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  • : le blog ut-pupillam-oculi par : Eric
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  • : Je me propose de partager quelques réflexions, et de voyager avec vous dans l' univers spirituel de personnalités d' exception. Vous pouvez me laissez vos commentaires, afin que je puisse corriger les articles si nécessaire.
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1 juin 2007 5 01 /06 /juin /2007 19:43
sainte-angele-merici.jpg 
 Sainte Angèle Merici fut canonisée en 1807 par Pie VII.
Née en 1474 et orpheline à 15 ans, Angèle fut recueillie par un oncle. Elle devint membre du Tiers-Ordre franciscain. Après plusieurs pélerinages, dont un en Terre Sainte,elle se fixa à Brescia.
Elle y  fonda l' Institut des Ursulines ou Compagnie de Sainte-Ursule destiné à préparer les jeunes filles à leur rôle de mères chrétiennes.
Cette fondation était très opportune en un temps où un humanisme païen favorisait le relâchement des moeurs.
Sainte Angèle Merici mourut le 27 janvier 1540. Son culte fut étendu à l' Eglise universelle en 1861.

Lien : http://ursulines-ur.cef.fr
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31 mai 2007 4 31 /05 /mai /2007 19:46
ma--tre-de-moulins.jpg
 
Chez nous, soyez reine, nous sommes à vous !
Régnez en souveraine, chez nous, chez nous !

Soyez la Madonne qu' on prie à genoux
Qui sourit et pardonne, chez nous, chez nous !

Salut ô Notre Dame, nous voici devant vous
Pour confier nos âmes à votre coeur si doux.


( illustration : Vierge du Maître de Moulins )
 
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29 mai 2007 2 29 /05 /mai /2007 20:07
Julie Ledochowska naquit à Loosdorf près de Sankt Poelten en Autriche le lundi de Pâques 17 avril 1865 dans une famille nombreuse - dix enfants - de la grande noblesse polonaise. 
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Elle naquit dans la propriété que son grand-père le comte Ignace-Hilaire** Ledochowski ( prononcer Ledoukhovski, kh comme la jota espagnole ou le ch dur allemand ), que son opposition au tzar contraint à l' exil en 1843, avait acquise. Son père était le comte Antoine-Auguste Ledochowski, et sa mère, la deuxième épouse de celui-ci après son veuvage,  Joséphine von Salis-Zizers. Les garçons furent éduqués dans les meilleurs établissements de Vienne. Son milieu était donc celui de la noblesse exilée, à la fois cosmopolite ( on parlait le français comme tous les cercles aristocratiques européens d' alors, et bien sûr l' allemand de Vienne, en plus du polonais. Les soeurs avaient des gouvernantes anglaises ), et patriote. On rendait visite aux grandes familles dans leurs propriétés des environs : celle du comte von Falkenhayn à Walpersdorf, des Hammerstein à Sitzenthal, du baron Tinti au château de Schallaburg ou des Auersperg au château d' Albrechtsberg...
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                          Julie, Wladimir; leur mère et Marie-Thérèse    

La Rome de Pie IX, qui se considérait aussi comme un exilé - mais un exilé de l' intérieur depuis la perte de ses Etats, en était la capitale spirituelle. Le comte et la comtesse Ledochowski élevaient leurs enfants dans la Foi et assistaient quotidiennement à la messe. Souvent les abbés de l' abbaye de Melk venaient à la propriété.


Cette famille était  " bénie de Dieu " puisque sa soeur Marie-Thérèse ( 1863-1922 ), missionnaire en Afrique, fut béatifiée et que son frère Wladimir Ledochowski ( 1868-1942 )  fut le célèbre Préposé général des Jésuites de la première moitié du XXème siècle ( de 1915 à sa mort ). 
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La famille de par son histoire était donc patriote et le demeurait : par exemple son jeune frère Ignace ( 1871-1945 ), après avoir rempli son devoir de sujet autrichien en combattant valeureusement comme officier de l' armée austro-hongroise sur le front italien, devint le célèbre général compagnon d' armes du maréchal Pilsudski, qu' il connut en combattant les Bolchéviques en novembre 1918. Il fut, entre autres décorations, décoré de la Légion d' Honneur. Il mourut dans un camp de concentration à Dora-Mittelbau. Il fut surnommé le " saint général ".


