Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : le blog ut-pupillam-oculi par : Eric
  •   le blog ut-pupillam-oculi par : Eric
  • : Je me propose de partager quelques réflexions, et de voyager avec vous dans l' univers spirituel de personnalités d' exception. Vous pouvez me laissez vos commentaires, afin que je puisse corriger les articles si nécessaire.
  • Contact

Recherche

24 mars 2007 6 24 /03 /mars /2007 02:33

Almighty and eternal God,

Thou who created us in Thine image

and bade us to seek after all that is good, true and beautiful,

especially in the divine person of Thine Only-begotten Son, our Lord Jesus Christ,

grant, we beseech Thee, that through the intercession of saint Isidore, Bishop and Doctor,

during our journeys through the internet we will direct our hands and our eyes

only to that which is pleasing to Thee

and treat with charity and patience all those souls whom we encounter

through Christ our Lord.

Amen.

 

En ce jour de la fête de l' ange saint Gabriel, veille de l' Annonciation.

                                            Cathédrale d' Amiens

http://ut-pupillam-oculi.over-blog.com/article-6282064.html

Repost 0
Published by Eric - dans la prière
commenter cet article
24 mars 2007 6 24 /03 /mars /2007 01:47

Le Saint Père a reçu dans la matinée d' hier en audiences séparées quatre évêques italiens en visite ad limina, et dans l' après-midi le cardinal William Joseph Levada, préfet de la congrégation pour la doctrine de la Foi.

Avant-hier après-midi du 22 mars il avait reçu le cardinal Francis Arinze, préfet de la congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements ainsi que le cardinal Dario Castrillon Hoyos, président de la commission Ecclesia Dei.

Repost 0
Published by Eric - dans réflexions
commenter cet article
23 mars 2007 5 23 /03 /mars /2007 13:19

Le cardinal Biffi s' exprimait ainsi lors de la retraite prêchée par lui au Vatican devant le Pape, il y a quelques jours.

" Aujourd' hui nous courons le risque d' avoir un christianisme qui met Jésus, sa Croix et sa Résurrection entre parenthèses. Certes si l' on se limitait à parler de valeurs partagées, nous serions bien plus acceptables dans les émissions télévisées et dans les salons, mais se serait renoncer à Jésus et à la réalité boulerversante de la Résurrection. Tel est l' avertissement de Soloviev à notre temps ( ... ).

Il existe des valeurs absolues comme le bien, le vrai, le beau.

Il y a aussi des valeurs relatives comme la solidarité, l' amour de la paix, et le respect de la nature.

Si on les absolutise, en les déracinant ou même en les OPPOSANT à l' annonce du salut, alors, ces valeurs deviennent des instigations à l' IDOLATRIE. "

 

 

Les paroles du cardinal font écho à celles du Pape prononcées le 5 février dernier à l' église Sainte-Anne contre l' idôlatrie des temps modernes.

 

Lien : http://ut-pupillam-oculi.over-blog.com/article-5848360.html

Repost 0
Published by Eric - dans réflexions
commenter cet article
22 mars 2007 4 22 /03 /mars /2007 11:06

I thank the Lord for a person who has just found a new job after two years of unemployment .

 

May the glory of the Lord endure for ever,

May the Lord rejoice in His works,

Who looks on the earth and it trembles,

Who touches the mountains and they smoke.

 

I will sing to the Lord as long as I live.

I will sing praise to my God while there being.

May my meditation be pleasing to Him,

For I rejoice in the Lord.

 

Psalm 104

Que la gloire du Seigneur subsite à jamais !

Que le Seigneur se réjouisse dans ses oeuvres !

Il regarde la terre et elle tremble,

Il touche les montagnes, et elles sont fumantes.

 

Je chanterai l' Eternel mon Dieu tant que je vivrai.

Je le célébrerai tant que j' existerai.

Que mes paroles lui soient agréables

Car je veux me réjouir en mon Seigneur !

 

Psaume 104

 

Repost 0
Published by Eric - dans la prière
commenter cet article
22 mars 2007 4 22 /03 /mars /2007 04:21

 Bronislas ( Bronislaw en polonais ) Komorowski naquit en 1889 près de Skorcz non loin de Dantzig ( Danzig en allemand, aujourd' hui Gdansk ) qui faisait partie de la Poméranie appartenant à la Prusse occidentale rattachée à l' Empire allemand après avoir appartenu à l' Ordre teutonique. 

