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  • : le blog ut-pupillam-oculi par : Eric
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  • : Je me propose de partager quelques réflexions, et de voyager avec vous dans l' univers spirituel de personnalités d' exception. Vous pouvez me laissez vos commentaires, afin que je puisse corriger les articles si nécessaire.
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2 juin 2009 2 02 /06 /juin /2009 13:02
Saint Nicolas, dit ''le Pèlerin'', ne doit pas être confondu avec le célèbre saint Nicolas de Bari. Il s'agit d'un jeune pèlerin, venu de Grèce à Trani dans les Pouilles au XIe siècle. Les Eglises d'Orient et d'Occident ne se considéraient alors pas comme séparées.


Le jeune homme, répétait sans cesse ''Kyrie Eleison'' et tenait à la main une croix de bois, pendant son pèlerinage sur les lieux saints de Grèce, de Dalmatie et de la côte adriatique italienne. Il arriva à Trani en provenance de Tarante et réunit comme à son habitude la jeunesse locale à qui il faisait répéter son invocation et lui apprenait à mieux prier. Mais il mourut quelques semaines après son arrivée, en juin 1094. Des miracles, grâce à son intercession, furent attestés, si bien qu'en 1098, l'évêque de Trani l'inscrivit comme Vénérable à cause de sa vie de pénitence en Grèce, telle que la raconta son compagnon Bartholomée, et à cause de ses miracles post-mortem qui furent relatés et retranscris par des témoins oculaires. Urbain II autorisa la canonisation du jeune pèlerin et on édifia à Trani une basilique au bord de la mer qui abrita sa dépouille. Trani en fit son patron. Le Pape Benoît XIV confirma son culte en 1748 et l'inscrivit au martyrologe romain.



 La cathédrale Saint-Nicolas-le-Pèlerin de Trani (San Nicola Pellegrino),magnifique édifice de style roman, construit entre le XIe siècle et le XIIIe siècle.






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2 juin 2009 2 02 /06 /juin /2009 12:46
Les 500 Jésuites français (répartis en 39 communautés) ont élu récemment à leur tête le P. Jean-Yves Grenet qui remplacera à partir du 15 août 2009, l'ancien Provincial, le P. Dumortier. Le P. Grenet, né le 1er avril 1957 au Mans, ancien élève de l'Ecole des Mines de Nancy, est entré dans la Compagnie de Jésus en 1982, où il prononce ses dernier voeux en 1999, après avoir été ordonné prêtre en 1991.

Il fut directeur du lycée professionnel jésuite Le Marais-Sainte-Thérèse à Saint-Etienne jusqu'en 2002, puis responsable de la formation des Jésuites à Paris jusqu'à cette année. En 2004 il fut nommé délégué du Provincial pour les établissements scolaires de la Compagnie, au nombre de quatorze. Ces établissements regroupent 20 000 élèves en France et 1 000 à l'étranger. Deux établissements ont retrouvé un directeur jésuite, à Reims et à Marseille. Ailleurs ce sont surtout des laïcs qui les dirigent. 

La Compagnie de Jésus, fondée en 1540 par saint Ignace de Loyola, est largement extra-européenne désormais, et compte de plus en plus d'Indiens sur ses 18 500 membres. Il y a quatre postulants  français en moyenne par an...
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2 juin 2009 2 02 /06 /juin /2009 12:32
Une persécution eut lieu contre les chrétiens à Lyon en 177, après les édits de Marc-Aurèle. Le Martyrologium Romanum rapporte que le 2 juin un groupe de 48 chrétiens fut jeté aux lions in odium fidei. Ils étaient originaires de Lyon et de Vienne. L' Eglise de Gaule en raconte les détails dans une lettre adressée aux Eglises d'Asie Mineure et de Phrygie et Eusèbe de Césarée mentionne cet événement dans son Historia Ecclesiastica.
Ce groupe de chrétiens était dirigé par l'évêque saint Potin. Il y avait parmi eux Blandine, une jeune domestique chrétienne arrêtée avec sa maîtresse. Elle fut exceptionnellement courageuse, déclarant qu'elle ne craignait rien, puisqu'elle était chrétienne. Elle fut exposée aux moqueries du public,  et martyrisée la dernière. La légende déclara que les lions l'épargnèrent. Elle fut alors attachée à une croix de bois et, recouverte d'un filet, subit les assauts d'un taureau qui la tua à coups de cornes, avant d'être achevée à coups d'épée, sous les rires de l'assistance.
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28 mai 2009 4 28 /05 /mai /2009 10:45
Saint Venance Fortunat a écrit la vie de son ami Germain qui vécut au VIe siècle et qui naquit près d'Autun, sans doute en 496. La mère du futur évêque ne souhaitait pas sa naissance, mais elle ne parvint heureusement pas à avorter. Ces temps de grandes migrations étaient rudes et troublés, les moeurs étaient encore barbares, presqu'à l'instar de notre époque. Aussi, les communautés monastiques offraient-elles des ilots de paix et la possiblité de transmettre le savoir. 

