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  • : le blog ut-pupillam-oculi par : Eric
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  • : Je me propose de partager quelques réflexions, et de voyager avec vous dans l' univers spirituel de personnalités d' exception. Vous pouvez me laissez vos commentaires, afin que je puisse corriger les articles si nécessaire.
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2 juin 2008 1 02 /06 /juin /2008 22:30
Aujourd' hui sainte Blandine ( voir mon article de l' année dernière ), nous fêtons aussi un saint de l' Eglise ancienne : saint Nicéphore qui fut patriarche de Constantinople à la fin du VIIIème siècle et au début du IXème siècle.
Ardent défenseur des Pères de l' Eglise, il s' opposa à l' empereur iconoclaste Léon l' Arménien qui,  interdisant le culte des images, mettait en péril le dogme de l' Incarnation. L' empereur persécuta cruellement l' Eglise d' Orient.
Relégué en exil, saint Nicéphore mourut dans un monastère au bord du Bosphore, le 2 juin 828.
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Published by Eric - dans Saints
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26 mai 2008 1 26 /05 /mai /2008 00:34
  Saint Didier naquit vers 550 à Autun. Il vécut dans le Dauphiné actuel et devint clerc à Vienne, après de solides humanités. Devenu évêque de cette cité il continua d' enseigner la grammaire.

Victime de calomnies, il fut traduit devant un concile, à Châlon, en 602 ou 603. Il fut déposé et exilé. Quelques années plus tard, revenu en grâce auprès de la reine Brunehilde, il fut acclamé par les habitants du diocèse ; mais il ne cessa de critiquer les moeurs politiques de son époque.

Il fut arrêté un jour dans son église et conduit dans un lieu appelé aujourd' hui Saint-Didier-sur-Chaleronne, où il fut tué par un soldat d' un coup de pierre, le 23 mai 607 ou 611.

Sa fête liturgique est fixée au 23 mai.
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25 mai 2008 7 25 /05 /mai /2008 16:22
  Madeleine-Sophie Barat naquit à Joigny*, dans la nuit du 13 décembre 1779, dans la famille d' un tonnelier relativement aisé. Elle était si fragile, qu' elle fut baptisée dès le lendemain matin. Son frère aîné Louis, de onze ans plus âgé, était son parrain. Il deviendra Jésuite et il sut dans sa jeunesse l' instruire dans leur Foi commune.  Il fut aussi un précepteur exigeant : il lui enseigna le latin, le grec, l' histoire, la physique et les mathématiques. Madeleine-Sophie était donc extrêmement instruite pour son milieu, à une époque - avant la révolution - où une soif de connaissance et d' instruction surgissait dans tout le royaume.

Louis Barat sera emprisonné pendant la Terreur et il ne devra la vie sauve qu' à la chute de Robespierre. Il sera ordonné en 1795. Après ces années funestes, le frère et la soeur se fixèrent à Paris. Louis enseignait la théologie et la patristique, dont il fit profiter sa soeur qui apprenait aussi l' espagnol et l' italien. Elle donnait des leçons de catéchisme, encore clandestines à cette époque de transition pour l' Eglise de France, pour les enfants du quartier du Marais.
Elle avait eu le désir - contrarié par la révolution - de se faire carmélite, et elle s' imposait une vie frugale et une discipline stricte. Son frère la présenta au RP Varin, sj, qui songeait à faire rouvrir certains collèges qui avaient appartenu à la Compagnie de Jésus ou à d' autres Ordres et qui avaient été confisqués et à ouvrir des écoles chrétiennes. Il vit donc en Madeleine-Sophie Barat une rencontre providentielle pour mener à bien ce projet. La jeune femme de 21 ans se consacra donc en novembre  1800 avec trois compagnes. Ce fut la naissance de la Société du Sacré-Coeur** pour l' éducation et l' instruction féminines.


Le Concordat de 1801 mit fin aux persécutions qu' avaient connues l' Eglise de France et Madeleine-Sophie put ouvrir une première maison à Amiens. En 1804, elle fit l' acquisition du Couvent des Visitandines de Grenoble qui en avaient été expulsées à la révolution. Elle ouvrit une nouvelle maison et fit la connaissance d' une jeune institutrice qui allait entrer dans la Société et qui allait avoir elle-aussi un destin glorieux pour l' Eglise : sainte Philippine Duchesne*** .

