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  • : le blog ut-pupillam-oculi par : Eric
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  • : Je me propose de partager quelques réflexions, et de voyager avec vous dans l' univers spirituel de personnalités d' exception. Vous pouvez me laissez vos commentaires, afin que je puisse corriger les articles si nécessaire.
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18 juin 2008 3 18 /06 /juin /2008 14:10
Légionnaire de l' armée romaine, saint Léonce refusa d' abjurer le christianisme et fut supplicié à Tripoli, en Phénicie, aujourd' hui au Liban. Il reçut la palme du martyre avec deux autres compagnons.
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17 juin 2008 2 17 /06 /juin /2008 13:43
Saint Hervé, le saint le plus populaire de Bretagne avec saint Yves, était le fils d' un pieux ménestrel Hyvarnion qui avait fui l' invasion anglo-saxonne en Grande-Bretagne pour s' établir à la cour du roi Childebert. Hyvarnion partit ensuite pour l' actuelle Bretagne, l' Armorique, où il se maria avec une jeune fille - la future sainte Rinavone - dont il eut un fils né aveugle, Hervé ( nom qui signifie amertume en breton ).
Lorsque l' enfant pleurait, sa mère lui chantait des cantiques bretons, il en nourrit toute sa vie l' amour de la poésie et de la musique. Il avait des visions intérieures et composa plus tard le fameux Cantique du Paradis.

A la mort de son père, l' adolescent fut confié pour son éducation à un oncle qui dirigeait une petite communauté monastique à Plouvien. La légende raconte que pendant qu' il était aux travaux des champs, un loup dévora l' âne qui trainait l' araîre. Guiharan, le garçon qui l' aidait cria pour le prévenir du danger ; mais le saint se mit à prier et  le loup fut domestiqué, prenant la place de l' âne. Ce récit symbolique sert à montrer comment maîtriser nos sens et nos passions ( sous l' image du loup ) afin de creuser notre sillon, faire fructifier notre âme par les travaux quotidiens et notre devoir d' état, dans la prière et l' offrande.
Plus tard son oncle devenu âgé lui confia la direction des études, puis un groupe de moines de la communauté dont il prit la tête se transféra à Léon. L' évêque proposa l' ordination sacerdotale à saint Hervé, mais celui-ci refusa par humilité. Il s' établit ensuite plus à l' Ouest pour finalement se fixer à Lanhouarneau, où il fonda un monastère, ou plutôt une sorte d' ermitage, dans lequel il passa toute sa vie. Sa réputation de sainteté était grande et nombreux étaient ceux qui se déplaçaient pour lui demander conseil. Il mourut âgé, vers 575, entouré des ses moines et de sa nièce Christine.
Saint Hervé est une figure centrale du folklore breton. Il est souvent représenté avec un loup et son jeune guide. Il est considé comme le patron de ceux qui ont des problèmes oculaires.
Au début du XIème siècle, ses reliques furent distribuées en divers endroits de Bretagne, ce qui favorisa la diffusion de son culte et consolida les liens entre différentes régions de Bretagne, notamment dans les diocèses de Quimper et de Saint-Brieuc. Sa sépulture fut vandalisée et détruite pendant la révolution française, et ses principales reliques, sur lesquelles les serments des autorités bretonnes avaient lieu depuis le Moyen-Âge, disparurent de la cathédrale de Nantes.
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26 mai 2008 1 26 /05 /mai /2008 00:34
  Saint Didier naquit vers 550 à Autun. Il vécut dans le Dauphiné actuel et devint clerc à Vienne, après de solides humanités. Devenu évêque de cette cité il continua d' enseigner la grammaire.

Victime de calomnies, il fut traduit devant un concile, à Châlon, en 602 ou 603. Il fut déposé et exilé. Quelques années plus tard, revenu en grâce auprès de la reine Brunehilde, il fut acclamé par les habitants du diocèse ; mais il ne cessa de critiquer les moeurs politiques de son époque.

Il fut arrêté un jour dans son église et conduit dans un lieu appelé aujourd' hui Saint-Didier-sur-Chaleronne, où il fut tué par un soldat d' un coup de pierre, le 23 mai 607 ou 611.

