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  • : le blog ut-pupillam-oculi par : Eric
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  • : Je me propose de partager quelques réflexions, et de voyager avec vous dans l' univers spirituel de personnalités d' exception. Vous pouvez me laissez vos commentaires, afin que je puisse corriger les articles si nécessaire.
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30 octobre 2008 4 30 /10 /octobre /2008 13:41
    Alexis Zarycki ( prononcer Tsaritski ) naquit, le 17 octobre 1912,  dans un village, Bilch, près de Lwow ( ou Lemberg en allemand ), alors possession autrichienne. Il grandit au milieu de paysans ruthènes, c' est-à-dire des Catholiques de rite oriental ( ou Uniates ) et de langue ukrainienne. Après la guerre civile entre Polonais et Ruthènes, ces derniers étant appuyés par les Allemands puis par les Bolchéviks, la région de Lwow - ville polonaise - fit partie de la nouvelle Pologne indépendante.
Alexis entra au Séminaire uniate de Lwow en 1931 et reçut cinq ans plus tard l' ordination presbytérale des mains du Cardinal Szeptycki. Malheureusement la catastrophe de la seconde guerre mondiale allait précipiter le destin du jeune prêtre. Selon les accords Ribbentrop-Molotov, la Pologne fut envahie à l' ouest par les Allemands et quelques jours plus tard à l' Est par les Soviétiques. Lwow fut donc envahie par les Soviétiques qui menèrent une politique intense de répression contre les Chrétiens, surtout les Uniates. En 1941, ce fut au tour des Allemands de chasser les Soviétiques. En 1945, à nouveau, l' Armée Rouge reprit la région de Lwow qu' elle intégra à l' Ukraine soviétique. Les Polonais furent chassés et les Uniates furent accusés de collaboration avec les Allemands. Leur hiérarchie fut dissoute et leurs églises détruites ou fermées. Celles en petit nombre qui avaient le droit de " fonctionner " ( tel était le terme utilisé ) furent réquisitionnées par l' Eglise Orthodoxe, sortie elle-aussi exsangue de la guerre... 
En 1948, Alexis Zarycki fut à son tour arrêté par les autorités ukrainiennes soviétiques et condamné, pour activités subversives, à dix ans de déportation. Il fut déporté à Karaganda au Kazakstan en pleine steppe hostile au nord de cette république soviétique d' Asie Centrale. Son climat en hiver est extrêmement rigoureux. Après la mort de Staline, en 1953, son régime de travaux forcés s' adoucit et, en 1957, il fut libéré par anticipation.

Il fut alors nommé administrateur apostolique du Kazakstan ( où vivaient alors d' importantes minorités d' origine européenne comme les Allemands de la Volga déportés par Staline et qui étaient de confession catholique - ou protestante - ainsi que des Polonais de rite latin et des Ukrainiens, dont un certain nombre étaient Catholiques de rite slave, les autres étant Orthodoxes. ) Il n' eut pas le temps de recevoir l' Ordination épiscopale, car il fut à nouveau arrêté, le régime s' étant durci en ce qui concerne les questions religieuses. Il fallait ensuite, avec Khrouchtchev, lui-même Ukrainien, favoriser le développement économique de l' URSS ; mais la déstalinisation et la lutte contre le culte de la personnalisation du pouvoir allaient de pair avec une plus grande fermeté idéologique du communisme. Les différents cultes qui avaient pu très légèrement respirer au moment de la guerre et de l' immédiat après-guerre furent à nouveau réduits au silence.

Alexis Zarycki fut interné à Dolinka, près de Karaganda, où il mourut en martyr de la Foi, le 30 octobre 1963.

Il fut béatifié en 2001 par Jean-Paul II, avec 24 autres martyrs du régime communiste de l' Ukraine Soviétique.
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27 octobre 2008 1 27 /10 /octobre /2008 00:36
Extrait du livre de Soeur Emmanuelle, de la Congrégation des Religieuses de ND de Sion*, la célèbre chiffonnière du Caire ( morte le 20 octobre 2008 ) ' Confessions d' une religieuse " ( Flammarion).