Elle était autrefois le berceau des Goths sans doute de souche danoise ( Gotiskandza=Gdansk ) et de populations prussiennes baltiques. Des Slaves poméraniens y cohabitaient le long des côtes et furent petit à petit  "polonisés. "

Une vraie " macédoine " de peuples que le christianisme allait tenter d' unifier...

Après son veuvage sa mère épousa en 1892 un patriote polonais de Poméranie Jean Fankidejski qui fit connaître au jeune garçon l' histoire de la Pologne. Il étudia au Collegium Marianum ( créé au début du XIXème siècle ) à Pelpin où il eut comme professeur Félix Bolt  ( 1860-1940 ) futur sénateur de la république polonaise. Le jeune homme appartenait à la société secrète des Philarètes qui réunissait des cercles d' études pour les jeunes patriotes polonais ( physique-mathématiques, médecine, lettres, droit ). Il poursuivit ses études à Chelmno ( Culm en allemand ) ancienne ville hanséatique créée par les Chevaliers teutoniques au XIIIème siècle et intégrée à la Prusse occidentale. Elle comprenait au recensement de 1905 :  5 131 Allemands ( dont 285 Juifs ) majoritairement protestants et 6 534 Polonais catholiques. Le patriotisme du jeune homme lui fit alors découvrir le chemin du séminaire. Il avait compris que le catholicisme devait être défendu dans le contexte du Kulturkampf mené par Berlin depuis  l' époque de Bismarck ( 1815-1898 ).

Il fut ordonné en 1914 et devint vicaire à Praust ( aujourd' hui Pruszcz ) dans les faubourgs de Dantzig. L' agglomération connaissait une industrialisation rapide et faisait venir de la main d' oeuvre de différentes nationalités dont des Polonais.

 La guerre allait faire combattre des Polonais dans différentes armées opposées ( russe, autrichienne, allemande, et certains engagés dans les armées occidentales ) ce qui fut une déchirure, mais aussi le moment historique d' une renaissance du pays plus au sud.

Il fut nommé à la paroisse Saint-Nicolas de Dantzig en 1915. Dantzig était alors majoritairement peuplée de Prussiens allemands avec une minorité polonaise. La ville libre hanséatique, puis  capitale de la Prusse occidentale avait été rattachée au Zollverein en 1867 et à l' Empire allemand en 1871. Elle était le symbole de l' économie prussienne. Dans cette paroisse d' expression polonaise il organisait des cours d' histoire de la Pologne, ce qui témoignait de la force de ses convictions alors qu' il se trouvait en plein coeur de la Prusse protestante, et en pleine guerre !

D' après le Traité de Versailles de 1919, la ville prussienne évacuée par les troupes allemandes en novembre 1918 et occupée par les forces de l' Entente acquit en 1920 le statut de ville libre et formait une région autonome, avec son propre sénat, mais économiquement rattachée à l' Allemagne.

Cependant des troupes anglaises et polonaises ( comme les Français dans la Ruhr ) tenaient la ville selon les résolutions de la Société des Nations. Les Polonais avaient investi la caserne de Westerplatte. En 1923 la ville et sa région ( Danziger Landkreis ) était à presque 96 %  allemande et 4% polonaise soit un peu moins de 350 000 Allemands, 12 000 Polonais, 2500 Russes et Ukrainiens, plus des Cachoubes ( minorité slave poméranienne ) et 600 Juifs.

Le ressentiment anti-polonais était fort chez les vaincus qui avaient perdu la nationalité allemande pour une ville prétendument libre représentée à l' étranger par la Pologne. Celle-ci avait fait renaître une jeune république polonaise à l' hiver 1919 au sud. Elle était sortie victorieuse de conflits contre la Russie bolchévique,  et deux jeunes pays nouvellement apparus l' Ukraine ( avant son absorption dans l' URSS ) et la Lithuanie. Les Polonais tenaient les douanes, la poste et les communications de la ville avec le reste de l' Allemagne. Dantzig était coupée par le fameux couloir de son poumon économique à l' Ouest, et avait aussi une frontière avec le reste de la Prusse à l' Est. Le Traité de Versailles portait en germe des raisons de multiples conflits et pas uniquement ici...

