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  • : le blog ut-pupillam-oculi par : Eric
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  • : Je me propose de partager quelques réflexions, et de voyager avec vous dans l' univers spirituel de personnalités d' exception. Vous pouvez me laissez vos commentaires, afin que je puisse corriger les articles si nécessaire.
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23 juillet 2007 1 23 /07 /juillet /2007 00:30
Une simple soeur cloîtrée peut-elle être considérée comme l' une des plus grandes missionnaires du début du XXème siècle ? Certainement si l' on prend en compte la vie de la bienheureuse Marguerite-Marie Lopez de Maturana.
Elle naquit le 25 juillet 1884 à Bilbao dans le Pays Basque espagnol, et fut baptisée sous le nom de Pilar le même jour avec sa soeur jumelle Léonor.

Margarita-Lopez.jpg

Les deux soeurs furent aussi jumelles dans leur vocation : Léonor devint carmélite - l' Eglise a reconnu récemment l' héroïcité de ses vertus - tandis que Pilar entra à 19 ans dans l' Ordre des Mercédaires ( ND de la Merci ) au couvent de Berriz où elle avait étudié dans sa  prime jeunesse. Elle reçut le nom de soeur Marguerite-Marie et se distingua par ses prières prolongées et sa charité. Elle entrait de plus en plus dans l' intimité du Seigneur, et suivit son charisme : celui de retrouver l' esprit originel de l' Ordre de la Merci, c' est-à-dire la libération des prisonniers en terre de mission.
Elle se demandait comment revivifier l' esprit missionnaire de son Ordre, fondé quatre siècles auparavant, et devenu - surtout pour sa branche féminine - un Ordre majoritairement voué à la contemplation.
Lorsque deux missionnaires revenus de Chine et des Indes en 1919 témoignèrent de leur apostolat au couvent de Berriz, son coeur s' enflamma...
Avec la permission de sa supérieure, elle se voua à l' association de la Jeunesse Mercédaire Missionnaire qui venait d' être créée en Espagne.
Toute la communauté du couvent fut elle-aussi associée par la prière à l' action de l' association, à tel point que les religieuses reçurent en 1926 la croix missionnaire et préparèrent le départ pour la Chine de six d' entre elles.

Le couvent reçut la permission du Saint-Siège de se transformer en institut missionnaire. Le désir de la bienheureuse Marguerite-Marie fut comblé, lorqu' en 1930, elle devint la première Mère Supérieure de l' Institut Missionnaire de la Bienheureuse Vierge Marie de la Merci.

marguerite-marie-lopez.jpg

En peu de temps, elle fit le tour du monde pour encourager ses filles dans divers couvents, soit pour les fonder, soit pour les fortifier. Aujourd' hui elles sont 600 soeurs dans 72 communautés. Elle mourut le 23 juillet 1934, peu de temps après une opération chirurgicale, non sans avoir déclaré à ses filles qu' elle les aiderait au Ciel.

Cette religieuse qui avait " le coeur tourné vers le Ciel, le regard tourné vers le siècle, et les pieds sur terre " fut béatifiée il y a quelques mois, le 26 octobre 2006.


ND : L' Ordre de ND de la Merci fut fondé au XIIIème siècle à Barcelone par saint Pierre Nolasque et saint Raymond de Penafort. Il fut approuvé par le Pape Grégoire IX qui lui donna la règle de saint Augustin en 1235. Il fut créé pour  délivrer les prisonniers et les esclaves chrétiens en terre musulmane.
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22 juillet 2007 7 22 /07 /juillet /2007 23:46
Philip Evans ( 1645-1679 ) was a Welsh Jesuit who worked in mission in Southern Wales for 40 years. There he became known for his zeal and charity and enjoyed great popularity and success.
Though he was especially sought after by those behind the Titus Oates plot. Father Philip Evans proved himself fearless. Over and above the usual 50 pounds for any Jesuit, 200 pounds were offered for him. Instead of fleeing the country, he stayed to serve the Catholics in Wales and was eventually caught.
Refusing, of course, to take the oath of supremacy, which recognized the king as supreme in all religious matters, he was imprisoned and hanged.

