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  • : le blog ut-pupillam-oculi par : Eric
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  • : Je me propose de partager quelques réflexions, et de voyager avec vous dans l' univers spirituel de personnalités d' exception. Vous pouvez me laissez vos commentaires, afin que je puisse corriger les articles si nécessaire.
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4 septembre 2007 2 04 /09 /septembre /2007 19:18
Le clergé et les religieux étaient considérés comme dangereux par le régime nazi occupant la Pologne. Hitler voulait soumettre les Polonais, détruire leur classe dirigeante et leur élite intellectuelle, et faire disparaître toute identité nationale polonaise. Le même programme fut appliqué à la Biélorussie soviétique occupée après 1941. Celle-ci qui avait eu certaines des ses régions ayant fait partie du royaume de Pologne, en partie absorbé par l' Empire russe,  avait souffert de la politique d' athéisme soviétique. A partir de 1939, des religieux polonais vinrent prêter main forte à l' Eglise locale. Mais bientôt elle eut aussi à souffrir de la répression allemande.

Dans les seuls environs de Nowogrodek - dont il est question ici - plus de soixante prêtres et religieuses furent tués par les nazis entre 1942 et 1943. 

maria-stella.jpg



Les onze soeurs de la Congrégation de la Sainte-Famille-de-Nazareth avaient leur maison religieuse à Nowogrodek. 120 habitants de la ville furent arrêtés par la Gestapo en juillet 1943. Les soeurs se rendirent au commissariat pour tenter de négocier leur libération, au moins pour les chargés de famille. Elles étaient prêtes à échanger leur sort. Le 31 au soir, elles furent convoquées. N' ayant pas trempé dans des complots ou des actes de résistance, elles pensaient être condamnées aux travaux forcés en Allemagne. Mais leur erreur d' appréciation leur fut clairement révélée, lorsqu' un camion les transporta directement de leur lieu d' arrestation à trois kilomètres de la ville pour les fusiller. Sur la route, des paysans aux champs aperçurent le camion et ses prisonnières, et les gestapistes craignirent une réaction des habitants de la région. Ils les enfermèrent dans une cantine municipale, où elles passèrent la nuit dans la paix et la prière. Elles furent conduites le lendemain matin,  1er août, dans un champ situé plus loin à 5 kilomètres, et fusillées avec un jeune témoin de leur arrestation...

nowogrodek.jpg

   Les bienheureuses de Nowogrodek ( Adam Styka, 1890-1959 )

Elles furent tout de suite vénérées par la population locale qui fit spontanément appel à leur intercession.



La Mère Maria Stella ( Marie-Estelle ) du TS Sacrement ( dans le siècle AdélaÏde Mardosewicz ) était la supérieure et avait 55 ans. Elle avait dû subir la spolation des biens de la Communauté pendant l' occupation soviétique et avait dû abandonner la maison - nationalisée...Mais pendant ces heures sombres, elles avait réussi à maintenir l' esprit de prière et de sacrifice à ses soeurs.
Les autres soeurs étaient :
Marie-Imelda de Jésus Hostie ( Edwige Zak ) 51 ans.
Marie-Raymonde de Jésus-Marie ( Anne Kukolowicz ) 51 ans.
Marie-Danièle de Jésus-Marie ( Eléonore Jozwik ) 48 ans.
Marie-Canut de Jésus-du-Jardin-de-Gethsémani ( Josèphe Chrobot ) 47 ans.
Marie-Sergie de ND-des-Douleurs ( Julie Rapici ) 43 ans.
Marie-Guidone de la Miséricorde-Divine ( Hélène Cierpka ) 43 ans.
Marie-Félicité ( Pauline Borowik ) 38 ans.
Marie-Héliodore ( Léocadie Matuszewska ) 37 ans.
Marie-Canicie ( Eugénie Mackiewicz ) 39 ans.
Marie-Borromée ( Véronique Narmontowicz ) 27 ans.

Le Pape Jean-Paul les a béatifiées le 5 mars 2000, fixant  leur mémoire liturgique le 4 septembre.  