En 1924 il fut nommé à Langfuhr ( aujourd' hui Wrzeszcz ) faubourg populaire de Dantzig où il fit construire une église. L' école technique abritait une forte population d' étudiants polonais qui furent obligés de quitter Dantzig en 1939. En attendant l' abbé Komorowski s' occupait de leurs âmes...

En 1933-1934 il fut élu au Volkstag de Dantzig dans le parti polonais et prit la succession en 1935 d' un député qui prit la nationalité polonaise et s' établit en Pologne. A partir de 1935 il n' y eut plus d' élections.

Depuis la prise de pouvoir d' Hitler en 1933 la question de Dantzig était souvent soulevée. La ville après la crise de 1929 avait retrouvé une certaine aisance économique et souhaitait se réunir au reste du pays. tandis que la minorité polonaise se sentait attirée par la jeune république du sud jusqu' à y émigrer. 

Mais des lois anti-catholiques furent prises à partir de 1936-1937.

L' évêque de Dantzig Mgr O' Rourke ( ancien évêque de Riga ) opposé aux nationaux-socialistes qui avaient de plus en plus d' influence ( il était de lointaine ascendance irlandaise issu d' une famille émigrée en Russie annoblie par l' Empereur de Russie ) créa pour lui en 1937 une paroisse personnelle comme celle de l' abbé Rogaczewski. Elle avait la charge des Polonais disséminés dans la ville libre et ses environs. Sous la pression des nationaux-socialistes, l' évêque fut obligé en 1938 de quitter Dantzig pour Rome.

Depuis 1934 le Comité Central des Catholiques Polonais dans lequel l' abbé Komorowski était actif tissait des liens sportifs, culturels et de formation religieuse entre les Polonais. Mais des actes terroristes sous l' influence d' Albert Forster membre du NSDAP menaçaient la vie quotidienne de ceux-ci.

Le 1er septembre 1939 jour de l' invasion de la Pologne par les Allemands, il y eut une opération de " ratissage " de la part des nationaux-socialistes de la ville qui arrêtèrent 1 500 personnes essentiellement dans l' élite religieuse et intellectuelle polonaise. La citadelle de Westerplatte fut bombardée par les Allemands : ce fut le prétexte de la seconde guerre mondiale...Le lendemain la ville votait son rattachement au Reich.

Emprisonné à la Viktoriaschule, il fut déporté à Sutthof où il mourut le 22 mars 1940.

Dantzig fut rasée à 90% à l' issue de la guerre et perdit 100 000 habitants soit près d' un tiers ! 90% des survivants soit la totalité des Allemands furent expulsés par l' Armée rouge. Elle fut rattachée à la Pologne en 1945.

Bronislas Komorowski fut béatifié le 13 juin 1999 par Jean-Paul II à Varsovie avec 107 autres martyrs de la seconde guerre mondiale dont l' abbé Marian Gorecki ( 1903-1940) apôtre de la jeunesse polonaise de Dantzig arrêté le même jour et mort le même jour à Stutthof. 

Lien ( auf Deutsch, en allemand ) sur les photos de Dantzig : http://www.jessner.homepage.t-online.de/dzgold.htm

Repost 0
22 mars 2007 4 22 /03 /mars /2007 02:53

  

 Clément-Auguste von Galen naquit le 16 mars 1878 au château de Dinklage dans le Grand-Duché d' Oldenbourg intégré à l' Empire allemand.

 

Son père le comte von Galen eut treize enfants qu' il éleva dans la piété chrétienne. Il fit ses études au lycée jésuite de Feldkirck puis continua ses études : de philosophie à Fribourg en Suisse, puis lorsqu' il décida de devenir prêtre, de théologie à Innsbruck en Autriche et enfin  à Münster où il fut ordonné en 1904. Il  fut chanoine mineur à la cathédrale de Münster où son oncle Maximilien von Galen était évêque suffragant.

 

 

En 1906 il fut nommé chapelain de l' église Saint-Mathieu à Berlin, capitale de la Prusse et du Reich allemand. Ensuite il fut nommé curé de Saint-Clément. Il fit face avec courage à la période de la guerre, pratiquant et donnant le sacrement de confession avec insistance. L' effondrement de l' Empire, la révolution spartakiste d'inspiration communiste et l' instauration de la république de Weimar furent vécues à Berlin avec inquiétude, mais là encore il fit face avec courage. Il revint en 1919 à Saint-Mathieu cette fois-ci comme curé.

