, lorsque les forces républicaines assiégèrent la ville de Lyon qui était restée royaliste. Ses frères Louis et François furent tués de manière barbare à Lyon, le 5 janvier 1794.

Claudine fut une spectatrice terrorisée de leur martyre. Elle souffrit dès lors d' un tremblement qu' elle allait garder toute sa vie.
Suivant l' exemple de ses frères qui pardonnèrent à leurs bourreaux, elle fit de même et plus encore en s' occupant d' orphelins et de pauvres, au début de manière isolée, et ensuite avec de jeunes personnes de sa paroisse.
Elle était la dirigée de l' Abbé André Coindre*, prêtre de sa paroisse, qui discerna rapidement la vocation de cette femme compatissante et douce, mais non dénuée d' une ferme volonté. Lorsqu' elle dut abriter chez elle deux petites filles orphelines, ce fut le début de sa réponse au Seigneur.

En 1816, elle participa à la fondation de l' Union Pie du Sacré Coeur de Jésus, avec sept compagnes ; puis deux ans après, en 1818, elle quitta la maison paternelle pour fonder, sur la colline de la Croix-Rousse, la Congrégation des Sacrés Coeurs de Jésus et Marie - dite des Religieuses de Jésus-Marie - destinée à l' éducation des jeunes filles. Elle affronta alors les moqueries et la pauvreté des débuts.

Elle ouvrit donc en 1820 à Fourvière une maison d' éducation, la Providence, puis une autre pour jeunes filles pauvres ou orphelines. Elles apprenaient aussi les métiers de la filature et du tissage, car la ville de Lyon était réputée pour son industrie de la soie. " Il faut être de vraies mères pour ces enfants, oui de vraies mères, tant de l' âme que du corps. " avait-elle coutume de dire. 

Elle souffrit de la mort de l' Abbé Coindre en 1826 et de deux premières compagnes en 1828. Elle dut aussi protéger sa jeune Congrégation que l' on voulait à l' époque fusionner avec un autre Institut. Au moment des émeutes des canuts et des troubles de 1831 et 1834, elle dut aussi gouverner avec prudence ses deux fondations.

La Mère Marie de Sainte-Ignace, son nom de religion, s' occupait aussi de la direction de ses consoeurs. A partir de 1835, sa santé empira. Elle mourut à Lyon, le 3 février 1837.
En 1842, les Soeurs ouvrirent une maison aux Indes. Ce fut le début de leur envoi en mission. Elles furent nombreuses à partir aussi pour l' Amérique du Nord.

Elle fut béatifiée en 1981 et canonisée le 21 mars 1993 par Jean-Paul II.

Les Religieuses de Jésus-Marie sont aujourd' hui 1600 dans 180 maisons.

* Il faisait partie de la Congrégation des Frères du Sacré-Coeur.
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28 janvier 2008 1 28 /01 /janvier /2008 20:27
maunoir1.jpg  Le bienheureux Julien Maunoir est considéré comme l' apôtre moderne de la Bretagne. Il naquit le 1er octobre 1606 à Saint-Georges-de-Reitembault, cinquième d' une famille de six enfants. Son père était marchand de tissus. La famille vivait dans une atmosphère de foi simple et profonde.

Le vénérable Michel Le Nobletz ( 1577-1652 ), missionnaire fameux, apprit mystérieusement la naissance de celui qui lui viendrait en aide.

Enfant, le jeune Julien aimait à réunir ses compagnons de jeux pour leur faire réciter des prières ou pour leur faire faire des processions improvisées. Un prêtre de la paroisse remarqua les aptitudes de cet enfant et en plus de ses heures d' école lui apprit les bases du latin. Il put ainsi poursuivre ses études, entre 1620 et 1625, au Collège des Jésuites de Rennes. Au collège, le jeune Julien ne se laissa pas influencer par des théories ou des amitiés malsaines. Il s' enflammait plutôt pour les missions du Japon, de Chine ou d' Amérique, où les Jésuites déployaient leur apostolat.

