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  • : le blog ut-pupillam-oculi par : Eric
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  • : Je me propose de partager quelques réflexions, et de voyager avec vous dans l' univers spirituel de personnalités d' exception. Vous pouvez me laissez vos commentaires, afin que je puisse corriger les articles si nécessaire.
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24 décembre 2008 3 24 /12 /décembre /2008 11:11
Joyeux Noël à tous devant la crèche de l' Enfant-Jésus et l' arbre de Noël, symbole de l' arbre du nouvel Adam !
Que la paix et la joie des coeurs nous éclairent et nous animent !

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23 décembre 2008 2 23 /12 /décembre /2008 19:09
Benoît XVI a rappelé le 19 décembre dernier l' obligation du repos dominical :

" Le contexte économique invite paradoxalement à rechercher le vrai trésor de l' existence et à être attentif aux équilibres qui permettent une vie sociale harmonieuse. Parmi tous les éléments qui y contribuent, figure à n' en pas douter le respect du dimanche.
Au-delà de sa signification religieuse, la singularité de ce jour rappelle à chaque citoyen sa haute dignité et que son labeur n' est pas servile. Ce jour est offert à tous pour que l' homme ne soit pas réduit à n' être qu' une force de travail ou un consommanteur ; mais qu' il puisse se reposer et consacrer un temps aux réalités les plus hautes de la vie humaine : la vie familiale, la rencontre gratuite avec les autres, les activités de l' esprit et le culte rendu à Dieu.

Il est important de ne pas perdre dans une vaine et dangeureuse course au profit, ce qui est, non seulement un acquis social, mais surtout le trait d' une sagesse humaniste profonde. " 
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23 décembre 2008 2 23 /12 /décembre /2008 13:28
Saint John Stone was an English martyr. He was a Friar of the Order of saint Augustine in Canterbury and Doctor of Sacred Theology. He was the only one from his convent - the Austin Friars - to refuse to sign the document which recognized the king as the supreme head of the Church of England.
He was executed for denying the royal supremacy, in December 1539.

" Behold I close my apostolate in my blood ! In my death, I shall find life, for die for a holy cause : the defence of the Church of God, infallible and immaculate. "

Le 15 novembre 1534, le parlement anglais émit une loi, l' acte de suprématie, qui reconnaissait le roi d' Angleterre Henri VIII comme le chef suprême de l' Eglise d' Angleterre, provoquant ainsi un schisme qui allait conduire beaucoup d' Anglais refusant de renier leur Foi catholique au martyre.
Il en fut ainsi, parmi les milliers d' autres qui sont restés anonymes, de Jean ( John en anglais ) Stone. Celui-ci était un religieux de l' Ordre de Saint-Augustin et demeurait au couvent des Austin Friars à Cantorbéry, dans le Sud Est de l' Angleterre.
Les ordres religieux allaient aussi être supprimés et leurs biens attribués à la couronne d' Angleterre ( et vendus pour le plus grand nombre ), à la suite du Supremacy Act. Des émissaires royaux parcoururent le diocèse de Cantorbéry, en 1538, afin de faire signer cet acte à chaque religieux et chaque moine et de fermer leur couvent. Dans son couvent, lorsqu' un émissaire - un ancien Dominicain Richard Ingworth* - se présenta, le 14 décembre 1538, Jean fut le seul à refuser de signer... 
Il fut aussitôt conduit en prison à la Tour de Londres. Il persistait dans son refus et  s' affermissait par la prière. Un jour, il entendit de Dieu une voix l' encourageant à demeurer ferme dans la Foi, même si cela devait le conduire au martyre. Le religieux trouva alors la paix de l' âme.
A son procès, en 1539, il fut accusé de haute trahison, ce qui signifiait la mort. A la fin du mois de décembre, le condamné fut conduit à faire le tour de la ville de Cantorbéry et des faubourgs, pour être montré à la foule. Peu après, il fut pendu et écartelé au lieu-dit Dane John, les restes d' un donjon de l' époque des Normands. Sa tête et ses restes corporels furent exposés pendant plusieurs jours à l' entrée de la ville, puis bouillis dans un chaudron, selon l' usage barbare de cette époque...

Le Frère Jean Stone fut béatifié par Léon XIII en 1886 et canonisé par Paul VI en 1970. Il est fêté au sein de l' Ordre le 25 octobre.

