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Saints germaniques

Mercredi 13 décembre 2006 3 13 12 2006 03:05
   Sainte Odile, ou Ottilia ( morte le 13 décembre 720 ) était la fille du duc Adalric ( ou Aldéric ) d' Alsace. Née aveugle elle aurait retrouvé la vue lors de son baptême à l' abbaye de Beaume-les-Dames. Son père au départ violemment hostile à sa vocation se laissa fléchir et fonda pour elle l' abbaye bénédictine de Hohenbourg ( aujourd' hui Mont-Sainte-Odile ou Odilienberg ) dont elle devint l' abbesse. Elle était fort instruite et attentive au sort des malades et des pauvres. Elle fit construire un hôpital et une autre abbaye. Elle est particulièrement vénérée dans les pays de langue germanique, notamment à Munich, à Meissen, en Autriche et en Alsace dont elle est la patronne  ainsi que dans les régions où le monachisme bénédictin s' est étendu.  
Par Eric
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Samedi 3 mars 2007 6 03 03 2007 13:43

 Sainte Cunégonde, fille de Siegfried de Luxembourg,  était la femme du duc de Bavière devenu en 1014 empereur du Saint Empire Romain Germanique, saint Henri II ( fêté le 13 juillet ).

Elle reçut elle aussi la couronne à Rome des mains du pape Benoît VIII. Elle fit construire la cathédrale de Bamberg et le monastère bénédictin de Kaufungen où devenue veuve en 1025 elle se retira dans une grande austérité après avoir été guérie d' une grave maladie. Elle mourut le 3 mars 1033 ou 1039.

Elle fut canonisée par une bulle d' Innocent III le 29 mars 1200 et fait partie de ces saints royaux du Moyen-Age modèles de charité chrétienne envers leurs sujets.

                          Statue de sainte Cunégonde sur le pont de Bamberg

 

Selon la légende après avoir été calomniée, elle se soumit volontairement à l' ordalie, jugement barbare, qui l' obligea à marcher sur des socs chauffés à blanc, afin de prouver sa vertu.

Par Eric
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Mercredi 14 mars 2007 3 14 03 2007 02:04

 Mathilde naquit à Engern en Saxe, fille du comte de Westphalie Théodoric et d' une princesse danoise. Elle fut élevée par sa grand-mère paternelle abbesse d' Herford. Elle se maria avec le fils du duc Othon de Saxe, Henri l' Oiseleur, nommé ainsi à cause de sa passion pour la chasse au faucon.

En 919 il monta sur le trône du Saint Empire Romain Germanique.

Il eurent cinq enfants : Henri le Litigieux ( futur duc de Bavière et empereur Henri II ), Othon ( futur empereur Othon Ier ), saint Bruno de Cologne, Gerburge ( épouse de Louis IV, roi des Francs ), Hedwige ( mère d' Hugues Capet ).

Tandis que son mari s' occupait de ses Etats et livrait bataille, Mathilde menait une vie austère de simplicité chrétienne.

Devenue veuve en 936, elle supporta avec douleur les querelles entre ses deux fils aînés qui se disputaient le trône. Elle endurait leur opposition à ses dépenses pour subvenir aux besoins des monastères et des pauvres. Finalement elle renonça  à ses biens en faveur de ses fils pour ne pas être accusée de dilapider le patrimoine familial et se retira à la campagne. 

Mais la maladie de son fils Henri l' obligea à retourner à la Cour. Elle eut encore à subir une dispute entre ses fils et une rébellion armée.

Othon en partant pour Rome recevoir la couronne impériale en 962 lui confia la régence.

En 965 elle se retira dans un couvent fondée par elle à Nordhausen où elle expira le 14 mars 968.

Comme les autres reines saintes de cette époque en Europe, elle fut reconnue ainsi pour la fondation de nombreux couvents et sa sagesse politique.

Par Eric
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Jeudi 22 mars 2007 4 22 03 2007 02:53

  

 Clément-Auguste von Galen naquit le 16 mars 1878 au château de Dinklage dans le Grand-Duché d' Oldenbourg intégré à l' Empire allemand.

