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  • : le blog ut-pupillam-oculi par : Eric
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  • : Je me propose de partager quelques réflexions, et de voyager avec vous dans l' univers spirituel de personnalités d' exception. Vous pouvez me laissez vos commentaires, afin que je puisse corriger les articles si nécessaire.
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16 mai 2008 5 16 /05 /mai /2008 23:15
Saint André Bobola naquit en Pologne, à Sandomir, le 30 novembre 1591. Elevé au Collège des Jésuites, il entra dans la Compagnie de Jésus et fut ordonné en 1622. Il fut prédicateur et directeur de la Congrégation de Marie. Pendant la terrible épidémie de choléra qui frappa la Lithuanie ( associée à la Pologne ), il parcourut le pays pour assister les malades. Ensuite il se fixa pendant vingt ans dans la région de Bobruik, comme missionnaire. La Ruthénie était en proie à des luttes d' indépendance et à la contagion protestante. Le sanguinaire attaman Bogdan Chmielnicki, aujourd' hui vénéré par les Ukrainiens, ensanglantait le pays. Cette partie ukrainienne allait entrer dans l' orbite russe.


Surpris par une bande de cosaques ukrainiens, après avoir célébré la Messe, il fut massacré à Janow, le 16 mai 1657. Les Catholiques de Pinsk l' ensevelirent, et ce fut le début d ' un pélerinage local. En 1808, sa dépouille fut transférée à Plock.
En 1922, les Bolchéviques s' emparèrent de son corps qui fut déposé à l' Institut médical de Moscou. Ils le rendirent, grâce aux négociations des Jésuites américains, moyennant un aide alimentaire, lors des grandes famines en 1923. Depuis 1924, il repose à l' église du Gesu à Rome.

Protecteur de la Pologne, il fut béatifié par le bienheureux Pie IX, en 1853, et canonisé par Pie XI ( ancien Nonce en Pologne ) en 1938. 

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23 février 2008 6 23 /02 /février /2008 23:27
frechilowski.jpg   Etienne Vincent Frelichowski naquit le 22 janvier 1913 à Culmsee ( devenue, depuis son intégration à la Pologne, Chelmza ), dans le Culmerland, appartenant à la Prusse Occidentale. Cette région se distinguait du reste de la Prusse par une forte population catholique.

De 7000 habitants, au début du XXème siècle, elle allait compter 12000 habitants à la veille de la seconde guerre mondiale. La ville fut de plus en plus industrialisée, surtout depuis la construction de la gare de chemin de fer en 1882, qui la reliait à Bromberg et à Marienburg. La ville comptait des brasseries réputées et des usines sucrières. Elle était aussi sur la route de Thorn*, centre commercial et indutriel.
chelmza.jpgLes Franciscains avaient construit un monastère au Moyen-Age, autour duquel se construisit Culmsee ( le lac de Culm ). La ville s' honorait d' une belle cathédrale gothique avec des ajouts baroques. Joliment située près d' un lac, elle accueillit de nombreux colons au fil des siècles. 

Ce fut aussi le lieu où vécut, à l' époque de l' Ordre Teutonique, au XIIIème siècle, sainte Jutte** de Culmsee, devenue depuis patronne de la Prusse, dont le culte fut propagé par les Dominicains. Grande mystique, née en Thuringe, elle mourut en 1260. Le Culmerland fut  tardivement évangélisé à partir du XIème siècle. Les Chevaliers Teutoniques furent par la suite les propagateurs du Christianisme, emmenant avec eux Franciscains et Dominicains, dans le " Drang nach Osten ". Sainte Jutte, qui était parente du Grand Maître Hanno de Sangershausen, participa à son enracinement.

A la fin du XVème siècle, le Culmerland, resté majoritairement catholique alors que les régions évangélisées par l' Ordre Teutonique passèrent à la réforme protestante, s' intégra à la Prusse royale sous administration polonaise. Mais il existait une forte population d' origine germanique en majorité protestante - surtout dans les villes - dont les lois protégeaient les droits, surtout commerciaux. Une minorité prussienne était restée catholique. Les villes étaient organisées en ligues selon le droit municipal et commercial, connu comme le Droit de Culm, jusqu' à la fin du XVIIIème siècle.

Au XVIIIème siècle, le Culmerland passa à la Prusse ( sauf Thorn qui ne sera absorbé qu' en 1817).

Dans les campagnes, les Catholiques étaient nombreux. L' exode rural était important, et les ouvriers arrivés en ville, dans un univers germanique, restaient toutefois attachés à leur Foi, malgré les lois anti-catholiques de Bismarck.
Après le bouleversement de 1918 et la chute de l' Empire allemand, les Alliés Occidentaux organisèrent un référendum et le Culmerland se sépara de la Prusse pour intégrer en 1920 la nouvelle république polonaise.
Frelichowski-jeune.jpgDans sa prime jeunesse, Etienne Vincent fut scout et enfant de choeur. Il faisait aussi partie des enfants de Marie. Il passa sa Maturité ( équivalent du baccalauréat ) en 1931. C' était un garçon fervent et droit. Il entra donc à 18 ans au séminaire du diocèse de Chelmno, l' ancienne Culm ( ou Kulm en allemand ), à Pelplin, dans le corridor de Dantzig qui séparait la Prusse Orientale du reste de l' Allemagne.
pelplin.jpgIl fut ordonné en mars 1937 et devint aussitôt le secrétaire de l' évêque. En 1938 il fut nommé vicaire à la paroisse de l' Ascension à Thorn ( Torun ). Il célébrait la Sainte Messe avec ferveur et menait un apostolat actif, avec simplicité.

