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  • : le blog ut-pupillam-oculi par : Eric
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  • : Je me propose de partager quelques réflexions, et de voyager avec vous dans l' univers spirituel de personnalités d' exception. Vous pouvez me laissez vos commentaires, afin que je puisse corriger les articles si nécessaire.
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26 août 2008 2 26 /08 /août /2008 18:26
  Alexandre ( Alejandro ) Mas Ginestar naquit à Benisa dans la province d' Alicante, le 11 décembre1876, benjamin de quatre enfants. Il prit l' habit des Capucins en 1893 au couvent de la Madeleine à Massamagrell, prenant le nom de Pierre, et fit sa profession perpétuelle en 1897. A la fin de ses études, il fut ordonné prêtre à Olleria en 1900.

Il se consacra à l' apostolat de la jeunesse et au catéchisme et prêcha dans divers couvents. Il suivait fidèlement la Règle franciscaine et les Constitutions. C' était un homme de caractère ; mais il savait se dominer. Il aimait prier le rosaire avec les familles qui l' invitaient.
Les Pères évacuèrent le couvent de la Madeleine, le 18 juillet 1936, et le bienheureux trouva asile dans une famille amie, puis il se cacha chez sa soeur aînée à Vergel, près d' Alicante.

Il y vécut des moments de sérénité sans jamais se lamenter de la cruauté des temps. Il récitait l' Office divin chaque jour. Il était parfaitement conscient du danger que courait la famille et priait continuellement ; il préparait toute la maisonnée à s' abandonner à l' amour de Dieu. Il déclarait souvent : " s' ils viennent, je suis prêt ".

Il fut arrêté le 26 août 1936 et assassiné par les miliciens ce même jour. Ses restes furent exhumés, le 30 juillet 1939, après que la région fut prise par les forces nationales espagnoles. On découvrit alors que son crâne avait été fracassé et que son corps avait été lardé de quatorze balles.

Sa dépouille repose au couvent de la Madeleine à Massamagrell. Il fut béatifié avec d' autres martyrs espagnols par Jean-Paul II, le 11 mars 2001.  
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26 août 2008 2 26 /08 /août /2008 17:42
   Marie des Anges ( Maria de los Angeles ) Ginard naquit en l' île de Majorque ( Baléares ), le 3 avril 1894. Ses parents étaient de fervents catholiques et eurent neuf enfants. Son père était capitaine de la Guardia Civil. Sa jeunesse se déroula au gré des affectations de son père aux Baléares, à Llucmajor ( où elle était née ), Las Palmas, Binisalem.
Elle devint couturière, en même temps  que mûrissait en elle le désir de se consacrer à Dieu, menant une vie pieuse et réservée. A 20 ans, elle demanda la permission d' entrer chez les Soeurs Jérômines à San Bartolomeo de Inca où se trouvait une tante de sa mère ; mais son père s' y opposa.    
Elle dut attendre le 26 novembre 1921 ( elle avait 27 ans ), jour où elle devint postulante chez les Soeurs Zélatrices du culte eucharistique, à Palma de Majorque. Elle s' y sentait heureuse, car on y adorait spécialement le Saint Sacrement. Elle y prit l' habit en 1922.

En 1926, elle fut envoyée à Madrid en qualité d' économe de la communauté, et en 1929 au couvent de Barcelone où elle devint première conseillère. Elle y émit ses voeux solennels. En 1932 elle fut nommée économe et conseillère du couvent de Madrid. Elle y vécut avec joie sa vocation de jeune religieuse.

Lorsque la guerre éclata, les Soeurs demeurèrent dans leur couvent ; mais rapidement devant la montée des périls le quittèrent le 20 juillet 1936. Le couvent fut saccagé. La Mère Marie des Anges, vêtue en habits civils, trouva refuge dans une famille amie, au 24 de la rue Monte Esquinza. Le 25 août, des miliciens rouges informés par le concierge de l' immeuble firent irruption dans l' appartement. Ils se saisirent de la maîtresse de maison, la prenant pour la religieuse. Marie des Anges se dénonça immédiatement et prit sa place. Elle fut fusillée le lendemain dans  la banlieue de Madrid.