C' est à cette époque qu' il fit connaissance du cardinal Pacelli ( futur Pie XII ) qui avait échappé à un attentat spartakiste en Bavière.

 

 

En 1929 il fut nommé à Münster dont il devint évêque en 1933 prenant la devise : " Nec Laudibus, nec Timore. " Il fut l' évêque de tous, réfugiés comme Allemands.

Dès le Carême 1934 il n' hésita pas à critiquer dans ses lettres pastorales l' idéologie néo-païenne du national-socialisme. Il prit la défense des associations et des écoles catholiques muselées par Hitler.

Au printemps 1936 il fustigea encore plus directement le régime et sa politique de discrimination religieuse et raciale et l' atteinte à la liberté des chrétiens.

Invité en janvier 1937 à Rome par Pie XI avec d' autres évêques allemands il décrivit la situation de son pays qui aboutit à la rédaction par le cardinal Pacelli et le Pape de l' Encyclique " Mit Brennender Sorge " avertissant l' opinion publique contre le national-socialisme.

                                         Intérieur de l' église Saint-Clément

 

L' entrée en guerre de l' Allemagne l' indigna, mais il s' efforça de fortifier les Catholiques de son diocèse en particulier ceux qui avaient des soldats au front.

A l' été 1941 peu après l' attaque de l' Allemagne contre la Russie soviétique et l' embrasement de l' Europe ( Les Etats-Unis n' étaient pas encore en guerre ), l' Allemagne était au faîte de sa puissance en Europe. Le régime en profita pour spolier l' Eglise. 

Il prononça de nombreuses homélies, dont trois désormais célèbres pour s' élever contre la violation des lois élémentaires du christianisme à propos de l' euthanasie des inutiles ( malades, infirmes, etc...) l' extermination des Juifs et la persécution des Catholiques et des autres chrétiens.

Le régime réagit en déportant dans des camps de concentration des prêtres, religieux et religieuses du diocèse. Il projetait d ' arrêter l' évêque, mais recula. Mgr von Galen n'avait pas hésité de parler d' ennemi extérieur, mais surtout de l' ennemi intérieur : le régime qu' il qualifia de barbare et d' assasssin, tuant les valeurs allemandes et chrétiennes. 

                                              la cathédrale en octobre 1943

 

Le Pape Pie XII le fit cardinal en février 1946 rendant hommage à sa conduite pendant la dictature nazie. Il fut accueilli à Münster par des foules enthousiastes. Devant la cathédrale en ruines et la ville rasée il prononça son dernier discours et mourut le 22 mars 1946. On le surnommait  " le lion de Münster ."

                                                   Münster en 1946

 

 

Par son témoignage il faut comprendre qu' il avait su s' opposer à la majorité de l' opinion publique.

Il fut béatifié par Benoît XVI le 9 octobre 2005. 

 

                                       Funérailles du cardinal von Galen

 

Link in English : letters from card. von Galen to Pius XII after the war :

http://www.30giorni.it/us/articolo.asp?id=5986

 

 

Repost 0
22 mars 2007 4 22 /03 /mars /2007 02:14

François-Louis Chartier naquit à Marigné dans l' actuel département du Maine-et-Loire le 6 juin 1762. Il devint prêtre dans un contexte tranquille dans le petit village de Soeurdre à quelques kilomètres de son village natal.

Mais lorsque la constitution civile du clergé fut promulguée en 1790, imposant aux clercs de s' assermenter à une loi d' Etat supérieure à celle de l' Eglise, il refusa d' être jureur. Arrêté, il fit appel et entra alors dans la clandestinité distribuant les sacrements en cachette. Il fut de nouveau arrêté en mars 1794 et guillotiné quelques jours plus tard le 22 mars à Angers. Il avait 31 ans.

Il fut béatifié le 19 février 1984 par Jean-Paul II avec les autres martyrs d' Angers.

Repost 0
21 mars 2007 3 21 /03 /mars /2007 18:51

  Michel ( Miguel ) Gomez Loza naquit  en 1888 au Mexique près de Tepatitlan ( Etat de Jalisco ) dans une famille de modestes petits propriétaires terriens.

Dans sa jeunesse, il s' occupa de sa mère devenue veuve, lorsque son frère aîné entra au séminaire de Guadalajara et devint prêtre. Michel avait la charge de la propriété. En plus il s' occupait de catéchisme et d' activités caritatives et sociales dans les villages alentour.