Leur oncle fut le non moins célèbre cardinal Mieczyslaw ( Miecislas ) Ledochowski ( 1822-1902 ), nonce pontifical, puis primat de Pologne, et enfin préfet de la Sacrée Congrégation de la Propagande de la Foi. Le cardinal Ledochowski fut emprisonné par la Prusse - qui administrait la partie de la Pologne où le primat avait son siège - pour s' être opposé à la politique anti-catholique et linguistique du Kulturkampf de Bismarck à partir de 1873. Il dut démisionner de son siège épiscopal  de Gnesen-Posen ( Gniezno-Poznan ) et s' exiler à Rome*.

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Il avait été nommé cardinal alors qu' il était emprisonné. Il fut accueilli par le Pape.
Le Siège de Saint-Pierre fut donc toujours dans la famille Ledochowski le point d' ancrage de leur histoire.


Patriotisme et catholicisme furent indissolublement liés dans l' éducation de la jeune fille.



Julie Ledochowska fut éduquée à Sankt Pölten et dans la propriété familiale, près de Cracovie ( qui appartenait alors à l' Empire austro-hongrois ), à partir de 1883. La situation de son père avait, après un krach bancaire en 1873, sérieusement empiré et  Julie eut donc de quoi méditer sur la vanité des biens terrestres. 
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            la maison des Lechodowski à Lipnica Murowana en Galicie

A 21 ans, elle entra au couvent des Ursulines de Cracovie, et prononça ses voeux en 1889 sous le nom d' Ursule de Jésus. Elle fut une éducatrice attentive, et forma les jeunes filles au sein de la Société des Filles de Marie. De 1904 à 1907, Mère Ursule Ledochowska fut supérieure du couvent et du pensionnat. Elle fonda une pension pour les jeunes filles qui, fait nouveau à l' époque, suivaient des cours à l' Université - mixte -  Jagellon de Cracovie. Elle avait le don de diriger avec ordre, avec justice et avec pragmatisme. Comme ses frères officiers, comme son grand-père et son oncle, elle avait le don de la direction. 
Il n' y a pas de justice permettant à la charité de s' épanouir, s' il n' y a de direction juste. Le charisme de direction qu' elle a reçu de par son éducation, de son milieu et  de sa naissance allait se mettre au service de l' Eglise ; et s' épanouir dans son époque, avec sa contingence et ses vicissitudes.

ursule-ledochowski-cracovie.jpg

Reçue par le Pape saint Pie X en 1907, il approuva son projet de se rendre en Russie : " prenez des robes roses si vous voulez, mais allez en Russie. "



 En 1909 elle dirigea l' école de jeunes filles de la paroisse catholique Sainte-Catherine sur la célèbre perspective Nevski à Saint-Pétersbourg. L' Empire russe, comme l' Empire austro-hongrois et l' Empire allemand, se partageait les territoires polonais, mais la formation intellectuelle des Catholiques étaient plus poussée en Pologne autrichienne ou allemande. Le séminaire et l' académie de théologie de Saint-Pétersbourg qui accueillaient de nombreux prêtres ou séminaristes d' origine polonaise, ou lithuanienne, étaient de date récente. En dehors de la Pologne, il n' y avait encore que peu d' ordres féminins catholiques actifs dans le reste de l' Empire russe. 

La Russie était certes majoritairement orthodoxe, mais de nombreux territoires à la marge de l' Empire étaient majoritairement catholiques ( les parties polonaise et lithuanienne ) ou protestants ( la Courlande, la Finlande, les bords de la Baltique occidentale, les colonies allemandes de la Volga, etc...). La plupart des villes importantes économiquement comprenaient aussi des paroisses catholiques ou protestantes pour les minorités de l' Empire, de Samara à Vladivostok, de Kiev à Nijny-Novgorod. 

L' époque exigeait donc une meilleure formation intellectuelle des jeunes générations catholiques. Saint-Pétersbourg était alors une capitale européenne cosmopolite, dont  le dynamisme économique faisait se côtoyer de nombreuses nationalités. Il fallait être efficace, prosélyte et ne pas se laisser distancer par d' autres communautés.
En un mot il fallait être " moderne ".
Elle fonda aussi un pensionnat de jeunes filles en Finlande, qui était alors une province russe ( le Grand-Duché de Finlande ).


