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  • : Je me propose de partager quelques réflexions, et de voyager avec vous dans l' univers spirituel de personnalités d' exception. Vous pouvez me laissez vos commentaires, afin que je puisse corriger les articles si nécessaire.
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20 avril 2007 5 20 /04 /avril /2007 19:30

  Jacob Pankiewicz naquit à Nowotaniec ( Lobentanz ) près de Nagorzanach dans le diocèse de Przemysl en Galicie Orientale ( partie autrichienne de la Pologne ) le 9 juillet 1882.

Il fit ses études au lycée de Lwow ( Lemberg ) et en 1900 fut accueilli par les Frères Mineurs ( Franciscains ) de la branche réformée des Bernardins.

Il émit sa profession solennelle en 1904 prenant le nom de Frère Anastase et après des études de philosophie et de théologie à Cracovie et à Lwow fut ordonné prêtre en 1906.

Il fut maître des études dans diverses communautés et chapelain des Soeurs Bernardines à Cracovie en 1913. Pendant la guerre il devint aumônier militaire des Polonais de l' armée autrichienne et écrivit un traité patriotique.

De 1918 à 1930 il fut gardien ( c-à-d supérieur ) du couvent Saint-Bernard à Cracovie dont il restaura l' église. Il dirigeait des récollections, assurait la formation de différents séminaires ( dont celui de Czestochowa ) et s' occupait de paroisses.

En 1930 il fut appelé par Mgr Vincent Tymieniecki à Lodz où il construisit un église et fonda une école. Il fut chapelain des Soeurs Antoniennes du Christ-Roi. Il développa le lycée catholique Saint-Bernard et établit un séminaire bernardin qui fit fleurir de nombreuses vocations.

Pendant l' occupation allemande, l' église Sainte-Elisabeth fut transformée en garage et l' école fermée. Il était en correspondance avec des opposants au régime nazi et continua son ministère en cachette.

Il fut arrêté le 10 octobre 1941 par la Gestapo et interné à Dachau. Il mourut le 20 avril 1942 dans le convoi des invalides que l' on menait aux fours crématoires d' Hartheim ( Autriche ).

Il a été béatifié par Jean-Paul II le 13 juin 1999 à Varsovie. 

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11 avril 2007 3 11 /04 /avril /2007 17:26

 On se souvient du règne de Boleslas II ( 1058-1079 ) qui agrandit la Pologne vers l' Est et réforma son pays.

 

Saint Stanislas ( 1030-1079 ) évêque en 1072 de Cracovie  et formé par les bénédictins s' appuya sur son souverain pour évangéliser la Pologne, mais lorsqu' il condamna la conduite immorale du roi, il fut assassiné dans sa cathédrale le 11 avril 1079.

 

Il fut canonisé par Innocent IV à Assise en 1253. Saint Stanislas est toujours un modèle de défenseur de la liberté religieuse.

 

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10 avril 2007 2 10 /04 /avril /2007 02:10

  Pierre Zukoswki ( prononcer Joukovski ) naquit le 13 janvier 1913 à Baran Rapa un village lithuanien de l' Empire russe près de Wilno ( aujourd' hui Vilnius ). Cette région sera intégrée à la nouvelle Pologne indépendante après la première guerre mondiale.

A 16 ans il entra chez les Frères Mineurs Conventuels ( Franciscains ) à la Cité de l' Immaculée ( Niepokalanow ) fondée par saint Maximilien Kolbe.

C' était un immense couvent à une quarantaine de kilomètres de Varsovie regroupant plusieurs bâtiments dédiés aux différents corps de métiers des frères qui éditaient des journaux catholiques, dont le Chevalier de l' Immaculée qui atteignit avant-guerre 1 million d' exemplaires ! Plus de 700 moines travaillaient et se sanctifiaient pour la Vierge Marie.

                    la basilique de la Cité de l' Immaculée

Il émit ses premiers voeux en 1932 prenant le nom de Boniface, et en 1935 fit sa profession solennelle.

Lorsque les Allemands envahirent l' Ouest de la Pologne en septembre 1939 et que le Père Kolbe et d' autres moines furent arrêtés une première fois, il sauva le matériel typographique. A la libération du Père Kolbe le Chevalier de l' Immaculée put paraître une fois. Saint Maximilien Kolbe fut arrêté le 17 février 1941 et le bienheureux Boniface Zukowski le 14 octobre 1941 avec six autres frères dont le bienheureux Timothée Trojanowski.

Dans leur prison de Varsovie il récitaient le rosaire et réconfortaient spirituellement et humainement les autres prisonniers.

Le 8 janvier 1942 ils furent déportés au camp d' Auschwitz et forcés à des travaux de terrassement et de démolition dans d' horribles conditions. Il mourut de pneumonie après deux semaines de souffrances le 10 avril 1942. Il avait 29 ans.

Il fut béatifié en 1999 par Jean-Paul II.

Lien : http://ut-pupillam-oculi.over-blog.com/article-5823105.html

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3 avril 2007 2 03 /04 /avril /2007 01:34

Prêtre diocésain né à Jordanow le 21 juin 1908, il mourut à Auschwitz le 3 avril 1942. il fut béatifié par Jean-Paul II le 13 juin 1999.

