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28 mars 2007 3 28 /03 /mars /2007 04:28

 Joseph-Sébastien Pelczar ( prononcer Peltchar ) naquit le 17 janvier 1842 à Korczyna dans le piémont des Carpathes dans la province de Galicie appartenant à l' Autriche. Dans l' Est de cette province, cohabitaient des Ruthènes ( légèrement majoritaires ) des Polonais, et des minorités de colons paysans germanophones et de Juifs ( dans les villes ou des shetels ).

Il grandit dans une atmosphère pieuse et polonaise. Son père Adalbert ( Wojciech ) était un petit propriétaire terrien. Doué pour les études, il fit ses études à Rzeszow ( prononcer Jéchouf ). C' est au lycée qu' il découvrit sa vocation. " L' idéal de la vie - écrivit-il alors dans son journal intime - je le vois dans le sacrifice, et l' idéal du sacrifice dans le sacerdoce. "

Les remous de 1848 qui agitèrent l' Europe avaient eu comme conséquence une surveillance étroite du patriotisme polonais par la Vienne de l' Empereur François-Joseph.

Il entra au séminaire en 1860, puis au séminaire majeur de Przemysl ( Prömsel ) et fut ordonné en 1864. Il devint vicaire à Sambor. En 1866-1868 il fut envoyé à Rome pour poursuivre ses études de droit canon et de théologie au Collegium Romanum ( aujourd' hui Université grégorienne ) et à l' Institut Saint- Apollinaire ( Université du Latran ) où il nourrit un amour intense de l' Eglise et du Pape ( alors le bienheureux Pie IX ).

Nous étions dans les années qui suivirent l' Encyclique Quanta Cura et le Syllabus ( contre les erreurs modernes ) et avant le Concile Vatican I ( 1869-1870 ). Depuis son exil en 1848 et son retour dans ses Etats pontificaux en 1850, appuyé par les troupes françaises de Napoléon III, le Pape devait subir les assauts du jeune royaume de Savoie qui unissait l' Italie. Il avait perdu sa province de Romagne. Lorsque les troupes françaises quittèrent Rome en 1866 ( Napoléon III avait compris que l' alliance avec la maison de Savoie et Cavour était plus importante que la défense du pouvoir temporel de Rome, selon la convention du 15 septembre 1864 ), il devint évident que les zouaves pontificaux  et quelques autres troupes ne suffiraient pas à défendre à eux seuls le trône temporel de Pie IX.  

 

         Zouaves à Mentana, collection Musée des Zouaves d' Oudenbosch ( Pays-Bas )

 

En 1867 les garibaldiens prirent d' assaut la province de Viterbe ( appartenant au Pape ) et se dirigèrent sur Rome. Les troupes pontificales - avec les zouaves du baron Athanase de Charette - repoussèrent en cinq heures Garibaldi à Mentana, à quelques kilomètres au Nord-Est de Rome, le 3 novembre 1867. C' est dans cette atmosphère enfiévrée que notre prêtre polonais, sujet autrichien dont la dynastie (1 ) défendait les papes contre l' influence libérale, poursuivait ses études à la veille du Concile. Rome ne sera définitivement prise par l' armée piémontaise qu' en septembre 1870, après l' écroulement de la France par la Prusse, jusqu' à cette époque il y eut une relative accalmie.

 

                     Joseph-Sébastien Pelczar à l' époque de son rectorat vers 1883 

 

 

A son retour il fut professeur au séminaire de Przemysl puis ( 1877 ) pendant 22 ans professeur et ensuite recteur à l' Université Jagellon de Cracovie en Galicie occidentale. François-Joseph avait permis alors plus de liberté à l' Eglise polonaise pour lutter contre les influences libérales. Il advint à l' abbé Pelczar de former de nouvelles générations de prêtres plus conscients de leur culture catholique et polonaise. A la faculté de théologie il acquit une réputation de professeur éclairé et ami de la jeunesse. Il faisait partie du Tiers-Ordre Franciscain et de 1880 à 1899 fut chanoine capitulaire de la cathédrale de Cracovie.