" Il est une question que je me suis souvent posée : qu' est-ce qui me fait courir chaque matin vers l' Eucharistie depuis tant d' années ? Est-ce le Christ vivant qui m' appelle ou une sorte d' exaltation mystique qui me poursuit ? Serait-ce devenu une habitude comme de manger, boire, dormir ? Quelle est cette douceur qui m' envahit en pensant à l' Eucharistie, à la rencontre d' hier et à celle de demain ?

Je touche là une relation d' amour devenue si intime à travers le temps que je n' arriverai jamais à la décrire. Cela ne se passe pas dans la sensibilité - je me méfie de la mienne qui pourrait s' exalter dans le vide -, ni dans l' esprit, mais à la fine pointe de l' âme ", selon l' expression de saint François de Sales. Silence sacré où le relief des choses perd sa fascination, où l' agressivité se transmue en divine douceur, d' où je reviens enfin avec, dans les yeux, les lèvres et le coeur, une joie qui dépasse tout ce que les hommes peuvent m' offrir : paix et joie jaillies d' une source d' éternité. " 
 Congrégation fondée par les deux frères Théodore ( 1802-1884 ) et Alphonse Ratisbonne ( 1814-1884 ), Juifs strasbourgeois convertis au Catholicisme. 
Théodore fut baptisé à l' âge de 24 ans et devint prêtre en 1830. En 1842, Alphonse eut une apparition à Rome de la Sainte Vierge en l' église Sant' Andrea delle Frate. Un an plus tard, ce fut la fondation par Théodore des Religieuses de ND de Sion en action de grâces pour cette apparition.
Il aidera ensuite son frère, devenu Jésuite, à fonder le premier noyau de ce qui deviendra en 1855 la Congrégation des Religieux de ND de Sion. Alphonse avait été ordonné en 1848 dans la Compagnie de Jésus qu' il quittera pour sa fondation.

Elle est essentiellement une Congrégation enseignante avec une branche contemplative féminine fondée en 1926.
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26 octobre 2008 7 26 /10 /octobre /2008 23:32
    Céline Chludzinska naquit au sein d' une famille de la noblesse terrienne, le 29 octobre 1833, à Antowill* dans la partie polonaise administrée par la Russie. Elle reçut une éducation soignée par des gouvernantes dans la propriété de ses parents. Elle pensa dans sa jeunesse à la vie religieuse ; mais tant ses parents que son directeur spirituel l' en dissuadèrent.
Elle se maria en 1853 avec Joseph Borzecki et devint une épouse exemplaire et une mère aimante de quatre enfants dont deux atteignirent l' âge adulte.

En 1863, lors des troubles en Pologne elle fut arrêtée quelques jours pour visées anti-tzaristes; six années plus tard, elle déménagea à Vienne pour soigner son mari malade et s' occuper de l' éducation de ses deux filles Céline et Hedwige. Devenue veuve, elle s' établit en 1875 à Rome, où elle se mit sous la direction spirituelle du P. Semenenko ( dont le procès de béatification est en cours ).
Sa fille Hedwige et elle se décidèrent à entrer dans la voie religieuse, et en 1882 Céline fonda la Congrégation des Soeurs de la Résurrection de NSJC. Cette Congrégation semi-contemplative était vouée à l' enseignement des filles et à la regénération morale et spirituelle des femmes en général. La première maison, une maison d' éducation ouverte l' après-midi pour les filles, fut ouverte à Rome en 1887. Son premier chapelain en fut le Cardinal della Chiesa, futur Benoît XV. Mère Céline et sa fille prononcèrent leur voeux perpétuels en 1891, tandis que leurs autres compagnes prononcèrent des voeux temporaires.

Appelée en Pologne par le Cardinal Dunajewski, elle ouvrit la même année, en 1891, un noviciat à Kety. En 1896, elle ouvrit une maison en Bulgarie. En 1898, elle fit une fondation à Czestochowa et deux ans plus tard à Varsovie. Elle envoya ensuite plusieurs Soeurs aux Etats-Unis, afin de soutenir les émigrés polonais.

