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  • : le blog ut-pupillam-oculi par : Eric
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  • : Je me propose de partager quelques réflexions, et de voyager avec vous dans l' univers spirituel de personnalités d' exception. Vous pouvez me laissez vos commentaires, afin que je puisse corriger les articles si nécessaire.
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17 octobre 2007 3 17 /10 /octobre /2007 21:12

    Voici un poème post-face écrit par Paul Claudel ( 1868-1955 ), qui parut en 1939, dans la traduction française du livre " la persécution religieuse en Espagne " (  Editions Plon ).

Vignes.jpg
 C' est fait ! L' oeuvre est consommée, et la terre par tous ses pores a bu le sang dont elle était altérée.
Le ciel a bu et la Messe des cent mille martyrs, toute la terre est profonde à la digérer.

L' assassin en titubant rentre chez lui et il regarde sa main droite avec stupeur,
Le saint a pris solennellement possession de sa part qui est la meilleure.
Tout, une fois de plus, est consommé et dans le ciel il s' est fait un silence d' une demi-heure.

Et nous aussi, la tête découverte, en silence, ô mon âme, fais silence devant la terre ensemencée !
La terre au fond de son entraille a conçu et déjà le recommencement a commencé.

Le temps du labourage est fini, c' est celui maintenant de la semaille.
Le temps de l' amputation pour l' arbre a fini et c' est maintenant le temps des représailles.

L' idée sous la terre qui a germé, et de toutes parts dans ton coeur, sainte Espagne, la représaille immense de l' amour !
Les pieds dans le pétrole et le sang, je crois en Toi, Seigneur ! et en ce jour un jour qui sera Ton jour !

J' étends la main droite vers Toi pour jurer entre l' action de grâces et le carnage.
" Ton corps est véritablement une nourriture, et ton sang véritablement est un breuvage ! "

De cette chair qui a été pressée, la Tienne, et de ce sang qui a été répandu,
Pas une parcelle n' a péri, pas une goutte qui ait été perdue !

L' hiver sur nos sillons continue, mais le printemps déjà a fait explosion dans les étoiles !
Et tout ce qui a été versé, les anges respectueusement l' ont recueilli et porté à l' intérieur du Voile !

grappes-vertes.jpg

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Published by Eric - dans Lectures
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17 octobre 2007 3 17 /10 /octobre /2007 20:26
Richard-Gwyn.jpg   Saint Richard Gwyn ( or White in the angicized version of his name ) was born in Montgomeryshire, Wales, in 1537. He studied at St. John's College, Cambridge,  and took lessons from George Bulloch, a Catholic master. But, just after two years, the beginning of the reign of Elizabeth I forced him to end his studies...No Catholic could become a teacher.
So he continued his studies on his own, in Wales. He married and had three children surviving from six. He was  obliged by the local bishop to accept the Anglican Faith and to reject the Old Catholic Faith. It seems that he pretended to do so, in order to  run schools. But in fact, after a short time, he declared himself a Catholic, true and faithful...So he teached and often moved to avoid punishments and fines ( not to attend Anglican services ).

He was finally arrested in 1579, because a vicar ( an ex-Catholic ), as a new Judas, revealed that he had refused to confirm into the new faith...Many former Catholic priests and bishops have thus conduct people to martyrdom, at this time...They are not the last ones !

Richard escaped, and remained a fugitive for a year and a half, when he was again arrested. He spent four years in prison.
One of the clerks, who was due to read the indictment, suddenly lost his vision, but the judges declared that anyone who would report this incident should be punished, as they feared reactions from clandestine Catholics.

Saint Richard was hanged and disembollewed on October 15, 1584.
His last words, in Welsh, were " Jesus, have mercy on me ! "

His relics are to be found in Our Lady of Sorrows'  Cathedral, in Wrexham ( Wales ).