En 1805, à seulement 25 ans, la Mère Madeleine-Sophie Barat fut élue Supérieure générale. Elle mit toute son énergie, jusqu' à la fin de sa vie, au développement de l' Institut.  
Elle ouvrit le noviciat des Soeurs dans une ancienne abbaye cistercienne, près de Poitiers. Les maisons d' éducation s' ouvraient rapidement et offraient un enseignement de qualité aux jeunes filles. La rigueur intellectuelle était une constante de la Rde Mère Barat et elle voulait faire bénéficier les jeunes filles de l' époque d' une instruction non seulement chrétienne, mais aussi de choix, afin de former des familles d' élite.

Après quelques tracas - notamment lors de la révolution de 1830 - pour la Société qui enseignait la fine fleur des familles légitimistes, la Rde Mère Barat s' ouvrit dans une lettre écrite en 1831 à la future sainte Philippine Duchesne : ' Le temps changent et nous devons nous-aussi transformer notre mode d' être. "
Elle fit éduquer aussi plus de boursières, venant de familles modestes, et dont l' enseignement était pris en charge financièrement par les familles aisées qui avaient confié l' instruction de leurs filles aux Dames du Sacré-Coeur.
Elle se mit à voyager à travers la France et l' Europe pour ouvrir de nouvelles maisons, dans un contexte politique qui était souvent défavorable. Elle était infatigable et négociait âprement. Elle installa des maisons d' éducation d' élite en Suisse, en Angleterre et en Irlande, en Autriche, dans diverses principautés italiennes et à Rome, dans la future Belgique et en Hollande, en Espagne et dans plusieurs principautés d' Allemagne, dans la partie autrichienne de la Pologne et jusque dans la nouvelle colonie algérienne...En 1818 les premières Dames du Sacré-Coeur à s' embarquer pour l' Amérique gagnaient  les tribus Potawotami !

Les milliers de lettres conservées de cette époque montrent le souci constant de la fondatrice d' accompagner et de conseiller les Soeurs, dispersées dans 105 maisons. En 1826, les Dames du Sacré-Coeur reçurent l' approbation pontificale.
Leur spiritualité s' inspirait de saint Ignace de Loyola et de ses Exercices ainsi que de la dévotion au Sacré-Coeur de NS, dévotion alors en plein essor dans la société du XIXème siècle. Elles menaient un combat courageux contre l' esprit voltairien de la bourgeoisie de l' époque et éduquaient de futures épouses chrétiennes dont la formation intellectuelle était au même niveau que celui de leurs futurs maris. Il fallait, après les désastres précédents, rebâtir une société chrétienne en s' appuyant sur l' esprit d' oraison et la vie intérieure. 

En 1864 - toujours Supérieure - les Soeurs, ne voulant la démettre, nommèrent une religieuse vicaire. L' année suivante, elle fut victime à Paris d' une attaque de paralysie. Elle mourut le 25 mai 1865, jour de l' Ascension cette année-là.

A sa mort, les Dames du Sacré-Coeur étaient plus de 35 000, dans 16 pays. Expulsées de France par les lois anti-catholiques, en 1904, les religieuses firent transférer les restes de leur fondatrice en Belgique.

Elle fut canonisée, pendant le Jubilé de l' Année Sainte 1925, par le Pape Pie XI.



* Près d' Auxerre dans le département actuel de l' Yonne. Les religieuses du Sacré-Coeur y ont à proximité une maison pour des retraites spirituelles.
** Cette dénomination ne sera officielle qu' en 1815 à la chute de Napoléon, car elle était considérée comme trop attachée aux partisans de l' Ancien Régime.
*** Canonisée par Jean-Paul II, en 1988.

Reliques de la sainte, dans la chapelle des religieuses du Sacré-Coeur, rue de l' Abondance à Bruxelles ( Belgique ).
Maison natale de sainte Madeleine-Sophie Barat à Joigny.