Germain étudie à Avallon (aujourd'hui dans le département de l'Yonne) auprès de son oncle le moine Scapilion et devient moine. Au bout d'une quinzaine d'années, l'évêque d'Autun, Agrippin, lui confère les Ordres en 530, avec mission d'évangéliser les populations locales. Saint Germain devient abbé de Saint-Symphorien d'Autun, où l'on appliquait la Règle de saint Antoine le Grand et de saint Basile, pères du désert. Plus tard, le fils de Clovis et de sainte Clotilde, le roi Chidebert, l'appelle à Paris, afin d'améliorer les conditions de vie matérielles et spirituelles de la population de la ville sans cesse grandissante. 


Saint Germain devient abbé de l'abbaye de Sainte-Croix-Saint-Vincent qui abritait la tunique de saint Vincent de Saragosse enlevée aux Arabes et qui deviendra ensuite Saint-Germain des Prés, une des abbayes* les plus importantes de la France de l'Ancien Régime. Il est sacré évêque de Paris en 555. Saint Germain fera beaucoup de bien, avant et après sa mort aux Parisiens (guérisons ordinaires ou miraculeuses et libération des esclaves)  en cette époque où les moeurs barbares prédominaient . Il aida aussi sainte Radegonde à fonder à Poitiers l'abbaye de Sainte-Croix. Il mourut en 576.


* Détruite lors des invasions normandes, la nécropole mérovingienne sera reconstruite entre le Xe siècle et le XIe siècle.

Illustration : l'abbaye Saint-Germain des Prés au XVIIIe siècle.
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26 mai 2009 2 26 /05 /mai /2009 13:38
Il existe quelques évêques courageux en France...Ainsi Mgr Dufour, évêque coadjuteur d'Aix-en-Provence, déclare notamment, sans pour le moment subir de foudres des médias : ''  (...) D'abord il faudrait impérativement que le principe du repos dominical soit réaffirmé pour tous et que cela soit formulé et acté dans une loi. Nous serons très vigilants là-dessus. Ensuite on ne doit pas obliger quelqu'un à travailler ce jour-là. Le dimanche doit rester pour tous un jour de repos. Evidemment, une fois encore, certaines personnes doivent pouvoir travailler le dimanche, l'Eglise n'est pas jusqu'au-boutiste. Mais chaque dérogation doit être dictée par la nécessité qu'impose le respect du bien commun. JE NE SUIS PAS SÛR QUE CE SOIT LE CAS (..)


Le chrétien demeure critique sur une proposition de loi qui est une menace pour le repos dominical. Cependant si une loi humaine essaie de s'approcher le plus possible du bien commun, aucune loi n'est parfaite, aucune ne peut être érigée en absolu. Pour un chrétien, le repos dominical est  UN COMMANDEMENT D' AMOUR DIVIN. Le disciple du Christ, à moins d'y être obligé par son métier, doit veiller à ne pas travailler ni faire ses courses le dimanche. Nous avons six jours pour travailler et pour nous occuper de nos affaires courantes. Redécouvrons le dimanche, ce septième jour qui est consacré à Dieu. "


( Entretien dans le journal Famille chrétienne)

 
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26 mai 2009 2 26 /05 /mai /2009 11:42
cf lien : http://ut-pupillam-oculi.over-blog.com/article-10573478.html

Saint Philippe Néri est né à Florence, le 21 juillet 1515. La famille Néri qui avait vécu dans une certaine opulence se trouvait alors dans la gêne. Le père, François, était notaire,mais n'avait plus que quelques clients et la mère, Lucrèce, mourut après avoir donné le jour à son quatrième enfant.