He was canonized by Pope Paul VI in 1970. His feast day  is on October, 17th.
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17 octobre 2007 3 17 /10 /octobre /2007 19:49
Nathalie Vanot, en religion Marie-Nathalie de Saint-Louis, Ursuline, mourut le 17 octobre 1794, avec quatre compagnes. Elles furent béatifiées avec six autres de leurs Soeurs martyres, en 1920 par le Pape Benoît XV.

pressoir-mystique.jpg

Le couvent de Valenciennes, où les Ursulines enseignaient, ayant été fermé par les révolutionnaires, elles avaient décidé de partir plus au Nord, pour la ville de Mons, appartenant alors à la couronne autrichienne ( aujourd' hui en Belgique ).

Elles étaient 32. Mais en 1794, la ville tomba aux mains des Français, lors de la bataille de Fleurus. Elles furent faites prisonnières...21 religieuses parvinrent à s' échapper, mais 11 furent jugées et condamnées pour " fanatisme " ( c' est ainsi qu' on nommait le christianisme ), " trahison " ( pour avoir émigré ) et  " port d' habit prohibé ". 
L'  intolérance radicale des révolutionnaires, sous couvert de liberté, se sert des mêmes mots à travers toutes les époques...Cinq furent guillotinées le 17 octobre, les six autres le 23 octobre.


Après le jugement, l' une des Soeurs avait avoué sa frayeur d' être guillotinée ; la Mère Supérieure lui rétorqua avec patience : " je passerai devant vous, pour vous montrer l' exemple. "

   Les jours précédents, des prêtres et des religieuses avaient déjà été exécutés. Le 17, lors du procès, Mère Clotilde, la Supérieure, avait démontré aux juges que les Soeurs n' avaient pas pris la fuite en émigration, puisqu' elles avaient été munies de sauf-conduits réglementaires, et qu' elles étaient parties pour enseigner, leur couvent ayant été confisqué...Rien n' y fit. La République leur reprochait d' avoir enfreint la loi d' octobre 1792, et surtout d' avoir repris leur vie cloîtrée, en abandonnant la République...Ironie du sort !

Le 23, la Mère Supérieure et les cinq dernières Ursulines furent aussi guillotinées. Elle déclara aux soldats de l' escorte : " Nous vous sommes fort obligées, c 'est le plus beau jour de notre vie ! "
Avec elles fut aussi guillotinée une Clarisse, Joséphine Leroux, qui avait trouvé refuge dans leur couvent. Elle fut béatifiée avec les Ursulines.


Leurs noms étaient :
Clotilde Paillot  ( Mère Clotilde, Supérieure  ) 55 ans.
Ursule Bourla 48 ans.
Cordule Barré 44 ans.
Augustine Déjardin 34 ans.
Marie-Louise Ducré 38 ans.
Anne-Marie Erraux 32 ans.
Françoise Lacroix 41 ans.
Scholastique Leroux 43 ans.
Laurentine Prin 47 ans.
Nathalie Vanot ( Marie-Nathalie de Saint-Louis )

raisin.jpg





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17 octobre 2007 3 17 /10 /octobre /2007 19:12
fidele-fuidio.JPGFidèle ( Fidel ) Fuidio naquit le 24 avril 1880. Il vécut toute son enfance à Vitoria, dernier d' une famille de sept enfants. Son père tenait un petit commerce.
Il demanda lui-même son admission au Collège des Marianistes qui venait de s' ouvrir en ville. De caractère spontané et vif, il fut admis parmi les postulants. Après une année à Vitoria, il passa trois ans à Pontacq en France, loin de sa famille.
En 1896, à l' âge de seize ans, il devint novice, et en 1897 émit ses premiers voeux dans la Société de Marie.

Il fut ensuite professeur de latin et d' histoire, au Collège de Vitoria, et vécut ses années avec l' enthousiasme qui le caractérisait. Ensuite, il enseigna dans d' autres villes, notamment à Cadix et à Madrid ( 1910-1933 ).

Il observait scrupuleusement ses devoirs de religieux. Le Frère Fidèle était aussi un excellent catéchiste, et animait de sa belle voix de basse les cérémonies liturgiques. Il aimait profondément sa Congrégation, et avait une dévotion sincère pour la Sainte Vierge.

