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16 décembre 2008 2 16 /12 /décembre /2008 13:44
   Le Christianisme fut introduit en Thaïlande en 1881. La Société des Missions Etrangères de Paris y était active, ainsi que par la suite d' autres Congrégations missionnaires ou caritatives ; si bien qu' en 1940, le pays comptait à peu près un millier de Catholiques dans de petites communautés discrètes, ainsi qu' une présence protestante, laThaïlande étant exclusivement bouddhiste, avec quelques minorités hindouistes.

A partir de 1940, les missionnaires français durent quitter le pays, à cause de la guerre, le pluralisme religieux étant considéré comme une menace pour l' unité nationale. Le village de Songkhon sur les bords du Mekong, à la frontière du Laos, fut le théâtre du martyre de sept habitants catholiques : Philippe Siphong, les religieuses Agnès Phila et Lucie Khambang, et les laïques Agathe Phutta, Cécile Butsi, Viviane Khamphai et Marie Phon.

Philippe Siphong naquit dans la province de Nakhon Phanom, le 30 septembre 1907, dans une famille catholique et fut baptisé le même jour. Elève de l' école paroissiale de Non Seng, il deviendra ensuite instituteur, en 1926, au village de Songkhon. Il y épousera cinq ans plus tard Marie Thong qui lui donnera cinq enfants. Instituteur, il était aussi catéchiste et homme de confiance des missionnaires qui lui confiaient l' administration du poste missionnaire pendant leurs absences. Il était le chef de la communauté chrétienne.

En août 1940, un groupe de gendarmes thaïlandais arriva en barques dans ce village isolé, ils constatèrent que les habitants y professaient une religion étrangère. En novembre, le Père Figuet reçut son ordre d' expulsion. Les villageois se reposèrent alors sur le catéchiste Philippe Siphong et sur deux religieuses Soeur Agnès Phila et Soeur Lucie Khambang pour rester fermes dans la Foi.
A la mi-décembre, le bienheureux Philippe reçut une fausse lettre écrite par les gendarmes, lui ordonnant de se rendre à la sous-préfecture. Philippe sentit le danger. Finalement dans la soirée du 15 décembre, deux gendarmes vinrent l' arrêter pour un interrogatoire. Il fut fusillé dans la nuit après avoir fait son signe de croix. Le même sort sera réservé plus tard aux deux religieuses, le Christianisme étant assimilé à des pratiques anti-nationales. Les autorités thaïlandaises auront soin de cacher leurs tombes, afin que les âmes des défunts ne viennent pas tourmenter les vivants. En 1959, leur restes seront solennellement inhumés à Songkhon.

Les sept Thaïlandais furent béatifiés en 1989 par Jean-Paul II. La mémoire du bienheureux Philippe est fixée au 16 décembre, celle des autres au 26 décembre.

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Published by Eric - dans Saints
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