La tourmente de septembre 1939 allait l' exposer, comme ses compatriotes, à la catastrophe de la guerre. L' armée polonaise fut balayée. En octobre, le diocèse et la région du Culmerland furent intégrés au Reich.  Faisant partie de l' élite intellectuelle, il fut incarcéré le 18 octobre au fort de Thorn, où il réconforta ses compagnons d' infortune, puis transféré en janvier 1940 au camp de Stutthof, non loin de Dantzig.
Il réussit à organiser des cérémonies de prières et à célébrer la Messe au camp, surtout en l' honneur de ND des Affligés. 

En avril, il fut déporté à Orianenburg, près de Berlin, au Bloc 20, commandé par un criminel particulièrement cruel. Avec l' ardeur de sa jeunesse, le jeune prêtre continua son discret apostolat aussi bien auprès des vieux prisonniers que des jeunes, mais surtout auprès des plus fragiles.

Le 13 décembre, il fut avec d' autres prêtres une nouvelle fois déporté, cette fois-ci à Dachau, dans un Bloc de travail. On lui demanda de renier sa nationalité polonaise - le Culmerland étant devenu allemand contrairement à d' autres provinces polonaises - mais il refusa, préférant partager le sort des Polonais d' autres régions. Il travailla à l' infirmerie dans des conditions extrêmement pénibles. Il apportait une assistance spirituelle aux malades et aux nombreux moribonds.
dachau.jpg
En 1943 et 1944 les conditions du Bloc furent moins effroyables. Les prisonniers - travailleurs forcés - purent recevoir des colis de la part de leurs familles. Il put donc recevoir des hosties et du vin pour célébrer le Saint-Sacrifice dans différents Blocs. Il partageait aussi ses vivres avec ceux qui ne recevaient rien.
Mais en 1944 une épidémie de typhus décima le camp de Dachau. Des Blocs furent mis en quarantaine et les malades furent abandonnés à leur sort. Il réussit toutefois à se porter au secours de certains Blocs. Malgré les admonestations de ses compagnons qui craignaient la contagion, il poursuivit son apostolat.

Il fut atteint de la maladie et mourut le 23 février 1945, peu de temps avant la libération du camp. On ne sait si son corps fut brûlé ou jeté dans une fosse commune.

Il fut béatifié le 7 juin 1999 par Jean-Paul II à Torun. Il est le patron des scouts de Pologne.

Illustrations de haut en bas : église Saint-Nicolas de Chelmza, cathédrale de Pelplin, Bloc X à Dachau.



* Aujourd' hui Torun.
** fêtée le 5 mai.


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11 janvier 2008 5 11 /01 /janvier /2008 21:38
rogaczewski.jpg   François ( Franciczek ) Rogaczewski* naquit à Lipinki en Prusse Orientale, dans une famille polonaise, le 23 décembre 1892.

Il fut ordonné prêtre pour le diocèse de Dantzig, en 1918. Il fut vicaire à Dantzig, puis à Paris dans la paroisse du Christ-Roi.

Il retourna dans sa province natale, qui faisait partie du Reich allemand, le 1er septembre 1939, alors que le régime nazi allait envahir la Pologne voisine. Faisant partie de l' élite intellectuelle de la minorité polonaise de Dantzig, qui était à plus de 90% allemande, il fut fusillé le 11 janvier 1940, aux abords de la ville.

Il fut béatifié en 1999, par Jean-Paul II.

* Prononcer Rogatchevski
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5 janvier 2008 6 05 /01 /janvier /2008 21:37
marie-marcelline.jpg  Marcelline ( Marcelina en polonais ) naquit, le 28 janvier 1827, dans le domaine familial de Szulaki, ou Choulaki, en Petite Russie ( appellation officielle qui disparut en 1917 ). Cette ancienne province - ou gouvernement - de l' Empire russe fait partie aujourd' hui de l' Ukraine.
L' immense domaine comprenait des villages et des hameaux, dont la population était à 90% ukrainienne et orthodoxe.

Cette région avait été colonisée au cours des siècles par la noblesse polonaise, dont faisait partie la famille de Marcelline - les Kotowicz - qui achetèrent le domaine au XVIIIème siècle,  et intégrée à la Russie qui y fit construire de nombreux forts et villes de cosaques.

Les Kotowicz menaient une vie de grands seigneurs provinciaux, et son père Jean s' occupait de la gestion de ses terres. Cinquième de huit enfants, Marcelline fit ses études à demeure avec des institutrices et des gouvernantes. 
Le pouvoir local se méfiait de cette aristocratie catholique de rite latin et avait donc tendance à favoriser l' ouverture de séminaires et d' églises orthodoxes - majoritaires - plutôt que l' ouverture d' églises et de séminaires catholiques minoritaires et encore moins uniates ( c' est-à-dire catholiques de rite orthodoxe ) qu' il accusait de collision avec cette aristocratie à l' esprit fier et indépendant.

