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21 février 2009 6 21 /02 /février /2009 18:18
  En ce jour où nous nous souvenons de saint Pierre Damien et du bienheureux Noël Pinot (voir article du 21 février 2007) nous nous rappelons aussi la bienheureuse Marie-Henriette Dominici, fêtée en Italie (1829-1894).

Née le 10 octobre 1829 à Carmagnole, près de Turin qui faisait alors partie du royaume de Savoie, dans une famille rurale, elle eut la douleur enfant de perdre son père qui partit de la maison en abandonnant sa femme, ses trois fils (dont un qui deviendra prêtre) et sa fille Catherine. Il iront vivre chez le frère de Mme Dominici qui était chanoine d'un bourg voisin. La jeune fille gardera toujours cet oncle dans son coeur. Elle s'enflamme à la lecture des livres religieux et fait le voeu secret un jour de devenir religieuse à tout prix. Elle s'impose des pénitence et à quinze ans fait partie d'une confraternité chargée d'accompagner les  enterrements. Elle assiste bien sûr à la messe en semaine. Son oncle s'inquiète de son austérité et de sa timidité. Plus tard, lorsqu'elle lui fera part de son désir de devenir religieuse, il s'y opposera. Il lui faudra attendre cinq ans pour  convaincre sa mère, qui craignait de demeurer seule, et son oncle.

Elle entra donc dans une congrégation non cloîtrée, car telle était la volonté de siens contre son désir premier, la Congrégation de Sainte-Anne et de la Providence, fondée quelques  années auparavant, en 1834, par le marquis et la marquise di Barolo. Elle y fut donc reçue en 1850 et prit le nom de soeur Marie-Henriette au couvent de Turin, dans ce qui avait été le palais Barolo. Elle deviendra professe en 1853.

Le couvent de Turin s'occupait en particulier des enfants de la rue que les soeurs soignaient, éduquaient et évangélisaient. Marie-Henriette eut la joie de connaître alors Silvio Pellico qui était le secrétaire de la marquise et qui collabora donc à l'oeuvre.  En 1854, elle fut nommée dans une nouvelle maison, près de Lorette à Castelfidardo. Elle se fit particulièrement aimer de la population lors d'une grave épidémie de choléra, où elle se dépenda sans compter. Elle était cependant atteinte de sécheresse spirituelle. Elle en faisait part à son directeur spirituel, un Jésuite, qui lui conseillait de se priver de tout ce qui n'était pas nécessaire. Elle avait  la ferme volonté de se faire missionnaire et rêvait de partir pour les Indes.

Le 21 février 1857, le bienheureux Pie IX vint en visite à Lorette et  la jeune religieuse eut la grâce de le voir lors d'une audience aux religieuses de la région, à laquelle assistait aussi sainte Madeleine-Sophie Barat. Elle revint à Turin en 1858, s' occuper des novices. En 1861,  la marquise et fondatrice fut déposée par Rome et soeur Marie-Henriette Dominici fut nommée, à seulement 32 ans, à sa place en tant que Supérieure générale. Une grande charge allait lui peser sur les épaules. Elle dut agir avec tact avec la fondatrice qui continuait à vivre au couvent, sans participer à la vie communautaire...

Jusqu'à la fin de ses jours la bienheureuse restera à la tête de la congrégation, lui donnant un élan exceptionnel. Plus de trente maisons de la Providence furent fondées. En 1871, elle eut la joie d'envoyer en mission aux Indes de jeunes religieuses qu'elle ira visiter en 1879. Le 4 juillet 184, elle fut reçue en audience par le Pape Léon XIII. Don Bosco recevra ses conseils pour la rédaction de la Règle de sa propre congrégation et elle lui ""prêtera"" des Soeurs.   
 La bienheureuse, malgré son affabilité, était plutôt taciturne. Dans ses écrits, on perçoit son élan mystique. Elle se sentait toujours portée par l'Amour divin, passait de longs moments devant le tabernacle et cherchait toujours la voie la plus parfaite et la plus charitable pour le bien de son oeuvre et de son divin Maître. Elle était particulièrement dévouée au mystère de la sainte Trinité et considérait que Dieu, étant un véritable Père, savait tout, pouvait tout et aimait pardessus tout . C'est cette confiance de se savoir aimée qui la stimulait.

Elle fut atteinte d'un cancer du sein et elle souffrit d'atroces douleurs à la fin de sa vie, mais voulut toujours demeurer sereine. Elle reçut la visite de la reine Marie-Clotilde de Savoie qui déclara avoir entrevu le paradis dans la chambre de la malade...Elle mourut le 21 février 1894. Ses derniers mots furent : humilité, humilité !

Elle fut béatifiée par Paul VI, le 7 mai 1978.

La congrégation a plus de quatre vingt maisons en Inde aujourd'hui, plus qu'en Europe où elle est présente en Italie et en Suisse. Elle s'est étendue au Cameroun,  et en Amérique latine (Mexique,Argentine, Brésil, Pérou), ainsi qu'aux Etats-Unis et aux Philippines. 


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commentaires

François 22/02/2009 14:28

Comme quoi la confiance de se savoir aimé est première et vitale en tout. Seul l'amour fracasse les tombeaux !Merci à Marie Henriette Dominici de nous apprendre l'humilité