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  • : Je me propose de partager quelques réflexions, et de voyager avec vous dans l' univers spirituel de personnalités d' exception. Vous pouvez me laissez vos commentaires, afin que je puisse corriger les articles si nécessaire.
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25 décembre 2006 1 25 /12 /décembre /2006 18:15

Aujourd' hui nous fêtons le mystère de l' Incarnation, la fête de l' Emmanuel !

 

Adeste fideles, laeti triumphantes !

Venite, venite in Bethleem,

Natum videte Regem Angelorum.

Venite adoremus, venite, adoremus: Venite adoremus Dominum.

En grege relicto, humiles ad cunas

Vocati pastores approperant.

Et nos ovanti gradu festinemus. -Venite...

Aeterni Parentis splendorem aeternum

Velatum sub carne videbimus:

Deum infantem pannis involutum. -Venite...

Pro nobis egenum et foeno cubantem

Piis foveamus amplexibus:

Sic nos amantem quis non redamaret ?

VENITE ADOREMUS, VENITE ADOREMUS

VENITE ADOREMUS DOMINUM.

 

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24 décembre 2006 7 24 /12 /décembre /2006 11:37

Demain c' est Noël ! Joyeux Noël à tous ceux qui viennent sur ce site, une cinquantaine par semaine, MERCI à tous. Laissez vos commentaires si vous le souhaitez...

Tous mes voeux vous accompagnent dans l' espérance !

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24 décembre 2006 7 24 /12 /décembre /2006 11:28

 Dans la nuit de ce soir à demain Clovis roi des Francs se fait baptiser par Saint Rémi, évêque de Reims, avec trois mille de ses soldats en 496 ( ou 499 selon certains ) d' après Grégoire de Tours.

 

 

La France va naître !

 

 

Quelle belle pensée de savoir que le jour de la naissance de Jésus, la Fille aînée de l' Eglise voyait elle aussi le jour alliant le peuple gallo-romain avec les Francs saliens, et faisant d'un petit royaume de Tournai le noyau d' un pays qui existe toujours...

 

 

 

Les structures du droit romain avaient été conservées par les évêques, désormais la France ne cessera de VIVRE !

  

 Descendance anglaise de Clovis avec le baptême de saint Ethelbert : http://ut-pupillam-oculi.over-blog.com/article-5491449.html

saint Rémi : http://ut-pupillam-oculi.over-blog.com/article-12741467.html
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23 décembre 2006 6 23 /12 /décembre /2006 09:01

A propos de Noël, voici ce que disait François Mauriac dans une interview de Michel Droit ( Paris-Match spécial Noël 1961 ) :

"Je fais si vous voulez un acte de foi dans cette puissance de RESISTANCE chrétienne. Au fond, quand on a la foi, ce qui fait que, quoi qu' il arrive, on ne désespère pas, c' est de croire que le Christ est vivant, ici et maintenant, qu' il est présent dans le monde, substantiellement dans l' Eucharistie, mais aussi EN CHACUN DE NOUS, quand nous sommes en état de grâce ".  

Voilà une expression qui est souvent oubliée : " en état de grâce " qui rappelle le mot de Jeanne d' Arc à son procès...Oui il est important de souligner qu' il y a des hommes et des femmes autour de nous qui s' approchent plus que d' autres de la grâce. Tout le monde peut faire les premiers pas. Jésus est présent chez le petit, l' innocent et chez celui qui vient de recevoir la communion en état de grâce...Comme c' est beau !

Il poursuit : " La présence du Christ est multiforme et, quand on a la foi, quand on la sent, qu' on l' éprouve, qu' on l' expérimente dans la vie eucharistique, cela donne une confiance extraordinaire (...). Les chrétiens qui ont la foi ne doutent pas de la présence du Christ dans le monde. Mais il est aussi présent parmi ceux qui n' ont pas la foi. Je crois que très peu d' hommes ont vraiment renoncé à cette espérance. Non, le monde n' a pas renoncé à l' espérance. la joie de Noël, c' est la joie d' une humanité qui croit que rien n' est encore perdu, que rien ne sera JAMAIS PERDU.  

