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  • : le blog ut-pupillam-oculi par : Eric
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  • : Je me propose de partager quelques réflexions, et de voyager avec vous dans l' univers spirituel de personnalités d' exception. Vous pouvez me laissez vos commentaires, afin que je puisse corriger les articles si nécessaire.
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25 octobre 2007 4 25 /10 /octobre /2007 22:00

Cardinal Ricard, President of the French Episcopal Conference and Bishop of Bordeaux, was in Naples for the interreligious meeting, promoted by the Community of Sant' Egidio. He gave an interview to Italian website " Petrus ".
ricard.jpg
In France there are not official negotiations [ with the Priestly Fraternity of Saint Pius X ], even if there may be contacts.
There is something with Rome, but it is, in any case, discreet.
I believe that Cardinal Castrillon Hoyos, and certainly also the Pope, desired to advance as far as possible in an eventual reconciliation with the Fraternity of Saint Pius X.

But the Pope knows that there are non-negotiable points. He is certainly in favour of dialogue and exchange of ideas, but he wishes, despite the disagreement on specific points, to erase the caricatures and distortions and to discern the true difficulties, if any exist...

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Published by Eric - dans réflexions
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25 octobre 2007 4 25 /10 /octobre /2007 19:32
Marie-Thérèse Ferragud Roig , laïque du diocèse de Valence, naquit à Algemesi, le 14 janvier 1853. Elle épousa en 1872 Vincent Silverio Masia, homme de foi profonde.  De leur union naquirent neuf enfants, dont trois filles furent Clarisses capucines, et  une fille religieuse Augustine :
Soeur Marie-Jésus ( née Marie-Vincente Masia Ferragud, le 18 janvier 1882 ),
Soeur Marie-Véronique ( née Marie-Joachine Masia Ferragud, le 15 juin 1884 ),
Soeur Marie-Félicité ( née Félicité Masia Ferragud, née le 29 août 1890 ),
Soeur Josèphe de la Purification ( née Josèphe Masia Ferragud, le 10 juin 1897 ).

Marie-Thérèse assistait quotidiennement à la Sainte Messe, et elle était plutôt dévote envers le Très Saint Sacrement. Elle méditait le rosaire chaque jour, et avait un grand amour envers la Sainte Vierge et le Sacré Coeur.

Elle était aussi présidente de la Conférence de Saint-Vincent-de-Paul de la ville, et donc multipliait les oeuvres de charité.

ferragud.JPG

Avant que la guerre civile n' éclate, ses filles religieuses durent subir les persécutions anti-catholiques. Marie-Thérèse était très émue du sort de ces Communautés obligées de se disperser...Elle accueillit donc ses filles chez elle, en attendant peut-être des jours meilleurs.
Mais lorsque la guerre civile éclata en juillet 1936, la Milice du Front Populaire vint arrêter ses filles. Leur mère refusa de se séparer d' elles, et partagea leur sort en prison.

Le 25 octobre 1936, les cinq femmes furent fusillées à Cruz Cuberta. Marie-Thérèse avait 83 ans ! Son grand âge n' avait pas adouci les bourreaux... Ses filles avaient entre 54 ans et 39 ans. Des religieuses sans défense qui ne s' étaient jamais occupées de politique...

La bienheureuse Marie-Thérèse avait demandé d' être fusillée la dernière, afin d' encourager ses filles à la fidélité envers leur Divin Epoux. Elles crièrent toutes : " Vive le Christ-Roi " et pardonnèrent à leurs meurtriers avant de rendre l' âme.
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24 octobre 2007 3 24 /10 /octobre /2007 19:52
Né dans une famille de tisserands de dix enfants en Catalogne, Antoine-Marie Claret fut ordonné prêtre en 1835, à l' âge de 28 ans.
Il se rendit en 1839 à Rome pour recevoir une formation de missionnaire, mais ne put terminer ses études. Il postula alors chez les Jésuites, mais dut retourner au bout de quelques mois en Espagne, à cause de sa santé fragile. 