En 1933, en plein gouvernement populaire, ses supérieurs l' envoyèrent à Ciudad Real ( capitale de la Manche ), car le Frère Fidèle était un professeur trop connu et réputé à Madrid.
Dans cette ville plus tranquille, il continua de donner ses cours, au Collège marianiste, mais aussi dans une école laïque d' Etat, en vêtements civils...Ce qui à l' époque était exceptionnel.
Le 25 juillet 1936, le Collège marianiste fut fermé et réquisitionné par la Garde Civile, à cause de l' insurrection. Il dut demeurer en ville.
Le 17 août, au cours d' une perquisition menée par un groupe anarcho-syndicaliste, on découvrit qu' il portait un petit crucifix au cou...Il fut immédiatement arrêté et conduit à la Préfecture.
Il passa ses jours de détention comme un préparation à sa propre mort, mais sans perdre son sens de l' humour, ni sa joie de vivre. Il déclara à ses compagnons de cellule qu' il était  " prêt à donner sa vie pour la Foi. "
Le 15 octobre, à l' issue d' un procès, qui fut mené régulièrement, il fut jugé innocent, et remis en liberté.

Il devait quitter la prison le 17. Mais dans la nuit du 16 au 17, un groupe de miliciens fanatiques, l' enlevèrent de sa cellule et avec d' autres prisonniers l' emmenèrent à Carrion de Calatrava, où il fut aussitôt fusillé...

Une vingtaine d' années plus tard, il fut enterré à la Valle de los Caidos.
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16 octobre 2007 2 16 /10 /octobre /2007 21:19

Parfois, une vie s' éclaire lorsqu' elle arrive à son terme, et toute une vocation peut enfin se lire dans la lumière.
C' est le cas pour le bienheureux Anicet de Varsovie, Capucin, qui sinon serait certainement resté inconnu.

Adalbert Koplin naquit dans une modeste famille prussienne à Friedland* en Prusse occidentale, le dernier de douze enfants, le 30 juillet 1875.

La ville majoritairement allemande, et devenue protestante à la Réforme, se situait près de villages où demeuraient des paysans catholiques d' origine polonaise. Ceux-ci côtoyaient dans leurs églises des Prussiens minoritaires qui étaient demeurés catholiques, où d' autres Allemands qui venaient de provinces de l' Empire plus occidentales, ou plus méridionales restées catholiques. La langue latine unissait les deux communautés dans leurs cérémonies. La majorité de la Prusse occidentale était en effet fortement protestante et germanique. Adalbert prit donc conscience que son origine catholique, pour lui qui était né Prussien, le rapprochait de la communauté des Polonais, minoritaires eux-aussi.

Le 23 novembre 1893, il entra au Couvent des Capucins à Sigolsheim en Alsace. En effet la politique anti-catholique du Kulturkampf du Chancelier Bismarck avait interdit leurs monastères dans toute la Prusse, mais permettait à certaines régions catholiques de garder les leurs. Ainsi en Alsace ( devenue française sous Louis XIV, et allemande en 1870 ), Sigolsheim fut un asile sûr et rayonnant, pour de nombreuses vocations venues de tout l' Empire prussien.

1944---Sigolsheim.jpg Le Couvent des Capucins de Sigolsheim, détruit par les bombardements américains en décembre 1944.

Le Couvent de l' Oberhof à Sigolsheim fut installé en 1888, sur l' emplacement d' un ancien pensionnat, et devint un noviciat important pour les Capucins de langue allemande.

Le Frère Anicet - tel était son nom de religion - fut ordonné prêtre en 1900. Il put alors poursuivre un ministère de prédication et assumer des charges pastorales auprès des ouvriers d' origine polonaise qui travaillaient pour les grandes industries de la Ruhr. Il avait pu améliorer sa pratique de la langue polonaise -car il parlait allemand ou un dialecte germano-prussien, afin de répondre aux besoins des ouvriers. Besoin spirituels, certes, mais aussi besoins d' assistance. Sa naissance dans une famille ouvrière le rapprochait d' eux, ainsi que son amour de la culture polonaise. Mais il ne reniait pas pour autant qu' il était un sujet prussien et Allemand de naissance...Le bienheureux Anicet écrivit des pages de poèmes et d' odes qui aujourd' hui seraient considérées comme embarrasantes, car elles manifestent un esprit ardemment pro-prussien. Il défendit le Kaiser et l' entrée en guerre de l' Allemagne en 1914. Il était patriote...

anicet-koplin.JPG

Le tournant de sa vie fut donc l' appel en 1918 qu' il reçut de ses supérieurs à Krefeld, dans la Ruhr, où il demeurait, de se rendre en Pologne. Celle-ci, occupée par les Austro-Allemands, allait bientôt devenir indépendante.