Sa fête liturgique est fixée au 23 mai.
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12 mai 2008 1 12 /05 /mai /2008 20:23
Saint Pancrace, né en Phrygie, fut décapité à l' âge de quatorze ans, à Rome, le 12 mai 304, pour avoir confessé la Foi chrétienne pendant la persécution de Dioclétien.
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1 mars 2008 6 01 /03 /mars /2008 05:46
Né vers 469 à Vannes dans une famille de l' aristocratie gallo-romaine, Albin devint moine puis abbé à Tincillac, près de Guérande. 
pendant près de 25 ans il gouverna son abbaye avec sagesse et ses vertus furent connues de tous. En 529, il fut sacré évêque d' Angers. Il participa aux conciles de 538 et  541 à Orléans et lutta contre les mariages consanguins, fréquents dans l' aristocratie. Ami de saint Césaire, il fut soutenu par de nombreux évêques ; mais aussi violemment critiqué.
Il mourut le 1er mars 550 à Angers et enterré à Saint-Pierre d' Angers. Bientôt son culte se répandit et une chapelle lui fut consacrée. Par la suite on construisit une abbaye pour abriter ses reliques.

Sa popularité s' étendit en Allemagne, en Pologne et en Angleterre, en en faisant le modèle des évêques du Moyen-Age.
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27 février 2008 3 27 /02 /février /2008 13:42
honorine.jpg  Une tradition conservée dans le diocèse de Rouen relate que la jeune Honorine, née dans la Normandie actuelle, subit le martyre de païens à l' époque de Dioclétien ( 243-313 ). Son martyre eut lieu à Mélamare, entre Harfleur et Lillebonne. Son corps fut jeté dans la Seine et repêché par des paysans chrétiens à Graville qui lui donnèrent une sépulture. Ce fut le début de son culte.

En 876, menacés par les invasions normandes, les moines transférèrent ses reliques au confluent de la Seine et de l' Oise, où ils firent construire une abbaye fortifiée.

Le 12 juin 1082, les moines firent construire une église à Conflans, en dehors des fortifications, bénite par l' évêque de Paris, pour abriter les restes de la sainte. Une confrérie se réunit et dès lors des processions eurent lieu tout  au long des siècles. 
Aujourd' hui, cette tradition a été récemment remise en honneur, après le relâchement des dernières décennies.
Elle est fêtée dans sept diocèses, dont celui de Versailles.

Sainte Honorine est la patronne des bâteliers.
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4 février 2008 1 04 /02 /février /2008 01:01
saint-isidore.jpg  Saint Isidore naquit probablement à Alexandrie, en Egypte dans une famille cultivée. Dès son jeune âge, il désira imiter la vie de saint Jean-Baptiste au désert.

Il se fit donc moine et plus tard dirigea le monastère de Lychnos à Péluse, en Egypte ( à l' Est du delta du Nil ) qui suivait la règle cénobitique de saint Pacôme. L' Egypte est aussi Terre Sainte, puisque la Sainte Famille vécut dans ces contrées, lors de sa fuite. Le christianisme à l' époque d' Isidore y était particulièrement florissant, et les moines se comptaient par dizaines et dizaines de milliers...

Il mena une vie d' études et de pénitence. Particulièrement savant, il était tenu en grande estime par le Patriarche d' Alexandrie, saint Cyrille, dont il était le cousin.
Lui-même vouait une grande admiration à saint Jean Chrysostome.

Il reste deux mille exemplaires de ses lettres, rédigées dans une langue grecque tellement élégante, qu' elles constituent un exemple classique de la littérature gréco-byzantine.
Ses lettres sont un modèle de conseils de prudence, en particulier lors de la dispute des Nestoriens, d' humilité et de piété.
Il mourut en 449, à près de quatre-vingts ans.
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31 janvier 2008 4 31 /01 /janvier /2008 20:03
marcelle.JPG    La vie de sainte Marcelle de Rome nous est relatée par les lettres de saint Jérôme. Ainsi jusqu' à nos jours la vie de cette femme patricienne, née vers 330, nous est connue.
Elle appartenait à l' illustre famille des Marcellus. Devenue veuve très jeune, elle décida de se consacrer à une vie de prière et refusa un mariage de son rang avec un consul. Elle avait lu la vie de saint Antoine, et le monachisme lui paraissait être sa vocation. Elle réunit donc autour d' elle des femmes de l' aristocratie patricienne de l' époque, afin de vivre une vie retirée consacrée à Dieu, dans son palais de l' Aventin, transformé en monastère.

