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  • : le blog ut-pupillam-oculi par : Eric
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  • : Je me propose de partager quelques réflexions, et de voyager avec vous dans l' univers spirituel de personnalités d' exception. Vous pouvez me laissez vos commentaires, afin que je puisse corriger les articles si nécessaire.
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7 février 2008 4 07 /02 /février /2008 21:23
  julien-weil.jpg Voici ce que déclara le Grand Rabbin de Paris Julien Weil ( 1873-1950 ), le 11 février 1939, à la mort du pape Pie XI : 

" La mort de Sa Sainteté Pie XI me touche profondément et douloureusement. De tout coeur, le Judaïsme se joint à la vénération universelle qui entoure l' auguste Pontife, l' admirant et l' honorant comme un serviteur de Dieu, comme un véritable apôtre de la justice sociale, de la paix, et de la fraternité humaine.
En maintes occasion, Pie XI a dénoncé, avec une claire et pénétrante fermeté, les erreurs pernicieuses du paganisme raciste, et il condamna l' antisémitisme, cette attitude inconciliable avec la Foi chrétienne, qui déchaîne iniquité et violence odieuse.
Je suis sûr d' exprimer les sentiments de mes compagnons juifs en saluant avec respect la grande figure de Pie XI, et en donnant, par nos prières, une expression religieuse à notre chagrin et notre gratitude envers ce grand serviteur du Dieu de justice et d' amour. "

in  : Henri de Lubac " Résistance à l' antisémitisme " Fayard, Paris, 1988. 
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7 février 2008 4 07 /02 /février /2008 21:09
Einstein.jpg  Voici ce qu' écrivait Albert Einstein, réfugié aux Etats-Unis, en 1940. Cet article fut publié dans le Time Magazine du 23 décembre 1940 pp 38-40.

" Lorsque la révolution nazie survint en Allemagne, c' est sur les universités que je comptais pour défendre la liberté, dont j' étais moi-même un amoureux, car je savais qu' elles avaient toujours mis en avant leur attachement à la cause de la vérité ; mais non, les universités furent immédiatement réduites au silence.


Alors je me tournai vers les grands éditeurs de journaux, dont les éditoriaux enflammés des jours passés avaient proclamé  leur amour de la liberté ; mais eux aussi, en quelques courtes semaines et comme les universités, furent réduits au silence.


Dans la campagne entreprise par Hitler pour faire disparaître la vérité, seule l' Eglise Catholique se tenait carrément en travers du chemin. Je ne m' étais jamais spécialement intéressé à l' Eglise auparavant, mais maintenant je ressens pour elle grande affection et admiration, parce qu' elle seule a eu le courage et la persévérance de se poser en défenseur de la vérité intellectuelle et de la liberté morale.


Je suis donc bien forcé d' avouer que, maintenant, c' est sans réserve que je fais l' éloge de ce qu' autrefois je dédaignais. " 
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5 février 2008 2 05 /02 /février /2008 20:10
m-zi-re.jpg  Françoise Mézière, Soeur de Charité du diocèse de Laval, est une martyre de la révolution française, béatifiée le 19 juin 1955, par Pie XII.

Elle naquit le 25 août 1745 à Mézangers dans une famile nombreuse. Son père, excellent chrétien était un fermier aisé. Elle perdit sa mère à l' âge de quatre ans.
Eduquée par les Soeurs de ND de la Charité d' Evron, elle se consacra au développement d' écoles paroissiales, notamment à Saint-Léger, près de Laval.

Quand le 14 avril 1791, la république voulut lui imposer, en tant que maîtresse d' école le serment de liberté et d' égalité qui impliquait le refus des voeux religieux, elle refusa comme les religieuses et dut quitter l' école. Elle se mit alors au service des malades dans les villages des environs de Saint-Léger.

Une seconde fois, elle fut invitée à prêter serment en juillet 1792 et à nouveau elle refusa. Cette fois-ci elle dut se cacher et agir avec prudence.

Elle fut finalement guillotinée, peu de temps après les prisonniers du Couvent de la Patience, pour avoir abrité chez elle deux soldats vendéens blessés, et les avoir soignés. Dans le texte du jugement de Laval qui la condamne à mort, elle est qualifiée de " vipère de la race sacerdotale. "

Avant de monter à l' échafaud, elle remercia ses bourreaux, de pouvoir s' unir bientôt au Seigneur Jésus. Ce fut le 5 février 1794.