 

Son père le comte von Galen eut treize enfants qu' il éleva dans la piété chrétienne. Il fit ses études au lycée jésuite de Feldkirck puis continua ses études : de philosophie à Fribourg en Suisse, puis lorsqu' il décida de devenir prêtre, de théologie à Innsbruck en Autriche et enfin  à Münster où il fut ordonné en 1904. Il  fut chanoine mineur à la cathédrale de Münster où son oncle Maximilien von Galen était évêque suffragant.

 

 

En 1906 il fut nommé chapelain de l' église Saint-Mathieu à Berlin, capitale de la Prusse et du Reich allemand. Ensuite il fut nommé curé de Saint-Clément. Il fit face avec courage à la période de la guerre, pratiquant et donnant le sacrement de confession avec insistance. L' effondrement de l' Empire, la révolution spartakiste d'inspiration communiste et l' instauration de la république de Weimar furent vécues à Berlin avec inquiétude, mais là encore il fit face avec courage. Il revint en 1919 à Saint-Mathieu cette fois-ci comme curé.

C' est à cette époque qu' il fit connaissance du cardinal Pacelli ( futur Pie XII ) qui avait échappé à un attentat spartakiste en Bavière.

 

 

En 1929 il fut nommé à Münster dont il devint évêque en 1933 prenant la devise : " Nec Laudibus, nec Timore. " Il fut l' évêque de tous, réfugiés comme Allemands.

Dès le Carême 1934 il n' hésita pas à critiquer dans ses lettres pastorales l' idéologie néo-païenne du national-socialisme. Il prit la défense des associations et des écoles catholiques muselées par Hitler.

Au printemps 1936 il fustigea encore plus directement le régime et sa politique de discrimination religieuse et raciale et l' atteinte à la liberté des chrétiens.

Invité en janvier 1937 à Rome par Pie XI avec d' autres évêques allemands il décrivit la situation de son pays qui aboutit à la rédaction par le cardinal Pacelli et le Pape de l' Encyclique " Mit Brennender Sorge " avertissant l' opinion publique contre le national-socialisme.

                                         Intérieur de l' église Saint-Clément

 

L' entrée en guerre de l' Allemagne l' indigna, mais il s' efforça de fortifier les Catholiques de son diocèse en particulier ceux qui avaient des soldats au front.

A l' été 1941 peu après l' attaque de l' Allemagne contre la Russie soviétique et l' embrasement de l' Europe ( Les Etats-Unis n' étaient pas encore en guerre ), l' Allemagne était au faîte de sa puissance en Europe. Le régime en profita pour spolier l' Eglise. 

Il prononça de nombreuses homélies, dont trois désormais célèbres pour s' élever contre la violation des lois élémentaires du christianisme à propos de l' euthanasie des inutiles ( malades, infirmes, etc...) l' extermination des Juifs et la persécution des Catholiques et des autres chrétiens.

Le régime réagit en déportant dans des camps de concentration des prêtres, religieux et religieuses du diocèse. Il projetait d ' arrêter l' évêque, mais recula. Mgr von Galen n'avait pas hésité de parler d' ennemi extérieur, mais surtout de l' ennemi intérieur : le régime qu' il qualifia de barbare et d' assasssin, tuant les valeurs allemandes et chrétiennes. 

                                              la cathédrale en octobre 1943

 

Le Pape Pie XII le fit cardinal en février 1946 rendant hommage à sa conduite pendant la dictature nazie. Il fut accueilli à Münster par des foules enthousiastes. Devant la cathédrale en ruines et la ville rasée il prononça son dernier discours et mourut le 22 mars 1946. On le surnommait  " le lion de Münster ."

                                                   Münster en 1946

 

 

Par son témoignage il faut comprendre qu' il avait su s' opposer à la majorité de l' opinion publique.

Il fut béatifié par Benoît XVI le 9 octobre 2005. 

