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  • : Je me propose de partager quelques réflexions, et de voyager avec vous dans l' univers spirituel de personnalités d' exception. Vous pouvez me laissez vos commentaires, afin que je puisse corriger les articles si nécessaire.
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19 février 2007 1 19 /02 /février /2007 10:48

" Je crois en Dieu qui chante et qui fait chanter la vie ..."

 

fut l' un des nombreux credo de substitution arrangés à l' époque, dans l' élan euphorique et quasi prophétique de l' après-Concile, qui échoue romantiquement sur son erre en 2005 et berce encore quelques adorateurs de la Vie dans les assemblées.

 

( ... ) Ce christianisme édulcoré, marqué par les sixties et sublimé en mystique humanitaire serait en marche vers un AU-DELA de l' Eglise, à savoir :

 

l' UNITE  EN  ACTE  DU  GENRE  HUMAIN  ( Lumen Gentium N° 1 Gaudium et Spes N° 42 ).

 

 

Ce christianisme s' est rêvé affranchi d' une foi définitivement énoncée en formules dogmatiques ; il s' est cru libéré des aspects jugés trop râpeux ou trop exigeants de l' Evangile

 

( PLUS  DE  SACRIFICE, PLUS  DE  PENITENCE,  PLUS  D' ENFER ), et débarrassé enfin des beautés trop formelles de la liturgie grégorienne, transmise en substance depuis les premiers siècles dans l' Eglise latine.

 

Ce christianisme humanitaire des années soixante présente la religion comme une PAROLE ou un DIALOGUE  DE  SALUT( ... ) Jésus  " sauve " l' Humanité, non plus par son Etre, DONT  ON TAIT  OU  RELATIVISE  la divinité, à laquelle pourtant la Tradition requérait d' adhérer personnellement, mais seulement par son  " message  "  spirituel de progrès, d' amour, et de paix, si proche de l' utopie sociale du XIXème siècle ( ... ). Le progrès de l' Humanité a pris le pas sur la quête personnelle du Salut.

 

Sans cesser d' être une doctrine de l' éternité, la religion " conciliaire " ( ... ) pousse la barque de Pierrre et l' Humanité entière vers un nouveau monde, celui d' une régénération terrestre.

 

 

(... ) Comment les derniers pratiquants d' Europe ou d' Amérique ( ... ) ont-ils pu abandonner si facilement leur tradition ? [ surtout quand on compare nos frères orthodoxes, ou d' autres traditions chrétiennes ]

 

Réponse : en absorbant peu à peu, par enthousiasme, ignorance ou  RESIGNATION, le substitut euphorique ( ... ) une tradition transgénique, renommée vivante, incessamment façonnable et renouvelable, telle une énergie ; mais du même coup périssable à chaque instant, soumise à l' éphémère...   

Abbé Christophe Héry

 

Non-lieu sur un schisme, Ed. Hors-série Mascaret, Arguments.

 

 

 GARDER  l' espérance :

Tout cela est tellement triste d' imaginer que tout a été jeté par-dessus bord. Et puis finalement, il faut se ressaisir,  même si  nos générations sont encore sacrifiées pour des années.

Comme le corps souffrant de Jésus, son Eglise subit des outrages, de ses ministres, de ses fidèles, de moi-même quand je me détourne avec indifférence.

Après tout l' Eglise est le Corps Mystique de Jésus. Nous sommes à l' ère des souffrances.

 

Et le monde s' en soucie-t-il ? Les foules sont toujours versatiles. Aujourd' hui elles adorent, demain elle renient.

 

Je pense que le pire des années 1970 quand on croyait ( par conviction ou effroi résigné ) à la victoire du communisme, je pense que cette époque commence à peine à s' éloigner...

 

Certes il y a un retour du paganisme, adoration de la lune, de la terre, paniques pseudo-écologiques que sais-je  ? dont on se sert pour masquer le visage et le corps de Jésus, mais j' ai l' espoir qu' une fois les dernières grands-mères à moitié défroquées des couvents seront mortes, que cette génération de prêtres honteux  et toujours concernés par je ne sais quel problème, mais rarement par celui de l' oblation sera passée, alors tout ce fatras New Age sera dépassé !

 L' orgueil incommensurable de notre époque, si heureuse de faire du créatif, du vivre-ensemble, si inquiète d' être interpelée et d' agir en Evangile vers l' unité de nos différences, si consciente de soi pour tout dire, j' espère de tout mon coeur que ce ne sera bientôt qu' un mauvais souvenir !

Le curé d' Ars disait à peu près, enlevez-leur la messe et la croix, demain ils adoreront des animaux. Oui aujourd'hui sans la Croix avec Jésus cloué combien adorent leur nombril de manière masochiste ? 

Alors on se tourne vers les pauvres, comme une bouée de sauvetage, au moins c' est déjà cela...Mais lorsqu' on se rassure en se disant : Voyez comme je suis bien je vote pour ...est-ce suffisant ? 

Alors l' Eglise d' une voix claire se fait mieux entendre lorsqu' elle  évoque, comme elle le fait depuis 2000 ans, Jésus Vrai Dieu et Vrai Homme souffrant dans son Eglise. Elle ne se borne pas  à l' évoquer : elle le  DONNE, le donne sur les autels...

 

 

 

 

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18 février 2007 7 18 /02 /février /2007 00:57

 Georges Kaszyra ( prononcer Kachira ) naquit en 1904 dans une famille de biélorusses orthodoxes établis dans la province lithuanienne de Vilnius ( Wilna en russe, Wilno en polonais ) majoritairement catholique de l' Empire russe. Ses parents étaient fermiers.

Il existait différents groupes ethniques dans la région selon le recensement de 1910 :

1) Une forte minorité lithuanienne catholique de langue balte. Ils vivaient surtout à la campagne et dans les petits bourgs. Le Grand-Duché de Lithuanie s' était réuni à la Pologne au XVIème siècle.

2) Une majorité polonaise slave et catholique, qui vivait dans les villes et les villages, et qui représentait toutes les couches de la société et les élites cultivées citadines ou terriennes.

3) Une petite minorité biélorusse slave et majoritairement orthodoxe surtout représentée dans la paysannerie des franges de l' Est du Nord-Est et du Sud-Est.

4) Une petite minorité russe orthodoxe dans les villes et chez les propriétaires terriens. Ils étaient fonctionnaires, commerçants et militaires.  Ils s' étaient installés à partir de l' annexion de la Pologne orientale à la Russie au XVIIIème siècle.

5) Quelques minorités ruthéno-ukrainiennes catholiques de rite byzantin surtout paysannes dans le Sud-Est.

6) Des communautés juives importantes vivant dans des bourgs à part ( les shetels ) ou des quartiers spécifiques des villes avec leur administration propre et leur langue : le yiddish dérivé de l' allemand avec des emprunts à l' hébreu et au polonais.

Wilno était appelée la Nouvelle Jérusalem du Nord, car les Juifs y représentaient 40% de la population avant la seconde guerre mondiale. Les Juifs s' étaient surtout installés en Pologne à partir des XVI-XVIIème siècles, mais beaucoup d' entre eux émigrèrent en Europe de l' Ouest ou en Amérique dès la deuxième moitié du XIXème siècle pour fuir la pauvreté et les discriminations.