Les religieuses du Sacré-Coeur sont aujourd' hui 31 000 dans  plus d' une quarantaine de pays. Elles ont subi de plein fouet la crise des années 1960-1980 ; mais restent encore actives dans de nombreux projets éducatifs et sociaux, surtout en faveur de la jeunesse. Elles ont la tutelle, en France, de sept établissements scolaires.
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19 mai 2008 1 19 /05 /mai /2008 00:34
   Véréna Bütler naquit le 28 mai 1848, en Suisse à Auw dans le canton d' Argovie, au sein d' une famille de paysans pieux. Elle quitta l' école élémentaire à quatorze ans et aida ses parents à la ferme. Jeune fille joyeuse, elle était courtisée et elle tomba bientôt amoureuse d' un jeune homme de son village ; mais subitement elle renonça à cet amour naissant , car elle se sentait attirée par un amour plus grand. Elle fit plusieurs tentatives de vie consacrée, notamment auprès de Soeurs de la Présentation à Zug et finalement à dix-sept ans entra chez les Soeurs de la Sainte-Croix à Menzingen. Elle quitta toutefois le postulat et retourna chez ses parents, car elle ne trouvait pas sa voie.

Le 12 novembre 1867, sur les conseils du Père Sébastien Viliger, elle frappa chez les Capucines du Couvent de Marie-Auxiliatrice à Altstäten, dans le canton de Saint-Gall. Elle y fit sa profession en 1869 et prit le nom de Soeur Marie-Bernarde du Très-Saint-Coeur-de-Marie.
Avant de prononcer ses voeux définitifs, elle sollicita auprès de l' évêque de Saint-Gall avec d' autres jeunes religieuses de son couvent, la permission de suivre une règle plus austère, car ce groupe de religieuses déploraient la règle, à leurs yeux mitigée, de leur couvent...

En 1874, elle fut nommée procuratrice et économe du couvent. Elle s' occupait des réserves et du jardin et suivait avec recueillement la règle, cherchant toujours l' union au Seigneur. Elle s' employa à restaurer la discipline tant et si bien que le couvent retrouva de jeunes vocations. En 1879, elle fut élue maîtresse des novices et de 1880 à 1886 devint supérieure de la communauté.

Les vocations étaient alors suffisamment nombreuses pour que se réalisât enfin son rêve : celui de fonder un couvent en pays de mission. Elle prit conseil auprès de Mgr Schumacher, évêque allemand missionnaire en Equateur.
Le 19 juin 1888, ayant obtenu la permission du Saint-Siège, elle s' embarqua pour l' Amérique du Sud, avec deux soeurs autrichiennes et cinq soeurs suissesses. Elle arriva en Equateur en juillet et d' emblée ouvrit un couvent à Chone avec en annexe une infirmerie et une école de filles. Fidèle à la clôture et à l' esprit de pauvreté, elle dut surmonter de grandes difficultés : oppositions diverses, guerres, maladies...

Elle chercha d' autres lieux pour rejoindre les populations les plus nécessiteuses, pour lesquelles elle se fit une mère providentielle. Son caractère ferme et volontaire ne fut pas compris par la Maison-Mère d' Alstäten. Il est vrai qu' elle ne s' embarrassait pas de diplomatie ! Des Soeurs la quittèrent pour fonder une communauté autonome.

C' est alors qu' elle fut obligée de se séparer de sa Congrégation d' origine, et qu' elle se décida à fonder la Congrégation des Franciscaines Missionnaires de Marie-Auxiliatrice. Très vite de nouvelles maisons furent ouvertes. Mais de nouvelles difficulté allaient surgir.
En 1895, un nouveau gouvernement sous influence franc-maçonne entreprit une politique de  persécution religieuse, à la suite de laquelle de nombreux couvents catholiques furent fermés. Avec quinze autres Soeurs, elle dut quitter le pays et se réfugia à Bahia, au Brésil. Les Soeurs n' avaient plus de toit. Elles  furent finalement accueillies par Mgr Biffi, évêque de Carthagène en Colombie.

Elle arrivèrent à Carthagène, en août 1895, trouvant asile à l' Hôpital Obra Pia, joli édifice colonial abandonné que Mère-Marie Bernarde restaura pour en faire un hôpital moderne et le siège de sa Congrégation. Elles en furent chassées par le gouvernement en 1899 et le réintégrèrent en 1903. L' hôpital cessa de fonctionner en 1905 et les Soeurs transformèrent l' édifice en collège : le Collège Biffi. Mère Marie-Bernarde devait y résider jusqu' à la fin de sa vie.
Elle fit aussi ouvrir un noviciat dans le Vorarlberg, en Autriche, tout près de son pays natal. Les jeunes Soeurs de langue allemande s' y formaient avant de partir en mission.
De nombreux hôpitaux et orphelinats furent créés par les Franciscaines Missionnaires en Colombie et au Brésil ainsi que des écoles. L' Oeuvre de la Mère Marie-Bernarde connut un essor remarquable. Pendant toutes ces années elle gouverna en tant que Supérieure générale avec dynamisme, fermeté et charité.