 

                                       Funérailles du cardinal von Galen

 

Link in English : letters from card. von Galen to Pius XII after the war :

http://www.30giorni.it/us/articolo.asp?id=5986

 

 

Par Eric
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Vendredi 30 mars 2007 5 30 03 2007 09:02

  Née le 1er mai 1894 à Hussowitz près de Brünn ( aujourd' hui Brno en république tchèque ),  Hélène Kafka était la sixième des sept enfants d' Antoine  ( cordonnier ) et Marie Kafka, Catholiques de Moravie. Ceux-ci s' installèrent à Vienne, capitale de l' Empire, dont la Moravie faisait partie, en 1896 pour trouver plus de travail.

Capitale d' un Empire multiethnique et plurilingue, Vienne vivait une époque de bouillonnement culturel à la veille de la première guerre mondiale, mais aussi d' essor économique. Elle aidait ses parents à de modestes emplois. Elle avait le désir de non seulement être infirmière, mais aussi religieuse. Ses parents refusèrent sa vocation et elle devint vendeuse pendant deux ans. Ensuite ils se résignèrent et acceptèrent. Hélène était heureuse.

Elle entra donc à 20 ans en 1914 chez les Franciscaines de la Charité Chrétienne de Vienne et prit le nom en 1915 de Marie Restituta ( en l' honneur de sa mère et d' une martyre des débuts du christianisme ). Elle fut surnommée bien vite soeur Resoluta à cause de son esprit de décision. Nous étions en pleine guerre.

Dans ce nouveau petit pays, après la disparition de l' Empire des Habsourgs, elle menait une vie joyeuse d' infirmière à l' hôpital de Mödling à partir de 1919. Admirée des autres soeurs infirmières et des médecins, elle était cordiale, décidée et d' une nature de femme accomplie. Elle travaillait en salle d' opérations et était infirmière anesthésiste. Après chaque opération longue et difficile, elle ne refusait pas une bonne chope de bière pour en fêter le succès !

Lorsqu' en mars 1938 l' Anschluss - accepté par la population - fit de Vienne la capitale d' une province du Reich hitlérien, l' Ostmark ( ou Marches orientales ),  le pays dut subir une nazification brutale. 

                                                    Vienne 1938

Soeur Marie Restituta n' avait que de l' aversion pour ce régime néo-païen. Lorsque les nationaux-socialistes firent ôter les crucifix des hôpitaux, elle les remit tranquillement dans le sien. Ce geste n' était qu' un exemple parmi d' autres de son opposition. Elle fut dénoncée par l' un des médecins, national-socialiste fanatique,  comme ennemie du régime.

 

                                               Hôpital de Mödling

Arrêtée le Mercredi des Cendres 1942, on avait découvert chez elle des lettres critiques à l' égard des nazis, elle fut condamnée à mort en octobre pour conspiration et haute trahison. Pendant toute son incarcération elle se prépara au martyre.

Elle fut guillotinée le 30 mars 1943 ayant déclaré  par écrit auparavant à ses consoeurs : " j' ai vécu pour le Christ, je veux mourir pour lui. "

Elle fut béatifié par Jean-Paul II à Vienne le 21 juin 1998. Il déclara : Tant de choses peuvent nous être enlevées à nous Chrétiens, mais nous ne permettrons à personne de nous enlever la Croix comme signe de salut. Nous ne permettrons pas qu' elle soit exclue de la vie publique. "

 

Mémoire liturgique le 29 octobre, jour de son jugement.

Lien ( auf Deutsch ) www.othmar.at/kirchen/restituta/restituta.html

 

 

Par Eric
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Mardi 24 avril 2007 2 24 04 2007 20:32

On le nomme l' avocat des pauvres, car il défendait gratuitement ceux qui n' avaient pas les moyens de payer un avocat.

Marc ( Markus ) Reyd né à Sigmaringen en 1578 devint avocat après des études de droit et de philosophie à l' université de Fribourg en Suisse. Il fit carrière à Colmar en Alsace puis se rendit dans différentes villes d' Espagne et d' Italie ainsi qu' en France.

A 34 ans il abandonna sa carrière pour entrer chez les capucins de Fribourg prenant le nom de Fidèle.

Ensuite il devint gardien ( supérieur ) du couvent de Weltkirchen.