7) une petite minorité germano-balte catholique ou calviniste qui sera chassée dans les Etats baltes, puis définitivement éliminée par les Soviétiques. Certaines grandes familles s' étaient converties à l' orthodoxie russe.

Malgré la politique désastreuse de russification d' Alexandre III, atténuée par Nicolas II, le polonais était la langue de communication entre les groupes sauf pour les Juifs qui ne parlaient que yiddish et dont les élites avaient tendance à privilégier l' allemand considéré comme véhicule de modernité. Les autres Juifs utilisaient un russe sommaire pour communiquer avec l' administration.

Cet équilibre sera balayé à la fin de la première guerre mondiale avec la politique linguistique de polonisation, puis par l' extermination par les nazis des Juifs qui disparurent totalement de la région.

 

 

La mère de Georges se convertit au catholicisme en 1907. Le catholicisme était le ciment de la nation polonaise. Sans doute venait-elle d' une famille d' Uniates forcée à se convertir à l' Orthodoxie. L' Oukaze de tolérance de 1905 qui permettait le retour à l'  Uniatisme lui ouvrait-il la voie. 

Quelques années après il devint orphelin et fut élevé par des proches parents.

Les tragiques heures de sa jeunesse allaient marquer à jamais sa vocation :

 

En effet l' ancien gouvernement  ( ou province ) de Wilna de son enfance et son adolescence fut le théâtre de violents combats. D' abord les invasions allemandes de la première guerre mondiale, puis les troubles révolutionnaires.

 

Les masses ouvrières étaient constamment agitées par la propagande marxiste. La paysannerie catholique était pauvre. Tout cela créait un climat d' agitation qui ne manquait d' impressionner le jeune homme. Sa foi se renforçait.

 

Les troupes allemandes ne se retirèrent pas tout de suite après l' effondrement du régime impérial russe en Pologne fin 1915 deux ans avant la révolution d' octobre. Au contraire, la région fut occupée jusqu' à ce que les Soviétiques envahissent la partie orientale de la Pologne et les alentours de Wilno, qui devinrent proches de la ligne de front qui se déplaçait autour de la rivière Dvina au Nord-Est . Wilno fut prise par les Soviétiques et devint Vilnius. Il n' y avait qu' 1% de Lithuaniens dans cette ville, mais les Bolchéviques décidèrent de la rattacher à une nouvelle république socialiste soviétique de Lithuanie qu' ils créèrent.

 

Les Polonais qui luttaient pour la reconnaissance de leur indépendance aidés par les Occidentaux les repoussèrent finalement en 1919, mais durent affronter aussi une nouvelle république indépendante de Lithuanie, soutenue par les Anglo-Saxons et qui venait de chasser les Rouges. Vilnius redevint polonaise en octobre 1920, et retrouva son nom : Wilno.

 

                                     Maréchal Joseph Pilsudski 1867-1935

Ensuite le maréchal Pilsudski réussit à enlever aux Soviétiques Brest-Litovsk qui devint Brest-sur-le-Boug et à gagner une partie de la Galicie et de l' Ukraine. Ces conquêtes furent entérinées par le traité de Riga en mars 1921 et par la SDN en 1922.

 

 

Parallèlement les Américains et les Anglais avaient créé les Etats baltes au Nord pour contenir les avancées polonaises, pour freiner l' expansionisme soviétique, et pour encercler la Prusse Orientale allemande.

 

 

Georges, qui était à Wilno, devint catholique à l' âge de 18 ans en 1922, sur ce fond de guerres et de révolutions et à 19 ans entra à l' école marianiste de Drouya* ( dans la Congrégation des Clercs de l' Immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie, congrégation fondée au XVIIème siècle en Pologne et rénovée en 1910 ). Drouya située au Nord avec une forte minorité biélorusse était au bord de la rivière Dvina et à la frontière de l' ancienne Courlande, de l' ancienne province de Vitebsk intégrée désormais à l' URSS, et de la jeune Lithuanie indépendante et hostile à la Pologne. Une région charnière ! 

Les Marianistes de l' Immaculée Conception avaient ouvert l' année d' avant en 1923 un monastère à Drouya et une école, ansi que la maison-mère des religieuses Servantes-de-Jésus-dans-l' Eucharistie. C' est un jeune vicaire d' origine paysanne comme lui qui avait pris en charge le jeune homme abandonné et lui avait montré le chemin de Drouya.

                 Intérieur de l' église de la Sainte-Trinité des Bernardins à Drouya

 

La Pologne avait calqué son régime sur les institutions de la République française, avec une interprétation nationaliste, ce qui se comprenait dans ce contexte géopolitique menaçant. Sans doute Georges était-il conscient de l' urgence de la reconstruction de son jeune pays.

 

 

Il entra donc au noviciat des Marianistes où il prononça ses voeux à 22 ans en 1926. La Pologne avait énormément souffert de l' après-guerre, elle allait connaître en plus la crise de 1929.

 

 

Il fut envoyé à Rome à cette époque pour étudier la philosophie à l' Angelicum. Là aussi il vit de près un pays agité. L' Italie se laissait séduire par le régime mussolinien qui croyait se lancer dans la modernité en baillonnant l' Eglise. L' Eglise de Pie XI bénéficiait d' un rayonnement intellectuel et spirituel certain, mais elle peinait à maintenir un difficile équilibre dans une Europe qui pansait à peine ses plaies, et qui sans le comprendre encore, sauf pour quelques-uns,  nourissait de futurs démons. Il rencontra d' autres séminaristes marianistes et s' affermit intellectuellement et spirituellement.

 

La catastrophe bolchévique, le traité de Versailles, la crise de 1929 allaient en réaction précipiter les masses dans la violence.

 

 

 Il rentra à Wilno en 1931 pour étudier la théologie. Il y fut ordonné en 1935.

 

 

 

1935  fut un tournant pour la Pologne. Un nouveau régime autoritaire concourait au redressement économique du pays, mais imposa dès lors un certain silence à l' Eglise qui dut affronter de nouvelles lois scolaires laïcistes. L' agitation marxiste était contenue, mais elle se propageait dans d' autres pays. Le national-socialisme, quant à lui, provoquait les régimes fragiles d' Europe centrale. 

 

Il travailla au nouveau séminaire marianiste de Wilno, puis devint directeur du juvénat à Drouya. En 1938, il devint supérieur de la maison marianiste de Rasna dans la province de Polésie alors en Pologne ( aujourd' hui en Biélorussie ).

Il y avait fort à faire dans cette province à la frontière du géant soviétique.

 

LE  PIRE  ALLAIT  VENIR :

 

En quelques jours en septembre 1939, la Pologne fut envahie par les armées d' Hitler. Le choc fut immense. Le pays avec sa rhétorique autoritaire s' était effondré...

 

Les alliés soviétiques ( jusqu' en 1941 ) des armées d' Hitler se jettèrent donc sur leur proie comme il était convenu par le pacte secret entre Molotov et Ribbentrop.