5 Février, fête de sainte Agathe : http://ut-pupillam-oculi.over-blog.com/article-5528849.html
Mémoire de saint Avit : http://ut-pupillam-oculi.over-blog.com/article-5530461.html
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4 février 2008 1 04 /02 /février /2008 01:01
saint-isidore.jpg  Saint Isidore naquit probablement à Alexandrie, en Egypte dans une famille cultivée. Dès son jeune âge, il désira imiter la vie de saint Jean-Baptiste au désert.

Il se fit donc moine et plus tard dirigea le monastère de Lychnos à Péluse, en Egypte ( à l' Est du delta du Nil ) qui suivait la règle cénobitique de saint Pacôme. L' Egypte est aussi Terre Sainte, puisque la Sainte Famille vécut dans ces contrées, lors de sa fuite. Le christianisme à l' époque d' Isidore y était particulièrement florissant, et les moines se comptaient par dizaines et dizaines de milliers...

Il mena une vie d' études et de pénitence. Particulièrement savant, il était tenu en grande estime par le Patriarche d' Alexandrie, saint Cyrille, dont il était le cousin.
Lui-même vouait une grande admiration à saint Jean Chrysostome.

Il reste deux mille exemplaires de ses lettres, rédigées dans une langue grecque tellement élégante, qu' elles constituent un exemple classique de la littérature gréco-byzantine.
Ses lettres sont un modèle de conseils de prudence, en particulier lors de la dispute des Nestoriens, d' humilité et de piété.
Il mourut en 449, à près de quatre-vingts ans.
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3 février 2008 7 03 /02 /février /2008 23:42
Cofondatrice avec Soeur Josepha Stenmans** ( Issum, Allemagne, 1852-Steyl, Hollande, 1903 ) de la Congrégation des Servantes du Saint-Esprit, Marie-Hélène Stollewerk mourut à Steyl, en Hollande, le 3 février 1900.
bienheureuse-marie-h-l-ne-stollenwerk.jpgAllemande, elle naquit près d' Aix-la-Chapelle à Rollesbroich, le 28 novembre 1852. Ayant le désir d' être missionnaire en Chine, elle s' agrégea en qualité de domestique à la maison de Steyl, ouverte en 1875 par saint Arnold Janssen*, pour la formation de prêtres et de religieux missionnaires. Elle ne pouvait pas, en effet, trouver d' insitut missionnaire en Allemagne prussienne, à cause de la politique anti-catholique du chancelier Bismarck. C' est pourquoi, elle se rendit en 1882, à Steyl en Hollande, car cela correspondait à ses aspirations les plus profondes.

Le 8 décembre 1889, elle entra dans la Congrégation des Servantes du Saint-Esprit, dont elle fut la Supérieure, fondée par le même Père Janssen.
Arnold_Janssen.jpgElle contribua efficacement au développement de cette jeune Oeuvre. Elle put assister aux premiers départs de Soeurs pour l' Argentine et pour le Togo. De santé fragile ( elle mourut semble-t-il de tuberculose ) elle demeura à Steyl. Ensuite lorsque se développa la branche des Soeurs cloîtrées de la Congrégation, elle y fut admise, et se voua ainsi à l' adoration perpétuelle.

Elle fut béatifiée par Jean-Paul II en 1995.

Les Soeurs Servantes du Saint-Esprit sont aujourd' hui 3800 dans 35 pays, et les Soeurs du Saint-Esprit et de l' Adoration Perpétuelle sont 400 dans 10 pays.

* Prêtre allemand né en Rhénanie en 1837, mort à Steyl en 1909 et canonisé par Jean-Paul II en 2003. Il dut quitter son pays pour la Hollande et fonda à Steyl, en 1875, la Société du Verbe-Divin pour les missionnaires.
** Elle sera béatifiée cete année, en juin.
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3 février 2008 7 03 /02 /février /2008 22:40
 claudine-thevenet.jpg  Claudine Thévenet - surnommée affectueusement Glady - naquit à Lyon, le 30 mars 1774, dans une famile de sept enfants. Elle fut éduquée à l' abbaye de Saint-Pierre-les Nonnains qu' elle dut quitter au moment de la révolution française. 
Jeune fille, elle subit les affres de la Terreur, surtout à partir de 1793, lorsque les forces républicaines assiégèrent la ville de Lyon qui était restée royaliste. Ses frères Louis et François furent tués de manière barbare à Lyon, le 5 janvier 1794.