 

Mettant en pratique l' orientation du Pape Léon XIII ( 1810-1878-1903 ) qui voyait monter en nombre les masses laborieuses et grandir l' influence déchristianisante des doctrines socialistes, il se dédia à des activités sociales et caritatives. Il fut un membre actif de la Société de Saint Vincent de Paul et président de la Société d' Education Populaire qui fonda des centaines de bibliothèques et des enseignements gratuits.

Il créa aussi la Confraternité de la Très Sainte Vierge Reine de Pologne pour aider les artisans, les orphelins et les chômeurs. Il avait le souci en ces temps d' industrialisation de porter secours aux ouvriers, en particulier à  la jeunesse. Il répondait ainsi à l' appel de l' Encyclique Rerum Novarum ( 1891 ) qui réaffirmait les libertés fondamentales du Chrétien contre la doctrine marxiste, et l' urgence de la solidarité.

En 1894 il fonda la congrégation des Ancelles ( ou Servantes ) du Sacré Coeur de Jésus pour diffuser la dévotion au Sacré Coeur notamment auprès des jeunes filles laborieuses. Elles développèrent des activités caritatives ( soins des malades, aides aux pauvres ).

Mgr Pelczar avait une dévotion particulière pour l' adoration au Saint Sacrement, et s' appuyait depuis son plus jeune âge sur la confiance envers la BVM.

 

 

En 1899 il devint évêque suffragant de Przemysl ( Prömsel ) et évêque latin du diocèse l' année suivante. Il développa alors des activités dans la ligne de la doctrine sociale de l' Eglise et propagea le culte du Sacré Coeur. Il fit construire de nombreuses églises et en restaurer d' autres. Il aida les nécessiteux dans une terre d' émigration où des dizaines de milliers de Galiciens émigraient, notamment vers l' Amérique. Grâce à lui des abris pour sans-logis, des cuisines populaires, des écoles ménagères virent le jour.

 

Il s' efforça aussi d' élever la formation des prêtres latins du diocèse ( voir le bienheureux Jean Balicki  http://ut-pupillam-oculi.over-blog.com/article-6025731.html  ) et d' assurer un enseignement gratuit pour les séminaristes dont les familles ne pouvaient payer l' éducation.

 

Il n' avait de cesse de dénoncer les méfaits du libéralisme dans l' Eglise et dans la société en général.

                     Retour des troupes austro-allemandes en juin 1915 à Przesmysl

 

La guerre de l' Autriche contre la Russie en 1914 fit combattre les Polonais contre d' autres Polonais, et Przemysl qui était entourée de fortifications autrichiennes fut le théâtre d' âpres combats entre les deux armées impériales. Les Russes occupèrent la ville pendant quelques mois. Ce fut le moment pour les Polonais de mieux fraterniser avec leurs frères qui vivaient du côté russe. Lorsque la ville fut reprise par les Allemands et les Autrichiens en 1915, l' idée nationale prenait corps : les Allemands et les Autrichiens promirent l' autonomie à leurs sujets polonais. A l' effondrement de l' Empire russe en 1917, un Conseil de Régence fut mis en place, et à l' effondrement des Empires centraux le conseil transmit le pouvoir au futur maréchal Pilsudski, ancien officier de l' Armée autrichienne. L' indépendance de la Pologne  à l' automne 1918 aboutit quelques mois ensuite à la République de Pologne.

 

Mais la ville de Przemysl était dans cette ancienne Ruthénie qui comprenait donc, surtout dans les campagnes et les petits bourgs, une majorité ruthène qui combattit elle aussi pour son indépendance. Une éphémère république ukrainienne occidentale fut créée et Przemysl tomba dans leurs mains. Elle fut reprise quelques semaines ensuite par les Polonais. En cette époque de luttes fratricides, Mgr Pelczar tentait de secourir les populations. La ville fut intégrée à la Pologne.