Il se décida donc pour le noviciat. Après sa profession religieuse dans la Compagnie de Jésus, il étudia la philosophie pendant trois ans au Collège de La Flêche, jusqu' en 1630. Il eut pour compagnon d' étude saint Isaac Jogues, futur martyr en Amérique du Nord.
Il faisait des retraites spirituelles, comme de coutume, mais il y ajoutait une ferveur et une humilité sincères. Un jour, il nota dans son journal, après une récollection : " J' ai senti avec une joie très pure comme si deux anges m' avaient sorti le coeur de la poitrine et l' avaient pressé pour en extraire toutes les affections naturelles. "

Le 15 juillet 1628, il se sentit consumé toute la journée par le feu du divin amour. Il entrevit alors ce qu' il aurait à souffrir pour le Seigneur. Il gravit à cette époque les degrés de l' union mystique. 
Ses supérieurs ne remarquaient qu' un jeune religieux affable, animé par une charité discrète et une constante application aux travaux intellectuels et aux règles de la piété ; mais ils distinguèrent déjà son obéissance parfaite et sa ferme maîtrise de soi.  
Il devint professeur au Collège de Quimper ; mais intérieurement il ne renonça pas au désir de devenir missionnaire dans de lointaines contrées.

Un de ses confrères l' exhorta à apprendre le breton ; mais il répliqua qu' en plus du grec et du latin qu' il connaissait, il lui suffisait d' apprendre maintenant les langues des Indiens du Canada.

Un jour, lors d' un pélerinage à la Vierge, il eut la vision intérieure de quatres saints évêques bretons. Il se décida donc à apprendre le breton, afin d' être plus proche des populations qui dans leur immense majorité ne parlaient pas le français.
En 1631, il se voua à la prédication et à l' apostolat auprès des paysans bretons. Malade en 1632, il fut transféré à Tours, puis à Bourges pour se préparer à l' ordination sacerdotale. Il y fit la connaissance de saint Gabriel Lallemant qui allait devenir martyr au Canada en 1646.

Sa santé s' altéra gravement, et il reçut la certitude que s' il guérissait, il se vouerait totalement aux missions bretonnes. Il fut ordonné prêtre en 1637 et il devint professeur au Collège de Nevers. Au bout de sept ans, il reçut la permission de retourner en Bretagne, à Quimper. 

C' est alors qu' il fut invité par le P. Michel Le Nobletz à faire une confession générale au Conquet. Il l' invita aussi à lui succéder dans son oeuvre d' évangélisation.
maunoir2.gif
Il commença à prêcher à Douarnenez, puis Ouessant, Molènes et l' île de Sein et se mit à composer en breton des cantiques illustrant les principaux mystères de la religion. Sa réputation grandit parmi la foule, lorsque des guérisons inexpliquées eurent lieu. Il dut toutefois affronter la calomnie ; mais en 1642 l' orthodoxie de ses compositions fut confirmée par les autorités ecclésiales.

Il parcourut à pied ou à cheval toute la Basse Bretagne. Ce fut un missionnaire infatigable. Il confessait des foules entières.  Alors que le P Le Nobletz avait opéré seul, le P Maunoir suscita des vocations. Parfois, il partait se recueillir pour un temps de retraite, mais bien vite il reprenait la route...

En 1671, il décida de créer une oeuvre de récollections spirituelles qui fut couronnée de succès. Pendant l' hiver 1683, retournant à Quimper, le P Maunoir fut prit de fièvres. Il s' arrêta à Plévin, où il mourut ayant reçu les derniers sacrements, le 28 janvier 1683.

