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22 janvier 2007 1 22 /01 /janvier /2007 14:32

Parfois l' hérésie est issue d' une volonté d' union. Une bonne volonté faussée accepte le dialogue sur des bases plus temporelles que spirituelles.

Ainsi Héraclius cité dans mon article précédent, qui préféra au titre d' empereur celui de basileus, voulut rétablir le dialogue entre les Eglises orthodoxes d' Orient et d' Occident ( latine ) avec les Eglises dissidentes qui rejetaient le Concile de Chalcédoine ( 451 ). N' oublions pas, bien qu' élevé en Afrique romaine où son père fut exarque de Carthage, qu' il était originaire d' Arménie ( dont l' Eglise était empreinte d' ambiguïtés monophysites ) et que son empire temporel était menacé par les Perses et  plus tard par les mahométans arabes. Politiquement il fallait rétablir l' union, galvaniser les énergies et les volontés.

Piero della Francesca, église Saint-François d' Arezzo, bataille d' Héraclius contre Chosroès

 

La discussion s' établit sur la définition de la volonté, de l' énergie divine. Jusque-là Saint Cyrille d' Alexandrie avait parlé " d' énergie vivifiante unifiée " et le Pseudo Denys l' Aéropagite " d' énergie de l' Homme-Dieu ".

   

En 630 quelques temps après sa victoire contre les Perses, Héraclius fit nommer Cyrus patriarche d' Alexandrie ( récemment libérée ) qui réussit à faire accepter aux dissidents monophysites d' Egypte la base du Concile de Chalcédoine ( les deux natures consubstantielles du Christ ) en leur concédant l' unité d' énergie en Jésus-Christ ( c' était la doctrine du monoénergisme ).

 

 

Mais Héraclius ne s' en tint pas là. Rempli d' ardeur grâce à ce succès, Héraclius demanda alors au patriarche Serge de Constantinople ( qui avait vaillament résisté contre les Perses lors de leur assaut contre la capitale en 626 ) d' établir la vérité du MONOTHELITISME ou monothélisme ( du grec= une seule volonté ) en s' appuyant sur les livres patristiques.

 

 Serge qui était favorable au dialogue, fit appel au pape HONORIUS ( 625-638 ) qui de Rome appuyait mollement cette doctrine, sans y adhérer vraiment :  c' est-à-dire deux natures distinctes, l' une divine, l'autre humaine dans le Christ; mais laissant à la PREMIERE  toute volonté. Le Christ n' aurait qu' une seule volonté divine.

     

     Statue d' Héraclius

 

 

 

Mais Saint Sophrone*, successeur et ami de Saint Modeste, patriarche de Jérusalem ( conquise par les Arabes en 637, moyennant un programme de soumission=dhimitude négocié par le patriarche ) s' opposa fermement à ce compromis.

De même le moine Saint Maxime le Confesseur** qui avait fui l' Egypte devant les conquêtes musulmanes en 640, se rendit en Afrique du Nord encore libre  pour combattre ce projet d' union.

 

Le pape Honorius, pour finalement ne pas trop se compromettre, écrivit deux lettres imprécises à Serge de Constantinople définissant une seule énergie s' exerçant DE  DIVERSES  MANIERES ( polytropôs ). Il était trop tard pour lui de s' extirper de ce quiproquo, malgré la défense de Saint Maxime qui avait démasqué la pression des monothélites à l' égard du pape.

Faisant fi du synode organisé par Saint Sophrone à Jérusalem, Héraclius publia à la basilique Sainte-Sophie en 638 un Exposé ( Ekhtesis ) de la doctrine monothélite pour faire obéïr l' Eglise en entier. Ce que refusa le pape Jean IV. 

 

 La mort d' Héraclius ( d' hydropisie ) le 11 février 641 renversa la tendance.

 

Son successeur Constant II ( 641-688 ) fut convaincu par le pape Théodore ( qui avait condamné les thèses d' Honorius ) de faire cesser la controverse. Le pape Théodore fit excommunier le nouveau patriarche Paul de Constantinople qui avait accepté l' Ekhtesis, et Constant II fit publier un édit impérial ordonnant le silence définitif.

 

Allait-on en rester là ?

 

Un pape suivant,  Saint Martin Ier ( 649-653 ), en accord avec Saint Maxime le Confesseur arrivé d' Afrique, ralluma la controverse et en 649 dans son palais du Latran, condamna l' hérésie et les édits impériaux. Il s' agissait de la liberté de l' Eglise.

Saisi par l' empereur, le pape fut accusé de haute trahison et banni en Chersonèse ( aujourd' hui en Crimée ) où il mourut en 655. On voit jusqu' où pouvait aller le pouvoir temporel...Quant à Saint Maxime le Confesseur qui avait refusé de signer l' édit impérial, il fut mutilé et déporté en Colchide ( côte orientale du Pont-Euxin ou Mer Noire aujourd' hui ) où il mourut en 662. 