 

Lorsque Mgr Achille Ratti ( futur Pie XI en 1922 )  nonce apostolique en Pologne fut consacré évêque le 28 octobre 1919 dans la cathédrale de Varsovie par Mgr Kakowski ( ancien président du Conseil de Régence ), ce dernier était assisté de Mgr Pelczar.

                      Mgr Kakowski et les membres du Conseil de Régence en 1917

 

Il mourut le 28 mars 1924. Il avait écrit de nombreux ouvrages théologiques et historiques, dont une histoire de la révolution française ennemie de la religion catholique ( 1890 ) une histoire sur le danger de la franc-maçonnerie ( 1905 ) et un ouvrage sur Pie IX et la Pologne ( 1914 ), des traités de Droit Canon, et des livres de prières.

 

Il fut béatifié en 1991 et canonisé le 18 mai 2003 par Jean-Paul II.  

 

Sa devise était : " Tout pour le Sacré Coeur de Jésus à travers les mains de la Très Sainte Vierge Marie. "

 

                                                  Przemysl aujourd' hui

( 1 ) Les Autrichiens avaient perdu leur possessions vénitiennes en 1866 et avaient été battus par le royaume de Prusse, plutôt hostile aux Catholiques.

Liens :

Sur les Servantes du Sacré Coeur de Jésus ( en polonais ) : http://www.sercanki.opoka.net.pl/historia.html

Przemysl pendant la Grande Guerre : http://www.greatwardifferent.com 

 

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27 mars 2007 2 27 /03 /mars /2007 06:21

A l' approche de Pâques, il faut renforcer son Espérance :

" Je suis sûr que je ne puis trop espérer en Vous, et que je ne puis avoir moins que ce que j' aurai espéré de vous. " ( Saint Claude de La Colombière )

 

Ai-je prié pendant les épreuves ? travail, santé, humiliations, désaccords, etc...

Ai-je pensé qu' il est impossible aujourd' hui de vivre en chrétien, lorsque je ne me fie qu' à l' environnement délétère des médias, du poliquement correct, de l' opinion dominante et mondaine ?

Suis-je facilement découragé ?

Est-ce que je pense que Dieu est bon et que finalement  " on ira tous au paradis " comme dit la chanson  SANS  RIEN  FAIRE ou sans effort ?

Est-ce que je mets la question de mon salut entre parenthèses, pour me dire qu' après tout il faut " profiter " de la vie ? ou bien pour y répondre je me jette dans l' activisme, l' idôlatrie du matérialisme et de l' excès de travail  " work alcoholism ", sans offrir mon labeur pour coopérer à la Croix du Christ ? Sans la prière ?

Suis-je imprudent et présomptieux de mes forces en m' exposant ou en exposant ceux dont j' ai la responsabilité ( enfants, proches ) à des ambiances dangereuses pour la Foi ?

et surtout :  m' arrive-t-il parfois de désespérer de mon salut ?

Ai-je le désir de Dieu ?

 

 

 

Acte d' Espérance :

Mon Dieu, j' espère avec une ferme confiance que vous me donnerez, par les mérites de Jésus-Christ, votre grâce en ce monde, et si j' observe vos commandements, le bonheur éternel dans l' autre, parce que vous l' avez promis et que vous êtes fidèle dans vos promesses. 

 

Deum, in adjutorium intende.

Domine, ad adjuvandum me, festina.

Gloria Patri et Filio et Spiritui sancto.

Sicut erat in principio et nunc et semper et in saecula saeculorum. Amen.

