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  • : le blog ut-pupillam-oculi par : Eric
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  • : Je me propose de partager quelques réflexions, et de voyager avec vous dans l' univers spirituel de personnalités d' exception. Vous pouvez me laissez vos commentaires, afin que je puisse corriger les articles si nécessaire.
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15 novembre 2008 6 15 /11 /novembre /2008 13:16
   Hélène de Chappotin de Neuville naquit, le 21 mai 1839 à Nantes, dans une famille de la noblesse provinciale. Elle avait un caractère turbulent dans sa jeunesse et aussi beaucoup de volonté. Elle réussit à obtenir de son père ( sa mère étant morte récemment ) et de l' évêque de Nantes  la permission d' entrer chez les Clarisses de Nantes en 1860.

Ce fut pour elle le début de l' apprentissage de la voie franciscaine qui fut toute sa raison d' être ; mais elle dut quitter le couvent, car elle tomba sérieusement malade. Hélène, toujours volontaire, fit ensuite connaissance, par l' intermédiaire de son directeur spirituel, de la Société de Marie Réparatrice*, Congrégation missionnaire récemment fondée à Strasbourg par la bienheureuse Marie de Jésus d' Oultremont** ( 1818-1878 ). Peu de temps après en 1864, elle entra au noviciat de Toulouse sous le nom de Soeur Marie de la Passion.

Elle fut nommée aux Indes et, après un long voyage en mer, arriva dans la région du Maduré confiée à l' apostolat des Jésuites. A 28 ans, elle était déjà Provinciale et dirigeait les trois maisons des Soeurs dans le subcontinent indien. Pendant neuf ans, elle put mieux comprendre les besoins et les enjeux de la Mission qui avait la particularité de former une branche de religieuses autochtones. Elle était humaine et pragmatique. En 1874, elle ouvrit une quatrième maison, dans une région où vivaient des peuplades de montagnards coupés de la civilisation.
Deux ans plus tard, une scission eut lieu au sein de la Société. Deux groupes s' opposèrent : Mère Marie de la Passion, avec la vingtaine de Soeurs de la nouvelle fondation dut quitter la Congrégation...Elles restèrent néanmoins protégées et conseillés par le Vicaire apostolique, issu des Missions Etrangères de Paris, Mgr Bardou.

Avec trois compagnes, elle se rendit à Rome pour obtenir la permission de ne pas étre sécularisées. Ces femmes courageuses ne voulaient pas renoncer à leurs voeux. Conseillée et soutenue, Mère Marie de la Passion mit sur pied une nouvelle Société missionnaire à partir de ce groupe dissident : les Missionnaires de Marie. Le bienheureux Pie IX fit savoir en 1877 qu' il approuvait cette fondation. Un noviciat fut ouvert en France à Saint-Brieuc, et en 1882 une maison ouverte à Rome. Cette même année, Mère Marie de la Passion fut admise dans le Tiers Ordre franciscain. Elle renouait avec sa vocation première.

Mais d' autres difficultés allaient apparaître. Mère Marie fut destituée de sa charge de Supérieure générale...pour finalement être réintégrée quelque temps plus tard, tandis que la nouvelle Congrégation était enfin acceptée dans la famille franciscaine. Les Soeurs essaimèrent sur tous les continents, en Afrique et en Chine notamment. A la mort de Mère Marie, le 15 novembre 1904 à San Rémo, la Congrégation comptait 86 maisons. 

Cette Congrégation missionnaire, extrêmement populaire au début du siècle passé, fut l' une des Congrégations féminines les plus dynamiques jusqu' au milieu du XXème siècle. Elle est encore aujourd' hui la Congrégation missionnaire féminine la plus nombreuse. Dans chaque maison, hôpital, école ou maison de retraite, l' adoration du Saint- Sacrement est le centre de la vie spirituelle des Soeurs. 

Aujourd' hui les Franciscaines Missionnaires de Marie se trouvent dans 76 pays et sont environ 7000. Les religieuses les plus nombreuses sont en Asie. Leur fondatrice, au caractère si trempé, fut béatifiée par Jean-Paul II en 2002. Sa dépouille repose dans un oratoire privé de la Maison généralice à Rome.