 

Les Bolchéviques envahirent la province où se trouvait le Père Kaszyra en quelques jours de fin septembre 1939. Il dut fuir car les Bolchéviques avaient transformé le monastère de Rasna en kolkhoze et chassé les religieux. Il se cacha dans un monastère plus à l' Ouest, et au bout de quelques semaines voulant rejoindre ses supérieurs décida de passer par la Lithuanie voisine, mais celle-ci tomba à son tour quelques mois après aux mains des Rouges. Il avait appris par coeur l' Office de la Sainte Vierge pour pouvoir célébrer le Saint Sacrifice de la Messe au cas où il serait arrêté. Il réussit comme d' autres religieux à se cacher chez des personnes de bonne volonté.

 

Il put après l' invasion allemande qui avait chassé les Bolchéviques rester en Lithuanie, puis il se rendit à Drouya à l' été 1942. Les communistes avaient tué avant de fuir le supérieur marianiste le Père Kulesza et fait déporter des chrétiens en Sibérie et au Kazakhstan.

Quelques jours après cet assassinat ce fut au tour des Allemands début juillet 1941 de faire leur entrée en ville. Georges Kaszyra retrouva donc les autres Marianistes de l' Immaculée Conception chassés de leurs écoles pour reprendre des forces et constater les dégats. Il y demeura plusieurs semaines.

 

  Drouya sur la rivière Dvina, à gauche le clocher de l' église de l' ancien monastère des Bernardins desservie alors par les Marianistes

 

En 1941 le revirement allemand contre son allié contre-nature soviétique avait précipité la catastrophe pour les populations locales. Jusqu' à présent les populations locales étaient plutôt neutres à l' égard de l' envahisseur, et plutôt bienveillantes dans les zones anciennement bolchéviques que les Allemands avaient conquises. Le monstre attendait son heure...

 

 

 

Au bout de quelques temps, une fois les Bolchéviques battus, il fallait reconstruire, le Père Leszczewicz  ( voir mon article précédent )  qui reconstituait  plus au Nord-Est la paroisse de Rositza**  ( qui avait été intégrée à la Biélorussie ) dévastée par les Bolchéviques, lui demanda de le rejoindre en renfort avec d' autres prêtres. Rositza était un centre de mission pour les villages environnants où il fallait reconstruire les églises et les chapelles, réapprendre le catéchisme, redonner les sacrements, après plus de vingt ans d' athéisme soviétique obligatoire.

 

Les Allemands les premiers mois ne se méfiaient pas des efforts de reconstruction morale et spirituelle de la part de ces Polonais dans les territoires conquis sur les Bolchéviques. Le véritable ennemi pour les Allemands était plus à l' Est. 

 

Parlant polonais, biélorusse et russe les deux prêtres aidés de religieuses et de confrères marianistes s' occupaient des besoins spirituels urgents de leur paroisse en ces temps de haine.

 

 

Mais à partir de la fin 1942 et la tournure plus difficile que prévu des combats à l' Est,  les Allemands durcirent leur répression à l' égard des résistants de cette région de l' arrière, de cette Biélorussie polonaise, qui étaient systématiquement suspectés de bolchévisme. Beaucoup d' hommes rejoignaient les partisans en forêt.

 

 Alors que des attentats contre les Allemands avaient frappé le secteur, les autorités allemandes locales qui avaient regroupé des Lettons, des Ukrainiens et des Estoniens qui avaient à se venger des partisans décidèrent  de prendre des mesures de rétorsion exemplaires et criminelles. On fit prévenir les missionnaires qu' une expédition punitive partirait de Drouya.

Elles craignaient aussi une incursion de partisans communistes ukrainiens. Il fallait donc faire la politique de la terre brûlée pour empêcher les partisans de se ravitailler et de recruter de nouveaux hommes.

les Marianistes délibérèrent de leur sort. L' un des Pères partit avec quelques religieuses pour la Lettonie proche, où, bien qu' emprisonnés peu après, ils eurent la vie sauve. Les autres décidèrent de rester avec la permission de leur supérieur.

Les officiers nazis et leurs soldats affidés baltes et ukrainiens après avoir brûlé les maisons du village firent emprisonner plus d' un millier d' otages dans l' église de la Sainte-Trinité, laissant leur liberté aux religieux. Il firent déporter des villageois en bonne condition physique pour du travail forcé dans des usines à l' arrière, et la plupart des femmes robustes pour des camps de travail.

 

Le Père Leszczewski et le Père Kaszyra refusèrent de se désolidariser des otages et se firent enfermer avec eux pour leur porter le secours des sacrements. Il y avait une majorité de femmes, d' enfants et de vieillards. Pendant ces deux jours tout le monde se préparait dans la prière, et le calme. Les enfants chantaient. Les messes se succèdaient.

Les prisonniers étaient emportés par groupes dans les maisons du village que les hommes à la solde des Allemands faisaient brûler avec des grenades incendiaires. C' était un avertissement barbare pour empêcher les partisans de progresser. Si vous avancez, nous faisons sauter vos villages...

Les officiers nazis utilisaient des hommes qui eux-mêmes avaient à se venger des communistes...Spirale de la haine !

 

 

Au bout du deuxième jour le 17 février 1943, la section nazie emmena le Père Leszczewicz avec d' autres prisonniers pour les brûler dans les écuries de l' ancien manoir du lieu. Le Père Kaszyra attendit courageusement son sort,  réconfortant ses frères persécutés qu' il écoutait en confession. Il furent emmenés le lendemain matin et subirent le même sort. Il avait 39 ans. Il demanda aux soeurs, de sa charette qui l' emmenait au supplice, de prier pour le salut de son âme et de ses meurtriers.

Plus de mille cinq-cents laïcs furent massacrés ainsi à Rositza et dans les  villages environnants dans un rayon de 60 km ces jours-là, tandis que d' autres étaient déportés dans un camp de concentration près de Riga.

                  Procession à Rositza le 18 février 2006 en souvenir des massacres

Jean-Paul a béatifié les deux prêtres avec d' autres martyrs de la seconde guerre mondiale en 1999.  

Liens :  http://marian.org/marians/beatification/index.html

http://ut-pupillam-oculi.over-blog.com/article-5679458.html

* Druja en polonais, au bord de la Dvina se trouve aujourd' hui en Biélorussie, ville-frontière de La Lettonie.

** Diocèse de Vitebsk, photos issues du site de l' Eglise catholique de Biélorussie : www.catholic.by/port/en/news/2006-02-18.htm

Lorsque les soviétiques chassèrent à leur tour les Allemands vaincus, ils réintégrèrent le secteur à la République Socialiste Soviétique de Biélorussie et l' église de Rositza dut subir la répression athée. L' église fut fermée par les autorités staliniennes, et toute instruction religieuse bannie, tandis que les chrétiens les plus actifs de la paroisse étaient déportés au goulag. Réhabilités au cours des années 1960, les chrétiens ( catholiques et orthodoxes ) purent discrètement se réunir. La liberté de culte fut progressivement rétablie à partir des années 1980-1990. mais ne ce fut qu' à partir de 1987 qu' on se resouvint publiquement de ces heures tragiques.

Lorsque la Biélorussie devint indépendante, les biens de l' Eglise, ou ce qu' il en restait, furent petit-à-petit  restitués.