Elle fut enterrée au cimetière de l' Almudena et, en mai 1941, ses restes furent transférés dans la chapelle funéraire des Soeurs Zélatrices, dans ce même cimetière. En décembre 1985, son corps fut inhumé dans la chapelle des Soeurs, rue Blanche de Navarre à Madrid.

Elle fut béatifiée, le 29 octobre 2005, à Rome en la basilique Saint-Pierre.
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26 août 2008 2 26 /08 /août /2008 15:03
    Jeanne-Elisabeth Bichier des Ages naquit au château des Ages, en Poitou dans le département actuel de l' Indre, le 5 juillet 1773. Sa famille issue de la noblesse locale était profondément catholique. Elle fut éduquée à Poitiers chez les religieuses hospitalières, dont la supérieure était sa parente. Elle perdit son père durant la révolution, en 1792 ; mais, malgré les privations et le danger, la famille conserva son petit château et y donna asile aux prêtres réfractaires de passage desquels elle recevait les sacrements.

En 1797, elle fit la connaissance de saint André-Hubert Fournet (1752-1834 ), alors curé de Saint-Pierre-de-Maillé, qui était revenu de son exil en Espagne. Elle en fit son directeur spirituel. Attirée par la clôture, elle songeait à entrer chez les Carmélites. Mais celui-ci au fil de leurs entretiens spirituels lui conseilla plutôt, dans un pays à reconstruire spirituellement et moralement, à fonder une Congrégation destinée à l' éducation des filles et à l' assistance aux malades.

C' est ainsi que naquit en 1807 la Congrégation des Filles de la Croix qui se développa rapidement. En 1820, la maison-mère s' installa dans un ancien prieuré à La Puye et, en 1821, une maison fut ouverte à Paris, ainsi qu' une autre dans la Pays basque, avec l' aide de saint Michel Garicoïts ( 1797-1863 ) qui disait-il lui devait tout !

Quand elle mourut, le 26 août 1838, la fondatrice laissa 99 maisons dans 23 diocèses avec 600 religieuses ! Ces chiffres laissent songeurs au vu du dynamisme de l' Eglise de France de cete époque...
Malgré sa sérénité apparente, sainte Jeanne-Elisabeth connut de profondes souffrances physiques et morales, surtout depuis 1815 lorqu' une opération ratée la laissa invalide. Elle vécut une spiritualité basée sur la contemplation de la Croix et la dévotion eucharistique. 

Elle fut béatifiée par Pie XI, en 1934, et canonisée par Pie XII, le 6 juillet 1947.
la Congrégation compte aujourd' hui environ  un millier de religieuses réparties en cinq provinces ( France, Argentine, Canada, Espagne, Italie ) avec des fondations en Afrique et en Amérique latine.
 Maison-mère des Filles de la Croix à Lapuye ( Indre ).

Lien :
Site officiel des Filles de la Croix http://www3.planalfa.es/fillesdelacroix



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26 août 2008 2 26 /08 /août /2008 14:35
   Félix Vivet Trabal naquit à San Félix de Torello près de Barcelone, le 23 janvier 1911. La famille déménagea dans la capitale catalane où le père fravailait comme fonctionnaire municipal. Félix étudia à Rocafort, près de Barcelone, et à Campello, près d' Alicante. Il émit ses premiers voeux chez les Salésiens à Sarrla, en 1928.

Le jeune homme fut nommé dans la maison des Salésiens à Alcoy, près d' Alicante, et peu après fut envoyé par ses supérieurs étudier la théologie à Rome à la Grégorienne.