A dix ans, elle fit sa première communion et à douze ans fut envoyée dans un pensionnat catholique d' Odessa, ville alors cosmopolite, opulente et moderne aux multiples nationalités : Grecs, Caucasiens, Turcs, Russes, Ukrainiens, Juifs, Roumains et Polonais...L' un des ports les plus importants de l' Empire, construit une cinquantaine d' années auparavant par un architecte d' origine française, Richelieu.

C' est au couvent qu' elle eut l' inspiration de se consacrer à Dieu. Elle retourna chez ses parents à seize ans. Il était temps de lui trouver un beau parti ; mais Marcelline s' opposa au désir de son père de la voir fonder une famille. Son père fut inflexible. Elle accepta alors le fiancé qu' on lui présenta, Charles ( Karol ) Darowski, issu d' une noble lignée de Podolie, et propriétaire de domaines dans la région de Bratslav.
mariage-marcelline.jpg
 
Elle l' épousa à 22 ans, après avoir subi un choc psychologique ( paralysie partielle des jambes ) de plusieurs mois qui retarda les noces...Le couple eut deux enfants : Joseph et Caroline. Elle fut une épouse exemplaire.

Mais au bout de trois ans de mariage, Charles mourut du typhus, suivi quelques mois après du petit Joseph. Eperdue de chagrin, la jeune veuve de 25 ans fit le voeu de ne plus appartenir à qui que soit, et partit pour un long voyage en Europe. Elle partit pour Berlin, Paris et fut à Rome au printemps 1853. Elle y resta de longs mois et fit connaissance, alors que se préparait la proclamation de l' Immaculée Conception, de la Servante de Dieu Josèphe Karska ( 1823-1860 ).

Celle-ci avait bien compris que sa jeune compatriote était à la croisée des chemins et qu' elle avait besoin d' un guide spirituel. Elle lui fit connaître le Père Jérôme Kajsiewicz**, Résurrectionniste ( d' une Congrégation qui venait d' être fondée en 1836 par trois prêtres émigrés polonais à Paris ). Le Père Kajsiewicz cherchait à fonder une oeuvre d' éducation pour les jeunes filles polonaises de l' élite; afin de garder l' âme de ce pays alors disparu ( partagé entre la Prusse, l' Autriche et la Russie ).
 
Le 12 mai 1854, elle prononça ses voeux privés auprès du Père Kajsiewicz, puis elle se rendit en Pologne, pour régler l' avenir de sa fille Caroline. Elle revint à Rome en 1860, après la mort de Josèphe Karska. Elle prit le nom de Soeur Marie-Marcelline de l' Immaculée-Conception et le nouvel institut celui de Soeurs de l' Immaculée-Conception de la BVM. Elles étaient quatre...
ND-jazlowiec.jpg

La fondatrice prononça ses voeux en 1861, à Rome, assumant la charge de Supérieure. La fondation se transféra ensuite en Galicie, près de Lemberg ( Lwow en polonais ), où la Mère Marie-Marcelline acheta un terrain pour faire construire le premier couvent, à Jazlowiec* . Cette petite bourgade était depuis le XVIème siècle le centre d' un pélerinage à la Vierge et comptait un ancien monastère dominicain. Ruiné par les Ottomans au XVIIème siècle, le bourg retrouva sa prospérité sous l' Empire autrichien; mais le régime joséphiste de l' Empereur Joseph II, inspiré par les " Lumières " , avait fait fermer le monastère. Ce sont les ruines du château attenant que la Mère Dabrowska racheta. Elle fit sculpter une belle statue de marbre : ND de Jazlowiec, qui sera considérée comme miraculeuse après la première guerre mondiale.
marie-marcelline-darowska.jpg
Celle-ci gouverna pendant de longues années la Congrégation, tissant un réseau d' écoles rurales, pour les filles, et parant ainsi au manque d' écoles d' expression polonaise. Elle créa aussi des cours complémentaires et des instituts gratuits pour les pauvres. Les Constitutions furent approuvées par Rome en 1889.
Elle eut de nombreuses difficultés et souffrit de la disparition du Père Kajsiewicz en 1873. Elle aimait à dire que la Croix était le baiser de l' Amour de Dieu. 
jazlowiec-entree.jpgElle mourut à Jazlowiec le 5 janvier 1911, à la veille de ses 84 ans. Les Soeurs étaient 350 dans 6 maisons. Elles formèrent des générations de Polonaises sages et courageuses. 
Selon ses propres termes : " C' est la femme qui doit être la gardienne du nid de la famille. "
La bienheureuse Marie-Marcelline Darowska ne vit jamais renaître la Pologne. Née sujette de l' Empereur de Russie, elle mourut aux confins de l' Empire Austro-Hongrois. Elle laissa une volumineuse correspondance et des écrits mystiques.

jazlowiec.jpg
Les ruines du château et l' ancien Couvent de Jazlowiec

En 1916, les Russes chassèrent les Autrichiens alliés aux Allemands. La Galicie fit partie de la nouvelle république polonaise en novembre 1918. Jazlowiec fut aussi un des théâtres de la guerre civile polono-ukrainienne au début de 1919. 
En 1939, pressentant la guerre, Pie XII fit remettre au Cardinal Hondl une couronne pour la Vierge de la chapelle du Couvent de Jazlowiec. En 1941, le bourg fut occupé par les Allemands, et en 1945 intégré à l' URSS sous le nom de Yablonovka ( Yablonivka en Ukrainien ), et le Couvent fut fermé par les communistes un an plus tard. 
jazlowiec-vue.jpg

La statue de la Vierge de Jazlowiec fut envoyée à côté de Varsovie, à Szymanow, où se situe désormais la Maison Mère.