En 1912 il se lia avec le bienheureux Anaclet Gonzalez Flores de son âge, et ils décidèrent d' entamer des études supérieures. Nous étions à l' époque de l' effervescence du catholicisme social. Michel avait fait une tentative au séminaire, mais s' était aperçu qu' il avait une vocation d' apôtre laïc.

Il entra donc au Parti Catholique National et s' inscrivit à la compagnie du Sacré Coeur de Jésus dans sa paroisse de la capitale de l' Etat de Jalisco, Guadalajara. Anaclet et Michel se complétaient dans leurs caractères et leurs actions. Le bienheureux Michel était plus sanguin et le bienheureux Anaclet plus intellectuel.

En 1913 il fut délégué de Tepatitlan à la convention nationale du Parti Catholique National qui eut lieu à Guadalajara. Par la suite il fut soumis à des vexations de la police à cause de cet engagement.

En 1914 il fonda la Société de la Propagation de la Bonne Presse qui édita des écrits catholiques contre le laïcisme ambiant.

Appuyé par l' abbé Toral et le Père jésuite Castro il créa une bourse de travail, une coopérative pour les consommateurs pauvres et un cercle d' études ( le Cercle Léon XIII ) pour des ouvriers. Il fit tout cela en poursuivant ses études !

En 1916 il poursuivit son cursus à la faculté catholique de droit ( devenue la faculté libre des lois ). Il fonda alors l' Association Catholique de la Jeunesse Mexicaine ( ACJM ), et un nouveau cercle qui édita le journal : " le Croisé ".

L' année suivante il créa des cercles d' études pour des jeunes ouvriers, des artisans, des typographes. Il appuya l' action de l' archevêque de Guadalajara, Mgr Orozco y Jimenez, qui appelait à des actions de boycott contre des décrets anti-cléricaux.

En 1920 et 1921 il manifesta contre des activistes bolchéviques qui tentaient de rejoindre la cathédrale. C' était un homme courageux qui allait déployer une vertu essentielle en ces temps :  la vertu de force, vertu chrétienne souvent oubliée par les hommes d' aujourd' hui. Force d' âme essentielle lorsque les moeurs vont vers la négation de la Foi. Il opposait toujours au vice la vertu, au mensonge la vérité, à la haine l' amour.

                                  Cathédrale de Guadalajara, Etat de Jalisco

Il devint avocat en 1922 et épousa Maria Guadalupe Sanchez Barragan dans l' oratoire de l' ACJM. Il vivait la vertu de pureté sans transiger ni en paroles ni en actes, il vécut ainsi celle de l' état matrimonial. Ils eurent trois filles.

Il s' installa dans un bourg de la région des  Altos de Jalisco à Arandas où il défendit la cause des nécessiteux et celle de la paroisse menée par l' abbé de Alba promoteur de la doctrine sociale de l' Eglise.

Le 21 janvier 1923 il pétitionna pour le construction du Christ-Roi à Guanajuato, béni par le délégué apostolique Mgr Filippi qui fut de ce fait expulsé du Mexique.

Ensuite le maire de la ville expulsa Michel Gomez Loza du conseil municipal où il avait été élu et il dû se réfugier  pendant un trimestre dans un autre village. Il découvrit à cette époque l' adoration nocturne du Saint Sacrement lorsqu' il eut sa première fille Maria de Jesus.

Lorsqu' en décembre 1924 le gouvernement décida de fermer le séminaire diocésain, les Catholiques menés par Anaclet Gonzalez Flores décidèrent avec Michel Gomez Loza de créer l' Union Populaire pour défendre leurs droits. Ils reçurent alors la médaille Pro Ecclesia et Pontifice de la part du Pape Pie XI.

                           Anaclet Gonzalez Flores et Michel Gomez Loza médaillés

 

En juin 1925 l' Institut des Sciences appartenant aux Jésuites fut fermé par les autorités, et de nombreux étudiants arrêtés furent défendus par lui. Elles ne s' en tinrent pas là : le gouvernement central interdit l' Association Catholique de la Jeunesse Mexicaine en février 1926. Il fut emprisonné quelques temps.

C' est alors que les lois iniques Calles entrèrent en vigueur et interdirent de fait le culte catholique.