Pendant qu' il se trouvait en vacances chez ses parents, la guerre civile le surprit. Son père et son frère étaient des membres connus de l' Action catholique ; aussi furent-ils arrêtés par les milices révolutionnaires et jetés dans un fourgon. La mère de famille courut derrière eux, jusqu' à tomber évanouie.

Ils furent fusillés tous les trois sur un chemin à  Espuglues, alors qu' ils se tenaient embrassés.
Il fut béatifié, le 11 mars 2001, par Jean-Paul II.
Sa mémoire liturgique est le 22 septembre.

La famille salésienne perdit pendant cette guerre sanglante 39 prêtres, 22 clercs, 24 frères, 2 soeurs, 4 coopérateurs, 3 aspirants, 1 collaborateur laïc.
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25 août 2008 1 25 /08 /août /2008 22:16
   Louis Urbano-Lanaspa naquit à Saragosse, le 3 juin 1882, où il fit ses études. Il entra au petit séminaire à quatorze ans et il tenait, en dehors de ses cours de philosophie et de théologie, la sacristie des religieuses dominicaines du couvent de Sainte-Inès.
Il prit l' habit de saint Dominique, le 30 octobre 1898, à Padron ( La Corogne ), puis il étudia dans les couvents de Corias ( Asturies ) et de Salamanque. Il fut ordonné prêtre en 1906. En plus de sa carrière ecclésiastique, il mena des études de sciences physiques et il reçut son doctorat à l' université de Madrid. C' était un homme de science qui aimait l' observation et la spéculation intellectuelle alliées au sens des réalités de son époque, elles-mêmes éclairées par la doctrine catholique.

 En 1912, pour restaurer la province dominicaine d' Aragon ( après les lois anti-religieuses du tournant du siècle ), il s' établit à Valence. Il y déploya ses qualités de prêcheur, de professeur, de directeur de conscience et de promoteur d' oeuvres sociales tout en collaborant à des revues scientifiques.
Il fit aussi un long voyage au Chili, au Pérou et en Equateur, en tant qu' orateur du légat pontifical, le Cardinal Benlloch y Vivo, à l' issue duquel il reçut le titre de prêcheur général de l' Ordre dominicain. La couronne d' Espagne lui donna aussi le titre de prêcheur de Sa Majesté.

Il fut le fondateur du Collège Saint-Joachim et de la polyclinique Saint-Vincent-Ferrer. Il était conscient de l' urgence des problèmes sociaux en Espagne et du péril socialiste. En même temps il forma de brillantes générations de jeunes Dominicains.

Le 19 juin 1936 au début de la guerre, comme ses autres confrères il dut abandonner son couvent et il se réfugia dans une famille amie de la communauté des Dominicains. Le 23 juin, les autorités républicaines qui avaient eu connaissance de sa situation le consignèrent à demeure en attendant un avis de détention. Il se résigna et se confia au Seigneur.

On vint le chercher au matin du 25 août et il fut fusillé dans la soirée...

Sa dépouille repose depuis 1942 dans la basilique de Saint-Vincent-Ferrer à Valence.

Il fut béatifié, avec les autres martyrs de Valence de la guerre civile, le 11 mars 2001 par Jean-Paul II. Sa mémoire liturgique est donc le 22 septembre. 

Bibliographie ( en espagnol ) :
" Padre Luis Urbano Lanaspa, op, Hombre-Legion "
auteur :  Vicente Forcada Compins,
éditions Provincia Dominicana de Aragon ( 1998 ).
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25 août 2008 1 25 /08 /août /2008 21:46