 

 

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26 mars 2007 1 26 /03 /mars /2007 08:21

Recevant des évêques de la Conférence des Evêques d' Europe le 24 mars,  Benoît XVI a notamment déclaré :

" On ne peut pas penser construire une vraie  MAISON  COMMUNE  européenne (1) en négligeant l' identité propre des peuples de notre continent ( ...  ) une identité  historique, culturelle et morale constituée d' un ensemble de valeurs que le christianisme a aidé à forger ( ... ). On pourrait presque penser que l' Europe perd confiance en son propre avenir ( ... ). On finit par dénier aux chrétiens le droit même d' intervenir en tant que tels dans le débat public '"

a-t-il dénoncé avant d' appeler les Catholiques à l' objection de conscience chaque fois que les droits humains fondamentaux pourraient être violés, par exemple dans le domaine bioéthique.

 

On mesure l' inquiétude du Pape. Il parle clairement de peuples, et non pas de culture désincarnée. Il met en avant le droit et la morale naturels consolidés par le christianisme. Il dénonce le laïcisme et le relativisme.

 

On ne peut être plus clair, à une époque où nos dirigeants ont perdu la boussole ! Angela Merkel s' avouant elle-même pessimiste pour la mention de racines chrétiennes, alors qu' elle y est favorable.

 

TU  ES  PETRUS.  ET  SUPER  HANC  PETRAM  AEDIFICABO  ECCLESIAM  MEAM.

 

(1)  " Maison commune "  est une expression  qui renvoit à  un concept plus large que celui de la simple Union Européenne qui se targue du monopole de l' avenir  européen.

Lire : http://www.generation-benoitxvi.com/L-Europe-se-renie-elle-meme-en.html

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25 mars 2007 7 25 /03 /mars /2007 23:28

  Emilien Kovtch ( Kowcz en polonais ) naquit le 20 août 1884 en Ruthénie qui était intégrée à la province de Galicie orientale appartenant à l' Empire austro-hongrois. Elle faisait partie avant le XVIIIème siècle d' une province polonaise depuis le XIVème siècle.

Il vit le jour à Kosmach près de Kosiv ( aujourd' hui en Ukraine occidentale ) un bourg des montagnes carpathiques.

D' origine ruthène ( de la famille des Ukrainiens ) son père était prêtre de l' Eglise gréco-catholique. Cette Eglise de rite oriental ou byzantin ( comme les Eglises orthodoxes ) s' était réunie à Rome. Il s' agit donc d' une Eglise uniate. Elle permet AVANT leur ordination ( et non pas après ) d' ordonner des hommes mariés comme le font les Eglises séparées de l' orthodoxie qui ont les mêmes rites et traditions.

Emilien ( Omelian en ukrainien ) décida comme son père d' embrasser l' état ecclésiastique et sa vocation fut confirmée après des études de théologie et de philosophie au Collège ukrainien de Rome lorsqu' il fut ordonné en 1911. Il était marié et eut six enfants. Il vécut à Lemberg ( Lwow en polonais, Lvov en russe ).

De 1919 à 1921 il fut chapelain de l' Armée ukrainienne galicienne ( UHA ) qui à l' effondrement des Empires centraux avait pris les armes des dépots autrichiens pour d' abord combattre les Polonais puis après la défaite des Ukrainiens elle se mit à combattre les Bolchéviks ( pendant que le général Denikine de l' Armée russe blanche les combattaient aussi en novembre 1919 ). Les Bolchéviks prirent la région de Lwow, qui fut ensuite libérée par la Pologne, et prirent Kiev à l' Est .

Le bienheureux Emilien Kovtch ne s' engagea uniquement que lorsque l' UHA combattit contre les Soviétiques qu' il fallait repousser de Kiev, et non plus contre les Polonais qui avaient fini par les soutenir contre le nouvel ennemi commun. Elle fut encadrée par d' anciens officiers allemands et autrichiens ou des Russo-Ukrainiens de l' ancienne armée impériale, comme le colonel Mikhail Omélianovitch-Pavlenko, tandis que la troupe était ukrainienne ainsi que les officiers subalternes. D' anciens ennemis se battaient ensemble contre un nouvel ennemi...( Une partie de l' Armée s' enrôlera ensuite sous la bannière de l' Armée Rouge...)