 

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23 décembre 2006 6 23 /12 /décembre /2006 08:25
Sainte Victoire, martyre à l'époque du règne de l'empereur Dèce, qui a refusé de sacrifier aux idoles.
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22 décembre 2006 5 22 /12 /décembre /2006 09:00

Où se cache la magie ? pas toujours là où on l' attend :

 Hannah Arendt : " Le totalitarisme semble n' être que la dernière étape d' un processus en vertu duquel la science est devenue une idole qui guérira magiquement les maux de l' existence et transformera la nature de l' homme ". 

Lorsqu' on attribue à la science des vertus magiques on aboutit souvent à des attitudes de toute puissance.

Heureusement un certain totalitarisme issu d' un positivisme dévoyé est en régression. Les empires " scientifiquement " athées se sont écroulés; mais que dire d' un nouveau totalitarisme des pensées qui réduit l' homme à un objet, objet de plaisir, objet d' exploitation, objet d' un néo-eugénisme, objet qu' on dénature de sa vocation spirituelle ?

Oui la science guérit de certains maux, c' est un grand bien alors; mais lorsqu' on l' idolâtre, elle devient elle-même un grand mal.

En ce temps d' avent, pensons aux simples bergers et aux mages ( les scientifiques de l' époque ) qui sont venus aimer un Enfant dans une crèche...Les mages ont mis leur puissance, la " politically correctness " de tous les temps au même niveau que celui de bergers incultes qui avaient répondu les premiers à l' appel. La science sans amour n' est rien, la science pour l' amour peut beaucoup.

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22 décembre 2006 5 22 /12 /décembre /2006 07:27

Aujourd' hui fête de Saint Flavien, martyrisé à l' époque de Julien l' Apostat. Il aurait été le père de Sainte Viviane ( voir 2 décembre ).

Aux Etats- Unis : Sainte Françoise-Xavière Cabrini ( 1850-1917 ) religieuse italienne qui émigra aux Etats-Unis auprès de ses compatriotes immigrés. Elle fit construire des hôpitaux, orphelinats et écoles. Ses restes reposent à New-York.

 

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21 décembre 2006 4 21 /12 /décembre /2006 09:23

Martin Mosebach est un écrivain allemand né en 1951 à Francfort dont je viens de terminer la lecture d' un livre paru en 2002 en Allemagne " Häresie der Formlosigkeit : die römische Liturgie und ihr Feind ". En français : " la liturgie et son ennemie, l' hérésie de l' informe ". Publié aux éditions Hora Decima en 2005.

 

Dans les pays de langue germanique Mosebach est un écrivain reconnu qui a publié de nombreux romans, des scénarios de film et même des livrets d' opéra. Il a reçu le prix de la Fondation Jürgen Ponto en 1980, le prix Heimito von Doderer en 1999, le prix Heinrich von Kleist en 2002 et le prix de littérature suisse Spycher en 2003.

 

Rien ne le prédisposait à écrire sur la liturgie et la crise qualifiée par lui d' iconoclaste des quarante dernières années du catholicisme. Comme il le dit dans ses premières lignes : " Je ne suis ni converti ni prosélyte " . Ses racines religieuses sont fragiles, mais la rencontre avec l' ancien rite latin qu' il avait connu dans son enfance, lui écrivain distingué par les milieux artistiques et intellectuels de son époque et absolument pas confiné aux sacristies, a été le début d' un long approfondissement personnel sur le message de la liturgie. Et je me dis que cela a dû aussi bouleverser sa vie, même s' il ne le mentionne pas...

Que l' on adhère ou non à ses réflexions, son livre ne peut manquer d' interroger le lecteur sur un fait  unique au sein d' une religion : l' interdiction d' un rite plus que millénaire pour en créer un autre sans passer par la case réforme...Auparavant on quittait son Eglise d' origine pour créer ou suivre une autre religion, ou bien les hommes d' Eglise ( les papes ) réformaient par petites touches le rite pour mieux signifier le fond de la foi transmise. C' est-à-dire sa réalité. Mais depuis quarante ans l' informe en perpétuelle fascination masochiste de soi vient brouiller la réalité d' un corps offert.