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17 février 2007 6 17 /02 /février /2007 04:34

Antoine Leszczewicz* naquit en 1890 dans la partie polonaise de l' Empire russe, dans la Lithuanie actuelle. Il étudia dans le seul séminaire diocésain catholique de la partie russe de l' Empire, dans la capitale, Saint-Pétersbourg.

Il fut ordonné en avril 1914 et devint vicaire dans la paroisse polonaise d' Irkoutsk en Sibérie, puis dans d' autres paroisses. L' Empire était en guerre, et bientôt la révolution bolchévique allait faire disparaître tout un monde. La Sibérie fut un des centres de la lutte entre Rouges et Blancs et passa des uns aux autres jusqu' à sa chute définitive entre 1919 et 1920. Il s' enfuit donc par l' Est, jusqu' en Chine, en Mandchourie, où il s' installa parmi la colonie des anciens sujets du tzar à Kharbin. Kharbin comprenait ( jusqu' à la prise du pouvoir par les communistes chinois en 1949 ) une forte population russe, car elle était un ancien centre industriel et commercial concédé économiquement à la fin du XIXème siècle à la Russie.

Il consacra ses efforts à la paroisse polonaise de Saint-Stanislas et, en 1924, devint curé d' une autre paroisse catholique de Kharbin, celle de Saint-Josaphat, où il fit construire une école paroissiale, un foyer pour enfants pauvres, une infirmerie, etc...

                                                     Rue à Kharbin

En 1937, il entendit parler des Marianistes polonais et décida de postuler chez eux. Il reçut la permission de l' administrateur apostolique et du supérieur des Marianistes. Après 25 ans d' exil, il allait retrouver les paysages de son enfance dans un nouveau pays qu' il ne connaissait pas encore : C' était la nouvelle Pologne renée de ses cendres depuis 18 ans.

Il prit le bateau jusqu' à Tokyo, gagna Rome ( où il reçut la bénédiction papale ) et finalement la Pologne. Il fit connaissance avec la Congrégation ( fondée au XVIIème siècle ) des Clercs de l' Immaculée Conception de la BVM, ou Marianistes polonais, en pleine expansion depuis sa rénovation en 1910 et la création de maisons en Pologne et aux Etats-Unis.

Il y prononça ses voeux trois mois avant la seconde guerre mondiale...

Il fut nommé dans une paroisse près de Wilno ( qui fut polonaise jusqu' à l'automne, aujourd' hui Vilnius en Lithuanie ). Mais l' entrée des troupes soviétiques, en septembre 1939,selon les termes de l' accord Ribbentrop-Molotov provoqua l' annexion de cette partie de la Pologne dans l' URSS. Elle s' intégra à la Lithuanie devenue soviétique...

Le Père Leszczewicz avait été envoyé quelques jours avant l' invasion soviétique par ses supérieurs dans la partie plus au nord de la province à Drouya sur la frontière avec l' URSS où se trouvait un monastère et un noviciat de la Congrégation.

Les Soviétiques confisquèrent les biens de la Congrégation, leur champ et leur bétail, nationalisèrent les écoles, mais curieusement laissèrent les religieux habiter leur maison. Ils furent soumis à des vexations, mais ne  furent pas arrêtés.

En 1941 les  Allemands chassèrent les Soviétiques, et les religieux ainsi que leurs soeurs Servantes de Jésus-dans-l' Eucharistie purent reprendre leurs activités apostoliques.

S' ouvrait au Nord un champ d' apostolat plus vaste : les anciens territoires soviétiques au Nord de la rivière Dvina. Les populations locales purent renouer le contact avec leurs proches dont ils avaient été séparés depuis plus de vingt ans par la frontière de l' URSS.

Pour le Père Leszczewski et ses confrères, c' était l' occasion de restaurer les paroisses détruites, et de partir en mission.

Les Allemands avaient chassé l' occupant soviétique ; mais très vite le nouvel occupant allemand, d' abord bien accueilli par les populations, allait par sa brutalité faire basculer les habitants.

Il s' installa donc fin 1941 encore plus au Nord-Est à 30 km, dans la paroisse de Rositza** en Biélorussie devenue soviétique en 1918. Elle était désormais sous administration allemande. Il fit venir un nouveau confrère polonais d' origine biélorusse, le Père Georges Kaszyra*** , 16 religieuses Servantes-de-Jésus-dans-l' Eucharisite, deux autres prêtres de la congrégation le Père Félix Czeczott, le Père Wladislaw Lazewski et un séminariste Henry Tomaszewski.

Il avait une grande dévotion envers le Christ-Roi ( dont la fête avait été étendue à toute l' Eglise récemment ), antidote des idéologies meurtrières de ce siècle. Les Mexicains une dizaine d' années avant et les Espagnols catholiques l' avaient compris aussi dans leur martyre.

Fin 1942, les Allemands intensifièrent leur répression contre ceux qu' ils soupçonnaient d' être communistes. Une expédition punitive allait s' organiser contre les villageois, les missionnaires partirent sauf six religieuses et  les Pères Leszczewski et Kaszyra.

En février 1943, un détachement venu de Lettonie s' installa à Drouya. Il comprenait des Ukrainiens, des Estoniens, et des Lettons encadrés par des officiers nazis allemands. Ils venaient spécialement se venger des partisans communistes qui organisaient des raids à partir des forêts et des marais environnants.

 ils traversèrent la Dvina et ratissèrent tout le secteur, emmenant les suspects et brûlant les maisons. Ils enfermèrent un millier d' otages de la région dans l' église catholique du bourg laissant en liberté les religieux ; mais les Pères Leszczewski et Kaszyra refusèrent d' être séparés de leurs ouailles.

Ils restèrent avec eux pour les confesser, célébrer des messes et des baptêmes dans l' église.

Les soldats emmenèrent le Père Leszczewicz avec un groupe de douze personnes dans les écuries de l' ancien manoir du lieu qu' ils firent exploser à coups de grenades, le 17 février 1943. Le Père Kaszyra fut enfermé le lendemain avec une trentaine de prisonniers dans une maison de bois que les Allemands incendièrent.

Il furent béatifiés en 1999 par Jean-Paul II

Liens :  http://marian.org/marians/beatification/index.html

http://ut-pupillam-oculi.over-blog.com/article-5689598.html

Illustration de la carte de Pologne sur le site http://cent.ans.free.fr

* Prononcer Lechtchévitch

** Rosica en polonais, prononcer Rositza. L' église avait été transformée en salle de cinéma pendant l' ère soviétique.

*** Prononcer Kachira

                                       Eglise de la Sainte-Trinité de Rositza

                                                 construite en 1884

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16 février 2007 5 16 /02 /février /2007 22:06

Revenons à notre paroisse de montagne ( voir mon  article précédent )...

 

Elle regroupe désormais 8 villages et une douzaine de clochers, organisés en trois  " relais " sous la responsabilité de laïcs. Notre facteur à la retraite et curé ( bien que ce mot n' apparaisse nulle part ) habite dans le plus gros bourg de 1500 habitants.

Que propose-t-elle ? Une vaste panoplie d' actions. Ce ne sont pas les bonnes volontés qui manquent, mais apparemment la disponibilité...Contradiction ?

Eveil à la foi pour les moins de 7 ans :

" Le manque de parents animateurs a obligé l' éveil à la foi et le catéchisme à regrouper une fois par mois les enfants " soit huit séances par année scolaire...