Il accompagna avec sa famille en 1920 son unité en exil en Yougoslavie ( dans la province de Bosnie-Herzégovine ) et avait charge d' âme des émigrés ukrainiens dont beaucoup étaient d' anciens soldats qui avaient refusé de rentrer en Russie bolchévique ( qui allait devenir quelques années plus tard l' URSS ) et d' autres avaient fui comme civils ou émigré pour des raisons économiques. Pendant tout le XIXème siècle la Galicie, pauvre,  fut une terre d' émigration.

 

En 1922 il rentra dans sa région natale non loin de Stanislawow qui sera administrée par la Pologne jusqu' en 1939. Du temps des Autrichiens elle s' appelait Stanislau ( Stanislaviv en Ukrainien ) de 1772 à 1918, puis elle fut nommée Ivano-Frankovsk par les Soviétiques en 1962 d' après l' écrivain Ivan Franko et enfin Ivano-Frankisk depuis l' indépendance de l' Ukraine aujourd' hui...

                                             L' église Saint-Nicolas aujourd' hui

 

Il s' établit dans la petite ville-5 000 habitants- de Przemyslany ( ou en ukrainien prononcer Peremychlany ) où il avait organisé un orphelinat pour les nombreux enfants de différentes origines dans ces temps troublés ( guerre mondiale entre Russes et Autrichiens; puis guerre des Polonais contre les Bolchéviques, guerre des Ukrainiens contre les Bolchéviques et tensions ethniques entre les Ukrainiens ruthènes majoritaires et les Polonais minoritaires ). Ils les élevaient avec ses propres enfants.

La ville faisait partie de la province ( Voïvodie ) de Tarnopol à l' extrême sud-est de la Pologne et jouxtait les régions de Lwow et de Stanislawow à l' Ouest, la Volhynie polonaise au Nord, l' URSS à l' Est et la Roumanie carpathique au Sud au-delà du Dniestr. La province comprenait 60% de Gréco-Catholiques ( Ruthènes ) et 32% de Catholiques latins ( majoritairement polonais et quelques villages allemands ) et 5% de Juifs ( dans les villes ) et des Protestants sur environ 1 million 1/2 d' habitants. Certains villages paysans étaient peuplés d' habitants descendants de colons germanophones majoritairement protestants qui étaient restés après 1918.

45% des habitants déclaraient en 1931 avoir le polonais comme première langue. Elle accueillit de nombreux polonais qui à l' aube de la seconde guerre mondiale furent à égalité en nombre avec les Ruthènes. Les Polonais pratiquaient la polonisation des cadres de la province et imposaient une politique linguistique discriminatoire.

Cette région avait été autrefois un rempart contre les invasions tatares et turques.

 Il était secourable envers les pauvres de sa paroisse ( Saint-Nicolas ) et animait des oeuvres pour la jeunesse ukrainienne. Il établit des coopératives. Il faisaient participer ses paroissiens à des congrès eucharistiques. Il finit par entretenir de bons rapports avec les Catholiques polonais, ayant par son passé d' étudiant romain cotoyé nombre de séminaristes polonais à Rome, mais défendit toujours les droits religieux et linguistiques des Ruthènes, menacés par la polonisation.

 La guerre était heureusement finie et il fallait reconstruire, en priant pour le sort des frères ukrainiens plus à l' Est sous le joug soviétique...L' exarchat gréco-catholique de Lwow avait été auparavant visité par Mgr Ratti ( futur Pie XI ), nonce en Pologne jusqu' en 1921, qui avait tenté de faire nommer des évêques et mettre en place des structures pour ramener la paix entre les communautés.