philippe-evans.jpg
Né à Monmouth dans le Pays de Galles en 1645, il devint Jésuite en 1665 après avoir étudié à Saint-Omer en France. Il fut envoyé comme missionnaire dans le Sud du Pays de Galles. Connu pour sa charité et sa foi, les autorités galloises fermaient les yeux sur son fervent apostolat. Mais lorsque la pseudo-conjuration de Titus Oates déchaîna à nouveau la persécution contre les Catholiques, la situation du RP Philippe Evans devint périlleuse. On mit sa tête à prix. Il refusa néanmoins de quitter son troupeau. Il fut donc arrêté le 2 décembre 1678 et emprisonné à Cardiff.
Il refusa la vie sauve et le serment de suprématie qui reconnaissait la seule autorité du roi en matière religieuse, et au contraire protesta de sa fidélité au Pape. Il se déclara heureux, lors de son jugement, de mourir pour sa fidélité, et fut exécuté le 22 juillet 1679.
Le Pape Pie XI le béatifia le 15 décembre 1929. Il est fêté le 21 février avec les autres martyrs jésuites anglais de cette sombre époque.
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22 juillet 2007 7 22 /07 /juillet /2007 22:41
Saint Luc nous montre aux pieds du Seigneur une pécheresse en larmes dont Jésus loue la Foi et l' Amour ; à Béthanie, Marie, soeur de Lazare se tient aussi aux pieds du Seigneur qui la loue de ne rechercher que l' unique nécessaire. 
Nous trouvons aux pieds du Seigneur Marie de Magdala dont Jésus avait chassé les démons et qui assistait de ses biens le Christ et ses apôtres. Nous la trouvons aussi au tombeau où elle est la première à voir le Christ ressuscité et où elle reçoit de lui la mission d' annoncer sa résurrection aux apôtres.
Toutes trois parfument, en diverses occasions, le corps du Christ.
fraangelico-noli-me-tangere.jpg 

La liturgie romaine voit en elles une seule femme : femme si pleinement purifiée par l' amour de Jésus et devenue l' amie privilégiée de son Sauveur.
C' est surtout à partir du XIème siècle que le culte de Marie-Madeleine a commencé son plein essor en Occident.
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Published by Eric - dans Saints
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19 juillet 2007 4 19 /07 /juillet /2007 21:41
bienheureux-hermann-stepien.jpg Karol (  Charles )  Stepien naquit à Lodz le 21 octobre 1910. Il entra au petit séminaire franciscain de Lwow à quatorze ans. Ensuite il entra au noviciat de Lagiewniki et prit en 1930 le nom de religion d' Hermann, lorsqu' il prononça ses voeux temporaires. Ensuite, il termina ses études secondaires et en 1933 entra au couvent franciscain des Frères Mineurs Conventuels de Cracovie.

Il émit ses voeux solennels le 27 juin 1934. Etudiant doué, il fut envoyé à Rome par ses supérieurs pour parfaire sa formation théologique à la Faculté de Saint-Bonaventure, où il demeura jusqu' à l' année universitaire 1938. Il eut ainsi l' occasion de voir la montée des périls en Occident de plus près, et la guerre larvée que menait le régime mussolinien contre l' Eglise.
Comme il avait été ordonné à l' été 1937, il fut envoyé en Pologne au couvent de Radomsko et reçut son doctorat de théologie en 1939 à Lwow. C' était un religieux d' avenir pour son Ordre et pour l' Eglise.
Il fut ensuite nommé à Vilnius, alors ville polonaise, qui fut occupée par l' armée soviétique. Ayant subi les persécutions communistes, il fut nommé ensuite à Iwieniec, lorsque la région fut occupée par les Allemands en 1941. Il rejoignit plus tard son jeune confrère le bienheureux Achille Puchada à Pierszaje, non loin de là...

Répondant à une insurrection, les Allemands prirent les deux prêtres en otage et les exécutèrent le 19 juillet 1943.

Il furent béatifiés pour leur fidélité à leur sacerdoce en 1999, n' ayant pas voulu abandonner leurs paroissiens, et pour leur sacrifice à l' image du Christ.