La sévérité impériale fit cesser les discussions, et les papes succédant à Saint Martin Ier se turent.

 

 

 

 

Ensuite sous le règne de Constantin IV le Barbu, le VIème Concile fut convoqué à Constantinople (III ) en 680 pour trouver une solution. Le pape Agathon ( 678-681 ) confirma les décisions du Latran de 649.

L' évêque Constantin Macaire qui présidait le Concile était favorable au monothélitisme. Les légats du pape rappelèrent la doctrine de Chalcédoine à l' assemblée. Fut donc confirmée la coexistence de deux volontés naturelles, mais inséparables, avec subordination coopérante de la volonté humaine à la volonté divine. Constantin Macaire fut excommunié et l' attitude permissive du pape Honorius condamnée. Depuis lors le doute du " Non falsata more Graecorum " subsiste. Le Concile Vatican Ier a voulu dissiper l' accusation contre Honorius. Selon les historiens, il fut condamné après sa mort comme  prétendument hérétique par sa négligence en quelque sorte...

 

 

Le monothélitisme se maintint dans l' Eglise maronite du Liban qui finit par se rallier à Rome à l' époque des Croisades tout en gardant sa liturgie propre et sa discipline.  

 

 

Cette controverse est intéressante car au-delà de l' aspect théologique, elle montre les limites du pouvoir pontifical par rapport au politique. Un pape politique Honorius n' a pas pu empêcher l' hérésie, un pape plus théologique Saint Martin Ier n' a pu empêcher le pouvoir politique de réduire l' Eglise au silence.

Enfin le pouvoir politique, face aux menaces anti-civilisationnelles ( du point de vue de la chrétienté ), ne peut rassembler à lui-seul les forces spirituelles.

 

Qu' en est-il aujourd' hui ?

 

 

                                           Saint Sophrone de Jérusalem

 

 L' Eglise nous demande de prier cette semaine pour l' unité des chrétiens.

 

* Il est remarquable de noter que lorsque Saint Sophrone fit envoyer un émissaire, Etienne, de Jérusalem à Rome pour prévenir le pape des agissements des monothélites, voici ce qu' il lui dit :

" marche du lever du soleil jusqu' au coucher, jusqu' à ce que tu arrives au Siège Apostolique où se trouve le FONDEMENT  DE  LA  DOCTRINE  ORTHODOXE " . ( orthodoxe=opinion droite)

**Saint Maxime le Confesseur avait bien compris que si Jésus-Christ n' avait qu' une volonté divine, il n' avait pas de volonté humaine, donc la volonté humaine ne pouvait être sauvée. La vie spirituelle consistant à conformer librement la volonté humaine à celle de Dieu, perdrait alors sa signification.

Liens : Saint Sophrone http://ut-pupillam-oculi.over-blog.com/article-5967021.html

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22 janvier 2007 1 22 /01 /janvier /2007 00:52

Aujourd' hui l' Egise fête Saint Vincent, diacre à Sarragosse ( ancienne Augustopole ), martyrisé sous le proconsul Dacien en 304. Patron des vignerons. Fêté par les Eglises orthodoxes le 11 novembre.

 

 

Mémoire de Saint Anastase le Persan ( 22 janvier dans le calendrier grégorien et le calendrier julien, soit le 4 février du calendrier civil des pays orthodoxes ).

Mage zoroastrien du nom de Magoundat et fils de mage, à l' époque du roi de Perse Chosroès II qui mit à sac Jérusalem en mai 614, il fut soldat à Ctésiphon sur la rive gauche du Tigre en Mésopotamie perse ( aujourd' hui en Irak à 35 km au sud de l'actuelle Bagdad ).

Ayant entendu parler de reliques de la Croix qui avaient été prises par le roi des Perses, il s' étonna de la vénération d' un instrument de supplice et s' intéressa au mystère de la Passion du Christ. Il se rendit à Chalcédoine où il cotoya des chrétiens et reçut la grâce de la conversion. Puis il alla à Hiérapolis où un compatriote orfèvre le catéchisa. Il reçut le baptême des mains du patriarche Saint Modeste de Jérusalem et prit le nom d' Anastase ( du grec anastasis=résurrection). Il entra au monastère de Saint-Anastase de Jérusalem où il demeura sept ans.

Ayant lu la vie des martyrs, il  eut un songe un Samedi Saint d' un homme nimbé de lumière qui lui présentait un calice d' or rempli de vin. Saint Anastase comprit que c' était un appel au martyre et se rendit à Césarée de Palestine occupée par les Perses, pour convertir ses compatriotes soldats.