 Tout ce monde s' écroula au moment de la première guerre mondiale !sainte-catherine.jpg
 la paroisse catholique sainte Catherine comptait à la veille de la révolution 30 000 paroissiens


Lorsque la première guerre mondiale éclata, la Russie impériale se rangea aux côtés des alliés occidentaux français et anglais, et combattit le Reich allemand du Kaiser Guillaume et l' Autriche-Hongrie de François-Joseph. La Mère Ursule Ledochowska, qui était sujette autrichienne, dut donc partir pour la Suède neutre, où elle fonda à Stockholm une école et un pensionnat pour les jeunes filles catholiques ou non, et un journal en suédois, bien que la plupart des Catholiques de Suède ( très minoritaires ) fût d' origine étrangère. Elle échappa ainsi certainement aux persécutions bolchéviques qui allaient à partir de 1917 frapper la Russie, et en particulier les Chrétiens.



C' est ainsi qu' en 1917, elle créa au Danemark une école pour les enfants des réfugiés de guerre, dont des Polonais, et spécialement les Polonais de Russie, qui pour la plupart avait fui les territoires russes en proie à la révolution communiste, sans pouvoir s' installer en Pologne alors sous occupation austro-allemande. Elle donnait des conférences en plusieurs langues sur la situation de son pays et des orphelins dont elle s' occupait. Elle gagnait sa vie en donnant des cours de français.

Elle put revenir à Cracovie dans son couvent d' origine, au moment de l' indépendance de la Pologne en 1919.



En 1920, répondant à un appel qui la pressait depuis les années de guerre et de révolutions qui bouleversèrent l' Europe centrale et l' Europe de l' Est, elle fonda une branche nouvelle de la spiritualité ursuline : les soeurs ursulines du Sacré Coeur de Jésus Agonisant  ( les Ursulines grises ). Elles étaient quarante soeurs.

ursule-ledochowska-et-soeurs-grises.jpg

 Cette nouvelle Congrégation était particulièrement vouée à l' éducation des enfants pauvres, des enfants de réfugiés, des orphelins, ainsi que des vieillards abandonnés. Elle répondait à la situation de son époque, ravagée, de l' après-guerre; et aussi aux préoccupations sociales de son temps, celui du capitalisme industriel qui détruisait trop souvent les liens spirituels.

Rapidement, elle put ouvrir de nouvelles maisons en Pologne. Le Pape Benoît XV ( 1915-1922 ) l' appela non moins rapidement à Rome, où elle ouvrit deux maisons d' éducation, dont une en banlieue.  De Rome, profitant aussi des conseils de son frère, elle dirigea ensuite sa Congrégation de la nouvelle maison généralice ( fondée en 1928 ). Elle reçut les statuts définitifs de ses filles, les Ursulines grises,  en 1930 sous le pontificat de Pie XI. 
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                        Wladimir Ledochowski,sj ( 1868-1915-1942 )



Elle disait : " le Très Saint Sacrement est le soleil de notre vie, notre trésor, notre bonheur. "

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le couvent de Piewny, en Pologne, où repose le corps de sainte Ursule Ledochowska

Elle mourut le lundi de Pentecôte 19 mai 1939 à Rome, laissant de nombreux écrits de méditation, quelques mois avant le début des hostilités...Il y avait alors 35 couvents en Pologne, en France, en Belgique, en Suisse, en Italie, etc...

Elle fut béatifiée en en 1983 et canonisée en 2003 par Jean-Paul II. Les soeurs grises sont une trentaine en France.

ledochowska.gif



* La réconciliation du formidable cardinal polonais avec la Prusse n' eut lieu qu' en 1893 lors de la visite de Guillaume II à Rome.

** Il s' installa en Pologne autrichienne en 1855 où il termina ses jours dans un couvent dominicain de Galicie en 1870.
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Julie ( sainte Ursule ) Ledochowska avait trois demi-frères du premier mariage de leur père avec Marie von Seilern, Thimothée, Antoine et Casimir. Suivirent du second lit : Marie-Thérèse, Julie, Wladimir, Marie-Josèphe, Ernestine, Fanny et Ignace. Une petite Josèphe et un petit Stanislas moururent en bas-âge.

Lien : http://www.ursulines-cja.org
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28 mai 2007 1 28 /05 /mai /2007 03:03
 demski.jpg  Ladislas ( Wladyslaw en polonais ) Demski naquit  le 5 août 1884 en Prusse Orientale, dans le Ermland ( ou Varmie en français ), dans le petit bourg de Dietrichsdorf ( Straszewo en polonais ), près de Stuhm ( Sztum ). Il était donc sujet du Reich allemand. 