* Celui-ci deviendra évêque anglican.
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21 décembre 2008 7 21 /12 /décembre /2008 01:29
  Pierre Friedhofen naquit à Weitersburg, près de Coblence, le 25 février 1819, sixième de sept enfants. L' année suivante son père, qui était fermier, mourut. A neuf ans, ce fut au tour de sa mère...Les enfants furent plongés dans un tel état de pauvreté que la commune de Vallendar, à laquelle appartenait leur village, les prit en charge. Une bonne dame assuma l' éducation des trois plus petits ; mais la gêne matérielle obligea le jeune Pierre  à des absences fréquentes à l' école. A treize ans, il rejoignit son grand frère Jacob qui était ramoneur à Ahrweiler, pour apprendre le métier avec lui. Il fut reçut au sein de la corporation à dix-huit ans et à vingt-trois ans retourna à Vallendar, comme maître-ramoneur de la commune.

Frappé par l' indifférence religieuse des jeunes de sa commune, il commença à former des groupes de filles et des groupes de garçons afin de redonner de l' élan aux sociétés locales d' assistance et d' apostolat, et les réunit sous le patronnage de saint Louis de Gonzague. Il en rédigea même les statuts. A vingt-six ans, il sentit un mal de poitrine - sans doute les prémices de la tuberculose - qui l' obligea à renoncer pour un temps à son métier. Il demanda son admission au noviciat des Rédemptoristes à Wittern en Hollande et il fut marqué pendant son séjour de deux semaines par la ferveur qui y régnait. Mais, le 27 octobre 1845, son frère Jacob mourut, laissant une femme enceinte et une famille nombreuse...Le jeune homme renonça à l' appel de la vie religieuse pour secourir la famille endeuillée. Il se fit nommer comme maître-ramoneur de la ville d' Ahrweiler pour assurer l' entretien de ses neveux et de sa belle-soeur.

Il n' en continuait pas moins son apostolat poussé par l' amour du Christ. Il créa une association, toujours sous le patronnage de saint Louis de Gonzague, pour apprendre à la jeunesse l' entraide et la fréquentation des sacrements. L' évêque de Trèves le reçut le 2 juillet 1847 avec d' autres délégations ; nous étions en pleine époque d' industrialisation et de déracinement des campagnes avec toutes les conséquences qui en découlaient. En même temps, il fit la connaissance de l' abbé Liehs qui était secrétaire de l' évêque. Il en fit son directeur spirituel. Il lui fut d' un grand soutien dans ses projets. Pierre voulait trouver un terrain pour  faire bâtir un hospice. L' année 1848 fut en effet l' année d' une grave épidémie de choléra et de troubles politiques. C' est à cette époque, en mars 1850, qu' il fut conseillé et encouragé par Catherine Kasper, récente fondatrice des Pauvres Servantes de Jésus-Christ.
L' évêque, Mgr Arnoldi ( 1798-1864 ), qui connaissait désormais cet artisan humble et déterminé se dit qu' il avait trouvé son homme pour restaurer dans la région les Frères de la Miséricorde, congrégation de religieux infirmiers, appelés aussi Alexiens ( d' après saint Alexis, titulaire de l' église de leur couvent d' Aix-la-Chapelle ). Il demanda à Pierre et à son ami Charles Marchand de faire une année de noviciat chez les Frères à Aix-la-Chapelle pour apprendre les règles de la vie commune et du métier d' infirmier.

Les Alexiens qui s' appelaient à l' époque Cellites avaient été fondés, sous la règle de saint Augustin, au XIVème siècle dans le duché de Brabant en Flandre, au temps de la peste noire ; mais avait connu une certaine décadence depuis le XVIIIème siècle*.

L' expérience ne fut pas totalement concluante pour Pierre, car il voulait " un nouveau feu, un nouvel esprit, un nouvelle impulsion. Je veux porter assistance aux malades et ainsi m' unir plus intimement à Jésus-Christ et convertir les pécheurs les plus obstinés. " De plus selon la loi, depuis l'administration napoléonienne, les voeux perpétuels étaient interdits dans la région d' Aix-la-Chapelle et la gestion des finances des Frères était soumise à l' approbation du conseil municipal, ainsi que l' admission de nouveaux membres. Les Frères, qui ne pouvaient recevoir de dons collectifs, étaient directement et individuellement payés par les malades, ce qui s' opposait au voeu de pauvreté individuelle. Pierre Friedhofen était donc troublé. Ils quittèrent le noviciat au bout de cinq mois, en ayant toutefois appris de nouvelles règles.
Finalement convaincu, car la congrégation était à l' agonie en partie à cause de la législation, l' évêque fournit de l' aide à Pierre pour s' installer dans une pauvre maisonnette à Weitersburg, son village natal, et aider en novembre 1850, à la formation d' une nouvelle communauté, les Frères de la Miséricorde de Marie-Auxiliatrice. Charles Marchand fit part de ses objections, car il estimait que son compagnon, à cause de son manque d' instruction, n' était pas fait pour en être le Supérieur. Il partit. La joie des débuts se transforma en épreuve. L' évêque fit donc venir un Frère de la Miséricorde d' Aix-la-Chapelle, le Frère Pierre Otten, pour assurer la direction de cette nouvelle congrégation, établie selon la règle de saint Augustin. 