 

Mais il fut arrêté et condamné aux travaux forcés pour reconstruire la forteresse. Puis il fut conduit avec d' autres chrétiens en Assyrie devant le roi à Barsaloé ( ou Bethsaloé, près de Sergiopolis ). Refusant d' abjurer, il fut pendu par un bras, étranglé, et décapité en 628.

L' empereur Héraclius** fit transporter ses reliques, en particulier sa tête,  à Rome en 640 au monastère des Aquae Santae ( 625 ) devenu depuis le monastère Saint-Vincent et Saint-Anastase-aux-Trois-Fontaines.

 

 
A la quatrième session du second CONCILE DE NICEE en 787 qui condamna à nouveau les iconoclastes, les Pères du Concile se firent lire les livres patristiques et les vies des Pères de l' Eglise. Ils reçurent le témoignage des légats du pape à propos des miracles survenus à Rome autour des reliques de Saint Anastase. On leur fit lire les hagiographies, écrites à partir de 630 * de Saint Anastase qui avait été converti par la Croix dont il avait  tant reçu la force.

 

 

 Ceci entre autres témoignages renforça les convictions des Pères qui déclarèrent que : " la doctrine des Pères de l' Eglise nous a corrigés. Nous y avons puisé la vérité. En les suivant nous avons poursuivi le mensonge. Instruits par eux, NOUS SALUONS LES IMAGES. Anathème celui qui ne les honore pas " . 

                                         Patriarche St Modeste de Jérusalem 

 

* Lire : Bernard Flusin : " Saint Anastase le Perse, et l' histoire de la Palestine au début du VIIème siècle " Collection Le Monde Byzantin, CNRS éditions, 1992 .

**Le grand Héraclius, empereur byzantin ( 575-610-641 )  d' origine arménienne qui avait détrôné le funeste Phocas fut victorieux de l'armée perse sassanide à Ninive et aux abords de Ctésiphon. Chosroès, mazdéiste,  avait menacé Constantinople, vaincu Damas et Antioche et pillé Alexandrie en 618. Vaincu par Héraclius, il fut massacré par ses sujets et la Perse sombra dans l' anarchie.

 Les reliques de la Croix furent restituées par Héraclius en procession sur la Via Dolorosa à Saint Modeste de Jérusalem qui mourut en 634 après avoir reconstruit*** les églises détruites par les Perses, en particulier la basilique du Saint-Sépulcre. Malheureusement les controverses du monothélitisme assombrirent la fin du règne d' Héraclius.

Et par malheur pour la chrétienté, les armées arabes devenues récemment  mahométanes ( Mahomet était mort en 632 ) commencent dès 634 à poindre en Palestine.  Jérusalem sera prise en 637...

                             Louvre, bataille d' Héraclius contre Chosroès

*** Chosroès avait fait paraître un édit en 622 pour faire cesser les destructions, les massacres et les déportations de son général gouverneur Romizarès, surnommé le Sanglier royal ( Schah-Rbaraz ).

Lien sur le monothélisme : http://ut-pupillam-oculi.over-blog.com/article-5354624.html

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21 janvier 2007 7 21 /01 /janvier /2007 04:21

Réflexion sur la foi immuable et le temps qui passe :

Ce que nous sommes, vous l' avez été.

Ce que nous croyons, vous l' avez cru.

La façon dont nous adorons Dieu, vous l' adoriez ainsi.

Si nous avons tort aujourd' hui, c 'est que vous avez tort maintenant...

 

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20 janvier 2007 6 20 /01 /janvier /2007 01:03

En Terre Sainte on fête Saint Euthyme. Il naquit en 377 à Mélitène, en Petite-Arménie cappadocienne, aujourd' hui Malatya en Turquie orientale, possession romaine depuis 75 av JC ( à ne pas confondre avec la Petite-Arménie médiévale en Cilicie ). Ses parents Paul et Denise avaient longtemps prié sur la tombe du martyr local Saint Polyeucte ( immortalisé par notre Corneille ! ) pour avoir un fils. Lorsqu' il eut trois ans, il perdit son père. Sa mère le confia à l' évêque de Mélitène faisant le voeu qu' il fût consacré à Dieu, elle-même devenant diaconesse.

 

Il reçut l' ordination presbytérale à dix-neuf ans, puis devint inspecteur des monastères environnants. Il passait du temps en retraite ( notamment pendant le carême ) au monastère de Saint-Polyeucte et au monastère des Trente-Trois Martyrs d' Arménie. 

 

à gauche, icône de Saint Polyeucte de Mélitène

 

 

 

Il partit en 406 en pélerinage pour Jérusalem visiter les Lieux Saints et suivre l' enseignement des Pères du désert. Il s' installa près de la laure de Pharan à 10 km au nord de Jérusalem fondée en 330 par Saint Chariton.