Il fut béatifié en 1951 par le pape Pie XII qui le déclara comme l' un des protecteurs de la Bretagne.
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26 janvier 2008 6 26 /01 /janvier /2008 01:21
Marie de La Dive naquit à Saint-Crespin-sur-Moine ( aujourd' hui dans le Maine-et-Loire ), le 18 mai 1724. Elle était la veuve de M. du Verdier de La Sorinière. Aristocrate, elle fut condamnée à la guillotine d' abord pour sa Foi chrétienne et sa fidélité à l' Eglise.
Elle mourut le 26 janvier 1794 près d' Angers, et fut béatifiée par Jean-Paul II, le 19 février 1984, avec d' autres martyrs d' Angers.
marie-de-la-dive.jpg

Marie de La Dive vivait dans sa propriété de Champ-Blanc, près de Longeron, avec ses deux filles Catherine de La Sorinière, 35 ans, et Marie-Louise de La Sorinière, 28 ans. Sa belle-soeur Rosalie de La Sorinière, 49 ans, religieuse bénédictine du Calvaire d' Angers ( en religion Mère Sainte-Céleste ), avait trouvé refuge chez elle, après la dispersion de sa Communauté par les lois révolutionnaires. Son fils Henri-Charles-Gaspard, qui combattait dans le rang des Vendéens avait été exécuté le 25 octobre 1793.
Elles furent arrêtées, le 19 janvier 1794,  et interrogées par le comité révolutionnaire de Cholet. Ses deux filles furent fusillées le 10 mars avec une servante, Marie Fonteneau. La bienheureuse Mère Sainte-Céleste fut guillotinée le 27 janvier ( mémoire liturgique en ce jour ).
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24 janvier 2008 4 24 /01 /janvier /2008 18:37
poussepin.jpg    Marie Poussepin naquit à Dourdan ( aujourd' hui dans l' Essonne ) en 1653, dans une famille profondément chrétienne et charitable.
En 1691, elle entra dans le Tiers-Ordre de saint Dominique, dont elle appréciait la vie de contemplation et d' apostolat. Elle fut la dirigée du Père Mespolié.
Plus tard elle quitta sa famille pour fonder une communauté féminine non cloîtrée et suivant la spiritualité dominicaine. En 1696, elle s' installa à Sainville, près de Chartres, où l' ignorance religieuse et la pauvreté allaient de pair.
Ce fut le début de l' Institut des Soeurs Dominicaines de la Charité de la Présentation de la Sainte Vierge.

Les Soeurs créèrent des écoles de filles et des centres d' assistance médicale pour les paysans.

Cet Institut eut un grand rayonnement à partir de la moitié du XIXème siècle jusqu' à la moitié du XXème siècle, notamment en Amérique.

Elle mourut le 24 janvier 1744 et fut béatifiée par Jean-Paul II en 1994.
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21 janvier 2008 1 21 /01 /janvier /2008 20:27
Aujourd' hui fête de sainte Agnès, nous nous rappelons aussi le martyre, le 21 janvier 1794, de quatorze prêtres à Laval qui furent spécialement guillotinés le jour anniversaire de la mort de Louis XVI, en haine de la Foi.
Le Pape Pie VI exprima sa douleur de la mort du roi par la bulle Quare Lacrymae, le 17 juin 1793.
Les révolutionnaires, acharnés à éradiquer la révolte vendéenne, firent de la mort de ces prêtres un exemple.
Arrêtés pour les premiers en octobre 1792, ils passèrent de longs mois comme otages et bientôt victimes du nouveau régime.
Ils furent béatifiés le 19 juin 1955.

 Le premier à être arrêté dans l' ancien couvent des Clarisses ( le Couvent de la Patience* ), le 12 octobre 1792, fut le Chanoine François Duchêne, né à Laval en 1736, qui menait une vie ascétique.