Cette époque était troublée par les divisions entre chrétiens : le calvinisme s' étendait provoquant des luttes et des révoltes locales. AInsi dans le canton des Grisons rebelle à l' autorité de l' Empereur d' Autriche, une guerre civile eut lieu. Les Protestants gagnaient du terrain et saint Fidèle fut accusé d' être au service de la monarchie catholique autrichienne. Il n' en continua pas moins ses prédications de ville en ville.

A Sewis pendant qu' il prêchait le 24 avril 1622, il y eut des violences. Rentrant chez lui il fut arrêté par une troupe d' une vingtaine de soldats qui lui intimèrent de renier la Foi Catholique contre la vie sauve.

" Je ne puis, car c' est la Foi de vos ancêtres, mais je donnerai volontiers ma vie pour que vous retourniez à la Foi de l' Eglise. "

Il eut à peine prononcé ces mots qu' il fut tué d' un coup d' épée.

Il fut canonisé par Benoît XIV en 1746.

Par Eric
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Jeudi 10 mai 2007 4 10 05 2007 20:42

 Hans  Merz  naquit à Banka Luka ( aujourd' hui en Bosnie ) qui faisait partie de l' Empire austro-hongrois. La région était peuplée de Bosniaques et de Croates avec d' autres minorités. Il était lui-même à la confluence de plusieurs cultures que son amour pour l' Eglise catholique allait résumer.

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 Son père était officier autrichien et fonctionnaire, il était un Allemand catholique de Bohême-Moravie possession des Habsbourgs depuis des siècles en terre slave, et sa mère issue d' une famille hongroise d' origine juive.

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Il reçut une éducation raffinée d' enfant unique de la bourgeoisie autrichienne: tennis, violon, musique.

Il était baigné dans la culture autrichienne, parlait  allemand en famille et fit ses études à l' académie militaire et à la faculté de droit et de philosophie de Vienne, la capitale de cet immense Empire multi-culturel - Empire qui allait éclater et disparaître en 1918.

 

Pourtant il eut très tôt l' amour du peuple qu' il côtoyait, les Croates, jusqu' à assimiler leur culture sous l' influence d' un de ses professeurs de lycée patriote croate qui lui apprit la langue croate.

La synthèse  de toutes ces apparentes contradictions fut l' amour du peuple croate catholique et l' exemple de la culture française, culture qui à l'époque transcendait les nationalismes et était partagée par les personnes de l' élite intellectuelle européenne de Saint-Pétersbourg à Berlin, de Vienne à Rome, de Prague à  Munich ou Copenhague.

Officier sur le front autrichien en Italie, il partit après la guerre pour la France qui parrainait la nouvelle Yougoslavie, royaume édifié autour de la famille serbe des Karageorgévitch.

La France de Clemenceau avait tout fait pour anéantir l' ancien Empire austro-hongrois multi ethnique, Clemenceau ne voulait pas d' une monarchie catholique fédératrice de peuples.

La France républicaine avait mis toutes ses forces diplomatiques pour créer un contrepoids à l' influence germanique dans les Balkans en faisant naître un nouveau pays slave francophile qui partageait les mêmes racines linguistiques à quelques nuances entre ses différents peuples, mais qui se divisait en :

 Croates : catholiques longtemps sous influence latine.

Slovènes : catholiques latinisés dans leur histoire, grâce à l' influence autrichienne et germanique.

Serbes orthodoxes qui furent libérés du joug ottoman par l' influence de leurs frères russes

et enfin Bosniaques souvent musulmans depuis leur assimilation à l' Empire ottoman à la fin du Moyen-Age.

A l' issue de cette guerre qui détruisit la Mitteleuropa de naguère, Hans - désormais Ivan - fut résolument du côté des vainqueurs, mais il ne le fut pas parce qu' il aurait été victime d' un quelconque syndrome de Stockholm, il le fut car il croyait en la synthèse latine de son Eglise, telle qu' elle lui apparut lors de son séjour de deux ans en France où il fit ses études à la faculté catholique de Paris et à la Sorbonne.

Ce n' est pas en la France de Clemenceau qu' il croyait, mais en celle de Lourdes et de Jeanne d' Arc. 