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19 juillet 2007 4 19 /07 /juillet /2007 21:16
 bienheureux-achille-puchada.jpg Joseph Puchada naquit le 18 mars 1911 dans le diocèse de Przemysl. Il entra en 1924 au petit séminaire des Frères Mineurs Conventuels ( Franciscains ) à Lwow en Pologne orientale ( aujourd' hui en Ukraine occidentale ), puis au noviciat franciscain de Lagiewniki en 1927. Il fut admis en septembre à prendre le nom de religion de Frère Achille. En 1931 après ses voeux, il entra au séminaire franciscain de Lwow où il étudia la philosophie et la théologie. Le 22 mai 1932, il émit ses voeux solennels, et le 5 juillet 1936 fut ordonné prêtre. Il avait 25 ans.
Il passa ses premières années au couvent de Grodno, puis dans le diocèse de Pilsk à Iwieniec, où il fut surpris par le début de la seconde guerre mondiale en septembre 1939.
Lorsque le curé de la paroisse avoisinante de Pieszaje prit la fuite devant l' ennemi soviétique, le Père Achille Puchada le remplaça et fit venir le Père Hermann Stepien de Vilnius pour le seconder. Il passa presque deux années dans les affres de l' occupation communiste.

Lorsque les Allemands envahirent à leur tour la Pologne orientale, ils desserrèrent l' étau, mais bien vite ils se révélèrent encore plus féroces que l' occupant précédent, surtout après la fin du printemps 1943, au moment où l' armée d' Hitler s' enlisait à Stalingrad plus à l' Est, provoquant un regain de résistance communiste dans les anciennes zones d' occupation soviétique.
Il y eut une insurrection à Iwieniec le 19 juin 1943 contre les Allemands. Le mois d' après, la Gestapo perquisitionna la paroisse de Pieszaje. Le commandant allemand de la gendarmerie locale, qui avait été élevé dans la religion catholique, proposa aux deux prêtres de se soustraire à la Gestapo et de se cacher dans un lieu sûr, mais les PP. Puchada et Stepien refusèrent, afin de demeurer avec leurs ouailles...
La Gestapo arrêta donc des otages,et parmi eux les deux jeunes Franciscains. Tandis que les villagois arrêtés furent transférés dans des camps de concentration, les deux prêtres furent exécutés.
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18 juillet 2007 3 18 /07 /juillet /2007 21:14
Sainte Symphorose était l' épouse de saint Gétule. Elle vivait non loin de Rome sur la via Tiburtina avec ses sept fils : Crescent, Julien, Némèse, Primitif, Justin, Stactée et Eugène.
La famille demeurait près de la somptueuse villa de l' empereur Hadrien à Tivoli. Avant d' inaugurer officiellement son palais, Hadrien décida de consulter les dieux. Il lui fut conseillé de sacrifier la veuve du chrétien Gétule ( déjà martyrisé ) et ses fils qui adoraient le Dieu unique des Chrétiens.

tivoli.jpg

La veuve et ses fils furent donc arrêtés et conduits au temple d' Hercule. Si elle sacrifait aux idoles elle aurait la vie sauve ainsi que ses fils. Mais tous refusèrent, invoquant l' exemple de leur mari et père et de ses compagnons.

Ils furent torturés : la mère fut suspendue par les cheveux, puis précipitée dans le fleuve Tévéron avec une pierre et les fils furent écartelés...leurs corps furent jetés dans une fosse commune. L' endroit fut depuis appelé le " Campus qui Septem fratum dicitur ", le Champ des Sept frères.

Deux ans après leur mort, le frère de sainte Symphorose, haut fonctionnaire romain ( principalis curiae tiburtinae ) qui se prénommait Eugène, les fit ensevelir chrétiennement , alors que la persécution contre les Chrétiens se faisait moins sévère. Une église dédiée au souvenir de sainte Symphorose et de ses fils fut construite dans les siècles suivants .

Le Pape Pie IV fit exhumer leurs restes dans l' église de Saint-Ange de la Pescheria.

symphorose.jpg

                      Reliquaire de sainte Symphorose, église de Tivoli

En 1939, les propriétaires de la colline faisant face au lieu du martyre élevèrent une ravissante chapelle en leur mémoire...

Lien ( en italien et en anglais - in italiano, in english ) :  www.tibursuperbum.it
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18 juillet 2007 3 18 /07 /juillet /2007 20:34
raymon-du-puy-grand-ma--tre.jpg

              Raymond du Puy par Alexandre Laemlein XIXème s. 
             Copyright Gérard Blot ( réunion des musées nationaux )

Extraits :

Titre premier.