Il lui fut demandé de participer à la réorganisation du Couvent des Capucins de Varsovie. Varsovie, occupée depuis 1915 par les Austro-Allemands, avait été administrée par l' Empire russe pendant le XIXème siècle. Elle allait devenir la capitale d' un pays neuf. Lui-même avait 43 ans.

Pays neuf, certainement, mais qui sera profondément blessé : blessé par les guerres contre ses voisins ( la nouvelle Lithuanie, l' Ukraine sous l' emprise allemande puis bolchévique, la nouvelle Tchécoslovaquie, et enfin l' URSS...), et blessé par la situation économique. Coupé de régions industrielles ou minières ( la Silésie ), coupé des axes qui privilégiaient les routes vers les capitales des Empires, le pays devait faire face à la crise de l' après-guerre, la dévaluation, la disette agricole, le chômage. Il n' était pas étonnant que de nombreux Polonais émigrèrent - comme ils l' avaient fait au XIXème siècle-  vers l' Amérique, ou l' Europe occidentale...

drapeaux-rouges-pris-par-polonais.jpg

Drapeaux  de l' Armée Rouge, pris par des soldats polonais, lors de la bataille de Varsovie ( 1920 ).


Il fut connu comme le saint François de Varsovie, par les familles à qui il apportait un soutien spirituel et matériel...En effet, il organisait des quêtes et des redistributions de produits alimentaires aux chômeurs, en particulier, et aux pauvres, en général. Il était infatigable...Il rappelait, pour ceux qui lui demandaient de se ménager, que, dans sa jeunesse, il avait pour habitude de pratiquer la gymnastique au Couvent et en particulier de soulever des poids, au moment de faire ses prières...Il soulevait les bancs et le mobilier important du Couvent. On raconte qu' un jour il souleva un policier de Varsovie trop violent, par la ceinture, pour le ramener à des sentiments plus doux...Celui-ci devint un pénitent du Père Anicet...

Quand le Père Anicet n' était pas en tournée pour ses pauvres, il se tenait des heures entières au confessionnal de l' église des Capucins de Varsovie. Il préférait ce ministère à celui de la prédication, car il ne maîtrisait pas assez bien la langue polonaise pour de longs prêches...

Aux prêtres qui venaient se confesser, il leur donnait des admonestations courtes, mais efficaces EN  LATIN...Il fut le confesseur de Mgr Gall et de Mgr Gawlina, ainsi que du Cardinal Kakowski et du nonce apostolique en Pologne Mgr Ratti, le futur Pape Pie XI  !  On se souvient qu' il donna pour pénitence au Cardinal Kakowski de porter lui-même du charbon à une famille pauvre  ! Il demandait aux pauvres de prier pour les riches, et à ceux-ci de les aider et de prier pour eux. Se pressaient à son confessionnal aussi bien des officiers supérieurs que de pauvres veuves, des paysans venus à la ville, ou des intellectuels...

Lorsqu' un pauvre mourait sans famille, il payait lui-même ses funérailles, et l' accompagnait jusqu' à la tombe.

varsovie-vieille-ville.jpg

Le Père Anicet ne cachait pas qu' il était de nationalité allemande, mais lorque son pays se laissa séduire par Hitler, il comprit très vite le néo-paganisme de ce régime et son esprit fondamentalement anti-chrétien.

Il entrait dans de violentes discussions, frappant le poing sur la table, pour convaincre ses interlocuteurs de l' inspiration démoniaque du nazisme. Finalement, à la montée des périls, lorsqu' il devint évident que l' Europe allait entrer en guerre, il prit, par solidarité avec ses Frères du Couvent et ses pénitents, le nom de Koplinski, afin de se rendre plus encore Polonais de coeur.