Le 15 février 1851, Pierre Friedhofen transféra le siège de la communauté à Coblence, sur les conseils du chapelain de la princesse de Wittgenstein, celle-ci assurant un soutien financier pour s' installer. Il y trouva auprès du jeune abbé de Lorenzi, curé de la paroisse Notre-Dame, assistance spirituelle et matérielle. Il les recommanda auprès des médecins et les infirmières commencèrent à les former. Un mois après, Pierre et deux compagnons prirent l' habit dans la sacristie de l' église Notre-Dame et, en 1852, Mgr Arnoldi reconnut canoniquement la communauté. L' abbé de Lorenzi fut nommé en tant que supérieur ecclésiastique. On rédigea une règle de vie stable et ils émirent leurs voeux ; assez rapidement de nouvelles vocations se présentèrent en ces temps de bouleversements sociaux. Des hôpitaux firent appel à eux, des soins à domicile furent organisés. En quelques années, la congrégation s' étendit à Trèves ( 1853 ), Kyllburg ( 1856 ) et au Luxembourg ( 1858 ).

Le 14 mars 1852, Pierre Friedhofen fut finalement reconnu comme Supérieur - la communauté s' installera à la fin de l' année dans la maison-mère de Florinspfaffengasse - et il assuma cette charge jusqu' à sa mort, le 21 décembre 1860. Mais dans les faits, le bienheureux était malade des poumons et, à partir de 1857, le mal s' aggrava. Il rédigeait de nombreuses lettres circulaires à ses Frères en dehors de Coblence, lui qui semble-t-il avait si peu d' instruction et qui avait tout appris, comme on dit " sur le tas "...Ses lettres témoignent d' une grande sensibilité et d' un pragmatisme remarquable, écrites avec bon sens et charité.  Dans les dernières années de sa vie, il s' éleva à une union contemplative de plus en plus intense.

La future impératrice Augusta ( 1811-1890 )+, qui résidait au château de Coblence - d' où son époux le Kronprinz assurait le commandement militaire de la Rhénanie-Westphalie - et qui aidera tant la bienheureuse Françoise Schervier ( cf 14 décembre ) ainsi que d' autres oeuvres, fit ériger une croix sur la tombe de cet ancien ramoneur surnommé " le bon Samaritain " et dont les funérailles furent suivies par des milliers d' anonymes.
                                                                         Couvent de Trèves

Pendant la guerre du Schleswig-Holstein ( 1864 ), six Frères furent envoyés soigner les blessés dans un hôpital de campagne prussien, et deux ans plus tard, les Frères durent lutter contre l' épidémie de choléra de 1866 et soigner les blessés de la guerre austro-prussienne. En 1870, le couvent de Trèves fut transformé en hôpital militaire, pendant la guerre franco-prussienne. Désormais la Congrégation était suffisamment solide pour affronter l' avenir. Elle dut transférer son noviciat pendant le Kulturkampf au Luxembourg ; mais grâce à l' appui de l' impératrice Augusta put conserver ses fondations en Allemagne. Après la période sombre du Kulturkampf, les Frères connurent une rapide extension et la maison-mère fut installée à Trèves. La première guerre mondiale, qui envoya 150 Frères au front dont une vingtaine périrent, éprouva la congrégation ; mais elle se releva et dans les années 1930 participera de l' élan missionnaire de toute l' Eglise d' alors : Elle fut présente en Chine ( jusqu' à la prise de pouvoir des communistes ) et au Japon. Les années 1950 furent celles de l' apogée numérique de la Congrégation avec des fondations en Asie et au Brésil. Les constitutions seront réformées en 1970.

La Congrégation fut approuvée par saint Pie X en 1905 et définitivement en 1926 par Pie XI.

Pierre Friedhofen fut béatifié par Jean-Paul II en 1985. Ses restes reposent en la chapelle de ND du Perpétuel-Secours, dans le jardin de l' hôpital des Frères, à Trèves. 
             Cérémonie de prise d' habit au couvent des Frères à Trêves, en 2008.

A sa mort, les Frères étaient au nombre de quarante-quatre, aujourd' hui sa congrégation de plus de cent Frères est présente en Allemagne, en Suisse, au Luxembourg, à Rome, à Strasbourg ( Couvent Saint-Joseph des Frères de la Charité ), en Malaisie, à Singapour et au Brésil. Les Frères de la Miséricorde de Marie-Auxiliatrice éditent une revue trimestrielle en allemand " Neuer Geist ". Ils s' occupent de maisons de retraite, d' hôpitaux - en particulier psychiatriques - et de nombreuses oeuvres caritatives et de soins. Leur nouveau Supérieur général, depuis un an, est le Frère Peter Berg, 43 ans.