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28 août 2007 2 28 /08 /août /2007 20:29
Joseph Mazurek naquit le 1er mars 1891 près de Baranowka en Pologne orientale qui était alors sous administration autrichienne. Il entra chez les Carmes déchaux et fit la connaissance, au séminaire des Carmes de Wadowice, de saint Raphaël Kalinowski. En 1908, il reçut l' habit religieux et le nom d' Alphonse-Marie du Saint-Esprit. Il poursuivit ses études de philosophie et de théologie à Wadowice, puis à Vienne. C' est dans la capitale impériale en pleine guerre qu' il fut ordonné prêtre en juillet 1916.
Jusqu' en 1930, dans la nouvelle Pologne indépendante, il fut professeur au petit séminaire de Wadowice, où ses dons d' organisateur et d' éducateur furent remarqués. En une décennie, 50 élèves de l' internat entrèrent au noviciat ! Il fut alors élu prieur du couvent de Czerna.

alphonse-marie-du-saint-esprit.jpg

Sa vie était empreinte de foi profonde, et il pensait passer son existence dans ce couvent...Il raviva la flamme spirituelle de sa communauté, fit des prêches à l' église conventuelle qui se trouvait dans un bois relativement éloigné du village. Il avait une conscience claire de la célébration de l' Eucharistie. Il célébrait la messe avec une profonde dignité et un recueillement intense. Il puisait ses forces dans l' oraison solitaire devant le Saint-Sacrement.

Lorsque la région fut occupée par l' armée allemande, et intégrée au Gouvernement Général, il ne se laissa pas intimider par les vexations des autorités locales allemandes. Il accueillit de jeunes aspirants carmes, donna refuge à des personnes déplacées de Silésie. Il avait toujours dans ces moments une grande dévotion envers le Sacré-Coeur de Jésus.

En août 1944, alors que la situation sur le terrain militaire - notamment en Urss - devenait défavorable aux Allemands, les occupants multiplièrent les faits d' hostilité envers la population civile. Ainsi, lors d' un promenade en communauté, le jeune novice François Powiertowski fut tué d' un coup de fusil par un soldat allemand. Quatre jours après ce meutre, le chef de la Kommandantur ordonna aux religieux de construire des tranchées de défense au village de Rudawa qui se situait à des dizaines de kilomètres du couvent. Mais le Père Alphonse-Marie fut séparé de la communauté et torturé, car on le soupçonnait de détenir des informations sur la résistance. En vérité, il s' agissait d' éliminer un Chrétien au charisme trop important pour la jeunesse locale...

Finalement, dans la panique générale, il fut fusillé près de Rudawa.

alphonse-marie.jpg
                          Croix sur le lieu de son martyre

On retrouva ces lignes dans ses écrits : "  Dans l' affliction, les tribulations et les angoisses, ainsi que dans les tentations, je trouverai toujours mon refuge auprès de Marie, ma Mère très aimée. Je lui offre toute ma personne et  toute chose. Avec elle je veux rester fidèlement au pied de la Croix de Jésus. "


Il fut béatifié par Jean-Paul II le 13 juin 1999 à Varsovie. Le Pape Jean-Paul II, lorsqu' il était jeune homme, avait pu trouver des forces spirituelles auprès du Père Alphonse-Marie qu' il rencontra personnellement. Il déclara à la cérémonie de béatification que c' était une grande grâce pour lui-même et pour l' Eglise de l' ajouter à la liste des bienheureux. 
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26 août 2007 7 26 /08 /août /2007 21:51
czestochowa.jpg

Sur les douces pentes de Jasna Gora ( la Montagne Lumineuse ) près de la ville polonaise de Czestochowa se trouve le célèbre sanctuaire dédiée à Notre Dame. Les Polonais sont habitués à lier les événements heureux ( anniversaires de mariage, naissances, vocations ) de leur vie, ainsi que les faits marquants de leur patrie. Ils confient aussi à l' icône miraculeuse leurs préoccupations et leurs épreuves.
La tradition affirme qu' elle fut peinte par saint Luc ainsi qu' une autre icône vénérée aujourd' hui à Bologne. Elle fut transportée à Constantinople, puis elle fut offerte au prince russe Léon dont le pays avait embrassé la Foi chrétienne.
Elle fut ensuite vénérée à Beltz, et lorsque le roi de Pologne Casimir le Grand dut subir les assauts des Tatares, les habitants de Beltz se mirent sous sa protection et les envahisseurs furent vaincus. Elle fut ensuite placée dans une petite église de bois à Czestochowa et l' on y construisit une basilique et un couvent.