                                                Laure de Pharan

 

                                                Désert de Chariton**

Il s' y lia d' amitié avec le moine Saint Théoctiste, originaire de Cappadoce. Pour gagner sa vie, il fabriquait des paniers et s' efforçait de vaincre ses passions en veillant et jeûnant régulièrement . Puis les deux amis s' installèrent en Judée non loin de la Mer Morte  ( Wadi Dabor ) sur la route de Jéricho  dans une caverne spacieuse qui fut transformée en église. Ils se dédiaient au travail et à la prière.

 

Ils furent rejoints par d' autres disciples désireux de devenir anachorètes. Les deux saints durent donc constituer une nouvelle laure ( qui reçut plus tard le nom de monastère Saint-Théoctiste ). Saint Théoctiste en assura la direction dans un mode cénobitique, tandis que Saint Euthyme de sa cellule située à proximité rejoignait régulièrement les nouveaux aspirants pour les instruire.

 

 Il n' exigeait pas de pénitences extravagantes, mais leur demandait la fidélité de résidence, le détachement des biens terrestres, la confiance envers la Providence, l' habitude des travaux manuels en dévoluant aux pauvres le superflu, l' interdiction des femmes dans l' enceinte de la laure, et surtout l' humilité et la charité. 

 

Il guérit le fils d' un Arabe bédouin païen du nom d' Aspebet qui demanda ensuite avec sa tribu le baptême. Celui-ci prit alors le nom de Pierre et répandit la nouvelle dans toute la Palestine. Certains membres de la tribu bédouine devinrent des disciples de Saint Euthyme et par la suite l' un d' eux devint le successeur de Saint Théoctiste.

 

L' afflux de fidèles et de malades l'obligea à se retirer dans le désert de Ziphon où il  créa des églises et convertit des sectataires qui niaient les sacrements et la hiérarchie ecclésiale, ne se fiant  qu' à la prière personnelle...

D' autres guérisons le rendirent célèbre dans la région, et il repartit près de son ancienne laure qu' il rejoignait pour les vigiles du samedi et la liturgie du dimanche.

D' autres disciples ( dont Saint Sabas ) se pressaient auprès de lui, et cette fois-ci il accepta avec humilité de les enseigner, créant une laure semblable à celle de Pharan, qui fut connue par la suite sous le nom de monastère Saint-Euthyme, située à Khan Al Akhmar aujourd' hui Mishor Adumim.

                                     Ruines du monastère de Saint-Euthyme*

 

Lorsqu' un évêque arien devint pour quelque temps patriarche de Jérusalem, Saint Euthyme n' hésita pas à s' enfuir dans le désert de Ruba avec quelques moines. Il remit sur le droit chemin de l' orthodoxie l' impératrice Eudoxie, veuve de l' empereur byzantin Théodose II, qui demeurait en Palestine.

Doutant de sa foi, elle avait envoyé des émissaires à Antioche auprès de Saint Siméon le Stylite qui lui rétorqua : " Pourquoi cherches-tu une eau lointaine, alors que tu as une source près de toi ? Suis les enseignements d' Euthyme et tu seras sauve. "

Saint Euthyme lui enjoignit de se conformer aux canons de Chalcédoine ( 451 ). Elle se fit construire une tour près de la laure et couvrit la Palestine de pieuses fondations.

 

Il mourut le 20 janvier 473 ayant prédit à son disciple Domitien, arménien comme lui, que la laure se transformerait en monastère cénobitique.

Lien : http://ut-pupillam-oculi.over-blog.com/article-5411936.html

 

Ses reliques furent dispersées à l' époque des invasions musulmanes.

                    Icône grecque XVIIIème siècle: St Antoine, St Euthyme et St Sabas

 

L' Eglise grecque considère Saint Euthyme comme l' un des fondateurs de sa liturgie et le premier codificateur des usages du monachisme. Ses règlements furent appliqués au monastère de Saint-Sabas et au monastère constantinopolitain de Stoudion.

 

" Toute vertu se fortifie par la charité et l' humilité; mais la charité l' emporte avec l' aide de l' expérience, du temps et de la grâce. C' est par charité que le Verbe de Dieu s' est humilié en se faisant pareil à nous. " 

 

 

Vocabulaire :

LAURE ( du grec :  lavra ou laura=chemin étroit ) Combinaison de vie érémitique et de vie communautaire, alors que le monastère cénobitique est strictement communautaire.

Du lundi au vendredi chaque moine vivait dans sa cellule, située dans une grotte à flanc de montagne ou de ravin ou bien dans une cabane isolée, en se dédiant à la psalmodie, à la prière avec des temps de jeûne et de veille, et aux travaux manuels.

Le samedi et le dimanche tous les moines se retrouvaient à la laure pour écouter les exhortations du Père ( abbé ) du monastère, pour participer aux repas ( agapê ) au réfectoire ( ou trapèze ) aux vigiles du samedi et à la liturgie du dimanche. C'était la SYNAXE.