Certains noms de ces femmes ont été conservés par saint Jérôme qui connut l' une d' entre elles : Principie. Elles s' appelaient Sophronie, Léa, Marcelline, etc... et Albine ( la mère de sainte Marcelle ).

En 373, l' évêque d' Alexandrie, Pierre, vint leur rendre visite et leur décrivit les règles ascétiques des Pères du Désert, en Egypte. Ce monachisme oriental n' avait pas de règles aussi précises que le monachisme occidental qui allait naître plus tard ; elles n' en furent pas moins enthousiates, et vivaient dans une grande austérité.


A partir de 382, saint Jérôme devint leur directeur spirituel. Cultivées, ces femmes autour de Marcelle suivaient aussi un programme d' études particulièrement poussé, tout en menant une vie de prière, de pénitence et de louange.

On venait chez elle pour s' entretenir de la Sainte Ecriture, et les vocations de femmes affluèrent. Des moines et des prêtres venaient aussi dans ce qui était un centre de rayonnement intellectuel et spirituel. La correspondance de sainte Marcelle avec saint Jérôme fait état de questions exégétiques, et même - en plus du grec et du latin qu' elle maîtrisait - de traductions de la Bible à partir de l' hébreu.

Même après son départ pour la Terre Sainte, saint Jérôme eut toujours une profonde amitié spirituelle pour sa dirigée, comme en témoignent ses lettres.

Sainte Marcelle était cependant prudente. Elle ne s' enfermait pas dans les violentes polémiques exégétiques de son époque. Elle ne donna pas tous ses biens à l' Eglise, afin de poursuivre une vie d' études avec ses compagnes et refusa de s' établir à Bethléem, préférant rester près des siens à Rome, capitale de l' Empire, et véritable centre intellectuel du monde civilisé. Elle voulait diffuser son exemple de vie communautaire ( pauvreté commune, humilité et charité, chasteté et étude ) parmi les jeunes filles et les veuves de l' aristocratie cultivée. En effet les classes cultivées furent les plus lentes à accepter le christianisme qui, à cause des préjugés de l' époque,  était assimilé trop souvent aux désordres de la plèbe...ce qui freinait son expansion, ainsi que son renouveau intellectuel.

A la fin du IVème siècle, elle partit vivre dans un ermitage non loin de Rome. Elle revint dans la Ville Eternelle en 410, sous la menace des invasions des Goths. Elle subit alors de mauvais traitements, mais réussit à sauver sa disciple Principie des mains des barbares, en se réfugiant dans la basilique Saint-Paul.

Elle mourut peu de tremps après. Cette femme d' une haute intelligence intellectuelle et d' une grande profondeur spirituelle reste un exemple pour les Chrétiennes d' aujourd' hui.

Lien : http://ut-pupillam-oculi.over-blog.com/article-12727133.html



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27 janvier 2008 7 27 /01 /janvier /2008 16:12
sainte-d--vote.jpg   Au IIIème siècle, des Chrétiens chassés de Rome par Septime Sévère et Caracalla, s' installèrent en Corse, où les Romains qui envahirent l' île entre 238 et 162 av JC avaient fondé des cités, en particulier la ville de Mariana* au Nord, aujourd' hui Lucciana en Haute-Corse.
Près de la cathédrale de l' Assomption ( la Canonica, bâtie au XIème siècle ), les archéologues ont découvert les vestiges d' une église paléochrétienne et de son baptistère, attestant que le diocèse de Mariana, créé au Vème siècle, était florissant.

La vie de sainte Dévote ( Divota ) se déroula en Corse, province de l' Empire romain, à l' époque de Dioclétien, persécuteur des Chrétiens.

Elle naquit en 283 à Querciu, près de Mariana, et avait voué sa virginité au Seigneur. Lorsque la persécution commença dans l' île, elle se réfugia chez le patricien Eutice, vivant de jeûne et de prière. Dénoncée, elle fut emprisonnée et torturée. Condamnée à la lapidation, elle mourut en 304.