Mais heureusement pour la deuxième année, celle de la préparation à la communion, les enfants ont droit à quinze séances. Oui quinze...

Plus tard une aumônerie regroupe des adolescents pour des " partages " et  propose même un accompagnement pour ceux qui n' ont pas encore été baptisés ( de plus en plus nombreux )...

Eventuellement pour les jeunes ayant dépassé 14 ans on PROPOSE le sacrement de confirmation. Cela dure deux à trois ans. Combien vont jusqu' au bout à cet âge si difficile ? Autant dire que ce sacrement est réservé aux plus persévérants. Une infime minorité.

Il y a deux actions à l' aumônerie : une visite à Noël de la maison de retraite, et pendant le Carême une participation à la campagne du CCFD.

" L' aumônerie propose ainsi aux jeunes de donner un sens aux actes qu' ils posent. "

" Le but de l' aumônerie est de leur permettre de franchir les étapes de la vie et de témoigner de leur foi "

 

Heureusement pour ces villages ( trois mille habitants en tout )  il existe un groupe d' une quinzaine de célibataires qui se réunissent pour un dîner amical toutes les trois semaines et pour trois week-ends par an dans  " un lieu de recueillement " pour des moments de réflexion. Sans doute ont-ils ressenti le besoin de lutter contre l' isolement et contre l' indigence de leur formation. Au programme prière et louange...un espoir !

 

Le plus triste, c' est le MCR, mouvement des chrétiens à la retraite. Que disent ces gentils aînés ?

" Notre but : nous sommes solidaires des grands problèmes concernant l' avenir de la planète..." Mais qu' on se rassure " nous restons attentifs à l' ANIMATION spirituelle de notre mouvement " On respire !

Ils sont attentifs...Tellement attentifs qu' ils ont toujours raison : " C' est en église ( avec un petit e ) et avec un regard éclairé par l' Evangile que nous vivons et agissons " Ouf !

Enfin un autre groupe de douze personnes se réunit dix fois par an pour discuter des sujets divers, OU à partir d' un passage de l' Evangile. Une fois par an ils organisent un pique-nique devant une chapelle de montagne, ancien lieu de pélerinage à la Vierge et ouverte à l' occasion...

Voilà pour les actions paroissiales...

 

Et les sacrements ?

Un grand vent de frilosité traverse les lignes de la présentation des relais...

Pour le baptême, notre facteur retraité PROPOSE ( toujours ce mot ) :

SOIT vous faites baptiser votre enfant ( faire sa demande trois mois minimum à l' avance pour les préparations en commun, pour REFLECHIR sur le sens de cet engagement, donc peu de petits bébés ) et le prêtre indique bien :  " TOUT  EN  SACHANT  QU' IL   AURA  LE  LIBRE CHOIX  PLUS TARD  DE CROIRE  EN DIEU ", ce qui veut bien dire que s' il ne croit pas plus tard c' est sa liberté, sous-entendu aussi respectable ...Parle-t-on de la grâce ? Les baptêmes sont bien entendu collectifs.

SOIT, et cette option semble valorisée par le texte, vous présentez votre enfant à la communauté chrétienne et plus tard LORSQU' IL  SERA  PRÊT , il demandera lui-même le baptême au bout de trois ans de catéchisme...Quel parcours du combattant !

Le texte indique bien " qu' enfants de Dieu, nous le sommes DES NOTRE NAISSANCE  ", certes mais pourquoi le baptême alors ? ( qui permet d' entrer dans la grâce ) Réponse : " pour être témoin du Christ " Nulle part il n' est évidemment fait mention de salut... 

 

Je passe sur les mariages, qui heureusement ne sont pas encore collectifs, comme chez Moon, mais qui supposent plusieurs rencontres de formation en commun. Ils ont tous lieu uniquement le samedi après-midi. " Pour REFLECHIR sur le sens de cet engagement, mais aussi sur la signification du mariage A  LA  MAIRIE "  !!  Notre facteur aurait-il aussi des visées sur la mairie ?

 

Le plus triste ce sont les funérailles. Bien sûr un seul prêtre ( et les quelques autres âgés qui subsistent dans la région ) ne peut tout faire, mais après beaucoup de lignes sentimentales, il annonce que les funérailles ne sont pas un sacrement, donc le prêtre n' est pas requis de venir assister les familles. Des laïcs s' en chargent. Pas de messe. De toutes les façons nous dit le texte, il est dur d' entendre des personnes assistant à des funérailles dire " Quoi vous y croyez encore à la résurrection ? " (sic )

Pauvres prêtres des campagnes, comme on comprend leur isolement affectif et intellectuel...et tout simplement spirituel !

Un grand froid s' est installé dans les campagnes françaises, et la pastorale n' y fait rien pour apporter un peu de chaleur spirituelle.

 

Sur la douzaine d' églises, deux sont simpement ouvertes. Avec fierté nous signale le texte la principale a été restaurée ( dans les années 1960 ) dans un sens de plus grand dépouillement " propice à la liturgie " . On frémit !

Les autres églises sont ouvertes de temps en temps pour des enterrements " laïcs " ( pas encore civils heureusement ) et trois autres ne sont ouvertes qu' un jour par an...heureusement qu' elles n' appartiennent plus à la paroisse, car sinon ces merveilles dont certaines sont romanes auraient été démolies depuis longtemps. Elles sont si chères à entretenir n' est-ce pas ?

 

Pour rester optimiste, le nouvel évêque de ce diocèse qui compte encore de hauts lieux spirituels semble reprendre les choses en main, et notamment à l' égard des jeunes chrétiens de 18-30 ans. Il est temps !

 

Prions pour nos campagnes. Elles se repeuplent, mais les églises ne se remplissent PAS  ENCORE ...

 Saint Michel Archange priez pour la France !

 

 

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16 février 2007 5 16 /02 /février /2007 17:15

Pour comprendre la situation très préoccupante de nos églises de campagne, rien ne sert que de lire attentivement les textes qui expliquent cette pastorale française.

 

 

Ainsi je suis tombé récemment sur l' interview d' un prêtre, dont le parcours et les résultats sont exemplaires de cet état d' esprit. Je resterai discret sur les noms et les lieux, bien que cette interview soit livrée au public, pour éviter la polémique et juste tenter de comprendre...

 

Né peu avant la seconde guerre mondiale dans un village de montagne, il admire dans son enfance un oncle prêtre et décide après ses études secondaires d' entrer au grand séminaire de la région ( qui n' existe plus aujourd' hui ).

Sa foi s' en trouve renforcée dit-il. Nous sommes en 1954. Pus tard il effectue quatorze mois de service militaire en Algérie. Cette période " lui fait prendre conscience d' un monde parfois loin de l' Eglise, mais tolérant. " Sans doute parle-t-il de ses compagnons d' armes...

C' est la première fois qu' il quitte son environnement villageois et la discipline d' un séminaire des années 1950. Le choc a dû être rude de se retrouver en pleine guerre de décolonisation en Afrique du Nord avec des soldats parfois influencés par l' esprit marxiste ou par d' autres obligés de se battre pour une cause de moins en moins soutenue par la métropole. 