En 1905, elle obtint le décret pontifical pour son Institut dont elle venait d' ouvrir la Maison-Mère dans la Ville Eternelle. Après la mort de sa fille Hedwige**, en 1906, elle ne ménagea pas sa peine pour visiter ses fondations en Europe et aux Etats-Unis. Elue Supérieure Générale ad vitam en 1911, elle mourut près de Cracovie deux ans plus tard, le 26 octobre 1913. Parmi ses écrits, ses " Mémoires pour [ses]  filles " et ses " Lettres de Bulgarie " sont restées fameuses. Elle disait : " En Dieu, se trouve la joie éternelle. "

Sa Congrégation compte aujourd' hui des maisons en Argentine, en Australie, au Brésil, au Canada, en Angleterre, et bien sûr en Italie, en Pologne et aux Etats-Unis. Elle est dédiée à l' éducation de la jeunesse et au soin des malades avec un charisme pascal et un soin particulier envers l' apostolat. 

Elle fut béatifiée en 2007, en la basilique Saint-Jean-de-Latran, à Rome. La guérison miraculeuse de son arrière-arrière-arrière petit fils André Mecherzynski-Wiktor en fut la cause.

* Aujourd' hui en Biélorussie.
** Née en 1863, elle a été déclarée Vénérable en1982.


Lien ( en anglais, in English ) : http://www.resurrectionsisters.org
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23 octobre 2008 4 23 /10 /octobre /2008 20:38
Née en 1424 à Blagaj, près de Mostar en Herzégovine actuelle, Catherine épousa en 1446 l' avant-dernier roi de Bosnie, Etienne Thomas.
Elle était la fille d' Etienne ( 1404-1466 ) un puissant voïvode serbe qui fut titré en 1448 duc de Hum - ou de Chelm en allemand -  par l' Empereur germanique Frédéric III. Son duché*, la Zachoulmie et d' autres régions attenantes, était convoité par ses voisins...
Catherine était aussi, par sa mère, l' arrière-petite-fille du célèbre prince Lazare de Serbie. Elle vécut une jeunesse lettrée, son père faisant venir à Blagaj, poètes de Raguse ( l' actuelle Dubrovnik ) ou musiciens de Florence.


Devenue reine, elle fut active dans la diffusion de la Foi dans un petit royaume constamment menacé à ses frontières par les Turcs mahométans et qui avait déjà essayé de s' attirer la complaisance de la Hongrie pour se défendre. Son époux lui-même devait subir les attaques de son propre frère, Radivoj, qui s' était allié aux Ottomans pour conquérir le trône.
Catherine, décidée à structurer et à pacifier le pays, fit construire des couvents franciscains et recevaient les conseils de moines et d' évêques à la Cour de Jajce, forteresse royale construite dans le style dalmato-vénitien.
De plus, il fallait lutter contre l' hérésie des Bogomiles, née en Bulgarie, qui répandaient alors dans les Balkans une variante de l' erreur manichéenne. Cette hérésie - adoptée surtout par des paysans qui impressionaient leurs congénères par la force de leurs arguments et de leurs " vertus " apparentes et par certaines familles de la noblesse en mal d' autorité - voulait en fait maintenir à égale distance les Catholiques, marqués par l' influence des Dominicains et des marchands vénitiens, et des Orthodoxes, nombreux à l' Est et accusés de favoriser l' influence de Constantinople. 
Les Bogomiles ne reconnaissaient pas les sacrements du baptême et du mariage, refusaient les rites de l' Eglise et sa hiérarchie et reniaient la Sainte Trinité en ce qu' ils réduisaient la personne du Christ à une simple apparence. Leur idéalisme exacerbé considéraient que la matière était à l' origine du mal et que l' existence terrestre était un combat dualiste entre les forces du bien égales aux forces du bien. Cette division des ressources spirituelles du royaume allait affaiblir le pays, jusqu' à l' anéantir.

Déjà en 1453, Constantinople qui n' était plus à la tête que de minces territoires était définitivement tombée sous le joug des Ottomans.