 

Sa vie de curé de paroisse aurait pu se poursuivre paisiblement si la guerre encore une fois n' avait frappé son pays. Les armées d' Hitler anéantirent rapidement la Pologne à l' Ouest et les Soviétiques envahirent, comme il était convenu selon les accords secrets Ribbentropp-Molotov, l' Est du pays. Tarnopol tomba sans presque aucune résistance le 17 septembre 1939 et Stanislawow le 18. Il devint veuf peu après.

Des mesures vexatoires frappèrent tout de suite les Chrétiens; surtout les Uniates, et des Polonais furent déportés, tandis que les Ukrainiens étaient soumis à une intense propagande bolchévique. Lui-même fut emprisonné quelques temps au début de 1941 et lorsque les Allemands bombardèrent la région, les soldats soviétiques menacèrent de tuer ses filles.

Il fut libéré lorsque les Allemands à l' été 1941 chassèrent l' Armée rouge et intégrèrent la région au Gouvernement Général de Varsovie. Les Allemands enrôlaient des Ukrainiens qui avaient à se venger des Polonais et des Rouges. A nouveau la région était en proie aux luttes fratricides. Mais lorsqu' en 1942 fut créé un ghetto de Juifs dans la petite ville ( elle avait une  modeste synagogue ) dont un certain nombre était arrrivé de l' Ouest sous la période soviétique, le Père Kovtch mit toute son énergie pour tenter de sauver ces populations de la déportation. Déjà à l'été 1942 le ghetto de Tarnopol avait été exterminé.Il fit donc de faux certificats de baptêmes et fit parvenir des subsides clandestinement.

                                                      SS à Tarnopol

En septembre 1942 plus de 2 000 Juifs de la région  furent déportés à Belzec. Il ne pouvait plus tenir tête longtemps aux autorités et le 30 décembre 1942 sous l' accusation de l' administration de faux certificats de baptêmes il fut déporté au camp de Majdanek près de Lublin où il mourut d' une thrombose le 25 mars 1944. Son corps fut brûlé. Le Conseil juif d' Ukraine le déclara juste en 1999.

Il avait écrit du camp à ses enfants : " hier cinquante prisonniers ont été fusillés. Si je n' avais été là pour les aider à endurer ce moment pénible, que pourrai-je demander de plus au Seigneur ? Ne vous inquiétez pas de moi, mais réjouissez-vous avec moi ! "

 

Il fut béatifié par Jean-Paul II avec d' autres Ukrainiens le 22 juin 2001.

 

Link in English : http://www.baran.ca

 

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25 mars 2007 7 25 /03 /mars /2007 23:27

 Margaret Middleton " the Pearl of York "  was the daughter of a prosperous candlemaker in York. She married in 1574 John Clitherow a generous and wealthy butcher.

She became a Catholic in 1574. She would pay the fines, because she didn' t attend services of the established Church of England. But in 1576 she was imprisoned for two years. She refered to the time as a happy and profitable school...

Her husband stood for her, when she organized school at home for their three children and other ones.

Her husband' s brother was a Catholic priest ( though John belonged to the Church of England ) and she welcomed persecuted priests ( most of them Jesuits ) to hear Mass at home. Some of them were martyred and it gave her courage to desire the same grace.

While her son Henry was attending a Catholic school in Douai, France, her house was raided. Holy books and vestments where found and she was again imprisoned.

" Having made no offence I need no trial. If you say I have offended I will be tried by none, but by God and your own consciences. "

She was not allowed to see her children and was visited by people who tried to change her mind, including her stepfather ( mayor of York ). She begged them to say no more.

On the eve of her death she knelt for hours in prayer for the Catholic clergy, and for Queen Elizabeth that God would change her faith and save her soul.

SHE  REFUSED  TO  PRAY  WITH  PROTESTANTS  IN  ATTENDANCE.

A large wooden door was laid upon her and heavy weights were placed upon it. It took her 15 mn to die. It was on March, 25 , 1586.

Pius XI beatified her in 1929 and Paul VI canonized her in 1970.

Her daughter Anne became a nun, and her two sons became priests. 