Pendant sept ans, il prit part à des tournées de prédications en Catalogne et aux Iles Canaries. Il y fut extrêmement populaire, et créa de nombreuses associations pieuses ou charitables ( assistance aux malades notamment ).
En 1849, il fonda une Congrégation apostolique : les Fils du Coeur Immaculé de Marie, connue aussi sous le nom de Clarétins. On estime que 271 d' entre eux furent assassinés entre 1936 et 1939, pendant la guerre civile espagnole, simplement à cause de leur Foi.



Peu après, il fut nommé évêque de Santiago de Cuba. L' île appartenait alors à la couronne espagnole. Arrivé en 1851, il fut confronté à la misère morale, à la pauvreté, aux épidémies qui frappaient la population de Cuba, et bien souvent aussi à l' ignorance religieuse.

Il parcourut l' île en de nombreuses missions, réforma les séminaires, fit appliquer une nouvelle politique agraire, et fit construire des fermes-modèle. Il fit venir aussi plusieurs Congrégations enseignantes, et fut à l' origine avec la Vénérable Marie-Antoinette Paris de la fondation de la Congrégation des religieuses de Marie-Immaculée ( ou Missionnaires Clarétines ).
Son zèle pour l' Eglise, et la défense des pauvres, lui créèrent de nombreux ennemis, notamment dans l' élite politique cubaine, et il subit un attentat qui lui blessa le visage.

antoine-marie-claret.jpg

En 1857, il fut rappelé à Madrid pour devenir le confesseur de la reine Isabelle II ( 1830-1904 ). En 1868, il fut exilé avec elle à Paris, lorsqu' elle fut renversée de son trône.
En 1870, il participa au Concile du Vatican, où il se fit un ardent défenseur de l' infaillibilité pontificale.

Il termina ses jours peu après à l' Abbaye de Fontfroide, près de Narbonne, où il mourut le 24 octobre 1870.

Ses reliques reposent à la Maison Mère des Clarétins à Vic ( Barcelone ). Sur sa tombe est inscrite la phrase suivante :
" J' ai aimé la justice, et détesté l' iniquité, c' est pourquoi je meurs en exil. "

Il fut canonisé en 1950 par le Pape Pie XII.
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24 octobre 2007 3 24 /10 /octobre /2007 19:06
Magloire naquit en 535 dans le diocèse de Vannes, en Armorique ( aujourd' hui Bretagne ), au temps de l' Empereur romain Justinien. Le roi d' Armorique était à l' époque Joël II.
Il semble que saint Magloire était le cousin de saint Samson ( mort en 565 ) et qu' il fut éduqué dans le monastère de ce dernier, qui se trouvait à Llantwit dans le pays de Galles. Il y fut ordonné diacre, et ensuite retourna en Armorique.

Samson et Magloire prêchèrent à leurs frères celtes dans les régions côtières. Samson fonda de nombreuses abbayes, et Magloire devint abbé d' un monastère près de Dol. Il y fut prêtre, puis évêque.
Devenu âgé, saint Magloire désira se retirer dans la solitude, et trouva asile sur l' île de Serk ( ou Sercq, Sargia en latin ) aujourd' hui île anglo-normande près de Guernesey, après avoir laissé son siège à saint Budoc. Mais il fut bientôt entouré de disciples et dut fonder encore un nouveau monastère, qui regroupa 62 moines.

Saint Magloire menait une vie de pénitence, jeûnait le mercredi et le vendredi, et se contentait de quelques poissons les autres jours. Les dates de sa mort diffèrent, le martyrologe romain la fixe au 24 octobre 605, d' autres sources en 585.

Saint Magloire était caractéristique de ces évêques et moines celtes itinérants qui évangélisèrent l' Armorique entre le Vème et le VIIème siècles, époque des invasions en Europe. Ils furent aussi extrêmement actifs dans ce qui allait devenir l' Angleterre, le Pays de Galles et l' Irlande, ainsi que le long de la Manche. 

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         Saint-Magloire-de-Léhon, vers 1860.