Le boycott massif et pacifique des entreprises nationalisées et des compagnies d' Etat fut décidé par l' Union Populaire provoquant une chute des ressources de l' Etat. La situation fut telle qu' il ne restait plus qu' à entrer dans la résistance armée face aux persécutions religieuses. Michel accepta d' être le chef civil de la région de los Altos et défendit encore de nombreux prisonniers du gouvernement franc-maçon. Toute la région était en pleine guerre civile.

Anaclet fut tué le 1er avril 1927 et la Ligue Nationale de Défense de la Liberté Religieuse conféra au bienheureux Michel Gomez Loza la charge de gouverneur provisoire de l' Etat de Jalisco. Il obtint l' appui des autorités ecclésiastiques de San Juan de los Lagos et installa une imprimerie pour raffermir les troupes catholiques. Il put rencontrer sa famille de temps en temps, mais ses responsabilités devenaient de plus en plus importantes : tours d' inspection, émissions de décrets et de circulaires, arbitrages, etc...Il dut temporiser l' action du général Gorostieta chef local des Cristeros de Jalisco.

Contrairement aux troupes des Cristeros il n' eut pas l' occasion de se servir d' armes, bien qu' il en eut en sa possession.

En octobre 1927 fut organisée un célébration solennelle de la fête du Christ Roi ( fête étendue par Pie XI qui suivait avec inquiétude les événements à toute l' Eglise catholique ). L' Union Populaire adopta la devise Por Dios y por la Patria ! ( pour Dieu et la Patrie )

Les débuts de 1928 dans la province furent calmes. Elle était acquise à la résistance des Cristeros, et les troupes fédérales reculaient.

En mars il s' établit dans la propriété agricole El Lindero près d' Atotonilco, mais une unité gouvernementale avertie par un traître se rendit sur place. Il fut fusillé le 21 mars 1928...

Son corps fut transféré à Guadalajara où il fut enterré. Ses restes reposent aujourd' hui au sanctuaire de la Guadalupe à côté de ceux de son ami Anaclet Gonzalez Flores.

Comme le déclara un journaliste neutre ( Fernando Diaz )  quelques années ensuite : le bienheureux Michel Gomez Loza  " fut un modèle d' amour INTEGRAL pour la bonne cause, un exemple de fermeté et de consistance, avec une conduite morale confinant à la pureté angélique. "   

SS Benoît XVI délégua le cardinal José Saraiva Martins, préfet de la cause des saints, le 20 novembre 2005 à Guadalajara pour sa béatification.

 

Liens : http://www.uag.mx/cristeros

http://posadavienahotel.com/galeria39.htm  in English, en espagnol.

                           Monument à Jalisco des bienheureux Michel et Anaclet

Lien sur le bienheureux Anaclet Gonzalez Flores  : http://ut-pupillam-oculi.over-blog.com/article-6250073.html

 

 

 

 

Repost 0
21 mars 2007 3 21 /03 /mars /2007 06:58

Extrait de  " la liturgie et son ennemi  " ( 2005 ) :

" La querelle des images de l' iconoclasme dura à Byzance plus d' un siècle. Elle renfermait d' ailleurs aussi un brin d' oecuménisme - si l' on pense à l' islam et à son hostilité aux images. A l' iconoclasme romain qui a suivi le concile Vatican II, dom Prosper Guéranger avait prophétiquement déjà donné son nom au XIXème siècle :  l' hérésie anti-liturgique.

A Byzance l' image sainte l' emporta après des destructions considérables. Des moines intraitables avaient pris les icônes sous leur protection. Nous aussi, nous avons besoin de beaucoup de prêtres inflexibles qui veillent pour nous sur le rite saint de l' Incarnation.

Je place toute mon espérance dans leur désobéissance obéissante. "  

 

Lien : http://ut-pupillam-oculi.over-blog.com/article-4976838.html

Repost 0
Published by Eric - dans Lectures
commenter cet article
20 mars 2007 2 20 /03 /mars /2007 00:39

   Joseph Bilczewski ( prononcer Biltchevski ) naquit le 26 avril 1860 à Wilamowice dans une famille paysanne, aîné de neuf enfants. Cette région fait aujourd' hui partie de l' Ukraine.

Il fit ses études au lycée de Wadowice puis au séminaire diocésain de Cracovie à partir de 1880. La région faisait alors partie de l' empire austro-hongrois depuis près d' un siècle, la Galicie.