czestochowa-entr--e.jpg

             Une des entrées du sanctuaire

En 1430 lorsque les adeptes de Jean Hus venus des confins de la Moravie et de la Bohême attaquèrent le couvent, l' icône de la Madonne Noire fut transpercée d' un coup d' épée. Elle fut donc par la suite confiée aux autorités de la ville de Cracovie qui la firent restaurer. Il fut alors affirmé qu' elle aurait été peinte à Constantinople au VIème ou VIIème siècle d' après une icône plus ancienne peinte en Palestine.
Elle fut remise au sanctuaire de Czestochowa et le pélerinage à Jasna Gora reprit toute son importance. Une chapelle fut construite spécialement au XVème siècle.

czestochowa-jasna-gora.jpg 

En 1717, Notre Dame fut couronnée d' un diadème pontifical et l' on construisit de nombreuses églises sous son invocation. Aujourd' hui 300 églises portent son nom en Pologne et 50 à l' étranger.
La Madonne Noire même pendant le régime communiste athée ne cessa d' être visitée. Les nombreux pélerinages, en particulier ceux de Jean-Paul II, la firent connaître au monde entier.   

czestochowa-autel.jpg

            Le maître-autel de la basilique.
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19 juillet 2007 4 19 /07 /juillet /2007 21:41
bienheureux-hermann-stepien.jpg Karol (  Charles )  Stepien naquit à Lodz le 21 octobre 1910. Il entra au petit séminaire franciscain de Lwow à quatorze ans. Ensuite il entra au noviciat de Lagiewniki et prit en 1930 le nom de religion d' Hermann, lorsqu' il prononça ses voeux temporaires. Ensuite, il termina ses études secondaires et en 1933 entra au couvent franciscain des Frères Mineurs Conventuels de Cracovie.

Il émit ses voeux solennels le 27 juin 1934. Etudiant doué, il fut envoyé à Rome par ses supérieurs pour parfaire sa formation théologique à la Faculté de Saint-Bonaventure, où il demeura jusqu' à l' année universitaire 1938. Il eut ainsi l' occasion de voir la montée des périls en Occident de plus près, et la guerre larvée que menait le régime mussolinien contre l' Eglise.
Comme il avait été ordonné à l' été 1937, il fut envoyé en Pologne au couvent de Radomsko et reçut son doctorat de théologie en 1939 à Lwow. C' était un religieux d' avenir pour son Ordre et pour l' Eglise.
Il fut ensuite nommé à Vilnius, alors ville polonaise, qui fut occupée par l' armée soviétique. Ayant subi les persécutions communistes, il fut nommé ensuite à Iwieniec, lorsque la région fut occupée par les Allemands en 1941. Il rejoignit plus tard son jeune confrère le bienheureux Achille Puchada à Pierszaje, non loin de là...

Répondant à une insurrection, les Allemands prirent les deux prêtres en otage et les exécutèrent le 19 juillet 1943.

Il furent béatifiés pour leur fidélité à leur sacerdoce en 1999, n' ayant pas voulu abandonner leurs paroissiens, et pour leur sacrifice à l' image du Christ.

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19 juillet 2007 4 19 /07 /juillet /2007 21:16
 bienheureux-achille-puchada.jpg Joseph Puchada naquit le 18 mars 1911 dans le diocèse de Przemysl. Il entra en 1924 au petit séminaire des Frères Mineurs Conventuels ( Franciscains ) à Lwow en Pologne orientale ( aujourd' hui en Ukraine occidentale ), puis au noviciat franciscain de Lagiewniki en 1927. Il fut admis en septembre à prendre le nom de religion de Frère Achille. En 1931 après ses voeux, il entra au séminaire franciscain de Lwow où il étudia la philosophie et la théologie. Le 22 mai 1932, il émit ses voeux solennels, et le 5 juillet 1936 fut ordonné prêtre. Il avait 25 ans.
Il passa ses premières années au couvent de Grodno, puis dans le diocèse de Pilsk à Iwieniec, où il fut surpris par le début de la seconde guerre mondiale en septembre 1939.
Lorsque le curé de la paroisse avoisinante de Pieszaje prit la fuite devant l' ennemi soviétique, le Père Achille Puchada le remplaça et fit venir le Père Hermann Stepien de Vilnius pour le seconder. Il passa presque deux années dans les affres de l' occupation communiste.