En 850, les moines de Léhon ( près de Dinan ) s' approprièrent ses reliques et construisirent une église en son honneur, sur une parcelle de terre offerte par le roi d' Armorique ( ou plutôt le Dux Brittonum, ou Duc de Bretagne, car tel était son titre dans les archives de l' époque...). Ainsi fut fondée l' abbaye Saint-Magloire-de-Léhon. Par la suite, à cause des invasions normandes, les reliques trouvèrent refuge à Paris au Xème siècle, et le culte du saint connut une nouvelle gloire. On construisit la célèbre abbaye Saint-Magloire, aujourd' hui disparue, près de la rue Saint-Denis. 

Il est fêté dans de nombreuses localités le 25 octobre.

Dans les oeuvres d' art qui le représentent, il est figuré sous les traits d' un ermite ou d' un pélerin.

Lien : http://perso.wanadoo.fr/lehon-22
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23 octobre 2007 2 23 /10 /octobre /2007 20:43
Le 23 octobre 1936, un groupe de jeunes religieux Passionistes fut exécuté à Manzanares.
Il s' agit des bienheureux  Hildefonse de la Croix  (  Anatole Garcia Nozal, né le  15 mars 1898, dans la province de Palencia ) qui fit sa profession en 1914 et fut ordonné prêtre en 1924 ;
Justinien de Saint-Gabriel ( Justinien Cuesta Redondo, né le 19 août 1910, dans la province de Palencia ) qui fit sa profession en 1926 et fut ordonné prêtre en 1934 ;    
Euphrase de l' Amour-Miséricordieux ( Euphrase de Celis Santos, né le 13 mars 1915, dans la province de Palencia ) qui fit sa profession en 1932 et poursuivait encore ses études théologiques ; 
Thomas du Très-Saint-Sacrement ( Thomas Cuartero Gascon, né le 22 février 1915, près de Saragosse et frère de sang du Frère Joseph-Marie ) qui fit sa profession en 1933 et poursuivait encore ses études théologiques ;
Honorin de ND des Douleurs ( Honorin Carracedo Ramos, né le 21 avril 1917, dans la province de Palencia ) qui fit sa profession en 1933 et poursuivait encore ses études théologiques. 
Joseph-Marie de Jésus ( Josémaria Cuartero Gascon, né le 24 avril 1918, près de Saragosse et frère de sang du Frère Thomas ) qui venait juste un an auparavant ( le 23 octobre 1935 ) de faire sa profession temporaire.

Le plus âgé, le Père Hildefonse, avait 38 ans ; le plus jeune, le Frère Joseph-Marie avait 20 ans... 

martires-de-daimiel.jpg

Ces Passionistes furent les derniers fusillés de leur communauté de Daimiel, près de Ciudad Real. Les premiers le furent le 23 juillet 1936,  quelques jours après le début de la guerre civile, d' autres furent fusillés dans différents lieux.
Ils avaient été guidés sur le chemin du martyr, par le Père Nicéphore de Jésus-Marie ( 1893-1936 ), leur Provincial.
Tous les religieux, au nombre de vingt-six,  avaient reçu l' absolution dans la nuit du 21 au 22 juillet et avaient reçu, une dernière fois tous ensemble, la Sainte Communion en préparation de leur arrestation.

SEIZE SUR LES VINGT-SIX AVAIENT  ENTRE  18  ET  21  ANS !
Ils se préparaient à partir en mission pour l' Amérique latine.

Ils furent béatifiés en 1989. Leur mémoire liturgique est le 23 juillet.

Lien ( in English, en espagnol, etc...) :
www.passiochristi.org
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23 octobre 2007 2 23 /10 /octobre /2007 19:44
Le 11 mars 2001, le Pape Jean-Paul II a béatifié, parmi un groupe de 233 Espagnols morts pendant la guerre civile, cinq Frères des Ecoles Chrétiennes, Congrégation fondée par le saint français Jean-Baptiste de La Salle. Trois d' entre eux offrirent leur vie le 23 octobre 1936, à Benimaclet près de Valence. Il s' agit des jeunes Frères Ambroise-Léon, Florent-Martin et Honoré-André qui enseignèrent à Barcelone. Deux autres furent tués le 22 novembre 1936 à Picadero de Paterna, dans les faubourgs de Valence.