Claudine fut une spectatrice terrorisée de leur martyre. Elle souffrit dès lors d' un tremblement qu' elle allait garder toute sa vie.
Suivant l' exemple de ses frères qui pardonnèrent à leurs bourreaux, elle fit de même et plus encore en s' occupant d' orphelins et de pauvres, au début de manière isolée, et ensuite avec de jeunes personnes de sa paroisse.
Elle était la dirigée de l' Abbé André Coindre*, prêtre de sa paroisse, qui discerna rapidement la vocation de cette femme compatissante et douce, mais non dénuée d' une ferme volonté. Lorsqu' elle dut abriter chez elle deux petites filles orphelines, ce fut le début de sa réponse au Seigneur.

En 1816, elle participa à la fondation de l' Union Pie du Sacré Coeur de Jésus, avec sept compagnes ; puis deux ans après, en 1818, elle quitta la maison paternelle pour fonder, sur la colline de la Croix-Rousse, la Congrégation des Sacrés Coeurs de Jésus et Marie - dite des Religieuses de Jésus-Marie - destinée à l' éducation des jeunes filles. Elle affronta alors les moqueries et la pauvreté des débuts.

Elle ouvrit donc en 1820 à Fourvière une maison d' éducation, la Providence, puis une autre pour jeunes filles pauvres ou orphelines. Elles apprenaient aussi les métiers de la filature et du tissage, car la ville de Lyon était réputée pour son industrie de la soie. " Il faut être de vraies mères pour ces enfants, oui de vraies mères, tant de l' âme que du corps. " avait-elle coutume de dire. 

Elle souffrit de la mort de l' Abbé Coindre en 1826 et de deux premières compagnes en 1828. Elle dut aussi protéger sa jeune Congrégation que l' on voulait à l' époque fusionner avec un autre Institut. Au moment des émeutes des canuts et des troubles de 1831 et 1834, elle dut aussi gouverner avec prudence ses deux fondations.

La Mère Marie de Sainte-Ignace, son nom de religion, s' occupait aussi de la direction de ses consoeurs. A partir de 1835, sa santé empira. Elle mourut à Lyon, le 3 février 1837.
En 1842, les Soeurs ouvrirent une maison aux Indes. Ce fut le début de leur envoi en mission. Elles furent nombreuses à partir aussi pour l' Amérique du Nord.

Elle fut béatifiée en 1981 et canonisée le 21 mars 1993 par Jean-Paul II.

Les Religieuses de Jésus-Marie sont aujourd' hui 1600 dans 180 maisons.

* Il faisait partie de la Congrégation des Frères du Sacré-Coeur.
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31 janvier 2008 4 31 /01 /janvier /2008 20:03
marcelle.JPG    La vie de sainte Marcelle de Rome nous est relatée par les lettres de saint Jérôme. Ainsi jusqu' à nos jours la vie de cette femme patricienne, née vers 330, nous est connue.
Elle appartenait à l' illustre famille des Marcellus. Devenue veuve très jeune, elle décida de se consacrer à une vie de prière et refusa un mariage de son rang avec un consul. Elle avait lu la vie de saint Antoine, et le monachisme lui paraissait être sa vocation. Elle réunit donc autour d' elle des femmes de l' aristocratie patricienne de l' époque, afin de vivre une vie retirée consacrée à Dieu, dans son palais de l' Aventin, transformé en monastère.

Certains noms de ces femmes ont été conservés par saint Jérôme qui connut l' une d' entre elles : Principie. Elles s' appelaient Sophronie, Léa, Marcelline, etc... et Albine ( la mère de sainte Marcelle ).

En 373, l' évêque d' Alexandrie, Pierre, vint leur rendre visite et leur décrivit les règles ascétiques des Pères du Désert, en Egypte. Ce monachisme oriental n' avait pas de règles aussi précises que le monachisme occidental qui allait naître plus tard ; elles n' en furent pas moins enthousiates, et vivaient dans une grande austérité.


A partir de 382, saint Jérôme devint leur directeur spirituel. Cultivées, ces femmes autour de Marcelle suivaient aussi un programme d' études particulièrement poussé, tout en menant une vie de prière, de pénitence et de louange.

On venait chez elle pour s' entretenir de la Sainte Ecriture, et les vocations de femmes affluèrent. Des moines et des prêtres venaient aussi dans ce qui était un centre de rayonnement intellectuel et spirituel. La correspondance de sainte Marcelle avec saint Jérôme fait état de questions exégétiques, et même - en plus du grec et du latin qu' elle maîtrisait - de traductions de la Bible à partir de l' hébreu.