 Beaucoup de Polonais de la région furent déportés.
Le bourg de Jazlowiec appartient désormais à la nouvelle république d' Ukraine. Le Couvent est devenu récemment un lieu de retraites spirituelles.

Mère Marie-Marcelline de l' Immaculée-Conception fut béatifiée en 1996. 

soeurs-immaculee-conception.jpg
* Prononcer Yazlovets
** Prononcer Kaïssévitch  

Deux filles spirituelles de la bienheureuse Marie-Marcelline Darowska, assassinées par les nazis, furent béatifiées en 1999 :
La bienheureuse Soeur Marthe de Jésus, née Wolowska ( 1879-1942 )
La bienheureuse Soeur Eve, née Noiszewska ( 1885-1942 ).

Lien en polonais ( avec pages en français et en anglais ) :
http://www.niepokalanki.pl

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12 décembre 2007 3 12 /12 /décembre /2007 19:46
Louis ( Ludwik ) Bartosik naquit en Pologne à Kokanin, le 21août 1909. Son père était cordonnier. Malgré la situation modeste de sa famille, il parvint avec l' aide du curé et d' amis bienfaiteurs à poursuivre ses études au lycée de Kalisz. Le 8 septembre 1927, il émit ses premiers voeux religieux, au sein de l' Ordre des Frères Mineurs Conventuels, où il prit le nom de Frère Pie ( Pius ).

bartosik.jpg

Il poursuivit ses études au séminaire franciscain de Sanok, puis à Lwow. En 1931, il entreprit des études de philosophie et de théologie au séminaire majeur des Franciscains de Cracovie. Il y reçut l' ordination sacerdotale, en 1935. Sa première destination fut le couvent de Krosno, où il se distingua pour son assiduité au ministère de la confession.
En août 1936, il fut transféré au couvent de Niepokalanow, à la requête explicite du futur saint Maximilien-Marie Kolbe. Niepokalanow, ou Cité de l' Immaculée, était un immense couvent fondé par lui dix ans auparavant. C' était aussi un centre médiatique, dirait-on aujourd' hui, où l' on imprimait et diffusait des revues, des journaux et des brochures catholiques. On lança même une radio en 1938. 

A la veille de la seconde guerre mondiale, Niepokalanow était le plus grand couvent du monde, avec 13 Pères, 18 séminaristes, 527 jeunes moines, 82 novices et 122 garçons dans un petit séminaire ! 

Sensible à ses qualités intellectuelles, en plus de ses qualités spirituelles, le Père Kolbe l' assigna à la tâche de rédacteur de la revue " le Chevalier de l' Immaculée ". Revue missionnaire franciscaine qui connaissait un succès certain dans la nouvelle Pologne de l' époque.
Il travaillait aussi à un ouvrage de mariologie, dont on conserva après sa mort une version dactylographiée. Ses Frères se souviennent de lui comme un Franciscain généreux qui donnait de son temps pour confesser et prodiguer des conseils spirituels.

www.kolbe.pl

kolbe-arrestation.jpg

Il fut arrêté par les occupants allemands, le 19 septembre 1939, avec le Père Kolbe et une quarantaine de confrères. Il passa trois mois au camp de Lamsdorf et dans d' autres camps de transit. Il supporta patiemment la faim et les souffrances, répétant : " Nous avons prêché aux autres la patience ; à présent que nous devons supporter nous-mêmes ces souffrances, quelle valeur auraient nos paroles, si cela ne se confirmait par des actes ? "
 Il fut libéré, le jour de l' Immaculée Conception le 8 décembre 1939, et retourna au couvent, vidé d' une grande partie de ses moines, afin de garder le matériel. Le Père Kolbe, libéré lui-aussi, abrita dans la Cité de l' Immaculée, où l' on ne pouvait plus publier, des foules de personnes déplacées, qui venaient en majorité de la région de Poznan. Le jeune Père Bartosik aida à l' organisation de cette nouvelle structure...Il y avait 3000 personnes, parmi lesquelles 2000 Juifs, chassés de chez eux, et dont le pouvoir allemand ne savait que faire pour l' instant...En plus de l' organisation matérielle ( ateliers de réparations et ateliers de couture, pour procurer du travail, etc... ), les Franciscains mirent en place aussi l'adoration perpétuelle à l' église moderne du couvent qui était encore ouverte.

niepokalanow-chiesa.jpg

A nouveau, il fut arrêté par la gestapo, le 17 février 1941, avec le Père Kolbe, le Père Bajewski et deux autres religieux. Les Allemands avaient décidé de vider définitivement le couvent. Ils furent détenus à la prison de la rue Pawiak, et le 4 avril 1941, en pleine Semaine Sainte, il fut déporté avec le Père Bajewski à Auschwitz ( le Père Kolbe y sera déporté le 25 mai ).
Il fut assigné aux travaux forcés, à la construction ; mais malade, il fut finalement destiné à l' hôpital du camp. Il s' efforça de soutenir ses compagnons d' infortune, aussi bien physiquement que moralement. Là aussi, il donna le sacrement de la confession.