Deux jours plus tard, d' autres prêtres vinrent le rejoindre :
René-Louis Ambroise, né à Laval en 1720 dans une famille de tendance janséniste. Il desservait la paroisse de la Trinité.
Louis Gastineau, né à Loiron en 1727, qui fut vicaire dans diverses paroisses, et s' était réfugié à Laval chez sa soeur. Il avait été particulièrement actif dans l' apostolat de la jeunesse.
François Migoret-Lamberdière, né à St Fraimbault en 1728, qui fut vicaire à Oisseau, puis recteur d' un collège et curé de Rennes-en-Gronouille. Il était lui aussi animé d' un zèle ardent pour l' éducation de la jeunesse. Il avait prêté serment en 1791 ; mais il s' était vite rétracté, après la condamnation de Pie VI, ce qui lui coûta d' être éloigné de sa paroisse.
Julien Moulé, né au Mans en 1716, s' était aussi heureusement rétracté. Auparavant, il avait été recteur de collège et curé de Saulges.
Joseph Pellé, né à Laval en 1720. Il était l' aumônier des Clarisses de la Patience. Droit et sincèrement pieux, malgré un caractère rude, il avait été un confesseur écouté.
Pierre Thomas, né au Mesnil-Rainfray en 1729. Il était chapelain de l' hôpital de Château-Gontier.  
laval.jpg
A ce premier groupe, les révolutionnaires ajoutèrent, les mois suivants :
Le 2 novembre 1792, Augustin-Emmanuel Philippot, né à Paris en 1716,  qui fut curé à Bazouge pendant cinquante ans ! Il distribuait de larges aumônes et était aimé de ses paroissiens. 
Le 17 décembre 1792, Julien-François Morin de La Girardière, né à St Fraimbaut-de-Prières en 1733. Il avait étudié la théologie à Angers. Après de nombreuses années de ministère, il s' était retiré chez son frère pour s' occuper de l' éducation de ses neveux. Sa générosité était reconnue.
Le 18 décembre 1792, Jean-Marie Gallot, né à Laval en 1747 vicaire à Bazouge et aumônier des religieuses bénédictines de Laval. Il était devenu infirme et avait été secouru par d' anciens paroissiens.  
Le 5 janvier 1792, Jacques André, né à St Pierre-la-Cour en 1743 avait été curé de Rouessé-Vassé. Il avait été arrêté à Laval.
Le même jour, Jean-Baptiste Triquerie né à Laval en 1737. Il était entré dans à seize ans chez les Frères Mineurs Récollets ( Franciscains ) d' Olonne dont il devint le Gardien ( c-à-d Supérieur ). En 1771, les Récollets passèrent à la règle des Frères Mineurs Conventuels. Par la suite, étant d' une grande piété et de stricte observance, il fut le confesseur de divers monastères de Clarisses. Après la suppression du Couvent de Buron, il s' était réfugié chez un cousin à Laval où il fut arrêté. Il s' écria avant de mourir : " Je serai fidèle à Jésus-Christ jusqu' au dernier soupir ! "
 
Ensuite deux prêtres qui avaient été arrêtés auparavant furent transférés au Couvent de la Patience, devenu prison. Il s' agit de :
André Duliou, né à St Laurent-des-Mortiers en 1727, qui fut curé de St Fort.
Jean-Baptiste Turpin du Cormier, né en 1732 à Laval, considéré comme la tête du groupe. Il était en effet un modèle des vertus sacerdotales. Il était prêtre à la Sainte-Trinité ( aujourd' hui cathédrale de Laval ).

Lorsqu' en octobre 1793, les Vendéens réussirent à reprendre Laval, les quatorze prêtres furent libérés de la prison de la Patience. Mais peu de temps après, les Bleus envahirent la ville. Ils furent à nouveau incarcérés.

A leur procès, ils furent interrogés par le cruel Clément. Il demanda à l' abbé Turpin du Cormier pourquoi il n' avait pas prêté serment à la Constitution Civile du Clergé ? Celui-ci répondit :  " parce qu' il attaque ma religion et qu' il est contraire à ma conscience. " Le juge répliqua : " donc tu es un fanatique ! " L' abbé avait aussi refusé le serment de 1792 contre les voeux religieux. Les autres prêtres firent de semblables réponses.

Ils se rendirent à l' échafaud en chantant le Salve Regina et le Te Deum. L' abbé Turpin du Cormier fut guillottiné en dernier. Leurs corps furent jetés dans une fosse et, en 1816, ils furent transférés dans la basilique ND d' Avesnières.
Basilique_Avesnieres.jpg


* 400 prêtres y furent incarcérés pendant la révolution. Il abrita ensuite un hôpital militaire. Des messes selon le rite de saint Pie V sont aujourd' hui célébrées dans l' église de l' ancien couvent, ND des Cordeliers.