 

 

Je ne vais pas revenir sur un débat qui agite les communautés catholiques et qui n' est pas près d' être tranché à mon avis !

 

 

Mais j' ai aimé les comparaisons qu' il établit avec les premiers chrétiens qui se réunissaient en secret à cause des persécutions romaines et le rite latin ancien dont le Canon romain est encore plus ancien que les rites fidèlement transmis jusqu' à aujourd' hui des Eglises orientales. Ces premiers textes et ces premiers gestes viennent directement de l' époque apostolique et étaient lus ou produits EN SECRET. C' est pour cela que la notion de mystère et de secret est essentielle pour Mosebach car depuis l' effondrement des pratiques liturgiques catholiques la redécouverte du rite latin comme source directe de l' origine de la Foi est proche des conditions dans lesquelles il a été établi...L' interruption d' une vie liturgique qui s' est déployée depuis l' origine du christianisme représente pour lui un acte tyrannique lui-même porteur d' une violence inouïe qui n' a pas fini de s' exercer contre la Foi elle-même.

 

Qu' on en juge : d' après un sondage récent ( paru dans la Vie ) 27% des Français par exemple affirment que Jésus est Fils de Dieu. Je ne sais pas si les réponses étaient exclusives, car il y avait aussi d' autres réponses: c'est un guide, un prophète, un grand homme, etc...et je parie que répondre Jésus est un guide ( sous entendu un guide pour moi dans ma vie ) n' exclut pas forcément la première réponse, malgré les cris de joie des athées ou des laïcistes - comme l' émission de ce matin sur France-Culture, avec entre autres le rédacteur en chef du Monde des religions un spiritualiste très hostile à l' institution catholique, où l' on commentait ce sondage- le christianisme n' est pas mort...

Je suis étonné par les moyens énormes qui sont mis à la disposition des Eglises évangéliques qui recrutent à foison et sont les seules à part quelques exceptions à concurrencer la fulgurante expansion musulmane ou à apporter une réponse à l' individualisme déshumanisant contemporain.

 

 

 

Et pendant ce temps-là un livre en secret, en catimini vient rappeler des évidences que le rite chrétien à l' origine ( malgré la piètre théâtralisation actuelle ) c' est de toucher, d' honorer, presque à la manière d' un Saint Thomas, un corps, celui du Christ...

La liturgie c'est un acte d' amour à ce corps, un acte d' amour de ce corps qui se donne en sacrifice et une adhésion à ce déploiement de signes de la présence mystique du Christ. Ce n' est en aucun cas " l' expression d' une assemblée ".

La réalité de l' acte sacrificiel divin voilà ce qui importe à Mosebach, mais il réalise que cette liturgie a été irrévocablement réduite à quelques conservatoires...Il n' y a pas " le moindre droit à l' espoir, qu' il soit politique, historique ou sociologique. Qui reste fidèle au rite sacrificiel quinze fois centenaire de la messe est comme un oiseau qui plane dans le vide. Ce rite est abandonné par une hiérarchie qui a été créée pour sa protection "(p 54). Mais il écrit aussi que cela ne le gêne pas d'être classé parmi les dinosaures et les arriérés.  

 

 

Ce n'est pas la doctrine, mais la PERSONNE de l' Homme-Dieu (p 76) qui se montre dans un rite, et la Foi ne peut vivre qu' avec la présence physique de cet Homme-Dieu...C' est ce qu' avaient compris les premiers apôtres. Ce n' était pas une question de doctrine mais d' abord de présence.

Comme c' est simple et finalement d' une beauté inexprimable !  Nous avons un Dieu que d' une certaine manière nous pouvons toucher, voir pendant la messe, alors que tant d' autres n' en ont qu' un souvenir dans leurs  " assemblées "...