Il étudia au séminaire de Cracovie et à la faculté de théologie de l' Université Jagellon. Il devint chapelain à Cracovie puis vicaire dans diverses paroisses dont la dernière ( 1935-1941 )  fut à Zakopane dans ses montagnes natales des Carpathes.

Il veillait particulièrement au catéchisme des enfants des écoles et à la direction spirituelle des Soeurs Albertines. Il était aussi reçu dans l' élite intellectuelle de la petite ville. Il écrivit des ouvrages de méditation et fut candidat aux élections locales.

En 1940 pendant l' occupation allemande, il entra dans une organisation de résistants sous le pseudonyme de Jordan.

Il utilisait un matériel de radio dans sa cure avec son frère Stanislas pour entrer en contact avec des résistants de Slovaquie, Roumanie ou Hongrie de l' autre côté des montagnes.

Il fut arrêté le 10 mai 1941 et emprisonné à Tarnowo. Puis il fut déporté à Auschwitz où il rejoignit l' abbé Puczka qui témoigna plus tard de son héroïsme. Il était affecté aux commandos de travaux forcés pour l' usine IG Farben et soutenait ses camarades de sa Foi. Le 3 avril 1942 il fut gazé. Avant d' aller à la mort il dit à ses compagnons: au-revoir au Ciel ! "

                                  Jordanow

 

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31 mars 2007 6 31 /03 /mars /2007 11:11

 Nathalie Tulasiewicz naquit à Rzezow ( prononcer Jéchouf ) près des Monts Carpathes le 9 avril 1906 dans une famille d' intellectuels polonais. Elle passa son baccalauréat chez les Ursulines de Poznan et étudia la philologie à l' Université Mickiewicz de Poznan où elle passa sa maîtrise. Le sujet en était Mickiewicz et la musique.

 

Elle devint enseignante à l' école privée Saint-Casimir et chez les Ursulines. En 1938 elle préparait un doctorat de lettres. Elle s' intéressait au théâtre, à la philosophie, à la psychologie et à la musicologie. Elle étudiait particulièrement les écrits de saint François d' Assise, sainte Thérèse d' Avila et saint Jean de la Croix.

L' occupation allemande fut un terrible choc pour elle comme pour ses compatriotes. Elle y répondit par l' intensification de ses forces spirituelles devenant une véritable Mulier Fortis. Elle faisait partie de la Sodalité de Marie ( Sodalicja Marianska ) association de laïcs à la spiritualité mariale.

 

En 1940, elle quitta Poznan qui faisait partie de la Pologne annexée au Reich et déménagea à Cracovie siège administratif du Gouvernement Général, où elle recevait quotidiennement la Sainte Communion. Elle avait des contacts avec des Polonais fidèles au Conseil polonais de Londres et donnait des leçons de littérature polonaise et de théologie en cachette. A la même époque à Cracovie un certain Karol Wojtila ouvrier à l' usine de Solvay allait se préparer clandestinement au séminaire...

 Après une récollection près de Varsovie, elle prit la décision d' accompagner volontairement en 1943 un groupe de femmes polonaises au titre du travail obligatoire en Allemagne pour leur apporter un soutien spirituel. Elles travaillèrent dans une usine à Hanovre. Sa décision est comparable à celle en France du bienheureux Marcel Callo.

cf lien : http://ut-pupillam-oculi.over-blog.com/article-6080691.html 

Comme lui elle organisait des conférences, des cercles de prières, des pièces de théâtre après le travail, etc...

 

Lorsque la Gestapo découvrit cette présence chrétienne en avril 1944, elle fut arrêtée, torturée et incarcérée à Cologne. En septembre 1944, elle fut déportée au camp de Ravensbrück.

 

Le Vendredi Saint 1945 recueillant ses pauvres forces, elle réunit des compagnes pour faire une conférence sur la Passion et la Résurrection du Seigneur.

 

Deux jours après, elle fut envoyée à la chambre à gaz. C' était le jour de Pâques le 31 mars 1945.

 

Le camp fut libéré par l' armée soviétique le 30 avril 1945.

Elle fut béatifiée par Jean-Paul II le 13 juin 1999.

Lien ( en polonais ) www.zrodlo.krakow.pl/Archiwum/2005/24/10.html

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28 mars 2007 3 28 /03 /mars /2007 04:28

 Joseph-Sébastien Pelczar ( prononcer Peltchar ) naquit le 17 janvier 1842 à Korczyna dans le piémont des Carpathes dans la province de Galicie appartenant à l' Autriche. Dans l' Est de cette province, cohabitaient des Ruthènes ( légèrement majoritaires ) des Polonais, et des minorités de colons paysans germanophones et de Juifs ( dans les villes ou des shetels ).

Il grandit dans une atmosphère pieuse et polonaise. Son père Adalbert ( Wojciech ) était un petit propriétaire terrien. Doué pour les études, il fit ses études à Rzeszow ( prononcer Jéchouf ). C' est au lycée qu' il découvrit sa vocation. " L' idéal de la vie - écrivit-il alors dans son journal intime - je le vois dans le sacrifice, et l' idéal du sacrifice dans le sacerdoce. "

Les remous de 1848 qui agitèrent l' Europe avaient eu comme conséquence une surveillance étroite du patriotisme polonais par la Vienne de l' Empereur François-Joseph.