 
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20 janvier 2008 7 20 /01 /janvier /2008 11:30
bienheureux-basile-moreau.jpg  Basile-Antoine-Marie Moreau naquit le 11 février 1799, près du Mans à Laigné-en-Belin, dans une famille de cultivateurs. Injustement oublié - sa cause ayant été introduite en 1955 - il a été récemment béatifié, au Mans par le Cardinal Jose Saraiva Martins, le 15 septembre 2007.

Il fut ordonné en 1821, comme prêtre diocésain, après avoir fait ses études à Paris au Séminaire de Saint-Sulpice. Il devint professeur au Séminaire du Mans, et en 1835 réunit des prêtres pour prêcher lors de missions rurales. 

Excellent prédicateur, homme d' action et de prière, il fonda deux instituts : la Congrégation de Sainte-Croix *( prêtres et frères spécialisés dans l' enseignement ) en 1837, et les Soeurs Marianites de Sainte-Croix ( religieuses éducatrices et soignantes ) en 1841, réunies autour de Léocadie Gascoin. 

Rapidement les fils spirituels et les filles spirituelles du bienheureux prêtre se répandirent en France et dans le Nouveau Monde. Ils firent des fondations aux Etats-Unis et au Canada ainsi que dans les colonies, et avec succès en Algérie dès 1840, grâce à l' efficace Mgr Dupuch. Les difficultés furent partout nombreuses, mais l' abbé Moreau fut toujours appuyé au début par le bienheureux Pie IX. Il dut néanmoins démissionner de sa charge de Supérieur Général en 1866, à cause de problèmes financiers au sein de la Congrégation. Il accepta cette démission avec humilité et passa ses dernières années à prêcher dans les paroisses de la Sarthe.

Il mourut au Mans, le 20 janvier 1873.

La Congrégation fut chassée de France en 1903. En 1869 les religieuses Marianites de l' Indiana ( aux Etats-Unis ) acquièrent leur autonomie et deviennent les Soeurs de Sainte-Croix. Elles essaimèrent dans plusieurs pays.
Aujourd' hui les différents membres de la famille de Sainte-Croix sont environ 1600 dans 15 pays.

Le bienheureux Basile Moreau voulait que sa Congrégation fût consacrée à ND des Douleurs; les prêtres étant consacrés au Sacré-Coeur, les religieuses au Coeur de Marie et les frères à saint Joseph.

* Du nom de la localité sarthoise où elle s' était implantée.
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12 janvier 2008 6 12 /01 /janvier /2008 22:17
Pierre-François Jamet fut considéré comme le second fondateur de l' Institut du Bon-Sauveur. Il naquit le 12 septembre 1762, en Normandie dans le diocèse de Bayeux. Ses parents, agriculteurs aisés, eurent huit enfants, dont deux furent prêtres et une, religieuse.

A 20 ans, se sentant appelé au sacerdoce, il s' inscrivit à l' université de Caen, afin de poursuivre des études de théologie et de philosophie. Entré au séminaire en 1784, il fut ordonné en 1787. Il continua ses études, mais il dut les interrompre à cause de la tourmente révolutionnaire.
Anneleroy.jpgIl existait à Caen un institut, fondé en 1720 par la Mère Anne Leroy et reconnu par Louis XV en 1734, l' Institut du Bon-Sauveur, dont il fut nommé le confesseur et l' aumônier en 1790 et dont il deviendra le Supérieur religieux, plus tard en 1819. Elles avaient la charge, selon les termes de l' époque, des " filles et femmes débauchées " arrêtées par la police, et plus tard des aliénées.
jamet.jpg
L' Abbé Jamet refusa de prêter serment à la Constitution civile du clergé et ainsi de s' intégrer à une structure schismatique. Il fut arrêté et menacé de la peine de mort. Miraculeusement, il fut libéré. Il s' appliqua alors, dans la clandestinité, à la direction spirituelle des Filles du Bon-Sauveur qui étaient dispersées depuis 1792 dans divers logements en ville. Elles s' occupaient de malades et de l' instruction de quelques jeunes filles. Il célébra la Messe en cachette, soutint ses confrères persécutés, ramena dans la vraie Foi catholique des prêtres jureurs.
 