Lien ( en allemand et en anglais ) :
http://brueder.info



* Les nouvelles constitutions des Alexiens furent acceptées par le bienheureux Pie IX, en 1870.
Aujourd' hui, les 87 Frères sont à l'oeuvre dans différents pays :
Ils s' occupent de maisons de retraite, de soins gériatriques et psychiatriques, ainsi que de malades du SIDA aux Etats-Unis, où ils sont installés depuis 1866.
Ils s'occupent aussi de personnes âgées et de soins psychiatriques en Grande-Bretagne et en Irlande. Ils ont des maisons en Allemagne où se trouvent 25 Frères, dirigés par le provincialat d' Aix-la-Chapelle, et en Belgique et, depuis 1991, une mission en Inde.
En 2001, les Frères américains ouvrent un vaste hôpital sur l' île de Mindanao aux Philippines. Arrivés aussi en 2003 en Hongrie, où ils s' occupent de personnes âgées, ils ont inauguré un nouveau couvent en 2007.

 Le Supérieur général jusqu' en 2010 est le Frère Edward Walsh, cfa.
Leur maison-mère se situe aux Etats-Unis, au milieu d' un vaste centre hospitalier, à Signal Mountain, dans le Tennessee.
Le Frère Bonaventure Thelen ( 1825-1896 ) fut le fondateur à Chicago du premier hôpital des Alexiens aux Etats-Unis.
Lien ( en anglais ) : http://www.alexianbrothers.org
Lien ( en allemand ) : http://www.alexianerkloster.de

+ Fille du grand-duc Charles-Frédéric de Saxe-Weimar-Eisenach et de la grande-duchesse Marie Pavlovna de Russie, Augusta, qui reçut une solide éducation de sa mère, vécut de 1850 à 1858 à Coblence. On critiquait à Berlin le fait qu' Augusta - princesse protestante - ait placé un grand nombre d' oeuvres catholiques sous sa protection. Elle avait une certaine sympathie pour les milieux favorables à une Constitution et sera plus tard l' ennemie de Bismarck ( 1815-1898 ). Malheureuse en ménage, elle fit part à plusieurs reprises de la croix qu' elle devait porter. Son triomphe sera le mariage de son fils Frédéric ( 1831-1888 ) - futur empereur Frédéric III - avec la princesse Victoria, fille de Victoria reine d' Angleterre, premier pas, croyait-elle, vers l' adoption du régime de la monarchie constitutionnelle. La mort prématurée de son fils allait changer la donne.
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20 décembre 2008 6 20 /12 /décembre /2008 19:23
Aujourd' hui à Rome, en la basilique Saint-Paul-hors-les-Murs, a lieu en présence du cardinal Angelo Sodano l' ordination de 49 prêtres  - parmi eux deux Français - de la Congrégation de la Légion du Christ, fondée en 1941.
L' année dernière à la même époque, 48 religieux de la Légion avaient été ordonnés en la basilique Sainte-Marie-Majeure.

Cette Congrégation dynamique est présente dans 20 pays, avec 3 évêques, plus de 700 prêtres et 3000 séminaristes. Elle anime à Rome le séminaire international Maria Mater Ecclesiae.
La Légion du Christ et le mouvement d' apostolat Regnum Christi on été fondés par le Père Marcial ( Martial en français ) Maciel, né au Mexique le 10 mars 1920. Il était le petit-neveu de saint Raphaël Guizar, ancien évêque de Veracruz. Il fut marqué dans son enfance par la persécution anti-catholique qui se déchaîna au Mexique, lors de la guerre civile des Cristeros. Il entra à 15 ans au séminaire que son grand-oncle maintenait clandestinement à Mexico, puis poursuivit ses études de théologie. C' est à l' âge précoce de 20 ans qu' il réunit d' autres jeunes compagnons, le 3 janvier 1941 à Tlalpan, près de Mexico, dans une nouvelle communauté avec la permission de l' évêque. Cette communauté regroupait en une maison d' études les jeunes vocations. Lui-même fut ordonné prêtre en 1944.

Après un voyage à Rome et en Espagne, le jeune P. Maciel  transféra une partie des étudiants à Comillas, en Espagne, où ils purent suivre les cours de l' université pontificale de Cantabrie. Le 13 juin 1948, la communauté reçut l' approbation canonique de l' évêque local. Les Légionnaires étaient au nombre de cinquante.
Le mouvement Regnum Christi sera créé dans les années 1960 avec des membres laïcs ou non, dont certains font voeu de pauvreté, de chasteté et d' obéissance, entièrement tournés vers l' apostolat d' un monde sécularisé, voire athée.
Paul VI érige en 1965 la Congrégation des Légionnaires du Christ en congrégation de droit pontifical et confie quelques années plus tard un territoire de missions au Mexique à un évêque de la Légion du Christ.