Lien :
http://www.fmm.org

* De spiritualité ignatienne, elles sont aujourd' hui 850 dans 23 pays du monde et une quarantaine en France.
** Fêtée le 22 février.
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13 novembre 2008 4 13 /11 /novembre /2008 13:54
  ( Juan ) Gonga Martinez  naquit, le 25 mars 1912, dans le village de Simat de Valldigna près de Carcaixent, qui faisait partie de l' archidiocèse de Valence.
Après sa première communion, le 25 juin 1922, le jeune garçon commença une vie intense et joyeuse de prière. Il se sentait appelé à la prêtrise. Il réussit à provoquer la conversion de plusieurs de ses camarades. C' était un garçon heureux de vivre et heureux de suivre le Christ.

Cependant, lorsqu' il fut jeune homme, sa santé s' altéra, remettant à plus tard son éventuelle entrée au séminaire.

Il s' inscrivit à l' Action Catholique qui, selon les directives du Pape Pie XI, tentait d' aborder les questions de l' époque, en particulier l' apostolat en milieu ouvrier ou en milieu paysan, ainsi que les questions sociales, afin de ne pas en laisser le monopole aux grands partis de masse, souvent hostiles au Christianisme et au Catholicisme en particulier.
Il devint un catéchiste efficace au sein de l' Action Catholique et conquit de solides amitiés. Il participait aussi à de multiples oeuvres de charité en ville. Parallèlement, il débutait une carrière d' employé de bureau.

Lorsque l' insurrection du général Franco en juillet 1936 marqua le début de la sanglante guerre civile espagnole, le jeune homme, qui était connu et jalousé pour ses oeuvres charitables et son prosélytisme chrétien, fut arrêté par une faction anarchiste, le 26 juillet, alors qu' il sortait de la Messe. Les églises de la région de Valence commençaient à être incendiées ; mais certaines étaient encore épargnées. Dans les débuts chaotiques de la contre-offensive du gouvernement de gauche de la province de Valence qui subissait les bombardements franquistes, le jeune Jean fut relâché de sa prison. Il réussit à s' enfuir hors de Carcaixent. Cependant, peu de temps après, inquiet du sort de sa famille, il revint en ville.

La situation avait empiré et Carcaixent était aux mains de bandes révolutionnaires qui voulaient créer de nouvelles lois et éradiquer jusqu' au souvenir du Catholicisme, coupable de tous les maux selon eux, et surtout de la bienveillance de Franco, ce qui était pour eux la preuve de sa complicité avec l' insurrection.
Jean fut reconnu et arrêté à nouveau. Cette fois-ci c' était la mort que la politique allait lui réserver comme sort. il fut fusillé dans son village natal, le 13 novembre 1936, tenant dans les mains un crucifix et pardonnant à ses bourreaux.

Jean Gonga a été béatifié en 2001 par Jean-Paul II.
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11 novembre 2008 2 11 /11 /novembre /2008 15:26
   Fils de paysans appartenant à la minorité catholique bulgare de rite latin du diocèse de Nicopol, Vincent Bossilkov naquit le 16 novembre 1900. A onze ans, il commença son éducation chez les Pères Passionnistes à Ores. Sa vocation se dessina et il poursuivit ses études en Belgique et en Hollande. Il entra chez les Passionnistes sous le nom d' Eugène et fut ordonné dans sa patrie, puis il fit sa théologie à Rome. Sa formation lui permit une large ouverture d' esprit, une culture étendue et internationale.
De retour en Bulgarie, il prêcha le Christ souffrant pour l' homme et avec l' homme. Il fit de nombreuse missions dans les campagnes.
Pendant la seconde guerre mondiale, la Bulgarie du roi Boris combattit avec l' Allemagne et l' Italie. En 1944, le pays fut occupé par l' Armée Rouge. Le bienheureux Eugène fut  alors nommé évêque Catholique latin de Nicopol.

La Bulgarie allait petit à petit s' enfoncer dans une politique anti-chrétienne. Mgr Bossilkov réussit tout de même en 1948 à se rendre en visite Ad Limina auprès de Pie XII. Vinrent alors des temps de répression, de confiscation, d' expulsion et d' emprisonnement des ecclésiastiques orthodoxes ou catholiques. Une Eglise schismatique nationale fut créée par les autorités communistes comme prélude à la destruction de l' Eglise catholique bulgare.