Chacun déposait aux pieds de l' économe le fruit de son travail, et le dimanche soir avant de repartir vers son ermitage le moine recevait de l' économe la nourriture et le matériel nécessaire aux travaux de la semaine. L' économe avait la charge de vendre le produit des travaux des moines.

Dans la laure  elle-même on trouvait une ou plusieurs églises, les cellules des moines, celles des moines ou des employés chargés des travaux communs, le four, les cuisines, les citernes, le garde-manger, les salles communes et  le réfectoire unique, les salles d' études, l' infirmerie, la tour de défense, etc...Le tout entouré de remparts pour se protéger des razzias des Bédouins.

           Monastère cénobitique de Saint-Sabas**, fondé par un disciple de Saint Euthyme

En Occident, l' idéal de la laure se retrouve dans l' Ordre des Chartreux et plus récemment chez les Frères et Soeurs de Bethléem. Enfin la vie érémétique du prophète Elie, de Saint Jean-Baptiste et des Pères du désert se reconnaît dans les grands Ordres contemplatifs comme par exemple le Carmel.  

Lien : http://ut-pupillam-oculi.over-blog.com/article-4787961.html 

           www.culture.gr

 * Le monastère Saint-Euthyme fut abandonné en 1250

cf :  http://ut-pupillam-oculi.over-blog.com/archive-01-26-2007.html

sur Polyeucte :  http://ut-pupillam-oculi.over-blog.com/article-5627184.html

** Photo copyright 2004 Order of St Benedict, Collegeville, Minnesota, site : http://cdm.csbsju.edu  

sur saint Chariton : http://ut-pupillam-oculi.over-blog.com/article-12680792.html

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20 janvier 2007 6 20 /01 /janvier /2007 00:57

L' Eglise fête aujourd' hui Saint Fabien, pape de 236 à 258, martyrisé sous Dioclétien, et Saint Sébastien, jeune officier de l' armée de Dioclétien. Lorsqu' on découvrit qu' il était chrétien, il fut ligoté et percé de flèches. Il mourut en 288. Le pape Saint Damase fit construire une basilique sur sa tombe située sur la voie Appienne.

Lien : http://ut-pupillam-oculi.over-blog.com/article-4857297.html

                                        Saint Sébastien, Lorenzo Costa

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19 janvier 2007 5 19 /01 /janvier /2007 11:34

Né an 55 ap JC,  le consul et historien Tacite a écrit ses annales en 116. Il y  fait mention dans un passage célèbre d' une nouvelle " superstition ", et qualifie nos ancêtres d'  " ennemis du genre humain ". Rien de moins...Cette accusation fut depuis cette époque reprise par tous les puissants contre l' Eglise jusqu' à nos jours, et ensuite par les voltairiens et les marxistes. C'est pourquoi l' expression a contrario d' amis du genre humain est souvent suspecte, car elle concerne alors des ennemis de l' Eglise.

                                          Néron, Rome musée du Capitole

  

" Pour anéantir la rumeur [ qui attribuait l' incendie de Rome en 64 à l' empereur ], Néron* supposa des coupables et infligea des tourments raffinés à ceux que leurs abominations faisaient détester et que la foule appelait chrétiens.

 

Ce nom leur vient du Christ que, sous le principat de Tibère, Ponce Pilate le procurateur avait livré au supplice. Réprimée sur le moment, cette DETESTABLE  SUPERSTITION perçait de nouveau, non seulement en Judée où le mal avait pris naissance, mais encore à Rome où ce qu' il y a de plus affreux et de plus honteux dans le monde afflue et trouve une clientèle. [ les Romains cultivés méprisaient ces représentants des basses classes. Saint Pierre fut emprisonné et crucifié la tête en bas après l' incendie. ]

 

 On commença donc par se saisir de ceux qui confessaient leur foi, puis sur leurs révélations [ torturés certains livraient les noms des chrétiens ], d' une multitude d' autres dont leur crime fut moins celui d' incendie que de HAINE CONTRE LE GENRE HUMAIN ( odium humani generis ).

 

On ne se contenta pas de les faire périr : on se fit un jeu de les revêtir de peaux de bêtes pour qu' ils fussent déchirés par les dents des chiens; ou bien il étaient attachés à des croix, enduits de matières inflammables et, quand le jour avait fui, ils éclairaient les ténèbres comme des torches.