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 Il fit ses études grâce au comité catholique des amitiés françaises à l' étranger. A la Sorbonne il faisait connaître la culture croate. Il fit paraître des articles dans la Croix mettant en garde contre une assimilation de la Yougoslavie à une seule culture, en l' occurence celle des Serbes.

Il s' inscrivit ensuite en 1922 en doctorat à l' université de Zagreb où il enseignait le français et suivait des cours de philosophie chez les Jésuites tandis qu' il prenait des cours particuliers de théologie avec un autre Père jésuite.

Son sujet de thèse en 1923  fut " L' INFLUENCE  DE  LA LITURGIE  SUR LES ECRIVAINS  FRANCAIS  DE CHATEAUBRIAND  A  NOS  JOURS. "

Il avait une culture vaste et raffinée.

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Selon un de ses éditeurs d' aujourd' hui [  cf  lien :  http://www.inxl6.org/article2148.php  ] , il nous " rappelle que le patrimoine légué par le christianisme à la culture occidentale n' est réductible ni à la Bible ni même à la spiritualité. "  *

" Il nous montre comment l' héritage chrétien, dans tout ce qu' il a de positif et de profitable, comprend aussi un ensemble de pratiques sociales, de manifestations publiques et d' EXPRESSIONS  PUBLIQUES  DE  LA  FOI  :  LA LITURGIE. "

 

Il gardait contact avec la France par ses liens tissés là-bas et ses abonnements aux différentes publications des Assomptionistes ( la Croix, le Noël...) qui avaient à l' époque une orientation fort différente de celles d' aujourd' hui. Nous étions au début du pontificat de Pie XI qui tentait par ses appuis aux grands mouvements d' Action Catholique de contrecarrer l' influence de la gauche radicale et athée et de son expression la plus menaçante : le communisme, et d' une autre gauche sociale qui allait s' unir aux déçus de la guerre et des terribles crises économiques pour donner naissance aux monstres totalitaires.

Les  publications des bons Pères Assomptionistes avaient une vision globale de la société chrétienne et défendaient la notion de cité catholique qu' il fallait faire revivre. La notion d' ordre chrétien s' opposait à l' anarchie de l' après-guerre et du péril totalitaire. Il défendaient bec et ongle les droits du Chrétien contre le laïcisme. Leurs positions  étaient intransigeantes par rapport au climat qui sera celui de la fin du XXème siècle.

 

Beaucoup d' intellectuels européens redécouvraient l' Eglise.

Le Pape était considéré à l' intérieur de l' Eglise comme le roc sur lequel se fondait l' Eglise corps du Christ. Elle était en même temps attaquée terriblement à l' extérieur ( Mexique, mouvements républicains radicaux, nouvel hédonisme après les horreurs de la guerre, communisme,  etc... ).

 Ivan Merz baignait dans cette culture de refondation catholique et y adhérait.

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Ivan Merz était ouvert aux cultures slave, latine et germanique par sa formation et ses observations d' un monde bouleversé. Il avait une culture d' éducation mixte :  l' allemande dans sa version autrichienne avec son catholicisme impérial, une jeune culture d' affection  :  la croate slave, terrienne et populaire, et une culture d' adoption :  la française à la fois plus politique et plus introspective. Cette dernière était en pointe, car elle était habituée à se défendre du pouvoir politique depuis les lois anticléricales et elle ne cultivait plus dans une certaine élite la nostalgie monarchique ( tentation qui fut celle de l' Autriche ) ou populaire ( tentation qui sera celle de la Croatie ).

 

Il devint dans les six dernières années qui allaient lui rester à vivre professeur de français au lycée archiépiscopal de Zagreb. Il tenta d' élever la formation philosophique de ses élèves. Il écrivait sur Jeanne d' Arc, Lourdes, saint François de Sales, etc...

et aussi sur la liturgie :   C' est en cela qu' il est à mon sens un exemple pour notre époque.

 

Depuis son séjour en France, il n' était plus le simple chrétien d' autrefois : il revint en écrivant à sa mère :  " la Foi catholique est ma vocation de vie et toute ma vie se meut autour du Christ mon Seigneur. " 

Sa Foi se renforçait, il communiait quotidiennement.