L' évêque se prononça contre cette politique de reniement, déclarant qu' on ne pouvait  " confisquer les consciences ". Il fut arrêté en juillet 1952 et torturé. Un procès savamment mis en scène le condamna à mort. Il fut fusillé dans sa  prison de Sofia et son corps jeté dans une fosse commune.

Il fut béatifié par Jean-Paul II, le 15 mars 1998.
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6 novembre 2008 4 06 /11 /novembre /2008 13:39

La bienheureuse Christine naquit près de Cologne, à Stommeln, en 1242. A treize ans, elle voulut mener une vie plus religieuse, aussi entra-t-elle au béguinage de Cologne. Les béguines - mouvement apparu dans les pays flamands au XIIème siècle - étaient des femmes qui vivaient de leurs travaux en ville dans de petites maisons et se regroupaient pour une vie communautaire religieuse, faisant les troix voeux habituels de pauvreté, de chasteté, et d' obéissance ; mais ces voeux étaient temporaires et renouvelables. Aussi était-il possible, bien que rare, qu' une béguine après quelques années puisse changer d' état et se marier.

A cause de sa santé fragile, Christine dut quitter la communauté au bout de quelques années. Elle fit connaissance en 1267 à Cologne d' un jeune Dominicain d' origine suédoise, le P. Pierre de Dacie*, qui allait la diriger et entretenir avec elle une longue correspondance.

Christine fut alors favorisée d' extases mystiques et, en 1269, elle reçut les stigmates. Ces stigmates n' étaient apparents qu' à certains moments de l' année elle la firent beaucoup souffrir. Elle s' attachait alors mystiquement à la Croix du Seigneur.

Elle mourut dans une certaine paix, le 6 novembre 1312, à Stommeln où elle était née. Ses reliques furent transférées à Nideggen, puis au XVIème siècle à Jülich.

Saint Pie X confirma le culte rendu à cette grande mystique en 1908. 




* Mort en 1289, il rédigea la vie de la future bienheureuse en 1286.

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6 novembre 2008 4 06 /11 /novembre /2008 13:35
Aujourd' hui l' Eglise se souvient des 498 martyrs espagnols morts entre 1934 et 1938 et béatifiés à Rome, le 28 octobre 2007.
Leur fête est fixée au 6 novembre.
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4 novembre 2008 2 04 /11 /novembre /2008 13:41
                                                                                                                                                                                                                                                 
Le prince Emeric ( Imre en hongrois ) était le fils du premier roi de Hongrie, saint Etienne de Hongrie ( 969-1038 ) qui convertit les Magyars au Christianisme, et de Gisèle - fille de l' Empereur Romain Germanique Henri II le Saint.


Il naquit entre 1000 et 1007 et reçut son éducation de saint Gérard, abbé bénédictin originaire de Venise, qui fut le conseiller du roi et le précepteur de son fils. Emeric épousa une princesse byzantine et participa à la politique de conversion entreprise par son père de son peuple installé définitivement au XIème siècle en Pannonie, après de multiples incursions. La Pannonie, qui fut autrefois le pays natal de saint Martin, devint la Hongrie.

Emeric trouva la mort lors d' un accident de chasse en 1031. De nombreux récits hagiographiques parurent dès lors sur la vie chaste et chrétienne de ce jeune prince qui, bien que marié, fit voeu de chasteté.

Le martyrologe romain le mentionne sa fête le 4 novembre. Il est fêté en Hongrie le 5 novembre. 
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2 novembre 2008 7 02 /11 /novembre /2008 19:44
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2 novembre 2008 7 02 /11 /novembre /2008 19:14
En ces jours de fête de la Toussaint, voici quelques jolies images pieuses à vous offrir.