Pendant la première semaine de l' occupation hitlérienne de Varsovie, il ne sortit pas de son couvent, puis il fut, grâce à sa langue natale l' allemand, un intermédiaire avec l' ambassade allemande. Il obtint d' eux des vivres qu' il put redistribuer aux pauvres et aux réfugiés.
Le Capucin prussien devenu Polonais parcourait la ville, obtenait des passe-droits pour faire sortir de la région des suspects, et en particulier un certain nombre de Juifs...Mais finalement la Gestapo s' intéressa de plus près à ce Père Capucin. Le jour de l' Ascension 1941, il subit son premier interrogatoire.
Il fut finalement arrêté dans le courant du mois de juin avec vingt autres Capucins de son couvent, et emprisonné dans la sinistre prison de Pawiak pour activités anti-nazies, et subversion envers le nouveau régime.
On lui tondit entièrement le crâne et la barbe, et on le fit revêtir l' uniforme des prisonniers. Il ne put conserver que son bréviaire. Par la suite il subit, ainsi que ses confrères, de nombreuses heures de tortures, pour lui faire avouer des activités clandestines supposées...

anicet-koplinski-auschwitz.JPG

" Je suis prêtre, et j' exerce mon ministère là où se trouvent des hommes : qu' ils soient Juifs ou Polonais, et encore plus s' ils sont pauvres et souffrants. "
Le 3 septembre, ils firent tous déportés en wagons à bestiaux vers Auschwitz. Agé de 66 ans, le Père Anicet fut d' emblée destiné au bloc des invalides, ce qui signifiait une mort prochaine. Selon le témoignage du Père Archange qui survécut, il passa les cinq semaines qu' il lui restait à vivre, dans le silence et la prière. Subissant les coups des kapos, il prononça un jour ces mots : " Nous devons boire le Calice, jusqu' à la lie. "
Il fut envoyé au four crématoire le 16 octobre 1941.

Il fut béatifié le 13 juin 1999, lui qui était Allemand, avec des centaines de ses Frères de coeur polonais, eux  qui eurent à souffrir le martyre de la part de ceux de ses frères de sang qui s' étaient laissés séduire par un pouvoir démoniaque.





* Aujourd' hui Drzebno en Pologne.)nti_bug_fck

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16 octobre 2007 2 16 /10 /octobre /2007 20:30
Ses parents Berthold et Agnès, de la plus haute noblesse bavaroise, firent donner à leur fille Hedwige une éducation soignée chez les Bénédictines de Kitzingen, afin de lui préparer un mariage digne de sa naissance.
En effet, à seize ans, Hedwige épousa à Breslau ( aujourd' hui Wroclaw ) Henri le Barbu, l' héritier du Duc de Basse-Silésie. Quatre ans après, il succéda à son père, et Hedwide devint duchesse.
Depuis l' époque de Frédéric Barberousse ( mort en 1190 ), cette région polonaise demeurait dans l' orbite du Saint Empire Romain Germanique. Sa population était un mélange de Germains et de Slaves. 

Hedwige mit au monde six enfants : Boleslas, Conrad, Henri le Pieux,  Agnès, Sophie et Gertrude. Comme beaucoup de souveraines de cette époque, elle fut un soutien solide de son mari : elle portait assistance aux pauvres et faisait construire des églises et des couvents. Mais elle se distinguait d' elles par le fait qu' elle vivait elle-même en son particulier, c' est-à-dire dans son intimité, l' esprit de pauvreté.

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Son mari mourut en 1238 et son fils Henri le Pieux  lui succéda, mais celui-ci fut tué dans une attaque des Tatars ( Mongols ) en 1241, les autres enfants étant morts jeunes, ne lui restait que Gertrude.
Comme les religieux de son époque, elle accompagnait ses prières et ses dévotions de pratiques de mortification extrêmement rigoureuses. L' ennemi Tatar siégeait aux portes du Duché,  les temps étaient ceux des épidémies et des guerres ; mais malgré tout, la civilisation poursuivait son expansion et surtout des saints étaient continuellement appelés...