En 1983, les Constitutions de la Congrégation sont approuvées définitivement par le Saint-Siège. 
Un centre d' études supérieures est ouvert à Rome, formant plus de 400 religieux. L' athénée pontifical Regina Apostolorum ouvre en 1993. La revue " Ecclesia "  fondée en 1986 par un groupe de Légionnaires du Christ réunit de grandes signatures, dont celle du cardinal Ratzinger, futur Benoît XVI.

La Légion du Christ possède de nombreuses oeuvre d' enseignement dans le monde et est à l' origine de diverses initiatives missionnaires dans le domaine social et caritatif, ainsi que dans le monde de la communication, participant ainsi à la nouvelle évangélisation voulue par Jean-Paul II. La Légion insiste sur la rencontre personnelle de chacun avec le Christ " qu' il faut connaître, imiter et communiquer. "

Le P. Maciel fut le directeur général de la Légion jusqu' en 2005. Il meurt, le 30 janvier 2008.
Le directeur général actuel est le P. Alvaro Corcuera Martinez del Rio, originaire du Mexique.
En France la Légion possède, entre autre, une école privée pour garçons, l' Ecole apostolique de l' Immaculée Conception, à Méry-sur-Marne dans le département de la Seine-et-Marne. Elle y accueille aussi des garçons en vue de discerner leur vocation.

Liens : http://legionduchrist.org
http://regnumchristifrance.org
http://www.whynotpriest.org
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18 décembre 2008 4 18 /12 /décembre /2008 12:49
  Saint Wynnebald ( appelé aussi Wunebald ) naquit en 701 dans le Wessex, en Angleterre, dans une famille de l'aristocratie anglo-saxonne. Pendant l' été 721, il partit avec son père saint Richard, sans doute chef des tribus anglo-saxonnes du Wessex,  et son frère saint Willibald ( 700-781 ) faire son pélerinage à Rome, un long et périlleux voyage pour l' époque. Son père mourut à Lucques avant d' arriver. Wynnebald se fixa à Rome jusqu' en 739, pour entreprendre des études de théologie dans un monastère, tandis que Willibald se rendit en Terre Sainte.
En 729-730, saint Wynnebald retourna brièvement en Angleterre et revint à Rome avec un autre de ses frères. C' est à cette époque que leur oncle, saint Boniface ( 680-755 ), évangélisateur des peuples germaniques, qui se trouvait alors à Rome, le convainquit de se joindre à lui dans son entreprise missionnaire. Wynnebald le rejoignit en 739, et reçut de son oncle l'ordination sacerdotale. Il évangélisa la Thuringe, région de montagnes et de forêts aux confins de la Germanie, proche des régions saxonnes de ses ancêtres et aussi des peuples slaves. Il se fixa à Sülzenbrücken, au sud de l' actuelle Erfurt, et rayonna alentour.

Il retrouva son frère saint Willibald qui fut consacré par saint Boniface évêque d' Eichstätt, en 742. Saint Boniface, quant à lui, était archevêque de Mayence, principal siège épiscopal de la Germanie occidentale.
Appelé par le duc Odilon de Bavière en 744, saint Wynnebald concentra son action missionnaire dans le Palatinat. Après trois années intenses, saint Wynnebald retrouva saint Boniface à Mayence ; mais il était attiré par la vie monastique. Aussi avec l' aide de son frère, il acquit un domaine près d' Eichstätt en Franconie. Il fallait défricher, cultiver et coloniser cet endroit. Il fit donc ériger pendant plusieurs années le monastère d' Heidenheim.
Devenu le premier abbé du monastère*, il l'affilia à l' ordre bénédictin en fit un important centre missionnaire. Il était admiré pour son zèle ; mais en même temps craint et honni...
Malgré un état de santé devenu précaire, saint Wynnebald se rendit à Wurzbourg pour rendre visite à l' évêque et fit le pélerinage sur la tombe de son oncle saint Boniface en 755, au monastère de Fulda.
Saint Wynnebald désirait finir ses jours au Mont Cassin ( Montecassino ), l' abbaye fondatrice de l' ordre de saint Benoît, où se trouvait la tombe du patriarche...mais saint Willibald, son frère, l' en dissuada à cause de sa mauvaise santé. Il s' éteignit donc à Heidenheim, le 18 décembre 761.