 

Je passe sur le chapitre sur l' iconoclasme moderne (arracher les images des coeurs ) qui est remarquable, et sur les phrases de Mosebach d' une simplicité lapidaire : " C'est parce que le Christ désirait l' actualisation de son sacrifice qu' il le coula dans la forme de l' art liturgique " (p128). Mais ce qui est le plus nouveau pour moi dans ce livre c' est toute la fin du livre sur le dévoilement par l' envoilement qui fait écho à des mystiques et des systèmes de pensée très profonds et au bout du compte très parlants ! Je n' en dirai pas plus ...

Bref quelle que soit son opinion sur la crise dramatique de l' Eglise, c' est un livre à lire !

cf lien : http://ut-pupillam-oculi.over-blog.com/article-5307877.html

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Published by Eric - dans Lectures
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20 décembre 2006 3 20 /12 /décembre /2006 08:40

On entend souvent parler d' un Jésus libérateur, un homme qui ouvrirait la voie à nos attentes, dans cette " vallée de larmes ", dans ce monde injuste et incompréhensible. Certes Jésus nous libère, mais il y a libération et libération. La libération qui fait l' économie de la Rédemption et de la Croix semble être une idée en reflux. Heureusement il apparaît que l' on s' écarte de ces hérésies si douloureuses des années 1960-70. Pourtant nous devons être vigilants car la tentation d' un néo-arianisme simple et sec dans sa formulation s' oppose à la fécondité de la Trinité.

 

Qui était Arien ?

Né en 256 dans l' actuelle Libye le vertueux et savant Arius est ordonné prêtre en 310 à Alexandrie, dans la riche province grenier à blé de l' Empire. Influencé par Origène, il précise sa thèse en 323 :

Dieu est unique, inengendré, l' absolu de l' Etre. Il est incommunicable et hors d'atteinte.

Tout en dehors de lui est créature, même le Christ.

Arius admet toutefois que le Christ est le Logos, le Verbe de Dieu ( Evangile de Saint Jean ), agent de la Création, tiré du néant avant les siècles ( Ce qui le distingue du néo-arianisme d' aujourd' hui ).

Ainsi le Christ n' est pas Dieu par essence. IL TEMOIGNE de Dieu et ne devient véritablement Fils de Dieu qu' au jour de sa Résurrection. Il est donc postérieur et subordonné au Père, divinisé à sa Résurrection.

On aboutit donc à un polythéisme, puisqu' il y a un dieu subordonné à l' autre, un dieu incréé et un dieu créé. Le néo-arianisme moderne lui ne parle que de fils de Dieu sans se prononcer sur la nature divine de Jésus, évitant ainsi l' accusation de polythéisme...Mais si Jésus n' est pas de même nature, n' est pas consubstantiel au Père, les hommes ne peuvent devenir enfants de Dieu.   

 

Quel est le contexte historique ?

En 313 après l' Edit de Milan et le libération du christianisme, l' empereur Constantin doit faire face  à de nombreuses hérésies, dont la plus virulente est celle d' Arius, qui menacent l' unité spirituelle et politique de l' Empire. L' arianisme est bien implanté à Constantinople dans l' élite intellectuelle et même dans la famille impériale.

Saint Athanase d ' Alexandrie décide d' excommunier Arius qui trouve refuge auprès de l' évêque arien de Césarée de Palestine où il écrit la Thalie ou le Banquet. cf  lien : http://ut-pupillam-oculi.over-blog.com/article-5287691.html

 

 

Constantin décide de prendre le problème à bras le corps et de convoquer le premier concile oecuménique ( jusqu' alors ils étaient locaux ) avec des évêques d' Orient et d' Occident. Il a lieu à Nicée ( Asie Mineure ) en 325. Le concile proclame que :

Jésus-Christ est vrai Dieu issu du vrai Dieu, engendré non pas créé, consubstantiel au Père ( et non semblable ).