Il entra au séminaire en 1860, puis au séminaire majeur de Przemysl ( Prömsel ) et fut ordonné en 1864. Il devint vicaire à Sambor. En 1866-1868 il fut envoyé à Rome pour poursuivre ses études de droit canon et de théologie au Collegium Romanum ( aujourd' hui Université grégorienne ) et à l' Institut Saint- Apollinaire ( Université du Latran ) où il nourrit un amour intense de l' Eglise et du Pape ( alors le bienheureux Pie IX ).

Nous étions dans les années qui suivirent l' Encyclique Quanta Cura et le Syllabus ( contre les erreurs modernes ) et avant le Concile Vatican I ( 1869-1870 ). Depuis son exil en 1848 et son retour dans ses Etats pontificaux en 1850, appuyé par les troupes françaises de Napoléon III, le Pape devait subir les assauts du jeune royaume de Savoie qui unissait l' Italie. Il avait perdu sa province de Romagne. Lorsque les troupes françaises quittèrent Rome en 1866 ( Napoléon III avait compris que l' alliance avec la maison de Savoie et Cavour était plus importante que la défense du pouvoir temporel de Rome, selon la convention du 15 septembre 1864 ), il devint évident que les zouaves pontificaux  et quelques autres troupes ne suffiraient pas à défendre à eux seuls le trône temporel de Pie IX.  

 

         Zouaves à Mentana, collection Musée des Zouaves d' Oudenbosch ( Pays-Bas )

 

En 1867 les garibaldiens prirent d' assaut la province de Viterbe ( appartenant au Pape ) et se dirigèrent sur Rome. Les troupes pontificales - avec les zouaves du baron Athanase de Charette - repoussèrent en cinq heures Garibaldi à Mentana, à quelques kilomètres au Nord-Est de Rome, le 3 novembre 1867. C' est dans cette atmosphère enfiévrée que notre prêtre polonais, sujet autrichien dont la dynastie (1 ) défendait les papes contre l' influence libérale, poursuivait ses études à la veille du Concile. Rome ne sera définitivement prise par l' armée piémontaise qu' en septembre 1870, après l' écroulement de la France par la Prusse, jusqu' à cette époque il y eut une relative accalmie.

 

                     Joseph-Sébastien Pelczar à l' époque de son rectorat vers 1883 

 

 

A son retour il fut professeur au séminaire de Przemysl puis ( 1877 ) pendant 22 ans professeur et ensuite recteur à l' Université Jagellon de Cracovie en Galicie occidentale. François-Joseph avait permis alors plus de liberté à l' Eglise polonaise pour lutter contre les influences libérales. Il advint à l' abbé Pelczar de former de nouvelles générations de prêtres plus conscients de leur culture catholique et polonaise. A la faculté de théologie il acquit une réputation de professeur éclairé et ami de la jeunesse. Il faisait partie du Tiers-Ordre Franciscain et de 1880 à 1899 fut chanoine capitulaire de la cathédrale de Cracovie.

 

Mettant en pratique l' orientation du Pape Léon XIII ( 1810-1878-1903 ) qui voyait monter en nombre les masses laborieuses et grandir l' influence déchristianisante des doctrines socialistes, il se dédia à des activités sociales et caritatives. Il fut un membre actif de la Société de Saint Vincent de Paul et président de la Société d' Education Populaire qui fonda des centaines de bibliothèques et des enseignements gratuits.

Il créa aussi la Confraternité de la Très Sainte Vierge Reine de Pologne pour aider les artisans, les orphelins et les chômeurs. Il avait le souci en ces temps d' industrialisation de porter secours aux ouvriers, en particulier à  la jeunesse. Il répondait ainsi à l' appel de l' Encyclique Rerum Novarum ( 1891 ) qui réaffirmait les libertés fondamentales du Chrétien contre la doctrine marxiste, et l' urgence de la solidarité.

En 1894 il fonda la congrégation des Ancelles ( ou Servantes ) du Sacré Coeur de Jésus pour diffuser la dévotion au Sacré Coeur notamment auprès des jeunes filles laborieuses. Elles développèrent des activités caritatives ( soins des malades, aides aux pauvres ).

Mgr Pelczar avait une dévotion particulière pour l' adoration au Saint Sacrement, et s' appuyait depuis son plus jeune âge sur la confiance envers la BVM.

 

 

En 1899 il devint évêque suffragant de Przemysl ( Prömsel ) et évêque latin du diocèse l' année suivante. Il développa alors des activités dans la ligne de la doctrine sociale de l' Eglise et propagea le culte du Sacré Coeur. Il fit construire de nombreuses églises et en restaurer d' autres. Il aida les nécessiteux dans une terre d' émigration où des dizaines de milliers de Galiciens émigraient, notamment vers l' Amérique. Grâce à lui des abris pour sans-logis, des cuisines populaires, des écoles ménagères virent le jour.