 

Tenté par l' abandon du séminaire, il décide finalement d' y retourner pour terminer sa formation. Il est ordonné et devient vicaire dans une paroisse de montagne : catéchisme, missions, etc...Il parle avec tendresse de ce curé plus âgé qui lui a tout appris,  à lui orphelin tôt de père.

 

 

Quatre ans après il devient curé de quatre paroisses regroupées d' un secteur qu' il ne quittera plus. Au fur-et-à-mesure des années d' autres villages avoisinants viendront s' ajouter à sa charge.

 

 

 

La fièvre du Concile, il n' en parle pas en elle-même, mais par un lapsus révélateur, il parle du Concile comme CONSEQUENCE  DE  MAI  1968 !!

Dans ces montagnes loin des pavés du boulevard saint-Germain-des-Prés, quelles furent les conséquences de ces événements pour lui ?

 

 

L' arrivée d' un jeune homme !...Eh oui, tel un ange annonciateur, ce garçon de vingt ans du village lui dit " C' est bien beau les idées, mais il faut les mettre en pratique ! "

 

 

Confondant, dans l' idée du temps, pratique avec praxis sociale...Que décide-t-il ? Il DEVIENT  FACTEUR !!!!!  

Eh oui : travailleur à la poste avec l' accord de l' évêque qui vient d' arriver, l' ancien jugé trop traditionnel étant muté à Rome. Il avait pourtant augmenté de façon significative les vocations ...Mais nous sommes en 1969...Il fallait croire au souffle du printemps !

 

Il y travaillera pendant vingt-cinq ans...Vivait-il une nouvelle Annonciation ? ( saint Gabriel, patron des facteurs, priez pour nous...) A l' envers en quelque sorte, il fallait construire une église de laïcs. A sa génération de montrer le chemin, et au prêtre de s' effacer.

 

 

Certes son engagement pourrait  à la rigueur se comprendre pour un laïc désireux de vivre la pauvreté, ou d' un religieux appartenant à une société apostolique permettant le travail salarié, mais pourquoi d' un curé ? Des prêtres furent obligés en Europe de l' Est, en Russie, en Chine, etc... pendant le communisme de travailler pour subsister, parce que sinon ils étaient considérés comme parasites sociaux, mais EN  FRANCE ? Voulait-on se préparer à la victoire d' un ordre social communiste, et prendre le virage au bon moment ?

Voulait-il être assuré d' un traitement régulier de petit fonctionnaire ( pourquoi pas si le diocèse venait à être en faillite ), pensait-il revenir à la vie laïque plus tard comme tant d' autres à l' époque ? pourquoi ? Faire mission en troquant son identité de berger de paroisse pour celle de postier ?

 

 

NON non à travers les lignes, on sent bien ce qui l' animait : la construction d' un monde nouveau, la préparation d' un nouvel ordre social ! Nouvel ordre dont croyait-il l' Eglise de demain serait l' inspiratrice...

 

 

Idéalisme ? Ecoutons-le..." Je me disais, qu' a fait le Christ ? C' est quelque chose de formidable pour un prêtre de pouvoir partager la vie de tous par le travail..."

 

Un prêtre ? Le mouvement des prêtres ouvriers condamné par Pie XII  et réhabilité ensuite a toujours battu de l' aile à part un court moment de contestation qui attira la sympathie des médias de l' époque et des compagnons de route, alors pourquoi un curé-facteur ? responsable d' une paroisse ?

Jésus n' a-t-il pas abandonné son métier de charpentier pour prêcher ? Vaste question à laquelle il m' est impossible de répondre...

 

 

Mais la seule chose que l' on puisse remarquer, c' est que les résultats sont parfaitement en lien avec cette stratégie ecclésiale.

 

Cette pastorale a mis en avant les laïcs, dans un mouvement d' idées qui était déjà perceptible depuis la fin de la première guerre mondiale et les grands mouvements d' action catholique des années 1930, mais elle a complètement mis de côté le rôle du prêtre, devenu quasiment INUTILE entre l' évêque et le laïc.

 

 

 

Revenons à notre brave curé-facteur : Il ne dit rien sur ses résultats...RIEN, aucun bilan ! Le devoir de tirer des conclusions par un examen de conscience, le talent enfoui ou le talent qui donne des fruits ? Aucun bilan...Et pour cause !

 

Comme un autre facteur qui fait de la politique, notre facteur a interprêté sa foi comme une idéologie. Libre à lui, mais ce que je n' arrive pas à comprendre c' est la définition de son devoir d' Etat de pasteur d' âmes sur une paroisse territoriale, définition donnée par l' évêque...

 

Et si notre facteur avait voulu être aubergiste, acteur de théâtre ou cadre dans une banque ?  Je pense que ce genre de métiers ne collerait pas avec les options idéologiques de ce prêtre et encore moins avec celles de la majorité de nos évêques français.

 

 

 

Désormais ce prêtre est à la retraite de son métier de facteur et se retrouve avec son équipe paroissiale, c' est-à-dire le conseil de laïcs où dit-il "  nous travaillons pour une NOUVELLE  EGLISE et un monde meilleur pour tous " ( Quel monde ? ) Ses années d' homme jeune et de maturité physique, il les aura cachées à ses paroissiens ordinaires...

 

 

En attendant les lendemains qui chantent, il retrouve maintenant des personnes dans sa paroisse qu' il avait perdues de vue : c' est que son travail de facteur ne lui permettait que d' assurer les célébrations minimum obligatoires...

Il ne manque aucun match à la télévision, et compose un peu de musique. Un brave curé bien sympathique en somme et sûrement aimé des rescapés chrétiens de ces belles montagnes.

 

 

 

En attendant ce diocèse n' a plus qu' un prêtre ordonné une année sur deux ou trois depuis les années 1970. Un diocèse de plus d' un million d' habitants dont 700 000 catholiques...Les chiffres sont durs...De près de 470 prêtres après la guerre, ce diocèse était monté à 600 prêtres avant le Concile, mais la contestation de cette époque avait fait chuter leur nombre  aux alentours de 400, chiffre qui restera stable jusque vers 1980. Depuis c' est une lente descente pour atteindre les environs de 200 aujourd' hui. Dix prêtres par an meurent.

Ce sont les chiffres typiques d' un diocèse de province parmi d' autres.

 

 

 

 Je ferai un autre article sur la pastorale de cette paroisse. C' est aussi fort éclairant sur les orientations de la pastorale de certains de nos évêques. 

 

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16 février 2007 5 16 /02 /février /2007 01:33

A la même époque que sainte Julienne ( voir mon article précédent ) saint Pamphile était un prêtre originaire du Liban estimé de la nombreuse communauté chrétienne de Césarée de Palestine, capitale de la province romaine de Palestine. Eusèbe de Césarée, son élève,  nous a transmis son témoignage dans son " Histoire ecclésiastique " et le qualifie comme le plus cher de ses amis.

 

Il vivait au temps de l' empereur Dioclétien et du gouverneur Urbain qui réprimait sévèrement les dissidents chrétiens. Saint Pamphile était disciple du philosophe Origène ( 185-254 ) et avait étudié à Alexandrie. Il correspondait avec de nombreux lettrés chrétiens et philosophes. Il possédait une bibliothèque considérable. Un siècle plus tard saint Jérôme se déclara heureux d' avoir eu en main les écrits de Pamphile.