Lorsque les Allemands envahirent à leur tour la Pologne orientale, ils desserrèrent l' étau, mais bien vite ils se révélèrent encore plus féroces que l' occupant précédent, surtout après la fin du printemps 1943, au moment où l' armée d' Hitler s' enlisait à Stalingrad plus à l' Est, provoquant un regain de résistance communiste dans les anciennes zones d' occupation soviétique.
Il y eut une insurrection à Iwieniec le 19 juin 1943 contre les Allemands. Le mois d' après, la Gestapo perquisitionna la paroisse de Pieszaje. Le commandant allemand de la gendarmerie locale, qui avait été élevé dans la religion catholique, proposa aux deux prêtres de se soustraire à la Gestapo et de se cacher dans un lieu sûr, mais les PP. Puchada et Stepien refusèrent, afin de demeurer avec leurs ouailles...
La Gestapo arrêta donc des otages,et parmi eux les deux jeunes Franciscains. Tandis que les villagois arrêtés furent transférés dans des camps de concentration, les deux prêtres furent exécutés.
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9 juillet 2007 1 09 /07 /juillet /2007 21:14
  Né à Lodz le jour de la Toussaint 1906, il reçut comme nom de baptême celui de Jérôme ( Hieronim ). Il eut une éducation chrétienne exemplaire à la maison et à la paroisse de la Sainte-Croix. Il fit ses études à l' Académie militaire. 
En ces temps de construction après l' indépendance de la Pologne et après les guerres qui l' opposèrent à ses voisins, le pays dut en plus subir la récession économique des années 1930. 

Le jeune Jérôme Chojnacki ( prononcer Khoïnatski ) travaillait comme fonctionnaire des postes à Varsovie, et il s' engagea dans l' Action Catholique sur les conseil d' un oncle prêtre, car il avait lui-même du mal à trouver sa place dans une société en pleins changements. Son oncle l' avait rapproché de la pratique religieuse, qu' il avait délaissée. 
Sa faible constitution physique et ses problèmes de santé ( il avait dû lutter contre l' alcoolisme ) l' incitèrent à s' occuper de plus faibles que lui. Il avait trouvé sa vocation. Il participa à un programme social de lutte contre l' alcoolisme et en même temps entra dans le Tiers-Ordre franciscain. Il fréquentait la paroisse des capucins de Varsovie. Sa douceur et son esprit pacifique le distinguèrent.

Finalement en 1933, il prit l' habit des capucins au couvent de Nowe Miasto sous le nom de Frère Fidèle. En 1934, il partit étudier la philosophie à Zakroczym où il obtint de ses supérieurs la permission de créer un cercle d' études pour les séminaristes. Il continuait ses programmes d' aides aux alcooliques. En 1937 il obtint son doctorat de philosophie et prononça ses voeux perpétuels. Il partit pour le couvent de Lublin étudier la philosophie. A son oncle, l' Abbé Sprusinski, il se confiait dans des lettres de ses difficultés d' étudier...

Il était en troisième année de théologie, lorsque la seconde guerre mondiale éclata. Il fut arrêté à Lublin, le 25 janvier 1940, et transféré en juin au camp de travail de Sachsenhausen, camp particulièrement déshumanisant. Il perdit son légendaire optimisme...Il fut ensuite déporté quelques mois plus tard à Dachau. A l' été 1942, souffrant de maladie pulmonaire, il fut transféré au camp des invalides, où il mourut d' épuisement le 9 juillet 1942. Il avait dit à ses compagnons, alors qu' on l' y menait : " Loué soit Jésus-Christ, au-revoir au Ciel ! "

Il fut béatifié en juin 1999 par Jean-Paul II à Varsovie. 
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4 juillet 2007 3 04 /07 /juillet /2007 21:54
Joseph ( Josef ) Kowalski naquit  en 1911 à Siedliska en Pologne. Il entra chez les Salésiens en 1927, prononça ses voeux solennels en 1934 et fut ordonné prêtre le 29 mai 1939, quelques mois avant l' invasion de la Pologne par l' armée allemande à l' Ouest et l' Armée Rouge à l' Est.