Le père se maria en seconde noces avec Alexandra Lenzi qui sut établir un rapport affectueux avec ses beaux-enfants, et particulièrement avec Philippe. Celui-ci était doté d'un caractère vif,mais aimable et surtout pieux et joyeux. Il fut d'abord éduqué par son père qui lui donna le goût des livres. Toute sa vie saint Philippe Néri fut accompagné de livres et laissa en héritage à sa congrégation une bibliothèque extrêmement volumineuse.

Il poursuivit son éducation chez les Dominicains du couvent Saint-Marc de Florence (ce couvent qui possède les admirables fresques de Fra Angelico). A dix-huit ans, il entra dans le négoce d'un parent, mais ses aspirations étaient autres. Il se rendit à Rome en 1534, où le Florentin Caccia lui offrit l'hospitalité en tant que précepteur de ses fils. en même temps, il suivait des leçons de philosophie et de théologie chez les Augustins de la ville et à la Sapienza. Il avait cependant une attirance pour la vie contemplative, les catacombes des premiers martyrs et les églises solitaires. C'est ainsi qu'une nuit de la Pentecôte 1544, il reçut des grâces spéciales et que son coeur fut animé jusqu'à la fin de ses jours d' un esprit de charité et de don de soi.

Il dédia alors ses journées à des visites à l'hôpital des incurables et s'intégra à des confraternités comme celle de l'église de la Sainte-Trinité des Pèlerins, dont il fut grâce à son confesseur, le principal animateur. Le Père Rosa qui vivait à Saint-Jérôme de la Charité fut un guide attentif des progrès spirituels du futur saint. Philippe se sentait pourtant indigne du sacerdoce, néanmoins à trente-six ans, le 23 mai 1551, après avoir reçu les Ordres mineurs, Philippe Néri, devint prêtre en l'église de Saint-Thomas in Parione, de Mgr Lunel. Il poursuivit alors l'apostolat intense qu'il avait commencé dans les rues de Rome. Il habitait à la maison de Saint-Jérôme, siège de la confraternité de la Charité qui accueillait un certain nombre de prêtres séculiers. Son ministère principal fut celui de la confession. Il recevait ses premiers pénitents pour des dialogues et des entretiens spirituels et mit au point petit-à-petit les fondements de ce qui allait devenir l'Oratoire. Saint Philippe Néri obtint bientôt de ses confrères un local pour recevoir ses nouvelles âmes zélées, parmi eux César Baronio et François-Marie Tarugi, futurs cardinaux.

La Congrégation de l'Oratoire fut au début une communauté de prêtres qui avaient en partage le goût de l'apostolat, selon des méthodes modernes pour l'époque. Philippe Néri reçut à cette époque la charge de recteur de l'église de Saint-Jean des Florentins qui devint le premier centre de rayonnement des Oratoriens. Ensuite le Pape Grégoire XIII donna à ce groupe de prêtres l'église de Sainte-Marie in Vallicella, située à côté, et par la bulle '' Copiosus in misericordia Deus '' reconnut en 1575 la '' Congregatio presbyterorum saecularium de Oratorio nuncupanda ''.


C'est en cette église et l'habitation de laquelle il se trouvait que le futur saint passa les dernières douze années de sa vie. Il recevait toute sorte de personnes, sans exclusion de milieu, afin de les conduire sur leur chemin spirituel. Elle étaient accueillies avec douceur et prévenance vers la simplicité évangélique, surtout les âmes qui avaient connu auparavant des parcours difficiles.