  Né à Poissy, le 25 avril 1214, saint Louis est roi à 12 ans à la mort de son père Louis VIII ; sa mère Blanche de Castille, en exerçant la régence, le forme à son métier de roi chrétien dont il demeure le modèle accompli. C' est elle qui prononça ces célèbres paroles : " mon fils, je préfèrerais vous voir mort, plutôt que de savoir que vous fussiez en état de péché mortel et de disgrâce de Dieu. "
Oint du Seigneur, il aime ses sujets ; il a le souci de la justice tant en politique intérieure qu' en politique extérieure et , par là en impose aux musulmans eux-mêmes lors de la Croisade d' Egypte où il est fait prisonnier des Sarrazins et des Turcs ( 1249-1250 ), après la prise de Damiette. Il sait en outre renoncer à ses intérêts pour le bien de la paix. Il fut le fondateur de la Sorbonne et de la Sainte Chapelle, construite pour recueillir les reliques de la Sainte Epine. Il avait accompli le pélerinage en Terre Sainte après sa libération.

Sa fidélité à ses devoirs de roi n' empêche pas ce tertiaire franciscain de mener une vie austère, de réciter les heures canoniales et de soigner les lépreux. Il crut en effet que la cité terrestre est passagère et , en travaillant à la rendre meilleure, il cherche à préparer l' avènement de la cité éternelle dont Dieu est le roi.  
Aussi meurt-il en paix quand le typhus le frappe à Tunis, le 25 août 1270, alors qu' il entreprenait sa seconde Croisade.

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24 août 2008 7 24 /08 /août /2008 00:30
   Edouard Kazmierski, dont le père était cordonnier, naquit à Poznan en Pologne, le 1er octobre 1919. Après l' école élémentaire, il dut gagner sa vie et aider ses parents. il travailla comme commis de magasin, puis comme mécanicien. En même temps, il fréquentait l' oratoire des Salésiens. Il put ainsi développer ses dons musicaux et mieux se former à la doctrine catholique.

La Foi que ses parents lui avait transmise se raffermit. Il devint un jeune chrétien équilibré, guidé par l' esprit salésien. Il avait une grande dévotion eucharistique et aimait spécialement Notre Dame. Il participa à l' âge de quinze ans au pélerinage de ND de Czestochowa, dont il parcourut les 500 km à pied. Il était président du cercle de saint Jean Bosco et enthousiaste de vivre sa Foi auprès de ses amis. Il aimait aussi chanter dans la chorale ou en solo, car il possédait une voix magnifique. Il composait aussi...Il était prudent, sobre et bienveillant de caractère, solide et cohérent dans ses convictions.

Lorsque son pays fut envahi par l' armée allemande, il n' eut aucune haine pour ses persécuteurs. Il fut arrêté en septembre 1940 avec quatre autres compagnons, sous la fausse accusation de haute trahison. Le groupe des Cinq de Poznan, tels qu' ils furent nommés, se souda dans la prière. Ils furent tous décapités à Dresde, le 24 août 1942, jour où l' on se souvient de la protection de Marie-Auxiliatrice. Ces jeunes gens qui avaient la vocation sacerdotale trouvèrent la vocation du don de soi ultime. Une heure avant de mourir guillotinés, ils avaient eu la permission d' écrire à leurs familles. Dans leurs lettres, ils s' offraient comme victimes, suivant l' exemple du Seigneur.

Edouard avait écrit à ses parents : " Remerciez le Sauveur, car il m' a permis de faire pénitence, raffermi par le Corps du Christ, en ce jour de fête de Marie-Auxiliatrice. Rendez grâce à Dieu pour son infinie miséricorde. Il m' a donné la paix. Je suis maintenant pacifié et je m' en vais, quittant ce monde selon sa sainte volonté. Il est tellement bon qu' il me pardonnera. Au-revoir au Ciel tant désiré ! Votre fils et frère très aimant, Edouard. "

Ses autres compagnons étaient :

  Czeslaw Jozwiak, né le 7 septembre 1919 :

Fils d' un fonctionnaire de police, il travaillait dans un magasin de cosmétique. Il était le dirigé du Père Augustin Piechura qui l' aidait dans le discernement de sa vocation. Il animait un cercle oratorien pour la jeunesse. D' après le témoignage de ses camarades lors de son procès de béatification, il avait une " âme de cristal ". Il était d' une totale pureté.