 

 

Néron prêtait ses jardins pour ce spectacle ( ... ). Aussi quoique ces hommes FUSSENT  COUPABLES et eussent mérité les dernières rigueurs, les coeurs s' ouvraient à la compassion en pensant que ce n' était pas du bien public, mais de la cruauté d' un seul qu' ils étaient immolés. " 

( Tacite, Annales, XV, 44 ) 

 

 

* Néron empereur romain ( 37-68 )

Affiche du film de Guido Malatesta, l'incendie de Rome, 1963

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18 janvier 2007 4 18 /01 /janvier /2007 20:29

Interviewé par Paul Badde du journal allemand Die Welt, Martin Mosebach déclare en substance que la libération de l' ancien rite signifierait un grand progrès de l' oecuménisme vers l' orthodoxie orientale, parce que " les rites latins et orthodoxes sont connaturels ".

" Ce ne serait pas mettre les pendules en arrière, ce ne serait pas une restauration, mais une renaissance " . Si l' ancien rite était réadmis dans le futur, il serait célébré dans un environnement entièrement transformé, n' ayant rien de commun avec l' époque pré-conciliaire. Ce serait comparable à Saint Augustin et à Saint Benoît qui ont tous les deux préparé l' ordre des siècles à venir dans les époques troublées qui suivirent la chute de l' empire romain.

 

En lisant ces lignes je me dis qu ' il est bon d'avoir des rêves...

Je ne sais pas si le motu proprio tant annoncé ressemble ou non à l' Arlésienne, mais il faut continuer d' espérer. Cependant je ne pense pas que la crise de l' Eglise soit due uniquement à une question liturgique. Le concile Vatican II a eu lieu il y a longtemps ! Il y a 45 ans ! Il a eu lieu à une époque historique précise : vingt ans après une seconde guerre mondiale monstrueuse qui mit en péril les valeurs et fit douter des millions d' hommes en Europe. La guerre froide ensuite semblait s' installer pour de bon, et les hommes d' Eglise du Concile ont cru qu' ils allaient participer au printemps de l' homme ...

Les hommes ( surtout occidentaux ) rejettent aujourd' hui avec effroi toute idée de religion censée aliéner leur liberté. L' heure est à l' oubli du passé, à la jouissance du présent à cause d' un avenir qui fait peur.

Les royaumes de l' époque de Saint Benoît commençaient à s' appuyer sur l' Eglise, force civilisatrice. Les démocraties d' opinion d' aujourd' hui en revanche sont basées sur le message des Droits de l' Homme qui est né contre cette Eglise. L' Eglise doit faire  " comme si " maintenant...COMME SI elle devait christianiser ces Droits de l' Homme.

 

Mais le plus inquiétant en Occident en effet c'est la disparition d' une Eglise comme société de clercs.

 

En 1965 le nombre de prêtres ordonnés aux Etats-Unis était de 1575, en 2002 il était de 450. Les religieuses étaient 180 000, en 2002 elles étaient 75 000. 

 

La raison voudrait que les prêtres de l' ancien rite soient accueillis et que l' ancienne liturgie soit considérée comme un étalon de mesure... Mais l' esprit démocratique et individualiste s' y oppose.

Mosebach pensait que l' ancienne liturgie avait un certain avenir comme conservatoire culturel, comme témoignage du passé pour permettre de faire le lien entre l' ancienne religion et la nouvelle; mais il va plus loin désormais, il voit poindre une idée de renaissance...

L' idée aussi d' oecuménisme avec les orthodoxes qui pourrait être un argument en direction des concilaires qui tentent maladroitement de " dialoguer " avec ces Eglises serait faite pour les séduire. Mais les orthodoxes redoutent encore plus l' Eglise concilaire que celle d' avant le concile car en plus d' une théologie d' appareil politique avec la primauté du pape, s'additionne un relâchement moral et doctrinal qui les inquiète.

A l' inverse le par ailleurs sympathique Père Guy Gilbert qui a rencontré le pape récemment a déclaré qu' il ne fallait pas permettre cette libéralisation, qu' il ne fallait pas " donner d' aliment à une infime minorité qui veut revenir en arrière " . En somme la laisser mourir de faim...

Aller à contre courant ( comme le revendiquait Louis Veuillot qui y voyait la vocation du vrai catholique ) à quoi bon nous dit le monde ? C' est la tentation du libéral qui veut changer les pierres en pain.

Le pape écoute, téléphone aux évêques français qui ont durci leur opposition depuis l' automne, et finalement accepte la proposition de la conférence des évêques de France de nommer un évêque de Mende plutôt progressiste. Le statu-quo s' installe. Tout continue pour ne pas provoquer de schisme encore plus grave. Chacun reste sur ses positions.

lien : http://ut-pupillam-oculi.over-blog.com/article-4976838.html

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Published by Eric - dans réflexions
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18 janvier 2007 4 18 /01 /janvier /2007 15:01

Après la controverse de Ratisbonne, je me suis demandé quelle était la position des témoins chrétiens de l' expansion de l' islam ? Comment ont-ils vécu, pour ceux qui ont pu survivre, la dévastation de leur monde ?