Il mourut à quatre-vingts ans, le 26 mai 1595 : il avait vécu trente-six ans en tant que laïc, et quarante-quatre ans en tant que prêtre. Florentin d'origine, ce dont il était fier, et Romain d'adoption, il vécut en union particulière avec le Seigneur, et fut toujours animé d'un caractère particulièrement original et joyeux. Certains le jugeaient comme excentrique, mais son apostolat était fécond. Les Oratoriens plus tard furent à la tête de nombreuses maisons d'éducation. Ils existent encore aujourd'hui, malgré la crise des années 1960-1970.

Le peuple de Rome lui attribua le titre d'Apôtre de Rome, ce qui était réservé à saint Pierre et à saint Paul, tant il reconnaissait alors les bienfaits de saint Philippe Néri. Puisse la Cité éternelle s'en souvenir encore, aujourd'hui !...

Il fut particulièrement mentionné, lors de l'Année Sainte 2000, par le précédent pape Jean-Paul II .  
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20 mai 2009 3 20 /05 /mai /2009 11:56
Récemment les évêques de la Conférence épiscopale latino-américaine ont déploré l'existence de '' la sécularisation courante qui impose le silence sur les valeurs religieuses et morales, en prétendant nier à l'Eglise sa responsabilité à collaborer à une culture centrée sur la dignité de la personne humaine, garantissant la vie de la fécondation à la mort naturelle."

Les évêques ajoutent que justement " l'apport historique de l'Eglise catholique, ayant créé une culture fondée sur les valeurs de l'Evangile, a été l'âme de nos pays et a édifié un tissu social ayant son identité fraternelle, solidaire et ouverte au-delà de ses frontières." C'est pourquoi ils manifestent leur douleur de constater " les attaques dans plusieurs de nos pays qui, en soutenant le progrès et le développement, pprétendent nous conduire à la dictature du relativisme."


Il est à remarquer que les évêques parlent déjà au passé de l'apport de l'Eglise. Puissent-ils être fortifiés dans l'espérance, comme tous les chrétiens en ces temps d'oubli et de reniement.
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14 mai 2009 4 14 /05 /mai /2009 10:43
Le Pape célèbre aujourd'hui une messe à Nazareth, où le Seigneur passa sa jeunesse.

Dans cette ville autrefois  entièrement chrétienne, et depuis quelques décennies à majorité musulmane, il s'adresse à 40 000 chrétiens en majorité palestiniens leur demandant d'être un pont entre les communautés.
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14 mai 2009 4 14 /05 /mai /2009 10:02
Le Pape a célébré une messe dans la ville natale de Jésus, près de la basilique et contre le mur qui sépare l'endroit de l'Etat d'Israël . Il a déploré la situation des Chrétiens de Gaza dont une centaine avait eu le droit d'être présents à la célébration et regretté les peurs des deux côtés de ce mur qu'il qualifie de tragique. Il a exorté les uns et les autres à ne pas se laisser dominer par la méfiance et à ne pas se laisser tenter par le terrorisme.

Il semble que ce soit aussi le premier  jour de la visite pontificale, où les médias français, tant de la presse écrite que de la presse audiovisuelle, ne pratique plus la calomnie directe à l'égard du Pape, se contentant simplement d'allusions calomnieuses contre Benoît XVI.

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12 mai 2009 2 12 /05 /mai /2009 22:15
Le pape a célébré aujourd'hui une messe (en latin, arabe et hébreu)  au pied du Mont des Oliviers, dans la vallée de Josaphat, près du jardin de Gethsémani qui évoque l'agonie de Notre Seigneur.  5 000 personnes recueillies ont écouté le Saint-Père à qui les médias, tant internationaux que français, font subir un véritable chemin de croix, mais il n'en a cure et appelle partout à la paix entre communautés et surtout à la recherche de la vérité et de l'Amour de Dieu.. 
Il a encore évoqué les Chrétiens de Terre Sainte qui ne peuvent pas bouger librement et dont beaucoup ont été obligés d'émigrer.
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