La population était majoritairement prussienne et avait été christianisée par les chevaliers teutoniques, à l' appel de Conrad de Mazovie, au XIIIème siècle. A partir de cette époque, elle fut germanisée. 
Après la bataille de Grunwald en 1410, la région fit allégeance au roi de Pologne à Marienburg. Après une brève reconquête par l' Ordre teutonique, la Varmie fit partie de la Prusse royale ( à ne pas confondre avec la Prusse ducale qui deviendra majoritairement luthérienne ) qui se plaça, en gardant certains privilèges, sous la suzeraineté de la Pologne en 1466 ( traité de Thorn ou Torun ).


En 1569, l' Union de Lublin ( union de la Pologne et de la Lithuanie ) reconnut une certaine autonomie à la Prusse royale. En 1772, la Varmie, ou Prusse royale, fut, avec d' autres parties de la Prusse Orientale, annexée au Royaume de Prusse dont la capitale était à Berlin ( Prusse-Brandenbourg ).

Mais la Varmie, contrairement à d' autres régions de Prusse, était restée majoritairement catholique dans les campagnes. Les villes les plus importantes étaient Allenstein et Braunsberg ( Braniewo en polonais ).
On parlait un allemand haut-prussien en Varmie ( avec des dialectes bas-prussiens dans le Nord ), tandis qu' au sud on parlait le polonais ( les Warmiaks ). 
Ladislas Demski faisait donc partie de cette minorité méridionale ( les Warmiaks ) qui s' exprimait en polonais. Ses parents étaient d' ardents patriotes polonais à la suite des mouvements d' idées nationalistes, nés au XIXème siècle. 

A la création de l' Empire allemand en 1871, la Varmie fit partie de la province de Prusse Orientale majoritairement luthérienne. En 1873, l' enseignement devint entièrement en langue allemande comme le fut le français dans les écoles de la IIIème République, pour éradiquer les langues locales. Mais, aussi bien en Prusse qu' en Russie ou en Autriche, les langues " locales " parvinrent à survivre car le centralisme était moindre; alors que paradoxalement les régimes étaient plus " autoritaires " ( pour employer un langage d' aujourd' hui ).


Il étudia au Collegium Marianum de Pelplin, fondé en 1836 pour les élèves de langue polonaise. Pelplin, petit village fondé par les cistersciens au XIIIème siècle, était devenu au XIXème siècle une bourgade de plusieurs milliers d' habitants qui venait d' obtenir le rang d' évêché. Il poursuivit ses études au lycée de Braunsberg, ville majoritairement germanophone et ancienne ville de la ligue hanséatique. Avec sa voisine Königsberg ( aujourd' hui Kaliningrad en Russie ), elle était le principal centre universitaire de la Prusse Orientale. 

Braunsberg-Rathaus-Kirche-.jpg


Il étudia au séminaire de Braunsberg entre 1906 et 1910, année où il devint vicaire pour la paroisse polonaise de Frauenburg ( aujourd' hui Frombork ) ville de 2500 habitants sur le lagon de la Vistule, où vécut et fut enterré en 1543 Nicolas Copernic. Ensuite, il fut nommé à Thomsdorf ( aujourd' hui Szabruk ) puis plus à l' Est à Wartenburg ( aujourd' hui Barczewo ) ville de 5000 habitants à 15 km d' Allenstein et à 100 km de Königsberg. Il demeura dans la région de 1912 à 1917, et exerça aussi la charge d' aumônier de l' hôpital militaire de Königsberg pour les soldats polonais de l' armée allemande.

La province comptait près de 1 700 000 Protestants (  à noter des communautés mennonites dans les envirions de Tilsit ), près de 230 000 Catholiques et près de 14 000 Juifs. 


Koenigsberg-i-P-Schloss-.jpg



Après la guerre, il s' installa à Altmark près de Stuhm de 1919 à 1921. Le Reich du Kaiser Guillaume était vaincu. L' agitation socialiste, les grèves ouvrières et le chômage allait dévaster l' Allemagne, tandis qu' à Berlin la révolution spartakiste s' inspirait de la révolution bolchévique en Russie. 
La jeune république polonaise naissante au Sud, dont l' armée était formée par les Français ( il y avait un jeune capitaine De Gaulle... ) et les Anglais pour contrer les avancées soviétiques avait un certain pouvoir d' attraction pour la minorité polonaise de Prusse Orientale. Beaucoup de Polonais, dans une Allemagne ruinée, y immigrèrent. Mais la Pologne elle-même était dans une situation militaire et économique précaire.



Les alliés occidentaux organisèrent un plébiscite dans la région pour le maintien de la Prusse Orientale ou non à l' Allemagne. Il fut créé le fameux couloir de Dantzig qui coupa la Prusse du reste de l' Allemagne et la ville de Memel, allemande, fut annexée à la Lithuanie en 1923. L' abbé Demski faisait partie du comité central de l' Union des Polonais de Prusse Orientale et de diverses associations de Catholiques polonais de Prusse. 