 Urbain voulut donc l' interroger sur ses connaissances philosophiques.  Il ne put répondre aux arguments philosophiques du prêtre et lui ordonna en conclusion de sacrifier aux dieux romains. Il refusa évidemment et fut torturé et jeté en prison, provoquant l' émoi de la communauté chrétienne majoritaire de la ville. Il eut donc la vie sauve pour le moment et resta en prison. 

                                     Aqueduc romain de Césarée de Palestine

 

 

Lorsque Firmilien devint gouverneur par la suite, à l' arrivée au pouvoir de Galère Maximien, les décrets impériaux se firent plus  sévères encore : 130 autres dissidents chrétiens furent déportés dans les mines de Cilicie. Un groupe de jeunes chrétiens égyptiens condamnés eux-aussi à la déportation vint les rejoindre : Il s' agissait de Jérémie, Elie, Samuel, Isaïe, et Daniel.  

Le groupe qui faisait des convertis parmi les déportés fut ramené à Césarée pour être jugé à nouveau devant le gouverneur.

 

A la question de savoir quelle était leur patrie, les Egyptiens répondirent Jérusalem, signifiant par là la Jérusalem céleste. Interloqué le gouverneur fit savoir qu' il ne connaissait pas cette ville. En effet, elle avait été détruite par Titus en 70 et sur ses ruines avait été construite une petite bourgade du nom d' Aelia-Hadriana au temps d' Hadrien ( 117-138 ). Un romain païen ne pouvait connaître ce nom de Jérusalem, et cela augmenta sa méfiance. 

 

 Ils retrouvèrent donc en prison Pamphile, qui y était incarcéré depuis deux ans ainsi que deux de ses compagnons le diacre Valente d' Aelia-Hadriana et le diacre Paul de Césarée. 

 

La situation étant de plus en plus intenable dans la capitale, Firmilien décida pour l' exemple de tous les faire condamner à la décapitation.

 

Un jeune garçon esclave et chrétien, Porphyre, eut le courage de protester contre leur condamnation et fut donc lui aussi immédiatement arrêté et jugé devant le tribunal à partager leur sort.

Un centurion chrétien de l' armée romaine, courageux et de forte constitution, Séleuque, put avertir Pamphile en prison que Porphyre venait d' être décapité en premier. Il fut  dénoncé et lui-aussi arrêté, avec deux autres chrétiens : le vieillard Théodule, serviteur de la maison du gouverneur, et un jeune homme, Julien le Cappadocien venu apporter publiquement son soutien.

 

La foule chrétienne grondait contre le pouvoir romain.

 

Théodule fut crucifié et tous les autres décapités le 16 février 309...

 

L' importance de la communauté chrétienne en Palestine, et dans l' empire ( on estime la population chrétienne à 15 % à Constantinople à l' époque ) allait finalement  obliger l' empereur à accepter cette dissidence populaire, considérée comme issue des basses classes par l' aristocratie, on dirait  " citoyenne " aujourd' hui,  et les fonctionnaires. En 313 l' Edit de Milan sera signé, mettant momentanément fin aux persécutions. Leurs reliques furent transférées à Constantinople. Saint Pamphile est aussi spécialement fêté le 1er juin.

 

Cet épisode prouve que si les chrétiens acceptaient le martyre, pour un nombre choisi d' entre eux, une   " élite " spirituelle en quelque sorte, la masse elle n' hésitait pas à manifester aussi publiquement ses protestations. Les communautés chrétiennes étaient entraînées surtout par les ascètes d' Egypte et différents prédicateurs de Palestine à détruire les idoles et les temples païens, symboles du pouvoir romain. C' est sur cet arrière-plan historique d' agitations qu' il faut comprendre l' épisode de saint Pamphile et de ses compagnons dans une Palestine au bord de la révolte entre la fin du IIIème siècle et le début du IVème siècle.

 

                                    Théâtre romain de Césarée de Palestine

Césarée fut construite sur les ruines d' un ancien port phénicien par Hérode le Grand entre 22 et 10 av JC, et devint le siège des gouverneurs romains à partir de 6 av JC. Ponce-Pilate y avait sa résidence.

Après la destruction de Jérusalem, ce fut la plus importante ville de Palestine. Son port commerçait avec toute la Méditerranée. Elle avait 100 000 habitants au VIème siècle pour la plupart chrétiens.

Un siècle plus tard, elle commença son déclin avec les invasions perse puis arabe. Jérusalem s' était lentement reconstruite à partir du IVème siècle et avait attiré les populations.

Le port redevint un important centre de commerce sous les Croisés qui firent construire des fortifications. La ville fut détruite définitivement par les mamelouks du sultan Baïbar en 1265.

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16 février 2007 5 16 /02 /février /2007 00:30

Sainte Julienne naquit vers 285 à Nicomédie ( aujourd' hui Izmit en Turquie ). Elle était la seule chrétienne de sa famille. Son père, un notable du nom d' Africanus, voulut lui faire épouser lorsqu' elle eut 18 ans un haut fonctionnaire, Evilase. Elle accepta à condition qu' il devînt chrétien, mais le jeune homme qui venait d' être nommé préfet de la ville refusa, sans doute pour ne pas compromettte sa carrière.

Mais il ne s' en tint pas là, il fit comparaître la jeune fille, qui avait déjà été malmenée par son père, devant les tribunaux de la ville, afin qu' elle renonçât à sa foi chrétienne. Vengeance et ambition politique du fiancé... Une histoire emblématique de tant d' autres au cours des révolutions et du récent  XXème siècle !

Emprisonnée, elle fut tentée par le diable, mais resta ferme dans sa décision. Elle fut torturée, puis décapitée. C' était en 304 ou 305. Ses reliques furent transportées à Pozzuoli, puis au VIème siècle à Cumes en Campanie pour les protéger des invasions lombardes. D' autres parties de ses reliques furent envoyées à Naples au XIIIème siècle, et dans de nombreuses villes d' Italie, de France, de Hollande, d' Espagne, etc... Elle était pour les jeunes filles surtout à partir du XIV-XVème siècle, un exemple de liberté chrétienne, ce qui explique la diffusion de son culte.  

Les Orientaux la fêtent le 21 décembre. Les Occidentaux fêtent aujourd' hui la translation de ses reliques.

Illustration : sainte Julienne XVème siècle, musée de Nursie ( Ombrie, Italie )

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15 février 2007 4 15 /02 /février /2007 02:09

Le Père Claude de la Colombière naquit en 1641 à saint Symphorien d' Ozon, entre Lyon et Vienne, dans une famille de petite noblesse. Ses trois frères seront prêtres et sa soeur religieuse.

Il voulut se mettre au service de Dieu, mais sentait en lui une aversion pour la vie religieuse. Une " terrible aversion " précise-t-il... Il surmonta sa crise. C' est en cela qu' il est moderne, combien de personnes aujourd' hui se sentent attirées par Dieu, mais redoutent de se retrouver  " bonne soeur  " ou  " curé  "...Il résolut sa crise en se promettant d' être toujours fidèle à la règle de saint Ignace, protectrice de sa vocation. Il connaissait donc ses faiblesses humaines, et savait que le moindre écart pouvait conduire à un obstacle plus grand.