Il mourut à l' infirmerie, après avoir reçu les derniers sacrements, dans la nuit du 12 au 13 décembre 1941.

Lien : http://franciszkanie.pl
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1 décembre 2007 6 01 /12 /décembre /2007 23:19
Dans dix jours a lieu l' anniversaire de la mort du bienheureux Casimir Sykulski, fusillé le 11 décembre 1941.

bienheureux-casimir-sykulski.jpg
Casimir Sykulski naquit en Pologne à Konskie ( prononcer Konské ), dans une famille de neuf enfants, le 29 décembre 1882. Cette petite ville du centre de la Pologne, près de Lodz; comprenait une majorité de Juifs ( près de 5000 sur 7500  habitants ) qui la nommaient Koinsk, ou Kinsk, en yiddish. Ils furent exterminés en 1942 par les nazis.

Konskie1910.jpg
Son frère aîné Joseph, qui avait douze ans de plus que lui, devint prêtre après avoir étudié au séminaire de Solec-sur-la Vistule, il devint vicaire dans diverses paroisses de la Vistule et à Ostrowiec. Cette partie de la Pologne appartenait alors à l' Empire russe. Lorsque la première guerre mondiale éclata, il fut nommé en Russie dans une paroisse polonaise du gouvernement de Voronej, dans la petite ville de Bogoutchar ( orthographié Boguczar en polonais ), sur un affluent du Don, et à l' indépendance de la Pologne, retourna au pays, où il devint curé de la paroisse de Skarzysko-Kamienna, jusqu' à sa mort en 1956.

Casimir fut influencé par l' exemple de son frère. Il étudia au lycée de Sandomir; où il apprit le grec,le latin, le français, le russe et l' allemand, en plus du polonais ! Ensuite, il entra lui aussi au séminaire. Le cours des études durait six ans. Il devint prêtre en 1905.

Il fut nommé vicaire à Radoszyce, petite ville de la région subcarpathique de la Pologne au Sud, dans le district de Krosno. Il avait gardé des liens avec l' abbé Ryx qui avait été son directeur de séminaire. Celui-ci devint recteur du séminaire catholique de la capitale de l' Empire : l' Académie Impériale Catholique-Romaine de Saint-Pétersbourg, telle était sa désignation officielle. Il voulait en faire un séminaire d' élite. Aussi, en 1908, Casimir Sykulski fut appelé à y étudier pendant trois ans la théologie. Il devint chapelain de la cathédrale catholique de la capitale.

sainte-catherine-de-saint-petersbourg.jpg

Lorsque l' abbé Ryx devint évêque de Sandomir en 1913, il ramena l' abbé Sykulski en Pologne et le nomma à Skarzysko-Bzin, près de Radom. Il ouvrit des écoles.

Mais la première guerre mondiale allait bouleverser la région. La ville de Kamienna ( aujourd' hui Skarzysko-Kamienna, prononcer Skarjisko-Kamenna ), dont dépendait la paroisse, fut évacuée par les Russes et occupée par les Allemands d'août à novembre. C' était une ville modeste dont la population travaillait dans des fabriques métallurgiques. L' abbé Sykulski mit en place un comité, avec Grégoire Smiechowski, pour s' occuper des secours, du ravitaillement et des fonctions communales. Lorsque la ville fut reprise par les Russes et les Alliés occidentaux, l' abbé Sykulski poursuivit ses initiatives dans le domaine de l' organisation communale, les Russes ayant promis une autonomie polonaise à l' issue de la guerre...Mais la ville fut à nouveau envahie en mai 1915, cette fois-ci par les troupes austro-hongroises. Elle dépendait du gouvernorat militaire de Lublin.

kamienna-fabryczna.jpg

Prévoyant aussi l' indépendance, l' abbé Sykulski mit au point un programme de réformes des écoles polonaises du secteur, pendant qu' un Comité Citoyen était créé. Il ouvrit des écoles privées - mixtes - fait rare à l' époque.
L' occupation autrichienne prit fin à l' automne 1918, déjà, surtout depuis la chute du régime impérial russe, une certaine lattitude était donnée aux Polonais. La renaissance de la Pologne intervint peu après.

 Mais le nouveau régime bolchévique devint menaçant après la guerre; jusqu' à un conflit armé qui dura jusqu' en 1920. L' abbé Sykulski devint chapelain militaire.

A l' issue de la guerre polono-bolchévique, il fut élu député de l' Assemblée Législative de la République Polonaise. En 1921, il fut nommé à Radom ; mais il continuait à s' occuper des écoles du diocèse et à en ouvrir de nouvelles. Il rendait visite à ses anciennes paroisses et ne ménageait pas ses forces pour la reconstruction de la culture polonaise.

Il fut nommé à cette époque Prélat de Sa Sainteté. Infatigable, il fut curé de différentes paroisses; la dernière étant à Konskie, sa ville natale.