 

Il s' efforça aussi d' élever la formation des prêtres latins du diocèse ( voir le bienheureux Jean Balicki  http://ut-pupillam-oculi.over-blog.com/article-6025731.html  ) et d' assurer un enseignement gratuit pour les séminaristes dont les familles ne pouvaient payer l' éducation.

 

Il n' avait de cesse de dénoncer les méfaits du libéralisme dans l' Eglise et dans la société en général.

                     Retour des troupes austro-allemandes en juin 1915 à Przesmysl

 

La guerre de l' Autriche contre la Russie en 1914 fit combattre les Polonais contre d' autres Polonais, et Przemysl qui était entourée de fortifications autrichiennes fut le théâtre d' âpres combats entre les deux armées impériales. Les Russes occupèrent la ville pendant quelques mois. Ce fut le moment pour les Polonais de mieux fraterniser avec leurs frères qui vivaient du côté russe. Lorsque la ville fut reprise par les Allemands et les Autrichiens en 1915, l' idée nationale prenait corps : les Allemands et les Autrichiens promirent l' autonomie à leurs sujets polonais. A l' effondrement de l' Empire russe en 1917, un Conseil de Régence fut mis en place, et à l' effondrement des Empires centraux le conseil transmit le pouvoir au futur maréchal Pilsudski, ancien officier de l' Armée autrichienne. L' indépendance de la Pologne  à l' automne 1918 aboutit quelques mois ensuite à la République de Pologne.

 

Mais la ville de Przemysl était dans cette ancienne Ruthénie qui comprenait donc, surtout dans les campagnes et les petits bourgs, une majorité ruthène qui combattit elle aussi pour son indépendance. Une éphémère république ukrainienne occidentale fut créée et Przemysl tomba dans leurs mains. Elle fut reprise quelques semaines ensuite par les Polonais. En cette époque de luttes fratricides, Mgr Pelczar tentait de secourir les populations. La ville fut intégrée à la Pologne.

 

Lorsque Mgr Achille Ratti ( futur Pie XI en 1922 )  nonce apostolique en Pologne fut consacré évêque le 28 octobre 1919 dans la cathédrale de Varsovie par Mgr Kakowski ( ancien président du Conseil de Régence ), ce dernier était assisté de Mgr Pelczar.

                      Mgr Kakowski et les membres du Conseil de Régence en 1917

 

Il mourut le 28 mars 1924. Il avait écrit de nombreux ouvrages théologiques et historiques, dont une histoire de la révolution française ennemie de la religion catholique ( 1890 ) une histoire sur le danger de la franc-maçonnerie ( 1905 ) et un ouvrage sur Pie IX et la Pologne ( 1914 ), des traités de Droit Canon, et des livres de prières.

 

Il fut béatifié en 1991 et canonisé le 18 mai 2003 par Jean-Paul II.  

 

Sa devise était : " Tout pour le Sacré Coeur de Jésus à travers les mains de la Très Sainte Vierge Marie. "

 

                                                  Przemysl aujourd' hui

( 1 ) Les Autrichiens avaient perdu leur possessions vénitiennes en 1866 et avaient été battus par le royaume de Prusse, plutôt hostile aux Catholiques.

Liens :

Sur les Servantes du Sacré Coeur de Jésus ( en polonais ) : http://www.sercanki.opoka.net.pl/historia.html

Przemysl pendant la Grande Guerre : http://www.greatwardifferent.com 

 

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25 mars 2007 7 25 /03 /mars /2007 22:04

 Paul ( Pawel ) Januszewski ( prononcer Ianouchevski ) naquit le 11 juin 1907 à Krajenki en Pologne. Il fut éduqué au collège de Greblin puis à Cracovie. En 1927 il entra chez les Carmes à Lwow et prit le nom d' Hilaire lorsqu' il fit sa profession en 1928. Il étudia la philosophie à Cracovie, puis au collège international Saint-Albert à Rome. Il fut ordonné prêtre le 15 juillet 1934 et retourna en 1935 au couvent des Carmes à Cracovie. Il devint professeur de théologie dogmatique et d' histoire de l' Eglise pour la province des Carmes de Pologne.

Il avait une personnalité simple et plutôt silencieuse. Il était fidèle au pratiques quotidienne de piété.

En 1939 il fut nommé prieur de sa communauté à Cracovie deux mois après l' occupation de son pays par les Allemands ( à l' Ouest ) et les Soviétiques ( à l' Est ).

Le 18 septembre 1940 quatre frères du couvent furent déportés par les Allemands ( les frères Urbanski, Majcher, Wszelaki, Nowakowski ) parce qu' ils avaient prêché en polonais dont l' usage public était interdit. La Gestapo revint en décembre pour en arrêter d' autres. Cette fois-ci il prit la place d'un frère âgé et malade et commença son calvaire qui allait durer plus de quatre ans. Emprisonné à la prison de Montelupi à Cracovie il fut déporté à Sachsenhausen, puis en avril 1941 à Dachau.