Contrairement aux prévisions occidentales, la Prusse Orientale vota à une majorité écrasante pour son maintien dans la nouvelle Allemagne de Weimar. Les minorités polonaises de Prusse allait subir des discriminations, de même que les minorités germanophones restées en Pologne. Le pire allait advenir car la province appauvrie et isolée allait se laisser séduire par le IIIème Reich dix ans après...


westpreussen.jpg



Ladislas Demski décida donc d' émigrer en Pologne, et il se fit incardiner à Gniezno ( Gnesen ) qui elle avait voté pour le rattachement à la Pologne, car elle était située dans la partie prussienne catholique.


Il devint prêtre à Inowroclaw ( l' ancienne Leslau ou Hohensalza ) et décida de reprendre ses études. Il fut préfet au lycée Kasprowicz, où il enseigna la philosophie et suivit des cours de philologie classique à l' Université de Poznan. Il put ainsi devenir professeur de latin-grec et de philosophie. Petit à petit, il se construisit dans son nouveau pays, où il ne faisait plus partie d' une minorité.
 L' heure était à la reconstruction personnelle, morale, communautaire, et bien, sûr spirituelle. Son patriotisme et son attachement à la spiritualité du Sacré-Coeur ainsi que sa fidélité à l' enseignement du Pape Pie XI, ami de la Pologne, ne le firent pas tomber dans un nationalisme exacerbé; contrairement à certains Polonais moins proches de l' Eglise et tentés par les régimes autoritaires qui se propageaient en Europe. 

hohensalza-inowroclaw.jpg



Pendant toutes ces années, il fut un professeur ardent, attentif aux progrès de ses élèves. Parrallèlement à ses charges pastorales à la paroisse Notre-Dame, il participait au renouveau de son pays.

Très vite au moment de l' occupation hitlérienne, il fut donc arrêté comme membre de l' élite intellectuelle, avec son confrère l' Abbé Kubski, le 2 novembre 1939, et déporté quelques mois plus tard à Stutthof, puis au camp de Sachsenhausen, où il mourut le 28 mai 1940.

Il fut béatifié en 1999. 

hohensalza-promenade.jpg

Links:  ( auf Deutsch )  www.deutsche-schutzgebiete.de 
www.deutsche-kaiserreich.de
voir le bienheureux Stanislas Kubski : http://ut-pupillam-oculi.over-blog.com/article-10468743.html
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28 mai 2007 1 28 /05 /mai /2007 00:04
Nowowiejski.jpg   Antoine-Julien ( Antoni-Julian ) Nowowiejski naquit le 11 février 1858 à Lubienia près d' Opatow en Pologne méridionale qui appartenait alors à l' Empire russe.

Il entra à seize ans au séminaire diocésain de Plock ( prononcer Plotzk ) en Mazovie - au Nord-Ouest de Varsovie -  et fut ordonné le 10 juillet 1881. L' année suivante il poursuivit ses études à l' académie théologique de Saint-Pétersbourg à l' issue desquelles il devint recteur du séminaire de Plock, puis vicaire général. Il fallait rehausser le niveau du clergé qui était moins bien formé que le clergé polonais des parties prussienne et autrichienne de la Pologne.


En 1908, il devint évêque de Plock. Il aida la fondation à Plock des soeurs de ND de la Miséricorde inspirées par sainte Faustine Kowalska (1905-1938 ) et dut affronter le schisme mariavite ( secte  accusée d' être pro-russe unie plus tard aux vieux-catholiques d' Utrecht ).
Entre 1915 et 1918, Plock fut occupée par l' armée austro-allemande et en 1920 fut le siège de combats entre bolchéviques et Polonais de l' armée de Pilsudski.

En 1930 il fut nommé archevêque " ad personam " par Pie XI qui avait été avant son pontificat nonce en Pologne. Il organisa deux synodes diocésains et fut à l' initiative de la fondation de l' Action Catholique dans son diocèse.

Il fut un évêque exemplaire à la profonde spiritualité, promoteur de recherches théologiques. Il écrivit des ouvrages sur l' histoire de l' Eglise et sur la liturgie et fut nommé docteur honoris causa de l' université de Varsovie.