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Lorsqu' elle se retrouva seule, elle ne songea pas d' emblée à rejoindre un couvent, mais comme sa fille Gertrude, elle se tourna résolument vers les pauvres, " nos maîtres ". Elle fut en cela inspirée par les Ordres mendiants de son époque, qui étaient au début de leur histoire, et en particulier par les Franciscains, dont elle choisit parmi eux son confesseur.

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Elle entra finalement à l' Abbaye cistercienne de Trebnitz ( aujourd' hui Trzebnica, en Pologne ), qu' elle avait fondée de nombreuses années auparavant, et dont elle fut toujours la protectrice. Elle termina sa vie  terrestre dans la pénitence.



Les Silésiens, allemands ou polonais, s' accordèrent tout de suite pour la proclamer sainte.

Elle fut inscrite au nombre des saints par le Pape Clément IV en 1267.


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Le Allemands la vénèrent sous le nom d' Hedwig et les Polonais sous le nom de Jadwiga.
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16 octobre 2007 2 16 /10 /octobre /2007 19:35
La mémoire de sainte Marguerite-Marie Alacoque est liée à la diffusion du culte du Sacré-Coeur, il y a plus de trois siècles, à l'  époque où soufflait en France le vent froid du jansénisme.

sainte-marguerite-marie-alacoque.JPG

Saint Jean-Eudes, fêté le 19 août, en fut le propagateur le plus fervent, à travers les routes du royaume de France. Sainte Marguerite-Marie fut celle qui révéla la profondeur de l' amour du Coeur  Sacré de Jésus envers les hommes. Il lui ouvrit une nouvelle dimension : celle du feu brûlant de son Coeur, à travers lequel la sainte eut des révélations mystiques, et des promesses - ou des preuves -  d' amour.


Née en Bourgogne en 1646, Marguerite-Marie eut une jeunesse difficile, et ressentit la froideur de son éducation. Elle entra à 24 ans chez les Visitandines, Ordre fondé par saint François de Sales, et y demeura pendant vingt années. Elle s' était offerte en victime du Coeur de Jésus. Elle reçut dès lors des grâces extraordinaires, qui lui permirent d' affronter ses souffrances, tant physiques que morales.

Elle fut incomprise de ses consoeurs  et méjugée par ses supérieurs. Il craignaient que la visionnaire n' attirât l' attention.  Elle vécut ses années dans la mortification et la pénitence, jusqu' à ce qu' elle rencontrât saint Claude  de La Colombière, Jésuite ( canonisé en 1992 ). Il fut un guide spirituel plein de tact et compréhensif. Il lui ordonna de rédiger son autographie et de narrer ses expériences ascétiques. Ce qu' elle fit, et dès lors, l' on s' interrogea sur cette dévotion au Sacré-Coeur qui ouvrait de nouvelles voies à la relation que peuvent avoir les créatures avec l' Amour de Dieu.



"  Voici le Coeur qui a tant aimé les hommes  ", lui fut-il dit un jour, lors d' une extase mystique. Ou encore : " Mon Coeur se dilatera pour répandre en abondance les fruits de son Amour, SUR  CEUX  QUI  M'  HONORENT. "


Il fut de plus en plus d' usage de pratiquer l' assistance à la Messe et - si possible d' y communier - les  neuf premiers vendredis du mois consécutifs, en ces temps où la communion était, en dehors de Pâques, d' un accès rare pour les Catholiques.

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Le Sacré-Coeur fut tout au long du XVIIIème siècle et du XIXème siècle le rempart de tant d' attaques contre l' Eglise. Il fut aussi le moyen de propager sous toutes les lattitudes, et encore à l' époque moderne, l' ardent lien de charité qu' un Dieu fait homme donne, en une relation personnelle et unique, à ceux qui l' aiment.

Prions pour que la France retrouve cette dévotion essentielle, elle qui en fut à l' origine, pour la liberté chrétienne - si menacée aujourd' hui, et en particulier pour la liberté de la famille chrétienne !