 
Edouard Klinik, né le 21 juin 1919 :

Après ses études chez les Salésiens d' Oswiecim, il passa son baccalauréat à Poznan et il travailla ensuite dans une entreprise de bâtiment pendant l' occupation allemande. Il fréquentait l' oratoire salésien de Poznan avec son frère cadet. Sa soeur, Soeur Marie, religieuse chez les Ursulines de Jésus Agonisant, témoigna par la suite qu' il y approfondit sa Foi. Dans le groupe des Cinq, c' était le plus sérieux et le plus posé. Il communiait régulièrement et aimait prier la Sainte Vierge.

 
 
François Kesy, né le 13 novembre 1920 à Berlin, où son père était charpentier :

De retour en Pologne, la famille s' établit à Poznan, où son père travailla dans une centrale électrique. François avait l' intention d' entrer au noviciat des Salésiens. Ne pouvant poursuivre des études à cause de l' occupation allemande, il trouva un emploi dans une usine. Comme ses autres amis, il animait des cercles de jeunesse pendant ses heures de loisir. Il avait une grande admiration pour l' oeuvre de Don Bosco. Il était sensible et de santé fragile ; mais il était toujours joyeux et plutôt tranquille. Il communiait presque tous les jours et récitait le rosaire le soir.



   Jarogniew Wojciekowski, né le 5 novembre 1922 :

Le plus jeune des Cinq, il était né à Poznan où son père tenait une parfumerie. Mais la situation familiale empira lorsque son père, alcoolique, abandonna sa famille. Jarogniew dut déménager chez sa soeur aînée. Il trouva un soutien solide chez les Pères Salésiens, dont il partageait les activités avec enthousiasme. Il était enfant de choeur, partait en colonie de vacances avec eux et jouait du piano. Il se distinguait des autres par la constance de sa bonne humeur et son esprit d' apostolat énergique. Au fil des années, il devenait plus méditatif et recevait la communion tous les jours.



Ils furent béatifiés tous les cinq par Jean-Paul II, le 13 juin 1999.
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3 août 2008 7 03 /08 /août /2008 01:35


REFRAIN :
Nous te rendons grâce pour tant de tendresse,
Tu donnes l' eau vive par ton coeur transpercé,
Nous te bénissons pour tant de merveilles,
Tu donnes la vie, tu donnes l' Esprit.



Dieu, c'est Toi mon Dieu, c' est Toi que je cherche.
Toute ma chair après Toi languit.
Je veux ton amour pour guider ma vie, mon âme a soif,
A soif de Toi.

Mes lèvres diront sans fin ton éloge,
Toute ma vie je veux te bénir.
Je veux à ton nom élever les mains, mon âme a soif,
A soif de Toi.

Quand je songe à Toi, quand j' espère en Toi,
Quand je t' appelle, toujours tu réponds.
Alors je jubile en paix sous tes ailes, mon âme a soif,
A soif deToi.

Et quand je te cherche, Tu te laisses trouver.
Rassasie-moi de ta présence.
Je suis une terre altérée sans eau, mon âme a soif,
A soif de Toi.


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Published by Eric - dans la prière
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31 juillet 2008 4 31 /07 /juillet /2008 19:35
   Lors de son 102ème voyage apostolique, le Pape Jean-Paul II ajouta, à Bratislava en Slovaquie, au nombre des bienheureux le nom de la Soeur Sidonie - née Cécile ( Cecilia ) Schelingova - de la Congrégation des Soeurs de la Charité de la Sainte Croix.
Le Pape a invité à cette occasion les Slovaques à tourner le regard vers la Croix en ce jour où il béatifiait aussi un autre martyr, Mgr Basile Hopko, et où l' Eglise fête l' Exaltation de la Sainte Croix. C'est ici sur ce bois que se rencontrent la  " fécondité de la misère de l' homme et de la miséricorde de Dieu. "
Il voulait aussi rappeler le souvenir de cette " Eglise du silence " du XXème siècle qui fut persécutée et oubliée...