Il fit ses études au collège jésuite de Lyon, puis au noviciat d' Avignon et à Paris où il fut précepteur des fils de Colbert.

Il revint à Lyon, après avoir été ordonné prêtre, et prononça ses voeux solennels dans la Compagnie de Jésus en 1674. Il devint supérieur du petit collège jésuite de Paray-le-Monial et confesseur du couvent de la Visitation, fondé par saint François de Sales.

Il devint le directeur spirituel de sainte Marguerite-Marie Alacoque, malade et inspirée par les visions du Sacré Coeur de Jésus. A l' époque, le royaume de France était divisé par les querelles du jansénisme, et par les excès des illuminés. La dévotion du culte au Sacré Coeur, symbole charnel de l' humanité souffrante et aimante de Jésus allait donc rencontrer un grand succès, et favoriser une pratique de la grâce plus libre.

En 1676, il fut envoyé à Londres à la Cour de Saint-James comme chapelain auprès de Marie-Béatrice d' Este, épouse du duc d' York, futur Jacques II roi d' Angleterre.

Le culte catholique était hors-la-loi en Angleterre, et il dut célébrer la messe dans une petite chapelle privée et se faire le moins visible possible. Obéissant, il vivait retiré, mais des soeurs clandestines et de simples catholiques venaient le voir en cachette. Il réussit à envoyer des prêtres dans les colonies anglaises d' Amérique du Nord, mais il fut bientôt arrêté et emprisonné sous l'accusation d' un complot papiste. Protégé de louis XIV, il fut simplement expulsé vers la France.

Il revint, malade, à Lyon où il instruisit de jeunes jésuites. Il continuait sa correspondance avec sa dirigée sainte Marguerite-Marie. Elle lui écrivit que le Seigneur voulait qu' il sacrifiât sa vie à Paray-le-Monial. Il la rejoignit donc et mourut quelques mois après le 15 février 1682.

L' extension du culte du Sacré Coeur à toute l' Eglise catholique fut accordée par le bienheureux Pie IX en 1856. Il fut béatifié par Pie XI en 1929, et canonisé par Jean-Paul II en 1992.

Ses reliques reposent au couvent de la Visitation de Paray-le-Monial. 

13 rue de la Visitation

71600 Paray-le-Monial

France

tél : 33 (0 ) 3 85 8109 95

 " Je suis assuré d' être aimé si je Vous aime.

Vous n' avez que faire de mes biens et Vous ne Vous appauvrissez point de me communiquer les Vôtres. "

" Faites en moi Votre volonté Seigneur ; je m' y oppose, je le sens bien, mais je voudrais ne pas m' y opposer :

C' est à Vous à tout faire, divin Coeur de jésus-Christ, Vous seul aurez toute la gloire de ma sanctification. Je me fais saint, cela me paraît clair comme le jour ; mais ce sera pour Vous une grande gloire, et c'est pour cela seulement que je veux désirer la perfection.

Ainsi soit-il ! "

                                          Reliques du Père de La Colombière

 Lien : http://moulins.visitation.free.fr/sacrecoeur-origine.htm

L' Ordre de la Visitation a été particulièrement touché par la raréfaction des vocations en France après les années 1970 et a dû fermer plusieurs couvents.

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14 février 2007 3 14 /02 /février /2007 03:13

Jean-Baptiste Garcia naquit le 10 juillet 1561 à Almodovar del Campo près de Tolède. Cinquième d' une famille paysanne de huit enfants, il manifesta très jeune de la dévotion à l' eucharistie et  un amour de la sainte Vierge.

A quinze ans il rencontra sainte Thérèse d' Avila qui lors d' un voyage de fondations était hébergée chez les Garcia. Il s' enflamma à ses récits de réforme des carmélites. Il étudia donc chez les carmes déchaux à Tolède.

                             saint Jean-Baptiste de la Conception, par le Greco 

A 19 ans, il devint trinitaire ( cf lien : http://www.ut-pupillam-oculi.over-blog.com/article-5572690.html )  et fut ordonné en 1585. Il avait le charisme de la prédication.

En 1596 au monastère de Valdepenas il eut la révélation de rendre aux trinitaires l' esprit de leur règle primitive, dans la ligne du Concile de Trente.

Il initia donc une règle de stricte observance qui rencontra l' hostilité des pères trinitaires, habitués à des compromis prétendument par souci d' efficacité.

Il se rendit à Rome et en 1599 Clément VIII ( 1592-1605 )  approuva la règle des Trinitaires déchaux.

Mis au cachot par des frères récalcitrants, saint Jean-Baptiste de la Conception résista et une fois libéré instaura le retour à une vie plus contemplative, à la fidélité de la rédemption. Il mourut le 14 février 1613 épuisé par la fondation de 18 couvents de Trinitaires réformés déchaux, et un couvent pour religieuses de clôture.  

 Il fut béatifié en 1819 et canonisé en 1975 par Paul VI.

Je suis sans cesse étonné des réformes du Concile de Trente toujours fructeuses. Autrefois qui disait réforme des congrégations disait retour à plus de fidélité aux fondateurs...A l' époque contemporaine, on a souvent appelé fidélité la dénaturation des règles. Parfois une évolution était nécessaire, mais bien souvent ce fut le prétexte à l' intrusion d' habitudes New Age, néo-païennes, ou tout simplement horizontales, une épuration radicale finalement de l' esprit de fidélité. Il fallait mettre en avant le doute, le questionnement confondus avec la pauvreté d' esprit. Un renversement de perspective fatal allait donc faire disparaître des dizaines de milliers de vocations. 

 

Et malheureusement la révolution culturelle des années 1960-80 a détruit beaucoup d' oeuvres. Puisse un jour que la vie religieuse s' écarte de ces entreprises révolutionnaires, naturalistes, et destructrices de l' esprit catholique.  L' orgueil de la sécularisation mettra sans doute des générations à s' éteindre.

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13 février 2007 2 13 /02 /février /2007 22:30

Article sur le cardinal Rodé, préfet de la Congrégation des instituts de vie consacrée et des sociétés de vie apostolique, un article équilibré et lucide : ( in English)

http://www.catholic.org/international/international_story.php?id=18753

Né en Slovénie en 1934, Franc Rodé se réfugia avec sa famille en Autriche en 1945 après la prise de pouvoir des communistes, puis en 1948 en Argentine. 

Il devint lazariste à Buenos-Aires et prononça ses voeux perpétuels en 1957. Il étudia à Rome à la Grégorienne, puis à Paris à l' Institut catholique. Il fut ordonné prêtre en 1960.

Ses supérieurs l' envoyèrent quelques années ensuite dans la Yougoslavie de Tito.Il revint à Rome en 1981 au Secrétariat des non-croyants, et devint ensuite secrétaire du nouveau Conseil pontifical pour la culture.

Il repartit pour la Slovénie en 1997 où il fut consacré archevêque de Ljubljana. Rappelé à Rome en 2004 à la tête de la Congrégation des instituts de vie consacrée et des sociétés de vie apostolique, il est créé cardinal au consistoire du 24 mars 2006. 

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Published by Eric - dans réflexions
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