Au nom du Seigneur, amen.

Je, Raymond*, serviteur des pauvres de Jésus-Christ, et gardien de l' hôpital de Jérusalem, avec le conseil du chapître des frères, ai fait les présents règlements, pour être observés dans la maison de l' hôpital de Saint-Jean-Baptiste de Jérusalem.
Je veux donc que tous les frères qui s' engageront au service des pauvres, et à la défense de l' Eglise catholique, maintiennent et observent, avec la grâce de Dieu, les trois choses qu' ils ont promises, qui sont la chasteté, l' obéissance ; c' est-à-dire, qu' ils feront exactement tout ce qui leur sera commandé par le Grand-Maître ; et de passer leur vie sans rien posséder en propre, parce que Dieu leur demandera compte de ces trois choses, le jour du Jugement



Notre ordre fut doté, augmenté et enrichi, depuis sa première fondation, par la libéralité, l'aide et la faveur du Saint-Siège apostolique, des rois et des princes catholiques, et par la piété des fidèles, de terres, de possessions, de droits de justice, de grâces, de privilèges et d' exemptions ; afin que les chevaliers qui y auraient fait profession joignissent la milice à la véritable Charité, qui est la mère et le fondement solide de toutes les vertus, à l' hospitalité et l' attachement sincère à la Foi, et qu' occupés de ces deux différentes fonctions, ils ne songeâssent à se distinguer que par leur mérites.

Les soldats de Jésus-Christ sont uniquement destinés à combattre pour sa gloire, pour maintenir son culte, et la religion catholique, aimer, révérer et conserver la justice, favoriser, soutenir et défendre ceux qui sont dans l' oppression, sans négliger les devoirs de la sainte hospitalité.

Ainsi les chevaliers de l' hôpital, en s' acquittant avec piété de l' un et de l' autre de ces devoirs, doivent porter, sur leurs habits, une croix à huit pointes, afin qu' ils se souviennent de porter dans le coeur la Croix de Jésus-Christ, ornée des huit vertus qui l' accompagnent, et qu' après avoir fait quantité d' aumônes, ils mettent l' épée à la main pour terrasser les Mahométans.
 
blason-malte.jpg

(...) Dès qu' ils se sont, une fois, dévoués à ces saints exercices, ils doivent s' animer par l' exemple des Macchabées : ces saints soldats et martyrs qui ont si glorieusement combattu pour maintenir leur religion et qui, avec un très petit nombre de troupes, ont souvent défait des armées formidables, par l' assistance du Seigneur.

Ils doivent encore s' attacher à l' observation exacte qu' ils ont promise à Dieu, en faisant les trois voeux ordonnés par la Règle : de chasteté, d' obéissance et de pauvreté, et à pratiquer toutes les autres vertus morales et théologiques : en sorte qu 'enflammés par la Charité, ils ne craignent point de mettre l' épée à la main, et de s' exposer avec prudence, tempérance et force, à toute sorte de dangers, pour la défense de la gloire de Jésus-Christ et de la Sainte Croix, pour la justice, pour les veuves et les orphelins.

L' on ne saurait marquer plus de charité qu' en donnant sa vie pour ses amis, c' est-à-dire pour les Catholiques.

C' est en quoi consistent leur devoir, leur vocation, le genre de vie qu' ils ont choisi, leur justification et leur sanctification : afin qu' en sortant du pélerinage de cette vie mortelle, ils puissent parvenir à la récompense éternelle pour laquelle Dieu les a créés.


* Raymond du Puy 1120-1158/60 deuxième Grand-Maître des Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem ( dit aujourd' hui l' Ordre de Malte ).


raymond-du-puy.jpg

Raymon du Puy par Edouard Cibot, XIXème s. ( Musée du château de Versailles )

 