Lorsque la Pologne fut attaquée par l' Allemagne hitlérienne en septembre 1939, la panique s' installa à Konskie. Fort de son expérience d' il y a 25 ans, Casimir Sykulski s' occupa des malades, apporta le Saint-Sacrement à l' hôpital car l' église du XVème siècle avait été bombardée. 
Mais le 8 septembre, les forces d' occupation s' installèrent en ville...Les premières arrestations eurent lieu. Le curé énergique plaida la cause des premiers internés, souvent en vain. Il mit sur pied deux soupes populaires pour les évacués, une à la paroisse Saint-Nicolas, l' autre dans la brasserie principale de la ville. Il organisa aussi des garderies pour les enfants déplacés et leurs mères.

eglise-konskie.jpg

Son activité sociale se déploya dans cette ville aux deux tiers juive, sans discrimination. Il était respecté des deux communautés, même parmi les socialistes du Bund, nombreux dans cette ville de fabriques. Il assura aussi clandestinement l' évacuation de personnes en danger. Une vingtaine de Juifs avaient déjà été fusillés en représailles contre des attentats ayant entraîné la mort de quatre soldats allemands.

Mgr Sykulski fut interrogé le 25 octobre 1939 et détenu quelques jours. Les occupants prévoyaient des arrestations massives en novembre. Elles eurent lieu à partir du 8. Il avait décidé de rester parmi la population. " Là où se trouvent mes brebis, je reste. "
Malgré les déportations et les arrestations, il fallait maintenir la vie de la paroisse. Pourtant, il prévoyait le pire. Il écrivit son testament en août 1940, s' en remettant à la volonté divine. " C' est ici ma place, je me remets entre les mains de Dieu. "

konskie-1.jpg
Il était fort populaire dans la population. A l' été 1941, au moment de l' invasion de l' URSS, le rythme des convois de déportations de Juifs augmenta. Les principaux notables polonais de la ville avaient été arrêtés ou avaient disparu...De nombreuses femmes polonaises étaient déportées dans des usines en Allemagne, et les occupants avaient enfermé les Juifs de la région dans un ghetto de Koinske. 

Mgr Sykulski fit partie du convoi massif qui eut lieu entre le 24 et le 26 octobre 1941 à destination d' Auschwitz. Il fut détenu au bloc numéro 8, puis au bloc numéro 18. Il fut fusillé le 11 décembre 1941, et son cadavre fut brûlé au four crématoire.

Casimir Sykulski fait partie du nombre des béatifiés polonais de la guerre mondiale, par Jean-Paul II, en juin 1999.

kosciol-konskie.jpg
      
        Eglise Saint-Nicolas de Koinske



Illustration : arrestation de Juifs, le 12 septembre 1939 ( archives IPN Warszawa ).



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27 novembre 2007 2 27 /11 /novembre /2007 19:51
kostkowski.jpg  Bronislas ( Bronislaw en polonais ) Kostkowski naquit à Stolp en Prusse le 11 mars 1915. Stolp deviendra Slupsk, en 1945, lorsque la population prussienne sera chassée de Poméranie, et que la région sera intégrée à la Pologne.

Il y avait au milieu d' une population protestante et germanophone à 90% une minorité catholique d' expression polonaise de 3 % dans cette région côtière de la Prusse, et une petite minorité catholique d' expression allemande. Stolp fut la première ville de Poméranie à adopter la Réforme protestante au XVIème siècle.

Des paroisses catholiques avaient été construites depuis le milieu du XIXème siècle, pour regrouper les Catholiques venus d' autres parties de la Prusse plus au sud ou pour les Polonais immigrés travaillant dans les usines prussiennes ou les grandes exploitations agricoles. Il y existait aussi une minorité cachoube ( Slaves poméraniens non-polonais ) dans les campagnes, majoritairement catholiques, avec des groupes devenus évangéliques et en voie de germanisation. Mais la plupart d' entre eux vivaient à l' ouest de Dantzig.

Une plaque rappelle le souvenir du bienheureux Bronislas Kostkowski à l' église paroissiale de Saint-Othon, créée quelques décennies plus tôt.

Déjà en 1918, lorsque l' Empire de Guillaume II s' écroula, Stolp connut quelques mois de troubles violents. Le drapeau rouge flotta sur l' hôtel de ville, le Rathaus. La Poméranie prussienne se laissera ensuite séduire par Hitler dans les années 1930, croyant ainsi se protéger de son voisin soviétique. Ce fut son arrêt de mort, et la disparition totale de la Prusse avec la substitution de population qui eut lieu en 1945. Surtout à partir de 1941, la ville  et la côte furent constamment bombardées et 250 000 enfants de Poméranie furent envoyés à l' Ouest de l' Allemagne en deux ans. Hitler avait ouvert la boîte de Pandore.

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Bronislas Kostkowski fit ses études au lycée de Bromberg ( devenue Bydgoszcz ), où sa famille s' était installée plus au Sud. La ville - qui était à 80% allemande à la fin du XIXème siècle - deviendra polonaise en 1920, après référendum organisé par les Occidentaux, et sera à nouveau intégrée à l' Allemagne en 1939.

Bronislas Kostkowski était séminariste à Leslau ( aujourd' hui Wloclawek ) depuis 1936, lorsqu' il fut arrêté le 7 novembre 1939 par les nazis, en tant que membre de l' intelligentsia polonaise et futur prêtre catholique. Il avait été l' élève du bienheureux Henri Kaczorowski, recteur du séminaire, lui aussi martyrisé en 1942.C' était la vengeance d' un régime sûr de lui. Il fut déporté avec ses professeurs d' abord à Sachsenhausen, puis au camp de Dachau, où il mourut victime de tortures, le 27 novembre 1942, ou le 6 août 1942 d' après certaines sources. Son cadavre fut brûlé.