 Saint Jean Damascène ( 675-749, mémoire le 4 décembre, fête le 27 mars dans l' ancien calendrier ) me semble avoir une position plus tranchée que celle de Manuel II Paléologue ( XIVème siècle ) que Benoît XVI a évoquée.

 

cf lien : http://ut-pupillam-oculi.over-blog.com/article-4776022.html

 

 

La Syrie était tombée aux mains d' Omar, successeur de Mahomet en 636 soit une trentaine d' années avant la naissance de Jean. L' empire byzantin ruiné par la guerre de cent ans contre les Perses dont il était sorti vainqueur n'avait pu voler au secours de sa province syrienne.

 

 

 

De culture grecque la famille de Jean Damascène, arabe, avait préféré collaborer avec le nouveau pouvoir. Son grand-père haut fonctionnaire de l' administration byzantine était devenu naturellement responsable de l' administration fiscale des nouveaux maîtres musulmans. Le père de Jean, Serge Mansour, avait continué la tradition familiale. Et Jean, quant à lui, fut chargé de récolter l' impôt des chrétiens. Devenu DHIMMIS les chrétiens, comme les juifs, selon la négociation de Saint Sophrone à la prise de Jérusalem, pouvaient garder leur vie et leurs biens moyennant le paiement d' un tribut en signe de soumission. Mais en 723 le calife Yazid islamisa son administration, interdit le culte des images, augmenta l' impôt des non-musulmans, ce qui provoqua l' apostasie de nombreux chrétiens et leur islamisation. Jean ( cf mon article du 4 décembre 2006 ) se retira alors au monastère de Saint-Sabas, près de Bethléem, où il mourut.

                            Monastère de Saint-Sabas au bord du Cédron

cf lien : www.atlastours.net/holyland/mar_saba_monastery.html 

 

Quelle était la situation religieuse des chrétiens syriens au moment de l' invasion ?

 

 

Ils étaient divisés. Divisé contre lui-même un organisme trouve toujours un ennemi extérieur pour se soumettre à un nouvel ordre. Ces groupes se détestaient.

Le groupe auquel appartenait Saint Jean Damascène était celui de l' Eglise melkite qui dans la continuité de l' Eglise byzantine confessait l' orthodoxie définie au Concile de Chalcédoine. Sa liturgie était en langue grecque, mais pour les populations paysannes certaines communautés locales avaient une liturgie en araméen.

Le deuxième groupe sévèrement réprimé par Constantinople était celui de l' Eglise jacobite. Née à Alexandrie elle s' opposait au Concile de Chalcédoine (451 ) et était accusée de monophysisme. Elle dominait chez les Arabes du nord de la Syrie ( et de l' Irak actuel ). Opprimée par les melkites et le pouvoir byzantin elle ouvrit  avec enthousiasme les bras aux nouveaux envahisseurs, avant de rabattre de ses espérances.

Le troisième groupe, celui de l' Eglise nestorienne dont le centre était à Antioche, capitale de la Syrie avant que les Omeyyades ne choisissent Damas et troisième ville de l' ancien empire romain après Rome et Alexandrie se répartissait en Perse, au sud de l' Irak actuel et vers le centre de l' Arabie.

 

Il est évident que les massacres commis par les envahiseurs pendant leur conquête obligèrent ces Eglises au repli sur soi.  

 

A l' époque, on appelait les islamistes les ISMAELITES. On ne voyait en eux qu' une dissidence vaguement chrétienne. On dirait une religiosité nouvelle aujourd' hui, puisqu' elle s' inspirait de sources talmudiques, zoroastriennes et bibliques. Les nouveaux conquérants ont toujours joué de l' ambiguïté de la notion de religions du livre, concept qui n' est qu' une façon d' imposer leurs propres vues aux esprits faibles.

 

Saint Jean Damascène se prit donc à réagir. Le réveil de ce membre d' une famille de collaborateurs fut rude !

 

Il écrivit un traité ( Des hérésies, De haeresibus ) contre les hérésies nestoriennes, monophysites, etc....Mais il y ajouta un chapitre contre l' hérésie numéro cent. C'est-à-dire l' islam considéré de l' intérieur, la religion des ismaélites ou des sarracènes ( sarrazins : du fait qu' Ismaël a été renvoyé sans rien par Sarah ).

 

Or que ne craint-il pas de dire ?

Mahomet :  " un  faux prophète " qui annonce l' Antéchrist.

Mahomet ment lorsqu' il dit que Jésus n' est pas mort sur la croix, et qu' une ombre ( ! ) l' a remplacé*.

La révélation de Mahomet s' est faite sans témoin :

" Pendant qu' il s' était endormi [ le Coran ] est descendu sur lui. Il n' avait pas conscience de ce qui se passait (...). Puisque vous n' avez pas l' autorisation de vous marier sans témoins ni d' acheter quoi que ce soit ni d'acquérir aucune propriété ( ... )  qu' en présence de témoins et c'est donc uniquement votre foi et vos écrits saints que vous acceptez sans témoins ?  ".