Il fut ordonné en 1884.  Après une année de travail pastoral, il fut envoyé à la capitale Vienne, puis à Rome et à Paris pour son doctorat de théologie qu' il obtint en 1890.

Il fut professeur de théologie à l' Université Jagellon de Cracovie puis professeur de dogmatique à  l' Université Jean-Casimir de Lemberg ( ne pas confondre avec Lemberg en Souabe allemande ).

Lemberg ( Lwow en polonais ) en Galicie orientale avait majoritairement une population de Catholiques : Polonais de rite latin et  Uniates catholiques de rite byzantin unis à Rome. Ceux-ci étaient Ruthènes c' est-à-dire issus d' une minorité ukrainienne. Il y avait aussi en plus de ces deux populations une importante communauté juive parlant le yiddish ou l' allemand et une minorité germanophone catholique et parfois luthérienne qui sera chassée lors de la première guerre mondiale. Il n' y avait que quelques centaines d' Ukrainiens orthodoxes contrairement à ce qui sera le cas plus tard ainsi que des Arméniens catholiques qui avaient aussi leur propre évêque.

Les Ukrainiens ou Ruthènes étaient toutefois majoritaires en Galicie orientale, alors que les Polonais l' étaient en Galicie occidentale ( Cracovie ). Lemberg était donc une mosaïque de nationalités, mais, contrairement aux petites villes des alentours, elle ne comprenait que 20% d' Ukrainiens. Lemberg était majoritairement polonaise.

                                      Lemberg ( Lwow ), place du Saint Esprit

Il obtint une bourse pour étudier l' archéologie des catacombes à Rome sous le pontificat de Léon XIII.

En 1901 il fut sacré évêque des latins à la cathédrale de Lemberg avec l' accord de l' empereur François-Joseph. Il fallait réorganiser le diocèse et donner plus d' impulsions aux paroisses. Il fit construire plus de 300 églises dans le diocèse dont la monumentale église Sainte-Elisabeth de Lemberg en 1911. En 1904 eut lieu le premier congrès marial pour les populations d' expression polonaise. La politique de l' Autriche était relativement bienveillante par rapport aux catholiques polonais. Elle voulait ainsi diviser le nationalisme polonais, couper les catholiques des libéraux.

Ce congrès marial avait eut lieu quelques mois après la crise étudiante de 1903 qui avaient opposé les étudiants polonais et les étudiants ruthéno-ukrainiens qui avaient créé des conférences séparées à l' université semant les germes du nationalisme des deux côtés. Il tenta d' y associer tous les Catholiques.

De même leurs frères sujets de l' Empire russe qui avaient été soumis à des vexations et des spolations sous Alexandre III étaient influencés par le libéralisme occidental, et il fallait s' accorder la soumission des Catholiques. Nicolas II son successeur avait donc dû lui aussi à partir de 1905 lâcher du lest, rétablir l' uniatisme dans ses droits, et créer de nouvelles paroisses polonaises latines dans tout l' Empire.

Mais bien sûr ces politiques tardives des deux empereurs ennemis ne parvinrent pas à atténuer le sentiment patriotique des Catholiques et des autres... 

Mgr Bielczewski avait tissé des liens étroits avec Rome sous les pontificats de saint Pie X et de Benoît XV qu' on accusait faussement en Europe occidentale d' être des papes pro-autrichiens. Il se faisait l' apôtre de la doctrine sociale de l' Eglise et de la dévotion au Saint Sacrement selon l' esprit de saint Pie X. Il fut reçu de nombreuses fois par ce saint pape.

En fait il avait compris que la Pologne allait renaître de ses cendres, et il parvint à garder l' unité lorsque Lemberg fut en proie au désastre de la première guerre mondiale. Elle fut le cadre de batailles féroces entre l'armée austro-allemande et l' armée impériale russe. Les Russes envahirent la ville en 1914 qui fut reprise par les Autrichiens en 1915 jusqu' en 1918. Il prit  alors la défense d' habitants accusés de collaboration avec les Russes. Il organisa des soins pour les blessés.

En 1916 le bienheureux empereur Charles Ier d' Autriche avait promis d' accorder une certaine autonomie à la Galicie orientale pour favoriser les populations ruthéno-ukrainiennes.