Leur soeur, sainte Walburge ou Vaubourg ( 710-779 ; Walburga ou Walpurgis en allemand ), élevée à l' abaye de Wimborne, dans le Dorset actuel, et qui fut abesse des bénédictines d' Heidenheim à proximité, fut appelée par son frère Willibald à diriger le double monastère, l' abbaye des hommes et l' abbaye des femmes. En 776, on fit construire une église plus grande où l' on accueillit dans la crypte les reliques de saint Wynnebald. Celles-ci furent dispersées lors de la réforme protestante au XVIème siècle ; mais certaines furent conservées dans d' autres cités.
                              Tombe de saint Wynnebald à Heidenheim


L' Allemagne conserve la mémoire de cette famille prestigieuse qui donna tant pour elle.

* L' abbaye sera reconstruite au XIIème siècle. Elle passa à la réforme luthérienne au XVIème siècle, et dessert aujourd' hui la communauté évangélique, tout en appartenant à l' Etat de Bavière. Une petite église catholique moderne dédiée à sainte Walburge se trouve à proximité.

Lien ( article du 7 février 2007 ) : http://ut-pupillam-oculi.over-blog.com/article-5554768.html
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17 décembre 2008 3 17 /12 /décembre /2008 12:37
  Hyacinthe-Marie Cormier vécut jusqu' à quatre-vingt-quatre ans et fut élu Maître général de l' Ordre des Prêcheurs à l' âge de soixante-douze ans.
Né Henri Cormier à Orléans en 1832, il fut admis dans le Tiers Ordre dominicain, alors qu' il était séminariste. Après son ordination sacerdotale, en 1856, il entra au noviciat dominicain de Flavigny, fondé par le P. Lacordaire ( 1802-1861 )+. Sa manière de célébrer la Sainte Messe édifiait tous ceux qui y assistaient. A partir de 1859, il devint maître des novices, puis prieur de différents couvents ( en Corse*** notamment ). Le Père Jandel, qui dirigeait l' Ordre, avait reconnu en lui des qualités remarquables et, avant même qu' il prononçât sa profession solennelle, lui donna de hautes responsabilités. Il restaura la Province de Toulouse* en 1865, la plus ancienne de l' Ordre ruinée par la révolution ; elle regroupait en 1869 quarante-trois religieux, il en fut à nouveau le Provincial à deux reprises. Il fut aussi à la fin du XIXème siècle prieur à Marseille.
Témoin des difficultés de l' Ordre en France qui dut subir des expulsions**, ordonnées par les autorités à la fin du XIXème, il se préparait avec discernement à la défense de la liberté de l' Eglise : Il devint à Rome l' assistant du maître de l' Ordre, le Père Früwirth, puis procurateur général : c' est-à-dire chargé des relations avec les congrégations romaines.

En 1904, il est élu lui-même 76ème Maître général des Dominicains. L' époque était particulièrement troublée pour l' Eglise, avec les affrontements en France au moment de la séparation de l' Eglise et de l' Etat, causant un climat de quasi-guerre civile ( les Dominicains furent expulsés et dépouillés de leurs biens en 1903 ), tandis que la situation en Italie était presque aussi préoccupante. De plus, l' Eglise devait aussi se confronter à la crise moderniste. Il avait la confiance de saint Pie X.
Il fut attentif à restaurer l' Ordre dans le monde, et avant tout les études théologiques ( soutien à l' Angelicum ), dans l' esprit de saint Dominique. Cependant sa grande tristesse fut la situation de la France où les Dominicains n' existaient plus...ils ne furent autorisés à revenir petit à petit qu' après la première guerre mondiale.

Il mourut, le 17 décembre 1916, dans sa cellule du Couvent Saint-Clément, à Rome, alors que l' Ordre célébrait son septième centenaire. Il fut inhumé en l' église Saint-Dominique et Saint-Sixte de Rome près de l' actuelle Université pontificale Saint-Thomas d' Aquin - ou Angelicum - qu' il avait élevée au rang de Collège Pontifical en 1909.

Il fut béatifié par Jean-Paul II en 1994. Sa mémoire pour l' Ordre est fixée le 21 mai, date de son élection en tant que Maître de l' Ordre.


+ Auteur en 1839 du célèbre mémoire " Pour le rétablissement en France des Frères Prêcheurs ". Le P. Lacordaire rouvrit le premier couvent dominicain en France, en 1843. 
* Les Pères dominicains de cette Province sont aujourd' hui présents à Toulouse, Marseille, Nice, Montpellier, Bordeaux, la Sainte-Baume, Haïti et la Réunion. Il furent à l' origine de la fondation de la Province du Brésil.
** Décret du 29 mars 1880.
***Le couvent de Corbara, restauré au milieu du XIXème siècle, fut confisqué en 1903. Racheté en 1927 par les Dominicains qui ont dû le quitter en 1980, il appartient maintenant à la Congrégation des Frères de Saint-Jean.
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16 décembre 2008 2 16 /12 /décembre /2008 13:44
   Le Christianisme fut introduit en Thaïlande en 1881. La Société des Missions Etrangères de Paris y était active, ainsi que par la suite d' autres Congrégations missionnaires ou caritatives ; si bien qu' en 1940, le pays comptait à peu près un millier de Catholiques dans de petites communautés discrètes, ainsi qu' une présence protestante, laThaïlande étant exclusivement bouddhiste, avec quelques minorités hindouistes.