Après la révolution, il put se dédier ouvertement à l' Institut du Bon-Sauveur qui connut une croissance remarquable. La communauté s' installa en 1805 dans l' ancien Couvent des Capucins de la paroisse de Saint-Ouen de Villers où les religieuses mirent sur pied un hospice psychiatrique. L' Abbé jamet s' occupa aussi de l' éducation des sourds-muets, introduisant de nouvelles méthodes d' enseignement. En 1818, l' Institut du Bon-Sauveur s' occupa aussi des hommes atteints de troubles psychiques, pris en charge jusqu' alors par la prison de Beaulieu. 

Il fut recteur de l' université de Caen, de 1822 à 1830, répandant parmi le corps professoral et les étudiants une atmosphère chrétienne, ce qui, après la diffusion du rationalisme des prétendues Lumières, était nouveau...

Il mourut sous le règne de Louis-Philippe, le 12 janvier 1845, à Caen, entièrement voué à la gloire de Dieu, à l' âge de 83 ans.
Sa cause fut introduite en 1930, et il fut béatifié par Jean-Paul II en 1987.

Bonsauveur-chapelle.jpg
L' ancienne chapelle du Bon-Sauveur; agrandie en 1869 et restaurée en 1956.

En 1876, l' hôpital du Bon-Sauveur comptait 1720 malades et 260 religieuses et l' école pour sourd-muets, 215 élèves. L' Institut  avait aussi la charge d' un pensionnat pour jeunes filles. Il fit deux fondations à Albi en 1832 et à Bégard en 1857. Par la suite, les Filles du Bon-Sauveur s' établirent au Vésinet ( 1922 ), en Irlande, en Espagne, en Italie, au Pays de Galles, à Madagascar; etc...lorsque les lois françaises de sécularisation les obligèrent à quitter leurs établissements. 

Lire : Edmond Chrétien : " le bienheureux Pierre-François Jamet, serviteur des handicapés et recteur d' université ", Editions Cerf, Paris 1987.

Saints du 12 janvier : 
Lien : http://ut-pupillam-oculi.over-blog.com/article-5221837.html
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7 décembre 2007 5 07 /12 /décembre /2007 19:13

saint-charles-garnier-sj.jpg  Né à Paris le 26 mai 1605, il étudia au Collège de Clermont, tenu par les Jésuites, aujourd' hui le lycée Louis-le-Grand. Il entra dans la Compagnie de Jésus à 19 ans et fut ordonné en 1635.
Il s' embarqua à 31 ans le 8 avril 1636 pour le Canada où il arriva en juin. Le 13 août 1636, il atteignit en canoé le territoire des Hurons.
Il apprit leur langue et s' établit parmi eux pour les évangéliser. Il dut toutefois subir la jalousie des sorciers, lorsqu' une épidémie frappa les tribus. Il soigna les malades, n' hésitant pas à faire de longues marches pour  les transporter. On lui donna le surnom d' ange des missions...
Mais certaines tribus commençaient à s' agiter contre la mission, à tel point qu' il écrivit son testament qu' il transmit au supérieur des Jésuites à Québec, en octobre 1637.
Finalement, il fut nommé à un autre poste, pour évangéliser les tribus des Tabacs. En 1646, il partit pour les deux postes d' Etbarita et d' Ekarreniondi.

Le 7 décembre 1649, la mission de Saint-Jean d' Ekarreniondi fut attaquée par les féroces Iroquois. Ceux-ci étaient armés par les Anglais...Ils massacrèrent les habitants et parmi eux le Père Garnier.

Il est fêté le 7 décembre, et ses autres compagnons missionnaires de la même époque avec lui, le 19 octobre.
Ils furent canonisés le 29 juin 1930 par Pie XI. 

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