Il encourageait ses compagnons par la prière ( dont le bienheureux Tite Brandsma, carme hollandais ) et le soutien dans la Foi. Le 16 juillet 1942 les prêtres carmes et les autres religieux enfermés dans la même barraque purent célébrer dans cet atroce environnement la fête de ND du Mont Carmel avant la journée de travail. Pendant l' hiver 1945 la vie au camp devint encore plus insupportable; l' encadrement nazi commençait à montrer des signes de panique alors que la guerre semblait perdue pour eux. Les kapos ( prisonniers qui surveillaient les autres déportés ) multipliaient les sévices pendant que la région subissait les bombardements alliés.

Dans le barraquement 25 des Russes,  le typhus vint à se propager et il demanda d' y déménager avec d' autres prêtres pour assister les malades. Son apostolat allait durer 21 jours...

Le Père Januszewski mourut du typhus le 25 mars 1945 un mois avant la libération du camp par les Américains le 29 avril. Son corps fut brûlé dans un four crématoire.

Le Père Urbanski qui survécut rendit témoignage du sacrifice de son prieur. De nombreux Carmes polonais moururent dans les camps de concentration dont les Pères Kozan, Buszta, Makowski, etc...

Il fut béatifié par Jean-Paul II le 13 juin 1999 à Varsovie.

Le bienheureux Père Januszewski nous rappelle que la culture de mort contemporaine est radicalement opposée à l' Espérance chrétienne.

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22 mars 2007 4 22 /03 /mars /2007 04:21

 Bronislas ( Bronislaw en polonais ) Komorowski naquit en 1889 près de Skorcz non loin de Dantzig ( Danzig en allemand, aujourd' hui Gdansk ) qui faisait partie de la Poméranie appartenant à la Prusse occidentale rattachée à l' Empire allemand après avoir appartenu à l' Ordre teutonique. 

Elle était autrefois le berceau des Goths sans doute de souche danoise ( Gotiskandza=Gdansk ) et de populations prussiennes baltiques. Des Slaves poméraniens y cohabitaient le long des côtes et furent petit à petit  "polonisés. "

Une vraie " macédoine " de peuples que le christianisme allait tenter d' unifier...

Après son veuvage sa mère épousa en 1892 un patriote polonais de Poméranie Jean Fankidejski qui fit connaître au jeune garçon l' histoire de la Pologne. Il étudia au Collegium Marianum ( créé au début du XIXème siècle ) à Pelpin où il eut comme professeur Félix Bolt  ( 1860-1940 ) futur sénateur de la république polonaise. Le jeune homme appartenait à la société secrète des Philarètes qui réunissait des cercles d' études pour les jeunes patriotes polonais ( physique-mathématiques, médecine, lettres, droit ). Il poursuivit ses études à Chelmno ( Culm en allemand ) ancienne ville hanséatique créée par les Chevaliers teutoniques au XIIIème siècle et intégrée à la Prusse occidentale. Elle comprenait au recensement de 1905 :  5 131 Allemands ( dont 285 Juifs ) majoritairement protestants et 6 534 Polonais catholiques. Le patriotisme du jeune homme lui fit alors découvrir le chemin du séminaire. Il avait compris que le catholicisme devait être défendu dans le contexte du Kulturkampf mené par Berlin depuis  l' époque de Bismarck ( 1815-1898 ).

Il fut ordonné en 1914 et devint vicaire à Praust ( aujourd' hui Pruszcz ) dans les faubourgs de Dantzig. L' agglomération connaissait une industrialisation rapide et faisait venir de la main d' oeuvre de différentes nationalités dont des Polonais.

 La guerre allait faire combattre des Polonais dans différentes armées opposées ( russe, autrichienne, allemande, et certains engagés dans les armées occidentales ) ce qui fut une déchirure, mais aussi le moment historique d' une renaissance du pays plus au sud.

Il fut nommé à la paroisse Saint-Nicolas de Dantzig en 1915. Dantzig était alors majoritairement peuplée de Prussiens allemands avec une minorité polonaise. La ville libre hanséatique, puis  capitale de la Prusse occidentale avait été rattachée au Zollverein en 1867 et à l' Empire allemand en 1871. Elle était le symbole de l' économie prussienne. Dans cette paroisse d' expression polonaise il organisait des cours d' histoire de la Pologne, ce qui témoignait de la force de ses convictions alors qu' il se trouvait en plein coeur de la Prusse protestante, et en pleine guerre !

D' après le Traité de Versailles de 1919, la ville prussienne évacuée par les troupes allemandes en novembre 1918 et occupée par les forces de l' Entente acquit en 1920 le statut de ville libre et formait une région autonome, avec son propre sénat, mais économiquement rattachée à l' Allemagne.

Cependant des troupes anglaises et polonaises ( comme les Français dans la Ruhr ) tenaient la ville selon les résolutions de la Société des Nations. Les Polonais avaient investi la caserne de Westerplatte. En 1923 la ville et sa région ( Danziger Landkreis ) était à presque 96 %  allemande et 4% polonaise soit un peu moins de 350 000 Allemands, 12 000 Polonais, 2500 Russes et Ukrainiens, plus des Cachoubes ( minorité slave poméranienne ) et 600 Juifs.