En 1461, Radivoj tua le roi son propre frère. Etienne Tomasevic - fils d' une première union du roi avec une roturière - approuva ce crime et monta sur le trône appuyé par une grande partie de la noblesse ; il consentit tout de même à laisser la vie sauve à Catherine, car il souhaitait l' appui de la Papauté...

En 1463, les Turcs ayant à leur tête Mahomet II envahirent à son tour le petit royaume de Bosnie. Etienne Tomasevic fit appel en vain à la flotte vénitienne. Les Turcs prirent la forteresse royale de Babovac ( ou Bobovac ) et le capturèrent alors qu' il fuyait à Jajce. Jajce, dont la belle église Saint-Luc avait été construite par Catherine, fut la dernière ville du royaume à tomber aux mains des Turcs, en 1527.

Etienne Tomasevic fut décapité dans la ville de Kljuc ( la clef ). Quant au fils de Catherine né en 1449, les Ottomans le contraignirent à apostasier et à devenir musulman. Ce fut la fin de la dynastie des Kotromanic.

La reine se réfugia en exil à Rome. Elle fut accueillie par le Pape Pie II avec tous les honneurs ; étant Tertiaire franciscaine, elle désirait plutôt vivre dans la paix et l' humilité, ce qu' elle fit. Elle gagna l' estime des Papes suivants, Paul II et Sixte IV. 

Elle mourut le 25 octobre 1478 et fut solennellement enterrée en l' église de l' Aracoeli à Rome. Dans son testament, elle faisait don de l' épée de son époux et de ses éperons au Saint-Siège. Elle ajoutait à ces symboles royaux que si son fils, qui avait eu pour nom de baptême Sigismond, retournait à la Foi chrétienne en se libérant des Turcs, il serait désigné comme roi de Bosnie...Hélas son voeu ne fut pas exaucé. Devenu Ishak-Beg Kraloglu, il fut un haut fonctionnaire dans la capitale ottomane. Aujourd' hui une majorité de Bosniens, les Bosniaques, descendent d' ancêtres ayant dû renoncer au christianisme, surtout entre la fin du XVème siècle et le XVIIIème siècle.

Catherine avait eu le bonheur de mourir avant la prise du reste du royaume - l' Herzégovine - en 1482 par les Ottomans menés par le vizir Ahmet Herzegovic. Celui-ci n' était autre que son propre frère qui s' appelait Etienne avant de devenir mahométan...

Les Ottomans ne procédèrent pas au début à une islamisation directe, ceci afin d' éviter les rébellions : Un système féodal à l' orientale fut mis en place. Seuls les Musulmans avaient le droit d' être propriétaires et d' exercer toutes les fonctions officielles, les Chrétiens devenant des serfs. Tous les non-Musulmans devaient payer une taxe spéciale en tant que dhimmis. Leurs fils étaient souvent enrôlés dans l' armée des Janissaires et devenaient alors musulmans. Des districts militaires et administratifs - les sandjaks - furent créés tissant à travers toute la région un maillage politique nouveau et une société différente inféodée aux différents vizirs.


L' Ordre franciscain considère Catherine de Bosnie comme bienheureuse et la célèbre le 25 octobre, jour de sa naissance au Ciel. Elle est particulièrement vénérée au monastère franciscain de Kraljeva-Sutjeska ( Cura Bani en latin ) qui se trouve près de la forteresse royale de Babovac et qui conserve des reliques de la reine ; où les Bosniens restés catholiques - ou Croates - célèbrent son souvenir. 

* Duc = Herzog en allemand - ou Herceg ( prononcer Hertzeg ) dans la variante de la langue d' origine slave parlée en Bosnie -, est à l' origine du nom Herzégovine. Cette contrée sera intégrée à la Bosnie. 

Illustration en haut : trône des Kotomanic.
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20 octobre 2008 1 20 /10 /octobre /2008 00:00
   François-Alexandre Kern naquit à Vienne, le 11 avril 1897. Sa mère l ' introduisit très jeune dans la vie paroissiale. Aussi entra-t-il au Séminaire de Hollanbrunn. Il avait une prédilection particulière pour l' adoration du Saint Sacrement et il faisait partie de Confraternité de l' Expiation du Sacré Coeur de Jésus.