joseph-kowalski.jpg

Il devint secrétaire de l' inspection salésienne à Cracovie et se dédia à l' éducation juvénile. Il aimait profondément la musique et dirigea un choeur dans sa paroisse de Sainte-Marie Auxiliatrice.
Il fut arrêté par les nazis le 23 mai 1941 avec d' autres confrères salésiens, puis il fut déporté au camp d' Auschwitz où il resta 14 mois. Il fut assassiné le 4 juillet 1942 par un kapo, car il avait refusé de profaner son rosaire.
Il fut béatifié à Varsovie le 13 juin 1999 par Jean-Paul II avec 107 autres martyrs de la seconde guerre mondiale.
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13 juin 2007 3 13 /06 /juin /2007 21:18
L' Eglise se souvient aujourd' hui d' une humble chrétienne qui échangea le sort de sa belle-fille, condamnée à être fusillée par les nazis, contre sa propre vie.

Marianne Czokalo, née en 1888 à Lipsk dans une famille chrétienne orthodoxe devenue catholique en 1905, se maria à vingt ans avec Louis ( Ludwik )  Biernacki et eut deux enfants ( d' autres moururent avant terme ), Léocadie et Stanislas.
Devenue veuve, elle habita chez son fils  et sa belle-fille, s' occupa de leur foyer et mena une vie de simple grand-mère, heureuse et profondément chrétienne.

Lorsqu' eut lieu un attentat contre les Allemands à Lipsk, la Gestapo le 1er juin 1943 arrêta en représailles un certain nombre d' otages civils, et parmi eux Anna, la jeune mère de famille épouse de Stanislas Biernacki et enceinte.

Marianne s' offrit donc en sacrifice pour laisser la vie sauve à Anna et à l' enfant à naître.

L' échange fut accepté et la grand-mère, la bienheureuse Marianne Biernacka, fut conduite en prison avec 49 autres otages et fusillée le 13 juin 1943 à Naumowicz, aujourd' hui en Biélorussie, près de Grodno. Elle n' avait demandé qu' une chose :  garder son rosaire devant le peloton d' exécution...

Elle fut béatifiée en 1999 par Jean-Paul II.


" Qui perd sa propre vie pour Moi, la sauve. "
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6 juin 2007 3 06 /06 /juin /2007 20:57
 Joseph Adalbert Guz naquit le 18 mars 1890 à Lemberg ( appelé parfois Léopold à l' époque en français, et Lwow en polonais ) qui faisait partie de la Pologne autrichienne de Galicie orientale et qui se situe aujourd' hui en Ukraine. Il entra en 1908 chez les Franciscains prenant le nom d' Innocent. Après des études philosophiques à Cracovie, il fut ordonné prêtre en 1914 à la veille de la première guerre mondiale.
Il exerça son ministère dans des paroisses et communautés variées, et enfin à Grodno. C' est là qu' il rencontra le bienheureux Père Maximilien Kolbe qui publiait le journal  " le Chevalier de l' Immaculée "depuis les années 1920.

Il se rendit alors à la Cité de l' Immaculée ( Niepokalanow ) que le Père Kolbe avait fondée, et devint confesseur pour la communauté de 1933 à 1936 ainsi que professeur.
Il fut ensuite transféré à Grodno où l' occupation de 1939 des Soviétiques le surprit avec sa communauté. L' Urss occupait l' Est et le Reich hitlérien l' Ouest de la Pologne. 
Il fut arrêté le 21 mars 1940 par les Soviétiques qui mettait en place une politique athéiste et de répression. Il fut emprisonné à la prison de Grodno, dont il réussit à s' échapper pour se rendre en zone allemande. Cette fois-ci il fut arrêté par la gestapo et transféré à Soldau...puis à Sachsenhausen. Il subit un martyre particulièrement cruel de la part d' un des gardiens et mourut le 6 juin.
Il fut béatifié en 1999 par Jean-Paul II à Varsovie.
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4 juin 2007 1 04 /06 /juin /2007 00:52
stanislas-starowieyski.jpg  Stanislas Starowieyski naquit le 11 mai 1895 à Ustrobna dans le diocèse de Rzeszow dans une famille de propriétaires terriens. Ses parents ( son père était politicien, et sa mère de la famille des Lubienski ), pieux catholiques, suivaient l' enseignement du Pape saint Pie X qui voulait " réintroduire le Christ dans la famille, l' école et la société ". Il fut élevé par des précepteurs à la maison, puis au collège des Jésuites de Chyrow. Il faisait partie de la Compagnie de Marie. Il fit ses études dans une académie militaire et devint officier. Pendant la guerre, il combattit à Lemberg ( Lwow ), et à Prömsel ( Przemysl ). Lorsque la Pologne recouvrit son indépendance, il participa à la création de l' armée polonaise à Cracovie, et pendant la guerre polono-ukrainienne ( fin 1918-1919 ) défendit la citadelle de Lwow. Il fut décoré de la Croix de la Bravoure et de l' Ordre Virtuti Militari.