Il fut béatifié par Jean-Paul II, le 13 juin 1999.

Sa mémoire liturgique est fixée au 22 mars, avec 107 autres bienheureux de la même époque.
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21 novembre 2007 3 21 /11 /novembre /2007 21:09
nazareth.jpg   Françoise Siedliska naquit dans une famille de la noblesse polonaise, dans le château de Roszkowa Wala, près de Varsovie, le 12 novembre 1842.
Cette région était unie à l' Empire russe et lui sera totalement intégrée en 1863.

Elle grandit dans une atmosphère affectueuse. Ses parents étaient plus préoccupés de sa formation culturelle que de son éducation religieuse. Dans une ambiance imbue d' indifférence religieuse, propre à la philosophie de l' époque, Françoise commença à connaître Dieu grâce à une préceptrice courageuse et cultivée qui lui enseigna aussi à prier. Sa mort cependant la priva de soutien spirituel.

Une de ses tantes la prépara à sa première confession, puis sa mère tomba gravement malade. Françoise eut la force d' implorer Dieu et sa mère fut guérie peu de temps après. Alors qu' elle s' occupait de sa mère hospitalisée à Varsovie, Françoise demeura chez son grand-père. Elle fit la connaissance d' un Capucin lithuanien, le Père Léandre Lendzian, avec qui elle eut des entretiens. Puis elle fit sa première communion en mai 1855.

En 1860, elle vécut un Carême douloureux. Son père voulait la marier, mais elle prenait alors conscience de sa vocation religieuse...

Elle suivit ses parents en villégiature qui décidèrent de parcourir les endroits d' Europe où se retrouvait la grande aristocratie européenne. Ils se rendirent en Suisse, dans le Tyrol, en Allemagne dans les villes d' eau, et à Cannes. Mais brusquement la santé de Françoise déclina. Avait-elle  la tuberculose ? C' était la grande crainte de cette époque.
Sa mère l' accompagna en cure à Merano, en Suisse puis à Cannes. Son père les y retrouva, fuyant l' insurrection polonaise. Il semble que son père, Adolphe Siedliski, soit alors revenu à des sentiments chrétiens.

La famille retourna en Pologne en 1865, où son père allait mourir en 1870.

Le 12 avril 1873 - elle avait 31 ans - le Père Léandre lui fit comprendre que la volonté de Dieu était qu' elle se consacrât à lui. Il lui révéla aussi qu' elle pouvait fonder une nouvelle famille religieuse. Elle était déjà Tertiaire Franciscaine.

Surprise, Françoise n' opposa pas de résistance et se mit aussitôt à l' oeuvre. Sa mère, revenue à Dieu, et deux Tertiaires franciscaines appartenant à une communauté éteinte de Lublin se joignirent à elle. Elle voulut que la nouvelle communauté s' unît à Marie, spécialement à Nazareth, et fût tournée vers l' adoration du Saint-Sacrement.

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Parce qu' on ne pouvait alors fonder de nouvelles Congrégations catholiques dans l' Empire russe, Françoise partit pour Rome afin si possible de rencontrer Pie IX.

Elle fut reçue par le Souverain Pontife le 1er octobre 1873. Celui-ci approuva l' idée d' une fondation des Soeurs de la Sainte Famille de Nazareth. Elle se rendit en pélerinage à Lourdes afin de trouver un endroit pour sa maison-mère. En 1874, sur les conseils du Supérieur Général des Résurrectionistes, le Père Semenko, elle acquit une petite maison à Rome, via Merulana, puis s' installa plus tard via Machiavelli. Les trois premières novices polonaises arrivèrent à l' automne 1875. En 1881, elle ouvrit une maison à Cracovie. La spiritualité du nouvel institut était d' imiter la vie cachée de la Sainte Famille à Nazareth.

En 1884, elle fit, ainsi que ses compagnes, sa profession religieuse. Elle prit le nom de Marie de Jésus-Bon-Pasteur.

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Elle voulut étendre l' influence de sa nouvelle Congrégation au sein de l' émigration polonaise, émigration économique de familles démunies. Elle partit donc - évidemment en bâteau - pour de longs voyages aux Etats-Unis, en 1885, 1889 et 1896. Elle ouvrit trois maisons à Chicago. Elle en ouvrit une autre à Paris en 1892 et à Londres en 1895.

Mère Marie de Jésus-Bon-Pasteur préparait aussi des documents spécifiant que les Soeurs devaient instruire les enfants pour le catéchisme et les préparer à la première communion,  ainsi que des adultes venus d' autres religions, afin de leur faire connaître la vérité de Jésus.

Les Constitutions de la Congrégations seront approuvées par Rome en 1923.

Mère Marie fit de nombreux voyages en France, en Angleterre ou en Pologne pour conforter ses filles et soigner celles qui étaient malades. Le 16 octobre 1902, épuisée, on lui conseilla de se reposer chez les Bénédictines de Subiaco à Rome.
Le 15 novembre, elle eut une péritonite et elle mourut le 21 novembre 1902 à soixante ans, entourée et apaisée...