En 1920, ce fut au tour de la Mère Marie-Françoise Hallenstein d' être élue. Elle ne manquait pas de s' inspirer des conseils de la fondatrice.

Mère Marie-Bernarde mourut saintement le 19 mai 1924 à Carthagène, à la Maison-Mère. La ville entière s' associa à ses funérailles.
En 1956, les Soeurs quittèrent leur Maison-Mère qui devint le Collège ND de Lourdes. En 1977 l' édifice fut vendu à une société privée, aujourd' hui c' est un complexe touristique.
 
La Congrégation compte aujourd' hui plus de huit cents religieuses, principalement en Amérique du Sud et en Suisse.
Marie-Bernarde du Très-Saint-Coeur-de-Marie fut déclarée vénérable en 1991 et béatifiée en 1995, par Jean-Paul II.

Sa canonisation est prévue à Rome, par SS Benoît XVI, le dimanche 12 octobre 2008. C' est la première fois depuis 1947 que la canonisation d' un saint originaire de Suisse aura lieu.


Seront canonisés avec elle le bienheureux Gaëtan Errico ( 1791-1806 ), fondateur napolitain, les bienheureuses Anne Muttahudapathu, en religion Soeur Alphonse de l' Immaculée Conception ( 1910-1946 ), Clarisse indienne du Kérala,  et Narcisse de Jésus Martillo Moran ( 1833-1869 ), laïque équatorienne.

Lien ( en allemand ) : http://fmmh.org/V1/ 
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18 mai 2008 7 18 /05 /mai /2008 23:53
  Marie-Madeleine Merten naquit, le 10 juillet 1883, à Düppenweiler dans la Sarre. Elles se distinguait dans sa jeunesse par sa piété et sa gentillesse, qualités qui l' accompagneront toute sa vie.
Elle devint institutrice dans diverses écoles catholiques du diocèse de Trèves. Elle fut surtout charitable envers les enfants pauvres qu' il lui arrivait de nourrir et de vêtir elle-même. Elle fut aussi une institutrice apostolique, guidant ses élèves vers l' Eucharistie et l' amour de Notre Dame.
Désormais certaine de ses choix de vie, elle décida d' entrer chez les Ursulines ( Ordre fondé en 1535 par sainte Angèle Merici ), dans leur Couvent de Calviarenberg, prenant le nom de Soeur Blandine du Sacré Coeur.

Elle émit ses voeux, le 4 novembre 1913, et sur les conseils du Père Merk, Jésuite, ajouta celui de l' oblation. Elle devint maîtresse à Sarrebruck ; mais bientôt elle fut atteinte des premiers symptômes de la tuberculose...
Transférée à Trèves, dans le Palatinat au climat plus clément, elle poursuivit son occupation d' institutrice auprès d' orphelines. A partir de l' automne 1916, elle dut cesser son enseignement, et à l' infirmerie débuta son apostolat de la souffrance offerte.
Soeur Blandine rayonnait de joie. La chapelle se situant près de sa chambre, elle avait coutume de dire ( au propre comme au figuré ) : " Jésus et moi sommes si proches ! "
Dans la vigueur de sa volonté de jeune femme, elle avait décidé de se donner totalement à l' amour de Dieu, comme victime.
" Pour moi, tout est Ciel ! Je voudrais vivre sur la terre, comme s' il n' y avait que Dieu et moi ! Je voudrais l' aimer; comme aucune créature ne l' a aimé..."

Alors que Trèves était soumise aux bombardements aériens de la guerre, elle rendit l' âme, le 18 mai 1918. Sa réputation de sainteté et les miracles qui eurent lieu firent rapidement connaître cette jeune religieuse. Le procès diocésain pour l' héroïcité de ses vertus se poursuivit entre 1954 et 1962. Elle fut déclarée vénérable en 1983 et béatifiée par Jean-Paul II, le 1er novembre 1987.
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18 mai 2008 7 18 /05 /mai /2008 23:37
 Jean Oprzadek naquit le 4 mars 1884 à Koscielec, dans le diocèse de Cracovie. Il devint Frère Mineur de la Province apostolique de Sainte-Marie-des-Anges en 1912.