Encore séminariste, il dut combattre à partir de 1915 dans l' armée austro-hongroise. Le 11 septembre 1916, il fut gravement blessé ayant le foie et les poumons perforés. Commençaient pour lui ses " Semaines Saintes ", comme il appelait ses souffrances. Réformé, il poursuivit ses études de théologie à Vienne.

A la chute de l' Empire, il pria particulièrement pour la nouvelle Tchécoslovaquie qui venait de se séparer de l' Autriche-Hongrie et qui vit naître une Eglise nationale schismatique...Il prit la décision de se rendre au Monastère des Prémontrés de Strahov, dont l' un des moines, Isidore Zahradnik, s' était mis à la tête de cette contre-église.
Afin de mûrir cete décision, le directeur spirituel de François-Alexandre lui fit passer un an dans l' abbaye de Geras. Cette abbaye près de Vienne, fondée en 1145, appartenait à l' Ordre des Prémontrés. Il y entra en 1920 et prit le nom de Jacob.

Grâce à une dispense papale, il fut ordonné en 1922. La veille de sa première messe, il eut une grave hémorragie. Il fit sa profession solennelle le 20 octobre 1924. Le jour suivant, le 21 octobre, il reçut le viatique...Désormais il contemplait le Seigneur face à face...
Il a été béatifié, le 21 juin 1998, à Vienne par Jean-Paul II.
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19 octobre 2008 7 19 /10 /octobre /2008 23:24
Extraits du Figaro du 18 octobre 2008 :

" Environ 10 000 Catholiques sont attendus ce dimanche à Lisieux pour la béatification des parents de sainte Thérèse de l' Enfant-Jésus, Louis et Zélie Martin. Un destin intimement lié à celui de leur fille, canonisée en 1925.

Selon Mgr Bernard Lagoutte, recteur du sanctuaire de Lisieux, la célébration de dimanche suscite un " extraordinaire intérêt dans le monde ". Près de 75 000 images des parents de sainte Thérèse ont ainsi été commandées par des Catholques de Floride qui " demandaient même leur canonisation "(...)

La sainte parlait de ses " incomparables parents " . Une vie de labeur, de famille pour Zélie, la dentellière d' Alençon et son mari Louis, horloger-bijoutier, qui se marièrent en juillet 1858 en l' église ND d' Alençon. Fervents Chrétiens - ils se rendaient tous les matins à l' aube à la messe - , très charitables, les époux eurent neuf enfants, dont quatre sont morts en bas âge. Sont restées cinq filles, qui entreront toutes au Carmel ; au premier rang la petite dernière, Thérèse.

[ Après avoir vécu à' Alençon ], Louis Martin [ s' établit ] à Lisieux pour se consacrer à l' éducation de ses cinq filles, [ dans sa vieillesse, il sera ] interné dans un hôpital psychiatrique (... ) Dès 1865, Zélie Martin doit se battre contre un cancer du sein qui l' emportera à 46 ans, alors que Thérèse, sa petite dernière, n' a que quatre ans.
" Louis et Zélie sont un exemple lumineux de vie conjugale vécue dans la fidélité, dans l' accueil à la vie et dans l' éducation des enfants ", disait en juillet dernier le Cardinal José Saraiva Martins, Préfet émérite de la Congrégation pour la cause des saints. Et de poursuivre : " Les Martin ont des saints choisis par Dieu pour être de ces saints-là, engagés dans la construction de leur Eglise. C' est en cela, justement, que réside la sainteté : s' empresser de faire la volonté de Dieu là où Il nous a placés, il s' agit de rester à notre place, ou de monter plus haut. "

(...) L' amour disait la sainte, c' est tout donner et se donner soi-même. "

