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10 février 2007 6 10 /02 /février /2007 14:45

Jésus n' a forcé personne à le suivre. Dans son enseignement, il a laissé les foules et ses disciples croire en lui et le suivre, ou bien le rejeter et s' en aller.

 

 

Ainsi au chapitre VI de l' Evangile selon saint Jean :  " Après ceci beaucoup de ses disciples s' en allèrent et ne le suivirent plus " , lorqu' ils ne comprirent pas la prédication de son sacrifice eucharistique futur.

Aujourd' hui beaucoup de bien-pensants, pétris de bonne conscience suivent Jésus à mi-chemin. Juste avant la croix, cette folie, ce scandale...Il m' aime, comme cela est doux de l' écouter, il me comprend, etc...Et je fais jouer ma sensibilité. Si je suis rassuré par lui, eh bien c' est qu' il a raison.

Je mets déjà une condition à son enseignement : Que Jésus rassure ma sensibilité, rassure mes sens, rassure mon confort, rassure mes préférences. Cet amour va-t-il jusqu' à l'acceptation de mon péché ? Oui nous dit le monde : les esprits mondains, les talk-shows, les rubriques people, les émissions-débats, les lobbies politiques progressistes, les moralisateurs photogéniques, les nouveaux  "clercs " subjectivistes, mondains en quelque sorte.  

 

Non, Jésus est venu pour détruire le péché. Oui casser , briser, détruire, anéantir, couper !! Pas de fusion maternante : non LA  COUPURE !!  La conversion...A moi de le reconnaître. Mon confort matériel et sensuel n' est pas synonyme d' amour du bien.

 

 

Jésus n' a jamais dit que l' amour consistait à aimer le péché, à faire mourir des âmes innocentes, à convoiter la femme de son voisin, à aimer les biens matériels comme unique fin, à aimer la débauche.

 

 

L' amour du bien n' est pas l' amour du mal. A la femme adultère qu' il n' a pas condamnée il a dit : " Va et ne pèche plus ! " ( st  Jean VIII ).

 

C' est ainsi qu' il aime, et me fait continuer mon chemin en me libérant  petit à petit de mon péché. C' est la liberté d' aimer le bien ( et non pas d' aimer indifféremment, aimer quoi ? aimer qui ? ) " Aimez-vous les uns et autres COMME  JE  VOUS  AI  AIMES.  " Pour un chrétien, l' amour de la vie ne signifie pas amour de ce qui détruit.

Ma démarche, c' est-à-dire le fait de le suivre, comme si je me trouvais avec lui sur les collines de Judée et de Galilée, va jusqu' à la restauration de moi-même. Jésus me restaure ( nouvelle manne céleste, multiplication des pains ). C' est le Seigneur qui me donne cette grâce malgré mes chutes. C' est lui qui m' invite à le suivre. A me détourner, à me convertir. 

 

Aimer mon prochain, qui est un pécheur comme moi comme vous, ce n' est pas aimer son péché, ce n' est pas aimer mon péché.

Je dois reconnaître ma faute pour m' en libérer dans l' amour du bien. Reconnaître que d' esclave captif, Jésus me rachète. Cette rédemption, ce rachat, passe par la croix.

 

Aimer et aider mon frère à porter sa croix.

 

Cette croix si détestée des autres, comme s' il suffisait de la nier pour être heureux, pour avoir raison !

Dès que l' on veut ôter une croix, ce n' est pas de liberté qu' il s'agit, mais de haine tout simplement, de haine du symbole même de l' amour du bien.

 

Je regrette sincèrement que les puissants de notre époque qui voudraient tant s' exprimer à la place de l' Eglise, ne trouvent rien de mieux que de la baillonner, de l' exclure. L' Eglise leur fait peur.

Pourquoi leur fait-elle peur ? Songeons au massacre des saints innocents par Hérode qui craignait pour son trône et ses plaisirs. Songeons à tous les martyrs qui se sont opposés aux fausses idoles d' Etat et qui continueront à s' y opposer, car les temps ne sont pas finis. Elle leur fait peur, car elle  leur dit la vérité.

 

Le christianisme collabore à notre culture à notre civilisation, pour que l' humanité si différente ( heureusement ! ) vive en paix ; mais le christianisme est  AUSSI essentiellement une CONTRE-CULTURE.

 

Maintenant que beaucoup de nos lois sont  anti-chrétiennes, l' Eglise ne peut se taire. Parfois elle le fait par prudence.C' est ainsi que l' on mesure par le silence de certains hommes d' Eglise combien la situation de l' Eglise est précaire et faible. On couvre sa voix de ridicule. Combien d' hommes d' Eglise et de chrétiens sont tentés en réaction de faire changer les pierres en pain, pour le rayonnement de la foi ( quelle foi, quelle fidélité alors ? ) et de s' allier les bonnes grâces des nouveaux moralisateurs.

Ce silence ne doit pas mener à la lâcheté, la lâcheté de dire que le péché équivaut au bien, que la culture de mort est égale à l' amour du bien. 

Jésus a répondu à Pilate, il n' a pas tendu la joue en se taisant, il a parlé, il a dit qui il était, c' est pour cela qu' il est détesté par la foule.

 

J' ai une grande méfiance pour ceux qui galvaudent les mots :

La liberté qui devient perdition  ( les pro-choice américains cf une courte analyse d' une aimable bloggeuse http://dustofthetime.blogspot.com/2007/02/choosing-good-choice.html  )

La vie qui devient simple jouissance, et qui du reste se transmet si difficilement.

L' ouverture aux autres qui signifie destruction des liens. L' ouverture ne se fait qu' avec celui qui m' a été donné pour que je le reconnaisse comme mon prochain. Plus mon coeur grandit, plus je vois de " prochains. " L' ouverture pour l' ouverture n' a aucun sens. Les premiers moines fuyaient dans la solitude pour trouver Dieu, c' est ensuite que les fidèles sont venus.

La tolérance qui de son sens originel d' accepter de laisser subsister temporairement un mal pour garantir un bien plus tard, se travestit aujourd' hui en bonne conscience pharisienne.

 

C' est pourquoi je fais attention désormais : Quand je lis liberté, je vois intolérance ; quand je lis vie, je vois stérilité ; quand je lis ouverture, je vois dilution ; quand je lis tolérance ; je lis nouvelle croix imposée...

.

 Pourquoi ?  car à tous ces mots on leur retire leur sens chrétien. Ils n' ont plus le même sens pour un non-chrétien et un chrétien...

 

Le réveil est dur de se dire que nous ne parlons plus la même langue ! Pour le monde d' aujourd' hui nous parlons le langage des fous...

Le vieux langage qui s' oppose au langage du psaume " J' irai vers l' autel de Dieu, celui qui réjouit ma jeunesse ", ce vieux langage a toujours usé des mêmes artifices mensongers pour instiller son désespoir.

 

A chacun de nous de restaurer un langage d' amour, un langage commun, mais en attendant il faut d' abord trouver, écouter, discerner les signes de Dieu.  Nous nous sommes débarrassés des langages de bois des dictatures du XXème siècle, pourquoi accepter maintenant le vocabulaire de ces faux prophètes ?

 

Sans Dieu, sans amour, où serait la jeunesse des coeurs et la liberté d' aimer en vérité ? Il n' y a qu' une liberté, la vérité du bien.

 

Illustrations :  1)  Fra Angelico ( 1387-1455 )

                         2)  Antoine Caron ( 1521-1599 )

                         3-5 ) Maurice Denis ( 1870-1943 )

                         4)  Friedrich Overbeck ( 1789-1869 )

                         

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Published by Eric - dans réflexions
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