Lien http://ut-pupillam-oculi.over-blog.com/article-14007408.html

ambroise-leon.JPG

Le bienheureux Ambroise-Léon ( né Pierre Lorente Vicente ) était originaire d' Ojos Negros, près de Teruel, où il naquit le 7 janvier 1914. Il mourut à 22 ans...
Il fit ses études primaires chez les Frères, à Monreal del Campo, et à 11 ans devint aspirant à Cambrils. Il prit l' habit en 1930, et en 1932 fut destiné à l' école ND du Carmel de Bonanova. Il se révéla un professeur compétent et aimé de ses jeunes élèves. A l' été 1936, au début de la guerre civile, des miliciens du Front Populaire firent irruption dans son école et l' obligèrent, ainsi que ses confrères, à l' abandonner. Il trouva refuge à Valence. En civil et réfugié chez des Chrétiens fidèles, il donnait des leçons particulières pour gagner sa vie.
Au bout de quelques temps, avec ses deux autres confrères, ils décidèrent de trouver du travail à la rentrée en tant qu' instituteurs. En effet, une école du voisinage manquait d' instituteurs. On leur demanda leurs diplômes...Qu' ils n'avaient pas sur eux, et pour cause...
Mais une enquête fut diligentée sur leur compte à Barcelone. Lorsqu' on apprit qu' ils étaient religieux et Frères des Ecoles Chrétiennes, ce fut leur arrêt de mort.



Le bienheureux Florent-Martin ( né Alvaro Ibanez Lazaro ) était originaire de Godos, près de Teruel, où il naquit le 12 juin 1913. Il mourut à 23 ans...
Il devint aspirant à Cambrils à 14 ans et le 14 août 1929 y devint novice. Il commença son apostolat en 1932 à l' école de Barceloneta, puis à la rentrée suivante à celle de Bonanova.
Il était bon et optimiste de nature, de caractère sympathique et jovial. A ses qualités, s' ajoutait son don pour l' art et le chant. Lorsque sa communauté fut dispersée par les miliciens, il gagna Valence avec ses confrères, avant de retourner dans son bourg natal auprès de sa famille. Mais ils comprirent qu' ils ne pouvaient pour l' instant aller plus loin. 
Il trouva refuge chez son cousin Pablo Ibanez, qui fut tué peu après ; alors il trouva asile chez une dame de la rue Buenos Aires, Mme Mercedes Marco Adelantado, qui déjà accueillait le Frère Honoré-André. Tous les deux, ils menèrent une vie édifiante ; mais ils furent découverts, comme décrit plus haut, jugés sommairement et exécutés.

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Le bienheureux Honoré-André ( né André Zorraquino Herrero ) était originaire de Banon, près de Teruel, où il naquit le 18 avril 1908. Il mourut à 28 ans...
Il devint aspirant à 16 ans à Cambrils et quelques semaines après son entrée, il devint novice en août 1924 à Hostalets de Llets. Il revint au scolasticat de Cambrils, puis commença, une fois ses études terminées, son apostolat à Tortosa, puis à Gracia et enfin au collège de ND du Carmel de Bonanova à Barcelone.
De caractère sérieux et réfléchi, il se montrait toujours aimable avec ses confrères et ses élèves. Il était simple et compétent dans son travail d' éducateur.

Lorsque l' école fut évacuée par les Frères, sur ordre des Rouges, il s' accorda avec ses deux autres jeunes confrères pour regagner l' Aragon, leur terre natale. Il devaient faire ce voyage à pied. Il trouvèrent refuge à Valence qui était sur leur chemin. Les troubles y étant particulièrement violents, ils avaient décidé de se cacher en ville dans trois appartements différents. Lui-même trouva refuge chez Mme Marco Adelantado. Il fit venir bientôt le Frère Florent-Martin qui, depuis la mort de son cousin, devait trouver refuge ailleurs.
Au bout de quelques temps, ils furent découverts comme religieux. Cela suffit pour les condamner à mort...La milice vint les arrêter le 22 octobre.