En 1921, il épousa à Labunie, propriété de sa belle famille près de Zamosc, Marie Szeptycka ( 1894-1976 ) dont il eut six enfants. Deux sont encore en vie aujourd' hui Elisabeth ( qui habite en Australie ) et André ( qui habite à Cracovie). Marie hérita à la mort de son père du village de Zimno, près de Laszczow. 
Dans la propriété familiale à Laszczow en Pologne orientale, une atmosphère de profonde piété prévalait, basée sur la gentillesse de caractère, l' amour pour son prochain, en particulier pour les pauvres, et la messe quotidienne pour les parents, dans un esprit christocentrique et marial. Deux des soeurs de son épouse furent religieuses Franciscaines Missionaires de Marie, et l' oncle de celle-ci fut le bienheureux Clément-Auguste Szeptycki, archimandrite grec-catholique.

labunie.jpg
Labunie, propriété du comte Szeptycki, acquise par les Franciscaines Missionaires de Marie en 1928

Stanislas Starowieyski en tant que sodalis marianus organisait chez lui des récollections avec des prêtres, comme le Père Woroniecki, le célèbre thomiste dominicain, ou le Père Rostworowski, jésuite. Y assistaient la noblesse locale, la jeunesse du voisinage ou bien des professeurs et des membres de l' intelligentsia. Il se préparaient ainsi à l' action sociale envers les défavorisés. 
Il fut l' initiateur et le coorganisateur du pélerinage à Jasna Gora en 1937 de la noblesse polonaise, afin, dans la droite ligne de Pie XI, d' engager ses membres dans l' Action Catholique et la prise de reponsabilités sociales et humanitaires. Y prirent part 5 000 personnes, dont le Père Rostworowski, en présence du cardinal Auguste Hondl.

Il organisa aussi des coopératives paysannes, fut actif dans le développement de programmes de logements sociaux et le développement économique des campagnes. Il était passionné d' agriculture et prenait soin de ses terres en y associant les paysans de Laszczow. Il mit sur pied l' Action Catholique locale, et créa des unités de soins pour les villageois, y consacrant une bonne part de sa fortune.

Il fut aussi un propagateur d' ouvrages et de publications catholiques, et établit des liens entre l' Action Catholique et des syndicats d' inspiration chrétienne. En 1935, il devint président de l' Action Catholique du diocèse de Lublin. En tant que président, il prit part à des retraites, des célébrations, des pélerinages et des conférences. En 1937, il assista au congrès international de Poznan placé sous le patronage du Christ-Roi. Sur ses propres deniers, il permit aux responsables de l' Action Catholique de Lublin de participer avec lui au Congrès Eucharistique International de Budapest en 1938, en présence du cardinal Pacelli, futur Pie XII.

congres-eucharistique-budapest.jpg
                Congrès Eucharistique de Budapest, mai 1938

Tous les vendredis, avec le prêtre de la paroisse l' Abbé Dominique Maj, il visitait les pauvres et les malades, leur apportant assistance morale, spirituelle et financière.
Dans la plus grande discrétion, il payait les études d' enfants de familles modestes, quelle que fût leur origine, polonaise, ukrainienne ou juive. Il en accueillit certains à son domicile. Il fut en cela secondé par sa femme. Le nom du futur bienheureux fut connu de beaucoup de familles polonaises, et même du Pape Pie XI qui le nomma  camerlingue secret pour l' Action Catholique de Pologne.


L' occupation allemande interdit l' Action Catholique. Il fut arrêté en juin 1940, conduit en prison avec l' Abbé Maj. Ils furent déportés tous les deux à Sachsenhausen et enfin à Dachau. Au camp, il soutint spirituellement ses compagnons. Il y mourut en 1941 épuisé par les mauvais traitements, après s' être confessé au Père Maj.

Ses restes purent être enterrés à Labunie.

Il fut béatifié en 1999 par Jean-Paul II.
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