Pour éviter que son corps ne fût brûlé par les autorités, qui craignaient que sa sépulture ne devînt un lieu de culte, des Chrétiens s' emparèrent de sa dépouille qu' ils firent embaumer. Ils la placèrent sur une barque, conduite par Gratien, et mirent le cap vers les côtes africaines, où les Chrétiens étaient nombreux, afin de lui donner une sépulture décente.

Lorsque survint une tempête, la légende raconte qu' une colombe s' éleva au-dessus de la sainte, et indiqua la direction du Nord, vers ce qui est aujourd' hui la Principauté de Monaco. Les pêcheurs enterrèrent la sainte et firent construire une église, sur les lieux de l' église actuelle, près du port.

Les marins se mirent sous sa protection, et les premiers miracles eurent lieu. Lors d' invasions sarrazines, ses reliques furent transférées à l' abbaye de Cimiez. Plus tard, Antoine Ier, seigneur de Monaco, ramena la dépouille et fit restaurer l' église.
Au XVIème siècle, lors d' une nouvelle guerre entre Gênois et Pisans, les Monégasques invoquèrent la sainte, afin de repousser leurs ennemis. Le 15 mars 1507, les Gênois se retirèrent et la forteresse ne tomba pas entre leurs mains. La famille régnante des Grimaldi la choisit dès lors comme patronne.

En 1637 et en 1728, ses reliques furent solennellement exposées en l' église Saint -Ignace des Jésuites à Rome. Les Jésuites furent à l' initiative du renouveau de son culte, comme facteur indentitaire de la Corse. L' île, administrée par les Gênois depuis la défaite des Pisans, était en effet l' objet de convoitise de la part des pays voisins, et en particulier du royaume de France.
En 1731, elle fut déclarée comme protectrice de la Corse, mais le Pape refusa de lui donner le titre de patronne de l' île, à cause des remous politiques. En 1768, l' île fut achetée par Louis XV aux Gênois et devint partie intégrante de la France en 1789.

En 1820, le nouvel évêque regroupa les diocèses de Corse en un seul et fit proclamer par la Congrégation des Rites à Rome les saintes martyres Dévote et Julie comme patronnes principales de la Corse.


* Colonie fondée par Marius en 93 av JC.

27 janvier, fête de la translation de saint Jean Chrysostome et mémoire de saint Domitien de Métilène.
Liens :
http://ut-pupillam-oculi.over-blog.com/article-5411597.html
http://ut-pupillam-oculi.over-blog.com/article-5411936.html






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23 janvier 2008 3 23 /01 /janvier /2008 14:24
Parmi les fidèles qui se rendirent aux funérailles de sainte Agnès*, et qui les jours suivants vinrent prier sur sa tombe, il est fait mémoire de sainte Emérentienne, " Emerentiana, quae fuerat collactanea ejus, virgo sanctissima, licet cathecumena. "
Un groupe de païens fanatisés vint faire un coup de force contre ces Chrétiens. Au lieu de fuir, la jeune fille les apostropha courageusement, ce qui lui valut d' être lapidée par eux. Les parents de sainte Agnès la firent ensevelir dans leur propriété, non loin de la sainte. Une basilique fut contruite sur le lieu de sa sépulture, restaurée au IXème siècle.
agnus-dei-Sainte-Genevieve-du-Bois-Warson-Woods--Missouri.jpg

Elle est aussi figurée dans les mosaïques de Saint-Appolinaire de Ravenne au VIème siècle.
Saint Bède la mentionne dans son martyrologe au VIIIème siècle.

Les reliques de sainte Emérentienne furent transférées dans la basilique Sainte-Agnès à la fin du IXème siècle. Le Pape Paul V lui fit faire un reliquaire d' argent en 1615. D' autres églises de Rome en conservent des reliques. 
En France, le roi Louis XI fut spécialement dévôt de cette sainte.

Plus tard au XIXème siècle, cette jeune martyre fut particulièrement vénérée pour illustrer la doctrine du baptême de sang, parallèlement à la découverte dans la seconde moitié de ce siècle de nombreuses traces épigraphiques.

* Fêtée le 21 janvier.

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