                                 Maison de sainte Marguerite Clitherow à York

 

Marguerite ( Margaret en anglais )  Middleton naquit dans une famille protestante de rite anglican à York vers 1550. Elle épousa en 1571 John Clitherow, puis elle revint à la foi catholique de ses pères en 1574.

C' était l' époque du règne de la sanglante Elisabeth Ière ( 1533-1558-1603 ). En 1576 Marguerite fut emprisonnée pour avoir refusé de  " remplir ses devoirs envers Dieu et la Reine " et de ne pas vouloir assister aux services anglicans.

Elle fut libéré et de nouveau arrêtée. Elle profitait de ses incarcérations comme d' une période de retraite spirituelle. Elle priait chez elle avec ses trois enfants, soutenue par son mari ( resté anglican ) et abritait souvent des prêtres de passage ( surtout Jésuites ) qui venaient dire la Sainte Messe en cachette chez elle. Elle organisait aussi des leçons pour ses enfants et ceux de ses voisins. 

 

Le 10 mars 1586 alors que son fils Henry étudiait à Douai sa maison fut  perquisitionnée. On découvrit des ornements liturgiques et des livres sacrés d' un prêtre qui venait justement de s' échapper. Elle fut emprisonnée à la forteressse d' York et soumise à un interrogatoire. Refusant de se déclarer coupable, elle fut condamnée à mort.

" Si cette sentence est conforme à votre conscience, je prie Dieu qu' il vous en réserve une meilleure devant son tribunal. "

Elle passa la nuit en prière pour la conversion de la reine et pour soutenir dans la Foi le clergé catholique.

Elle fut écrasée sous une porte de chêne sur laquelle on avait placé des poids et mit quinze minutes à mourir. Ensuite son corps fut jeté dans une fosse remplie d'eau.

 

Elle fut béatifiée par Pie XI en 1929 et canonisée par Paul VI en 1970.

Sa fille Anne devint Ursuline et ses fils prêtres.

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25 mars 2007 7 25 /03 /mars /2007 22:04

 Paul ( Pawel ) Januszewski ( prononcer Ianouchevski ) naquit le 11 juin 1907 à Krajenki en Pologne. Il fut éduqué au collège de Greblin puis à Cracovie. En 1927 il entra chez les Carmes à Lwow et prit le nom d' Hilaire lorsqu' il fit sa profession en 1928. Il étudia la philosophie à Cracovie, puis au collège international Saint-Albert à Rome. Il fut ordonné prêtre le 15 juillet 1934 et retourna en 1935 au couvent des Carmes à Cracovie. Il devint professeur de théologie dogmatique et d' histoire de l' Eglise pour la province des Carmes de Pologne.

Il avait une personnalité simple et plutôt silencieuse. Il était fidèle au pratiques quotidienne de piété.

En 1939 il fut nommé prieur de sa communauté à Cracovie deux mois après l' occupation de son pays par les Allemands ( à l' Ouest ) et les Soviétiques ( à l' Est ).

Le 18 septembre 1940 quatre frères du couvent furent déportés par les Allemands ( les frères Urbanski, Majcher, Wszelaki, Nowakowski ) parce qu' ils avaient prêché en polonais dont l' usage public était interdit. La Gestapo revint en décembre pour en arrêter d' autres. Cette fois-ci il prit la place d'un frère âgé et malade et commença son calvaire qui allait durer plus de quatre ans. Emprisonné à la prison de Montelupi à Cracovie il fut déporté à Sachsenhausen, puis en avril 1941 à Dachau.

Il encourageait ses compagnons par la prière ( dont le bienheureux Tite Brandsma, carme hollandais ) et le soutien dans la Foi. Le 16 juillet 1942 les prêtres carmes et les autres religieux enfermés dans la même barraque purent célébrer dans cet atroce environnement la fête de ND du Mont Carmel avant la journée de travail. Pendant l' hiver 1945 la vie au camp devint encore plus insupportable; l' encadrement nazi commençait à montrer des signes de panique alors que la guerre semblait perdue pour eux. Les kapos ( prisonniers qui surveillaient les autres déportés ) multipliaient les sévices pendant que la région subissait les bombardements alliés.