Il faisait partie pendant son temps libre de l' organisation catholique des " Aigles ", organisation catholique pour étudiants basée sur trois piliers: le sacrifice, l' Eucharistie, l' apostolat.

A la racine de tout apostolat écrivait-il il doit y avoir la lutte  contre le  péché.

Lui-même avait prononcé des voeux privés de chasteté perpétuelle.

Il aurait voulu fonder une communauté laïque vouée à l' apostolat. Il laissa de nombreux écrits et fut un exemple pour la jeunesse catholique de Croatie.

TOUTE  SA  VIE  IL  FUT  A  L'  ECOLE  DE  LA  LITURGIE, la liturgie de l' époque, liturgie grégorienne remise en valeur par saint Pie X.

Il fut aussi un scientifique littéraire objectif et impartial dans ses méthodes d' analyse et de critique littéraire.

Issu d' un monde muliticulturel, il vivait la liturgie LATINE comme la synthèse de toutes ces cultures.

Il se consumait de maladie, il mourut le 10 mai 1928. La foule d' étudiants à ses obsèques avait compris  qu' " un aigle de la Foi " s' en était allé.

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Il  avait écrit aussi : " si je ne croyais pas ( en l' Eglise et en Jésus-Christ ),  je cesserais d' exister. "

 

Son corps repose à la basilique du Sacré-Coeur de Zagreb.

 

 

* D' où l' importance de conserver notre patrimoine liturgique...

Par Eric
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Mercredi 6 juin 2007 3 06 06 2007 21:21
  saint-norbert.jpg

  Saint Norbert né à Xanten en pays germanique fonda en 1121 un Ordre monastique, les Prémontrés, pour l' évangélisation ad extra, anticipant ainsi l' apparition des Ordres mendiants. Après une vie mondaine, il vécut près de Laon, puis fut évêque de Magdebourg en 1126.
Le Prémontrés fondèrent des couvents en Palestine, à l' époque des Croisades, et en Europe. Il mourut en 1134 et fut canonisé en 1582 par Grégoire XIII.
Par Eric
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Dimanche 15 juillet 2007 7 15 07 2007 23:14
heinrich2-kaiser.jpg    Né en 973, fils du duc de Bavière, Henri II reçut une éducation profondément chrétienne de sa mère Gisèle et du moine Wolfgang, futur évêque de Ratisbonne.
En 995, il succède à son père et, en 1014, à l' empereur Othon III. Il travaille à maintenir ses vassaux en paix et à faire exécuter les décisions des synodes ecclésiastiques, se montrant toujours fidèle serviteur du Saint-Siège et veillant au choix d' évêques dignes de ce nom. Avec son épouse sainte Cunégonde, il se montre aussi généreux pour les pauvres et les monastères. Il devint roi d' Italie en 1004.

Son tombeau est dans la cathédrale qu' il avait fait bâtir à Bamberg.
 Il mourut  à Grona près de Göttingen, sans descendance le 13 juillet 1024. 
Dans l' ancien Ordo sa fête est le 15 juillet et le 13 dans le nouveau.  

Lien : http://ut-pupillam-oculi.over-blog.com/article-5866519.html
Par Eric
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Lundi 17 septembre 2007 1 17 09 2007 19:59
Hildegarde naquit à Kreuznach, au château de Böckenheim en 1098. Entre 1147 et 1150, près de Bingen, sur les bords du Rhin, elle fonda son premier monastère, et en 1165, le second.
Malgré une santé fragile, elle vécut jusqu' à 81 ans. Elle supporta un long combat spirituel. Personne délicate, et douée d' un grand sens artistique - et en particulier d' un grand don musical -  elle fut une sainte extrêmement originale.

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Douée d' une grande force de caractère et favorisée de visions célestes, elle écrivit de nombreux ouvrages et poèmes. Elle n' hésitait pas à prêcher sur les places publiques.
Elle interpella les grands personnages de son temps : Philippe d' Alsace, L' Empereur Frédéric Barberousse, Eugène III, saint Bernard, etc...

Elle mourut le 17 septembre 1179.

 Bibliographie : Régine Pernoud, Hildegarde de Bingen, Ed du Rocher

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Par Eric
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