Le ressentiment anti-polonais était fort chez les vaincus qui avaient perdu la nationalité allemande pour une ville prétendument libre représentée à l' étranger par la Pologne. Celle-ci avait fait renaître une jeune république polonaise à l' hiver 1919 au sud. Elle était sortie victorieuse de conflits contre la Russie bolchévique,  et deux jeunes pays nouvellement apparus l' Ukraine ( avant son absorption dans l' URSS ) et la Lithuanie. Les Polonais tenaient les douanes, la poste et les communications de la ville avec le reste de l' Allemagne. Dantzig était coupée par le fameux couloir de son poumon économique à l' Ouest, et avait aussi une frontière avec le reste de la Prusse à l' Est. Le Traité de Versailles portait en germe des raisons de multiples conflits et pas uniquement ici...

En 1924 il fut nommé à Langfuhr ( aujourd' hui Wrzeszcz ) faubourg populaire de Dantzig où il fit construire une église. L' école technique abritait une forte population d' étudiants polonais qui furent obligés de quitter Dantzig en 1939. En attendant l' abbé Komorowski s' occupait de leurs âmes...

En 1933-1934 il fut élu au Volkstag de Dantzig dans le parti polonais et prit la succession en 1935 d' un député qui prit la nationalité polonaise et s' établit en Pologne. A partir de 1935 il n' y eut plus d' élections.

Depuis la prise de pouvoir d' Hitler en 1933 la question de Dantzig était souvent soulevée. La ville après la crise de 1929 avait retrouvé une certaine aisance économique et souhaitait se réunir au reste du pays. tandis que la minorité polonaise se sentait attirée par la jeune république du sud jusqu' à y émigrer. 

Mais des lois anti-catholiques furent prises à partir de 1936-1937.

L' évêque de Dantzig Mgr O' Rourke ( ancien évêque de Riga ) opposé aux nationaux-socialistes qui avaient de plus en plus d' influence ( il était de lointaine ascendance irlandaise issu d' une famille émigrée en Russie annoblie par l' Empereur de Russie ) créa pour lui en 1937 une paroisse personnelle comme celle de l' abbé Rogaczewski. Elle avait la charge des Polonais disséminés dans la ville libre et ses environs. Sous la pression des nationaux-socialistes, l' évêque fut obligé en 1938 de quitter Dantzig pour Rome.

Depuis 1934 le Comité Central des Catholiques Polonais dans lequel l' abbé Komorowski était actif tissait des liens sportifs, culturels et de formation religieuse entre les Polonais. Mais des actes terroristes sous l' influence d' Albert Forster membre du NSDAP menaçaient la vie quotidienne de ceux-ci.

Le 1er septembre 1939 jour de l' invasion de la Pologne par les Allemands, il y eut une opération de " ratissage " de la part des nationaux-socialistes de la ville qui arrêtèrent 1 500 personnes essentiellement dans l' élite religieuse et intellectuelle polonaise. La citadelle de Westerplatte fut bombardée par les Allemands : ce fut le prétexte de la seconde guerre mondiale...Le lendemain la ville votait son rattachement au Reich.

Emprisonné à la Viktoriaschule, il fut déporté à Sutthof où il mourut le 22 mars 1940.

Dantzig fut rasée à 90% à l' issue de la guerre et perdit 100 000 habitants soit près d' un tiers ! 90% des survivants soit la totalité des Allemands furent expulsés par l' Armée rouge. Elle fut rattachée à la Pologne en 1945.

Bronislas Komorowski fut béatifié le 13 juin 1999 par Jean-Paul II à Varsovie avec 107 autres martyrs de la seconde guerre mondiale dont l' abbé Marian Gorecki ( 1903-1940) apôtre de la jeunesse polonaise de Dantzig arrêté le même jour et mort le même jour à Stutthof. 

Lien ( auf Deutsch, en allemand ) sur les photos de Dantzig : http://www.jessner.homepage.t-online.de/dzgold.htm

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20 mars 2007 2 20 /03 /mars /2007 00:39

   Joseph Bilczewski ( prononcer Biltchevski ) naquit le 26 avril 1860 à Wilamowice dans une famille paysanne, aîné de neuf enfants. Cette région fait aujourd' hui partie de l' Ukraine.

Il fit ses études au lycée de Wadowice puis au séminaire diocésain de Cracovie à partir de 1880. La région faisait alors partie de l' empire austro-hongrois depuis près d' un siècle, la Galicie.

Il fut ordonné en 1884.  Après une année de travail pastoral, il fut envoyé à la capitale Vienne, puis à Rome et à Paris pour son doctorat de théologie qu' il obtint en 1890.

Il fut professeur de théologie à l' Université Jagellon de Cracovie puis professeur de dogmatique à  l' Université Jean-Casimir de Lemberg ( ne pas confondre avec Lemberg en Souabe allemande ).

Lemberg ( Lwow en polonais ) en Galicie orientale avait majoritairement une population de Catholiques : Polonais de rite latin et  Uniates catholiques de rite byzantin unis à Rome. Ceux-ci étaient Ruthènes c' est-à-dire issus d' une minorité ukrainienne. Il y avait aussi en plus de ces deux populations une importante communauté juive parlant le yiddish ou l' allemand et une minorité germanophone catholique et parfois luthérienne qui sera chassée lors de la première guerre mondiale. Il n' y avait que quelques centaines d' Ukrainiens orthodoxes contrairement à ce qui sera le cas plus tard ainsi que des Arméniens catholiques qui avaient aussi leur propre évêque.