Cécile Schelingova naquit le jour de la Noël 1916, à Kriva, dans le district de Dolny en Slovaquie. Elle était la dixième de onze enfants, dans une famille de paysans relativement prospères qui surent donner une solide éducation chrétienne à leurs enfants. Elle avait quinze ans, lorsqu' elle décida d' entrer chez les Soeurs de la Charité de la Sainte Croix. Elle entra donc au noviciat et poursuivit, selon les besoins de sa Congrégation, des études d' infirmière. Elle prononça ses premiers voeux, le 30 janvier 1937, et prit le nom de Soeur Sidonie ( Zdenka ).
Une fois son diplôme obtenu, elle devint soeur infirmière à Hummené. Le pays connut la terrible seconde guerre mondiale. Elle se dévoua avec patience aux malades. En 1942, elle travailla au service de radiologie de l' hôpital d' Etat de Bratislava, avec compétence et générosité. Le pays qui vivait dans l' orbite de l' Allemagne traversa des mois terribles en 1945. L' Armée Rouge qui avait envahi la Slovaquie en libératrice imposa petit à petit une politique anti-chrétienne.
L' USSR de Staline avait les mains libres pour forger des satellites en Europe Centrale et en Europe Orientale. En 1948, la Slovaquie de nouveau réunie à la Bohême et à d' autres provinces se fondit dans la république tchécoslovaque d' obédience communiste.
Le parti communiste allait poursuivre une politique de persécution contre l' Eglise catholique ( et d' autres cultes ) particulièrement intense et cruelle. Ceux qui restaient fidèles à leur Foi devinrent des citoyens de seconde zone, les Ordres religieux furent dissous, et la plupart des évêques, des prêtres, des religieux et des religieuses furent condamnés aux travaux forcés ou emprisonnés.

Les Soeurs de la Charité de la Sainte Croix qui avaient surtout des fonctions hospitalières ne furent pas épargnées. Réduites à porter des vêtements civils et à vivre dans une semi-clandestinité, elles se dispersèrent. Certaines purent cependant continuer à exercer seules, sans faire état de leur vocation. Soeur Sidonie continua tant qu' elle le pouvait à soutenir son Eglise de Slovaquie par la prière et des actes de charité héroïques. Elle aida plusieurs prêtres persécutés, et réussit même à faire fuir l' un d' entre eux qui avait été sorti de sa prison pour être soigné de ses tortures sous bonne garde à l' hôpital et qui était condamné au Goulag en Sibérie ! 

C' est à cette époque qu' elle décida d' offrir sa vie pour l' Eglise et le salut de son pays.

Le 29 février 1952, huit jours après l' épisode de la fuite du prêtre, elle fut arrêtée, car elle s' apprêtait à " aider " six autres prêtres...
Elle subit de longs interrogatoires particulièrement humiliants et fut torturée à diverses reprises. Son procès, en juin 1952, la fit condamner à la perte de ses droits civils et à douze années d ' emprisonnement sous l' accusation de haute trahison. Cette accusation était toujours retenue contre les ecclésiastiques. Il fallait éradiquer la Foi catholique du pays.

En prison, elle n' éprouva aucun esprit de vengeance contre ses juges, ni rancoeur contre ses geôliers. Elle fut transférée d' une prison à l' autre ( notamment à Brno et à Prague ). Sa santé s' était fortement dégradée ; aussi les autorités - l' Eglise était déjà muselée et une contre Eglise " patriotique " avait été même créée... décidèrent de la libérer en 1955. Elle n' était plus que l'ombre d' elle-même. 
On lui interdit de se faire soigner à Bratislava et on la fit transporter, loin des regards, dans la petite ville de Trnava, où existait un petit hôpital de province.
Elle y mourut au bout de trois mois de souffrances, le 31 juillet 1955, à l' âge de trente-huit ans. Officiellement elle était morte - selon ce que l' on écrivit sur son certificat de décès - du cancer...