Arius meurt en 336, mais l' arianisme se propage accompagné de persécutions contre les chrétiens restés fidèles à l' orthodoxie. Les successeurs de Constantin ( mort en 337 ) sont proches de l' arianisme en particulier Constance II qui appuit le concile d' Arles réuni par l' évêque arien Saturnin en 353. Mais après le règne de Julien l' Apostat indifférent aux débats internes du christianisme qu' il souhaitait éliminer, les controverses continuent. Finalement en 381 le concile de Constantinople impose définitivement la doctrine de Nicée et codifie le dogme de la Sainte Trinité.

 

 Ruines de l' église Sainte-Sophie de Nicée où se tint le concile, aujourd'hui Iznik en Turquie

 

 

 

Les prolongements politiques de l' arianisme :

Il reprend après la chute de Rome en 476 une nouvelle vigueur. En réaction contre l' Empire confondu avec la foi de Nicée, les barbares germaniques choisissent des évêques ariens et déportent les évêques fidèles. Les Vandales venus de l' actuelle Allemagne en Afrique du Nord massacrent les chrétiens nicéens. Les Wisigoths, originaires du Danube où ils avaient été évangélisés par l' évêque arien Ulfila traducteur de la Bible dans la langue des Goths ( bien avant la Vulgate de Saint Jérôme ), s 'étaient installés en Hispanie où ils persécutent les chrétiens chassés dans les campagnes: La foi en la Trinité était vécue comme un obstacle à l' ouverture et à l' assimilation. Les élites sont donc ariennes, les offices célébrés en langue gothique. Les Burgondes sont plus tolérants.

Après le baptême de Clovis roi des Francs païens en 496 qui n' avait pas connu l' arianisme, les évêques se soumettent en 506, sauf ceux d' Aquitaine protégés par Alaric II qui sera battu l' année suivante.

Dès lors la Gaule est protégée de l' hérésie. Saint Avit fait renoncer à l' arianisme le futur saint Sigismond, roi des Burgondes, vers 515.  L' arianisme disparaît au VIIème siècle après les derniers foyers ariens chez les Lombards et les Ostrogoths d' Italie du Nord.

Les ariens communiaient* debout et dans la main... 

 

Les prolongements similaires à l' arianisme :

Certains points sont repris par des mouvements qui affirment que Jésus n' est pas Fils de Dieu consubstantiel au Père. Entre autre il serait devenu " divin " au moment de son baptême, ou de la mort sur la Croix ou encore à sa Résurrection...

Ainsi les Cathares au XIIème-XIIIème siècles croient entre autres particularités que le Christ n 'est pas le Rédempteur, mais uniquement le messager du Salut. Selon eux il n' est pas mort sur la Croix, n' étant homme qu' en apparence. Ils ne reconnaissent pas la Transsubstantation et préfèrent faire mémoire de la dernière Cène avec le Pain de l' Oraison ou Pain de la Parole...( J' ai eu la surprise récemment d' entendre le curé parler lors d' une célébration dans un petite ville de campagne du Pain de la Parole  pendant la liturgie eucharistique...Passe encore dans une homélie, le Pain de la parole est une belle image de l' apostolat, mais à cet instant précis de la Consécration, je me demande si cela exprime l' orthodoxie de la messe...)

 

Certaines  tendances issues du protestantisme ( Servet condamné au bûcher par Calvin, les Unitariens, les Témoins de Jéhovah, les Mormons, le Second Adventisme, etc...) ne reconnaissent pas la Seconde Personne de la Trinité.

Des mouvances issues de la Théologie de la Libération comme celle du Père espagnol Tamayo ( thèses exposées en 2003 ) refusent le dogme d' un Fils engendré avant tous les siècles.

Enfin on peut noter que l' Islam voit en Jésus un prophète parmi d' autres d' Allah Dieu unique. 

Oui le néo-arianisme paraît plus simple à l' entendement non éclairé que la fécondité du dogme de la Sainte Trinité, c'est pourquoi il connaît un certain intérêt à notre époque prétendument d'  " ouverture ".