Les Ukrainiens ou Ruthènes étaient toutefois majoritaires en Galicie orientale, alors que les Polonais l' étaient en Galicie occidentale ( Cracovie ). Lemberg était donc une mosaïque de nationalités, mais, contrairement aux petites villes des alentours, elle ne comprenait que 20% d' Ukrainiens. Lemberg était majoritairement polonaise.

                                      Lemberg ( Lwow ), place du Saint Esprit

Il obtint une bourse pour étudier l' archéologie des catacombes à Rome sous le pontificat de Léon XIII.

En 1901 il fut sacré évêque des latins à la cathédrale de Lemberg avec l' accord de l' empereur François-Joseph. Il fallait réorganiser le diocèse et donner plus d' impulsions aux paroisses. Il fit construire plus de 300 églises dans le diocèse dont la monumentale église Sainte-Elisabeth de Lemberg en 1911. En 1904 eut lieu le premier congrès marial pour les populations d' expression polonaise. La politique de l' Autriche était relativement bienveillante par rapport aux catholiques polonais. Elle voulait ainsi diviser le nationalisme polonais, couper les catholiques des libéraux.

Ce congrès marial avait eut lieu quelques mois après la crise étudiante de 1903 qui avaient opposé les étudiants polonais et les étudiants ruthéno-ukrainiens qui avaient créé des conférences séparées à l' université semant les germes du nationalisme des deux côtés. Il tenta d' y associer tous les Catholiques.

De même leurs frères sujets de l' Empire russe qui avaient été soumis à des vexations et des spolations sous Alexandre III étaient influencés par le libéralisme occidental, et il fallait s' accorder la soumission des Catholiques. Nicolas II son successeur avait donc dû lui aussi à partir de 1905 lâcher du lest, rétablir l' uniatisme dans ses droits, et créer de nouvelles paroisses polonaises latines dans tout l' Empire.

Mais bien sûr ces politiques tardives des deux empereurs ennemis ne parvinrent pas à atténuer le sentiment patriotique des Catholiques et des autres... 

Mgr Bielczewski avait tissé des liens étroits avec Rome sous les pontificats de saint Pie X et de Benoît XV qu' on accusait faussement en Europe occidentale d' être des papes pro-autrichiens. Il se faisait l' apôtre de la doctrine sociale de l' Eglise et de la dévotion au Saint Sacrement selon l' esprit de saint Pie X. Il fut reçu de nombreuses fois par ce saint pape.

En fait il avait compris que la Pologne allait renaître de ses cendres, et il parvint à garder l' unité lorsque Lemberg fut en proie au désastre de la première guerre mondiale. Elle fut le cadre de batailles féroces entre l'armée austro-allemande et l' armée impériale russe. Les Russes envahirent la ville en 1914 qui fut reprise par les Autrichiens en 1915 jusqu' en 1918. Il prit  alors la défense d' habitants accusés de collaboration avec les Russes. Il organisa des soins pour les blessés.

En 1916 le bienheureux empereur Charles Ier d' Autriche avait promis d' accorder une certaine autonomie à la Galicie orientale pour favoriser les populations ruthéno-ukrainiennes.

La Pologne accédait à son autonomie alors que les empires centraux s' effondraient. Ceux-ci avaient mis en place en 1917 un Conseil de Régence en prévision d' une autonomie de la Pologne. Le Conseil présidé par l' évêque de Varsovie, Mgr Kakowski, assisté du prince Lubomirski et du comte Ostrowski  proclama l' indépendance le 7 octobre 1918. 

 Mais dans la nuit du 31 octobre et 1er novembre 1918 des insurgés ukrainiens mirent la main sur Lemberg devenue Lwow ( Lviv en ukrainien ) et créèrent une république populaire ukrainienne occidentale dont la ville fut la capitale. La Volhynie, la Bucovine, la Ruthénie carpathique s' intégrèrent à cette nouvelle république auto-proclamée.

Mgr Ratti ( futur Pie XI en 1922 ) qui était arrivé à Varsovie au printemps 1918 comme protonotaire apostolique à Varsovie tenta en vain de calmer les esprits. Il devint nonce lorsque le gouvernement fut formé après la proclamation de l' indépendance et resta en Pologne jusqu' en juin 1921. Il eut à plusieurs reprises  l'  occasion de s' entretenir avec l' intransigeant Mgr Bilczewski.

D' anciens combattants polonais réagirent et des unités prirent les armes contre les Ukrainiens sous le commandement du colonel Karaszewicz-Tokarzewski. Ils reprirent la ville le 21 novembre 1918. la Galicie orientale fut toutefois en guerre jusqu' en mars 1919 lorsque la dictature de l' Ukrainien Petlioura fut vaincue. D' autres unités ukrainiennes reprirent certaines parties pour gagner les frontières de la nouvelle Tchécoslovaquie. L' offensive du futur maréchal Pilsudski armé par les Occidentaux et notamment les Français à l' été 1919 aboutit à un cessez-le-feu en juillet et un armistice en octobre.