Finalement devant la mauvaise foi et l' ignorance de Mahomet décrivant la révélation chrétienne, Jean préfère renoncer à relever les erreurs.

 

Il s' attache alors dans un petit livre de controverse à l' usage des chrétiens soumis à la pression des musulmans à leur répondre à travers deux questions :

1° ) le libre arbitre :

Puisqu' il y a une prédestination absolue dans le Coran, l' homme n' est responsable de rien devant la justice divine. Il n' est coupable de rien, ne peut jamais être puni...Bref il ne peut y avoir aucune justice, et ni bon ni mauvais. 

2° ) le Christ :

Les musulmans le considèrent comme l' un des prophètes et lui concèdent d' être l' Esprit et le Verbe  de Dieu, selon ce que Mahomet avait entendu dire de lui par les commerçants ariens d' Arabie. 

Si le Verbe est créé, Dieu, avant sa création, était-il sans Esprit et sans Verbe ?

Si le Verbe est incréé ( nous disons engendré ), alors le Verbe=le Christ est Dieu.

Le musulman est incapable de répondre à cet argument. La parade c' est de dire que le Verbe de Dieu est un livre incréé, c'est-à-dire le Coran...Le musulman ne peut pas comprendre le mystère de la révélation et de l' inspiration divines.

 

Ainsi ( comme le souligne Alain Besançon dans son livre " Trois tentations dans l' Eglise " éd Perrin 2002 ) Saint Jean Damascène se contente d' affirmer le dogme chrétien. Il connaissait bien le prix qu' il lui en coûtait et n' a pas eu peur d' affirmer la différence de conceptions.

Il ne juge pas l' islam comme une religion inférieure. Il dit simplement que ses conceptions ne sont pas vraies. La vérité chrétienne est inaccessible et d' ailleurs reniée par le Coran.

 

Il s' agit de vivre en bonne entente humaine avec les ismaélites, sa famille n' avait-elle pas collaboré ?  Mais le dialogue sur la vérité est pour Saint Jean Damascène indivisible.

Les faits prouveront par la suite que la vie dédiée à Dieu dans un monastère pour lui était finalement la réponse à toute compromission, toute tentative de dialogue. Il avait compris que l' islam ne souffrait aucune opposition.

 En conclusion, après les remous dus aux menaces des musulmans après le discours de Ratisbonne, le pape a fait dire par son secrétaire d' Etat, le cardinal Bertone, qu' il fallait " renforcer le témoignage en Dieu vivant et subsistant, créateur du ciel et de la terre qui a parlé aux hommes "...Termes repris du troisième chapitre de la déclaration Nostra Aetate du Concile exhortant les musulmans " à oublier le passé "...Oublier le passé ? Cette déclaration du Concile a subitement pris un coup de vieux ! Mais il faudra bien trouver des manières de vivre ensemble...Quelles seront-elles?

Lien : http://home.scarlet.be/amdg/sankt/jean-damascene.html

* Vague réminiscence du docétisme...

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Published by Eric - dans réflexions
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18 janvier 2007 4 18 /01 /janvier /2007 00:32

Histoire pour se détendre ( ou pleurer ? ) dans la douce France :

Le Père Alain P, prêtre parisien à la retraite, qui a acheté l' ancienne cure du village de Clessé en Saône-et-Loire  pour en faire sa résidence principale était en procès contre la commune pour faire cesser les sonneries des cloches de l' église à chaque heure et à l' angélus, car CELA LE DERANGEAIT.

 

Il demandait 60 000 euros de dommages et intérêts !!

Il vient heureusement de perdre son procès ( décision du Tribunal Administratif de Dijon ).

 

 

Il vaut mieux rire que pleurer de cette petite anecdote qui confirme que la prêtrise n' exclut pas la bêtise, la méchanceté et la cupidité.

 

MAIS QUI SONT CES PRETRES ?

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17 janvier 2007 3 17 /01 /janvier /2007 16:57

On fête en Mésopotamie Saint Julien Sabas, saint dans les calendriers latins et orthodoxes orientaux, qui défendit les chrétiens sous Julien l' Apostat. Ermite il vivait dans une caverne près d' Edesse. Il fut accusé de partager l' arianisme de certains chrétiens d' Antioche. Il prouva son orthodoxie et se retira dans son ermitage près de l' Euphrate ( dans l' actuel Irak ) où il mourut en 377 après plus de quarante ans de vie érémitique. Sa vie fut relatée par Saint Jean Chrysostome ( 354-407 ) qui le connut à Antioche.

Prions pour les chrétiens d' Irak martyrisés aujourd' hui !

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