Dans le barraquement 25 des Russes,  le typhus vint à se propager et il demanda d' y déménager avec d' autres prêtres pour assister les malades. Son apostolat allait durer 21 jours...

Le Père Januszewski mourut du typhus le 25 mars 1945 un mois avant la libération du camp par les Américains le 29 avril. Son corps fut brûlé dans un four crématoire.

Le Père Urbanski qui survécut rendit témoignage du sacrifice de son prieur. De nombreux Carmes polonais moururent dans les camps de concentration dont les Pères Kozan, Buszta, Makowski, etc...

Il fut béatifié par Jean-Paul II le 13 juin 1999 à Varsovie.

Le bienheureux Père Januszewski nous rappelle que la culture de mort contemporaine est radicalement opposée à l' Espérance chrétienne.

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25 mars 2007 7 25 /03 /mars /2007 21:42

Aujourd' hui nous fêtons la Reine du genre humain en son Annonciation : le fils de Dieu est descendu du Ciel. Il s' est incarné par le Saint Esprit dans le sein de la Vierge Marie et s' est fait homme.

 

Célébrée le 26 mars cette année pour laisser la place au dimanche de la Passion.
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24 mars 2007 6 24 /03 /mars /2007 02:33

Almighty and eternal God,

Thou who created us in Thine image

and bade us to seek after all that is good, true and beautiful,

especially in the divine person of Thine Only-begotten Son, our Lord Jesus Christ,

grant, we beseech Thee, that through the intercession of saint Isidore, Bishop and Doctor,

during our journeys through the internet we will direct our hands and our eyes

only to that which is pleasing to Thee

and treat with charity and patience all those souls whom we encounter

through Christ our Lord.

Amen.

 

En ce jour de la fête de l' ange saint Gabriel, veille de l' Annonciation.

                                            Cathédrale d' Amiens

http://ut-pupillam-oculi.over-blog.com/article-6282064.html

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24 mars 2007 6 24 /03 /mars /2007 01:47

Le Saint Père a reçu dans la matinée d' hier en audiences séparées quatre évêques italiens en visite ad limina, et dans l' après-midi le cardinal William Joseph Levada, préfet de la congrégation pour la doctrine de la Foi.

Avant-hier après-midi du 22 mars il avait reçu le cardinal Francis Arinze, préfet de la congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements ainsi que le cardinal Dario Castrillon Hoyos, président de la commission Ecclesia Dei.

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23 mars 2007 5 23 /03 /mars /2007 13:19

Le cardinal Biffi s' exprimait ainsi lors de la retraite prêchée par lui au Vatican devant le Pape, il y a quelques jours.

" Aujourd' hui nous courons le risque d' avoir un christianisme qui met Jésus, sa Croix et sa Résurrection entre parenthèses. Certes si l' on se limitait à parler de valeurs partagées, nous serions bien plus acceptables dans les émissions télévisées et dans les salons, mais se serait renoncer à Jésus et à la réalité boulerversante de la Résurrection. Tel est l' avertissement de Soloviev à notre temps ( ... ).

Il existe des valeurs absolues comme le bien, le vrai, le beau.

Il y a aussi des valeurs relatives comme la solidarité, l' amour de la paix, et le respect de la nature.

Si on les absolutise, en les déracinant ou même en les OPPOSANT à l' annonce du salut, alors, ces valeurs deviennent des instigations à l' IDOLATRIE. "

 

 

Les paroles du cardinal font écho à celles du Pape prononcées le 5 février dernier à l' église Sainte-Anne contre l' idôlatrie des temps modernes.

 

Lien : http://ut-pupillam-oculi.over-blog.com/article-5848360.html

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Published by Eric - dans réflexions
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