La Pologne accédait à son autonomie alors que les empires centraux s' effondraient. Ceux-ci avaient mis en place en 1917 un Conseil de Régence en prévision d' une autonomie de la Pologne. Le Conseil présidé par l' évêque de Varsovie, Mgr Kakowski, assisté du prince Lubomirski et du comte Ostrowski  proclama l' indépendance le 7 octobre 1918. 

 Mais dans la nuit du 31 octobre et 1er novembre 1918 des insurgés ukrainiens mirent la main sur Lemberg devenue Lwow ( Lviv en ukrainien ) et créèrent une république populaire ukrainienne occidentale dont la ville fut la capitale. La Volhynie, la Bucovine, la Ruthénie carpathique s' intégrèrent à cette nouvelle république auto-proclamée.

Mgr Ratti ( futur Pie XI en 1922 ) qui était arrivé à Varsovie au printemps 1918 comme protonotaire apostolique à Varsovie tenta en vain de calmer les esprits. Il devint nonce lorsque le gouvernement fut formé après la proclamation de l' indépendance et resta en Pologne jusqu' en juin 1921. Il eut à plusieurs reprises  l'  occasion de s' entretenir avec l' intransigeant Mgr Bilczewski.

D' anciens combattants polonais réagirent et des unités prirent les armes contre les Ukrainiens sous le commandement du colonel Karaszewicz-Tokarzewski. Ils reprirent la ville le 21 novembre 1918. la Galicie orientale fut toutefois en guerre jusqu' en mars 1919 lorsque la dictature de l' Ukrainien Petlioura fut vaincue. D' autres unités ukrainiennes reprirent certaines parties pour gagner les frontières de la nouvelle Tchécoslovaquie. L' offensive du futur maréchal Pilsudski armé par les Occidentaux et notamment les Français à l' été 1919 aboutit à un cessez-le-feu en juillet et un armistice en octobre.

La Galicie orientale était attribuée à la Pologne sous réserve d' un référendum. Ayant obtenu l' accord de Petlioura qui lui-même devait lutter contre les Bolchéviks dans la partie ukrainienne de l' ancien empire russe, la province fut annexée par la Pologne. Lwow retrouvait son territoire. Tandis que la Pologne qui venait de repousser les Soviétiques qui s' étaient emparé pendant quelques mois de Wilno ( Vilnius ) entrait dans un nouveau conflit avec l' Armée rouge à partir de la fin de l' hiver 1919 !

Pendant toute cette période l' évêque tentait de calmer les esprits et de ne pas opposer aux Ruthéno-Ukrainiens catholiques les Polonais catholiques. Les Ruthéno-Ukrainiens de Lwow redoutaient le sort de leurs frères qui entraient dans le calvaire du bolchévisme avec l' immense famine et les massacres de l' Ukraine soviétique. Il participa à la reconstruction physique et morale de la ville et organisa des convois pendant les conflits. Le diocèse avait perdu plus d' une centaine de prêtres dans les conflits notamment de la part des Bolchéviks.

 

Pendant toutes ces sombres années il avait oeuvré pour le rétablissement de la paix, mais malade il s' éteignit le 20 mars 1923.

Ses funérailles furent suivies par des foules immenses venues de toute la province avec des représentants du gouvernement. Les puissances venaient de reconnaître à la Pologne son autorité sur la Galicie orientale à charge pour elle de lui accorder un statut d' autonomie ( ce qu' elle ne fit pas ).Lwow entamait son histoire polonaise, ignorant que ce serait son chant du cygne.

                     Lwow la cathédrale latine de la BV Marie ( XIV-XVème siècles )

En 1939 elle devint Lvov en URSS et les Polonais furent chassés. Puis les Allemands exterminèrent les Juifs. Sous l' ère soviétique elle eut encore à souffrir; l' Eglise ruthène uniate disparut. L' Ukraine indépendante, aujourd' hui en proie à d' autres divisions, a tourné la page sur les particularismes ethniques de la ville.   

Mgr Bilczewski est révéré par les Catholiques ukrainiens en Ukraine pour son esprit de paix ainsi qu' en Pologne.

Il a été béatifié par Jean-Paul II en 2001, et canonisé par Benoît XVI le 23 octobre 2005.

 

Lien ( en polonais ) http://www.parafia.wilamowice.pl/kalendarium1.html

 

Repost 0