En 1970 la Cour Suprême de Bratislava, encore sous régime communiste, reconnut l' innocence de la Soeur Sidonie. Ses restes reposent dans l' église de la Sainte-Croix, à Podunajske Biskupice.
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Published by Eric - dans Saints
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31 juillet 2008 4 31 /07 /juillet /2008 18:44
  Denis ( Dionisio ) Vicente Ramos naquit à Caudé, dans le diocèse de Teruel en Espagne, le 9 octobre 1871. A l' âge de quinze ans, il décida de devenir Franciscain, de l' Ordre des Frères Mineurs Conventuels ; comme il n' y avait pas alors dans son pays de couvent de cet Ordre, il partit pour l' Italie. Il fit ses études à la maison religieuse de Montalto Marche, dans la région d' Ascoli Piceno. Il émit ses premiers voeux à San Miniato en 1888. Quelques années plus tard, il prononça ses voeux solennels au séminaire séraphique de Bagnoreggio. Il fut ordonné prêtre en 1894, à Rome, après avoir effectué un doctorat de théologie.
Il devint curé d' une paroisse franciscaine à Anzio, pénitentiaire à la basilique Notre-Dame de Lorette, et professeur de théologie dans divers séminaires diocésains ou religieux.  
Il retourna en Espagne, son pays natal, à Granollers où se trouvait un couvent de l' Ordre, car il était atteint d' une grave infirmité aux yeux et il se dévoua alors entièrement au ministère de la confession sacramentelle. Ce fut un homme de Foi, vivant pleinement la charité et l' humilité.
Lorsque la guerre civile éclata, il était devenu totalement aveugle. Agé, il se refugia en civil à l' hôpital local le 19 juillet 1936, au plus fort des troubles. Malgré son infirmité, il fut arrêté par un comité républicain et condamné à être fusillé. Il mourut le 31 juillet 1936 dans la localité des Trois Pins ( los Tres Pinos ), près de Granollers, pardonnant à ses bourreaux.

   François ( Francisco ) Remon Jativa naquit aussi à Caudé ; mais il était plus jeune, puisqu' il vit le jour le 22 septembre 1890. Il entra comme postulant dans le nouveau couvent des Frères Mineurs Conventuels à Granollers. Il fut envoyé en 1906 à Assise, ville de saint François. Il avait seize ans. Il émit ses voeux temporaires en 1912 et ses voeux solennels en 1916, toujours chez les Franciscains d' Assise. Il devint sacristain de la basilique d' Assise, jusqu' en 1935, lorsque ses Supérieurs l' envoyèrent à nouveau à Granollers, en Espagne. Il était sacristain de l' église et portier du couvent, tâches qu' il assuma avec diligence et amour.
Lorsque la guerre civile éclata, le Frère François se réfugia en ville chez des amis ; mais alors qu' il changeait de lieu, il fut reconnu dans la rue et arrêté.
Il fut sauvagement battu en prison, jusqu' à avoir une grave hémorragie interne. Le comité marxiste se résolut tout de même à le faire transférer à l' hôpital, en attendant son procès. Il fallait en effet qu' il fût relativement lucide pour recevoir sa sentence qui, à n' en pas douter, aboutirait à la mort...
Il rejoignit donc le P. Denis Vicente à l' hôpital, auprès duquel il se confessa.
Ils furent tous les deux fusillés aux Tres Pinos le 31 juillet 1936.

Le 11 mars 2001, le Pape Jean-Paul II les béatifia avec quatre autres confrères de l' Ordre des Frères Mineurs Conventuels espagnols.
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