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31 octobre 2008 5 31 /10 /octobre /2008 22:09
Wolfgang naquit en 924 et fut éduqué au monastère bénédictin de Reichenau sur les bords du lac de Constance. Il dirigea ensuite le collège diocésain de Trêves en Rhénanie. En 965, il se retira à l' abbaye d' Einsiedeln et fut ordonné prêtre trois ans plus tard. Il voulait évangéliser les Magyars qui s' étaient sédentarisés en Hongrie ; mais il fut appelé, au bout d' un an de mission en Hongrie, au siège épiscopal de Ratisbonne en Bavière. De Ratisbonne dépendait l' évangélisation de la Bohême. Il fut à l' origine de la création du diocèse de Prague.
En 974, la lutte entre le Duc Henri II de Bavière et l' Empereur Othon II l' obligea à se retirer au monastère de Mondsee, près de Salzbourg. Il fit construire une église dédiée à saint Jean qui lui sera vouée plus tard. Il mourut en 994, lors d' une campagne d' évangélisation en Autriche.
Le Pape Léon IX le canonisa en 1052.
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30 octobre 2008 4 30 /10 /octobre /2008 13:41
    Alexis Zarycki ( prononcer Tsaritski ) naquit, le 17 octobre 1912,  dans un village, Bilch, près de Lwow ( ou Lemberg en allemand ), alors possession autrichienne. Il grandit au milieu de paysans ruthènes, c' est-à-dire des Catholiques de rite oriental ( ou Uniates ) et de langue ukrainienne. Après la guerre civile entre Polonais et Ruthènes, ces derniers étant appuyés par les Allemands puis par les Bolchéviks, la région de Lwow - ville polonaise - fit partie de la nouvelle Pologne indépendante.
Alexis entra au Séminaire uniate de Lwow en 1931 et reçut cinq ans plus tard l' ordination presbytérale des mains du Cardinal Szeptycki. Malheureusement la catastrophe de la seconde guerre mondiale allait précipiter le destin du jeune prêtre. Selon les accords Ribbentrop-Molotov, la Pologne fut envahie à l' ouest par les Allemands et quelques jours plus tard à l' Est par les Soviétiques. Lwow fut donc envahie par les Soviétiques qui menèrent une politique intense de répression contre les Chrétiens, surtout les Uniates. En 1941, ce fut au tour des Allemands de chasser les Soviétiques. En 1945, à nouveau, l' Armée Rouge reprit la région de Lwow qu' elle intégra à l' Ukraine soviétique. Les Polonais furent chassés et les Uniates furent accusés de collaboration avec les Allemands. Leur hiérarchie fut dissoute et leurs églises détruites ou fermées. Celles en petit nombre qui avaient le droit de " fonctionner " ( tel était le terme utilisé ) furent réquisitionnées par l' Eglise Orthodoxe, sortie elle-aussi exsangue de la guerre... 
En 1948, Alexis Zarycki fut à son tour arrêté par les autorités ukrainiennes soviétiques et condamné, pour activités subversives, à dix ans de déportation. Il fut déporté à Karaganda au Kazakstan en pleine steppe hostile au nord de cette république soviétique d' Asie Centrale. Son climat en hiver est extrêmement rigoureux. Après la mort de Staline, en 1953, son régime de travaux forcés s' adoucit et, en 1957, il fut libéré par anticipation.

Il fut alors nommé administrateur apostolique du Kazakstan ( où vivaient alors d' importantes minorités d' origine européenne comme les Allemands de la Volga déportés par Staline et qui étaient de confession catholique - ou protestante - ainsi que des Polonais de rite latin et des Ukrainiens, dont un certain nombre étaient Catholiques de rite slave, les autres étant Orthodoxes. ) Il n' eut pas le temps de recevoir l' Ordination épiscopale, car il fut à nouveau arrêté, le régime s' étant durci en ce qui concerne les questions religieuses. Il fallait ensuite, avec Khrouchtchev, lui-même Ukrainien, favoriser le développement économique de l' URSS ; mais la déstalinisation et la lutte contre le culte de la personnalisation du pouvoir allaient de pair avec une plus grande fermeté idéologique du communisme. Les différents cultes qui avaient pu très légèrement respirer au moment de la guerre et de l' immédiat après-guerre furent à nouveau réduits au silence.

Alexis Zarycki fut interné à Dolinka, près de Karaganda, où il mourut en martyr de la Foi, le 30 octobre 1963.

Il fut béatifié en 2001 par Jean-Paul II, avec 24 autres martyrs du régime communiste de l' Ukraine Soviétique.
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Published by Eric - dans Saints
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