Ce sont finalement 15 000 pélerins qui se sont rendus à la cérémonie de béatification. SS Benoît XVI a évoqué les époux Martin " qui ont accompagné le chemin de leur fille ", lors de l' Angélus d' aujourd' hui.
750 000 pélerins viennent chaque année à Lisieux. Désormais, les bienheureux Louis et Zélie Martin reposent dans la basilique.
Photographie du parvis de la basilique de Lisieux, lors de la cérémonie de béatification.
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19 octobre 2008 7 19 /10 /octobre /2008 23:00
Agnès Galand naquit au Puy-en-Velay en 1602 dans une famille de sept enfants dont le père était coutelier. Depuis la fin du Moyen-Age, sa ville natale était - et demeure aujourd' hui - le centre d' un pélerinage marial important. A sept ans, Agnès fut consacrée à Marie ; à neuf ans elle commença à réciter quotidiennement l' office en l' honneur du Saint Esprit. En 1621, elle devint postulante dans l' Ordre de la Pénitence de Saint Dominique et y fut acceptée en 1623 en tant que Soeur converse, au Couvent de Sainte-Catherine-de-Sienne à Langeac.
Ce couvent venait d' être construit et appartenait au mouvement de réforme religieuse inauguré par le P. Michaelis dans le Midi de la France. En 1625, Soeur Agnès émit ses voeux solennels en qualité de religieuse de choeur. Elle devint maîtresse des novices et fut élue deux fois prieure. Inspirée par la BVM, elle pria et souffrit pour M.Olier qui était appelé à fonder les premiers Séminaires en France.
Les trois dernières années de sa vie furent assombries par la calomnie et elle dut abandonner sa charge de prieure. Elle offrit ses souffrances pour la nouvelle Congrégation des Prêtres de Saint Sulpice, fondée par M. Olier. Elle s' entretenait quotidiennement avec son ange gardien.


Elle mourut le 19 octobre 1634 et son corps est conservé au Monastère de Langeac. Elle a été béatifiée par Jean-Paul II en 1994.
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18 octobre 2008 6 18 /10 /octobre /2008 21:50
En ce troisième samedi d' octobre, l' Eglise vénère spécialement ND de la Providence. Cette dévotion est ancienne ; mais elle s' est précisée au XVIIIème siècle à Rome. Le Pape Benoît XIV concéda en 1744 à la Congrégation des Clercs Réguliers de Saint Paul ( Barnabites ) une messe dédiée à la Bienheureuse Vierge Marie, " Mère de la Divine Providence ", et l' institution d' une confraternité.
Depuis lors de nombreux Papes, de Pie VII à Jean-Paul II ont voulu renouveler l' hommage de leur piété à ND de la Providence. et des saints ou bienheureux ont placé leurs oeuvres sous sa protection.

Vierge sainte, Rose vermeille,
Toi dont nous aimons les autels,
Du haut du Ciel prête l' oreille
A nos cantiques solennels.
Tu sais que nous voulons te plaire,
T'aimer, te bénir tous les jours ;
Vierge, montre-toi notre Mère
Toujours, toujours, toujours.
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18 octobre 2008 6 18 /10 /octobre /2008 21:25
Disciple aimé de Paul, le médecin Luc, d' origine païenne, qui naquit à Antioche de Syrie* l' accompagna fréquemment dans ses voyages missionnaires. Après saint Matthieu et saint Marc, il écrivit un évangile qui parle de l' enfance du Christ et qui met en relief la miséricorde du Seigneur ; c' est lui qui nous transmet les paraboles de l' enfant prodigue et de la brebis égarée et qui, dans le récit de la Passion, rapporte le pardon accordé au bon Larron.
Il écrivit aussi les Actes des Apôtres qui racontent la naissance de l' Eglise et le rôle fondamental de saint Pierre et de saint Paul dans son expansion.
Le symbole du troisième évangéliste est le boeuf ailé.
Selon une antique tradition, il fut aussi l' auteur de nombreuses icônes de la Sainte Vierge.


* Aujourd' hui Antakya en Turquie.
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16 octobre 2008 4 16 /10 /octobre /2008 14:14
L' Eglise se souvient spécialement de sainte Marguerite-Marie ( 1647-1690 ), la sainte bourguignonne qui propagea le culte du Sacré Coeur avec saint Claude de La Colombière.
voir mes articles de l' année dernière
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