Bibliographie : 
Bertrand Galimard-Flavigny,  " Les chevaliers de Malte, des hommes de fer et de Foi ", Découvertes Gallimard, 1991.
Armel de Wismes, " Les chevaliers de Malte ", éditions France-Empire 1972 rééd. 1999.
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Published by Eric - dans Lectures
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18 juillet 2007 3 18 /07 /juillet /2007 20:31
Du nouveau pour l' Association Mémorial Gardes Suisses ! Visiter le blog de Jean-Christophe Vallet :
http://www.gardessuisses.blogspot.com

gardes-suisses-tuileries.jpg 
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Published by Eric - dans réflexions
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17 juillet 2007 2 17 /07 /juillet /2007 20:32
Sujet du célèbre ouvrage de Bernanos " le Dialogue des Carmélites " ( publié en 1949 ) qui fut aussi un opéra de Francis Poulenc ( 1957 ), et une oeuvre de Gertrude von Le Fort ( 1931 ), nous nous rappelons ce douloureux épisode de la Terreur en France, et fêtons le témoignage glorieux de la fidélité à l' Eglise de ces seize humbles religieuses.

La communauté des Carmélites déchaussées de Compiègne s' était formée en 1641, tirant son origine du monastère d' Amiens. Elle s' était placée sous l' invocation de l' Incarnation, avec une chapelle dédiée à l' Annonciation. Protégé par la Cour du roi de France et par les princesses royales, le monastère se développa sur les bases solides de l' esprit thérésien.

Au début de la tourmente révolutionnaire, les religieuses refusèrent de quitter leur habit monastique et poursuivirent le cours de leurs prières et de leurs sacrifices pour le Christ, pour la France.
En septembre 1792, les carmélites acceptèrent la proposition de leur prieure, la bienheureuse Thérèse de Saint-Augustin, de s' offrir en holocauste pour le Seigneur.
L' acte de consécration fut émis aussi par deux soeurs plus âgées qui dans un premier mouvement avaient eu peur de la perspective de la guillotine...Elle rejoignirent le reste de la communauté, et désormais elles prononcèrent toutes quotidiennement leur acte d' offrande -  offrande qui eut lieu deux ans plus tard.

Depuis le 14 septembre 1792, après avoir été expulsées de leur monastère, elles s' étaient divisées en quatre groupes en vêtements civils dans divers logis ou appartements de Compiègne dans lesquels elles se cachaient. Elles continuaient leur vie de prière et restaient en contact les unes avec les autres par la correspondance, des messages transmis par des mains amies. Elles étaient aussi unies sous la direction spirituelle de leur prieure,  la Mère Thérèse de Saint-Augustin, qui tâchait de leur rendre visite régulièrement et de leur écrire le plus souvent possible.

Mais elles furent trahies et dénoncées devant le Comité révolutionnaire. Elles furent arrêtées le 24 juin 1794.

Elles furent d' abord incarcérées au couvent Sainte-Marie de la Visitation transformé en prison, puis transférées à Paris. Le 13 juillet 1794, elles furent enfermées dans la terrible prison parisienne de la Conciergerie remplie de personnes condamnées à mort.

Elles gardaient toutefois un esprit de joie et de totale confiance en Dieu. Ainsi à la fête de ND du Mont-Carmel le 16 juillet, une des religieuse réussit à obtenir un morceau de charbon avec lequel elle écrivit un hymne à la Vierge du Carmel sur l' air de la Marseillaise !
Le lendemain elles subirent un jugement sommaire pendant lequel elles manifestèrent leur vertu de force.

Elles furent condamnées à mort pour " fanatisme " ( et spécialement pour leur dévotion au Sacré-Coeur de Jésus ) et pour leur fidélité à la vie religieuse.

Pendant leur transfert vers l' échafaud dressé à la Barrière du Trône, entourées des Sans-Culottes et d' une foule silencieuse,- et pleine de respect pour leur sacrifice - elles entonnèrent le Miserere, le Salve Regina, le Te Deum...

Après avoir chanté le Veni Creator au pied de la guillotine, elles renouvelèrent une à une leurs voeux religieux auprès de leur prieure, et montèrent une à une les quelques marches qui les menaient à leur ultime profession de Foi...
La mère Thérèse de Saint-Augustin fut la dernière à être décapitée, et à prier pour ses soeurs, et pour la France alors qu' elle était en vie.

Compiegne.jpg

Elle avait préparé ses filles, et leur répétait : " l' Amour seul sera toujours victorieux, quand on aime, on peut tout. " 

Leur martyre survenu le 17 juillet 1794 prouvait une foi de plus la victoire du bien sur le mal, la victoire du Christ.