 

* cf livre de Pierre Maraval : " Le christianisme de Constantin à la conquête arabe ", éd. Nouvelle Clio, puf 1997 

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20 décembre 2006 3 20 /12 /décembre /2006 01:05

 En poursuivant ma lecture du Bloc-notes de 1969 de Mauriac, je lis ces lignes qu' il a écrites pendant l' avent :

"On fait figure d' intégriste et d' esprit rétrograde, à leurs yeux [ les intellectuels ], dès qu' on refuse de dire oui SANS EXAMEN à tout ce qui relève de l' esprit nouveau, dès qu' on s' inquiète de la crise de la foi dont témoigne, par exemple, l' indifférence aux promesses faites à Pierre, dès qu' on s' inquiète des moeurs démocratiques qui tendent à s' instaurer dans le gouvernement de l' Eglise ou de l' idée de SACRIFICE, non certes niée, mais enfin légèrement gommée dans la nouvelle messe, comme est gommé aussi le mystère marial, comme le sont les dévotions traditionnelles à la Vierge...Plus profondément, un vieux chrétien souffre de ce que les vérités enseignées durant toute sa vie sont devenues relatives à l' époque, aux exigences du monde..."

 

Bien sûr, il ne faut pas rester fixé à une époque, comme le disait Héraclite le philosophe ionien, lorsque je me baigne dans un fleuve, l' onde qui passe n'est déjà plus la même : donc on ne se baigne pas deux fois dans le même fleuve. On soutient ainsi le principe du même et de l' autre dans l' unité de leur opposition...Cependant je mesure comme les fidèles de cette époque ont dû souffrir de toutes les trahisons des clercs d' alors !

 

C' est un mystère que tant d' hommes de cette époque des années d' après-guerre, puis des années d' abondance aient tourné le dos à la présence réelle du Christ parmi nous à travers sa liturgie. Le Christ n' était plus vu que dans le visage de mon frère, de n' importe quel frère, ou au mieux beaucoup plus que dans les sacrements qu' il a laissés. Il est important de souligner que le Christ est présent dans l' humanité surtout là où il y a de la souffrance, mais en se coupant de la liturgie, ne fait-on pas du Christ réel , né à une époque datée dans l' histoire humaine, un être désincarné, presque a-historique ?

Or la vie du Christ est traversée d' actes liturgiques. Il a créé un nouveau langage sacramentel, de nouveaux signes de sa présence, il a reformulé des actes liturgiques préexistants en leur donnant un nouveau sens accompli. 

 

 

Ainsi la fraction du pain au Jeudi Saint représente-t-elle le déchirement du voile du Temple, la mort violente, soudaine du Christ sur la Croix , les noces de l' AGNEAU à venir.

Ce qui fait honte à nos contemporains, c'est de réaliser que la liturgie est l' action de Dieu en prière. Ce n' est pas tant les hommes qui prient que Dieu lui-même qui se donne à nous aussi à travers sa liturgie dans sa prière. Le chrétien voit Jésus prier et accomplir des actes liturgiques. Dans l' Eglise latine et dans les Eglises d' Orient, le prêtre agit ,lorsqu' il réactualise les gestes du Christ sur le pain et le vin, dans la personne du Christ lui-même. C' est pour cela que le prêtre n' est pas qu' un simple pasteur issu des communautés, un simple sage qui instruirait un groupe de fidèles, un pédagogue qui expliquerait la mémoire de ce qu' a enseigné un certain Jésus autrefois. Le prêtre est  plus que cela : Il renouvelle le sacrifice accompli une fois dans notre histoire. Lui seul a été appelé pour cela.

Sans prêtre, plus de sacrifice,  plus de liturgie, plus d' Eglise vivante... la réunion de prières, la mémoire des enseignements du Christ ne suffisent pas à une liturgie, à l' actualisation de la prière de Dieu dans nos vies. C' est le malheur des protestants qui font mémoire de gestes passés. Certes leur prière est actuelle, mais l' absence de prêtre ( ils ont des pasteurs ou  des pédagogues ) les empèche de prendre part à la prière liturgique actuelle de Dieu.

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