A partir de 1940, les missionnaires français durent quitter le pays, à cause de la guerre, le pluralisme religieux étant considéré comme une menace pour l' unité nationale. Le village de Songkhon sur les bords du Mekong, à la frontière du Laos, fut le théâtre du martyre de sept habitants catholiques : Philippe Siphong, les religieuses Agnès Phila et Lucie Khambang, et les laïques Agathe Phutta, Cécile Butsi, Viviane Khamphai et Marie Phon.

Philippe Siphong naquit dans la province de Nakhon Phanom, le 30 septembre 1907, dans une famille catholique et fut baptisé le même jour. Elève de l' école paroissiale de Non Seng, il deviendra ensuite instituteur, en 1926, au village de Songkhon. Il y épousera cinq ans plus tard Marie Thong qui lui donnera cinq enfants. Instituteur, il était aussi catéchiste et homme de confiance des missionnaires qui lui confiaient l' administration du poste missionnaire pendant leurs absences. Il était le chef de la communauté chrétienne.

En août 1940, un groupe de gendarmes thaïlandais arriva en barques dans ce village isolé, ils constatèrent que les habitants y professaient une religion étrangère. En novembre, le Père Figuet reçut son ordre d' expulsion. Les villageois se reposèrent alors sur le catéchiste Philippe Siphong et sur deux religieuses Soeur Agnès Phila et Soeur Lucie Khambang pour rester fermes dans la Foi.
A la mi-décembre, le bienheureux Philippe reçut une fausse lettre écrite par les gendarmes, lui ordonnant de se rendre à la sous-préfecture. Philippe sentit le danger. Finalement dans la soirée du 15 décembre, deux gendarmes vinrent l' arrêter pour un interrogatoire. Il fut fusillé dans la nuit après avoir fait son signe de croix. Le même sort sera réservé plus tard aux deux religieuses, le Christianisme étant assimilé à des pratiques anti-nationales. Les autorités thaïlandaises auront soin de cacher leurs tombes, afin que les âmes des défunts ne viennent pas tourmenter les vivants. En 1959, leur restes seront solennellement inhumés à Songkhon.

Les sept Thaïlandais furent béatifiés en 1989 par Jean-Paul II. La mémoire du bienheureux Philippe est fixée au 16 décembre, celle des autres au 26 décembre.
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15 décembre 2008 1 15 /12 /décembre /2008 21:52
   Paola Francesca Di Rosa naquit sixième de neuf enfants, le 6 novembre 1813, à Brescia. Son père était un entrepreneur très fortuné et sa mère, issue de la noblesse de Bergame, mourut lorsque la petite fille était dans sa onzième année. Elle fit ses études chez les Visitandines.
Lorsqu' elle eut dix-sept ans*, son père songea à de bons partis pour sa fille ; mais celle-ci préféra demeurer fidèle à la promesse de virginité qu' elle avait faite au couvent. Pour l' éprouver, son père décida de lui faire diriger le pensionnat - on dirait foyer aujourd' hui - des ouvrières d' une filature de tissus de soie qui lui appartenait. Les vertus familiales étaient fondées sur l' honnêteté, l' amour du travail et l' entreprenariat. Il était hors de question que sa fille se complaise dans l' oisiveté. Et c' est ainsi que, dans le petit bourg d' Acquafredda à côté de Brescia, la jeune fille se retrouva à la tête de plus d' une soixantaine d' ouvrières...
Paola appartenait à une génération et à un milieu de jeunes Catholiques qui s' ouvrirent en Europe à la question du paupérisme, vue sous un angle chrétien. Confrontée à la situation de ses ouvrières, elle ouvrit une infirmerie, assista les malades, fit donner une instruction aux enfants, etc...Elle fit tout cela de sa propre initiative sans soutien quelconque. En 1836, une épidémie de choléra frappa la Lombardie et fit 32 000 morts ! Aidée de quelques jeunes femmes,  et sur les conseils de Mgr Pinzoni, Paola s' occupa des malades et des orphelins. Plus tard, elle ouvrit deux écoles pour sourds-muets...