Trois Carmélites de Compiègne qui étaient en déplacement au moment de l' arrestation de leurs soeurs ont pu témoigner après la Terreur de la vie de la communauté.

Ces seize religieuses se nommaient :

Mère Thérèse de Saint-Augustin, dans le siècle : Marie-Madeleine Claudine Lidoine, prieure, née à Paris le 22 septembre 1752.
Mère Saint-Louis ( Marie-Anne Françoise Brideau ), sous-prieure,  née à Belfort le 7 décembre 1751.
Soeur Anne-Marie de Jésus-Crucifié ( Marianne Piedcourt ), née à Paris le 9 décembre 1715.
Soeur Charlotte de la Résurrection ( Anne-Marie-Madeleine Thouret ), née à Mouy ( Oise ) le 16 septembre 1715.
Soeur Euphrasie de l' Immaculée-Conception ( Marie-Claude-Cyprienne Bérard ), née en Normandie le 12 mai 1736.
Mère Henriette de Jésus ( Marie-Françoise de Croissy ), née à Paris le 18 juin 1745.
Soeur Thérèse du Coeur de Marie ( Marie-Anne Hanisset ), née à Reim le 18 janvier 1742.
Soeur Thérèse de Saint-Ignace ( Marie-Gabrielle Trézel ), née à Compiègne le 4 avril 1743.
Soeur Julie-Louise de Jésus ( Rose-Christiane de Neuville ), née à Evreux le 30 décembre 1741.
Soeur Marie-Henriette de la Providence ( Marie Annette Pelras ), née à Cajarc le 16 juin 1760.
Soeur Constance ( Marie-Geneviève Meunier ), novice, née à Saint-Denis le 28 mai 1765.
Soeur Marie du Saint-Esprit ( Angélique Roussel ), converse, née à Fresne-Mazancourt, en Picardie, le 3 août 1742.
Soeur Sainte-Marthe ( Marie Dufour ), converse, née à Bannes ( aujourd' hui dans la Sarthe ) le 2 octobre 1741.
Soeur Saint-François-Xavier ( Elisabeth Juliette Vérolot ), converse, née à Lignières le 13 janvier 1764.
et deux soeurs tourières ( externes ) : la soeur Catherine Soiron, née à Compiègne le 2 février 1742. ; et  la soeur Thérèse Soiron, née à Compiègne le 23 janvier 1748.

Les corps des seize bienheureuses furent jetés dans une fosse commune avec d' autres guillotinés dans un lieu qui se trouve aujourd' hui au cimetière parisien de Picpus. Une plaque rappelle leur souvenir.

Les Bénédictines anglaises de Cambrai qui furent incarcérées en même temps qu' elles à la Conciergerie ont recueilli de la part des Carmélites des documents, lettres, vêtements, etc...qui se trouvent aujourd' hui dans leur abbaye bénédictine en Angleterre. La Grande Terreur prit fin avant que la condamnation à mort des Bénédictines ne fût exécutée, ce qui permit leur libération peu après.  


Le RP Bruckberger, op, fit tourner en 1959 un film à propos des bienheureuses de Compiègne.


Les Carmélites de Compiègne furent béatifiées le 13 mai 1906 par le Pape saint Pie X .

 


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15 juillet 2007 7 15 /07 /juillet /2007 23:14
heinrich2-kaiser.jpg   Né en 973, fils du duc de Bavière, Henri II reçut une éducation profondément chrétienne de sa mère Gisèle et du moine Wolfgang, futur évêque de Ratisbonne.
En 995, il succède à son père et, en 1014, à l' empereur Othon III. Il travaille à maintenir ses vassaux en paix et à faire exécuter les décisions des synodes ecclésiastiques, se montrant toujours fidèle serviteur du Saint-Siège et veillant au choix d' évêques dignes de ce nom. Avec son épouse sainte Cunégonde, il se montre aussi généreux pour les pauvres et les monastères. Il devint roi d' Italie en 1004.

Son tombeau est dans la cathédrale qu' il avait fait bâtir à Bamberg.
 Il mourut  à Grona près de Göttingen, sans descendance le 13 juillet 1024. 
Dans l' ancien Ordo sa fête est le 15 juillet et le 13 dans le nouveau.  

Lien : http://ut-pupillam-oculi.over-blog.com/article-5866519.html
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