Même après son départ pour la Terre Sainte, saint Jérôme eut toujours une profonde amitié spirituelle pour sa dirigée, comme en témoignent ses lettres.

Sainte Marcelle était cependant prudente. Elle ne s' enfermait pas dans les violentes polémiques exégétiques de son époque. Elle ne donna pas tous ses biens à l' Eglise, afin de poursuivre une vie d' études avec ses compagnes et refusa de s' établir à Bethléem, préférant rester près des siens à Rome, capitale de l' Empire, et véritable centre intellectuel du monde civilisé. Elle voulait diffuser son exemple de vie communautaire ( pauvreté commune, humilité et charité, chasteté et étude ) parmi les jeunes filles et les veuves de l' aristocratie cultivée. En effet les classes cultivées furent les plus lentes à accepter le christianisme qui, à cause des préjugés de l' époque,  était assimilé trop souvent aux désordres de la plèbe...ce qui freinait son expansion, ainsi que son renouveau intellectuel.

A la fin du IVème siècle, elle partit vivre dans un ermitage non loin de Rome. Elle revint dans la Ville Eternelle en 410, sous la menace des invasions des Goths. Elle subit alors de mauvais traitements, mais réussit à sauver sa disciple Principie des mains des barbares, en se réfugiant dans la basilique Saint-Paul.

Elle mourut peu de tremps après. Cette femme d' une haute intelligence intellectuelle et d' une grande profondeur spirituelle reste un exemple pour les Chrétiennes d' aujourd' hui.

Lien : http://ut-pupillam-oculi.over-blog.com/article-12727133.html



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29 janvier 2008 2 29 /01 /janvier /2008 21:33
On croit faire un cauchemar...mais non,  nous ne rêvons pas ! Les Universités d' Etat ne voulant pas se charger de cette formation, qui croyez-vous va occuper ce  " créneau " ? 
Eh oui ceux qui veulent faire parler d' eux, ceux qui veulent être plus laïcs que les laïcs ( et finalement un peu musulmans, non ? ) c' est-à-dire nos doctes savants de l' Eglise de France d' aujourd' hui. Les murs de la Catho doivent trembler...
Va-t-on mettre des tapis de prières ?

Il est tout à fait normal que notre pays veuille s' assurer que ces nouveaux imams ne soient pas uniquement formés à l' étranger, mais est-il normal que ce soit l' Eglise catholique qui s' en charge et qui prête ses locaux pour assurer une formation à cette vingtaine ( pour l'instant ) de personnes, dont un renégat chrétien de l' Eglise chaldéenne qui vient de se convertir à l' islam...

L' Eglise de France à force de vouloir être plus républicaine que la République se perd dans des voies vraiment dangereuses...
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28 janvier 2008 1 28 /01 /janvier /2008 20:27
maunoir1.jpg  Le bienheureux Julien Maunoir est considéré comme l' apôtre moderne de la Bretagne. Il naquit le 1er octobre 1606 à Saint-Georges-de-Reitembault, cinquième d' une famille de six enfants. Son père était marchand de tissus. La famille vivait dans une atmosphère de foi simple et profonde.

Le vénérable Michel Le Nobletz ( 1577-1652 ), missionnaire fameux, apprit mystérieusement la naissance de celui qui lui viendrait en aide.

Enfant, le jeune Julien aimait à réunir ses compagnons de jeux pour leur faire réciter des prières ou pour leur faire faire des processions improvisées. Un prêtre de la paroisse remarqua les aptitudes de cet enfant et en plus de ses heures d' école lui apprit les bases du latin. Il put ainsi poursuivre ses études, entre 1620 et 1625, au Collège des Jésuites de Rennes. Au collège, le jeune Julien ne se laissa pas influencer par des théories ou des amitiés malsaines. Il s' enflammait plutôt pour les missions du Japon, de Chine ou d' Amérique, où les Jésuites déployaient leur apostolat.