L' aumônier de l' école, le bienheureux Léonard Olivera Buera ( Campo 6 mars 1889 - El Saler 23 octobre 1936 ) fut emprisonné aussi et exécuté le même jour.
Il avait évacué l' école le 19 juillet sur ordre des Rouges. Il fut blessé par les miliciens lors de l' évacuation et passa quelques jours à l' hôpital. Il décida ensuite de trouver refuge chez sa soeur à Valence. Identifié le 22 septembre comme prêtre, il fut arrêté et fusillé le 23 octobre.

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Leur mémoire liturgique est le 22 septembre.
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21 octobre 2007 7 21 /10 /octobre /2007 23:35
Le 4 novembre 1918, après la défaite de l' Armée autrichienne sur le front italien, l' armistice est signé. C' est la fin de la monarchie. Le 12 novembre, la république est proclamée. Charles se retire en Hongrie, où sans renoncer à son trône, il suit les événements, sans y participer. Il est expulsé en mars 1919 vers la Suisse. 

Horthy qui avait pris le pouvoir en Hongrie, lui conseille d' attendre le moment propice pour retrouver son trône de Hongrie. Mais c' était sans compter avec la ferme opposition de la France et de son allié roumain. Horthy finalement le livra aux Anglais qui l' exilèrent sur l' Ile de Madère avec sa famille. 

charles-de-habsbourg-exil.jpg

Vivant dans la précarité et sans aucune ressource, la famille s' installa à la villa Quinta do Monte. Affaibli par les événements, et mal disposé à vivre sous un climat humide, il contracta une maladie pulmonaire. 

Il mourut le 1er avril 1922. 

Aussi bien dans sa vie privée que dans la conduite de l' Etat, Charles avait voulu obéir aux lois de Dieu et de l' Eglise. Il vécut de manière héroïque les vertus chrétiennes, se confessant régulièrement, communiant quotidiennement et suivant un plan de vie ascétique. Respectueux du magistère de l' Eglise, il fut aussi pleinement conscient de ses responsabilités politiques et sociales. 


En 1949, son procès en béatification fut annoncé.

charles-de-habsbourg.jpg
Link ( in English, en français,etc...) belles photographies ! :
http://www.emperorcharles.org
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21 octobre 2007 7 21 /10 /octobre /2007 23:35

Emperor-charles-of-austria.jpg   Charles Ier, dernier Empereur d' Autriche-Hongrie a été béatifié par Jean-Paul II en 2004.

Charles François Joseph de Habsbourg-Lorraine naquit au château de Persenburg le 17 août 1887, fils de l' archiduc Othon de Habsbourg et de la princesse Marie-Josèphe de Saxe. Il était le petit-neveu de l' Empereur François-Joseph ( 1830-1916 ).


La piété de sa mère influença sa jeunesse. Il eut une excellente éducation, donnée par des précepteurs, qu' il poursuivit au Schottengymnasium tenu à Vienne par les Bénédictins. 


Suivant la tradition familiale, il devint officier de cavalerie. Il fut en garnison en Bavière, en Galicie et puis à Vienne.

charles-de-habsbourg-mariage.jpg

Il épousa en 1911 la princesse Zita de Bourbon-Parme. Le jour de leur mariage, il lui dit : " Maintenant nous devons nous conduire l' un et l' autre au ciel. " De leur union naquirent cinq fils et trois filles.
 Par suite des malheurs qui frappèrent la dynastie, il fut en deuxième ligne de succession après l' archiduc François-Ferdinand. Lorsque celui-ci mourut assassiné à Sarajevo en 1914, le vieil Empereur introduit le jeune archiduc Charles aux affaires, sans toutefois l' impliquer dans  les domaines essentiels.

Au début de la première guerre mondiale, il fut affecté au XXème Corps des Chasseurs Impériaux, dit Edelweiss, démontrant son courage physique et moral. Puis il combattit au sein de la XIIème Armée en Galicie. Il eut à affronter les Russes - alliés aux Occidentaux - menés par Broussilov.