La Galicie orientale était attribuée à la Pologne sous réserve d' un référendum. Ayant obtenu l' accord de Petlioura qui lui-même devait lutter contre les Bolchéviks dans la partie ukrainienne de l' ancien empire russe, la province fut annexée par la Pologne. Lwow retrouvait son territoire. Tandis que la Pologne qui venait de repousser les Soviétiques qui s' étaient emparé pendant quelques mois de Wilno ( Vilnius ) entrait dans un nouveau conflit avec l' Armée rouge à partir de la fin de l' hiver 1919 !

Pendant toute cette période l' évêque tentait de calmer les esprits et de ne pas opposer aux Ruthéno-Ukrainiens catholiques les Polonais catholiques. Les Ruthéno-Ukrainiens de Lwow redoutaient le sort de leurs frères qui entraient dans le calvaire du bolchévisme avec l' immense famine et les massacres de l' Ukraine soviétique. Il participa à la reconstruction physique et morale de la ville et organisa des convois pendant les conflits. Le diocèse avait perdu plus d' une centaine de prêtres dans les conflits notamment de la part des Bolchéviks.

 

Pendant toutes ces sombres années il avait oeuvré pour le rétablissement de la paix, mais malade il s' éteignit le 20 mars 1923.

Ses funérailles furent suivies par des foules immenses venues de toute la province avec des représentants du gouvernement. Les puissances venaient de reconnaître à la Pologne son autorité sur la Galicie orientale à charge pour elle de lui accorder un statut d' autonomie ( ce qu' elle ne fit pas ).Lwow entamait son histoire polonaise, ignorant que ce serait son chant du cygne.

                     Lwow la cathédrale latine de la BV Marie ( XIV-XVème siècles )

En 1939 elle devint Lvov en URSS et les Polonais furent chassés. Puis les Allemands exterminèrent les Juifs. Sous l' ère soviétique elle eut encore à souffrir; l' Eglise ruthène uniate disparut. L' Ukraine indépendante, aujourd' hui en proie à d' autres divisions, a tourné la page sur les particularismes ethniques de la ville.   

Mgr Bilczewski est révéré par les Catholiques ukrainiens en Ukraine pour son esprit de paix ainsi qu' en Pologne.

Il a été béatifié par Jean-Paul II en 2001, et canonisé par Benoît XVI le 23 octobre 2005.

 

Lien ( en polonais ) http://www.parafia.wilamowice.pl/kalendarium1.html

 

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19 mars 2007 1 19 /03 /mars /2007 03:41

Jean Turchan naquit le 19 septembre 1879 à Biskupice près de Cracovie dans la partie de la Pologne appartenant à l' empire austro-hongrois.

En 1899 il entra chez les franciscains réformés et prononça ses voeux solennels en 1903 au couvent Saint-André-Apôtre à Lemberg ( Lvov, aujourd' hui en Ukraine ). Il prit le nom de frère Narcisse. Après des études de philosophie à Cracovie et de théologie à Lvov ( Lemberg ) il fut ordonné prêtre en 1906 par l' évêque Mgr Bilczewski, canonisé par Benoît XVI en 2005. ( cf mon article du 20 mars 2007 )

Il vécut dans plusieurs couvents notamment à Rava Rousska, à Wieliczce ( 1908-1912 ) où il s' occupa de catéchisme et de la paroisse Saint-Clément. Il fut aumônier d' hôpital entre 1915-1924, vécut à Jaroslaw, Cracovie, etc...Dans la nouvelle Pologne réunifiée, il participa au mouvement de réorganisation des couvents. Il fut custode ( gardien c' est-à-dire supérieur ) du couvent de Rava Rousska entre 1930 et 1933. En 1936, il fut nommé au couvent de Wloclawek ( prononcer Vlotslavek ) en Cujavie à 140 km de Varsovie. La ville ( Vadislavia en latin ) avait été un centre commercial teutonique, puis au XVIIIème siècle avait été annexée par la Prusse et après le Congrès de Vienne ( 1815 ) se trouva sous influence russe jusqu' à être intégrée à l' Empire russe en 1831. Elle était un important centre industriel des bords de la Vistule dans une zone agricole prospère.

Lorsque les Allemands envahirent l' Ouest de la Pologne en septembre 1939,  elle subit de plein fouet l' occupation des vainqueurs qui voulaient en faire une zone de peuplement allemande. La ville prit le nom allemand de Leslau. L' élite polonaise fut décimée, l' évêque arrêté ainsi que des milliers de fidèles. Arrêté deux fois et relâché faute de preuves d' agitation nationaliste, le Père Narcisse fut finalement arrêté par la Gestapo avec d' autres franciscains à l' automne 1941. En octobre il fut déporté à Dachau où il mourut de ses tortures le 19 mars 1942 avec quatre autres Franciscains. Il avait offert sa vie et priait avec ses frères dans la Foi.

Il fut béatifié par Jean-Paul II le 13 juin 1999 avec 107 autres martyrs polonais.

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