Après que la Mazovie du Nord fut annexée à la Prusse orientale, Il fut arrêté par les nazis le 28 février 1940  avec un groupe de prêtres, dont son auxiliaire Mgr Wetmanski, et interné à la prison de Slupna puis au camp de concentration de Dzialdowo ( Soldau en allemand ). Il avait déclaré : " comment un pasteur peut-il abandonner ses brebis ? ". En cachette il apportait un soutien spirituel à ses compagnons d' infortune. Il mourut de ses mauvais traitements après trois mois de souffrances le 28 mai 1941.
Il fut béatifié par Jean-Paul II en 1999. 

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                                     Cathédrale de Plock

Liens :
http://ut-pupillam-oculi.over-blog.com/article-12976098.html
http://ut-pupillam-oculi.over-blog.com/article-12842864.html
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27 mai 2007 7 27 /05 /mai /2007 23:18
Saint Bede ( 672-735 )  was an Anglo-Saxon Benedictine monk at the Northumbrian Saint Paul's ( now in modern Jarrow ).
He was born around the time England was finally christianised and his writings helped complete this process. They were famous in all the Christian world under the Pontificate of saint Gregory the Great.
He wrote about music, astronomy, poetry, mathematics, grammar, philosophy, hagiography, and Bible commentary and also Historia ecclesiastica gentes Anglorum.

bede-penrose.jpg

Saint Bede by Penrose. 

Lien ( en français ) :  http://www.jesusmarie.com/bede_le_venerable.html 
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27 mai 2007 7 27 /05 /mai /2007 22:36
pentec--te-giotto-londres.jpg

Veni Sancte Spiritus,
Et emitte coelitus
Lucis tuae radium.

Veni pater pauperum,
Veni dator munerum,
Veni lumen cordium.

Consolator optime,
Dulcis hospes animae,
Dulce refrigerium.

In labore requies,
In aestu temperies,
in fletu solatium.

O lux beatissima,
Reple cordis intima
Tuorum fidelium.

pentecote-duc-de-berry.jpg

Sine tuo numine,
Nihil est in homine,
Nihil est innoxium.

Lava quod est sordidum,
Riga quod est aridum,
Sana quod est saucium,

Flecte quod est rigidum,
Fove quod est frigidum,
Rege quod est devium.

Da tuis fidelibus,
In te confidentibus,
Sacrum septenarium.

Da virtutis meritum,
Da salutis exitum,
Da perenne gaudium.

Amen.

pentecote.jpg

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Published by Eric - dans la prière
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26 mai 2007 6 26 /05 /mai /2007 02:33
SALVE  REGINA
Mater misericordiae, vita dulcedo et spes nostra salve !
Ad te clamamus exsules filii Hevae.
Ad te suspiramus gementes et flentes in hac lacrymarum valle.
Eia ergo advocata nostra, illos tuos misericordes oculos ad nos converte !
Et Jesum benedictum fructum ventris tui nobis post hoc exsilium ostende.

O clemens ! O pia ! O dulcis Virgo Maria !

vierge-settignano.jpg


Ora pro nobis Sancta Dei Genitrix, ut digni efficiamur promissionibus Christi ! 
Amen. 
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26 mai 2007 6 26 /05 /mai /2007 02:22
Aujourd' hui nous fêtons saint Philippe Néri ( 1515-1595 ) de la Congrégation de l' Oratoire.
A 24 ans, il commence son apostolat en réveillant la dévotion romaine aux sept basiliques et aux catacombes et en ouvrant un hôpital pour les pélerins.
Prêtre en 1551, il institue les exercices spirituels qui sont à l' origine de la Congrégation de l' Oratoire. Sa gaieté poussée parfois jusqu' à la fantaisie en fait le plus original des saints.

saint-philippe-n--ri.jpg


MON  COEUR  ET  MA CHAIR  BONDISSENT  DE  JOIE  POUR  LE  DIEU  VIVANT. 

Link ( auf Deutsch, in English ) http://www.institut-philipp-neri.de
Oeuvre saint Philippe Néri à Berlin.
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25 mai 2007 5 25 /05 /mai /2007 19:11
Né à Saint-Jean-Baptiste-de-Teul au Mexique dans l' archidiocèse de Guadalajara le 5 mai 1898, saint Augustin Caloca Cortes devint prêtre à Totaliche et préfet du séminaire.
Il fut fusillé le 25 mai 1927 à Colotlan dans la province de Jalisco.
Il déclara devant le peloton d' exécution : " je meurs innocent et je demande à Dieu que mon sang serve à l' unité de mes frères mexicains. "

caloca-cortes.jpg
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