Elle réunit ses compagnes en une Union pieuse dont la règle sera approuvée par Mgr Pinzoni. L' adoration au Saint-Sacrement était au centre de leur journée, bien sûr après la Messe, et ensuite les exercices spirituels. La visite aux malades était qualifiée de " pélerinage ". 
Elle s' engageait sous tous les fronts à la fois ; mais petit-à-petit son esprit d' entreprise, sa disponibilité et son expérience furent mis au service de desseins plus importants. Elle était alors déjà entourée d' une trentaine de volontaires. Elle avait déjà plusieurs maisons, lorsque la seconde épidémie de 1848 éclata. En 1849, au moment des troubles contre les autorités autrichiennes, et alors que l' Europe s' enflammait de nouvelles idées pas toujours chrétiennes, elle répondit toujours de la même façon avec ses compagnes : secours, assistance, charité...En 1850, elle fut reçue en audience par le bienheureux pape Pie IX et, en 1851, elle obtint l' approbation ecclésiatique pour sa communauté qui prit le nom de Servantes de la Charité. Plusieurs hôpitaux firent appel aux Servantes de la Charité.

En 1852, Paola prononça ses voeux et devint désormais Mère Marie-Crucifiée ( qui était le nom de religion - Crocifissa en italien - de sa soeur aînée, religieuse Visitandine décédée en 1839 ).
Les religieuses connurent une rapide expansion en Lombardie, appartenant désormais au roi de Sardaigne, et en Vénétie ; mais de retour de Mantoue, où elle avait ouvert une maison, Mère Marie-Crucifiée mourut le 15 décembre 1855, à l' âge de 42 ans, à Brescia.


Elle fut béatifiée en 1940 et canonisée en 1954, par Pie XII.

La Congrégation compte aujourd' hui près de 1200 religieuses dans 102 maisons. Elles sont regroupées en quatre Provinces ( trois en Italie, une en Croatie ) et deux Délégations ( à Rome et au Brésil ). Elles dirigent surtout des écoles ( primaires,secondaires et techniques ) et des oeuvres hospitalières.

* Nous étions à l' époque de l' Europe du Congrès de Vienne ( 1815 ) : Brescia faisait alors partie de la vice-royauté de Lombardo-Vénétie, appartenant à l' Empire d' Autriche.

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15 décembre 2008 1 15 /12 /décembre /2008 20:58
   Charles Steeb naquit au sein d' une famille protestante à Tubingen, dans le Wurtemberg, le 18 décembre 1773. Son père, un homme d' affaires important qui administrait les biens du duc de Wurtemberg, envoya son fils, lorsqu' il eut dix-ans, une année à Paris qui était alors en pleine effervescence révolutionnaire. Ensuite le jeune homme se rendit à Vérone pour apprendre la langue et les pratiques commerciales. Charles était un jeune homme mûr pour son âge, studieux et réservé. Il fut d' emblée fasciné par la vitalité culturelle de Vérone ; il se sentit aussi questionné par l' ambiance catholique... 

Il fréquenta des prêtres et ceci le conduisit à devenir catholique en septembre 1792. Au bout de quatre ans, il sera ordonné prêtre ! Cela provoqua évidemment une grande déception chez son père qui le déshérita*.
Vérone se trouvait alors à l' époque des conquêtes napoléoniennes et de la guerre avec l' Autriche. En 1797, après une révolte anti-française, la région sera disputée entre Autrichiens et Français. Vérone passera officiellement au Congrès de Vienne en 1815, comme toute la Vénétie, aux Habsbourgs. Charles fut pendant ce temps aumônier - et s'il le fallait infirmier - dans des hôpitaux militaires et des infirmeries de campagne.
Il participa à l' oeuvre de Pietro Leonardi qui avait fondé, en 1796, une fraternité hospitalière de prêtres et de laïcs hommes ou femmes, inspirée de l' Evangile, pour lesquels " le seul point d' ancrage [ était ] la paillasse du malade. "
Il contracta le typhus et rédigea son testament. ; mais le P. Bertolini, son directeur spirituel, lui affirma que son heure n' était pas encore arrivée ; car le Seigneur attendait de sa part des choses plus grandes.
Charles Steeb poursuivit alors à Vérone une carrière ecclésiastique essentiellement tournée vers la direction spirituelle et la confession, ainsi que le secours aux malades.

C' est en 1840, que  " son heure " advint. Il fut le cofondateur de l' Institut des Soeurs de la Miséricorde, dédié aux situations les plus difficiles. Grâce au patrimoine de Charles, l' oeuvre put bénéficier au départ d' un soutien conséquent ; mais la volonté de Luisa Poloni - Mère Vincenza - fut déterminante. 

Il mourut, le 15 décembre 1856, à Vérone et fut béatifié par Paul VI à Rome en 1975.

Aujourd' hui, l' Institut est présent en Europe, en Afrique et en Amérique du Sud.


*A la mort de sa soeur Wilhelmine, Charles héritera des biens familiaux.
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