Après la mort de sa mère et d' un frère atteint d' une maladie incurable et qui avait nécessité des soins constants, il fut brusquement appelé au service militaire, dans l' armée autrichienne. Il retourna dans son couvent à la fin de la guerre, pour terminer son noviciat en 1921.

Il prononça ses voeux définitifs en 1924, prenant le nom de Frère Martin. Il servait le Seigneur dans la joie s' employant aux plus humbles services. Il fut arrêté le 26 août 1940 avec ses autres confrères du Couvent de Wloclawek. D' abord déporté à Sachsenhausen, il fut interné en décembre 1940 à Hartheim, près de Linz, en Autriche. C' est là qu' il fut gazé, le 18 mai 1942, restant fidèle jusqu' à la fin à sa vocation chrétienne et franciscaine. 

Il fut béatifié à Varsovie par Jean-Paul II, avec 107 autres martyrs, le 13 juin 1999.
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18 mai 2008 7 18 /05 /mai /2008 23:20
Jam sol recedit igneus :
Tu lux perennis, Unitas,
Nostris, beata Trinitas,
Infunde amorem cordibus.

Te mane laudum carmine,
Te deprecamur vespere
Digneris ut te supplices
Laudemus inter Coelites.

Patri, simulque Filio,
Tibique, Sancte Spiritus,
Sicut fuit, sit jugiter
Saeclum per omne gloria !

Benedictus es, Domine, in firmamento coeli.
Et laudabilis et gloriosus in saecula. 

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Published by Eric - dans la prière
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16 mai 2008 5 16 /05 /mai /2008 23:15
Saint André Bobola naquit en Pologne, à Sandomir, le 30 novembre 1591. Elevé au Collège des Jésuites, il entra dans la Compagnie de Jésus et fut ordonné en 1622. Il fut prédicateur et directeur de la Congrégation de Marie. Pendant la terrible épidémie de choléra qui frappa la Lithuanie ( associée à la Pologne ), il parcourut le pays pour assister les malades. Ensuite il se fixa pendant vingt ans dans la région de Bobruik, comme missionnaire. La Ruthénie était en proie à des luttes d' indépendance et à la contagion protestante. Le sanguinaire attaman Bogdan Chmielnicki, aujourd' hui vénéré par les Ukrainiens, ensanglantait le pays. Cette partie ukrainienne allait entrer dans l' orbite russe.


Surpris par une bande de cosaques ukrainiens, après avoir célébré la Messe, il fut massacré à Janow, le 16 mai 1657. Les Catholiques de Pinsk l' ensevelirent, et ce fut le début d ' un pélerinage local. En 1808, sa dépouille fut transférée à Plock.
En 1922, les Bolchéviques s' emparèrent de son corps qui fut déposé à l' Institut médical de Moscou. Ils le rendirent, grâce aux négociations des Jésuites américains, moyennant un aide alimentaire, lors des grandes famines en 1923. Depuis 1924, il repose à l' église du Gesu à Rome.

Protecteur de la Pologne, il fut béatifié par le bienheureux Pie IX, en 1853, et canonisé par Pie XI ( ancien Nonce en Pologne ) en 1938. 

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16 mai 2008 5 16 /05 /mai /2008 22:52
Saint Simon Stock fut un Prieur anglais qui mourut à Bordeaux, alors possession de la couronne d' Angleterre, en 1265. Vénéré pour sa sainteté, son tombeau fut l' objet d' un pélerinage local.
A partir du XVème siècle, des écrits hagiographiques circulèrent sur ce saint, et en particulier sur sa vision de Notre Dame qui lui transmit un scapulaire. Extrêmement populaire à cette époque, en particulier à partir des Pays-Bas, son culte connut un véritable essor, ainsi que la diffusion de ce scapulaire à travers l' Ordre du Carmel.

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13 mai 2008 2 13 /05 /mai /2008 03:11
Bannière de la petite bergère

Tableau de sainte Alpais




Les pélerins en marche vers la fontaine


Arrivée à la fontaine

Bénédiction devant la fontaine

La fontaine


Le tympan de l' église 

Au revoir, Cudot !
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