Lien : cf article du 15 février sur le bienheureux Père de La Colombière
http://ut-pupillam-oculi.over-blog.com/article-5654050.html

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15 octobre 2007 1 15 /10 /octobre /2007 15:05
saint-michel-fleche.jpg

Like the one on the cathedral, the belltower of St. Michael' Church is an isolated construction, some 49 ft. away from the main building.
To the people of Bordeaux, it is known as the " spire  " . it is the tallest building in the south-west of France and has stood at over 370 ft. since the 15th century.
It was used for the first Chappe telegraph and, fot many years, its basement attracted visitors who came to see a rather macabre spectacle : mummies of parishioners...
A 22-bell peal mounted in 1865 rings melodiously out every 15 minutes.

saint-michel.jpg

On the north front, you can see fleurs-de-lys, symbol of France, as the Church was built in a part of the town, where people were predominently favourable to France, and not to England, who controlled the province untill 1453. There are also shells, symbol of the Order of St. Michael, patron of France, founded by Louis XI.

saint-michel-nef.jpg 

The church was built between 1384 and 1456. And after 1475, different chapels were built around the nave.The cathedra ( 1753 ), with a statue of St. Michael above it, is one of the most beautiful of the town. The church is furnished by nice 18th-century statues, paintings and ironwrought gates and railings.
The windows were damaged, in 1940 during the bombings of the town, and many were destroyed.
St. Joseph' s Chapel, near the nave, is remarkable by its sculptures and furniture.
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15 octobre 2007 1 15 /10 /octobre /2007 00:55
L' énergie dans la décision et la gaieté caractérisent l' âme ardente et équilibrée de celle qui, à 18 ans, entre au Carmel d' Avila, sa ville natale, et qui, à 45 ans, pour répondre aux grâces dont le Seigneur la comble, entreprend une vie dont la devise est : " Ou souffrir ou mourir ". 
Elle fonde alors Saint-Joseph d' Avila, première des quinze maisons du Carmel réformé qu' elle établira en Espagne.
Avec saint Jean de la Croix, elle introduit sa réforme chez les Carmes.
Sa prière, ses souffrances et un charme auquel ceux qu' elle rencontrait ne pouvaient résister lui firent vaincre tous les obstacles.
Elle mourut à Alba de Tormès, en 1582 et fut canonisée, en 1622. 

Par ses écrits, sainte Thérèse de Jésus est un guide sûr dans les voies de la prière et de la perfection. Elle est Docteur de l' Eglise.

( Texte d' après le Missel du peuple chrétien, éditions Brepols 1967)

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L' extase de sainte Thérèse ( le Bernin 1598-1680 ). 
Chapelle Cornaro, Santa Maria della Vittoria, Rome.
Cette oeuvre, réalisée entre 1647 et 1652, est un des symboles majeurs de l' art baroque.

Liens : www.ocarm.org
http://ut-pupillam-oculi.over-blog.com/article-4894438.html
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14 octobre 2007 7 14 /10 /octobre /2007 20:27
Once a Jesuit church and dedicated to St. Francis Xavier in 1676, it became St. Paul and a constitutional parish in 1791, then a warehouse ...In 1802, the new bishop d' Aviau restored the parish under the name of St. Paul-St. Francis Xavier and in 1845 it was reconsecrated. In 1852, it was given a bell-tower.

Saint-Paul-Bordeaux-copie-1.jpg

It is a small copy of the Gesu in Rome, ( 19m X 45m ). Its altar, flanked by marble columns supporting a canopy, comprises two magnificent pieces of sculpture by Guillaume Coustou II ( 1716-1777 ), son of Guillaume Coustou ( 1677-1746 ), the famous sculptor. It is the apotheosis of St. Francis Xavier, and an exquisite marble tabernacle. 

Saint-Paul-autel.jpg

Next to the cathedra, you can see the beautiful chapel of St. Colombe ( Louis XV-style ). Next to the chancel, there are two elegant paintings by Jaurat ( 1697-1789 ) of the models of the Jesuit youth, St. Aloysius Gonzaga, and St. Stanislas Kotska.

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Portrait of Guillaume II Coustou, by François-Hubert Drouais ( 1727-1775 ), Château de Versailles.

The church is now a Dominican church. The friars live in a Convent on the right of the church. Their library is open to the public.

bordeaux-couvent-des-dominicains.jpg


Lien : http://www.dominicains-bx.com

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