Son appel eut lieu lors d' un voyage mondain, toute sa vie elle parcourut des kilomètres pour établir sa nouvelle famille religieuse.

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  Clématites nommées en son honneur ( Matka Siedliska )

Elle fut béatifiée en 1989.

La Congrégation, qui a réformé ses Constitutions en 1993 d' après les orientations du dernier Concile, compte aujourd' hui près de 1800 membres dans 150 maisons. Elles sont 22 Soeurs en France. La Congrégation s' est ouverte à l' assistance médicale et sociale, en plus de son charisme propre de soutien de la famille. 

Link ( in English, in italiano, en polonais ) : http://www.nazarethfamily.org/nazareth/home






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9 novembre 2007 5 09 /11 /novembre /2007 19:27
hlebowicz-henryk.jpg   Henri ( Henryk ) Hlebowicz ( prononcer Glebowitch ) naquit à Grodno, sur le Niémen,  le 1er juin 1904. Grodno se trouvait alors en Russie Blanche, dans l' Empire russe, et se trouve aujourd' hui en Biélorussie. Elle comprenait ( et comprend toujours ) une importante minorité de Polonais.
Il fit ses études à Orienbourg, près de l' Oural, à l' Est de la Russie européenne, où travaillait son père. La révolution russe lui fit connaître de terribles moments.

En 1921, il revint à Grodno, car la ville, après la guerre de la Pologne contre son voisin soviétique et son voisin lithuanien, fit partie de la nouvelle Pologne. Dans ses années de tourmentes, où le pays tentait de se relever, il entra au séminaire de Wilno ( aujourd' hui Vilnius en Lithuanie ). Il fut ordonné en 1927. En 1928, il termina son doctorat de théologie et poursuivit une année de philosophie à l' Angelicum de Rome, où il obtint son doctorat. C' était un jeune théologien érudit et animé d' un vif amour de l' Eglise.

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De 1930 à 1936, il devint professeur à l' université Etienne Bathory de Wilno et professeur de théologie au séminaire. Il était aussi chapelain modérateur de la Compagnie ( ou Sodalité ) de Marie, pour les étudiants et de la Juventus Christiana, pour les jeunes laïcs.

De 1935 à 1938 il fut vicaire à Troki, dans la banlieue de Wilno. Pendant l' année scolaire 1938-1939, il devint préfet des études au lycée de Rabka ( l' ancienne Bad-Rabka, près de Cracovie ). Il revint à Wilno à l' été 1939, au moment où la Pologne allait être envahie.
Il fut jusqu' en 1941 curé dans diverses paroisses de la région de Minsk qui était réévangélisée depuis le départ des Soviétiques par les prêtres polonais du diocèse de Wilno. 
En novembre 1941, alors que la région avait été évacuée depuis plusieurs mois par les soviétiques, il fut dénoncé par la police biélorusse aux nouvelles autorités occupantes allemandes, comme patriote polonais et catholique.

Il fut fusillé le 9 novembre dans les bois de Borysow, près de Minsk et béatifié par Jean-Paul II en 1999.
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12 octobre 2007 5 12 /10 /octobre /2007 19:42
bienheureux-romain-sitko.jpg    Romain ( Roman ) Sitko naquit à Czarna Sedziszowska, en Galicie orientale, près des Carpathes, le 30 mars 1880. La province était administrée par l' Autriche-Hongrie. Il fit ses études à Rzeszow, et en 1900 entra au Séminaire de Tarnow. Il fut ordonné en 1904, et devint chapelain de l' évêque et préfet au Petit Séminaire.

En 1907, il fut professeur de catéchisme au lycée de Tarnow, et fut à l' origine de la création d' un lycée à Mielec. Ce lycée recevait des élèves boursiers de familles modestes. Il recevait aussi des élèves de familles juives, à qui était donnée la possibilité de suivre des cours d' hébreu. Il devint directeur du lycée, en plus de sa fonction d' aumônier. Il organisait aussi des cours de théologie à Tarnow et assumait la direction spirituelle de prêtres regroupés au sein de l' Union Apostolique des Clercs.
 
En 1922, il devint chancelier du diocèse, charge qu' il occupa pendant quatorze ans. Il fut estimé de son évêque Mgr Walega, ainsi que de son successeur Mgr Lisowski. Il fut nommé Prélat de Sa Sainteté, et Protonotaire Apostolique. Pour ses oeuvres envers la jeunesse, il fut décoré de l' Ordre de Polonia Restituta, par les autorités civiles.

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Au Séminaire, il était un professeur écouté. il organisait régulièrement des pélerinages pour les séminaristes à Jasna Gora. Il réforma le cursus des étudiants.

Lorsque la Pologne fut occupée en septembre 1939, le Séminaire fut fermé, et le bienheureux Romain Sitko mit sur pied des cours de théologie clandestins pour les séminaristes dans la petite ville de Blonia, au bord du fleuve Dunajec.
Le 21 mai 1942, il fut arrêté par la Gestapo avec une vingtaine de confrères. En août, il fut déporté à Auschwitz. Il mourut le 12 octobre 1942, et ses restes furent brûlés au four crématoire. Il avait fait don de sa vie.

Il fut béatifié par Jean-Paul II en juin 1999 à Varsovie. 
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