Après l' entrée en guerre de la Roumanie, il vainquit les Occidentaux à Hermannstadt, et se jetta à la conquête de Bucarest. Son courage fut reconnu par l' Etat-Major, dirigé par le Prussien Hans von Seeckt, mais ce dernier, protestant, le considérait comme un  " bigot  " .

A la mort de François-Joseph le 21 novembre 1916, en pleine guerre, il devint Empereur d' Autriche sous le nom de Charles Ier, et Roi de Hongrie, sous le nom de Charles IV.

Dès sa prime jeunesse, il était enclin à la prière, et subvenait aux besoins de personnes pauvres. Jeune officier en Galicie, il s' efforça de rehausser le niveau moral de ses soldats, et ceux-ci virent en lui le modèle de l' officier catholique.

Benedictus-XV.jpg

Il fut l' unique parmi les belligérants à accueillir les pourparlers de paix voulus par le Pape Benoît XV ( 1854-1914-1922 ). Du reste dès le début de son règne, il cherchait une issue à la guerre, et souhaitait la paix pour ses peuples. Il entreprit plusieurs démarches auprès des Occidentaux pour trouver une issue pacifique au conflit. Mais il dut affronter les généraux allemands qui voulaient gagner la guerre, et dut aussi se heurter à l' orgueil du gouvernement italien qui avait des vues sur les possessions autrichiennes au bord de l' Adriatique. De plus Clemenceau souhaitait voir disparaître cette monarchie catholique qui règnait sur de nombreuses nationalités.

Malgré deux tentatives de paix séparée, notamment par l' entremise de ses beaux-frères auprès des Alliés, il ne réussit pas à imposer son point de vue. Les Autrichiens pangermanistes et les Allemands firent éclater de puissantes campagnes de propagande contre le jeune souverain. On insinua qu' il était faible et soumis au pouvoir de sa femme, qualifiée d' Italienne !

Il ne réussit pas à faire accepter une réforme de l' Etat, sous forme de confédération, à cause de l' opposition des pangermanistes et des nationalistes hongrois. Son ministre des Affaires Etrangères, le comte Czernin, menait campagne contre lui.

Lien : http://www.emperorcharles.org
( en français, in English , et dans d' autres langues...)

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20 octobre 2007 6 20 /10 /octobre /2007 04:59
notre-dame-d-aquitaine.jpg

Reine des Français, nous te saluons !
Vierge immaculée, en toi nous croyons.

Lorsque Clovis, courbant sa tête altière,
Donnait au Christ tout un peuple nouveau,
Déjà ton coeur, ô douce et tendre mère,
Veillait au ciel sur la France au berceau.

Du peuple franc n' es-tu pas la patronne ?
Oublieras-tu les voeux de ce grand roi,
Qui te disait en t' offrant sa couronne :
" Reine du ciel, mon royaume est à toi ! "

Reine du ciel, ce titre séculaire
Du sol français ne s' effacera pas :
Il est gravé sur le marbre et la pierre,
Aux flancs noircis du bronze des combats.


Illustration : ND d' Aquitaine
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18 octobre 2007 4 18 /10 /octobre /2007 18:59
Saint Luc, évangéliste né à Antioche de Syrie, et auteur des Actes des Apôtres, fut appelé par saint Paul, son  " cher médecin. "

saint-luc.jpg

Il fut son fidèle accompagnateur lors de ses voyages missionnaires, et le réconforta en prison. Son Evangile, qui met en lumière l' universalité du Salut, et la prédilection de Jésus envers les pauvres, offre des témoignages particulièrement originaux, comme l' Evangile de la Sainte Enfance, les paraboles de la miséricorde, et d' autres passages qui reflètent sa sensibilité envers les malades et les souffrants.

Dans les Actes, il décline la figure de l' Eglise idéale, qui persévère dans l' enseignement du Christ, et dans la communion de charité.
La tradition chrétienne en fait un peintre, en particulier de la Sainte Vierge.

Il est représenté par un boeuf ailé, symbole des sacrifices de l' Ancienne Loi, puisqu' il ouvre son Evangile en évoquant Zacharie, prêtre et sacrificateur.

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Published by Eric - dans Saints
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