Il se décida donc pour le noviciat. Après sa profession religieuse dans la Compagnie de Jésus, il étudia la philosophie pendant trois ans au Collège de La Flêche, jusqu' en 1630. Il eut pour compagnon d' étude saint Isaac Jogues, futur martyr en Amérique du Nord.
Il faisait des retraites spirituelles, comme de coutume, mais il y ajoutait une ferveur et une humilité sincères. Un jour, il nota dans son journal, après une récollection : " J' ai senti avec une joie très pure comme si deux anges m' avaient sorti le coeur de la poitrine et l' avaient pressé pour en extraire toutes les affections naturelles. "

Le 15 juillet 1628, il se sentit consumé toute la journée par le feu du divin amour. Il entrevit alors ce qu' il aurait à souffrir pour le Seigneur. Il gravit à cette époque les degrés de l' union mystique. 
Ses supérieurs ne remarquaient qu' un jeune religieux affable, animé par une charité discrète et une constante application aux travaux intellectuels et aux règles de la piété ; mais ils distinguèrent déjà son obéissance parfaite et sa ferme maîtrise de soi.  
Il devint professeur au Collège de Quimper ; mais intérieurement il ne renonça pas au désir de devenir missionnaire dans de lointaines contrées.

Un de ses confrères l' exhorta à apprendre le breton ; mais il répliqua qu' en plus du grec et du latin qu' il connaissait, il lui suffisait d' apprendre maintenant les langues des Indiens du Canada.

Un jour, lors d' un pélerinage à la Vierge, il eut la vision intérieure de quatres saints évêques bretons. Il se décida donc à apprendre le breton, afin d' être plus proche des populations qui dans leur immense majorité ne parlaient pas le français.
En 1631, il se voua à la prédication et à l' apostolat auprès des paysans bretons. Malade en 1632, il fut transféré à Tours, puis à Bourges pour se préparer à l' ordination sacerdotale. Il y fit la connaissance de saint Gabriel Lallemant qui allait devenir martyr au Canada en 1646.

Sa santé s' altéra gravement, et il reçut la certitude que s' il guérissait, il se vouerait totalement aux missions bretonnes. Il fut ordonné prêtre en 1637 et il devint professeur au Collège de Nevers. Au bout de sept ans, il reçut la permission de retourner en Bretagne, à Quimper. 

C' est alors qu' il fut invité par le P. Michel Le Nobletz à faire une confession générale au Conquet. Il l' invita aussi à lui succéder dans son oeuvre d' évangélisation.
maunoir2.gif
Il commença à prêcher à Douarnenez, puis Ouessant, Molènes et l' île de Sein et se mit à composer en breton des cantiques illustrant les principaux mystères de la religion. Sa réputation grandit parmi la foule, lorsque des guérisons inexpliquées eurent lieu. Il dut toutefois affronter la calomnie ; mais en 1642 l' orthodoxie de ses compositions fut confirmée par les autorités ecclésiales.

Il parcourut à pied ou à cheval toute la Basse Bretagne. Ce fut un missionnaire infatigable. Il confessait des foules entières.  Alors que le P Le Nobletz avait opéré seul, le P Maunoir suscita des vocations. Parfois, il partait se recueillir pour un temps de retraite, mais bien vite il reprenait la route...

En 1671, il décida de créer une oeuvre de récollections spirituelles qui fut couronnée de succès. Pendant l' hiver 1683, retournant à Quimper, le P Maunoir fut prit de fièvres. Il s' arrêta à Plévin, où il mourut ayant reçu les derniers sacrements, le 28 janvier 1683.

Il fut béatifié en 1951 par le pape Pie XII qui le déclara comme l' un des protecteurs de la Bretagne.
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28 janvier 2008 1 28 /01 /janvier /2008 20:14
marie-louise.jpg   Marie-Louise ( Maria Luisa ) Montesinos Orduna naquit le 3 mars 1901 à Valence, en Espagne. Elle fut baptisée deux jours après sa naissance, et reçut le sacrement de confirmation à l' âge de six ans.
Elevée dans une école religieuse, elle reçut une bonne formation générale. Elle ne se maria pas et prit soin de ses parents. Elle était catéchiste, faisait partie de l' Action Catholique et s' occupait de pauvres et de malades.
Elle recevait la communion tous les jours et était spécialement attachée à la Sainte Vierge.

A l' éclatement de la guerre civile, elle fut appelée à verser son sang et à donner sa vie pour défendre sa Foi en Jésus Christ et son Eglise. Avec elle son père, une de ses soeurs, deux de ses frères et une tante furent tués par les ennemis de la Foi.
Elle fut exécutée le 28 janvier 1937 à Picassent, près de Valence.

Elle fait partie des martyrs espagnols béatifiés par Jean-Paul II, le 11 mars 2001. 
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